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Mr Sneeze

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About Mr Sneeze

Informations générales

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    thomas
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    Homme

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  1. Un article ma foi fort rationnel et sensé : http://www.slate.fr/story/187620/ecologie-changement-climatique-scenario-catastrophe-rationalite-panique-esperance-mathematique?fbclid=IwAR2_btyD35uNcMuFolLNzpQh7hM5s8o5jOgyvrUhlh-hX7criyAesaJRioQ
  2. https://medium.com/@jmj.fanpage/une-agence-gouvernementale-avertit-que-lindustrie-pétrolière-mondiale-est-au-bord-de-la-faillite-3a3d48fc3b51
  3. Redline warrior

    ^ C'est pas un non-sens du tout, c'est le propre de toute activité compétitive de devenir de plus en plus compétitive. Le poker est un jeu de skill, il est donc impossible d'empêcher le field de progresser. Il est impossible d'empêcher certains joueurs du field de chercher à progresser plus vite. Et il est impossible donc d'empêcher la transmission du savoir. L'edge est toujours relatif, et c'est pas propre au poker. Penser que l'éco-système pourrait d'une façon ou d'une autre rester fixe est illusoire. Il est inévitable que les bonnes stratégies soient imitées et se 'répandent'. Il est inévitable que les joueurs plus faibles progressent, et même s'ils progressent pas il est assez inévitable que d'autres bons joueurs puissent venir chasser sur des terrains de 'chasse facile' (rendant la chasse difficile). Il faut comprendre l'aspect dynamique du poker, on est jamais un bon joueur de poker une fois pour toutes, et c'est bien pour ça que les générations de bons joueurs se renouvellent et ne sont pas fixées. Mais comme au tennis, MMA, football, business en général : notre monde est de plus en plus compétitif ; essaie d'appliquer ton raisonnement = les coachs tuent l'écosystème-poker à un autre domaine sportif et tu verras la contradiction.
  4. Redline warrior

    Très intéressé par les idées que tu as à transmettre ! Cheers
  5. Byshop, j'avancerai l'hypothèse que tes visions du monde, toute théoriques, sont possiblement 'outdated', et il serait temps d'updater le software. https://www.economist.com/briefing/2019/10/05/the-stockmarket-is-now-run-by-computers-algorithms-and-passive-managers?fsrc=scn/fb/te/bl/ed/thestockmarketisnowrunbycomputersalgorithmsandpassivemanagersmarchofthemachines&fbclid=IwAR3OGWbXOtDHuO6d8d7yLa1ZfuaJxkwdSBN-QnQsqSpFN9_27N_S9gfxbq8 Si on vivait dans un monde où il y a de fait un choix entre un modèle ou un autre j'veux dire, ça serait intéressant d'en discuter. T'as cependant loupé un truc dans la réalité qui t'entoure: mécanisation et l'automatisation du monde, du système de production et d'information, quelque chose qui transcende toutes ces belles valeurs et théories complètement obsolètes de ce qu'est le monde social et économique. J'veux dire, tu vas nous bassiner longtemps avec des concepts datant du 18ème siècle ? (c'est le cas, pas une métaphore) Le monde est massivement dirigé par algorithmes, tu le sais, et pourtant tu nous parles du socialisme comme la peste (puisque dirigé?), et d'un libéralisme utopique, un libéralisme de valeur qui n'a rien à voir avec la réalité dans laquelle tu vis, je vis, nous vivons. Mec faut vraiment sortir de ton télé-écran, quand je vois ce que tu postes (et l'enfermement idéologique des esprits humains, même des intelligents, puisque tu es intelligent, je le sais IRL), j'me dis que ouais, en fait, on va effectivement s'éteindre gaiement en tant qu'espèce, car je vois pas comment on va se remettre collectivement les yeux en face des trous. Trop de conditionnement sur ce qu'est le monde, j'imagine pas mes semblables abandonner la voiture. Je trouve que ce que tu exprimes est exactement du même acabit: du déni, qui est compréhensible pour notre survie 'psychique' (c'est en effet difficile de se dire que dans 10 ans faudra possiblement faire sans internet sans voiture sans hôpital et sans supermarché), mais malheureusement apporte très peu d'espoir pour notre survie en tant qu'espèce. My 2 cents, mais ça devient barbant ces batailles capitalisme / communisme, on dirait des étudiants de 19 ans complètement puceaux du monde. J'ai mis l'article sur les algorithmes dans la finance (et la finance n'est-elle pas LE driver de notre monde aujourd'hui?), mais sérieusement si on voit pas la corruption corporate-industriel-étatique qui sévit de nos jours, si on voit pas de quoi Trump et Macron sont la manifestations (= un total parasitage du monde par les multinationales, nos maîtres), si on voit pas que le monde 'gronde' et que partout ça bugge, sérieux. C'est à côté de la plaque de ce qu'est le monde contemporain sur tellement de plans que de discuter comme ça. Comme si on vivait dans un monde libéral ! Ah ma foi tu m'énerves, tu me prouves que vraiment les humains sont trop fragiles pour affronter les défis qu'ils ont (= protéger leur santé d'esprit plutôt que de se préparer au tsunami). On perd tellement de temps collectivement, incapables d'updater notre rapport au monde. Ca va définitivement être une jolie vague de sélection naturelle.
  6. Le réchauffement climatique, finalement c'est assez lent, déjà ultra-visible pour les convaincus j'imagine (températures en Scandinavie l'hiver dernier !! températures globales ces dernières années, qui sont les années les plus chaudes depuis qu'on enregistre), mais DEBATABLE pour les non-convaincus. C'est vrai que la mer monte (voir Nord de la France), mais finalement ça va assez lentement, et ça parait 'gérable'. En fait on s'est juste pas encore pris des ruptures de production agricole du fait du réchauffement climatique, donc 'ca passe'. Disons que ça reste pour l'instant un sujet de débat qu'on peut prendre à froid, avec distance, et en discuter. Perso, je pense que ça va aller de pire en pire et de plus en plus vite, et que d'ici la fin du siècle ça aura complètement perturbé la domination acquise de l'homme sur son environnement. Mais si ce n'est qu'on a des canicules nettes et que pas mal d'endroits du monde brûlent (Australie en ce moment, Californie, Scandinavie, Amazonie. Tous les endroits en -ie!), que des mégapoles sont tellement pollués que les avions peuvent pas atterrir (Dehli), c'est vrai qu'on peut (encore, pour l'instant), discuter de la gravité ou non de la chose. Cependant, j'ajouterai un point: l'extinction de masse de la vie. On peut discuter d'articles et de tout ce que vous voulez, mais VOUS, est-ce que vous voyez le Vivant mourir depuis votre naissance (j'ai 31 ans) ? Je comprends bien que les humains s'habituent à tout et s'adaptent, mais si vous ne voyez pas cette mort généralisé qui sévit autour de nous, je pense qu'il faut peut-être sortir la tête de l'Ecran... sortir de l'Abstrait en tout cas. Cet aspect extinction de masse (qui finira bien sûr, sûrement bientôt, par nous retomber dessus sans que ce soit alors discutable), n'est-il pas un clair signe de la dévoration de notre civilisation sur le monde ? En conséquence, si on est arrivé (sans le vouloir vraiment évidemment, on ne 'contrôle' pas notre développement civilisationnel) à impacter autant la biosphère, est-il inenvisageable qu'on ait aussi perturbé des cycles climatiques ou géochimiques ? Je comprends qu'il y ait nécessité de méfiance et d'esprit critique envers les discours de pouvoir, scientifiques, médiatiques, religieux, mais si on met en corrélation les discours de 'dépassement des limites' avec le Réel qu'on a devant les yeux, n'est-il pas évident qu'il se passe quelque chose d'énorme ? N'est-ce pas quelque chose qui se 'sent', au delà de l'abstraction dont on fait preuve dans ce topic ?
  7. ^ Voir l'exemple de Cuba j'imagine, qui après blocus a plutôt bien réussi à transiter à une agriculture urbaine intensive, sans produits chimiques (pas d'importations). Voir aussi Detroit où il y a beaucoup plus d'auto-production urbaine du fait de l'énorme crise sociale qui a tapé cette région. Ou simplement l'exemple de Paris et alentour au XIXème siècle, qui produisait énormément de nourriture par maraichage intensif (les bouquins écrits à l'époque sur la gestion de ces systèmes inspirent aujourd'hui ceux qui se mettent à la permaculture, pas grand chose de mieux ayant été publié à ce sujet depuis!). Ca sera primordial d'augmenter (vite si possible, sinon aïe) les capacités d'auto-production alimentaire des villes. Le problème n'est pas tellement les villes, puisqu'elles existent depuis des millénaires, mais plutôt la 'demande' d'une ville sur son environnement. Le problème des villes et du mode de vie contemporain en général, c'est que l'impact de chaque citadin est démultiplié par un monde de flux de marchandise globalisé. Quand je vivais à Amsterdam, les locaux étaient très content d'affirmer qu'il était possible de polluer moins, utiliser le vélo plutôt que la voiture comme ils le font tous, MAIS ce qu'ils manquent complètement c'est l'aspect dévorateur d'Amsterdam en termes de transports qui AMENENT des choses (tout en fait) dans la ville.
  8. J'ai trouvé ça fun , tu m'as fait marrer, parce que je sais que je suis extrême, mais en même temps c'est pas une 'contrainte' nécessairement tout ça, c'est juste une autre approche de l'existence ! Je décrivais tout ça comme une réalité que je vis, moi, et que j'apprécie. Je vois pas trop de problème à vivre sans trop d'artifice. Je précise quand même quelque chose sur les orties: c'est délicieux, et c'est plus riches que les épinards. De manière générale de toute façon les plantes sauvages sont infiniment meilleures que la plupart des produits que tu peux acheter = elles ne sont pas pesticidées ou traitées. Elles se sont aussi développées toutes seules comme des grandes sans intrants. J'expérimente tout ça pas du tout en mode 'survie' et perte de confort, perso pour moi c'est ultra-intéressant de découvrir tout ce qu'on peut manger, j'ADORE manger, varié et bon. Il est cependant certain que vu qu'on s'est tous habitués à des cycles de dépendance, on a perdu ce que c'est de se nourrir soi-même, la difficulté de se passer de certains aliments, et l'ignorance des plantes qui nous entourent (entouraient?). Il y a donc beaucoup d'imaginaire à ce niveau-là: si on sort de notre système de mega-transports en flux tendus, on se retrouve à manger des soupes de cailloux ! C'est ne pas prendre conscience de l'infini gustatif que propose le végétal ! Enfin j'sais pas perso ça fait des années que j'me nourris correctement et majoritairement végétarien, donc j'ai pris l'habitude et j'en tire beaucoup de plaisir, mais quand je vois les habitudes alimentaires autour de moi c'est sûr que ça va être difficile pour pas mal de monde de se débrancher !! Mais la question de la bouffe est ultra-primordiale et intéressante pour l'avenir de notre société sans aucun doute. Typiquement pour moi il ne fait aucun doute que pour collectivement survire, il faudrait peut-être arrêter ce qu'on fait avec la viande et l'élevage. Il est ultra-apparent que tu produis beaucoup plus de bouffe avec du végétal qu'avec de l'élevage animal, pour plein de raisons, mais pour faire simple => on utilise beaucoup de zones cultivables pour produire du grain et nourrir des animaux + le végétal ça pousse très très vite, bien plus vite qu'un poulet ou une vache ; ça serait donc collectivement infiniment plus résilient d'arrêter la viande (je parle pas de l'horreur du système d'élevage en plus). Pour l'aspect 12°... Ma foi il est grand temps qu'on réaprenne qu'avoir une température constante de 20° chez soi n'est pas NORMAL, ni un droit de l'homme. Le normal, c'est de vivre avec les saisons et l'environnement qui nous entoure, et notre corps sait très bien faire ; on se conditionne juste toute notre vie à quelque chose, et donc on grelotte dès que cette matrice est perturbée. Mais j'assure qu'on dort très bien sous une bonne couette avec 12° de température, vraiment aucun problème sauf si on essaye jamais de le faire ! Quand à alumer un feu pour se chauffer, ouep c'est un peu plus de temps qu'allumer un radiateur électrique, mais c'est pas non plus vraiment une contrainte avant qu'on essaye, et il faut aussi voir le CONFORT que c'est d'avoir un feu: moi j'trouve ça juste magnifique un feu, c'est un confort de vie de discuter autour d'un feu. Perspectives ? Et mon point final: chacun tire ces conclusions sur cette dynamique d'effondrement, pour moi c'est certain qu'on va vers un mur, je suis très pessimiste sur nos possibiltiés d'ajustement, donc je pense qu'on va juste continuer jusqu'à ça bloque. Il n'y aura pas d'ajustement progressif. Pas de sortie du système voulue, mais forcée. Que devient notre monde au quotidien quand ça bloque? Moi je choisis juste d'apprendre à bouffer / gérer mon corps par moi-même (pas été malade / en nécessité d'un médecin depuis de nombreuses années, simplement parce que je bouffe de la nourriture vivante et évite à mort tout ce qui est transformé ou traité. Ah et j'ajoute que ce n'est PAS cher si on apprend comment faire ; typiquement j'achète principalement au marché des super légumes à 2-3€ le kg), parce que je pense que ça m'aidera dans un futur chaotique où les apports du système-supermarché ne sont plus assurés. Je prends des douches froides parce que c'est important de se connaître ET qu'en le faisant on réalise qu'on peut booster notre système cardio / immunitaire et comprendre qu'un humain, c'est une machine de guerre. On a juste oublié, et du coup on est ultra-fragile. Cherchez Wim Hoff (the Iceman) sur Youtube à ce niveau-là ! Ultra intéressant. Moi j'explore le concept d'anti-fragile. Je me dis qu'on peut faire naître un monde à la walking dead, manger du rat dans les villes (ou de l'humain hein pourquoi pas), en tout cas que l'humanité est rentrée dans une époque d'auto-dévoration par arrivée sur les limites. Ca m'a longtemps terrorisé mais là j'en sors, j'accepte juste dès maintenant que le futur ne pourra pas être comme maintenant. Je pense à ma fille qui vient de naître et dans quelle monde elle vivra à 20 ans. Donc quelque part je m'y prépare déjà... et j'ai donc investi ma roll poker pour un terrain avec une grande capacité à auto-produire ma bouffe ET produire un surplus facilement pour la communauté qui m'entoure, parce que ça me parait vraiment ma meilleure orientation niveau résilience (la bouffe me paraît le thème central, vivre sans électricité on peut faire, mais si on a rien à bouffer, là ça devient vraiment horrible ; et par ailleurs coopérer avec le collectif au niveau local, et apporter des avantages, ici de la bouffe, à ceux qui m'entourent, est probablement une des meilleures manières de survivre, le groupe se protégeant lui-même). Mais chacun agit comme il l'entend avec les informations qu'on a, mon attitude est subjective, radicale, assez extême et rare, j'en suis bien conscient, j'ai ptet une certaine parano et un certain dégoût du monde contemporain, et je présente pas ça comme LE truc que tout le monde doit faire. Ca s'aligne juste bien avec moi-même.
  9. @doublejef: je suis moi même originaire du nord de la france, ma famille toujours là-bas. Alors oui cette région est la plus dense d'europe (axe Londres-Lille-Paris-Bruxelles / Pays-bas / Allemagne). Donc déjà si je dois exprimer le fond de ma pensée, si tu penses vraiment résilience (survie?), tu mets pas les atouts de ton côté à vivre dans des régions ultra-denses dépendant d'un apport continu de nourriture de l'extérieur. Mais du coup oui ca va être plus dur de trouver des terrains à bas prix dans les régions les plus densément peuplées, densément urbanisées, où toutes les terres agricoles sont de toute façon déja monopolisées et surexploitées. Comme j'ai dit, moi je parle de la montagne, à l'ultra-périphérie, et le 'prix d'accès' à cela est compensé par une accessibilité qui n'est pas la même (concrètement il faut marcher). Et effectivement, je suis pas relié au réseau. Et aucun problème pour les pierres: dès que je terrasse une zone je récupère plein de pierres, et la terre est ultra argileuse. Ajoute que c'est une zone de forêt et il manque pas grand chose en termes de ressources brutes. Enfin voilà quoi, si tu veux être autonome et que t'as pas trop les moyens, c'est sûr que ça me semble pas la meilleure idée de construire une maison à énergie passive en banlieue liloise, quand tu as tellement d'endroits en Europe ou dans le monde où tu peux acheter de la terre pour pas grand chose. En France ya plein d'endroits où l'hectare ne coûte que quelques milliers d'euros. Et aussi beaucoup d'endroits où il est tout à fait possible de relativement contourner les législations. Ca dépend de fait bcp des maires et 'au cas par cas', question ultra-pertinente pour n'importe qui qui veut un habitat léger du type yourte ou tiny house. Mais quand tu penses au potentiel d'effondrement, pour moi c'est évident qu'il faut contourner tout ce système de permis de construire et de conformité aux régulations, car il est probable que ce système perde prise et contrôle. Bon bref c'est vraiment un sujet complexe selon les endroits, aucun doute que c'est pas quelque chose qui se fait facilement aux Pays-Bas ou en région de Bruxelles, Lille ou Paris, si on exclut les squats urbains. Si tu veux être moins prisonnier de cette matrice, pas le choix, faut aller en périphérie, là où le maillage de contrôle est plus lâche et inopérant. Sur les 500m2 de terrain, on en revient à la question de trouver ça quand on vit dans un centre urbain. En effet, dur. Mais pas dur dans quantité de régions en France dès lors que la densité est plus faible. Pour la productivité alimentaire, je sais pas, je sais qu'il y a plein d'agriculteurs qui déracinent les orties ou pissenlits au lieu de les manger, donc ouais on voit ptet pas la même abondance. Là où je suis (Ariège) ya juste une abondance de plantes sauvages, donc j'ai un potager, mais en fait t'as vraiment qu'à te pencher pour ramasser de la bouffe. C'est sûr que dans notre culture pas tellement de gens se cuisinent des plantes sauvages, mais je dis juste que le végétal, quand tu le laisses un peu faire, il produit de ouf. Quantité d'exemples de culture urbaine, bio-maraichage intensif sur petite surface ou ce que tu veux, qui montrent bien ça. Mais on parle bien de nourrir une famille ici, et il faut considérer que ça veut dire manger tout à fait autrement !!! Genre vraiment, et j'crois que c'est ça qui bloque les gens. Il faut forcément le ptit sucre ou la ptite graisse et le ptit bacon et la tartine beurrée. Mais si t'es ok de manger juste des légumes tout le temps, ben ouais c'est possible de produire asser pour soi sur petite surface j'en suis totalement convaincu. La difficulté de passer du hamburger (ou peu importe) à la soupe fade de topinambours est cependant bien réelle ; mais la soupe te nourrira suffisamment si tu prends l'habitude de ce régime alimentaire. Et j'ajoute, PERSONNE ne mange des orties, mais c'est des légumes gratuits abondants partout, et ultra-résilients. Chataignes, noix, pommes sauvages... un seul arbre produit toujours une tonne et la majorité se décompose sur le sol. J'vois pas grand-monde qui ramasse. Pourtant nos ancètres avaient ce genre d'attitude: glâner toutes sortes de bouffe sans nécessairement aller l'acheter à un producteur. Non vraiment, on a juste pris l'habitude du supermarché et de la carte de crédit, on a complètement oublié ce que la nature pouvait nous apporter quand on la laisse juste faire. Sujet complexe du conditionnement :).
  10. Ah c'est bien, ce thread revient sur un thème important et pertinent de notre futur: la bouffe ! Par rapport au post de @doublejef, faisant moi-même l'expérience de transition, je désaprouve assez largement. J'ai acheté un terrain non-constructible (ca veut dire prix inférieur évidemment) à la montagne d'environ 1ha, avec des cabanes construites dessus. C'est pas moi qui les ai construites, mais je réalise en mettant la main à la pate sur les rénovations - réparations, que c'est tout à fait possible d'auto-construire, n'importe qui peut apprendre sur le tas, et par ailleurs ce n'est pas forcément cher du tout si t'as le temps et l'énergie de le faire, quelques bras et des matériaux sur place. Mais par contre il faut vraiment arrêter de vouloir utiliser des matériaux de construction (arrêter de penser 'acheter' en fait), et pour ce qui est mentionné ici: Ca faut vraiment oublier, sauf si on a la thune pour se payer un projet à 200K€ en effet. Par contre, si on réfléchit à construire de manière vraiment plus rustique, t'as pas du tout ces problèmes: tu te fais juste une cabane, maison enterrée, murs en terre crue ou peu importe, mais on oublie certainement les pompes à chaleur etc ! Je pense que n'importe qui peut auto-construire une maison pour moins de 10K€. Ca ne prend pas en compte la question de la constructibilité / autorisation de construction, mais à ce niveau là vous faites comme vous le sentez ... Bon je peux mettre des liens sur le thème de l'auto-construction si ça intéresse certains (un peu trop spécifique pour le thread peut-être). Mais les humains construisent depuis longtemps, les premiers colons aux USA construisaient évidemment eux-mêmes leur maison (et ils avaient pas de thune), on a construit des maisons qui tiennent au temps avec juste pierre, terre, bois, sans forcément avoir besoin d'une pelleteuse et d'une entreprise de construction. Enfin bref. C'est pas comme si j'avais compris ça depuis longtemps, c'est tout récent, mais vraiment on est conditionné pour être dépendant au Système, et consommer, toujours et encore, même quand on est dans une démarche résiliente ... Mais la résilience c'est évidemment d'apprendre à vivre avec (beaucoup) moins, beaucoup moins de services notamment ; et il se trouve que c'est plus facile qu'on le pense. L'erreur est de vouloir 'avoir autant et la même chose qu'avant', et de vouloir le faire en mode écologique. Là en effet tu vas payer, et tu seras même un pigeon, puisque c'est assez tendance. Mais en fait pour être vraiment écologique, il faut juste accepter que c'est OK de vivre dans une maison où quand tu te réveilles il fait 12°, et tu dois te bouger le cul pour te réchauffer, ou juste rallumer un feu dans le poelle. Sur l'aspect alimentation, évidemment si on part d'une terre morte ou très peu fertile, c'est plus compliqué. Mais dans un terrain assez réhabilité, et en étant assez smart, il apparait vraiment qu'on peu nourrir une famille avec 500m2, ya pas mal d'études qui montrent ça, et ma propre expérience l'indique aussi. Je veux dire en fait que les plantes, les légumes, ça pousse vraiment tout seul. Faut pas oublier les plantes sauvages et tout ce qu'on peut glaner sans aucun travail (mais c'est pas comme si faire un potager demandait beaucoup de travail si on le fait avec intelligence). Après c'est certain qui si on veut manger son bifteck et son bol de nesquick, et avoir de l'huile et du sucre quand on en a envie parce que c'est un droit de l'homme, ben c'est plus dur. Mais produire du végétal, c'est vraiment pas si dur. Ya rien de dur à produire plein de patates et plein de légumes / fruits, sur une petite surface. En tout cas perso j'ai 1ha, et ça me parait clair qu'en étant juste un poil actif, ca produit pour ma famille ET pas mal d'autres gens potentiellement. Un homme torse nu qui parle d'abondance végétale:
  11. JJ à 9 left du Thursday Uppercut 20€

    Hum je pense aussi qu'il faut 3b ici, parce que vilain n'est pas vraiment UTG mais plutôt HJ. Ta main a de toute façon 63% d'équité contre une range d'open top 16% (ce qui serait assez tight ici). Tu penses à la situation où il 4bet, mais en fait ton adversaire va probablement call plus souvent qu'il ne shove (dépend de ton sizing), et tu es devant sa range de call ! Et t'as 46% d'équité contre une range de 4B shove comprenant le top 3% des mains (bien tight donc), ET tu couvres ton adversaire dans un KO. Looks like an easy 3b / call to me! Stratégiquement parlant à ce stade du tournoi, t'as vraiment un stack qui te permet d'appliquer de la pression sur ton adversaire, qui est probablement 5 ou 6ème sur 9. Donc si t'as l'image d'un gars qui ne blufferait jamais cette situation preflop, ça me semble assez bizarre tant tu peux mettre des gros leviers sur un stack de 40bb en late game KO. Flop / turn ok, on peut réfléchir à parfois check-raise le flop contre ce sizing: sur ce board un peu discontinu, t'auras des mains que vilain n'aura jamais, comme T4s / T5s et 54o + plein plein plein de combos de Tx et pas mal de draws. Donc BB a un avantage de range sur ce type de mains: t'auras plus de doubles paires que vilain. HJ a par contre un avantage en termes d'overpaires évidemment, et une range plus concentrée. Je sais pas ce qu'un solver nous dirait de check-raise ici, faudrait étudier le spot. Mais si un solver comme PIO indique que HJ devrait cb une bonne partie de sa range sur ce board (probablement), je pense que PIO indiquerait à BB de check-raise une partie de ses Tx par exemple (donc on check-raiserait évidemment JJ dans ce scénario). A étudier, c'est juste mon intuition du spot là. River c'est un fold difficile dans l'absolu (car on risque vraiment de trop fold), mais cependant sur cette texture, je pense que l'overbet shove river de la part d'un joueur solide va vraiment indiquer une force énorme ; autrement dit je pense que dans les meta actuelles, ce spot n'est pas bluffé aux fréquences correctes pour ce sizing ( = vilain probablement under-bluff). A cela s'ajoute l'ICM du late game (vilain n'est pas dans une situation où il va engager son stack facilement a priori), et le fait que tu couvres vilain dans un KO => cela diminue son incitation à faire un gros move à mort, en tout cas ça semble être comme ça que beaucoup de regs solides vont gérer ce spot de late game. Et puis ta range perçue contient plein de Tx, une main que tu vas certainement pas snap-fold river: je veux dire par là que c'est ambitieux de faire fold une range perçue contenant principalement des top paires (top pair n'aime pas folder). Nice hand anyway, tough spot !
  12. [NL500] Barcelone - tank river

    Bien d'accord avec Cocolegros74, le sizing river semble un peu trop gros. J'y vois 2 raisons: vilain est décrit comme potentiellement scared money, et le flush draw rentre. C'est pas uniquement que maintenant ta main est battu par certains flush, c'est aussi que ça va être beaucoup plus difficile de te faire payer par une main comme 88. River fold clairement, 22 et 44 jouent probablement toujours comme ça, ainsi que pas mal de combinaisons de flush. Un peu du mal à voir des bluffs ici quand vilain shove, ta range est non-cappée river et t'as en tout cas plein de flushs dans ta range aussi.
  13. Le communisme marche très bien dans les petits groupes c'est tout. De même que l'idée démocratique. A partir du moment où tu as des infrastructures avancées et une spécialisation avancée des membres du groupe, d'autres logiques entrent à l'oeuvre. Mais sinon moi j'men fous, je défend pas le communisme en soi, chacun pense comme il veut, chacun de toute façon veut toujours défendre ses privilèges, petits ou grands, et beaucoup d'humains vivent prisonniers de la peur, ce qui conduit à bien peu de sagesse collective. Je n'ai donc que peu d'espoir ou d'intention de chercher à bousculer les conceptions de quiconque, je sais bien que ça ne fonctionne pas. Je n'ai certainement pas publié la chronique de Frédéric Lordon pour défendre le communisme 'en soi' (même si l'arrivée aux limites terrestres pose cette question d'une potentielle 'conscience de partager un espace limité' au niveau de l'espèce), mais plutôt vis à vis de ce qu'il dit sur les limites de soutenabilité d'un système où les accidents industriels sont, ou pourraient bien devenir, la norme de nos quotidiens. Ce qui évidemment en limite l'attractivité. Dans tous les cas, l'idée communiste t'irrite, je vais pas essayer de te convaincre de la pensé qu'il y a derrière, ça serait me prendre un mur idéologique difficile à briser. Pour moi c'est pas important, j'aime juste étudier les choses ; je vois donc que tout système de pouvoir produit des normes et de la propagande ; et ainsi je ne comprends pas trop le débat capitalisme / communisme sur le plan des idées : tout système de pouvoir concentré produit son idéologie ; je vois donc autant les limites de l'URSS que de la Chine Populaire que des USA que de l'UE que de la France. Et de toute façon l'Etat n'est pas du tout la donnée pertinente du monde contemporain, fait de réseaux et de flux traversant tout. Je pense simplement qu'il devrait être théoriquement possible de s'organiser autrement que dans des logiques pyramidales où un petit nombre fait travailler d'autres humains à leur service. Et ayant de toute façon la même approche organisationnelle vis à vis de l'ensemble du vivant: nature devenant 'ressource', arbre devenant 'bois', exploitation d'autres espèces dans des logiques totalitaristes... l'humain devient bétail pour l'humain, l'exploitation de l'autre devenant réalité incompressible. Je pense juste qu'il est éminément plus agréable, épanouissant et libertaire, de compter sur une communauté coopératrice que d'embrasser le mode de vie rapace. J'implique tout cela en considérant évidemment la compétition du Vivant comme réalité effective, donc compétition sexuelle principalement, mais de fait les Hommes comme les mammifères gagnent souvent à travailler en groupe.
  14. C'est exactement ça, communisme = retour à l'age de pierre, et ça je n'en veux pas. Ma foi, l'idée a déjà été avancée que les hommes vivaient mieux avant la sédentarisation, et également avant la révolution industrielle: leur nourriture était tout simplement plus riche. Bon dans tous les cas, mettre le monde en alternative: c'est ce qu'on a maintenant OU alors on retourne dans des grottes ; n'est-ce pas ultra-réducteur et pas du tout adapté à la multiplicité culturelle des Hommes ? N'y a t il pas eu de multiples cultures et expériences de société dans l'Histoire de notre espèce ? Peut-on remettre en cause les dégâts que notre civilisation effectue sans tomber dans les clichés ? Sinon, mon point reste, tu me demandes de citer des Etats communistes n'ayant pas été autoritaires, et moi ce que je te dis c'est que l'idée communiste est incompatible avec l'idée d'Etat. Et les sociétés ressemblant le plus à ça sont les sociétés de taille modeste ayant cohabité aux Amériques avant l'ère coloniale ; évidemment sans avoir rien lu de l'idée communiste : il s'agit plutôt de sociétés où la dynamique collective supplante largement les dynamiques individuelles, et où également le rapport à la nature (la richesse commune) est placé dans une logique d'équilibre plutôt que de rapacité / exploitation. C'est probablement de toute façon la forme d'organisation qui a dominé les activités humaines dans le temps, les mega-structures que nous connaissons aujourd'hui étant tout à fait récentes historiquement et pas un état naturel de l'organisation de la vie humaine. Il y a aussi des clairs signes que notre système-monde est globalement socialiste, particulièrement quand il s'agit de socialiser les pertes des institutions financières ; cela en contradiction évidemment avec une privatisation des 'communs' et un libéralisme autoritaire pour le prolétariat, qui reste / est redevenue une notion pertinente pour définir les conditions de la masse des Hommes sur Terre de nos jours. Il y a socialisme de notre monde qui se dit purement capitaliste et libéral: déjà parce que les ressources sont ultra-concentrées, que moults industries fonctionnent sur un format de type cartel, que toute grande multinationale tend à prendre une forme monopolistique ou oligopolistique, etc. La gestion de la crise financière de 2008, dont nous risquons de voir les conséquences bientôt, aura été socialiste plutôt que capitaliste: une approche capitaliste aurait été d'accepter la banqueroute d'acteurs ayant littéralement chié dans leurs stratégies d'investissement (libre concurrence du marché, ou compétition du vivant, comme tu dis: du coup ceux qui échouent, coulent). Ici ces acteurs ont été maintenus en l'Etat au prix d'un sacrifice de l'ensemble de la société, d'une explosion des dettes souveraines et de ce que le système demande à la population. Au delà de ça, je trouve vraiment intéressant cette exigence d'apporter des solutions dès lors qu'on critique le système actuel. Tu me demandes d'avoir une réponse toute faite à l'organisation des activités humaines sur Terre ? C'est absurde. Je n'ai absolument aucune solution clé en main et personne n'en a ; je fais confiance à l'intéraction humaine pour faire naître au cas par cas ces solutions, qui seront de toute façon locales et dépendantes des circonstances. Je n'ai pas de système-monde pour remplacer l'actuel système-monde, mais je peux tout de même affirmer (et c'est subjectif) que ce système est décadent, dysfonctionnel, et intimement suicidaire. Je pense justement qu'il faut déjà activement travailler à construire des possibles à tous les niveaux: avec nous-mêmes, avec nos proches, et puis aussi dans notre ville ou aire géographique, ou alors dans notre domaine d'activité. Ce n'est pas parce qu'on a pas de réponse définitive à un problème qu'il faut abandonner la réforme (ou la mise à bas) d'un système fondamentalement dysfonctionnel, parce qu'il ne conçoit pas la réalité organique de l'environnement dans lequel il opère (typiquement ici: modèles de croissance et d'accumulation infinies dans un monde fini et fragile).
  15. Tiens Byshop, Frédéric avait anticipé ton opposition et écrit ceci à la fin de son article: Il est évident pour tout personne ayant étudié SERIEUSEMENT la question de l'URSS, que l'URSS n'était pas un communisme mais un socialisme associé d'une monopolisation de l'ensemble des pouvoirs. Communisme réfère à la notion des 'communs' (notion historique très pertinente jusqu'à la fin du moyen-âge, et qui n'évolue qu'avec la concentration des pouvoirs étatiques). Dans un sens l'URSS ressemble vraiment beaucoup à notre monde: concentration des moyens de production et de répression dans les mains d'une oligarchie. Je recommande aussi le documentaire, dispo sur Youtube, 'Hypernormalisation', d'Adam Curtis (BBC), qui compare la confusion de notre époque avec l'URSS des années 80: tout continue 'business as usual', mais il est évident que le système est devenu inefficient dans plein de domaines, et la confusion des masses est réelle. Si tu veux penser 'communisme', pense plutôt aux Indiens d'Amérique. On est beaucoup plus dans le sujet. Ou comme le note bien le Frédéric en identifiant totalement les 2 systèmes comme des productivismes, il n'y a pas de différence de nature entre le modèle de l'URSS et le modèle capitaliste: les 2 fonctionnent sur une exploitation des hommes et des choses, dans une logique exponentielle d'accumulation du capital. Guy Debord, un penseur critique des années 60 que tu connais peut-être (et qui mérite notre intérêt, de même qu'un penseur comme Jean Baudrillard, si l'on chercher critiquement à comprendre le monde social qui nous entoure), disait qu'il y avait 2 types de sociétés du Spectacle, l'une concentrée (URSS), une autre dispersée (le capitalisme dominé par le modèle américain). La logique spectaculaire domine les rapports sociaux dans les 2 cas (lire l'auteur pour comprendre ce concept de 'spectacle'), la logique d'accumulation industrielle est totalement la même (recherche de puissance par l'accumulation exponentielle), l'exploitation des humains au service de la méga-machine / meta-structure est également très similaire. Je pense vraiment que tu devrais aller plus loin sur cette question, ton opinion reste très influencée idéologiquement et semble reposer sur une compréhension très partielle de l'histoire. Mais Frédéric est suffisamment cassant déjà pour que j'ai pas besoin d'en rajouter une couche ; j'suis juste d'accord avec lui: penser que sortir du capitalisme veut dire reconstruire l'URSS, faut vraiment être 'simplet' pour penser ça. Je pense pas que t'es simplet dans l'absolu, donc give it a try IMHO (de dépasser le tissu idéologique qui t'a construit et t'entoure).
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