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DIVICO

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  1. PROFILING II : Utilisez la méthode Belbin

    Mon billet propose quelques pistes d'exploitation, mais il n'y a que soi-même pour savoir vraiment ce qui marche sur soi !
  2. PROFILING II : Utilisez la méthode Belbin

    Merci pour ton retour ! Et tu te reconnais aussi dans les descriptions de ton profil à table ?
  3. Profiling: Utilisez la Méthode Belbin Ce qui m'intéresse le plus en poker, c'est la dimension psychologique de ce jeu et c'est le sens des billets de mon blog. Outre les compétences de base à acquérir concernant les probabilités et leur calculs, il reste la dimension humaine et toute sa complexité face au choix, au risque, au changement, aux émotions et surtout à soi et aux autres. En 2012, j'avais écrit un billet relatif au profiling selon la méthode DISC de Marston (Lien ici) qui proposait un outil assez complet permettant d'établir le profil de vos adversaires. Je proposais une catégorisation tenant compte des forces, limites, besoins, motivations et peurs de chaque type de profil. Une fois ce travail fait, je vous proposais dans un autre billet (L'art du tilt : lien ici) d'appliquer les leviers qu'offraient ces profils pour les faire tilter. Fidèle à l'esprit de mes billets précédents, je vous propose dans ce billet de découvrir un nouvel outil de profiling simple, issu du management que je détourne pour l'utiliser à une table de poker: le modèle de Belbin. Meredith Belbin (né en 1926) est un psychosociologue britannique spécialiste du management d'équipe et créateur d'un inventaire de comportements qui met en évidence les neuf rôles clés nécessaires au bon fonctionnement d'une équipe. Il analysa les personnalités et leur influence sur les processus de groupe. Vous trouverez de nombreuses explications sur le net, la méthode est commercialisée au service des entreprises et des managers. Ce que je vais essayer de faire ici, c'est d'illustrer les comportements typiques de joueurs et d'utiliser la classification de Belbin pour les profiler. Il ne faut pas oublier que cet outil cherche à valoriser les compétences des différents rôle en équipe. En lisant ces descriptifs, essayer de garder à l'esprit ce qui se dégage de la dynamique de votre table, les traits les plus saillants, les réactions, les attitudes et surtout ce qui vous touche ou vous agace spontanément. Ce sont d'excellents indicateurs intuitifs et instinctifs que votre corps vous émet auxquels vous devez être attentifs. Neufs profils répartis en 3 groupes d'orientation: Action, communication et savoir Les profils orientés vers l'action: n° 1 à 3 1. Organisateur (Exécutant): Met les projets à exécution 2. Propulseur (Réalisateur): Aime les défis 3. Perfectionneur (Finisseur): S'assure que le travail est bien fini Force: 1. Discipliné, fiable, efficace, ordonné, méthodique 2. Dynamique et fonceur, travaille bien sous pression, courage et capacité de surmonter les obstacles 3. Consciencieux, à la recherche des erreurs et omissions, a le souci de la perfection Faiblesse: 1. Peu conciliant ou flexible, lent à réagir dans les nouvelles opportunités 2. Peut provoquer les autres et être parfois blessant mais sans attention malveillante 3. Enclin à s'inquiéter pour chaque détail, a des difficultés à déléguer Idées d'exploitation: C'est évident, mais le principal ennemi de ces 3 profils est précisément l’inaction ! Vous observerez les signes de lassitude, d'ennui ou d'impatience. Vous avez tous en tête également ces joueurs pinailleurs qui ne supporteront pas les choses désordonnées. Ils vous feront des remarques sur votre stack mélangé, votre absence de cache-card ou encore contrôleront que vous avez bien posé vos blindes ou donneront des indications de retour de monnaie avant même le croupier. Ils préféreront de loin prendre les choses en main plutôt que de dépendre d'un tiers. Cela se manifestera d'ailleurs dans le self-dealing si votre tournoi se déroule sans croupier. Ils feront le maximum pour accélérer l'action et ne supporteront pas les "a peu près". Leur indicateur d'inconfort se manifestera lorsque vous ferez un move inattendu ou inhabituel, cela les perturbera ils pourraient devenir un peu agressif ou sec. Il deviendront irrités et pourraient prendre comme irrespectueux votre lenteur, imprécision, créativité "non standard" qu'il pourraient interpréter à tort comme de l'amateurisme. Personnellement j'ai un petit truc tout con pour les révéler: si c'est à mon tour de dealer, je pose les cartes du board de manière inhabituelle (sur le côté, en carré, en fleur ,en escalier ...) et ce type de joueur ne peut pas s’empêcher de réagir sur le côté non-académique de la chose. Les profils orientés vers la communication: n° 4 à 6 Descriptif: 4.Coordinateur: Mature et confiant 5.Soutien (coéquipier): Sociable et coopératif, posé, sensible et conciliant 6.Promoteur (pionnier): Extraverti et enthousiaste, communicatif Force: 4. Attentif aux autres et diplomate. Clarifie les objectifs et fait progresser les prises de décision 5. Attentif aux autres et à leurs besoins, est plein de tact 6.Explore les opportunités et développe des contacts à l'intérieur et à l'extérieur Faiblesse: 4. Parfois perçu comme calculateur ou manipulateur. A tendance à déléguer le travail personnel qu'il n'aime pas faire 5. Indécis, souvent mal à l'aise dans les situations cruciales ou de crise. facilement influençable 6. Trop optimiste. Manque de réalisme et peut se désintéresser des projets après l'enthousiasme initial Idées d'exploitation: Là aussi, le principale ennemi de ce type de profil est de les priver de lien, les frustrer de communication, les ignorer. Vous repèrerez ces joueurs par leur tendance spontanée à tempérer d'éventuels conflits à table par une dédramatisation ou une reformulation de ce qui a été dit pour éviter une escalade ou de l'incompréhension. Vous les verrez aussi de temps à autre révéler leurs cartes pour qu'on les prenne au sérieux si cela fait plusieurs coups qu'ils gagnent de suite. Comme pour se rassurer en pensant que les autres ne pensent pas mal d'eux. ils chercheront beaucoup à briser la glace à table par des gags ou des commentaires positifs ou constructifs après un coup bien joué. Ils seront compréhensifs et compatissant auprès de joueurs ayant subit un badbeat et ne seront pas à l'aise de l'infliger. Ils chercheront l’approbation de la table et la reconnaissance. Il sera facile de leur mettre la pression dans des situations ou la décision à prendre n'est pas facile et il sera facile de les influencer en jouant sur le procurer ou leur enlever du lien ou de l'attention. En self-dealing, si c'est à eux de tourner les cartes et qu'ils sont engagés dans un coup à décision difficile, vous les verrez volontiers demander le retournement des cartes à une autre personne. Le côté optimiste du promoteur le fera venir dans plus de coup à tirages et cela malgré les cotes défavorables pour y trouver le moment enthousiasmant et intense qu'il attends. Les profils orientés vers le savoir: n° 7 à 9 Descriptif: 7. Concepteur (inventeur): Créatif, imaginatif et anticonformiste 8. Observateur (priseur): Modéré, stratégique 9. Expert (spécialiste): Déterminé, autonome, concentré vers un seul objectif Force: 7. Peu orthodoxe, propose de nouvelles idées et des solutions originales 8. Fait preuve de discernement et envisage toutes les options. Évalue les idées avec précision 9. A une source de connaissances et de compétences utiles à l'équipe Faiblesse: 7. Tend à négliger les détails pratiques. trop absorbé pour se soucier de communiquer 8. Perçu comme manquant de dynamisme. Peut être trop rationnel et parfois trop critique 9. Possède un champ de compétences généralement étroit. A tendance à négliger la "vision globale" Idées d'exploitation Je suis sûr que vous avez tous en tête ces joueurs "je sais tout" qui s'empresse de donner des explications complexes dans un jargon hyper technique. Leur approche du jeu est majoritairement logique, calculée, orientée résultat et EV+. Ce genre de joueur est donc sensible à la critique et se fera une joie de tomber dans le panneau de la justification pour démontrer leur intelligence et raisonnement. Par conséquent ils ne donneront du crédit qu'à leur semblables. Ils seront capables de vous raconter des coups avec tous les détails utiles et nécessaires. Ce sont donc des bons clients au bad beat et il faut au maximum éviter de leur donner la moindre information ou justification. Mais si vous démontrer quelques capacités d'analyse justifiée auprès d'eux, vous pourrez ensuite jouer plus largement avec des mains aléatoires et ils surestimeront plus facilement vos mains. Leur créativité et stratégie est avant tout technique et le profiling qu'il feront de leurs adversaires ne se fera pas ou peu sur le terrain psychologique. Ceci illustre le côté négligent de la "vision globale". Attention toutefois à faire la distinction entre le concepteur qui fera preuve de créativité et d'imagination pour piéger ses semblables et l'observateur plus modéré et plus prévisible. Un truc simple pour les repèrer est de lancer une discussion sur un coup récemment médiatisé et de lancer la discussion ouvertement. Vous verrez que ceux qui mordront à l'hameçon seront les profils orienté savoir. Si vous voulez les bluffer et que vous n'êtes pas de ce type de profil, préparez vos arguments ! Conclusion: Inévitablement vous allez vous questionner sur votre propre profil et cela vous permettra aussi de réfléchir à la manière de réduire vos faiblesse, d'être attentif à vos mouvements et raéctions spontanées pour pouvoir les identifier, accepter puis les contrôler autant que possible. Ce profiling permet aussi de réfléchir à l'influence que cela a sur vos processus de décision, les critères prioritaires que vous mobilisez pour trancher. C'est pourquoi mon prochain billet traitera des différentes catégories de pensées qui influencent le processus de décision, leur séquençage et ordre. Cela permettra de faire le lien avec les profils et d'avancer vers la prise de conscience de ce qui influence nos décisions ou nos absences de décision. Merci pour votre attention et commentaires éventuels. DIVICOMEBACK !
  4. Ça démange et ça picote et...ça frustre ! Voilà plusieurs mois que l'envie de se mettre autour d'une table devient de plus en plus présente. Seulement voilà, la quantité d'énergie à investir est limitée ainsi que les moyens en argent et en temps. Méchantes contraintes que ces réalités inévitables avec lesquelles devoir composer. Une certaine tension intérieure commence à naître, celle issue de la conscience qu'il va falloir faire des choix de positionnement personnel face au poker. Etablir un contrat implicite et tacite entre la personne que je suis dans sa globalité, le joueur de poker et les exigences du jeu créant 3 couples d'interactions. Pour rester motivé, trouver un équilibre s'impose pour que ces interactions soient les plus harmonieuses possibles : Ma personne et le poker : le plaisir du jeu doit rester la clef, sa valeur ajoutée doit être suffisante pour trouver sa juste place parmi les autres domaines d'intérêt et de réalisation personnelle. C'est aussi un outil de connaissance de soi et de ses limites. Ma personne et le joueur: les humeurs et état de l'un ne doivent pas s'influencer négativement et nécessitent de bien se connaître. Fatigue, disponibilité, moral, ambition, ouverture et capacité de remise en question sont des compétences à soigner. La vie de famille ou de couple, le travail et la santé physique et psychique sont des partenaires obligatoires. Le joueur et le poker : connaître mon profil de joueur, points forts et points faibles, thèmes à travailler, analyses du jeu et ds sessions, lectures, lien avec le jeu, gestion du bankroll etc. Parfois, les circonstances font que des tensions apparaissent entre ces interactions. Elles sont souvent liées à l'apparition de zones d'inconfort, d'incohérence ou de contradictions pouvant générer une insatisfaction ou une frustration. Ce sentiment désagréable peut aussi être une opportunité d'introspection et de compréhension de soi laissant la place à la possibilité de ne plus subir seulement mais de poser des actes et choisir ses combats. Je considère que la pratique du poker est un excellent moyen de travailler ce processus, comme un fitness psychologique permettant par l'expérience du jeu des ancrages de prise de conscience permettant une meilleure connaissance de soi et, par conséquence, des autres. En fait, la frustration n'est probablement que le fruit d'un mécanisme plus subtil et profond que j'aimerais aborder dans ce billet et qui trouve ses racine dans la théorie de la dissonance cognitive. La théorie de quoi ? La théorie de la dissonance cognitive propose une modélisation des conflits cognitifs pouvant intervenir entre deux ou plusieurs éléments incompatibles. Un conflit quoi ? Cognitif ! La cognition c'est tout élément de connaissance, d'opinion ou de croyance sur l'environnement, soi-même ou sur son propre comportement. La dissonance ? C'est la simultanéité de cognitions qui entraîne un inconfort mental en raison de leur caractère inconciliable ; ou l'expérience d'une contradiction entre une cognition et une action. Donc un conflit entre ce que l'on prône et ce que l'on fait. Par exemple un avocat étant obligé de défendre une cause ou un client en totale opposition avec ses valeurs. En tant que joueur de poker, cela ne vous rappelle rien ? Les situations de frustrations sont multiples et de toutes formes dans la pratique du jeu. Les plus évidentes sont celles concernant les situations de tilt, mais dans le fond, la maitrise du jeu commence d'abord par la maîtrise de soi. Il faut en effet être un peu masochiste pour se lancer dans le poker sans se préparer mentalement à être repoussé dans ses propres limites psychologiques, mentales, logiques, intellectuelles, relationnelles, rationnelles et émotionnelles. Chaque joueur se souvient avoir pris des décisions irrationnelles ou impulsives, d'avoir été pris dans un conflit intérieur entre l'instinct et la raison, la poursuite d'une partie perdante alors que la conscience dicte de s'arrêter etc. La première clef est sans doute dans un premier temps d'essayer d'identifier ces mécanisme, de les reconnaître et de les regarder en face. Une fois identifiés, reste à les comprendre, à repérer leur carburant, ce qui les anime et les fait vivre. Ce qui est connu fait moins peur, et ce qui ne fait pas ou plus peur nous rend plus fort. Ce sont les étapes que je vous propose de suivre dans la suite de ce billet. Dans cette phase de découverte, pensez à vos propres zones d’inconfort et à vos conflits intérieurs lorsque vous jouez. Quels sont les pièges habituels dans lesquels vous tombez régulièrement ? Quelles sont les émotions récurrentes qui paralysent votre jeu ou votre capacité à prendre des décisions ? Dans quelles situations avez-vous le sentiment qu'une tension intérieure naît ? Vous avez quelque chose en tête ? Ce déséquilibre subit c'est de la dissonance cognitive. Regardons cela de plus près avec un schéma : http://i18.servimg.com/u/f18/19/23/71/34/schema10.jpg Ici l'attitude c'est par exemple une ligne de conduite que vous vous êtes fixé : « En cas de bad beat je ne tilterai pas et si je tilte je sortirai de table pour me concentrer » Le comportement c'est ce que vous allez mettre en oeuvre pour être en adéquation avec cette ligne. Plus il y aura d'écart entre attitude et comportement, plus de la dissonance (ou de la tension) se créera. Plus cette écart sera grand plus il faudra d'énergie pour le réduire. Dans cet exemple, imaginons que le bad beat arrive, 3 situations possibles: Ligne verte : j'ai pris un bad beat, je me concentre sur le prochain coup et je me souviens de mes réussites, mes bonnes lectures, mes bluffs réussis, mes bons fold et mes bon call. Il y a cohérence entre les 2 éléments attitude et comportement et pas de tension. Ligne orange : j'ai pris un nouveau bad beat, je sens que ça m'affecte et que je suis fragilisé. Je n'arrive pas à me concentrer sur une visualisation positive. J'ai maitrisé jusque là, je peux bien m'autoriser un petit tilt... Il y a début de tension, le comportement commence à s'écarter de la ligne fixée. Ligne rouge : C'est le 3ème bad beat et toujours avec le même donk qui call n'importe quoi pour un runner runner. J'ai vraiment une malchance terrible et c'est injuste. Je tilt c'est vrai mais je vais pas me laisser faire comme ça et je débrieferai tout à l'heure à la pause avec mon coach Il y a clairement malaise et inconfort mental flagrant car continuer de jouer et respecter la ligne sont des éléments contradictoires et inconciliables ! Il y a dissonance. Quelles sont les conditions idéales permettant l'apparition d'un effet de dissonance ? Le sentiment donné à l'individu d'être libre de réaliser ou non le comportement problématique que l'on attend de lui. L'aspect irréversible du comportement problématique le fait que ce comportement problématique soit réalisé publiquement On l'a vu, une forme de non-respect de soi, de ses valeurs ou lignes de conduite Les conséquences du comportement problématique sont : Aversives : qui suscite ou provoque une violente antipathie ou un dégoût irréversibles prévisibles perçues par l'individu à l'origine du comportement problématique être attribuées par l'individu à lui-même (responsabilité de son comportement) Vous constaterez donc combien le joueur de poker est complètement concerné par ces conditions et qu'on pourrait même dire que ces conditions font partie du coeur du jeu ! En être conscient c'est savoir utiliser les leviers permettant d'accentuer la dissonance chez l'adversaire et de prévenir la vôtre ! C'est pour cela que sans conscience du jeu, deux profils extrêmes de joueurs en danger ou dangereux se dégagent : les débutant et les ludopathes (accros pathologiques au jeux) Dans les deux situations, leur consience ou absence de conscience altère leur manière de jouer. C'est le jeu qui domine le joueur et pas l'inverse. C'est pour cela que j'affirme qu'à mon sens, un « bon » joueur de poker est un joueur conscient et que, par conséquent, ses risque de dépendance sont réduits si il travaille cette conscience. Il y a-t-il d'autres « symptômes » à repérables ? Lorsqu'un individu souffre d'anxiété, il cherche à la cacher avec des explications irrationnelles Lorsqu'un individu a fait un choix irréversible et qu'il cherche à minimiser son impact pour qu'il fasse moins mal en cas d'échec Lorsqu'un individu cherche à justifier un comportement qui s'oppose à ses valeurs pour en minimiser les conséquences négatives Lorsqu'un individu cherche l'approbation de personnes de même opinion que lui dans le cadre d'une décision manifestement mauvaise pour en minimiser l'impact Lorsqu'un individu en sentiment d’infériorité ou inférieur en compétences se met volontairement en échec plutôt que de subir l'humiliation d'une défaite Si le joueur de poker est capable d’identifier et de reconnaître ses dissonances, il cherchera à les réduire ou les éviter. Quels sont ces modes de réduction ? [*] La rationalisation cognitive : Lors que la réalité physique, concrète est trop dure ou inéluctable sur quoi peut-on agir ? Sur la réalité psychologique ! L'attitude de l'individu en proie à un comportement problématique peut se réfugier dans une justification des raisons qui l'ont poussé à le faire, ce qui donne de la consistance permettant de réduire la dissonance. Cependant ce genre de stratégie surviendra surtout lorsque l’individu et acculé et soumis à le faire par la situation. Nous avons tous assisté à ce genre de scène où un joueur chanceux et inconscient se décrédibilise totalement avec des explications boiteuses sur les raisons de son succès. Le contraste est saisissant avec un joueur expérimenté qui se tait voir s'excuse lorsqu'il a chatté sa carte river sur une mauvaise décision. [*] La rationalisation comportementale : Suite à un comportement problématique, l’individu saisi une deuxième occasion de renforcer ce comportement pour s'appuyer sur un sentiment d'assumer l'inassumable. En quelque sorte il persiste et signe. Exemple : une calling station serrée vient de perdre un pot énorme qui, de toute évidence était incallable mais répète le même schéma le coup d’après comme pour marquer son « droit » ou sa liberté à jouer comme il veut. [*] La trivialisation : L'individu minimisera le comportement problématique ou l'importance de l'incohérence du conflit avec ses valeurs en les minimisants ou les dévalorisant « c'est pas si grave en fait parce que... » Un exemple récurent en poker se présente lorsqu'au moment d'un choix entre deux choix équivalents le joueur cherche après coup à justifier son choix en maximisant les points positifs de son choix et minimisant ceux de l'alternative délaissée. [*] La recherche d'un support social ou d'opinion : L'individu cherche à modifier son environnement social en le convertissant à sa cause. Il devient prosélyte et s'entoure de personne acquises à sa cause qui ne le confronteront pas à son incohérence. Il recherche l'appartenance à un groupe d'opinion similaire pour être moins seul et moins ressentir sa dissonance. Là encore, vous vous souviendrez de discussions interminables entre partisans et opposants du déroulement d'un coup avec les joueurs concernés qui alimentent le débat afin de ne pas passer pour un joueur inconscient. [*] L'ajustement hypocrite : Un individu défend clairement son opinion. Or il est poussé à admettre que par le passé il ne s'est pas toujours comporté en accord avec cette opinion. Dès lors ce constat de dissonance l'amène à adopter un nouveau comportement allant dans le sens de son idée et prouvant sa cohérence. Par exemple un joueur dit ne jamais bluffer et est obligé d'en montrer plusieurs. Dès lors il cherchera à prouver par la suite ses dires en montrant ses jeux gagnants sans bluff Quelques derniers exemples de stratégies d'auto-manipulation que nous nous imposons parfois : Lorsque les modes de réductions des dissonances cognitives ne sont pas efficaces, d'autres biais spontanés peuvent s'imposer avec plus ou moins de conscience : [*] L'effet Forster ou effet Barnum : Une tendance à écarter les descriptions inexactes pour nous concentrer sur celles qui nous conviennent. Le récit est arrangé, les omissions flirtent avec les mensonges arrangés pour obtenir l'approbation des autres ou minimiser sa propre souffrance. Par exemple lorsque nous expliquons un coup joué en omettant de décrire un élément à charge pouvant nous priver du soutien de proches ou d'amis [*] Le conformisme : Par peur du rejet induit par la pression sociale pousse à adopter une opinion majoritaire qui n'est pas celle de votre moi intérieur. [*] La Loi de Murphy : Le besoin de donner du sens à des événements injustifiables ou incompréhensibles nous pousse à croire à des raisons irrationnelles ou des idées reçues plutôt que de faire appel au raisonnement et l'analyse. En poker, c'est se réfugier dans l'idée que la malchance ou le mauvais oeil est sur vous, que le sort s'acharne et que rien ne pourra résister à votre cycle de malchance. Que tous les coin-flip sont contre vous etc. La loi de Murphy est celle de l'emm**dement maximum. Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal En conclusion, j'espère que ces éléments vous permettront de réfléchir sur vos propres limites et stratégies lorsque vous êtes en situation de dissonance cognitive et surtout d'être capable de reconnaître les symptômes avant-coureurs. En les reconnaissant bien chez vous, vous éviterez à vos adversaires de les exploiter et vous saurez les repérer chez eux. Encore une fois, ce qui se vit dans le jeu est une concentration de situations vécues dans la vie courante. Le fitness mental dont je parlais au début. Je reste convaincu que de travailler ses mécanismes sont autant d'opportunité de s'entraîner à bien réagir dans des situations plus complexes ou vitales en dehors de la table de poker. Bon jeu et bonne expérimentation ! DIVICOGNITIF...
  5. Une pépite au bout de ma première main jouée à Vegas !

    Merci Nicolas ! Ca fait toujours plaisir !
  6. Encore un récit d'une expérience vécue à Vegas pendant mon séjour de 10 jours pour mes 40 piges. Pour une fois, je ne vous parlerai pas de poker, mais plutôt de la partie obscure de la position Unter The Gun, mais BTG. Autrement dit, behind the gun ou derrière le flingue ! Il faut dire que dans la symbolique masculine francophone il existe pléthore de mots guerriers et évocateurs empruntes au vocabulaire fleuri des armes et munitions. Est-ce le coté testostéronien de nos hormones qui nous conditionne ainsi à transférer notre mâlitude dans ces totem phaliques que sont les flingues ? Je passe sous silence tous les termes que votre attribut masculin évoque en la matière... Il faut dire que la gente feminine pour laquelle nous ne manquons pas d'imagination, est aussi une source d'inspiration: Cette fille est canon, elle a une paire de balle superbe, elle a les yeux revolver, matte moi ces obus ! Mais le poker (oups je rechute désolé !) a aussi son vocabulaire militaire: UTG, tirer un barrel, brûler une carte, tirer une carte... Tout ça pour justifier le fait qu'il y a à Vegas une certaine cohérence dans les offres que vous pourrez trouver sur le strip pour...tirer un coup ! Ceci dans tous les registres...mais, en terme d'expérience de tir, je me suis laissé tenter, tel un gosse par une de ces innombrables pubs qui vous collent à la peau comme l'air chaud et sec de cette ville. Bullets and Burgers ça s'appelle. Des balles et des hamburgers ! Tout un programme accéléré de familiarisation intensive de la "culture" américaine. Une sorte d'expresso ricain dopé à la testostérone et au ketchup sauce barbecue...what else ? Il faut dire que point de vue organisation y'a rien à dire. Vous avez juste à payer et être à l'heure au RDV. Ca roule c'est nikel chrome ! Ce jour là mon amiGarfi avait déclaré forfait pour suivre un match de coupe du monde pendant que j'allais décharger entre deux dunes.... Mais il m'avouera plus tard que le désert était arrivé à lui par le marchand de sable qui lui avait largué dessus quelques sacs de 50kg dans les yeux lorsqu'il s'est réveillé affalé dans un de ces sièges confortable d'une sportroom énorme. De mon côté un van avec une mitrailleuse lourde et un un hamburger géant collé dessus est arrivé au Montecarlo pour me chercher. Les vites teintées cachaient à l'intérieur le guide, un ancien Marines un peu fat et trapu en t-shirt camo qui me fit immédiatement choisir le "menu" en terme de calibres. Il fallait choisir une arme de poing (glock 17 pour les connaisseurs), un fusil d'assault (G36), un MP5, une arme lourde type M61 et pour le dessert....LE fusil de sniping par excellence: le 50 cal. M82Barett pour 3 balles... mais pour le prix je vous laisse regarder sur le net. Après la collecte de clients devant les casinos, le van se vu finalement remplis par 4 jeunes anglais, un père et un fils Australien, un Canadien excentrique façon savant fou extraverti et moi-même qui du coup passait pour un introverti tant les exclamations tonitruantes de ces Messieurs étaient surfaites...enfin à mes oreilles ! Bien sûr le bedonnant personnage qui servait de chauffeur-guide-compteur sut agrèmenter le voyage en dehors de l'état du Nevada par quelques anecdotes patriotico-militaire faisant référence à son passif de Marines. Il accompagnait entre autre ses descriptifs de portées, vitesses et diamètres de munitions de quelques allusions misogynes qui finirent de me rappeler que j'étais là par choix- Je vous passe les "analyses" à passer au micro-onde pour vous réchauffer une opinion sur le Moyen-Orient et ses habitants au cas où vous n'auriez pas compris la superiorité du gendarme du monde libre... Petite parenthèse "gastronomique" du chauffeur sur les hautes qualités gustatives de son Burger, ses qualités de quasi (je cite) chef professionel et de la "sueur" qui avait été mise "là-dedans" pour nous conditionner à avoir un orgasme culinaire en dégustant ce Burger après l'avoir préalablement nappé d'une sauce barbecue à se faire damner le martien de Roswell pas trés loin... Petit arrêt sur le nouveau pont surplombant le barrage de Hoover avec marche contre un vent chaud à décorner des boeufs. Ensuite encore un bout de route dans le désert en se faisant passer dans le Van une balle de calibre 50 servant à "nourir" le fusil de Sniper. Balle qui soit-dit en passant nous serait envoyée gratuitement (sans poudre) par poste si nous faisions fait des vertus de "Bullets&Burger" sur Facebook et Trip Advisor... Arrivé, je pensais avoir déjà passablement goûté aux clichés US mais...ses habitants sont toujours plein de ressources pour vous en mettre plein la gueule ! Un énorme truck-limousine avec des pneus hauts de 2m attendant les nouveaux clients était sagement disposé là pour nous faire un petit tour dans le désert. Petite précision de notre nouveau chauffeur: le prix de la bête: 250'000$ !!! Naaaan mais naaaan ! Mais avant de mettre nos doigts sur les gâchettes, échauffement des oreilles et casques pour nous les protèger puisque le moteur de ce bolide monte dans des décibels que la quiétudedu désert ne saurait compenser... Après avoir consommé l'équivalent d'un gallon d'essence en 5 minutes et joui du privilège d'avoir ainsi laissé mon empreinte écologique en équivalent CO2, le petit groupe se déplaça dans une tranchée faite au trax Caterpillar à même le désert pour accèder aux stands. Les instructions de sécurité commencèrent pas la démonstration fort pertinente qu'un gun ne tire jamais tout seul et est donc un objet inanimé et innofensif tant qu'il n'est pas utilisé. Cela se fit à grands renforts de cris et d'invectives de l'instructeur Charles Vacca à l'encontre du pistolet posé devant lui: "Shoot!" "Fire!" "Go!". Démonstration faite. Puis les 4 règles de sécurité: ACDC, Arme , Canon, Détente, Cible 1. Toute arme est toujours chargée (et pas "considéré comme" ). 2. Ne laissez jamais le canon de votre arme pointer sur quelque chose sur laquelle vous ne voudriez pas tirer. 3. Gardez votre doigt hors du pontet jusqu'à ce que votre arme soit pointée sur la cible. 4. Identifiez parfaitement votre cible. Je me réjouissais de m'appliquer à exprimer la quintescence du soldat de milice Suisse que tout mâle helvétique de base est ,(puisque le tir est un vrai sport national chez nous) en m'appliquant à faire un tir groupé à 300m mais... Les cibles n'était qu'à 20 m... et visiblement l'important n'était même pas de les toucher ! C'est ce que j'ai compris après avoir gentiment tiré mes 5 premières cartouches et qu'un tonitruant " FULL AUTO MEN !" me fût hurlé dans mes protections auditives avec un vigoureux coup sur l'omoplate avec quelques réflexions laissant à penser clairement qu'un homme un vrai devait décharger le plus vite possible... Je vous laisse à vos pensées précoces... J'allais dire que je m'executais sur le champ, mais l'expression n'est pas apropriée... Faut dire que ce buisness et visiblement chronomètré et que la spontanéité feinte et les superlatifs verbaux sonores à grands coups de "Yiiiihaaa" sont en fait un vrai art dans la relation client-prestataire. Faussement spontanés mais visiblement attendus dans le package de base du consommateur ricain. Faut dire qu'on a quand même un peu à apprendre d'eux, car par chez nous en Europe et surtout dans les coins touristiques, l'élémentaire SBAM (Sourire, Bonjour, Au revoir et Merci) n'est pas garanti ! Je vous épargnerai les descriptifs de ces expériences de tir qui m'ont quand même plu. Faut dire que je m'étais offert un petit extra par un chargeur supplémentaire de G36. Mais l'expérience ultime c'était quand même de ferrailler avec ce Barett. Je vous assure que ça décoiffe le chauve que je suis ! 3 balles à 100m avec la croix ajustée sur une gente de voiture et une onde de choc lors de la déflagration suivie d'un bruit à l'impact sourd faisant vibrer toute la butte de terre en face. Impressionant vraiment ! Une fois tous passés, nous avons pu profiter du package "platinium" du Canadien lui donnat le droit de tirer une rafale depuis une mitrailleuse lourde juchée sur une jeep... ça fait son effet également ! Suite à cela, je ne pu m'empècher de me dire que j'adorais l'odeur de la poudre au petit matin...mais pas de charge Wagnerienne d'hélico à l'horizon...et en plus c'était l'heure du sumum du Burger. C'est vrai qu'il était trés bon en regard des Burger de fastfood habituels. La viande était top, mais pour le reste...une tomate reste une tomate, idem pour la salade et les frites quoi ! Donc soit je n'ai pas les codes références en matière de bonne mal-bouffe US soit je suis blasé... sûrement les deux en fait ! Le côté positif et sympa c'était de se retrouver tous les participants du van à manger ensemble. Alors ? Me direz-vous , pourquoi ce titre ? Où est la boulette ? La bullett c'est que l'instructeur de tir que j'ai eu, ce Charles Vacca est décédé 3 ou 4 semaines après mon passage. Il a été tué par une fillette de 9 ans à l'endroit même où j'étais, balayé par une rafale d'Uzzi non contrôlée par la fillette en raison du recul qui a dévié dans sa tête. Une terrible erreur de la part de l'instructeur pour une terrible expérience dans la vie de la fillette. Vous pouvez trouver des vidéos sur le net de cet accident, la partie finale étant évidemment supprimée. Evidemment, de longues discussions pourraient se faire quant à l'adéquation d'une enfant sur un stand de tir, mais les USA ont une autre logique: celle du commerce et de sa liberté. Et celui-là de buisness s'est arrêté l'après-midi de l'accident, le lendemain la cohorte de touriste pouvait poursuivre son lot d'expériences de tirs dans ce stand... Mes pensées à la fillette. RIP Charles Vacca.
  7. Une pépite au bout de ma première main jouée à Vegas !

    Oui c'est ça. Tu as eu l'occasion d'aller à Vegas déjà ?
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    Depuis l’album Las Vegas à 40 piges

    © Sébastien Mathys aka DIVICO

  9. Las Vegas à 40 piges

    Quelques photos de mon cadeau d'anniversaire
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    Depuis l’album Las Vegas à 40 piges

    © Sébastien Mathys aka DIVICO

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