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allezracing

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Je les aime

Je ne les aime pas trop


Ils m'aiment

Ils ne m'aiment pas trop

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    allezracing reacted to olivierp for a blog entry, Mon poker   
    Bobi mon amour <3...





    Salut Bobi ! Ca va ?


    Y'a pas bien longtemps maintenant, j'ai eu un message de Bobi qui me demandais de participer à un thread qu'il avait initié, soit disant parce que parait-il que j'ai déjà joué pas mal de main à ce jeu de carte qu'est le poker. Le thread en question :

    Je sais pas si vous connaissez Bobi, mais faut le dire tout de suite, c'est 100kg de muscles () et un caractère ultra agressif. Donc bon, ça a beau avoir l'air d'être un message anodin, ce n'en est pas un... Et puis en plus je l'aime bien et j'ai envie de lui faire plaisir

    Par contre je suis un peu emm**dé, malgré ce que j'ai dit au-dessus, je ne vois pas bien quoi ajouter directement à la conversation. Donc j'ai décidé de feinter, de ne parler que de moi. Et vu qu'un blog c'est fait pour ça normalement, ben je vais le poster ici.

    Donc voilà, j'ai pris la décision de parler ma relation ( <3) avec le poker depuis que j'y joue. Ca fait un bout de temps maintenant, et je suis passé par pas mal de phases différentes. Avec du bien et du moins bien. Je vais forcement parler pas mal de ma vie autour et de ce qui a influé sur les décision poker, mais le but du jeu, c'est quand même de parler principalement de mes états psychologiques vis à vis du poker.

    Le poker : un coup de bol et un exutoire





    La galère


    Il y a très longtemps, dans une ancienne vie, j'étais en thèse. Et franchement c'était quand même bien la galère. Pas la thèse hein (quoique...), c'est vraiment un milieu qui me convenait bien et j'avais eu la chance de trouver un laboratoire avec des chercheurs extrêmement compétents et des étudiants avec qui je m'entendais très bien, bref y'avait tout ce qu'il fallait pour me plaire.

    Sauf que... J'avais quelque soucis de santé et j'allais pas super super. Disons que parmi les chose qui m'étaient difficile à faire pendant les quatre ans qu'ont durés cette expérience, y'avait : tenir debout (ça m'est arrivé un certain nombre de fois de m'écrouler dans la rue, comme ça sans raisons...), et arriver à faire une phrase en entier passé midi. J'étais un poil fatigué, tout le temps.

    En plus de ça j'avais un directeur de thèse que je considérais énormément, mais qui avait une petite tendance lunatique... Et manque de bol, il était en phase terminale d'un cancer à ce moment là, ce qui donnait une ambiance de thèse un peu particulière...

    Bon disons que l'un dans l'autre ça allait pas trop, que je passais beaucoup beaucoup de temps chez moi à ne pas faire grand chose, et une grande partie de ce temps sur mon ordinateur.






    Un coup de bol


    Ca a quand même pris un petit moment, mais c'est à ce moment là que j'ai trouvé le poker. Et j'ai vraiment tout de suite accroché. Et en plus de me passionner, j'ai eu la chance de pouvoir monter assez rapidement en 2/4 sans avoir ni un winrate fantastique ni un niveau délirant.

    Outre le fait d'y trouver une passion (ce qui est toujours sympa), à ce moment là le poker m'a surtout permis de penser à autre chose. Dans la vrai vie j'étais vraiment tout en bas, au fur et à mesure des mois qui passaient je faisais des croix sur les différentes voies qui s'offraient à moi pour mon futur. Parce que bon tenir debout et arriver à articuler des phrases cohérentes toute une journée durant c'est quand même quelque chose qu'il faut en général savoir faire.

    Le coup de bol là aussi, c'est que j'étais capable de jouer au poker à des moments où je n'étais pas capable de faire quoi que ce soit d'autre (parler par ex...), et même d'être un peu gagnant sans faire des efforts démesurés. Je jouais sur Doyle's room à l'époque, ceci explique certainement cela ...

    Je crois bien qu'à ce moment là, le rôle principal du poker a été de me permettre d'avancer. Je ne suis pas sûr du tout que j'aurais pu finir ma thèse si je n'avais pas réussi à "m'évader" grâce au poker. Ca m'a permis de ne pas trop penser à moi à un moment où ça allait pas trop, et où je ne pouvais pas faire grand chose pour que ça aille mieux.

    Bon en tout cas à un moment donné j'ai rendu ma thèse, je l'ai même soutenue. On m'a demandé ce que j'allais faire plus tard... J'avais fait un croix sur toutes les carrières "classiques", je n'étais très clairement pas en état pour les envisager. Et un truc sympa quand même, c'est qu'après avoir fait des croix sur tout, il me restait le poker. Je gagnais déjà un peu de sous, et j'adorais ça, y'a quand même bien pire comme voie de garage...

    Les circonstances auraient été différentes, je suis à peu près sûr que je ne me serais pas lancé dans le poker "à temps plein", pour tout un tas de raison. Mais en tout cas, les choses étaient ce qu'elles étaient, et j'ai encore aujourd'hui l'impression d'avoir eu un bol fou de découvrir le poker à ce moment là. C'est quelque chose que je garde encore en tête aujourd'hui.

    Le poker compétition





    Sky 10/20 is the limit


    Tout juste sorti de ma thèse, j'avais deux objectifs relatif au poker :
    Me servir de mon nouveau rythme de vie de pouvoir regagner en forme
    Progresser au poker

    Pour me mettre dans l'ambiance quand même, je commence par un bad run incroyable (pour moi à l'époque) d'un mois. Un vrai hein, pile ce qu'il faut pour être en confiance...

    Ca se passe assez rapidement mieux quand même, et je regagne en forme petit à petit. Donc bon, le premier objectif se réalise doucement, reste à progresser. Quatre-cinq mois après la fin de thèse, je met enfin l'engrenage en route : je joue énormément en heads up. En plus de ça j'avais trouvé deux américains motivés pour progresser. On enregistres des vidéos de nos matchs, on les commente. Ça et le heads up, c'est le top absolu pour apprendre le poker.

    Je n'avais pas l'ambition de monter toutes les limites en HU, ça se passait bien, mais j'avais comme objectif de retourner au short handed ensuite. C'est ce que j'ai fait. Passé quelques réadaptations, je pouvais monter en 5/10 et me débrouiller très bien sur ces tables.

    Dans le même temps j'essayais d'autres variantes, le HU PLO en particulier où j'ai joué pas mal de mains. En tout cas je prenais énormément de plaisir à apprendre.

    J'essayais de passer en 10/20, je me cassais les dents.

    Je réessayais de passer en 10/20, je me cassais les dents à nouveau.

    ...

    Bref, j''avais du mal à monter plus haut, mais j'avais passé quelques mois "à fond" poker, en progressant et en regardant vers le haut : c'est vraiment une période que j'ai beaucoup apprécié. J'avais vraiment l'impression de faire partie d'une compétition mondiale. Je cherchais à monter les divisions, une à une, et j'y arrivais en partie. C'était vraiment bon.

    Clicking buttons




    Pas très bien dormi cette nuit...


    Et puis je suis retourné sous cortisone. C'est incroyable comme ça rend nerveux ces conneries... Au bout d'un mois à quatre heures de sommeil par nuit, je commençais à me sentir super limite en 5/10, trop fatigué. Et pour en rajouter une couche, je ressentais le besoin de canaliser la nervosité du moment.

    C'est là que j'ai commencé à vraiment mass multitabler, je me suis dit que c'est ce qui correspondait le plus à mon humeur / niveau effectif du moment. Je suis descendu en 2/4, je jouais 16 tables (limite de FT à l'époque). Si je me sentais encore plus limite, je descendais encore d'un cran, en 1/2, pour me sentir à l'aise.

    Ça dure un bon moment comme ça. Et puis le .fr est arrivé.

    Y'a un truc horrible avec le multitabling, c'est que c'est terriblement difficile de revenir en arrière quand on y a gouté...

    Donc je continue.

    Début août, ma femme se retrouve alité pour au moins deux mois. Donc bon, la vie sociale à ce moment là est plutôt en stand by. Alors je décide de me fixer un objectif : faire sne en quelques mois. Je joue une tonne en nombre d'heures et de tables, et trois mois après c'est plié : j'ai fait mon million de mains.

    Ça peut paraitre très bourrin, mais au final j'en ai un bon souvenir. J'étais motivé par un objectif, j'ai passé beaucoup de temps en couple, on attendait un petit. Un petit coup de mou quand même au milieu où j'ai eu mon pire bad run en terme de set up / flips. Si je me souviens bien, au bout de 100k mains début octobre, quand je prenais mon tracker, la première main avec laquelle j'étais gagnant c'était AQo... La bonne nouvelle quand même, c'est qu'à ce rythme, 100k mains ça dure dix jours...

    Papa





    Mon ptit


    Et puis je suis devenu papa. Au niveau poker, ça a marqué la fin d'une période où je jouait énormément de mains en prenant du plaisir.

    J'ai aussi déménagé en même temps, emménagé dans un appart en travaux, et fait une partie de ceux-ci... Quand est venu la fin du congé maternité de ma femme, je me suis occupé de mon petit, en attendant la crèche qu'on ne devait avoir qu'à la rentrée. Et puis avec les histoires d'adaptations, de travaux dans la crèche voisine... La rentrée en fait c'est fin octobre. Et fin octobre c'est le début des épidémies, et le p'tit avait pas encore fait ses défenses immunitaires... Donc bon, malade tout le temps, je continuais à le garder très souvent, fatigué par ses non nuits en plus...

    Au milieu de ça j'essayais de jouer au poker... Je l'ai vraiment très mal vécu. J'essayais de jouer dès que j'avais un moment de libre, donc forcément fatigué, nerveux, pas dans de bonnes conditions. Mes sessions duraient souvent moins d'une demi-heure, et pour arriver à faire des mains, je me retrouvais souvent sur trente tables....

    C'était complètement con, je n'arrivais simplement pas à accepter que je ne pouvais pas avoir le même rythme de jeu dans ces conditions. Et j'empirais la situation en voulant le forcer à tout pris.

    J'arrive quand même à faire un bilan en fin d'année (après avoir fini SNE avec une gastro à Noël chez mes beaux parents...) : je fais de la m**de. Et pire que ça, je le vis terriblement mal. Je décide de prendre du recul avec les résultats, et surtout de ne plus me donner d'objectifs poker. Je joue quand je me sens de jouer et j'essaie au maximum de ne rien forcer.

    Un aparté quand même, autant j'ai très mal vécu ma gestion du poker, autant j'ai eu la chance de participer à CPR à ce moment là, et j'y ai pris énormément de plaisir. Je crois que ça a énormément compensé le coup de mou lié au jeu en lui même.

    On arrive à l'an dernier, et j'ai déjà pas mal parlé de ces périodes dans mon blog.

    Quelque chose dont je suis assez content, c'est que j'ai plutôt bien vécu ma pire année poker. J'ai fait (beaucoup) moins de volume, et je pense avoir relativement bien joué pendant une grosse première moitié d'année. J'ai delete mes databases pour éviter de trop les regarder, mais de mémoire, j'étais 5bb/100 en dessous en ev au bout de six mois et 350k mains. Tout en étant gagnant.

    J'ai voulu faire une revanche contre ohsosick, j'aurais certainement du éviter... Je perds vraiment énorme et je crois que c'est la première fois depuis que je joue au poker que j'ai été incapable de reprendre la souris pendant deux ou trois semaines après m'être fait démonter... Ça je ne l'ai pas bien vécu.

    Et puis de septembre à décembre, j'étais vraiment très bas physiquement. Incapable de remonter la pente. J'ai très peu joué, et quand j'ai joué, j'ai très mal joué...

    Mais encore une fois, je crois que la seule chose que j'ai mal vécu niveau poker c'est le HU contre ohsosick. Je me suis pas mal détaché du reste, et c'est quand même beaucoup plus facile à vivre comme ça. Je vis quand même les hauts et bas liés au poker, je ne pense pas qu'on puisse totalement les éviter, mais au moins ça ne me mine pas plus que ça.

    Je pense que c'est un peu mon état d'esprit actuel, je suis explosé à peu près tout le temps, et si y'a un truc qui m'affecte, c'est bien ça. J'essaie de gérer ma forme, ma famille, mes amis, et je galère pas mal là dessus. Le poker vient après, et il a son importance.

    Deux choses pour finir :

    Quelque chose qui me surprend au fur et à mesure du temps qui passe : je prends toujours du plaisir à jouer. Alors bien sûr, les raisons de ce plaisir ont évoluées au fur et à mesure du temps, mais je pense que ce n'est pas le cas de tout le monde et que ça change absolument toute la relation que l'on peut avoir avec ce jeu.
    Ma relation au futur à complètement changé avec le poker. Avant, j'avais l'habitude d'essayer de me projeter à 5/10 ans pour savoir où je voulais être. Je ne le fais plus, je ne vois pas bien comment le faire en jouant au poker. J'ai d'ailleurs l'impression de m'y habituer plutôt pas mal. Depuis que je joue j'ai l'impression que ça peut s'arrêter du jour au lendemain. Un jour ça s'arrêtera...
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    allezracing reacted to ArtPlay for a blog entry, Maison du Bluff : petit bilan   
    A la base je voulais que mon nouveau billet parle de http://www.carrypoker.com, mon nouveau site de coaching. Mais ça fait déjà trois mois que je le repousse, alors autant rester dans l’actu et parler de la Maison du Bluff ! (mais allez quand même sur mon site, mes cours y sont ‘achement mieux que ceux que je donne dans la maison ).
    Si jamais vous vous posez des questions sur l'émission ou sur mon ressenti, lâchez-vous en commentaires, je serai ravi de vous répondre.
    Ah ils sont beaux ... !
    De retour depuis une semaine du sud du Portugal, où j’ai eu pour la deuxième année consécutive l’opportunité de coacher les candidats de la Maison du Bluff. Je me dis qu’un petit post pour résumer ma semaine et mon ressenti sur l’édition de cette année ne serait pas de trop.
    Pour ceux que ça intéresseraient et qui seraient passé à côté, j’avais un peu parlé des coulisses de l’émission de l’an dernier ici :
     
    et là :
     
    . Cette année je ne prévois rien de si rigolol en guise de bilan (oooooh L), je voudrais juste essayer de répondre à quelques questions que vous pourriez vous poser et vous faire partager mon ressenti sur cette émission.
    Saison 2, Saison 3, le jeu des différences
    Ya pô à dire c’est pas un jeu facile …
    Ces deux éditions de LMDB, si elles peuvent sembler très similaires, ont en fait quand on s’y penche un sacré paquet de différences. Tout d’abord la #2 s’est déroulée dans le sud de l’Espagne pays méditerranéen en crise, tandis que la #3 a pris place dans le sud du Portugal, pays méditerranéen en crise. Mauvais exemple. Et ceux qui y voient un opportunisme financier de la part de PokerStars.fr ont … probablement raison .
    Non mauvais esprit mis à part, la première différence est que cette année l’aventure ne durera que 5 semaines, contre une dizaine l’an dernier. La cause principale de cette diminution, la lassitude du staff. Plus personne n’en pouvait l’an dernier après 2 mois et demi de tournage parfois dans la boue, et même si m’a-t-on dit quelques membres du staff était en pleurs au moment de se séparer (bien légitime après 10 semaines de cohabitation extrêmement proche), cela avait été dans l’ensemble beaucoup trop long pour la plupart. Si en tout cas il y avait une raison économique précise (rentabilité qui aurait semblé nettement diminuer après les 5 premières semaines ou que sais-je), je n’ai pas été mis dans le secret d’Alexis des Dieux.
    La deuxième différence fondamentale et majeure s’est vue du côté de l’organisation. Et tout m’a semblé bien mieux géré cette année, de mon point de vue en tout cas. Plusieurs éléments peuvent l’expliquer :
    Une aventure plus courte Un climat plus favorable : au bout de trois semaines de tournage l’an dernier le Gange avait des airs de source vichyssoise par rapport aux abords de la maison. La faute à des pluies diluviennes qui ont manqué le rendez-vous de cette année Une équipe plus expérimentée, en particulier par rapport au webcast. Ce fameux webcast qui avait plus ou moins été si je me souviens bien un petit caprice d’Alexandre Balkany l’an dernier est ce qui a finalement fait le succès de la précédente édition, et le côté unique et novateur de cette émission. Cette année tout était rôdé, Balkany n’a guère eu l’occasion de venir houspiller en direct les équipes techniques, et tout s’est finalement pas trop mal déroulé.

    En clair, tout partait pour moi sous les meilleurs auspices. La dernière différence c’est que l’an dernier je suis parti un mois et qu’aucun programme de cours n’avait été réalisé (forcément, pour une première du webcast tout était un peu flottant). Cette année tout était carré, le programme et les horaires (pour les cours du moins) ont toujours été respectés à la lettre et de ce point de vue-là c’était de nouveau nettement mieux pour moi, d’autant que je ne suis venu que pour une semaine. En bref au contraire d'un certain Y. Aubé l'an dernier, tous mes espoirs de me taper une candidate dans le jacuzzi ont été réduits à néant.
      Le meilleur des mondes ?
    A me lire, et à vous rappeler que je disais déjà l’an dernier que je m’étais bien amusé, vous devez vous dire que tout a été parfait. Pourtant non, là où le bât a blessé c’est peut-être au niveau le plus délicat pour un coach, puisque c’est au niveau des candidats. En aucun cas je ne les ai trouvés désagréables, ou méchants, mais je ne saurais pas dire pourquoi je n’ai pas vraiment accroché. L’an dernier ils avaient tous leur personnalité, et tous étaient quelque part attachants.
      Oui les candidats avaient plus de charisme l'an dernier.


    Certains avaient un peu le melon et surestimaient leur niveau, mais tous avaient une présence et un quelque chose de particulier. Qu’il s’agisse de Cathy avec ses looks improbables et ses stratégies dignes de Cruella Denfer, Caro avec ses boobs ou Greg & Rudy avec leur connerie pleine de bonne humeur permanente, on s’y attachait. Surtout aux boobs, ok.

    Et même les moins attachants restaient souvent passionnés de poker, en somme une audience pour laquelle il était facile de se prendre d’affection. Cette année ils sont gentils, mais la plupart sont effacés, et surtout beaucoup semblent ne pas vraiment s’intéresser au jeu ni désirer aller chercher le contrat. Ils semblent faire de la figuration et attendre que ça se passe et c’est difficile de s’intéresser aux candidats dans ces conditions-là.

    Du point de vue du contenu des cours c’était également plus difficile cette année. A nouveau pour plein de raisons :
    C’est tout d’abord délicat de reprendre le work in progress d’un autre (en l’occurrence PonceP - hint, hint, lui aussi coach sur CarryPoker !) Ensuite on s’était dit que ce serait la semaine cash game quand je serais là. Sur le coup j’ai trouvé que c’était une très bonne idée et on a décidé d’axer les cours là-dessus. Seulement rétrospectivement beaucoup de candidats partaient en fait de beaucoup trop loin pour ça, et j’aurais dû rester bien plus basique. Délicat toutefois de leur parler de concepts mathématiques basiques tout en restant télégénique. J'ai déjà du mal de base affirmeront les esprits chagrins. Comme je l’ai dit, trop de candidats étaient trop faibles. L’an dernier seule Caro ne savait vraiment pas jouer au poker en rentrant dans la maison, et elle n’apprenait pas si lentement. Cette année ils étaient au moins 4 à n’avoir strictement aucune idée de quoi faire à chaque main, et c’est un fardeau beaucoup plus lourd quand il faut faire un cours collectif. Je pense donc que mes cours ont peut-être été moins bons cette année. Enfin j’en ai fait un que j’ai trouvé particulièrement sympa mais qui n’a pas l’air d’être dispo en VOD sur PSLive, pas de bol
    En revanche, et vous vous en foutez sûrement, mais j’étais venu au Portugal sans ma nana cette année, et il s’avère que j’ai du coup beaucoup, beaucoup plus fait la fête lors de cette édition, et ai sûrement fait la connaissance en une semaine de plus de monde du staff que l’an dernier en un mois. A cet égard là ça a été pour moi un réel plaisir.
    Et si c’était à refaire ? Aurais-je encore envie, après deux éditions de LMDB, d’en enquiller une troisième alors que j’ai de mon propre aveu été moins bon lors de la deuxième ?
    Put**n oui. J’ai pris un pied monumental et je fourmille d’idées pour rendre les cours plus productifs. J’aurais tendance à penser qu’il faut dès le début faire deux groupes de niveau, et que les plus faibles aient un prof attitré tout au long de l’aventure (cette année, c’aurait pu être Yu et/ou Marion), tandis que les plus forts bénéficient de « séminaires » d’intervenants extérieurs. C’est forcément très difficile et contre-productif pour quelqu’un qui débute au poker d’avoir plusieurs profs qui vont formuler les choses différemment et FORCEMENT (même si on essaie d’être sérieux il faut être réaliste … ) ne pas avoir vu 100% des cours dispensés au préalable.
    Toutefois je trouve que la formule trouvée cette année, Marion en fil rouge, un intervenant « spécialiste » par semaine, est vraiment excellente tant d’un point de vue TV que d’un point de vue pédagogique et pourra donner de bien meilleurs résultats encore l’an prochain.
    En bref ... J’espère de tout cœur que l’émission se refera. Bien sûr ce n’est pas un programme culturel, bien sûr on n’y voit pas de beau poker et je vais même vous dire, bien sûr les candidats sont nuls et Alexis L. tyrannique. Mais à l’heure où le poker français en chie avec des scandales à répétition et le fisc qui nous tape sur la tête avec le marteau de la pouffe de Nicky Larson, j’ai l’impression que c’est un des projets qui génère le plus de sang neuf dans une économie en berne.
    Et puis je veux y retourner, put**n.
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