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mizar2001

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  1. Le jubilé de Bobilovic

    Tu restes là-bas combien de jours encore Bobi ? Parce que je voudrais pas que tu finisses coulé dans du béton...
  2. Poker et vie de couple

    T'es tombé sur une chieuse. Change de "cercle" pendant qu'il est encore temps...
  3. J'arrive un peu après la bataille (une de mes grandes spécialités) et ai suivi toute cette histoire de loin. Mon humble avis - lequel n'a pas changé malgré ce résultat récent - est que les meilleurs joueurs feront encore pas mal de résistance face aux meilleurs programmes et autres bots en NL Holdem. Pour une raison essentielle : avant d'être un jeu de stratégie et un jeu mathématique, le NLHE est avant tout, surtout, d'abord et essentiellement un jeu mental et un jeu d'adaptation. En d'autre terme, c'est un jeu où le QE (quotient émotionnel) est plus important encore que le QI, la puissance de calcul et autres capacités analytiques. C'est d'ailleurs, probablement, l'une des raisons pour lesquelles aucun des meilleurs joueurs d'échecs au monde n'a cartonné durablement au poker. Ce qui fait la différence dans ce jeu de m.., pardon dans ce jeu si passionnant et populaire, c'est moins nos capacités stratégiques (lesquelles ne sont pas négligeables pour autant) que nos capacités d'adaptation et de résistance mentale. Pour schématiser, au poker, il vaut mieux être un stratège moyen avec un très bon mental qu'un très bon stratège avec un mental moyen. Sur le long terme, c'est le premier qui fera a différence. L'idéal étant évidemment d'être le meilleur possible dans les deux domaines... Entre les meilleurs joueurs, ce qui fera la différence en terme de winrate, c'est tout ce qui a trait au metagame. Mais c'est aussi la résilience, la capacité à encaisser les coups durs, à jouer durablement son A game, à ne pas tilter. Face à l'intelligence artificielle, l'homme n'a strictement aucune chance pour tout ce qui a trait à la puissance de calcul, l'aspect mathématique et stratégique du jeu. Idem en ce qui concerne la résilience et la capacité à jouer son A game en permanence. L'IA est un monstre froid qui ne connaît pas le tilt, ne ressent pas la frustration, l'impatience, l'injustice et qui ne sera jamais agacé par sa copine parce qu'elle lui a demandé de descendre acheter une baguette juste après avoir pris dans la face un énorme bad beat. Bref, l'ordi lui, joue toujours à son meilleur niveau possible et ne commet a priori pas d'erreurs de calculs. Manque de bol pour nos amis les microprocesseurs (et heureusement pour nous), il y a un domaine où l'humain conserve encore un assez net avantage. Cerise sur le gâteau, c'est sans doute, avec la résilience, la qualité la plus importante au poker. On appelle cela L'EMPATHIE. Dans ce domaine, tous les meilleurs superordinateurs de la planète ont encore pas mal de progrès à faire. Le jour où une IA pourra faire preuve de la même capacité d'adaptation, de la même créativité, de la même capacité à se mettre à la place d'autrui ou à optimiser le metagame, ce sera fini du genre humain. Ce n'est pas encore le cas. Car ce qui fait la force de l'ordi au poker est aussi sa faiblesse : l'ordi n'a pas de sentiments, il ne ressent rien. Pour le dire autrement, le jour où une Intelligence Artificielle aura un sens de l'humour supérieur aux homo sapiens les plus drôles (Anne Roumanoff par exemple), les joueurs de poker pros onlines pourront illico changer de boulot ou bifurquer vers les cercles et autres casinos... S'agissant plus précisément de ce duel Libratus-humains, il me semble quand même très discutable. Pour au moins trois raisons : 1/ D'après ce que j'ai pu comprendre, Libratus met trois plombes à jouer. Apparemment, il lui arrivait de réfléchir plusieurs minutes avant de prendre sa décision. C'est juste grotesque et je me demande bien comment on a pu accepter cela ! Cela ne correspond absolument pas au rythme de jeu tel qu'il existe online où qu'un type normalement constitué peut encaisser sans que ça n'entame sa concentration et donc son A-Game. Perso, si j'affronte un fish qui tank une minute preflop, puis une minute au flop, à la turn et à la river, je vais sit out au bout de trois mains. Ou alors, il faut vraiment que ce soit la quiche du siècle et qu'il y ait pas mal de pepettes en jeu ! Vous en connaissez beaucoup vous des joueurs normalement constitués capables d'accepter un rythme de jeu aussi lent sans allumer leur télé pour foutre Columbo sur TV Breizh, sans lire l'Equipe et leurs mails en même temps, tout en ouvrant Pornhub dans une petit fenêtre, histoire d'installer une petite ambiance tamisée dans la pièce ??!! Bref, sans perdre le fil du jeu et se concentrer sur autre chose... Pour moi, même le supplice de Tantale ou un concert live de la Castafiore ressemble à une aimable plaisanterie comparés aux conditions de jeu qu'on dû se coltiner nos quatre cobayes. 2/ Y a un autres gros problème dans cette histoire. C'est que notre Libratus se faisait visiblement aider tous les soirs par des joueurs de poker en chair et en os pour l'aider à résoudre ses faiblesses et à mieux s'adapter. Ce qui du coup fausse complètement le duel. Ce n'est plus un duel entre l'homme et la machine mais plutôt entre l'homme et la machine aidée par l'homme. Ce n'est plus du tout pareil ! 3/ J'ai tout de même un gros doute sur le fait que les quatre joueurs sélectionnés fassent parties de la crème de la crème en HU. Le poker a ceci de singulier par rapport aux autres sports ou jeux : un débutant peut battre le meilleur joueur du monde (sur le court terme). Et les meilleurs joueurs ne sont pas forcément les plus célèbres ou les plus médiatisés... Enfin, pour nuancer encore un peu plus le résultat final : un humain donnera plus facilement le meilleur de lui-même et jouera plus aisément son A-game en risquant son propre argent plutôt qu'en play money... Jouer au poker en play money, c'est un peu comme jouer au golf sans trou ou au tennis sans filet. On enlève un élément fondamental du jeu... et pas mal d'intérêt du coup. Pour conclure ce pavé indigeste, il me semble que 5 conditions devraient a minima être réunies pour que ce type de duel soit crédible et représentatif : 1/ L'ordi doit adopter un rythme de jeu équivalent à ce qui se pratique habituellement online. Quelques secondes par coup, avec possibilité d'utiliser ponctuellement le timer. 2/ Aucune aide humaine extérieure pour l'IA. 3/ Idéalement, un duel sur 500 000 mains (comme le détaille ALex Luneau dans un récent et excellent article, la variance peu être énorme, même sur 100 000 mains... https://www.winamax.fr/blog_team_blog-pour-une-saine-approche-de-la-variance-30072?param=blog-pour-une-saine-approche-de-la-variance-30072). Le tout face à 10 joueurs pour avoir un sample plus significatif. Et des temps de jeu raisonnables pour que ce soit supportable pour un humain. 4/ On joue 100 BB deep au départ, la profondeur de base online. Si le jeu devient trop deep (par ex 500 BB), on ouvre une nouvelle table. Les meilleurs humains ont une connaissance stratégique bien plus limitée du jeu ultra deep car ils le pratiquent rarement. 5/ On choisit les meilleurs winrates onlines en NL2000 ou NL1000 pour sélectionner les meilleurs joueurs humains. Ce qui était plus aisé du temps où feu PokerTableRatings sévissait encore. Mais bon, peut-être que les rooms ont ça en magasin... Bon, je vous laisse, de toute façon tout le monde s'en fout et Columbo va commencer. PS : pour Anne Roumanoff, c'était censé être de l'humour...
  4. Le well d'Olivierp

    Je viens de tomber sur ton thread Olivier, c'est bien sympa à lire. J'ai souvent eu envie de faire ce que tu fais actuellement à Vegas sur une longue période (genre une demi-journée au golf, une demi-journée à la poker room), mais j'ai deux problèmes fondamentaux : 1/ Je me connais, je crains de ne pas tenir plus d'une semaine seul là-bas, loin de ma famille, mes amis et mon chien... 2/ J'ai du mal à tenir 2 heures à une table de poker live (j'ai atteint péniblement 1h45 il y a quelques jours à Clichy). Même si l'ambiance à table aux USA doit être globalement plus sympa à vivre qu'à Paris, il y a aussi cette sensation - quand tu multitables online depuis des années - que le poker live c'est un peu comme se taper "Les Dix Commandements" à la télé ou rouler en heure de pointe sur le périph. put**n que c'est long ! La plupart du temps, ça n'avance pas et tu t'emm**des... Si je calcule rapido ton rendement aux tables depuis 75 heures (ce qui commence à faire un échantillon représentatif), tu dois gagner 133 $/ heure. Pas mal, même ma femme de ménage ne gagne pas autant... La question que j'ai envie de te poser du coup, c'est : Estimes-tu, jusqu'à présent à vue de pif, avoir bien runné, mal runné, ou runné normal ? Quoi qu'il en soit, je te souhaite un gros GL pour la suite. Et tu me donnes quand même bien envie de faire comme toi prochainement (il faut juste que je me trouve un partenaire de tennis, et éventuellement de golf sur place, car il me faut des doses régulières, c'est juste une question de survie...)
  5. Tu n'as pas tort. J'ai vérifié, mais la phrase semble bien authentique (Machiavel écrivait en latin ou en florentin je ne sais plus, et les traductions ne sont pas toujours ultraprécises). Après, je le lis plutôt dans le sens : le hasard, la chance a une influence prépondérante (majoritaire) dans nos vies, nos actions... mais le reste n'est pas négligeable. Sinon, pour une autre thématique, j'aime bien aussi cette phrase d'Oscar Wilde : "Je peux résister à tout, sauf à la tentation". Je perçois bien dans quelle situation de jeu elle pourrait s'appliquer... :-) Mais bon, c'est un peu trop tard maintenant pour la rajouter, il y a déjà eu pas mal de votes.
  6. Et moi qui croyait naïvement que c'est le golfeur Arnold Palmer qui avait eu l'idée de cette phrase ("Plus je travaille, plus j'ai de la chance")...
  7. J'ai compilé une quarantaine de citations de philosophes ou d'écrivains pour la plupart, lesquelles avec un peu d'imagination peuvent se rapporter, de près ou de loin, au poker ou aux joueurs de poker. Laquelle de ces citations vous paraît toucher le plus juste, vous semble parfaitement appropriée à ce jeu de m..., pardon à ce jeu si subtil et passionnant ? Votez !
  8. Ginola, le poker et moi

    Je ne poste plus beaucoup mais pour fêter mes bientôt 10 ans sur club poker, voici ci-dessous le CR de ma rencontre avec l'idole de mes 20 ans. D'autant qu'on parle aussi poker... Avec évidemment les photos en cadeau. Bonnes fêtes à tous !
  9. Nl 1000 , Spot de thin Value river .

    Pas d'option et fold préflop utg... De rien.
  10. Cinq questions à Manuel Bevand, conférencier chez TED

    Sympa cette petite conf. Je viens de me faire suckouter par un bot en l'écoutant... Félicitations
  11. SISMIX 2015 - Coverage OFF !

    Excellent Jaybee ! Je sais pas pourquoi, je viens de prendre en photo mon passeport sur mon Iphone... (si, si !)
  12. Liberté d'expression

    Paralogisme (si je peux me permettre) fréquent. D'abord parce que Hitler n'était pas vraiment athée. De nombreux témoignages relaient sa foi ou son inspiration catholique. Et ses discours ou écrits (Mein Kempf) regorgent d'allusion à la "divine providence". A tel point qu'il voyait lui-même la main de dieu dans le fait que tous les attentats perpétrés à son encontre s'étaient soldés par un échec. Notons enfin que les ceinturons portés par les SS portaient 'linscription "Gott mit uns" (Dieu avec nous). Comme preuve d'athéisme, il y a mieux... Enfin et surtout parce que Mao ou Staline n'ont en aucune manière tués, massacrés, torturés... au nom de l'athéisme, mais au nom d'une idéologie politique (le communisme). Les guerres et les actes de barbaries sont historiquement commis soient au nom de la nation, soit au nom d'une idéologie politique ou religieuse. Je ne vois aucune exemple où l'on tue au nom de l'athéisme. Pour une raison "ma foi" bien simple : on ne tue pas au nom d'une absence de croyance...
  13. La joie

    Bon. En lisant tout à l'heure l'excellent billet d'Artplay (http://www.clubpoker.net/forum-poker/blog/208/entry-9162-poker-morale-et-liberté/?st=30#commentsStart), je suis tombé par hasard dans la section blog sur un autre billet plus ancien, celui d'OlivierRP, lequel copiel/collait un lien vers ce thread... Plusieurs remarques, au sujet de thèmes qui reviennent ici, ou dans le blog : LA LASSITUDE : De nombreux pros (ou semi-pros) évoquent souvent la lassitude qu'ils ressentent à force de grinder - ou tout simplement jouer - quotidiennement au poker. Je le lis depuis 2006, date où j'ai basculé vers le côté obscur. C'est un sentiment qui ne date pas d'hier... mais qui m'a toujours laissé de marbre. D'abord parce que la lassitude est un sentiment lié à toute activité professionnelle, et plus prosaïquement à toute activité humaine. A partir du moment où l'on effectue régulièrement la même tâche, la même activité, où l'on répète les mêmes choses, aussi plaisantes soient-elles à la base... et bien il y a inévitablement des moments où ça nous gonfle. SI vous vous tapez Monica Bellucci tous les jours pendant 20 ans, le monde entier vous enviera... mais ça ne vous empêchera pas d'avoir, de temps à autre, envie d'aller voir ailleurs. C'est humain ! Idem pour les professions les plus prestigieuses. Un médecin entend quotidiennement ses malades se plaindre. Un pilote d'avion se tourne les pouces pendant des heures entre les quelques minutes que lui prennent le décollage et l'atterrissage (bon OK, de temps à autre, il peut se taper l'hôtesse). Même un président de la République, grisé par les fastes du pouvoir, se fait démonter jour après jour par la presse et ses concitoyens. Dans une autre vie, j'avais interviewé Raphaël Jacquelin, alors n°1 français au golf. Cela m'avait marqué. Golfeur pro, c'est un métier de rêve. Vous gagnez des millions, vous êtes adulés (pour les top players en tout cas), vous voyagez dans les plus beaux endroits et créchez dans les plus beaux hôtels... Et pourtant, Raphaël me confiait qu'il en avait souvent marre de taper des balles de golf pendant des heures ou de passer ses nuits dans les 5 étoiles, loin de son lit et de sa famille... Bref, se plaindre que le métier de joueur de poker est parfois lassant, c'est (selon moi en tout cas) se plaindre de vieillir, de dormir toujours avec la même gonzesse, de devoir aller faire ses courses au supermarché, de travailler... LA LIBERTE : Plus étonnant, Artplay semble presque regretter la liberté que lui offre le poker, voire même estimer que cette liberté est toute relative. Cela l'empêcherait d'être plus actif par ailleurs, de mener à bien ses projets... Le métier de joueur de poker offre pourtant une liberté qui est un luxe incroyable. Peu de gens ont cette chance, la chance de pouvoir faire à peu près ce que l'on veut quand on veut, de travailler quand on veut, de se lever quand on veut, de voyager quand on veut, de sortir quand on veut (hos contraintes familiales évidemment), d'être son propre patron, d'être le maître de son existence. Et je n'évoque même pas l'aspect financier. Beaucoup de gars ici, c'est en tout cas ce que je ressens à travers leurs messages, voient le travail comme une fin de soi, comme un passage obligé vers leur épanouissement personnel. J'ignore s'ils ont torts ou raisons. Perso, je fonctionne de manière totalement différente. Pour moi, le travail est un moyen, et surtout pas une fin. Et là où je suis sans doute encore plus minoritaire, c'est que je ne me suis jamais épanoui à travers mon taff. Toujours en dehors. A travers mon temps libre, mes loisirs, mes activités sportives, mes lectures, mes voyages, mes amis, ceux que j'aiment, mes promenades avec mon chien, mes sorties. J'ai pourtant longtemps eu la chance d'excercer un métier qui me plaisait (là encore c'est un luxe offert à une minorité d'entre nous). Je me suis toujours épanoui à travers les moments de liberté dont j'ai pu disposer. Cette liberté est une chance incroyable. C'est même, à mes yeux en tout cas, un élément plus important encore que l'aspect financier (à condition évidemment de gagner un minimum requis). Il y a six ans, je n'étais prêt à quitter mon job qu'en ayant la possibilité de gagner beaucoup plus par ailleurs. Un peu plus n'aurait pas suffi à mes yeux. Aujourd'hui, pour rien au monde je n'aurais envie d'exercer un taf, aussi plaisant ou valorisant soit-il, pour un salaire légèrement supérieur. Quand on gôute à cette liberté, il est très difficile de s'en "libérer" si j'ose dire (vous noterez la figure de style)... Ce qui me plaît le plus dans le poker, ce n'est pas la pratique du jeu en lui même, mais la possibilité qu'offre ce jeu en terme de gains et, surtout, de liberté. Bref, je ne peux concevoir la liberté du joueur de poker autrement que comme un luxe. Lequel requiert toutefois, évidemment, un minimum de discipline en contrepartie. Car dans le cas contraire, cette liberté peut s'avérer dangereuse. L'ISOLEMENT : C'est une ritournelle, un grand classique dans les critiques que l'on peut lire sur la vie de joueur de poker online. Critique qui peut être fondée si l'on n'a pas de passions ou d'activités par ailleurs. Ou si l'on présente un comportement addictif. Mais dans le cas contraire... Pour ma part, je bénéficie de bien plus de temps de libre et vois autant de gens qu'avant. La vraie différence, c'est que je vois plus les gens que j'ai envie de voir, et moins les autres. Là encore, je ne vois que des avantages. Et ne peux m'empêcher d'avoir une pensée émue pour les millions de gens qui ont une vie sociale intense et se coltinent quotidiennement des clients ou des collègues de bureau qu'ils ne peuvent pas encadrer. Je ne peux enfin m'empêcher de sourire, quand je lis qu'ArtPlay se définit comme une sorte de misanthope sociable, "emm**dé par 90 % de la population". Car je ressens à peu près la même chose que lui... :-) LA MORALITE : Vaste sujet.. sur lequel je ne vais pas m'étendre en détail car j'ai déjà écrit un pavé et que j'ai la dalle. Ce qu'écrit Sylvain est intéressant. J'ajouterai qu'à partir du moment où l'on a affaire à des adultes consentants entre eux, il n'y a pas grand chose d'immoral. Principe qu'on peut appliquer dans tous les domaines, comme la sexualité par ex. Ressens-je une forme de pitié ou de culpabilité quand je gagne de l'argent au détriment d'un autre ? Cela a pu m'arriver, mais cela se compte sur les doigt de la main, et toujours en live (jamais online). Peut-être aussi parce que je ressens insctinctivement de l'empathie pour ceux (enfants, adultes, animaux) qui sont victimes d'une injustice ou d'une souffrance, alors qu'ils ne sont pas responsables de ce qui leur arrive, ou ne peuvent strictement rien faire pour l'éviter. Pour les autres, ça m'en touche une sans faire remuer l'autre comme on dit. Est-ce que l'on reproche à Nadal d'écraser au premier tour de Roland-Garros un gars issu des qualifs alors que celui-ci vit à peine de son sport, le privant ainsi de quelques milliers d'euros qui pourrait lui faire le plus grand bien ? Est-ce que l'on reproche à une entreprise de remporter un appel d'offre au détriment d'une autre entreprise, l'obligeant ainsi peut-être à supprimer quelques emplois... ? A ce titre autant s'indigner de la notion même de sport et/ou de compétition. L'UTILITE SOCIALE : Je vais être encore plus bref. Le travail n'a pas vocation à être utile socialement. Le travail permet de gagner de l'argent. Point. Un joueur de poker participe pleinement au développent d'une activité, laquelle crée des emplois (croupiers, services clients, programmeurs, journalistes, etc), au même titre qu'un joueur de tennis par exemple. Tout le monde n'a pas vocation à être pompier ou infirmière, même si ce sont des métiers supérieurement respectables. Je ne me reconnais donc ni dans dans ceux qui ont une vision idéaliste et naïve du travail (un métier doit être utile socialement), ni dans ceux qui en ont une vision finaliste (le travail est une fin en soi, on s'épanouit avant tout par le travail). Pour reprendre la phrase d'un de nos anciens présidents : "l'existence humaine ne doit pas devenir l'annexe du travail". Pour conclure, je dirais que le plus difficile dans le métier de joueur de poker, ce n'est ni la lassitude, ni l'isolement... lesquels sont relatifs. Ni le caractère immoral ou inutile socialement du job... lesquels sont infondés. Mais plutôt la difficulté, sur le plan psychologique, de la pratique régulière du poker. Ce jeu est souvent cruel, on ne contrôle pas tout et on doit faire face en permanence à des sentiments d'injustice et de frustration. Ceux qui s'en sortent le mieux et le plus durablement ne sont pas forcément les plus forts techniquement, mais plutôt les plus forts mentalement... Sur ce, bon appétit !
  14. Je viens d'avoir Philou par skype et il m'a l'air d'humeur pugnace. Il m'a même confié qu'il allait à son tour porter plainte contre le casino, lequel ne propose que des jeux EV- à ses clients. Un vrai scandale !
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