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Mimi__

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Je les aime

Je ne les aime pas trop


Ils m'aiment

Ils ne m'aiment pas trop

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    Mimi__ reacted to salette in Yoh Viral est il malaisant ?   
    Si vous ne voulez pas que vos nuits deviennent un enfer comme celles de @FMK ne cliquez pas sur le spoiler
     
     
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    Mimi__ reacted to salette in Yoh Viral est il malaisant ?   
     
    Arrêtez de dénigrer mon nouveau business c'est chiant à la fin
     
     
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    Mimi__ reacted to j94no in Yoh Viral est il malaisant ?   

     
    "Perdre contre un youtuber" 

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    Mimi__ reacted to Tuni in Real Post 2   
    Il se rasait l'autre jambe
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    Mimi__ reacted to deux oreilles in Real Post 2   
    Pour changer de sujet et parce que Facebook m'a rappelé ce souvenir récemment, j'ai une petite CSB sans prétention mais avec une douche romaine, de la drogue et deux femmes qui déchirent mes vêtements...
    ######c'est l'intro chiante#####
    Il y a 11 ans j'ai acheté une petite maison dans les Flandres avec jardin orienté plein nord. Vous avez beau vous moquer de gexti faut être bien plus balla que moi pour se payer le plein sud.
    Bref l'histoire a lieu 6 plus tard. La maison est un chantier sans fin parce que c'est toujours pareil, passé les premiers mois la motivation décroît aussi vite que l'holothurisme de Romain Holmes. 
    La scène se passe à l'étage, étage initialement composé de 2 chambres de 4m2 qui est devenu une grande pièce unique de 8m2 depuis que j'ai abattu la cloison. Le détail c'est que là où il y avait le mur, ben y'a pas de parquet donc ça fait quelque années que j'enjambe une tranchée de 15 cm.
    ##### ça commence ici ####
    On est donc un samedi de juillet et j'enduis du placo dans la chambre. Avec mon petit seau, je me déplace de gauche à droite face au mur, la fameuse technique du pas chassé.
    À un moment donné je sens le sol disparaître sous mon pied. J'ai du perdre conscience quelques secondes parce que je me "réveille" assis par terre et une jambe coincée entre deux lattes du plancher (c'était dans l'intro, fallait la lire).
    La tranchée faisait la largeur de ma semelle et j'ai réussi à marcher exactement où il ne fallait pas. Autant dire que ma cuisse est bien coincée et que je commence à me dire que je vais douiller pour sortir de là.
    J'essaie de m'extirper mais ça bloque vraiment, je passe la main le long de ma jambe et je sens qu'un clou qui dépassait d'une poutre est planté dans le genou.
    Pas de panique, je pivote tant bien que mal pour me dégager mais ce put**n de clou est super long, j'ai pas assez de marge. Le shot d'adrénaline me donne la super idée de forcer, tant pis ça va piquer. Ça marche pas non plus, le clou est tordu vers le bas, je suis pris compte une carpe au bout de la ligne.
    Pas de panique, mon téléphone est à portée, je peux appeler les pompiers. J'ai du mal à faire comprendre ma situation mais ils m'envoient une patrouille, double coup de chatte il y a une caserne à 500m.
    10 minutes plus tard 2 pompiers sonnent à la porte et attendent que je leur ouvre, ça commence fort. La caserne est pas loin mais ils y ont pas regroupé les premiers de la classe. À force de gueuler ils finissent par comprendre que c'est ouvert en me disant qu'ils se demandaient s'ils allaient avoir à casser la fenêtre...Ils voient ma triste posture et se disent qu'ils ne sont pas équipés pour ça, faut appeler du renfort. Renfort d'une caserne à 10km.
    15 minutes plus tard, 3 autres pompiers débarquent. Ils sont 3 parce que dans le lot il y a un chef. Sa première idée c'est d'appeler le samu, au cas où. Je commence à stresser doucement. On attend le samu qui est en intervention à 30km.
    Pendant ce temps ils mesurent la saturation en oxygène dans le sang parce que ma cuisse est aussi serrée que si elle était dans la je te laisse finir la phrase. Ça finit par bipper, coup de pression, je vois défiler le générique de Urgences dans leurs yeux. Il faut couper le parquet pour faire circuler le sang mais ils ont pas de scie lolilol. Heureusement que j'en ai une, elle est juste un peu trop loin pour mon petit bras. Je les sens vraiment pas à l'aise avec la scie circulaire, j'ai l'impression que ça va mal finir cette histoire.
    20 minutes plus tard, les médecins du samu débarquent, ça commence à faire du monde autour de moi. Le parquet est coupé mais ce clou me bloque toujours. Ça réfléchit à comment gérer le machin. Un génie évoque l'idée de couper la poutre. Je dis que je préfère pas mais en fait j'ai pas trop le temps d'argumenter parce qu'on m'explique qu'on va m'anesthésier, je dis que c'est pas la peine mais on me laisse pas le choix. Comme un idiot j'ai peur de l'aiguille, puis je me souviens à quoi je suis accroché pour relativiser.
    À partir de là c'est un nouveau monde. Je ne dors pas, je plane à 15 milles. Je me souviens clairement avoir trouvé la vérité, la réponse à toutes les questions, pendant que j'étais dans l'espace, malheureusement depuis j'ai oublié. C'était à base d'une pâte blanche qu'il faut malaxer et d'oiseaux du paradis mais je ne peux pas en dire plus.
    Quand je reviens sur terre j'ai l'impression de flotter et j'entends deux personnes se demander comment ils vont négocier un obstacle. En fait je suis dans le brancard, en haut de l'escalier. J'ai jamais pris de drogue donc je suis pas expert mais autant quelques minutes plus tôt c'était génial, autant là c'est assez désagréable.
    #####si t'as pas le temps, commence ici####
    Dans l'ambulance une infirmière m'accompagne, ou elle est médecin j'en sais rien. Je suis sous oxygène et j'ai très chaud avec le masque, j'essaie de l'enlever mais mes mains ne sont pas encore efficaces donc j'y arrive pas . On est secoué sur la route, je commence à vraiment pas été à l'aise. Je dois avoir une sale tête parce que Katherine Heigl me demande si tout va bien. Obv je peux pas répondre avec le masque donc elle l'enlève.
    Je veux lui parler mais c'est un flot de gerbe qui lui arrive en pleine gueule. C'est horrible, un put**n de geyser. J'en ai foutu partout, l'ambulance est mouchetée de café / beignet framboise. La pauvre a la tête de celle qui vient de prendre sa première faciale par surprise. Mais professionnelle, elle garde le sourire, je pense qu'elle aurait pu faire une belle carrière dans le x. Forcément une bonne moitié de ce que j'ai dégueulé m'est retombé dessus, je pue, la journée se passe pour le mieux.
    On arrive à l'hôpital, je dois vraiment sentir le chien errant parce que les infirmières commencent par découper mes fringues. C'est là que je réalise le bandage autour du genou. Je demande ce que je fais là et on m'explique que je vais passer une radio.
    5 minutes après c'est fait, le gars pose la radio sur mon brancard. J'y jette on œil et je me rends compte que le clou est toujours dedans et il a l'air bien planté dans le genou. Il me reste des effets de tout à l'heure donc je rigole mais je stresse un peu comme même.
    L'infirmière défait le bandage et la belle pointe de 140 se tient fièrement face à moi, ou plutôt dans moi. Ça fait un machin du diamètre d'un stylo bic, c'est pas mal. On attend un chirurgien pour la retirer. Il a pas l'air chaud chaud, il demande qu'on lui apporte une pince du bloc opératoire. La pression monte d'un cran. Ils me remettent une dose d'anesthésiant, suffisant pour me faire rigoler mais pas assez pour planer.
    Finalement ça sort tout seul, c'était pas dans l'os. Il reste un trou béant dans lequel le chir balance une bonne grosse seringue de Bétadine et hop c'est fini. Je suis passé du statut de héros de 127 heures à celui de clodo qui boîte en sortant de l'hosto.
    Prenez soins de vos pompiers, ils ont beau parfois être cons comme des manches ils vous sauveront peut-être la peau un de ces jours.
     
    TL;DR je suis tombé


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    Mimi__ reacted to Horn33t in [RiSK Grind Online Hold'em]   
    Bon et sinon pourquoi @ilareset @Proutnous montreraient pas qui a la plus volumineuse ?
     
     

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    Mimi__ reacted to ImsoApi in [RiSK Grind Online Hold'em]   
    Mon humble avis : mets 100k dans le bitcoin, 300k dans l'immobilier, achète une maison de campagne, garde 50k de sécurité et avec le million de br restant grind 500khand de 25/50 live par an
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    Mimi__ reacted to chabite269 in [RiSK Grind Online Hold'em]   
    Si on résume: Tu ne sais pas si tu grind live ou tu continue online puis si tu investis une partie de ta bankroll dans l'immobilier ou le bitcoin. Puis tu finis en disant que tu souhaite travailler ton jeu pour peut etre viser plus haut. 
    Et pour finir il y a quelques jours tu voulais partir en Angleterre pour des questions de fiscalité.
    Franchement gros, c'est un très gros bordel dans ta tète. 
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    Mimi__ reacted to just1_béber in Séries télé   
    Beaucoup moins aimé que les précédentes saisons
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    Mimi__ reacted to anuscopie in [RiSK Grind Online Hold'em]   
    bah put**n il faut se mouiller la nuque quand on ouvre ce thread.
     
    je suis un fan de ta plume romain, continue de nous conter tes aventures, c'est mon péché mignon
     
    marsou pour mettre un peu d'ambiance, tu pourrais pas nous faire un petit dessin de romain en train de gober la verge juteuse de yoh qui grind sur sa station spatiale ?
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    Mimi__ reacted to ilares in [RiSK Grind Online Hold'em]   
    Du coup quand je vais prendre 30k à risk en HU, c'est comme si je les prenais à yoh viral?
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    Mimi__ reacted to hassbox in [RiSK Grind Online Hold'em]   
    Ouais mais les séries TV c'est un peu un truc de tocard aussi non ? 
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    Mimi__ reacted to Balla_Voine in [RiSK Grind Online Hold'em]   
    Cette hh de genie les amis :
    Raise de Romain, 3bet du malaise avc TT , 4bet de Romain a 1900 avc Q2s.
    Donk de Guilbert 50 euros dans 3800 sur J93r , raise a 900 de Romain.
    Donk de Guilbert 50 euros dans 5600 sur J938, call de Romain pour la cote frere.
    River de reve : 10 qui fait rentrer la backdoor flush,
    Lead de Guilbert a 1700 et relance poignée a 7000 beaux lardons de Romain.
    Call de Guilbert et insta recave 20,000 bouliches.
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    Mimi__ reacted to anuscopie in [RiSK Grind Online Hold'em]   
    cette veste en jeans
     
    sal*perie 
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    Mimi__ reacted to Horn33t in [RiSK Grind Online Hold'em]   
    A9o, une main à potentiel qu'on aime bien avoir en 4b pot 200 deep. Bien jouey yoyo 
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    Mimi__ reacted to DreamCatcher in BetClic   
    Ce soir 25 tables au moins ouvertes en nl1000 à 1 seul joueur ....
    Bagarre entre VATAPEDALA et 132623331 ..... Quelle intelligence ces 2 la ... Il manque plus que le paranoiac et on bat le record de tables ouvertes sur une seule limite
    Et Betclic qui dit on peut rien faire ... WTF !
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    Mimi__ reacted to IvreStud in Real Post 2   
    Pourquoi je me retrouve ici ?
     
     
    non je ne te déteste pas @jou0eur
    non je ne suis pas très fort mentalement 
    je suis la dernière personne à qui confier son chien 
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    Mimi__ reacted to king jacob in Yoh Viral est il malaisant ?   
    Je pense qu'il est grand temps que tout le monde comprenne que son histoire de bet 1BB a été inventée dans l'unique but de se faire remarquer, et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est une put**n de réussite .
    Tout ce qui intéresse ce genre de mecs, c'est qu'on parle d'eux , ils veulent être au centre des projecteurs , que ce soit en mal ou en bien ils s'en battent les gonades. 
     
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    Mimi__ reacted to anuscopie in Real Post 2   
    c’était quoi ton taff ? utilise des mots simples stp, c'est usant de lire de la littérature lorsque concrètement on clic sur 3 cases excel
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    Mimi__ reacted to anuscopie in [RiSK Grind Online Hold'em]   
    faut vraiment être une énorme m**de pour fouiller le tel de sa meuf.
    j'imagine la scène pathétique lorsque tu lui demandes des comptes sur le pourquoi elle a liké une photo insta ou accepté un mec sur snap
    tu dois avoir un sacré manque de confiance en toi pour faire ce genre de chose. ce qui est assez paradoxal vu l'ego dégoulinant que tu tartines un peu partout.
    quand même elle devrait réaliser la chance d'être avec un mec aussi charismatique et vif d'esprit que toi non ? intolérable 
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    Mimi__ reacted to L'ingénieur du chaos in [RiSK Grind Online Hold'em]   


     
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    Mimi__ reacted to Horn33t in [RiSK Grind Online Hold'em]   
    Honda déjà dit qu'il fallait pas prendre de photos en conduisant ?
     


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    Mimi__ reacted to VinniePazzie in [RiSK Grind Online Hold'em]   

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    Mimi__ reacted to Mathafackaaa in Real Post 2   
     
    Oui tu as raison, tu n'as clairement pas l'air d'être un lambda, je m'incline. 
    Mais les personnes que tu critiques sont celles dont vous dépendez, toi et les autres ballas de ton espèce. On prépare vos menus, on enlève vos ordures, on vous relie par téléphone, on conduit vos ambulances, on vous protège pendant votre sommeil. Alors jouez pas aux cons avec nous.  
    Nous inventer des vies sur Le Internet, c'est tout ce qu'on a. Passer sept heures à bichonner un texte pendant que vous êtes en famille ou à un "brunch" entre amis, c'est tout ce qu'on a.
    Laissez-le nous.
    A ce propos, vous vous souvenez de l'asiat toute mimi accompagnant le Gremlins au corps de mutant qui m'avait avalé le chibre dans la cage d'escalier de ses parents ? ( https://www.clubpoker.net/forum-poker/topic/222588-real-post-2/?page=254&tab=comments#comment-4420704 )
    Je l'ai revu. 
    Pourtant c'était pas gagné mais le destin s'en est mêlé. Trop mimi le destin aussi. 
    Jeudi, ma copine trouve enfin une voiture qui lui convient sur Leboncoin. A ce détail près : il faut aller la chercher à quelques encablures d'ici, dans une autre ville. Etant gentleman, obv que je vais l'accompagner et glisser des "bielles diamètre 13", "courroie" et autres "huile CRGT" dans la discussion avec le proprio histoire de rouler des mécaniques et faire comprendre à la petite que papa contrôle l'affaire. J'ai un jour pour peaufiner mon Actor Studio et potasser le champs lexical du garagiste car en vrai j'y touche que dalle. 
    Autre problème: étant un lambda, je ne suis évidemment pas motorisé ces jours ci. D'habitude je squatte la voiture de mamounette mais elle est partie en vacances avec. Le type vit assez loin de la gare et prendre cinq bus me pète les boulons. J'en parle entre mecs lambda et un bon poto lambda (d'ailleurs c'est Eddy, qui voulait voir mon bon tuyau, héro d'une autre csb dont les plus fidèles d'entre vous se souviennent peut être) me propose son..........scooter. 
    Je précise que là pour le coup on est dans le lambda jusqu'aux oreilles hein, je rappelle que c'est Eddy l'arnaque, Eddy 10 centimes, Eddy 7000 de kroum aux PMU. Il s'agit donc bien évidemment d'un scooter 50 cm3 sans traçabilité possible sur sa provenance, acheté au prix imbattable de trois épluchures de cacahuètes à un dealer roumain. Tout le côté gauche du carénage avant a disparu, le phare arrière ne fonctionne pas et, comme un footballeur unijambiste, la brave machine n'a jamais dépassé la réserve. 
    J'ai une petite centaine de bornes à faire avec cette épave et ma meuf au cul, et, détail important, quand il s'agit de piloter ces engins, ça donne un peu ça :
    Je déconne pas, du genre à freiner avec les pieds et chaque virage me fait trembler comme un haïtien sous alimenté à l'approche du premier flocon de neige.  
    Bref, je snap call. 
    Merci poto, je vais faire réparer ton phare avant le départ et te le rendre avec le plein.
    Inconscience level 600.
    J'attache le casque au menton de ma douce, un dernier bisou et en avant ! Elle a le regard d'un agneau alphabète au portail d'un abattoir. Faut dire qu'on a fière allure sur mon destrier. 
     
    Exit les heaumes brillants aux dorures racontant l'histoire de nos ancêtres, on se retrouve avec deux casques Lidl déjà percutés de tous les côtés. L'acier Valyrien a lui laissé place à du plastoc et ce sont ses rayures qui témoignent de l'historique de ma monture. Après cinquante mètres, je réalise que les freins sont aussi faiblards qu'un post de Kroustypute mais décide d'épargner l'agneau de cette information secondaire. 
    Je passe sur le trajet qui se fera, étonnement, sans encombre. Plus chanceux qu'un type qui reste sec sous la pluie, on réussit l'exploit de passer entre les nids de poule et les poulets. Comme quoi, la vie sourit toujours aux audaci  abrutis. 
    L'auto lui plait, tout semble correct, direction la première ville pour qu'elle puisse faire le virement. En face de la banque se trouve une boulangerie alors, n'ayant pas mangé de la journée (lambda^^), je me jette sur leurs parts de pizza pendant que ma meuf et le proprio sont en train de régler la paperasse. 
    En sortant, je la vois. Oui, c'est bien elle, son grand sourire se tient à une dizaine de mètres. Tous deux surpris, elle me dira qu'elle est ici pour passer un entretien et qu'elle va en profiter pour rester deux jours et faire un peu de tourisme. Peut être que je me fais des films mais j'ai toujours eu l'impression que ces petits sourires flirtaient avec moi subtilement. Côté logistique j'ai vu mieux cependant : ma copine peut nous voir à tout moment par la vitrine de la banque, j'ai un Booster éclaté garé chez le proprio et la mission du jour est de rentrer tout ce beau monde au bercail en un seul morceau. On se confirme qu'on a toujours les même numéros néanmoins, avec le "faudra qu'on aille boire un coup" d'usage, sachant tous deux que cela n'arrivera jamais.     
    De retour à la banque, grâce au théorème de Pythagore mon cerveau vicieux évalue assez vite qu'il est en fait très improbable que ma meuf nous ai vu. Rien à me reprocher mais je vous l'ai dit, il est vicieux.
    Pour le retour, je pilote évidemment mon sick gros cube et elle rentre sur quatre roues. Elle insiste pour me suivre tout le trajet. 
    - rofl t'es dingue je vais rouler trop lentement, t'inquiète tout va bien se passer, on se retrouve ce soir.
    C'est là que tout dérape. 
    Première station pour faire le plein, je vois le texto de Xiang : "Coucou, sympa de t'avoir revu, ça faisait un bail ", après quelques échanges rapides aux odeurs d'essence, je décide de faire demi tour et aller tirer boire un coup avec elle. Tu les sens les secousses sous ton fauteuil ? Oui c'est les pas du gros fdp qui arrive. 
    Détail important : au moment où je prends la décision, elle n'est pas encore au courant. Ça prend un peu plus de temps que prévu car elle met une plombe pour répondre entre chaque message. Il se fait tard et après 3/4 d'heure à bouffer du gaz d'échappement, j'ai l'idée de génie de repartir vers la ville et prendre l’hôtel le plus proche, convaincu que j'allais réussir à chopper un oui. Dans tous les cas je ne me voyais pas faire les quatre vingt kilomètres de nuit sur cette épave, donc pour moi aucun doute : je pionce ici. J'envoie un SMS de fdp à ma copine : "T'es rentrée ? Je dois ramener le scoot et je reste avec les gars après". 
     
    Mon karma est déjà baisé pour des générations de toute façon, on sait tous que je vais mourir en enfer. 

    Bon pour atténuer un peu la haine en direction de mon personnage : elle est plus au moins au courant de tout ce bazar. Elle sait que je ne suis pas fidèle mais ne veut pas / ne connaît pas les détails. 
    -100€ plus tard, arrivé dans la chambre, je souris bêtement allongé sur le lit, me dis que la vie est belle et me fais déjà des pornos dans la tête avec la chinoise pour starlette principale.
    Sms de confirmation reçu, me revoilà sur ma bécane de cassos direction le centre ville. Un bar, puis deux auront l'honneur de voir ma CB glisser dans leur fente. Les verres s'enchaînent à un rythme délirant et elle a l'air de bien tenir la charge pour une petite nana toute frêle de quarante kilos. Bien envie de faire valdinguer tout ça et envoyer ce poids plume faire des pirouettes en l'air en mode cirque du soleil mais elle ne fait que parler de Gremlins et commence doucement à me les casser. Assez épaté d'ailleurs par la différence entre sa pote et elle, tout les oppose. Ching est très féminine, instruite et a un humour subtil alors que Sonia est un bon gros maçon prêt à en découdre (avec des meules énormes, certes).
    Truc chiant aussi, elle est on fire. Ça peut avoir du bon, mais je la sens plus en mode pote, voulant juste boire jusqu'à créer une pénurie sur la ville et danser toute la nuit.
    En plus, un sick concurrent fait aussi son apparition. Il est tapi dans l'ombre, reclu dans un coin du bar sans lumière, attablé avec un pote. Il ne lui adresse ni parole ni regard, il n'a d'yeux que pour ma vendeuse de sushis. Sick yeux d'ailleurs, il a une tête de geek un peu creepy et je sais pas trop ce qu'il branle mais il semble vouloir l’hypnotiser à huit mètres de distance. Il ne cligne jamais des yeux ce bâtard et ça devient un peu flippant. Voyant que ça n'a pas l'air de marcher, il se met a faire des poses de beau gosse discount. 
    Ca fait un bon quart d'heure que je l'ai dans le viseur mais elle juge bon de me signifier "ah, tu as de la concurrence...". Je pouffe et la tire par le bras. Allez, finies les conneries, on va faire un tour dans un autre coin du bar. A l'étage, je découvre une ambiance plus tamisée qui sied davantage mon objectif, à savoir : l'éclater en cinq. Assez de débats sur ta pote, j'ai huit grammes CP, maintenant faut me sucer. 
    On commence à se trémousser sur du random R&B de bas étage genre Poetic Lover. Ce que je glisse à ses oreilles est beaucoup moins romantique cependant :
    - Tu as déjà baisé dans les toilette d'un bar ? 
    - Non...
    - C'est un fantasme ? 
    - Ça dépend...oui un peu...
    - Je vais te démonter. La porte des toilettes est à cinq mètres.   
    Sick dialogue. 
    Je la plaque contre la cloison et fini par l'embrasser. Jamais french kiss une grand mère mais on dirait qu'elle a un dentier, c'est pas possible. Elle a une mâchoire minuscule pourtant mais l'impression d'embrasser des chicots par milliers. C'est bien simple, il y a des chicots de partout, j'ai jamais vu ça. 2 bouts de lèvres pour 1 bout de langue pour 700 chicots, c'est quoi ce ratio ? 
    Elle me voit tiquer, me demande si j'aime, requête ignorée, je l'entraîne un peu plus sous le sigle WC, qui de World Cup n'a que les initiales quand on voit le skill de bouche de la demoiselle. 
    C'est à ce moment précis qu'elle m'apprend qu'elle a un mec. Que c'est vraiment pas bien pour sa pote. Que celle-ci est amoureuse de moi (lol). Que je ne l'ai jamais rappelé en un an. Que je suis un conn**d. Qu'elle sait quel genre de type je suis. Qu'elle ne pensait pas que j'étais intéressé. Tout ça avec mes mains lui malaxant allègrement chaque centimètre de ses fesses de pré-pubère. Je devais avoir la gueule de Gilbert Montagné tombant sur un bout de pâte à modeler. 

    On finit tant bien que mal à l'intérieur (des chiottes). Mon petit doigt m'indique qu'elle est trempée. C'est là qu'elle prend mon visage à deux mains "bon...qu'on soit bien clair, c'est juste parce que je suis curieuse, d'accord ?". Sur le coup, aucune idée de ce dont elle parle mais bon j'ai sept litres de whisky dans le buffet et ma verge gonflée ferait passer mon jean's pour un collant de cycliste alors obv que je réponds "d'accord" avec un sourire niais. 
       
    Je me doute bien que Sonia lui a parlé de mon canon scié pouvant passer les portiques de sécurité (c'est l'avantage, on a tous des bites énormes sur le internet ). Mais je pensais au moins qu'elle voudrait tirer avec. 
    Elle le sort de l'étui, le semi-branle et le range sans même tester la gâchette. 
    - Faut vraiment qu'on arrête là. 
    - ??????
    - Tu m'as dit d'accord ! 
    - ?????? bah oui mais sur quoi ? 
    - Je t'ai dit je peux pas, j'étais juste curieuse. 
    J'essaierai pendant un long moment de mettre le feu aux poudres, pas moyen. Bref une fille bien sous tout rapport, elle veut pas jouer à ce jeu là. Enfin...elle avait quand même le joystick en main trois minutes avant. 
    Mais ok, Game Over, tout le monde descend. 
    A la sortie du bar l'ambiance est franchement retombée, et, lors de cette si douce nuit de Juin, un froid glacial se fait ressentir sur nos deux visages crispés. Nous décidons donc de nous séparer. Enfin pour être précis, elle décide. Armé d'une fin de gaule, je la vois trottiner maladroitement au loin...contemple ses talons hauts et sa démarche imbibée s'enfuir dans ces rues inconnues, tout comme mes espoirs de Porn catégorie Asian Teen. 
    Quand à moi, je suis au bout de ma vie. Cela faisait quelques mois que j'étais resté sobre et un random sourire du soleil levant avait suffit à me faire replonger. Après tant d'abstinence, je vous laisse imaginer les dégâts infligés à mon système par ce flux d'alcools de quatre marques différentes. Comme une fissure dans un barrage, ça vous embarque tout, rate, poumons, vésicule biliaire...mon corps n'est plus qu'un ramassi d'organes disposés aléatoirement par la tornade Chang. 
    Problème : sur le coup j'ai l'illusion que tout va parfaitement bien. Si bien que je suis décidé à rentrer chez moi sans même passer par la case hôtel. Je veux quitter cette ville au plus vite et suis excédé par ma propre filsdeputerie. Je m'en veux d'être aussi con. 
    Hé les hormones, quand est ce que tout ça va se calmer ? Parce que claquer 100€ d’hôtel, autant en alcool et en points de vie pour finir par poser des gonades glacées sur la selle de cette carcasse signée MBK, ça me fout en tilt infini. Blue balls comme ils disent. 
    J'ai donc l'idée de génie de tourner la clef de l'arme ambulante d'Eddie et rentrer me coucher auprès de ma princesse bafouée. Me sentant immortel grâce aux super pouvoirs de mon casque intégral Lidl, comme dans les films, je tourne plusieurs fois la poignée, fais crier les 1,5 chevaux rutilants de mon bolide et m'en vais briser la nuit à la pointe mon phare jaune sur un périple de quatre vingt kilomètres de zig-zag. 
    Zig-Zag qui m'auront encore permis d'esquiver les embûches et gyrophares du parcours. Sick chatte que je ne mérite même pas. 
    Bon, jusqu'à mi-chemin je suis en mode super héro, le menton haut, me prends pour un Hells Angels et savoure cette froide brise venant me fouetter le torse. Au quarantième kilomètre elle me les brise clairement et je prends conscience de mon absurdité. Je commence à regretter l'hôtel, ma vision se fait de plus en plus approximative et la fatigue vient s'ajouter aux spiritueux. Failli m'envoler vers le Spirituel une ou deux fois dans un virage de campagne un peu trop serré mais apparemment même lui ne voulait pas de moi.
    Quatre vingt kilomètres à 40 km/h et 8g CP, c'est long...alors vous avez le temps de réfléchir à toutes sortes de choses que vous n'aviez jamais remarqué auparavant. Par exemple, à chaque fois que j'ai peur, comme quand le faisceau lumineux de mes phares croise une rambarde ou un arbre d'un peu trop près, mon cul se contracte très fortement. Idem dans les virages, j'ai des petits spasmes d'anus, il sautille sur lui même. J'ai un bordel sans nom dans les boyaux alors pendant les dix kilomètres suivants, je suis en lutte constante pour retenir un jus de whisky potentiel lors des décontractions. 
    Les premiers panneaux familiers m'indiquent que je tiens le bon bout mais c'est au kilomètre 73 que le liquide acide bien connu des pochtrons vient titiller mes amygdales. Je suis maintenant en pleine ville, quelques grandes lignes droites et je peux presque déjà voir mon lit. Allez un petit effort bordel, t'as fait tout ce chemin, tu vas quand même pas poser une kefta sur ton paillasson. Deuxième salve, ça se précise, au cas où il y avait un doute : c'est bien de la gerbe. 
    Kilomètre 78 sera marqué d'une petite coulée dans le casque du bon Eddie. L'odeur du combo whisky/pizza semi-digéré a imbibé la mousse pour deux générations. 
    Après un arrêt express au stand salle de bains, je viens m'allonger, honteux, à côté de ma douce. Elle se tourne, me glisse un "t'étais où ?", ouvre ses grands yeux devant mon silence, me fait la moue et caresse ma barbe à grumeaux.  
    Un peu comme quand on retrouve son clébard après une fugue. Le poil dégueulasse de la tête aux coussinets, sentant le purin à trois kilomètres, on se doute bien qu'il a passé deux jours d'escapade de folie avec les bros du voisinage à s’enivrer de flaques de pisse, écarteler des crapauds et défriser de la Golden Retriever. Mais on a aucune preuve. Alors on l’accueille avec notre amour le plus sincère et accepte même qu'il nous étale un peu de résidus de batracien sur la joue en guise de bonjour. 
    tl;dr pour les fdp : j'ai les couiIles bleues et sens mauvais.
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    Mimi__ reacted to Mathafackaaa in Real Post 2   
    KroustyFISH il s'en tamponne le coquillage. T'as l'air bien branché produits de la mer dis donc. A moins que tu sois une femme et que tu voulais dire que tu t'en bats la moule. 
    Sinon c'est coquillard gros.  
     
    A part ça c'est ici le ToPiK 2 La CaSTaGNe ?
    Parce que bon rofl hein, à tous les fifous : checkez bien votre rétro pour vérifier que c'est un petit à lunette derrière quand même, ce serait con de tomber sur un vrai nerveux qui vous pose une barre de fer sur la tempe. 
    Perso rien à branler que tu sortes de la danse avec ton collant en mode FuLL TesTo, c'était plutôt à lui de t'ouvrir le cul si tu laisses pas passer les gars qui ont le feu vert. C'est pas leur problème, c'est à toi d'anticiper. Rien de plus tiltant que ceux qui s'engagent et bloquent un carrefour complet sous prétexte qu'ils avaient le feu vert il y a douze minutes. Le pire étant la petite sous race de fouines sans couille qui font semblant de ne pas te voir sur le côté, toi et la file de trente mectons enragés dont ils ont accouché, et font genre ils regardent DROIT DEVANT sans cligner un oeil. 
    C'est quand même dingue à quel point la route est un catalyseur à embrouilles alors qu'à pieds on se ferait des bisous. Moi le premier, dans ma jeunesse j'étais complètement con une fois assis au volant de ces engins. Le nombre d'accidents et de contraventions m'ayant calmé, je suis aujourd'hui un fier repenti. C'est même un miracle que personne ne m'ait fracassé le crâne. Parce que quand je dis con, c'était con de chez con hein, du genre à accélérer pieds au plancher si j'avais le malheur de voir dans mon viseur un piéton traverser la route un peu trop lentement à mon goût à 200 mètres de moi. Je lui fonçais littéralement dessus et prenais un malin plaisir à le raser à 90 au lieu de 50 en hurlant "dégage fils de p*te" pour bien lui faire comprendre qu'il est sur la route des grands garçons ici, pas le temps de jouer au con à marcher à deux à l'heure.
    J'étais rarement en tort à proprement parlé, j'étais le.....
    JUSTICIER.
    A 19 ans, permis à six points à l'encre encore fraîche en poche, je m'en allais débarrasser le pays de la vermine qui sévit. Vous auriez été plus chanceux de griller un stop devant un car de CRS que devant moi. Si quelqu'un était assez con pour me faire un refus de priorité, j'étais prêt à abandonner famille, copine et ma jeune vie pour crever la bouche ouverte sur le pavé, le bide écartelé après un combat à l'épée. C'était vous ou moi. Je jouais ma vie à chaque instant. 
    De nos jours je suis maître zen 99% du temps mais je me surprends quand même à avoir des vieux excès de chaleur assez effrayants qui remontent de temps en temps. Pas plus tard que ce matin, j'ai du mal à m'engager sur une route car un fourgon est garé comme une p*te en double file et un peu comme dans une chatte thaï, il faut y aller mollo pour ne pas se râper les côtés. 
    Le col de l'utérus dépassé, vient ensuite une grande ligne droite limitée à 50km/h avec de potentiels radars mobiles. Je suis exactement à 52km/h quand je vois le fourgon me foncer dessus à toute blinde et me coller le cul à moins d'un mètre. Il a trouvé le trick qui me fait monter dans les tours. Je lui fais subtilement comprendre de calmer ses ardeurs en mettant deux petits coups de frein. Malheureusement sans effet alors je lui fais ma spéciale : je plante un full stop. C'est là qu'il commence à s'agiter et sautiller sur son siège avec de grands gestes, puis me double sur ligne blanche et prend le rond point suivant à contre sens. 
    Quelques minutes plus tard je le retrouve en double file, me gare en travers en mode Starsky et Hutch devant son Jumper (d'ailleurs c'était pas toi fdp ? parce que le gars avait deux oreilles), sors et le vois vite fermer ses portes de l'intérieur. Sick caïd. Il avait laissé dix centimètres de vitre ouverte alors je lui dis "bah alors t'es pressé bonhomme ?". Vu qu'il était livreur j'avais bon espoir de tomber sur un ancien de La Poste et que ça finisse sur le parvis de sa maison mère mais la raclure me répondra "nan azy c bon tsé koi, je travaille"
    - Ahhhhhhhhhhh ok ça va alors mais attends j'ai une question quand même...
    - ouais ??
    - Si je t'envoie deux semaines à l'hôpital ça te fera gagner du temps ou pas ? 
    Son unique réponse sera de baisser les yeux et de faire semblant de lire des random documents posés sur le siège passager.  
    JUSTICE IS BACK MOTHERf*ckAAS. Je vais m'acheter une cape et un moule burnes vert fluo jusqu'à ce qu'un type se décide à me dérouiller. 
     
    Sinon toutes ces histoires de transpirations d'égos qui s'entremêlent dans des joutes sans queue ni tête entre conducteurs excédés ou punk à chiens en mal de sensations fortes me rappellent une csb avec mon oncle pour "héro".  
    Il y a quelques années, en plein mois d'Août, un oncle décède et je dois rejoindre la famille pour l'enterrement à Brest. Mes parents sont déjà sur place alors je suis à deux doigts d'acheter mes vols quand ma mère m'appelle "annule tout, tu y vas avec ton oncle Charlie". Ceci est un faux nom. 
    Pour vous résumer le personnage : Charlie est un oncle que j'ai toujours aimé, complètement décalé de la vie à laquelle je suis habitué, il vit en Corse dans un petit village, chasse, a des poules et toutes les caractéristiques typiques du Corse à l'ancienne. Très bourru, têtu, souvent franchement limite sur l'idée qu'il se fait des gens des villes, des homosexuels et j'en passe, vous voyez le genre. Mais il me fait rire, a un franc parlé à vous faire tomber des montagnes et un humour affûté. Sa vie se résume à ses trois cents potes, souvent chasseurs alcoolisés, sa petite famille, ses chiens et son potager. Je ne pourrai clairement pas passer un an avec lui mais je n'ai que de bon souvenirs de vacances passées chez lui étant enfant et c'est mon oncle alors j'apprends à l'accepter. Quand il vient nous voir il nous ramène un peu d'exotisme et ses mauvais côtés sont drôles si pris à dose homéopathique et avec philosophie. 
    Charlie a peur de l'avion alors il exige de se taper tout le trajet Corse-Brest-Brest-Corse dans sa voiture pourrie plus rouillée qu'un chalutier de l'ex URSS. Le tout en moins d'une semaine. Pour qu'il ne soit pas seul, ma mère lui a dit de me prendre au passage et ça fera l'occasion de passer un peu de temps avec mon oncle. Merci maman.
    Me voilà donc parti dans un périple que je n'oublierai jamais...teinté de fou rires, de peur et de honte extrême. 
    Il débarque avec trois heures de retard, me dit qu'il s'est planté de route car il a fait un détour mutanesque. Du genre il est passé par Lyon pour aller à Marseille. Il peste pendant les trente premières minutes sur son satané frère "qu'est ce qu'il est allé foutre à Brest ??? Non mais franchement. C'est de la m**de put**n".
    Première nationale limitée à 90, il roule à 50 max et crée un bouchon gigantesque. Il dit qu'il a chaud, qu'il est tétanisé par toutes ces voitures grouillant de partout (sachant qu'on est en pleine forêt sur une route sans croisement hein). Lui il a l'habitude de voir un tracteur tous les trois kilomètres et il connait chaque conducteur de l'île de beauté par son prénom alors je me dis que le voyage va être très très long. 
    Peu de temps après, une voiture le colle un peu trop alors il s'arrête carrément. Plein milieu d'une nationale, oklm, ligne blanche, une file de vingt cinq caisses à l'arrêt total derrière, il descend de sa carriole, en sueur, chemise ouverte, gros bide poilu pointant le bout de son nombril fièrement. Il travaille à la mairie mais a un charisme de mafieux napolitain des grandes heures. L'accent très prononcé et la nonchalance corse s'ajoutent à sa carrure de charpentier un peu gras et vous avez là un mec bien flippant. 
    Je me retourne pour analyser la situation et vois deux racailles survets casquettes dans une énorme BMW noire en mode "pti dégradé chef stp". Pensant qu'il allait se faire allumer je sors pour calmer la situation et là surprise, Charlie que nous appellerons désormais Tonio est déjà en train de cracher copieusement sa verve à deux centimètres de la fenêtre conducteur. 
    - Qu'est ce qu'il y a les baltringues ? Quand je roule à 50 c'est qu'on roule à 50. Ok baltringue ? 
    - C'est limité à 90 !!!
    - Le panneau je l'enc**e, c'est 50 maintenant. OK baltringue ? 
    - Mais monsieur...
    - OK baltringue ? 
    - .....
    - Et toi l'autre fiotte avec la casquette crocodile, c'est même tarif pour toi, pas la peine de t'aplatir dans ton fauteuil, je t'ai vu. 
    - mais bleuh bleuh blujdaahdhjklad
    - Bon maintenant on va repartir et si vous me collez encore c'est un pruneau chacun ok les deux fiottes ? 
    -  
    Connaissant l'énergumène j'aurai même pas été étonné qu'il traverse le pays avec ses fusils de chasse dans le coffre. L'actor studio était au point et il m'a même foutu le doute le con. 
    La honte a laissé place au fou rire quand tout le reste de la route, il continuait à 50 et les deux ex gros durs se tenaient à un bon 30-40 mètres derrière sans broncher. 
    Arrivé à la première grande ville, ma proposition de conduire sera refoulée par un direct "eh gamin, personne touche à mon volant". 
    Première grande avenue à quatre voies, le type est en PLS complet, on est file de gauche et devons nous rendre voie de droite. Etant passager, j'ai le sentiment de tout vivre au ralenti. Un peu l'impression d'être Néo à la fin de Matrix mais sans le pouvoir d'éviter les balles. Tout le monde nous fonce dessus, la paume incrustée dans leur klaxon, c'est infernal. Par contre lui il vit tout ça full speed et devient taré avec des auréoles à faire pâlir un chrétien. Du coup rebelote, il stoppe net plein milieu voie de gauche et me sort ce truc surréaliste : "descend on va boire un coup". 
    En guise d'intro dans le bar avec une grosse voix : "put**n tous des pédés dans votre ville, ils veulent pas me laisser passer, deux cafés siouplé". Tout le monde explose de rire et le gérant se lance dans un mode d'emploi pour traverser ces quatre voies de l'enfer en mode stratège New-Yorkais. 
    Bref le reste du voyage se fera sans trop d'encombres, si on met de côté le fait qu'il insulte absolument tout ce qu'il croise. Ca va toujours trop vite pour lui. Ah oui aussi explosé de rire quand il a fait signe à des flics de ralentir.
    Au fil des kilomètres le mecton prendra peu à peu la confiance et on a même dû atteindre les 70 à un moment donné. Inutile de dire que l'autoroute c'était no way, je pense sincèrement que son record all time c'était 70. Foutez le sur circuit et il poussera peut être péniblement les 75km/h au treizième tour. 
    L'enterrement est des plus triste et tout le monde repart dans sa ville, disséminé dans toute la France, et au delà. Moi, je reste avec mes cousines pour les aider avec l'"après" décès. Principalement le déménagement de l'appart de leur père. 
    Un des moments les plus malaisants de ma vie ? Quelques jours après avoir enterré mon oncle, je débarrassais les meubles de sa chambre. Dans une armoire, planquée derrière des piles de pulls que je mettais en cartons, une collection de VHS Dorcel et d'autres un peu plus artisANALES avec des étiquettes fait maison "Club Blabla 1993", "Pipe Sandrine", "Noel 99"  
    Heureusement que je ne suis pas tombé que sur "Noel 99". J'aurais pu décider de mettre ça dans le salon pour remémorer les bons souvenirs aux cousines.
    Estimant qu'elles ne m'en voudraient pas si je leur évitais la malaisance, je décidais de mettre tout ça dans un gros sac poubelle et le descendre fissa en mode furtif. T'inquiète tonton, je te couvre. 
    Quand je remonte, une des filles est en train de ranger le reste de l'armoire 
    Je lance un "T'es sûre que je dois faire la chambre ? Il vaudrait mieux que je finisse une autre pièce, c'est moins intime" 
    - Non non t'inquiète il n'y a rien à cacher
    Bon...
    J'attaque donc le lit, les draps, avec la tristesse que ça implique de devoir ôter les draps d'un défunt, puis m'atèle à la lampe de chevet...
    Quand j'ouvre la table de nuit, je tombe nez à nez avec énorme gode violet et un double gode. A ce moment précis je suis une nouvelle fois seul dans la pièce et je bloque pendant de longs instants. Mais qu'est ce que c'est que ce truc bordel ?? Après quelques considérations géométriques grâce à mes restes de cours de math, tout s'éclaire, mais oui, un double gode, de ceux qui te permettent de te pousser le fion quand tu pénètres ta copine. 
    Un peu de ce style mais je ne suis pas expert. 
    Mis tout le bordel dans un autre sac poubelle avec la rapidité d'Usain Gode et insta quitté la pièce avec qu'elle ne re-revienne. Je me suis lavé les mains sept fois. Personne ne m'a grillé. Je te couvre tonton. 
    Longuement hésité à poster ce truc mais bon, c'est vieux maintenant il y a prescription et c'est pas comme si c'était un membre connu du CP. Et puis quand je pense à mon oncle corse, je pense forcément au double gode. A jamais. 
     
     
    Bref, GARDEZ BIEN VOS CULS FERMÉS ET REGARDEZ DROIT DEVANT. 
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