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Romyx 783

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    Romyx 783 reacted to Ragnarok1er in Ragnarok_1er ; Le Retour du Roi déchu   
    POST 3 : Tour d'horizon des sites du .fr
     
    Où jouer ? Que jouer ?
    Je sais que ces questions intéressent pas mal de gens car je reçois beaucoup de questions à ce sujet. Alors je vais tâcher de partager ma vision des choses, forcément incomplète et biaisée. Avant tout une petite précision : je n'ai aucun lien commercial ou professionnel avec les sites dont je vais parler. Je vous présente juste mon opinion, et quand je peux la justifier je le fais. D'autre part je ne connais strictement rien au .com, donc je m'abstiendrai de donner un quelconque avis.
    I) Le rakeback  
    Je commence par le rakeback car c'est pour moi la donnée la plus importante pour un grinder de Sit & Go. J'ai encore dans mes dossiers ces vieilles courbes de l'époque de Pokerstars.fr où j'étais un vrai Breakeven Steven.... jusqu'à ce qu'on prenne le rakeback en compte :

    En rouge, la courbe avec rake typique du mauvais regfish perdant après 4000 games. En bleu, le rakeback de 70% de la grande époque Supernova Elite sur Pokerstars. Et en vert, le cumul des deux.
     
    Sauf que, comme je l'ai toujours dit, quand vous allez acheter des Chocapic, on ne vous demande pas si vous payez avec des Euros issus du rakeback ou non. Et vu la différence qu'il peut représenter à la fin du mois, il vaut mieux se pencher sérieusement sur la question.
    Depuis mon retour il y a environ deux mois, j'ai pu jouer sur tous les sites à l'exception de PMU Poker, à la fois pour récupérer les bonus de dépôt des différents sites où je n'avais pas de compte, mais également pour me refaire un avis sur chacun d'entre eux, les choses ayant forcément évolué en 4 ans.
    Dernier avertissement avant d'entrer dans les faits, tous mes calculs sont faits à partir des taux pour les joueurs de Sit & Go, désolé donc pour les joueurs de Cash Game mais le sujet m'intéresse trop peu pour y consacrer mon temps. Cela dit, je pense que les conclusions seraient assez proches dans la plupart des cas, et je vous invite à le vérifier par vous-même.
    1) Winamax
     
    Winamax base son rakeback sur le système des Miles. Ceux-ci ne sont pas acquis à une vitesse uniforme, mais de plus en plus rapidement au fur et à mesure que vous progressez dans leurs statuts VIP. Par contre, une fois que vous avez vos miles, vous pouvez acheter vos cadeaux à un prix unique quel que soit votre statut.
    Avantage : Pas de regret à acheter à un bonus ou une prime cash dont vous avez besoin pour ne pas redéposer alors qu'elle aurait pu coûter moins cher plus tard. Inconvénient : Lorsque vous débutez, la pente est extrêmement raide puisque votre vitesse d'acquisition des miles est pathétique. Les vitesses d'acquisition des miles sont trouvables ici : https://www.winamax.fr/l-espace-vip_statuts-vip
    Pour ce qui est de leur rendement, je me suis basé sur les tickets trouvables ici : https://www.winamax.fr/l-espace-vip_boutique_ticket
    Au passage, pour les joueurs de low stakes, il faut donner à Winamax le crédit qu'ils méritent : la valeur des miles est très peu dépendante du prix du ticket que vous achetez. Ainsi, si le ticket à 50€ coûte 3450 (et au passage, n'achetez jamais le ticket Expresso, puisque le ticket "normal" permet aussi de faire des Expressos), le ticket à 5€ coûte 345 Miles, soit une stricte proportionnalité qui est loin d'être la règle dans les boutiques de poker online.
    On obtient alors ce tableau :

    Remarque importante : Il est possible d'obtenir un meilleur ratio sur ses miles si on est économe : En effet, la prime cash de 5000€ coûte 333 330 miles, soit un taux de 0,015€ par miles. Le rakeback s'échelonne alors de 6% en chrome jusqu'à 36% en Red Diamond. Cela concerne évidemment très peu de joueurs, contrairement aux tickets de tournois accessibles à tous, d'où mon choix du taux inférieur.
    Ah oui au passage, j'adore Excel et j'adore les couleurs, donc préparez vous à en voir partout.
    Maintenant pour ce qui est de la difficulté à conserver un statut, voici le tableau (le "rake nécessaire" est mensuel) :

    Attention ! Garder un statut est plus simple que de l'atteindre, car cela implique que vous avez déjà votre multiplicateur. Cela explique en partie pourquoi rester Diamond 1 est bien plus simple que de rester Platinium (et même Gold !). En clair un joueur qui rake 400€ par mois ne sera jamais mieux que Gold, mais si un jour on lui offrait le statut Diamond, il parviendrait à le conserver pour toujours, grâce au multiplicateur de miles x3.
    Bon bref on oscille entre 6 et 30% de rakeback, ce qui est raisonnable sans être incroyable. Mais ce n'est pas tout. Winamax regorge d'offres à l'intérêt varié, sur lesquelles je me dois de dire un mot :
    Tout d'abord les freerolls mensuels réservés aux divers niveaux VIP. Je les considère comme la pire des récompenses car je les oublie sans cesse. Mais pour ceux qui pensent à les jouer, c'est toujours bon à prendre.
    Pascal Sellem dans le freeroll Chrome, ça donnerait presque envie de redescendre de statut ! Comme je vous envie, les micro-stakeurs !
     
    Ensuite chaque statut donne droit à un petit bonus. Par exemple, pour un joueur Diamant 2 carats, "40 € pour 13 000 miles atteints dans le mois et 40€ après 7 000 miles supplémentaires", soit 80€ pour 20000 miles. Si on le met en parallèle avec le rake nécessaire pour garder son statut, voilà ce qu'on obtient :
     
    Bon c'est 5% en plus en moyenne, c'est cool, mais attention tout de même : pour valider la totalité du bonus, il est toujours nécessaire de jouer davantage que ce que votre statut implique. Par exemple dans ce que j'ai cité juste avant, le Diamant 2 qui doit raker 20 000 miles pour récupérer ses 80€... eh bien il s'avère que 20 000 miles par mois, c'est plutôt un rythme de Diamant 3 en fait (20k * 12 = 240k par an, et il faut 250k par an pour Diam 3). Donc si vous avez un volume régulier et que vous ne comptez pas en changer, vous échouerez probablement à récupérer le bonus.
    Enfin j'ai gardé le meilleur pour la fin : les challenges. Il y en a énormément (7 types, scindés en différents classements selon les enjeux), et je ne peux pas tout détailler. Mais je vais partager avec vous ce que je considère comme le plus intéressant de tous : le challenge Expresso. Il faut savoir que tous les joueurs ne sont pas logés à la même enseigne sur ce challenge. En effet, en analysant la répartition des prix et grâce aux données publiées par Winamax, on peut observer des "poches" de value très profitables selon la position dans le classement. Voici un exemple sur la semaine dernière entre, le 29 septembre et le 5 octobre :
     
    Comme vous le voyez, ce ne sont pas forcément les plus gros joueurs qui s'en sortent le mieux, mais plutôt ceux qui ont réussi à bien se positionner à la fin d'un palier de prix (le 50ème et le 100ème du classement prennent plus de 15% par exemple, alors que le 51ème ne prend que 8% et le 101ème 0%, puisque seuls 100 joueurs sont récompensés).
     
    Conclusion : Niveau rakeback, le bilan est très positif pour les joueurs de Sit&Go sur Winamax. En cumulant un statut diamant raisonnable (1 ou 2) et en se plaçant intelligemment dans les challenges, on peut arriver à 40% environ. Mais les courses basées sur le volume ont un effet très néfaste, dont nous reparlerons plus tard.
     
    2) PokerStars
     
    Vous le savez depuis longtemps, et je l'ai appris avec effroi à mon retour, PokerStars a fait machine arrière complète sur son programme VIP, et propose désormais des coffres en suivant la mode du pack/case/chest opening qui a envahi tout l'univers des jeux vidéos, de HearthStone à Fifa en passant par CS:GO.
    Tout le système est incroyablement opaque et la seule chose claire provient de cette phrase : " Recevez un bonus de 25 € pour 2 500 StarsCoin, un bonus de 100 € pour 10 000 StarsCoin ou un bonus de 1 000 € pour 100 000 StarsCoin". Après un détour par la boutique, le taux est le même pour les tickets de tournoi ou même les chèques-cadeaux dans différents boutiques en ligne.
    Une StarsCoin vaut donc manifestement 1 cent, mais pour ce qui est de la vitesse d'acquisition ainsi que les autres cadeaux contenus dans les coffres (des T€ et des bonus cash notamment), tout est incroyablement flou. Et comme vous le savez, quand c'est flou c'est qu'il y a un loup, et le loup il s'appelle Amaya et je ne saurais que trop vous conseiller de ne pas être son mouton.
    Tenez au passage, deux tweets de Ike qui montrent bien que les choses ne vont pas dans le bon sens : Le rake désormais caché et les bots pokerstars qui semblent arriver sous peu.
     
    Conclusion : Calamiteux jusqu'à preuve du contraire.
     
    3) PartyPoker
     
    A l'international, Party s'est apparemment bâti une solide réputation comme nouveau havre de grind pour les joueurs réguliers, grâce à un système de rakeback qui, s'il ne rivalise pas avec le statut SNE de l'époque, semble être ce qu'on peut attendre de mieux depuis le Black Friday. Mais qu'en est-il en France ?
     
    Le système de récompense de PartyPoker passe par des PartyPoints qu'on accumule à un rythme constant, contrairement à Winamax. Là où les joueurs réguliers sont récompensés, c'est que plus votre statut de fidélité est bon, moins les achats coûtent de points dans la boutique. C'est donc l'exact inverse de Winamax, avec les conséquences suivantes :
    Avantage : Si on compte beaucoup jouer, on obtient le "meilleur" taux de rakeback dès nos premières parties sur le site puisque les points sont acquis au même rythme. Inconvénient : Lors des premiers mois de grind, il faut éviter à tout prix de dépenser ses points car leur valeur va monter au fil du temps, avec l'amélioration du statut de fidélité. La vitesse d'acquisition des points est la suivante, d'après leur client :
    Et concrètement, qu'est-ce que ça vaut ?
    Si on reste sur des tickets de tournoi pour illustrer le propos, avec le ticket de tournoi à 50€ :

    Attention ! Ces tickets ne permettent pas de faire des Spins ! Personnellement cela ne me gêne pas puisque je fais des HU Hyper-turbos avec, mais soyez-en conscients !
    Les clefs que vous voyez avant les différents prix sont le système de fidélité de Party. Les deux premières sont un statut trimestriel (pas de statut annuel) et les trois dernières un statut mensuel.  On peut aussi acheter des primes Cash, qui je vous l'annonce tout de suite, ne sont pas super intéressantes :

     
    Après quelques calculs, on obtient alors le tableau suivant :

    Comme vous le voyez, la prime en cash est systématiquement pire que ses pendants en tickets de tournoi. C'est surtout frappant au niveau platinium, où l'absence d'une prime réservée à ce statut (qui les oblige à se rabattre sur le bonus des joueurs Gold) se fait cruellement sentir.
     
    Pour pouvoir comparer les offres, il nous faut également la difficulté pour atteindre les différents statuts, que j'ai résumée dans ce tableau :

    A noter que 8000€ de rake par mois sur un site comme Party, ça sera nettement plus dur que sur Winamax pour un joueur de Spins, car ceux de Party s'arrêtent à 50€ là où tous les autres sites montent à 100€ (on y reviendra).
     
    Enfin il est également possible d'acheter des bonus, et Party nous fait l'amabilité de calculer le rakeback pour nous directement dans la boutique :

     
    On arrive donc à un maximum de 30% pour les joueurs Palladium Elite, ce qui est plus intéressant que les tickets de tournoi. Mais attention, ils doivent être suffisamment patients pour à la fois attendre les 100 000 points (qui représentent 50 000€ de rake), et grinder le bonus une fois acheté.
     
    Pour être exhaustif, il me faut encore parler des autres promotions. Elles ne sont pas nombreuses et il faut l'avouer, on navigue un peu à vue. Le mois dernier il y avait une promotion avec des sortes de cartes à gratter qui était relativement claire dans son fonctionnement mais nécessitait d'appuyer sur un bouton "je participe", le genre de truc que je n'aime pas beaucoup car ça sous-entend que si vous n'êtes pas réactif vous allez perdre des sous auxquels vous auriez droit. Et pour ce qui est des promotions régulières, il y a des choses étranges aussi. Par exemple dans mon client on m'affirme que j'ai 3 promotions actives auxquelles je participe, que voici :

     
    Alors déjà le niveau 1 entre le 2 et le 3 je trouve ça étrange, mais en plus, si on se rend sur leur site internet, dans la catégorie promotions...

     
    ... Je ne vous ai pas tout screen mais c'est le gros bordel. Il y a des promotions manquantes, parmi lesquelles les races SNG de mon client (niveau 1, 2 et 3) et il y a des trucs qui ne sont pas des promotions ! Par exemple si vous cliquez sur "Sit & Go JAQKpot" à la première ligne, vous arrivez à une page qui explique comment marchent les spins (avec les probas de chaque multi, etc), et en aucun cas à une course au volume ou autre réelle promotion.
     
    A noter enfin, PartyPoker est l'un des deux sites (avec Unibet) qui permet d'avoir accès au contenu de Spin Elite via le rake versé chez eux. Si c'est quelque chose qui vous intéresse, ça peut faire pencher la balance de leur côté.
     
    Conclusion : Solide sur le rakeback de base (avec notamment un statut trimestriel et pas annuel qui permet d'arriver plus vite à 20%), Party pêche un peu sur les promotions annexes, à la fois sur leur nombre et sur la clarté les concernant.
     
    4) Bwin
     
    Ici il est temps de vous faire un aveu. Quand j'ai déposé sur Bwin, je pensais qu'ils appartenaient encore au réseau Ongame, celui sur lequel Winamax a fait ses débuts et où j'ai joué mes premières grosses parties sur le fameux Betsafe. Les anciens s'en souviendront, c'était le réseau de mes vidéos Youtube, où on pouvait avoir la "position" pour regarder le décolleté de la joueuse en robe bleue à sa gauche :

    Au passage, vous commencez à constater que j'ai des screens d'exception gardés de toute cette époque. Et comme je sens que vous vous endormez, je suis bon prince, je vous en remets une petite dose avec ce diptyque intitulé "Il conait pa le mot kikeur" où un random benêt s'en prend à Tallix pour un reshove avec AJ dans un freeroll :

     
    Mais ne nous égarons pas ! Désormais Bwin fait partie du réseau de PartyPoker, ce qui signifie qu'il y a assez peu d'intérêt à jouer intensément sur les deux sites à la fois, car vous allez diviser votre rake (et donc vos statuts de fidélité) sur deux sites tout en ne gagnant aucun traffic, puisqu'ils partagent les mêmes joueurs. Alors entre Bwin et Party, que faut-il choisir ? La réponse est simple : Party.
     
    En effet Bwin se concentre fortement sur son offre de paris sportifs, et ses efforts pour récompenser leurs rares joueurs de poker réguliers sont pour le moins risibles. Bwin distingue 3 statuts de fidélité, avec les règles suivantes :

     
    En clair, 1€ de rake donne 2 points, et à 500€ de rake par mois seulement, vous êtes déjà au statut maximal, le fameux statut Yellow ! (au moins ils sont honnêtes, rien qu'au nom on sent que ce sera nul comparé à Red Diamond, Palladium ou Supernova...)
    Là où le bât blesse, c'est sur ce à quoi donne droit ce statut Yellow. En l'occurence pas grand chose, puisque dans leur boutique quasiment vide (et au chemin d'accès incroyablement compliqué), on a droit à ce genre de choses :

     
    En clair, pour la majorité des articles, et même ceux qui sont assez chers, le prix est le même quel que soit votre statut. Et comme la vitesse d'accumulation des points est la même... eh bien vous n'y gagnez rien. La comparaison est ici très facile avec PartyPoker, puisque les points se gagnent au même rythme (2 points par Euro de rake), et les tarifs de Party pour un ticket à 50€ sont nettement plus alléchants, même en statut Bronze :

    Les seuls items vaguement intéressants dans leur boutique sont les tickets de MTT :

     
    Honnêtement j'ignore pourquoi, peut-être que ces tournois leur sont propres, que personne ne les joue et qu'ils ont fait ça pour combattre l'overlay ? Bref je vous ai quand même fait un tableau bilan pour être exhaustif, mais vous aurez compris que ce n'est pas la joie :

    Le 10% pour les joueurs Green peut paraître alléchant, mais il vous faudra amasser 2000 points puis jouer un MTT à 100€, ce qui n'est pas du tout cohérent pour un joueur de low stakes.
     
    Et la difficulté des statuts :

     
    Il y a une dernière chose qui m'irrite chez Bwin, c'est que dans les rares promotions qu'ils offrent de leur poche (donc hors du réseau PartyPoker), je n'ai pas eu à chercher longtemps pour trouver des choses un peu litigieuses, voire carrément scummy. Je vous donne un exemple : ils ont lancé la semaine dernière une promotion "Sit & Go JAQKPOT 5 pour 1" dont l'idée générale est d'offrir un buy-in pour 5 Spins joués. Le problème, c'est qu'entre les conditions qu'on peut lire sur le client et celles sur le site, il y a de sacrées différences !

    A gauche le règlement dans le client, à droite sur leur site internet
     
    Ainsi à gauche, vous pouvez lire dans le point 4 qu'un joueur ne peut participer qu'une fois, alors qu'on indique à droite qu'on peut gagner 6 entrées par jour.
    Mais pire encore, si vous lisez le point 7 à gauche, on nous dit que le ticket attribué est d'une valeur aléatoire entre 1 et 50€, sans bien sûr préciser les probas (car évidemment elles ne sont pas uniformes, sinon on jouerait 5 spins à 1€ pour avoir une chance sur 6 de gagner un buy-in de 50€). Alors qu'à droite on nous fait miroiter "une entrée gratuite ! (du même buy-in)". Je n'ai pas testé cette promotion mais je suis persuadé que ce qui est écrit à droite est tout simplement mensonger. En effet, si on recevait une entrée du même buy-in, cela voudrait dire que pour 5 tournois à 50€ (donc 17.5€ de rake), on recevrait un buy-in de 50€ supplémentaire... soit un rakeback de près de 300% !
    A l'heure où je vous parle, ces mentions figurent toujours sur leur site, à cette adresse : https://poker.bwin.fr/fr/poker/promotions/7000/72/7260 . Et c'est donc encore un point noir sur l'ardoise déjà chargée de bwin.
    Toutefois, je vais être honnête avec vous, je n'ai pas retiré toute ma bankroll de bwin. J'y ai laissé quelques Euros pour une raison simple : il arrive fréquemment qu'en Heads-up, un regfish finisse par reconnaître votre supériorité et refuse alors de vous rejouer. Dans ces cas-là, il peut être très intéressant de revenir sous un autre pseudo afin de le rejouer en bénéficiant de reads déjà très affinés sans qu'il sache qui vous êtes. Sachez seulement que lors de ces parties, vous bénéficierez d'un rakeback pitoyable puisque vous êtes sur votre site "secondaire", il faut donc être très confiant dans l'edge que vous avez.
     
    Conclusion : Bwin est en tous points inférieur à PartyPoker alors qu'ils partagent leur pool de joueurs. A éviter à tout prix.
     
    5) Betclic
     
    On entre désormais dans les sites que je connais moins, mais je vais tout de même tâcher de vous livrer mes modestes conclusions.
    Betclic propose un système VIP à base de points Statut et de points Betclic. Pour ceux qui s'en souviennent avec nostalgie, c'est l'ancien système de PokerStars qu'ils ont repris, avec le VPP qui déterminaient le statut et les FPP qui servaient à acheter des cadeaux.
    Les différentes vitesses de points Betclic sont disponibles en bas de cette page : https://www.betclic.fr/poker/content.aspx?pageCode=pok_vip_2
    Et pour ce qui est de la boutique, il n'y a pas de ticket de tournoi disponible, donc je me suis basé sur la prime cash à 100€ pour 30 000 points, mais vous noterez qu'il existe une myriade de ratios différents :

     
    On arrive alors à ce tableau, mais lisez bien la suite :

     
    En réalité, le rakeback obtenu est meilleur, mais je ne saurais dire de combien ! En effet, il y a également dans la boutique Betclic la possibilité d'acheter des bonus au taux bien plus intéressant que les bonus Cash !

    Si on prend le 100€ comme point de comparaison, il ne coûte que 16 000 points en version bonus contre 30 000 points en version cash, soit quasiment 2 fois moins !
     
    Et voici donc le même tableau si on pouvait n'acheter que des bonus :

     
    On arrive à des excellents taux de rakeback, presque le double des taux précédents (ce qui est logique vu que le bonus coûte presque 2 fois moins).
    Mais le souci est qu'en débloquant ces bonus, on crée davantage de points Betclic qu'il n'en faut pour acheter le bonus suivant. En clair, on ne peut pas enchaîner les bonus à l'infini. Il faut donc faire un mix des bonus et du cash, en ayant toujours un bonus qui tourne et en prenant du cash avec le surplus. C'est d'ailleurs très bien expliqué dans la section "Optimisation" de leur site, ce pour quoi on peut les féliciter.
    Le traditionnel topo sur la difficulté des statuts, vous commencez à avoir l'habitude :

     
    A part ça, comme sur Winamax il y a des freerolls mensuels que vous allez oublier tous les mois. Leur valeur est plus faible que sur Winamax (3000€ à ses partager pour les gros joueurs par exemple), mais sans doute comptent-ils également moins de joueurs réguliers, donc il est possible qu'en termes d'EV tout cela se compense.
    Et niveau promotions il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent, mais j'ai trouvé des archives de courses antérieures, par exemple celle-ci qui avait eu lieu en début d'année : https://www.betclic.fr/poker/twister-race-cpok_twistrace
     
    Conclusion : Betclic est la bonne surprise de ce panel. Leur programme clame être "le programme fidélité le plus rentable du marché" et je ne suis pas loin d'être d'accord. Il impose de jongler malicieusement entre les bonus et le cash, mais c'est le genre d'optimisation qui me plait, et même l'absence de course au rake, a priori un point négatif, a des conséquences bénéfiques sur le field, nous y reviendrons.
     
    6) Unibet
     
    Comme pour Bwin, je ne savais pas en allant sur Unibet que je créais en vérité un doublon de mon compte Betclic, car les deux sites partagent le même réseau, à savoir iPoker. Ils sont donc fortement comparables et au vu des éloges que j'ai détaillé dans le paragraphe précédent, vous ne serez pas surpris d'apprendre que je préfère Betclic.
     
    Le système de rakeback d'Unibet est un mélange entre Betclic et Winamax. Comme Betclic, il possède 6 statuts mensuels et 5 statuts annuels, mais à l'instar de Winamax, il n'y a qu'un seul type de points, appelés Points Club.
    Les vitesses d'accumulation des points sont disponibles ici : https://www.unibet.fr/club/les-statuts-vip
    Et pour dépenser ses points, on peut acheter diverses choses, mais je vais partir sur le ticket de SnG à 100€ :

    Attention ! Comme vous le voyez sur la capture précédente et contrairement à tous ses concurrents, Unibet fait la distinction entre les "tournois programmés" et les "Sit & Go", ces derniers étant uniquement disponibles en version 100€ ou 200€ (cf boutique en ligne). Je n'ai pas testé, mais il semble donc impossible d'acheter un ticket pour un SnG à moins de 100€. Pour moi ce n'est pas un problème (what a brag) mais pour les joueurs à enjeux plus faibles, il faut en être conscient !
    On arrive alors à ces pourcentages :

     
    18% pour le statut annuel ultime, c'est méga-naze. Sauf que comme Betclic, Unibet propose également des bonus, à un taux plus intéressant :

     
    Et c'est là où les choses se compliquent. Car contrairement à Betclic où le prix d'un bonus était proportionnel au bonus acheté (16k pour 100€ , 1600 points pour 10€, etc), sur Unibet les prix sont dégressifs, et le dernier bonus est NETTEMENT plus avantageux que les autres. Donc à supposer que vous fassiez beaucoup de volume sur leur site, que vous ayez la patience d'économiser vos points ainsi que la bankroll pour supporter la variance sans avoir besoin de rakeback, vous pouvez arriver à ceci :

     
    C'est mieux bien sûr, mais rappelez-vous de Betclic : au meilleur statut de fidélité, on arrivait à 47% avec leurs bonus. Et je dis bien ici leurs bonus, au pluriel, car sur Betclic le bonus 10€ n'est pas moins intéressant que le 100€ (à part en termes de vitesse de clear, si j'ai bien compris). Unibet reste donc largement inférieur. Notons enfin l'existence de primes Cash, aux taux tout simplement affreux :

    Rappelez-vous, le Sit&Go à 100€ coûtait 6000 points... Il faut payer presque 40% en plus pour avoir la somme en Cash !
     
    On peut enfin s'intéresser à la difficulté de garder son statut :

     
    Rien de nouveau sous le soleil, c'est sensiblement comparable à Betclic, à ceci près que sur Unibet comme sur Winamax, il est plus difficile d'atteindre un statut que de le conserver, car le calcul se fait à partir des points post-multiplicateur.
    Je pourrais encore parler des freerolls (ils existent, et sont comparables à Betclic) ou des promotions temporaires (en ce moment, il y a justement une course sur leurs Spins, qui s'appellent les Twisters). Mais vous voyez déjà venir le verdict.
     
    Conclusion : L'offre d'Unibet n'est pas affreuse d'un point de vue absolu. Le souci est qu'ils partagent le réseau iPoker avec Betclic, et la comparaison directe leur est défavorable. Je ne vois donc que deux raisons d'y jouer : une promotion temporaire, comme la Twister Race qui a lieu en ce moment, ou bien un quota de rake à atteindre sur Spin Elite. En effet Unibet est l'un des deux sites (avec PartyPoker) dont le rake permet d'avoir accès au contenu de Spin Elite. Je ne me permettrais pas de juger ce contenu mais s'il vous intéresse, le choix d'Unibet plutôt que de Betclic peut se justifier.
     
    7) PMU Poker
     
    Comme dit précédemment, je n'ai pas de compte sur PMU Poker donc je vais aller très vite. PMU Poker, tout comme Bwin, partage son pool de joueur avec PartyPoker.
    Côté rakeback, ils semblent avoir tout copié sur Party, jusqu'au nom des statuts, comme le confirme ce tableau trouvé sur leur site :

     
    Côté promotion je n'ai rien trouvé de dingue en Sit&Go, ils semblent axer leurs efforts sur les MTTs avec leur Team Pro dont fait partie l'inénarrable Johan Guilbert.
     
    Conclusion : Très similaire à PartyPoker, le choix de PMU peut se justifier si vous comptez jouer les MTTs qui leur sont propres (Le King, la Queen, le Jack) ou gagner des tickets sur le stream de Yoh_Viral.
    Update 13/10 : On m'a depuis informé du fait que les MTTs dont je parle sont en fait disponibles sur Party également, mais juste sous un autre nom. Néanmoins, PMU a annoncé des races sur les SNGs et contrairement à Party ils disposent d'un code couleur selon le multiplicateur atteint en Spin, ce qui méritait d'être signalé. C'est chose faite.
     
    8) Les graphes récapitulatifs
     
    D'abord un résumé du rakeback auquel vous pouvez vous attendre par volume de rake mensuel.
    J'ai pris les hypothèses suivantes pour faire ce graphe :
    5% ajoutés au rakeback de base Winamax à partir de Gold, et 10% à partir de Diamond 1 pour tenir compte du bonus propre à chaque niveau ainsi qu'à la participation à un challenge. Il est clairement possible de faire mieux, mais également moins bien si on dilapide trop ses efforts, donc ça me semble honnête ; Pas de prise en compte des freerolls pouvant être obtenus sur les différents sites ; 4% de rakeback pour Pokerstars car c'est un chiffre que j'avais vu flotter ici et là. Je suis prêt à changer d'avis si on m'apporte des éléments concrets ; Un mélange optimisé de dépenses entre Cash et Bonus pour Betclic et Unibet, en m'appuyant sur la répartition décrite sur leur site : https://www.betclic.fr/poker/optimisation-points-betclic-cpok_vip_5
    En abscisse, le rake mensuel, en ordonnée le rakeback obtenu. On voit bien sur la plupart des sites une forte pente entre 500 et 1000€ de rake mensuel, c'est le moment où on passe des statuts mensuels aux statuts annuels bien plus avantageux.
     
    Puis deux graphes indiquant le winrate nécessaire pour être un Breakeven Steven selon votre rake et votre rake back.
    La formule est la même dans les deux cas : Buy-in réel / Prizepool moyen.
    Pour le HU ça donne (1 - rake% x rakeback%) / (2 - 2 x rake%) :

    En gras la colonne de rake de 5% généralement appliquée en HU à hautes limites (on voit parfois un peu moins en hyper-turbo, du 4,5% par exemple)
     
    Et pour les Spins, on obtient (1 - rake% x rakeback%) / (3 - 3 x rake%) :

    En gras la colonne de rake de 7% qui, sauf erreur de ma part, est appliqué sur tous les sites et à la plupart des enjeux lorsqu'il s'agit des Spins. Mais attention au rake effectif supérieur à 7% engendré par la terrible ZONE MAMARAZZI... (on y vient)
     
    Pour finir, un convertisseur chipsEV/winrate basique mais efficace :

     
    L'intérêt de cette conversion est qu'en général les chipsEV convergent bien plus rapidement que le winrate (et en Spins, le winrate converge lui-même plus rapidement que les gains réels, car ces derniers sont soumis aux aléas des prizepools). Cela permet donc d'estimer son vrai winrate plus rapidement, donc de savoir en temps voulu si on est gagnant dans un nouveau format ou lors d'un shot à une limite supérieure.
    II) Le fonctionnement des Spins  
    Je dédie une section exclusive aux Spins car il est important de comprendre comment les prix sont répartis sur chacun des réseaux, tant cela aura une influence décisive sur votre winrate mais surtout votre variance.
     
    1) Winamax
     
    Je vais être clair, Winamax possède la PIRE structure de prix des spins du .fr . Dans une optique de faire rêver les joueurs récréatifs du million d'Euros qui leur tend les bras, ils ont créé une structure de prix extrêmement bancale et très difficilement battable. Illustration :

     
    Donc pour expliquer un peu ce que vous avez sous les yeux. A partir des probabilités de chaque multiplicateur, disponibles sur leur site (ici) on peut construire une grille qui illustre d'où viennent vos profits lorsque vous jouez un Expresso sur Winamax. On voit par exemple qu'un peut plus de la moitié des profits proviennent des multiplicateurs x2, qu'il ne faut donc pas négliger si vous voulez jouer ce format de façon régulière.
    Le problème arrive lorsqu'on s'intéresse aux gros prizepools. Ce sont eux qui font rêver, bien sûr, mais ce sont également eux qui sucent une partie de notre mise sans garantie de les voir tomber un jour. J'ai donc créé une zone, la zone Mamarazzi, qui regroupe les prix qui tombent moins d'une fois sur 1000, qui est pour moi la barrière où on ne peut pas être sûr d'atteindre le "long terme" et donc une répartition équitable de ces tables.
    Il se trouve que sur Winamax, ces tables totalisent à elles quatre 3,39% de l'EV totale d'un Expresso. Et c'est vrai quelle que soit la limite où vous jouez, car les probabilités de multiplicateurs sont les mêmes. Cela peut paraître peu mais c'est en fait assez conséquent pour des tables qu'on n'a aucune garantie de voir un jour. Et si on les retire de nos calculs, le rake passe de 7% à 10,15%. Battre un tel rake implique (sans rakeback bien sûr) un winrate de 37,10%, autrement dit un format quasiment imbattable.
     
    Conclusion : La répartition des prix sur Winamax rend le format quasi-impossible à battre sans les gros prizepools.
     
    2) PokerStars
     
    Je ne vais pas tout réexpliquer à chaque fois désormais, je vous mets simplement le tableau :

     
    Les probas de PS sont disponibles ici. A noter que leur site comporte une erreur, puisqu'il indique au 3ème plus gros prix que le 1er prend 8 000€ et que le 2eme et 3eme prennent 1000€ chacun. En réalité (en tout cas je l'espère) le premier prend 10 000€, sans quoi on n'arrive pas aux 7% de rake annoncés (de plus, ce ne serait pas cohérent avec le tableau précédent pour les plus petits spins).
    Résultat des courses : Même si vous n'êtes pas un chattard des prizepools, vous ne paierez que 8.2% de rake et vous aurez besoin de 36,31% de winrate pour sortir gagnant, ce qui est tout à fait faisable.
     
    Conclusion : La répartition des prix sur PokerStars est excellente et se prêterait parfaitement au grind... si seulement il y avait du rakeback.
     
    3) PartyPoker (et son réseau, dont Bwin et PMU)
     
    Contrairement à ses concurrents, le réseau Party ne propose pas (encore?) de Spins à 100€. L'analyse a donc été faite sur les Spins à 50€, mais les pourcentages de rake effectif et de winrate sont évidemment comparables.

    Les probas de Party sont disponibles ici. Une zone Mamarazzi à moins de 1% de l'EV totale, c'est le paradis des grinders qui n'ont besoin que d'un winrate de 36,04% pour être gagnants sans les gros prizepools.
     
    Conclusion : La répartition de PartyPoker est juste parfaite pour les joueurs réguliers. Quel dommage qu'ils ne proposent pas de Spins à 100€ !
     
    4) Réseau iPoker (dont Betclic, Unibet)
     
    Même s'ils tournent peu, ces sites disposent de Spins à 100€, que nous allons regarder de plus près :
     

     
    J'ai découvert quelque chose en faisant ce thread, c'est que Betclic & compagnie ont changé la répartition des prix de leurs Spins, et ça a eu lieu super récemment car la semaine dernière j'en ai joué et il n'y avait pas cet étonnant multiplicateur x3. J'ai même cru à une erreur sur le site de Betclic (ici) avec des valeurs obsolètes, mais celui d'Unibet (ici, onglet Règlement) les a confirmées en précisant qu'elles furent mises à jour le 9 octobre, c'est à dire ce lundi.
     
    Dans les faits, leur répartition est malheureusement très portée sur la chance, avec une zone Mamarazzi de plus de 3% et un winrate nécessaire pour s'imposer qui frôle les 37%. Ils ont clairement joué le côté psychologique de limiter le nombre de x2 en créant ces x3, mais leurs gros prix prennent trop de place dans la structure et c'est bien dommage. Pour information, leur ancienne répartition (que j'avais stockée) était similaire bien qu'un poil meilleure, avec une zone M de 2,89%.
     
    Conclusion : Une répartition presque aussi mauvaise que celle de Winamax...
    Update : En réalité pas tant que ça, disons plutôt à mi-chemin entre PartyPoker et Winamax. Cf la discussion très intéressante en page 4 du thread.
     
    Voilà pour les répartitions des prix, et si vous prenez un peu de recul vous comprenez désormais ce diagramme de Venn posté dans la FAQ de mon stream sur Twitch :

    Betclic et Unibet sont eux dans la zone jaune.
     
    5) Les graphes récapitulatifs
     
    Voici quelques graphes de répartition du rake entre les joueurs. Ils furent élaborés en page 4, je vous invite à lire la discussion et notamment les posts de @Padqui furent très instructifs également.
    Ces quelques distributions furent calculées sur 500 runs de 2000 games :
    Winamax :

     
    PokerStars :

     
    PartyPoker :

     
    iPoker :

    III) Le traffic  
    On entre maintenant dans la partie subjective de mon analyse, par conséquent je vais aller beaucoup plus vite car d'une part je ne dispose pas d'éléments factuels pour étayer mes propos, et d'autre part ce que je vais dire ne vaut que pour les hautes limites. Il va sans dire par exemple que si vous jouez des Spins à 2€, vous n'aurez aucun souci pour trouver des games sur n'importe quelle plate-forme à toute heure du jour ou de la nuit. Petite remarque : Je suis globalement d'accord avec ce que raconte PokerScout, qui était considéré comme fiable à mon époque et semble toujours l'être.
     
    1) Winamax
     
    Traffic en HU 100€+ : Excellent.
    Traffic en Spins (Expressos) 100€ : Excellent.
     
    Conclusion : Le meilleur pour faire du volume.
     
    2) PokerStars
     
    Traffic en HU 100€+ : Moyen.
    Traffic en Spins 100€ : Bon.
     
    Conclusion : Un bon choix pour les spins... Mais pourquoi y faire du volume avec un rakeback sous la forme de coffres à la con ?
     
    3) PartyPoker (et donc Bwin, PMU)
     
    Traffic en HU 100€+ : Médiocre.
    Traffic en Spins (JAQKpot) 100€ : Inexistant (littéralement, puisqu'ils n'existent pas).
    Traffic en Spins (JAQKpot) 50€ : Bon.
     
    Conclusion : Pas terrible, mais je serais curieux de voir ce que donneraient les 100€, car même en jouer peu serait intéressant vu leur rakeback et leur répartition des prix.
     
    4) iPoker (et donc Betclic, Unibet)
     
    Traffic en HU 100€+ : Affreux.
    Traffic en Spins (Twisters) 100€ : Médiocre.
     
    Conclusion : Vraiment le pire des réseaux en termes de traffic.
    IV) Le field  
    Quelques constatations personnelles sur le niveau du field. A nouveau je ne vais pas m'étendre car c'est subjectif, et je vous invite à vous faire votre propre opinion.
     
    1) Winamax
     
    Field en HU 100€+ : Ultra-tough, bourré des regs qui jouent GTO.
    Field en Spins (Expressos) 100€ : Ultra-chiant, bourré de 10-tableurs qui jouent l'escargot.
     
    Conclusion : On arrive ici au point noir soulevé précédemment, lorsque je parlais de la contrepartie des choix de Winamax en termes de rakeback. Leur field en HU est ultra-tough et ça c'est grâce à leur traffic donc rien à reprocher à Winamax là-dessus. Il y a beaucoup de joueurs récréatifs attirés par leur notoriété, et donc une bataille féroce pour être celui qui les jouera. Par contre en Expresso, il y a un véritable souci. La combinaison de la course au volume générée par les challenge Winamax et d'une timebank surréaliste pour des tournois hyperturbos (même les joueurs sitout mettent 5 secondes avant de fold !!!) a créé un écosystème rempli de joueurs présent sur 8 à 10 tables à la fois (Twopandas en est le plus visible, mais il est loin d'être le seul !). C'est une horreur de jouer avec eux car chaque décision leur prend minimum 30 secondes, et je suis persuadé que cela fait fuir une partie des récréatifs qui voudraient juste jouer au loto et sont contraints de regarder un pauvre type mettre une minute à limper son J3o en SB, puis une minute de plus pour le coucher sur la relance de BB.
     
    2) PokerStars
     
    Field en HU 100€+ : Trop peu joué pour me prononcer, semble assez soft.
    Field en Spins 100€ : Moyen.
     
    Conclusion : J'ai peu joué sur Stars, mais je n'ai été impressionné par personne. Il faut dire qu'avec leur politique désastreuse en termes de rakeback, les bons joueurs réguliers ont du migrer en masse.
     
    3) PartyPoker (et donc Bwin, PMU)
     
    Field en HU 100€+ : Moyen.
    Field en Spins (JAQKpot) 50€ : Moyen voire tough pour du 50€.
     
    Conclusion : Il y a quelques bons joueurs sur Party, surtout en Spins où l'afflux de regfishs issus de Spin Elite se fait clairement sentir. Ils n'ont aucune leak preflop car ils suivent religieusement le tableau concocté par leurs maîtres à penser, puis ils jouent fit or fold postflop avec un niveau de réflexion proche du poisson rouge. Le problème est que dans un format aussi short, le fait de jouer correctement preflop est très important et couplé à la bonne répartition des prix sur Party, ils ont très vite monté les échelons sans que leur niveau de jeu postflop ne suive la cadence.
     
    4) iPoker (et donc Betclic, Unibet)
     
    Field en HU 100€+ : Soft.
    Field en Spins (Twisters) 100€ : Soft.
     
    Conclusion : Il n'y a aucun joueur régulier sur ces sites. C'est somme toute logique car il n'y a pas de traffic, mais du coup les rares parties qui se lancent sont extrêmement faciles. Pour vous donner une idée, c'est le seul réseau où je vois régulièrement des relances à 3BB au bouton, que ce soit en HU ou en Spins.
    V) Le software  
    Quelques mots sur les points forts et les points faibles des différents softwares. A nouveau je parle d'un ressenti subjectif donc vous êtes libres d'en avoir un différent.
     
    1) Winamax
     
    Les + : Le soft est smooth, il a beaucoup progressé depuis mon départ notamment en termes de fiabilité. Je n'ai plus de crash ou de déconnexions intempestives comme je pouvais avoir à l'époque. Beaucoup d'éléments sont personnalisables, les notes sont agréables à utiliser, les tables hautement customisables  tout comme les tailles de mises. Les tailles de tapis affichées en BB c'est de l'or en barre pour multitabler, ça permet même de relancer des Expressos quand avec des blindes désynchronisées. On peut même allumer la radio du Go Fast pour grinder en musique, franchement c'est du beau boulot. Les - : Une timebank beaucoup beaucoup trop longue en hyper-turbo, et c'est un vrai problème. Un chat général qu'il faut désactiver à chaque connexion, tout comme le Winachat et la Multiplex Radio.  
    Conclusion : Du tout bon.
     
    2) PokerStars
     
    Les + : Le soft a très peu changé en 5 ans, à part l'apparition du pendant sportif BetStars et la suppression de la barre magique vers Supernova... Ça va donc plutôt dans le mauvais sens, mais comme c'était excellent à l'époque il y a de la marge avant que ça ne devienne mauvais. Les - : Ces put**ns de coffres à la noix qui me tiltent comme c'est pas permis. Ah et aussi certains bruitages que j'ai dû désactiver car ils me tapaient sur les nerfs, là où Winamax est personnellement plus agréable. Leur nouvelle gamme de sons "beta" me semble un peu meilleure, mais ce n'est pas flagrant.  
    Conclusion : Ils ont perdu leur programme de fidélité mais leur soft reste un modèle du genre, hérité de leur âge d'or (d'ailleurs ils n'ont pratiquement rien changé, et c'est tant mieux).
     
    3) PartyPoker (et donc Bwin, PMU)
     
    Les + : Euh... Je cherche encore... Ah si, une timebank très rapide ! Ca c'est agréable, on peut 2-tabler sans avoir l'impression de passer son temps à attendre, car ça joue vite. Et puis aussi cette fonctionnalité incroyable, la fameuse "Alerte partie serrée". Franchement, quel autre soft peut se targuer d'une telle fonctionnalité, un véritable miracle issu de Google Traduction sans aucun doute :
    Les - : Tout est affreux dans ce soft, je pourrais en parler pendant des heures (et d'ailleurs je l'ai parfois fait en stream, pardon aux viewers !). Les 3 pires offenses : l'absence de code couleur par multiplicateur dans les Spins, l'impossibilité de mettre les tables en mosaïque tant que le prizepool n'a pas été tiré, et le calvaire que constitue la prise de note à cause des tables qui reprennent sans cesse le focus (et l'absence d'une fenêtre détachable dédiée exclusivement aux notes, comme sur Wina et PS). J'ai aussi vu des Prizepools à 0€ et des catégories de tournois qui disparaissaient : la semaine dernière par exemple, plus de HU à 200€ , c'était 100€ max, et depuis ils sont revenus. Pourquoi ? Comment ? Mystère... Ah et puis ce côté réseau social qu'ils essayent de nous enfoncer dans la gorge avec les "amis" et une timeline facebookienne ridicule ! Bref, n'en jetez plus, la coupe est pleine.
    A quoi je pense ? A l’infamie de votre soft, pour commencer. Au passage, notez le "un réalisation" bien propre...
     
    Conclusion : Une calamité, à un point réellement tiltant. Il ne faut pas être nerveux quand on joue sur Party, car le soft va tout faire pour vous rendre fou. D'ailleurs pour la blague, je trouve Bwin encore pire que Party, la faute à un code couleur presque entièrement noir pas vraiment agréable (et pourtant j'aime le "mode nuit" dans beaucoup d'interfaces online).
     
    4) iPoker (et donc Betclic, Unibet)
     
    Les + : Pas grand chose, mais on peut faire adopter une expression à notre avatar, comme sur Full Tilt à l'époque. Surpris, énervé, content... Il y a sans doute un potentiel de Tilt Equity pour qui s'en donne la peine. Les - : Pas grand chose non plus. La prise de notes est pénible à cause de problème de focus, comme sur Party. Et c'est un détail mais je trouve les tailles des mises trop petites à l'écran. Au final on a quelque chose de ce genre :
    Je ne sais pas vous, mais je trouve ce "€0.30" vraiment super petit alors que l'information est essentielle.
     
    Conclusion : Meh. Ça fait le job même si c'est pas génial. De toute façon vu le traffic limité, je ne me retrouve jamais à jouer 10 tables sur iPoker, donc les petits défauts sont moins gênants.
    VI) Miscellanées  
    Vous avez remarqué que je n'ai parlé ni de cash game ni de MTT. La raison est simple, ces formats sont le Diable en personne.
     
    Bon, d'accord, je vais développer un peu, de toute façon c'est foutu pour ma nuit. Les MTTs, tout d'abord, eh bien ce n'est pas vraiment ma tasse de thé. Dans un sens c'est dommage car avec mon habitude de faire de longues sessions, ce serait sans doute très profitable d'avoir un MTT ou deux qui tournent en fond. Et je ne pense clairement pas être perdant sur le format, tant que je ne m'aventure pas dans des tournois à énormes buy-ins. J'ai quelques notions d'ICM et les concepts de steal et de resteal ne me sont pas étrangers. Enfin je pense sincèrement que les MTTs sont l'avenir du poker, le seul format qui survivra au passage du temps car même quand les robots auront tout envahi, l'aspect loterie et le rêve du "one time" continueront d'attirer les récréatifs (sans compter que le jeu GTO n'a aucune assurance d'être gagnant à une table de plus de 2 joueurs).
     
    Malgré tout cela, le peu de respect que j'ai pour ma santé mentale m'impose d'aviter les MTTs comme la peste. Tout y est réuni pour me détruire psychologiquement :
    Une variance irréelle : Quand on est habitué au grind hyper-lisse des HUSnG (le format avec le minimum de variance, comme expliqué plus tôt), on compose très difficilement avec les swings du poker de tournoi. Un rythme de jeu soporifique : il n'y a franchement rien de plus insupportable que le rythme d'un MTT, où chaque décision preflop semble être prise à l'agonie par l'ensemble de la table alors même que l'ICM dicte de jouer QQ+ et rien d'autre. Alors certes il y a des remèdes à cela, on peut toujours multitabler ou multitasker, et il existe des tournois 6-max voire 4-max où l'action est plus rapide. Mais même dans ces derniers, lorsqu'un palier de prix est à l'horizon mais pas suffisamment proche pour lancer le jeu main-par-main, on peut être sûr que les tank-folds vont revenir. Un différentiel de bonheur très mauvais : ce point est plus subjectif, mais je sais qu'il est partagé par beaucoup de monde. L'immense majorité des éliminations d'un MTT sont très douloureuses à vivre. Je dirais qu'il y a seulement 2 moyens de sortir heureux d'un tournoi de poker : Le gagner, ou gratter un payout inespéré, genre passer la bulle avec 2BB et sauter juste après. Par conséquent, plus de 90% du temps je vais rester avec un goût amer en bouche et ruminer les mains décisives au lieu de passer à autre chose.
    Sous la touffe de cheveux, c'est moi à Riga, lors de mon premier tournoi live où j'avais particulièrement mal vécu ma sortie. J'y étais allé avec mon meilleur ami la fleur au fusil prêt à bust au jour 1 et découvrir la ville, au final j'ai fini dans les places payées mais dévasté de mon élimination.
     
    Voilà pourquoi en dehors de quelques turbos pour rigoler et de quelques tournois shootout de HU, je ne m'aventure guère sur ce terrain.
     
    Ensuite pour ce qui est du cash game, c'est cette fois-ci le peu de respect que j'ai pour ma bankroll qui me fait éviter cette discipline.
    Déjà j'y suis moins bon, c'est une évidence. Je le dis humblement, je pense sincèrement être perdant en NL50 6-max à l'heure actuelle. Au mieux du mieux il est possible que je sois breakeven, et que je commence à perdre en NL100. Je n'ai tout simplement pas la discipline de jouer aussi peu de mains preflop et de fold des top paires ensuite. De plus, le niveau général a clairement progressé en cash game, et déjà en 2011 j'étais moyen, alors imaginez maintenant ! Alors oui je pourrais apprendre, mais franchement quel intérêt ? On ne peut pas tout maîtriser dans la vie, et il me faudrait jouer des heures et des heures à un jeu qui ne m'intéresse pas pour des enjeux faibles comparés au reste. Le zoom m'avait beaucoup plu lors de son apparition et j'envisageais alors de m'y mettre sérieusement, mais le traffic en .fr y est si mince...
     
    Il y aurait bien le cash game HU, où je pourrais en théorie être tout à fait compétent. Et là c'est un autre problème psychologique qui m'empêche de m'y adonner : j'ai énormément de mal à composer avec la pression que met le rake en cash game HU. J'ai une conscience très aigüe du winrate nécessaire pour battre le prélèvement du site, et elle me conduit très souvent à faire n'importe quoi (le cas typique étant une grosse fréquence de 3-bet et de 4-bet pour éviter le rake, ce dernier n'était prélevé que postflop).
     
    Et puis de toute façon il y a le souci du "all time high" dont j'ai parlé précédemment. Je n'ai jamais fait les comptes mais je suis quasiment sûr que j'ai perdu des milliers d'Euros en cash game PLO face à Renaud123 et d'autres pointures sur PS.fr. Pourquoi avoir affronté ces joueurs alors que je savais pertinemment ne pas être à leur niveau? Tout simplement car lorsque ma bankroll n'était pas à son "sommet" de la journée, et n'ayant plus d'action en HUSnG, je venais les défier pour ce qui se rapprochait le plus de "flips" sans en être vraiment.
     
    Reste une dernière chose, propre à Winamax : Les tables de Short Track. Là on est clairement dans mon domaine, et là présence de très bons joueurs de HUSnG indiquent que le rake y est battable, car ces joueurs n'y vont pas pour la beauté du geste et la jolie couleur bleue avec les traces de patins en fond. Le problème ici c'est la variance. Elle est gigantesque et très dure à quantifier, car contrairement à un HUSnG où on joue un buy-in fixe, les stacks vont souvent s'envoler pour avoir bien plus en jeu que le buy-in de 5BB. Et c'est très difficile de s'astreindre à se lever dès que le stack effectif dépasse un certain montant, surtout quand le joueur en face a prouvé son incompétence et que celle-ci se manifestera davantage à 20BB de profondeur qu'à 5. Tout ça pour dire que j'étudie le format, je pense qu'il est intéressant et battable sur le long terme, mais avec une bankroll nettement plus imposante que celle nécessaire pour jouer en Sit&Go.

    N'empêche que ce bleu, c'est presque envoûtant... Impossible de ne pas recaver quand on se fait déstacker pour la 10ème fois d'affilée par un joueur avec l'icône téléphone synonyme de non-GTO...
     
    Ah, allez, une dernière chose, les HUSnG et les Spins en PLO. Au départ je ne les pensais pas battables à cause des faibles écarts d'équité entre les mains. Mais quand le field fait des moves de ce genre...

     
    ...Disons qu'il y a la place pour être gagnant.
     
    VII) Le bilan  

     
    Voilà, c'est fini... C'était peut-être moins lyrique que les posts précédents mais j'espère que vous avez appris une chose ou deux. De plus ça me donne quelque chose que je peux linker sur mon stream ou ailleurs quand on me pose des questions, et à partir de maintenant on va pouvoir véritablement parler poker. Je file donner quelques cours et j'attends vos réactions sur les nombreuses erreurs qui émaillent ce document (56 pages sur Word n'empêche), j'en suis sûr.
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    Romyx 783 got a reaction from AurelShen in Vos moments les plus intenses en MTT ?   
    Au Highroller de Winamax à 3 left, un 5bet à tapis avec 86o qui passe face à insulogie pour passer chipleader avant de gagner le tournoi
  3. Like
    Romyx 783 got a reaction from wl4dymir in ***** Official 2011 Winamax Regs thread *****   
    tinmar c'est LA serrure de la NL30, pour sûr c'est pas un bot vu qu'il me trashtalk à chaque fois que je flope mon set
  4. Angry
    Romyx 783 got a reaction from Eternel in Listes des rooms/net susceptibles de rester dans l'illégalité   
    Ben écoute quand tu créé ton compte PS tu peux (bizarremet) choisir d'être du pays Guadeloupe. Je le répéte, c'est un doux rêve que je fais où ils bloqueraient les comptes du pays France et par un beau miracle ils oublieraient les comptes du pays Guadeloupe.
  5. Like
    Romyx 783 got a reaction from Da_P.I.M.P. in Listes des rooms/net susceptibles de rester dans l'illégalité   
    PS: un CP Radio spécial ouverture du marché serait le bienvenu
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