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ragondin

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Je les aime

Je ne les aime pas trop


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Ils ne m'aiment pas trop

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    ragondin reacted to NICEBET for a blog entry, Le Run Rose [PART 3]   
    Mes chers grindeur de la vie, adepte de tinder et de 3bet bien senti, bienvenue dans cette 3ème partie qui se voudra plus fragile
     
     Je vous ai laissé à la fin de mon plus long mais néanmoins décevant deeprun. Il est maintenant l’heure « du plus intense ». Ce deeprun que tu n’attendais pas. Tu n’étais aucunement préparé, tu n’osais même pas l’imaginais et pourtant… Tu buy in le tournoi sans espoir, proche d’être totalement broke, et la magie opère… Mais évidemment, la variance n’est jamais loin…
     
    Jane, 26 ans. Monteuse/ Assistante réal/  Réalisatrice/ Interprète.
    Une rencontre « live » lors d’une soirée chez une amie et pas sur un site pété (ça change)
    Elle à quitter la France à 18 ans pour s’installer à Berlin afin d’intégrer une école de ciné (montage/réal). Parle Français, Anglais et Allemand couramment. Féministe, cultivée, indépendante- bandante. Du haut de son mètre quatre-vingt, elle à un regard de renard et marche avec assurance. Une beauté sous toutes les coutures. Un visage fin, une silhouette de mannequin et un cerveau bien fait.
    Le genre de fille qui fait rentrer les marins au port bro.
     
    Je ne peux pas commencer lorsque je la rencontre car ça serait mal vous mettre dans l’ambiance. Je dois revenir quelques mois avant cette folle journée du 27 Décembre.
    Nous sommes fin Octobre 2015, quelques mois seulement après ma rupture avec mon ex et j’en chie une tonne. Je suis encore très triste de l’avoir rendu et pleure en PLS quasiment chaque jour que l’Homme fait. Je peine à avancer dans ma vie et à me reconstruire. Je suis shortstack- l’impression que je n’ai plus joué à ce jeu depuis 10 ans et que je serais de toute façon face up/ mauvais quand je devrais jouer une main. Totalement ruiné mentalement, sans repères, j’entreprends un travail sur moi-même et tente de mettre dans ma vie de nouveaux automatismes- de nouvelles habitudes. Je fais pas mal de sport à cette période par exemple et ça m’aide clairement à avancer.
    Pour la première fois depuis longtemps je me sens bien dans mon corps. Par contre, je galère avec les filles. C’est très bizarre. Sans être prétentieux, j’ai un physique agréable et un charme naturel puissant. Ce qui fait qu’en général j’accroche toujours des clientes. Le problème c’est que postflop je me tire une balle dans les deux pieds quand je parle. Ou plutôt quand je parle trop –Je veux beaucoup trop value. Je ne suis tout simplement pas habitué à « gérer » des meufs d’un soir ou des plans culs. En fait, je n’ai jamais eus de plan cul à 26 ans. Moi, je n’ai connu que deux grandes histoires d’amour qui m’on pris en tout 7 ans et demi de ma vie. Avant ça, c’était des relations de collège-Lycée. Je suis donc super maladroit et quand bien même je veux que du cul, elles pensent que je veux me mettre en couple. Toujours difficile d’auto identifier ses propres leaks, mais je commence à m’en rendre compte à cette époque.
     
    On est Samedi soir et mon meilleur pote me dis qu’il à une soirée avec ses copines du Lycée. Il a toujours gardé le contact avec elles mais ça fait longtemps qu’il ne les a pas vus.
     
    « What a spot »
     
    On est donc convié rue de la loge à Montpellier. J’y vais avec Ben et Yaya. On forme le trio célibataire du groupe et cette soirée marquera l’avènement de notre « tri force ».
    On arrive dans l’appartement ou se trouve une grosse dizaine de personnes, dont ses 5 copines.
    Je vous mets une Petite description rapide des filles en texte caché. Par la suite elles sont (presque) toutes devenues des amies et de surcroit mon fanclub attitré #TeamJonSnow :

    Votre fidèle serviteur en pleine époque "Jon Snow" (grosse fragilité sur cette photo)
     
    On arrive vers 21h30 et première surprise : pas de musique. On prend le lead et je balance des playlist. L’ambiance est très « radio nova ». Je discute avec une des 5. « Agathe N.». Elle a quelque chose qui me plait. Elle est discrète mais présente, d’une douceur palpable et d’un charme certain. On discute quelques minutes, je lui parle de mon futur voyage et de mon projet. J’apprends qu’elle a passé 8 mois au Canada et a peine ai-je le temps d’observer ce délicieux flop que sa copine Fanny Donkbet. « Salut Jon Snow » dit-elle avec une voix suave en prenant place juste à côté de moi- éclipsant au passage sa copine. Fanny nous a accueilli en bas mais j’étais trop occupé à discuter avec Yaya d’un groupe d’Italiens qui avait braqué pour 1,8M€ de Parmesan. J’avais spotté qu’elle était bonne mais j’étais dans mon truc. Elle a quelque chose de terriblement excitant. Pas de douceur chez elle, l’inverse même et ça interpelle mon côté bestial. Je change rapidement de cible car je sens clairement qu’elle est intéressée et délaisse mon premier feeling. Je le regretterai.
     
    Je décide de la jouer détacher et après avoir discuté 10-15 minutes de ma ressemblance avec Jon Snow, je sit out pour aller discuter avec les gens de la soirée et lâcher quelques référence d’oss117 bien senti à Ben. « A l’occasion, je vous mettrez bien un pti coup d’poliche ». La finesse.
    Mao, passe à ce moment-là- me regarde- regarde Fanny- rigole, puis s’assoit à côté d’elle. Quelques autres références fusent, deux verres de rhum se vident mais je ne lâche pas pour autant l’affaire. Fanny discute avec deux copines et me regarde très régulièrement. Lorsque nos regards se croisent, elles ricanent toutes les 3. Ca messieurs, c’est un tell de force. Ça veut dire que TU es en position de force.
     
    Ou alors qu’elles se foutent de ta gueule, mais pour le coup l’expérience me dis que je suis bon ici. J’ai les papiers et je veux lui donner une bonne cote pour vérifier.
     
    Je décide donc de retourner discuter avec elle. Je prends place sur le canapé à côté d’elle, et on discute longuement. Sur les coups de 1 ou 2h du mat’ tout le monde veut sortir au Rockstore (c’est l’endroit où tu vas quand tu veux finir ta soirée à Montpellier). J’apprends que Fanny n’y va pas et give up l’idée de me terminer la bas. De toute façon je suis ivre saoul, c’est aussi bien de rentré. Avant de partir, je l’embrasse. Pas un petit bisou- on se roule des pelles comme au collège pendant 5 minutes devant la porte de l’immeuble. J’entends les ricanements de Mao & Pauline et entrevois le regard déçu d’Agathe B. Je lui propose de venir chez moi mais elle refuse. Elle me propose de se revoir dans la semaine, j’accepte.
     

    Ben, moi, Fanny et Yaya à la soirée "triforce" 
     
    Trois jours passent, on s’envoie quelques messages et prévoit de se voir le Mercredi mais elle annule au dernier moment et me propose finalement le Vendredi soir. Je sens que ça pue mais je reste cool et j’accepte la chose.
    Le vendredi matin, je lui envoie un message pour lui dire qu’il y’a une expo dans un bar que je connais qui a l’air cool. Ce à quoi elle me snap répond :
    « Je ne suis vraiment pas cool mais en fait je vois déjà quelqu’un depuis un moment et je crois qu’on est ensemble maintenant. C’est dommage car tu as l’air vraiment quelqu’un de bien et j’avais senti un feeling sympa… Désolé Jon Snow… ».
     
    Frustration intense. Ça me détruit sur le coup. Comme un con, je m’étais emballé. Car à la différence des autres, je l’avais rencontré en soirée et non sur un site de rencontre pété. On s’était plu au premier regard, vraiment dommage. Pour un mec qui ne bosse pas et qui n’étudie plus, c’est assez rare pour être appréciable. Encore une fois, je crois sur le coup que j’ai un problème car je les séduis rapidement mais aucune n’approfondit vraiment. Ce n’est pas la première qui me fait ce move. Les filles de cette liste ne représentent que la partie ou je suis allé à l’abattage. Alice est la partie émergée de l’iceberg des meufs qui m’ont dit « oui » puis « non ». Le classique : Je suis devant pf/ Je suis derrière flop/je suis devant turn/ je finis derrière à la river. Je me promets de ne plus m’emballer pour rien et qu’à l’avenir je prendrais la chose moins à cœur. Je me remets aussi en question mais peine à trouver ce que je fais de mal. En y repensant, je crois juste que c’était juste un mauvais timing. Un set up défavorable.
    Par la suite, j’apprends que le mec de Fanny est… Un f*cking musicien. Encore un bordel. Vraiment c’est une constante chez moi. Elles se tapent toutes des musicos après mon passage et c’est l’amour fou. Y’a quelque chose à comprendre selon vous ?! Le pire, c’est que j’ai toujours rêvé d’être un artiste. J’ai une âme d’artiste d’ailleurs mais je n’ai pas eus le courage d’approfondir cela quand j’étais jeune et peine aujourd’hui à la faire vivre. Ironique non ?  Je rappel pour info que mon Ex est avec un bassiste d’un groupe qui connait un peu de succès, et vis l’amour fou.
     
    Le temps passe, et nous voilà à Noel. Période que mon ex adorait alors que pour ma part, je n’en étais pas fan. Mais pour le coup, je vais vraiment passer un Noel de m**de.
    Déjà, je le passe sans ma mère qui est en Bretagne, ni ma grand-mère qui est décédée en début d’année, ni ma sœur qui le fait chez sa belle-famille. En plus d’être totalement déprimé par le manque de mon ex. D’habitude, on le passait en famille chez ma mamie avec toutes mes tantes, mes cousines, mes sœurs, ma mère mon père et mon ex et c’était vraiment agréable comme moment. Mais pas cette année. Cette année, je me retrouve donc avec mon père, ma belle-mère et la belle famille. J’adore mon père et ma belle-mère mais ma belle-famille m’ennuie profondément et le manque de 75% des gens que j’aime me déprime de mutant. J’arrive sur place avec le moral dans les pompes à devoir passer un 20/80 en fin de tournoi. Ma belle-famille à prévu un repas « banquet ». Pas de grandes tables, pas de gigau de 8 heures, pas de rires. Une ambiance morte. Je reçois des textos de mon ex qui me dit que c’est vrai que c’est déprimant mais que c’est comme ça. Tout le monde se couche à 23h00 et je me retrouve seul dans le salon, à devoir dormir sur le canapé car tous les lits sont pris. Je me siffle une bouteille de whisky pure, m’empeste de joint et pleure toutes les larmes de mon corps jusqu’à 6 heure du mat. Vraiment un souvenir de m**de. On s’envoie des messages avec mon ex pendant une partie de la nuit et décidons de se voir le 27 midi. Le lendemain matin, mon père à des paroles réconfortantes lorsqu’il me ramène chez moi -je n’oublierai jamais ce qu’il m’a dit ce jour-là.
    « Tu sais Hugo, tu as fait un choix. Ton premier choix d’adulte. Ton premier choix d’Homme. Tu dois l’assumer et faire en sorte de ne pas avoir tout quitté pour rien. C’est normal d’être triste, mais c’est un choix délibéré de souffrir alors relève toi mon fils. Moi je crois en toi. »
    Ses paroles résonnent encore aujourd’hui. Merci papa. Tu ne te rends pas compte comme ça à fait écho en moi. Il est à préciser que je n’ai pas seulement quitté mon ex à cette période. Après 3 ans et demi à Toulouse, i’ai quitté un CDI à 28-32K€ net/An, des amis et globalement toute une vie. Une vie de confort. «Ton premier choix d’Adulte. Ton premier choix d’Homme ». f*ck yeah papa.
    Je rentre donc dans mon appartement et décide de dire à mon ex qu’il est temps d’arrêter de s’envoyer des messages et de passer définitivement à autre chose.
    Le lendemain nous sommes donc le 27, on se voit en terrasse par ce jour froid de Décembre et je n’arrive pas à être glacial. Elle non plus. On se dit néanmoins que c’est la dernière fois qu’on se voit avant longtemps car ça nous fait trop de peine d’avoir encore un contact. On sait très bien qu’on s’aime encore énormément, mais j’ai besoin de faire mon chemin et elle le sait. On passe la journée ensemble, on s’embrasse, se regarde longuement dans le blanc des yeux sans un mot. A la nuit tombante, nous sommes sur le point de nous quitter à Antigone. Aux portes de la galerie marchande, on se tient la main. On n’arrive pas à se lâcher. Elle fait quelques pas, puis reviens s’engouffrer dans mes bras en pleurant. On s’embrasse une dernière fois, on se regarde un dernier instant avec cette passion qui nous était propre et puis elle tourne les talons et fonce au pas de course sans se retourner vers son arrêt de tram. Je resterai debout stoïque et absent, jusqu’à ne plus voir sa silhouette.
     
    Après cet épisode, je ne me sens pas de rentrer tout seul chez moi et décide d’aller chez Yaya. Il ramasse de son Noel qu’il à passer avec un pote, et n’écoute pas un mot de ce que je lui raconte. Je parle seul dans ce grand appartement. Je me parle à moi-même. Il me sert une bière, puis deux et me rappelle que ce soir on a une soirée. Ce à quoi je lui réponds que je n’ai pas la force d’y aller mais Ben m’appel et me convainc de faire l’effort. « Ça te fera penser à autre chose ». La soirée en question, c’est chez Pauline et cette fois, elles sont toutes les 6. Sur le coup je n’y pense pas, mais plus tard je me suis souvenu que Ben m’avait parlé de cette soirée du 27.
    « Y’aura Jane, je pense qu’elle peut te plaire »
     Il m’en avait un peu parlé mais sans plus. Juste comme quoi ça faisait longtemps qu’elle n’était pas descendue pour voir ses copines et qu’elle était super cool.
    J’y vais vraiment la mort dans l’âme à cette put**n de soirée. Je me souviens que je suis complètement ailleurs lors de l’apéro. On rejoint son pote Remy en terrasse avant d’y aller et je suis déjà bien allumé quand on quitte le bar. J’arrive dans la soirée, on est accueilli par Pauline. Il y’a pas mal de monde dans le premier salon et je ne calcule personne. Je suis Ben et Pauline dans le petit renfoncement ou sont les canapés.
     Et là, au milieu des gens, je la vois. Jane.
    Ça peut paraître culcul mais il y’a vraiment eu un truc quand on s’est vu pour la première fois. Lorsqu’elle tourne la tête et m’aperçois, elle interrompt sa conversation une demi seconde avec un regard un peu béat, puis la reprend en me regardant et enfin tourne la tête. Je fais la bise aux filles et arrive vers elle.
    Mes premiers mots ? Maladroit as f*ck.
    « Ah c’est donc toi Jane »
    Elle me regarde du style « Euuuh, ouais » avec un petit rictus ankward. Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai dit ça sur le coup. Surtout que Ben ne m’en avait pas parlé plus que ça. Bref, la soirée se passe et je me dis que je me suis bien grillé comme un conn**d. Je fume joint sur joint, boit Rhum sur Rhum et discute qu’avec des mecs car de toute façon je me sens incapable de séduire.
    Vers minuit, je reçois un message de mon ex. Un bon New York back raise des familles. Le message commence par « Au revoir mon amour en espérant que ce n’était pas un adieu ». Bien qu’il ne se limitait pas à cela, je ne retiens que cette partie et je m’isole dans les chiottes pour pleurer un bon quart d’heure. Quand je reviens dans la soirée Ben me demande ce que je foutais. « J’ai vomis, je me sentais pas bien ». Il sait que je mens mais à la délicatesse de ne pas le relever devant l’assemblé même si à ce moment-là, la soirée c’est un peu vidé.
    Je m’assoie dans le canapé qui est vacant et Ben prend place sur le pouf en face. On discute et il sent bien que je suis triste. Il essaye donc de me faire rire en lâchant des trucs bien gras. Ce qui fonctionne, on se met à se foutre de la gueule des hippies qui joue de la guitare devant des filles en totale admiration. Il connait ma récente haine des musicos qui use de leurs guitares pour attirer l’attention des pouffiasses. Le pire c’est que ça fonctionne. #ChristopheMaé
    « Tellement obvious ».
     On continue à boire comme des trous et Jane arrive dans l’espace canapé. Elle s’assoit une première fois sur le siège libre à coté de Ben. Marque un court temps d’arrêt. Me regarde, puis finalement vient s’installer à côté de moi. Je suis ivre saoul et me sens incapable de jouer une main. Ben prend la tangente et elle commence à me tchatcher. On parle de voyage, de cinéma, de son métier, de mes projets. Elle me fait rire. Elle a des expressions bien à elle. « Hors suj ». Elle m’attendrit à tel point que j’arrête de boire pour retrouver mes esprits mais je ne calcule pas vraiment ce qui se passe. Je ne pense plus à mon ex et me contente de suivre ses lèvres lorsqu’elle les articule et répond par questions ouverte pour limiter mes mots. C’est un moment indescriptible ou je suis perdu dans cette soirée ou je ne devais pas être à écouter une fille à qui j’ai l’air de plaire alors que je suis au trente sixième dessous.
    Avec un petit sourire que je noterais de « tendancieux », elle me confirme que je ressemble à Jon Snow. C’est vraiment le tell universel du moment pour savoir que je suis bon dans ce spot, mais j’ai quand même du mal à y croire. Je sais qu’elle a un mec depuis longtemps à Berlin et ce n’est pas trop ma cam de détourner des filles maqués. Vers 4h du matin, on est encore à discuter et il ne reste plus grand monde. Depuis une heure, Pauline et Ben sont avec nous mais parlent de leurs côtés.
    Au bout d’un moment, ils partent se coucher et nous nous retrouvons seuls.
    Elle se rapproche alors de moi, son parfum m’envahit et nos jambes se touchent sans malaise.
    Lorsque je lui demande : « Tu te rends compte qu’il n’y a plus personne ? »
    Elle me répond : « Je me rends compte que toi tu es la ».
     Punchline. J’étais pas prêt.
    J’en reviens pas qu’elle m’ait dit ça et reste un peu con. Une fille qui a des couilles.
    Elle me regarde silencieusement avec des yeux qui me disent « vas-y mon con, embrasse-moi ». J’hésite, puis m’exécute. Le temps s’arrête sur ce canapé. On s’embrasse avec passion, je passe ma main dans ses cheveux d’or et entends son souffle qui s’accélère. Je passe en mode agressif, l’allonge et prend le contrôle. Elle me regarde avec un désir brulant. Mes gestes sont précis et elle apprécie. Après je ne sais combien de temps, on se relève et je lui lâche un très léger :
    « Bon. Soit je te baise sur le tapis, soit on va chez moi » #punchline
    Elle éclate de rire et on part dans la nuit en direction de mon appartement.
    Sur le trajet on rigole, gambade comme des gosses qui vont à la kermesse de l’école, dans ces rues sombres et silencieuses.
    On croise une patrouille de militaire qui nous fait un grand sourire, elle me lâche un « on est hors suj complet », on en rigole puis on s’arrête près du jardin des plantes pour s’embrasser sous un lampadaire. Elle me dit que c’est fou ce qu’elle fait mais que ça fait longtemps qu’elle n’a pas connu cette sensation, je lui réponds avec un sourire –un regard- et le silence qui suit en dit plus long que tous les mots que j’aurais pu trouver.
    On arrive finalement chez moi et pour la première fois depuis longtemps, je ne la baise pas, je lui fais l’amour. On fait l’amour.
    C’est génial. Comme si on se connaissait depuis toujours, tout est naturel, il n’y a aucuns gènes. Je suis sauvagement tendre. On se regarde dans les yeux avec une flamme qui nous brûle, elle hurle de plaisir. Pas de discussion post coïtale, juste un échange les yeux dans les yeux qui dure. Je m’endors avec sa tête sur mon pectoral et mes bras autour d’elle. C’est une nuit magnifique. J’en ai des frissons lorsque j’y repense. Cette nuit, on s’est abandonné l’un à l’autre sans penser au lendemain et c’était parfait. Elle m’a conquis.
     
    Le lendemain, j’ouvre les yeux et Jane me fixe en me tripotant les cheveux.
    « Salut toi »
    Salut beauté.
     
    Sans y avoir trop pensé mais un peu quand même, je suis surpris qu’elle ne regrette rien. Ce simple move me fait dire qu’elle assume totalement. Une femme. Une put**n de femme.
    Vous me connaissez, je ne suis pas le genre à check la turn quand j’aggresse le flop, je lui mets tout de suite « barrel matinal ». Je passerais les détails mais c’est aussi bien que la veille, même sans l’alcool.
    Je file chercher des viennoiseries pour lui préparer un petit déj de reine et cette fois je n’ai aucune envie d’être tranquille. J’ai envie qu’elle reste.
    Je remonte et madame s’est rendormie. Je l’observe un moment en me disant que ce n’est pas croyable qu’une beauté pareille dorme à poil dans mon lit puis m’active à lui préparer le petit déjeuner. Je sors le grand jeu- Viennoiserie, fruits, jus d’orange pressé et thé du palais des thés. Elle se réveille pour de bon et on déjeune ensemble.
     
    « Tu fais ça pour toutes les filles que tu ramènes chez toi ? »
    « Non, bien sûr que non. D’habitude j’achète du jus d’orange en bouteille »
     
    Petit sourire de sa part suivit d’une petite bagarre sur le lit. Je la maitrise, ça l’excite- 3ème barrel.
    L’impression que ça fait 1 an qu’on est ensemble tant on est déjà complice, c’est juste dingue.
     
    Une fois le petit déj et ma bite engloutie #poète, elle file à la douche et je reste dans mon salon avec une sensation d’imbécile heureux.
    Elle sort de la douche et nous parlons de tout et de rien, lorsque son portable sonne. C’est une copine Allemande qui l’appel pour qu’elles se mettent d’accord sur l’heure où elle viendra la chercher. Enfin, c’est ce qu’elle me dit. Je pense qu’elle lui a aussi fait un petit débrieff de ce qui se passe ici au vue de ses tells physique quand elle parle et de son intonation. Je ne capte rien à l’Allemand mais je sais reconnaitre ce genre de trucs.
     
    Instant culture, saviez-vous que lorsque vous parler seulement 15% de votre message est transmis par ce que vous dites ? Votre corps et vos gestes représente 80% et l’intonation 5%. Dingue non ?
     
    D’ailleurs, c’est bien la première fois que je trouve la langue des nazis aussi sexy. Sa voix est un peu plus aigüe quand elle parle Allemand, un peu comme quand elle crie au lit. Je lui mettrai bien un 4eme barrel mais mes couilles sont épuisées et m’obligent à check.
    Elle me dit qu’elle doit prendre son avion tôt dans la matinée et qu’elle devra partir de chez moi en milieu d’après-midi pour aller voir sa tante et ses cousins. Un poil déçu qu’elle reparte si vite mais c’est ainsi. Je commence à me dire que c’était très bien comme ça et que ça ne continuera pas. Je resterais « sa petite folie Montpelliéraine ». Elle a une vie bien remplie à Berlin et m’oubliera vite me dis-je.
    Je la raccompagne à la Comédie et on s’embrasse en se disant des mots doux. J’ai vraiment l’impression que c’est la dernière fois que je la vois du coup j’essaye de prendre le truc à la légère. Elle par contre, à l’air vraiment triste de partir si vite, mais je me dis qu’elle joue la comédie comme je l’ai fait de nombreuses fois « pour pas faire de peine à l’égo de l’autre ».
    Je tourne le dos et ne me retourne pas.
    Je rentre chez moi un peu dépité mais tente de me dire que c’est mieux d’avoir vécu ça, que rien du tout. Et soudainement, je me rends compte que je n’ai pas pris son numéro. Harba de con que je suis.
    En milieu de soirée, elle m’envoie un message sur Instagram pour me dire qu’elle aimerait bien garder contact et que c’était vraiment génial. OUF ! J’accepte sans me faire prier et lui souhaite un bon retour au pays des mangeurs de saucisse. Emoticône concombre, émoticône pêche.
    « T’es complétement hors suj mon pauv’ vieux, mais t’es mignon » J’aime sa répartie et son style.
    Il est à noter que je tâche d’être bon en terme de répartie et de phrasé et c’est vraiment la première chez qui je sens un vrai répondant.
    Quelques semaines passent [je rencontre J pendant cette période car « faut bien grinder »] et Jane continue de m’envoyer des messages, tous les 2/3 jours, pour prendre des nouvelles. Même à distance on rigole beaucoup. Elle a vraiment un truc cette femme.
    Un jour elle m’annonce qu’elle redescend pour 15 jours dans le sud dans un mois. Elle doit voir son père qui est dans l’Aveyron et qui n’est pas au mieux. Elle me dit qu’on pourra se voir 2 ou 3 jours si je veux bien, mais qu’elle devra faire le tour de sa famille et de ses copines.
    J’avais donc tort. Elle ne m’a pas menti, n’a pas jouer la comédie et souhaite me revoir. Dingue.
    J pars à Glasgow et le sur lendemain je rejoins Jane place de la Cannourgue. C’est l’hiver, elle est emmitouflé dans son gros blouson mais n’en reste pas moins sublime. J’avais oublié ce que ça faisait d’avoir des frissons à la vision d’une personne particulière. On s’embrasse, s’enlace et en bon gentleman je tire sa valise avant de la tirer elle. Nous arrivons chez moi, je lui prépare un thé, on discute 2 minutes puis un blanc s’installe. On se regarde. 30 seconde après on à poil. Après la déception coïtale de J, je peux vous garantir que je revis d’avoir une femme qui s’assume au pieu.
    Elle me dit qu’elle va à Millau voir son père dans trois jours et que d’ici là elle ne sait pas trop où dormir. Sa famille habite à Cournonterral (15 min de Montpellier) et ça l’embête d’aller s’isoler loin du centre, point névralgique de son réseau social, sachant qu’elle n’a pas le permis. Je lui propose naturellement de rester chez moi. En fait, je ne lui laisse pas le choix. Elle accepte et semble soulager. « Je pensais que ça ferait trop pour toi »
    J’avais envie de lui dire que je ne manquerais pas l’occasion d’avoir un ange dans mon enfer mais je me suis abstenu par peur de passer pour un gros fragile.
    On passe les trois jours ensemble et tout fonctionne. Elle part chez son père pour 72h mais laisse son gros sac chez moi. Elle m’appel deux fois pour me dire que c’est un peu dur mais qu’elle est contente d’être là pour lui.
    Moi qui étais insensible à toutes les autres, elle me provoque à chaque fois cette sensation de bonheur inexplicable. Je ne l’ai pas signalé dans les deux post précédents, mais je ne ressens tout simplement rien. Au mieux, une affection timide pour ma partenaire mais rien de plus. Pas de sentiments, aucuns. Aucune tristesse quand je les quitte, aucune sensation de manque- rien. Mes couilles ressentent quelque chose, parfois mon égo, mais pas mon cœur.
    Elle revient au bercail après sa visite paternelle et n’en décollera pas avant son départ.
    On passe nos journées à se balader dans Montpellier, à avoir des discussions tantôt sérieuse tantôt légère, à faire l’amour, elle me montre des courts métrage- son court métrage, on écoute de la musique en fumant des joints, allongé sur le lit à regarder le plafond, je l’emmène faire des soirées à droite à gauche. Elle s’adapte toujours, comme moi.
    A aucun moment je ne joue un rôle. Je suis moi-même car elle à ce qu’il faut dans le ventre pour voir mon vrai visage. On vit notre truc sans trop savoir ou ça mène. C’est d’une beauté rare.
    Petite anecdote, lors d’une soirée elle se fait draguer par « Al Sticking » (une figure du street art à Montpellier qui monte) devant moi et lui met un rebond mémorable ! On dit qu’il a rebondi jusqu’en Chine ce nain dalleux.

    Une des rares preuve de son passage dans ma vie. Soirée dans un appart ou on a finit rabat complet. Pour preuve mes yeux en mode 16:9eme et sa pose "grosse cochonne avec lunette" (elle ne porte pas de lunette au naturel). La fin de l'époque "Jon Snow"
     
    Une après-midi alors que nous étions en balade au bord de plage, on s’assoit sur un rocher face à la mer et pour la première fois elle me parle vraiment de son mec. Elle m’en avait déjà parlé un peu mais cette fois-ci c’était le sujet principal.
    J’apprends qu’il est chanteur/ guitariste dans un groupe qui marche assez bien sur Berlin. Quand je vous dis que j’ai un truc avec les musicos.
    Il est au courant qu’elle l’a trompé et qu’elle est avec moi en ce moment mais ça n’a pas l’air de le déranger plus que ça. Elle me dit que pour lui ce qui compte « c’est la musique ». Elle a l’air un peu dépité mais finalement résigné à accepter cela. Je comprends qu’elle ne sait pas bien ou elle en est avec lui et qu’elle va là où se sent le mieux. Pour le coup, avec moi.
    Son mec c’est l’Allemand type. Il n’exprime pas ses sentiments, est très terre à terre et très chauvin. Il est également très torturé et très spécial, obsédé par la musique. Un jour elle lui propose de partir à Londres car elle aimerait bien y vivre et il lui répond en gros « si tu veux y aller, vas-y ». 5 ans qu’ils sont ensemble.
    Je comprends mieux ce qu’elle me trouve. Lorsque je suis en confiance je suis absolument l’inverse.
    Tout ça pour dire que la dessus elle est paumé. Je sens bien qu’elle attend que je propose quelque chose mais je n’y arrive pas. Moi qui d’habitude n’ai aucun scrupule à me vendre, je n’y arrive pas cette fois. Je n’ai pas envie de forcer quoi que ce soit, bizarrement. Je l’écoute simplement en essayant de ne pas lui faire tout quitter pour un mec qu’elle a vu qu’une dizaine de fois. Certes il y’a quelque chose de fort entre nous mais je n’arrive pas à me dire que j’assumerai le fait qu’elle quitte tout une vie pour moi. C’est trop de responsabilité. C’est un trop gros pot que je ne veux pas jouer hors de position.
    Je l’enlace dans mes bras sur le soleil couchant et nous décidons de rentrer.
     
    Elle repart en Allemagne le lendemain et lorsque nous allons nous coucher, après avoir fait la sexualité, elle me lâche cette phrase :
    « Je crois que… Non, laisse tomber. Si je te le dis tu vas t’enfuir par la fenêtre »
     
    Je n’ai pas répondu. Lâche que je suis. J’aurais dû dire un truc du genre :
     
    « Je ne m’enfuirai pas car moi aussi je t’aime Jane. D’un amour que je n’ai pas construit et que je ne comprends pas vraiment mais je t’aime. Tu me rends heureux. »
     
    Je ne l’ai pas dit, j’aurais dû.  Je le regrette et pourtant je ne regrette pas grand-chose en général car j’ai comme mantra «vis à fond ».  Ça aurait peut-être fait une différence, qui sait. Elle se contentera d’un « arrête de dire des bêtises » J’ai tellement été mauvais. Je la sens déçu, elle n’ajoute rien et on s’endort.
    Le lendemain matin, je l’accompagne à la gare pour qu’elle prenne son train pour Paris. Cette fois, je crois vraiment que c’est la dernière fois qu’on se voit. Je déteste ce genre de départ, ça me fou dans tous mes états et je finis par paniquer. Le poker m’a aidé à gérer mes émotions afin de ne plus en être esclave mais pour le coup, je sais plus où j’habite. Quand c’est comme ça, je fais caca en plein milieu du salon. Voir la raison de mon bien être partir me fend le cœur mais encore une fois je n’arrive pas à lui dire que je l’aime et qu’elle m’a fait renaitre. Je l’embrasse, lui dit que c’était merveilleux et que j’ai hâte de la revoir. Elle attendait quelque chose de plus profond, je m’en rends compte aujourd’hui. Elle me dit « je t’apprécie beaucoup tu sais Jon Snow ».  Je pleure intérieurement mais rien ne sort à l’extérieur. Je crois que je ne réalise pas. Je ne réalise jamais sur le coup et c’est bien sick. Je reste sur les quais jusqu’à ce que le train parte et nos regards ne se lâchent pas. Elle est partie, et j’ai tout foiré sur la fin. J’ai spew le HU comme un gros noob.
     Je m’en rends compte à l’ instant où le train avance et que je la vois me regarder les larmes aux yeux. Rien ne me consolera ce jour-là ni cette semaine-là d’ailleurs. On s’envoie toujours beaucoup de messages mais rien n’y fait, j’ai l’impression d’avoir loupé le coche.
    Pourquoi rien n’est sorti ?!
    Les jours passent et j’ai moins de nouvelles qu’avant. Après plusieurs jours sans messages et juste avant de prendre mon vol pour Glasgow, je lui renvoi un message du style « tient regarde ce que j’ai vu aujourd’hui, ça m’a fait penser à toi », histoire de relancer la conversation. Ça fonctionne ! Elle me répond vite et me dit qu’elle a beaucoup de choses à gérer en ce moment mais qu’elle comptait m’appeler pour me dire qu’elle avait accepté un job de traductrice ANGàFR lors du festival « Itinérance » à Alès.
    Elle revient !
     
    Elle m’invite donc à venir avec elle pendant 7 jours. On sera logé dans une petite cabane au fond d’un jardin (true story) chez une des organisatrices du festival. Elle aura le devoir de faire les traductions de tous les acteurs/ réal/ intervenant anglophone du festival donc on ne passera pas tout notre temps ensemble, mais je m’en satisfais.
    L’événement à lieu dans un mois tout pile et alors que je suis dans le hall de l’aéroport en attendant mon avion pour aller voir J, je languis qu’une chose, de me réveiller un mois plus tard.
     
    Vous connaissez l’étape Glasgow.
     
    Le jour de son arrivé, je vais la chercher à l’aéroport de Fréjorgues. Nous sommes hyper heureux de nous retrouver et elle apprécie tout particulièrement que j’ai emprunté la voiture de ma sœur pour la cueillir. On dépose la voiture chez ma sœur qui au passage, insiste pour qu’on rentre. Jane n’est pas gênée pour un sou. Elles tchatchent ensemble un petit peu et nous allons chez moi.
     
    1er barrel de rigueur.
    Je lui prépare une omelette aux champignons de bo goss et on part se balader au jardin des plantes avec une bouteille de rosé et un bédo. On ressort de là un peu pété mais surtout avec une sacrée fringale. On part manger un burger à Burger & Co (best burger sur Mtp, je recommande chaudement) et on rentre chez moi à la nuit tombante.
     
    2nd barrel, la base.
    Toujours aussi bien, on passe une petite étape et je lui fais mon final préféré. Elle accepte sans sourciller et même si elle en prend un peu dans l’œil, elle se marre.
     
    Je lui collerais 24 gamins put**n.
     
    Le lendemain, elle part pour Alès et j’attends qu’elle voie avec son hôte pour savoir si c’est OK que je vienne. Le soir même elle me dit qu’il n’y a pas de problème et je débarque le jour suivant.
    Trépignant d’impatience, j’arrive donc à Alès pour mon premier festival de cinéma. D’une part parce qu’il y’a Jane et d’autre part parce que j’adore le cinéma.
    Jane m’accueille en coup de vent car elle à une trad’ à faire dans 15 minutes et je n’ai pas le temps de lui mettre une petite street de value, dommage. La cabane est petite mais nous avons notre intimité, c’est l’essentiel.
    Il y’a une rétrospective sur Steeve McQueen, personnage que j’adore et l’invité « star » du festival est le réalisateur Jerzy Skolimowski. Un pote à Roman Polanski au passage. Elle est fan de lui, et je vous recommanderai « deep end», un super film. « Le cri du sorcier » m’a beaucoup plu également. Bref.
    La journée, je visionne donc des films en attendant le soir. Car chaque soir, c’est soirée à la salle avec tout le staff et les artistes de la journée/ semaine. L’endroit en géniale. C’est un ancien laboratoire d’analyse, redécorer avec des lumières bleus, rouges, vertes, turquoises, des guirlandes lumineuses, des petites salles avec une tv qui passe des vieux films. L’ambiance est unique. Il y’a évidemment un bar ou tu peux boire des tipunch pour 1€ et des pintes pour 3€. Tous les soirs, il y’a un coktail spécial à 2€. En d’autres termes, tu finis ivre mort à la fin mais tu discutes avec des gens super intéressant. L’ambiance est vraiment géniale. Jane me présente à tout le monde comme étant son « Boy Friend ». Bien que très fier, ça me fait un peu bizarre. On rentre vers 3h ce soir-là et elle repart bosser à 9h le lendemain. On a une discussion sur l’oreiller et je lui dis que cette fois c’est moi qui ai peur qu’elle s’enfuit par la fenêtre. A ma grande surprise, elle ne répond mais m’embrasse. On va à l’abatage et on s’endort.
    La semaine se passe en suivant à peu près le même schéma. La journée je matte des films et le soir on se quinte au labo !
    Arrive le dernier jour. Dès le matin, je sens une perturbation dans la force.
     
    Ce soir, mon pote Ben vient à Alès faire la dernière soirée au labo et nous ramène le lendemain à Montpellier. Il arrive vers 18h au festival, on va à une projection tous les trois et une fois la séance terminée on se dirige vers le labo.
    Jane est différente. Elle est plus distante, se moque de moi en public tout en restant semi correct. Très bizarre. Je sais pas trop quoi en penser et décide de faire comme si de rien n’était.
    On se met un gros tarif ce soir-là alors qu’on doit se lever à 7h30 le lendemain car on a une heure de route.
    On rentre, Ben vomit dans le salon de notre hôte (énorme lol) et Jane est un peu gavée. On va se coucher mais Madame est fatiguée. Je me la collerais sur l’oreille ce soir-là, et j’ai la quasi-certitude que ça va puer dans longtemps et que cette « distance » qu’elle a mis ce soir entre nous est loin d’être anodine.
    Après avoir dormi 3h, nous partons tant bien que mal d’Alès pour l’aéroport de Montpellier.
    Dans la voiture elle parle beaucoup alors qu’avec Ben on est plutôt en mode silencieux.
    Arrivé à l’aéroport, je l’accompagne jusqu’au Hall. Malgré mes perches pour avoir des infos sur notre avenir, elle ne répond rien de concret. On s’embrasse et elle est atrocement froide comparé aux autres adieu. Je sais qu’il y’a une couille dans le potage.
    Quand je rentre dans la voiture, Ben me demande comment ca s’est passé et je lui répond :
    « Je pense que c’est mort, je l’ai senti vraiment bizarre »
     
    Ça se confirme quand malgré quelques messages de ma part, madame répond toujours évasivement.
    Au bout d’une semaine elle m’écrit qu’elle aimerait bien qu’on se skype.
    Le « il faut qu’on parle » 2.0 quoi.
    On skype et elle me dit qu’elle a besoin de temps et d’espace pour réfléchir. Je la laisse donc tranquille et ne lui envoie plus de message.
    Au bout d’une semaine, elle m’écrit un pavé en me disant que finalement elle doit se concentrer sur sa vie à Berlin car c’est là qu’elle doit être. Elle est désolée et me dit à quel point « je suis une belle personne » mais qu’à présent, elle préfère en rester là.
    J’ai du mal à avaler la pilule même si je m’y préparais. Je crois qu’une fois rentrer j’en pleure un petit coup et je repense à cette fois où j’aurais dû lui dire « Je t’aime ».
    Je me fais une raison et me dis « tant pis, faut accepter la variance, c’est le jeu ».
    Encore aujourd’hui il m’arrive de repenser à ce que nous avons vécu et ce merveilleux sentiment « d’être amoureux ».
    Je suis quand même heureux d’avoir vécu cette histoire, même si forcément un peu frustré sur la fin. Même si ça n’a pas duré, je suis retombé amoureux un court instant et ça m’a fait du bien. Qu’importe la fin en fait. J’étais rassuré de voir que je pouvais plaire à ce genre de fille.
    Avec le recul, je me dis que ce n’étais pas le moment. En fait, ça m’a encore plus motivé à partir voyager. Ca a vraiment marqué le début de l’organisation de mon trip et la définition de mon « why ». J’ai vu ça comme un message de la vie :
    « Tu n’as pas quitté une femme que tu aimais pour te mettre avec une autre, ton plan de base c’était de voyager donc ne me remercie pas, c’est cadeau. Maintenant go mon petit »
     
    Voilà la fin de cette partie 3 qui comme annoncé, était sur un autre ton. On s’approche plus d’une CSB mais rassurez-vous, la part 4 repart sur les chapeaux de roues ! J’ai pris du poil de la bête sans épiler le torse de Caballero et celles qui suivent ont pris de gros barrel en tout genre !
     

    Photo prise par Jane lors de sa seconde venu.
    Leçon 22: Pratiquer l'inception
     
    Fragilement votre,
    H
     
     
     
    PS :
    Je tiens à vous le dire : MERCI DE ME LIRE
    Vos commentaires me font chaud au cœur, vous me faites sentir un peu plus utile et c’est très appréciable pour le joueur à tendance misanthrope que je suis. N’hésitez surtout pas à commenter ou critiquer.
    J’entends bien finir cette aventure du Run Rose et trouver une suite qui n’en sera pas une mais qui me permettra de prendre la plume avec autant de plaisir et de passion que ce que cette série m’inspire et je l'espère, pour votre plus grand plaisir !
    Bisous mes grinders
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    ragondin reacted to NICEBET for a blog entry, Le Run Rose [PART 2]   
    Mes chers lecteurs,
     Voici le day 2 de mon Run Rose. RR pour les adeptes des vieilles cartes Francaises mais pas des vieilles chattes. Je vous ai quitté relativement shortstack après m’être value cut avec Alice. La variance est une sal*pe qui a probablement un piment tatoué sur la fesse gauche mais il faut savoir faire avec « that’s life ». Me revoilà en selle et l’action commence tout de suite. Impossible de me souvenir de son prénom, je l’appellerai donc « Q ». Tout simplement parce que je n’ai pas trouvé de prénom de fille qui commence par Q.
    Swag on ‘em
     
    Q : *22 ans, étudiante en droit. Rencontré sur Adopte un mec.
    Je la charme sur adopte et elle m’envoie un message avant même que je puisse le faire. En général c’est plutôt les meufs qui ne me plaisent pas qui m’envoi le premier message mais en l’occurrence il se trouve qu’elle a l’air vraiment jolie sur les photos. Petit détail qui a son importance, elle n’a pas sur-rempli son profil. Je tiens à le préciser car vraiment les connasses qui remplissent tout ça me débecte d’entrée. En général je prends ça comme un tell de "warning girl". Bref. On parle, c’est fluide, je lui propose donc de boire un café le lendemain en fin d’après-midi car « je suis dispo » #Busy. Je la rejoint aux jardins du Peyrou. Arrivé sur place, je crois la voir de loin (je suis très physionomiste) mais pour le coup je ne suis pas sûr que c’est elle. Je l’appel et je vois que mon doute sort son téléphone. Bon. Elle est vraiment très mince, voir maigre. Même si j’aime bien les demoiselles fines, là, c’est un peu trop. J’ai déjà envie de fold mais je suis une grosse CS donc je call pour voir ses papiers.
    On s’assoit en terrasse et on commence à parler. Et puis, très rapidement je tilt quand elle me dit que c’est sa première année de droit.
    « Tu as redoublé ? »
    « Ah….Euh non non pas du tout, mais j’ai un truc à te dire la dessus… En fait, j’ai 18 Ans. Ce n’est pas cool d’avoir menti je sais » tout en me faisant des yeux de biches.
    Dans ma tête je me dis que d’habitude je ne joue pas ces limites-là -même jamais en fait. (j’ai 26 ans au moment de l’action) Mais bon, je suis un Homme faible, esclave- prisonnier de sa condition et de son style large aggressif, . Et puis je dois reprendre du poil du bet après Alice. Je ferme donc les yeux en tentant d’oublier le fait que j’avais déjà une vie sexuelle quand elle avait 8 ans. Après tout elle est jolie et elle à un truc qui m’excite. Le regard d’une jeune coquine.
    Elle me raconte sa vie en me disant qu’elle a abusé avec la drogue et que depuis elle ne reprend pas de poids. Que sa relation avec son père est coupée et qu’elle a du mal avec les gens de son Age. C’est vrai qu’elle fait plus mais je suis quand même surpris du terme « abuser avec la drogue ». A 18 ans, ça me parait dingue. Apparemment elle a commencé à 14 ans avec la MD. Je suis sidéré. J’ai découvert les drogues « dures » à 22 ans. put**n de précoce la petite.
    Malgré tout, elle a un franc parlé qui me plait bien et un engouement juvénile délicieux. Elle a du caractère et semble savoir ce qu’elle veut malgré ses 18 printemps. On passe une grosse heure ensemble avant que je m’éclipse en prétextant un « rendez-vous ». Mon bluff passe easy et on se sépare. #Malin
    En rentrant chez moi, je reste mitigé et je me dis que je réévaluerai à la turn. Je suis prêt à give up sur une autre mauvaise carte.
    Je crois que deux trois jours se passent avant qu’elle ne m’envoie un message pour me demander ce que je fais le soir. Par hasard pour elle, c’est mon soir de cuisine. En gros, une fois par semaine je me cuisine un bon repas. Je lui propose donc de venir. Elle snap call et me demande ce qu’elle doit ramener. Je lui réponds « tes petites fesses et un truc à boire ».
    Elle arrive à l’heure et mieux apprêté que la première fois. Mon read est sans appel- sa range est light, on va 3 bet tout ça bien salement. On prend le temps de manger et de tomber une bouteille de vin, encore une fois la discussion est fluide et on rigole bien. Elle me fait rire la minette et je commence à l’imaginer en levrette. Après m’avoir complimenté sur mon repas (entrée/plat) elle me demande droit dans les yeux -sourire en coin- si il y’a un dessert. De là, c’est une pancarte clignotante qui me signale « 3BET 3BET 3BET ». Je l’embrasse en pensant qu’un doigt direct serait passé. Je la touche à peine qu’elle en peut plus mais me dit qu’elle est un peu réticente à l’idée de le faire dès le premier soir. Ah la jeunesse. Je lui réponds que je ne suis pas pressé et que si elle veut attendre y’a pas de soucis mais qu’il faut arrêter d’être aussi chaude parce que sinon « je te baise ». Elle rigole, ne s’arrête pas, le 3 bet passe, barrel de forain.
    Au matin, j’ai une double barre : dans mon zlip et au front. Je me souviens d’être un peu deg qu’elle soit encore là. Elle ouvre les yeux, me grimpe dessus, je lui mets un second barrel immédiatement. Je la laisse giser sur mon pieu et je vais chercher des pains au chocolat. Déjà parce que j’aime manger des viennoiseries le matin mais surtout parce que je sens que si je ne trouve pas une solution rapide, elle va squatter encore un moment chez moi. Ça ne me dis rien, j’ai envie d’être tranquille.
    J’appelle donc un bon pote en lui disant de m’appeler dans 20 minute et de hurler au téléphone « put**n t’es ou je suis à tel endroit, je t’attends. On avait dit 11 heures pour être à 12h à l’annif/ barbeuc de Yoyo ». J’ai des bons potes et il accepte de jouer la comédie. Pourquoi je ne lui ai tout simplement pas dit que je devais bouger ? Je ne sais pas. J’ai voulu être tricky et faire comme dans les films.
    Il m’appel et encore une fois, le bluff passe crème.
    De nouveau seul, je reste encore une fois très mitigé. La turn n’est pas si horrible mais le sexe n’était pas dingue même si je sens un bon potentiel en elle. La différence d’âge me dérange et je n’ai pas envie d’entreprendre une session de coaching. Au moment de l’action, je n’ai qu’elle sous la dent donc je me dis que je ne devrais pas trop faire la fine bouche. Je passe en mode passif sur les messages, en ne faisant que répondre.
    Finalement, je me dis qu’il faudrait mieux que je m’éloigne.
    C’était sans compter le fait que je fais pas mal de soirée à cette époque et qu’évidemment, je bois.
    Un soir, alors que j’avais pris mes distances et que je pataugé dans une flaque de rhum, elle m’envoie un message « J’ai envie de toi, viens me baiser ». Texto. Mon égo est flatté et je quitte mes potes pour aller la voir. Faible et alcoolisé que je suis. J’arrive chez elle ou elle m’attend en petite tenue, on va à l’abattage, mais encore une fois son manque d’expérience à la table se fait sentir. Je dors chez elle et pars au petit matin.
    Le lendemain, je me dis que ce n’est pas bien de se servir d’elle et je décide de ne plus call.
    Mais elle est à fond. Elle veut encore voir mes cartes.
    Je ne réponds quasiment plus mais elle continue. Elle me renvoi des messages du style « Bon, quand est-ce que tu viens me baiser ? J’entends mes voisins, je suis toute mouillé ». Que des trucs du genre.
    Mais la magie n’opère plus.
    Au bout d’un moment ça devient trop, et je décide d’aller chez elle pour lui parler.
    Je lui explique que je ne veux pas continuer, elle tente de me corrompre, se touche quand je lui parle mais il n’en est rien. J’ai anticipé ses potentiels move et me suis branlé avant de venir-je suis donc insensible à ses perversions- fino que je suis.
    Elle me dit que c’est dommage, qu’elle trouvera quelqu’un d’autre, que de toute façon elle ne voyait pas que moi. A ce moment-là je suis déjà en train de me demander ce que je vais manger ce soir et je comprends que j’ai pris la bonne décision.
    La morale de cette histoire, c’est qu’il faut savoir écouter son instinct et ne pas perdre de temps à jouer des limites trop basses. Jouer une partie sans EV, c’est pas terrible. Savoir contrôler ses émotions mais surtout savoir prendre du recul et bien évaluer notre range perçu, c’est mieux. Ce n’est pas parce qu’on est un peu card dead qu’il faut prendre tous les spots. Parfois il est plus sage d’attendre. Je tiens à préciser que je m’en suis un peu voulu de lui faire perdre son temps. Je sais ce que c’est que de désirer quelqu’un sans que cela soit réciproque et c’est particulièrement désagréable. Désolé Q…
     
    J. 20 ans, étudiante en commerce. J. est une très très jolie fille, bien qu’un peu jeune. Rencontré sur Tinder on discute longtemps avant de se rencontrer. Finalement, après avoir longuement patienté, on finit par se voir, enfin !! J constitue mon plus long deeprun cette année, nous nous sommes vu pendant presque 3 mois.
     
    Aaaah J ! Quelle beauté cette petite !
    Je la rejoins place saint Anne à Montpellier et l’emmène dans un bar à vin qu’on m’a conseillé. Au vue de l’avion que c’est, je veux fournir mon A game absolu. Ce qui en fait n’est pas une stratégie optimale- mieux vaut être soit même et ne pas en faire des tonnes mais c’est un sujet que je ne traiterai pas maintenant. Je l’aperçois dans sa petite robe bleue, elle est « gorgeous ». 1,70M (j’aime les grandes étant moi-même grand), de magnifiques et longs cheveux couleurs ébène, des yeux noirs, un grand sourire et un visage harmonieux. Le type méditerranéen que j’affectionne particulièrement.
    On s’assoit dans le bar et je commande une bouteille de vin blanc. On discute, c’est très fluide, j’étale un peu ma science et je sens bien qu’elle n’y est pas insensible. Elle me dit que je ressemble à Jon Snow (j’ai les cheveux mi long à cette époque et tout le monde me le dit). Je fais le surpris « Ah bon tu trouves ? » et je lui rétorque qu’elle ne ressemble pas à Ygritte mais que ça fera bien l’affaire. Elle rigole timidement et raise en disant que de toute façon les grottes et les puçeaux ce n’est pas son truc. Je souris. On continue de discuter de tout et de rien, la bouteille se vide et mon appétit grandit. On n’en commandera pas d’autres car elle doit prendre le dernier tram. Je la raccompagne et l’embrasse sur les quais. Fait relativement inhabituel car en général j’attends toujours le 2eme rendez-vous mais là vraiment, elle est trop jolie et je me dis que je ne veux pas louper le spot. Elle est un peu surprise mais loin d’être réticente, j’ai le souvenir d’un baiser langoureux. Jusqu’ici tout va bien donc.
    On se renvoie des texto régulièrement dans les jours qui suivent mais madame n’est pas beaucoup disponible. Elle prétexte des trucs à faire tout le temps et finalement n’est jamais visible. Elle est en Erasmus à Glasgow et de ce fait elle doit faire le tour des copines et fait soirée sur soirée. Ça me gonfle mais je prends sur moi. J’ai besoin d’une bonne turn.
    Un Vendredi soir alors que j’avais commencé à réduire ma fréquence de messages depuis déjà quelques jours, elle m’en envoie un en me disant qu’on peut se voir en milieu de soirée. Chez elle, ça veut dire après 23h00. Je dis benco !
     Vers minuit, elle me dit qu’elle est chez une copine et que deux mecs louche les ont suivi et sont en bas. Tel un chevalier vaillant je lui dis « ok bouge pas  j’arrive ». Avant de partir de chez moi, je prends deux shot de rhum histoire de me chauffer, briquet dans la main droite et j’y vais au pas de course. J’arrive sur place, il n’y a personne. Elle me voit du balcon et descend avec sa copine en ricanant. Je me suis dit « tant mieux » sur le coup mais finalement je crois qu’elle voulait me montrer à sa pote et qu’elle avait inventé cette histoire. A ce moment-là, je décèle un tell de « trop jeune ». Une voix en moi me dit « tu perds ton temps » mais comme d’habitude en matière de femme, je ne l’écoute pas et  je l’embarque. Elle est ivre et peine à marcher droit. On va chez moi et elle me saute dessus. On baise et la- grosse déception. Elle ne fait AUCUNS BRUITS et c’est moi qui fait 100% du taf car sinon ça aurait été missionnaire de longue. Quel gâchis ! Une beauté plastique pareille qui n’a pas confiance en elle au lit. Même bourrée. Lors des préliminaires, lorsque elle va pour me sucer, elle me met l’oreiller sur la tronche « pour pas que je regarde ». Sur le coup ça m’a fait rire et après notre petite affaire je lui ai dit «Tu n’aimes pas ça ? » ce à quoi elle me répond « si si, mais ça me met mal à l’aise ». Trop jeune. « Et tu ne gémis jamais ? » Madame répond « Non, j’ai du mal à me laisser aller » Trop jeune. f*ck.
    Après ça, je suis vraiment déçu de cette turn mais je me sens en mission pour l’éduquer sexuellement. Vous auriez vu cette beauté, vous n’auriez pas fold de suite. Mais quand même, un mauvais coup à ce point c’est dingue quand on voit le potentiel physique qu’elle a.
    Dans le passé, j’ai été pendant 3 ans et demi avec une fille qui été totalement libérée et qui s’assumait complètement. C’était incroyable au lit. Tout ça pour dire que j’aime les filles qui ont confiance en elles et qui assument d’être des sal*pes au pieu. Les mijaurées, ce n’est pas dans ma range. Et Mlle J, à l’air d’être la reine des Mijaurées.
    Je crois qu’elle comprend que je suis un peu déçu et après cette nuit on se revoit plus régulièrement. Un soir, elle arrive vers minuit chez moi et lorsque je finis de prendre ma douche et que j’apparais dans le salon/ chambre, elle m’attend en porte jartel/ corset, à quatre pattes sur mon lit. On baise, c’est un peu mieux que d’habitude, je la sens plus à l’aise mais encore une fois aucuns bruits et tintin pour la fellation. De coutumes, je parle toujours après pour savoir ce qu’elles ont aimés, ce qu’elles voudraient en plus/ en moins etc…  La petite review post session qui va bien quoi!
    Et là je comprends mieux car la petite lâche quelques infos.
    Elle me dit que je suis le premier qu’elle revoit plus de 5 fois. Que d’habitude ce sont des coups d’un soir  (surtout) quand elle est bourrée. Qu’elle à un challenge avec une pote « celle qui se tape le plus de mec » mais SURTOUT : Elle ne parle jamais de cul entre copines. Je ne sais pas si c’est vrai,  ça me parait fou car ayant pas mal d’amies filles, je sais qu’elles passent une bonne partie de leurs temps ensemble à absolument tout raconter de ce qui se passe au lit avec leurs conquêtes. Mais là, finalement, ça ne m’étonne pas trop. Je comprends mieux en fait. Je lui explique que je trouve ça un peu malsain d’avoir un challenge de la sorte et que c’est la qualité qui compte et non pas la quantité- ce qu’elle a du mal à capter- sous-entendu « tous des conn**ds ». J’apprends aussi qu’elle a des gros soucis d’ententes avec sa mère et qu’elle vénère son père.
    Suite à cette discussion, je ne sais plus trop quoi faire. D’un côté elle m’attendrit un peu car elle n’a jamais eu de réelle affection d’un Homme et j’aimerais redorer l’image qu’elle a de notre genre et d’un autre c’est vraiment une gamine. Moi, j’aime les femmes. Les gamines, je ne projette rien avec elles. Mais encore une fois, sa beauté divine me fait faire des concessions.  De plus, je la sens un peu fausse parfois mais sur le coup, je n’arrive pas à la nexter
    Elle change de sujet et me dit en rigolant « je suis sûr que tu ne serais pas cap de venir me voir à Glasgow, de toute façon même mes amis ne viennent pas me voir ». Je rigole. Ce n’est pas à moi qu’il faut dire ça. Je ne compte plus le nombre de trucs stupide que j’ai fait lorsque on  m’a défié. Je snapcall. Elle se marre sans trop savoir si je blague ou pas. Je la re-baise en me disant qu’elle se lâchera peut être un peu plus à quelques jours de son départ si elle croit qu’on se reverra pas (elle part pour 6 mois). Non elle ne se lâche pas, ce n’est de nouveau pas terrible. Shit.
    Elle repart à Glasgow le surlendemain et je ne la reverrai pas avant 1 mois et demi.
    Je regarde donc les billets d’avions et j’en trouve pour 67€ A/R. Lorsque je lui dis que j’ai trouvé des billets pas chers elle semble vraiment très surprise que je tienne ce que j’ai dit quelques semaines plus tôt. « Et ouais c’est ça un Homme ma petite ». Elle est ravi mais lorsque je lui propose de rester 7 jours elle m’envoie un pavé en me disant en gros « tu sais, j’ai jamais vécu avec un mec donc 7 jours ça me parait trop ». Je lui dis ok bon, 4 jours alors ? Elle accepte. J’en profiterai pour faire un stop à Paris pour voir une copine que je n’ai jamais pu baiser car j’étais en couple, ce qui n’est finalement pas une mauvaise nouvelle. J’adore Paris.
    Un gros mois se passe avant le départ pour Glasgow, et c’est à ce moment-là que je rencontre la prochaine de cette liste. Jane. Ma merveilleuse Jane. Au moment de partir voir J, je vis un truc de fou avec cette divine créature blonde et je me sens un peu triste quand cette dernière retourne à Berlin, où elle vit avec son mec. Sacré histoire, mais je ne vais pas vous spoil, cette aventure arrive dans le prochain billet. C’est juste pour vous dire que j’en ai plus grand-chose à foutre de J qui en plus d’être un mauvais coup, ne m’a pas l’air très sincère. Vous savez, ces jeunes qui ont l’impression de tout connaitre et de bien mentir. C’est un peu J. Mais on l’a fait pas au vieux singe que je suis. Je suis un bluffeur professionnel et j’ai de très bon read mais malgré ça, j’y vais quand même car j’ai pas vraiment mieux à faire. Et puis j’ai bien envie de découvrir Glasgow, je me dis que ça me fera une première expérience avant l’Australie.
    J’arrive d’abord à Paris ou je vois ma pote. On passe une soirée « décevante » car je pensais pouvoir la baiser mais finalement elle me présente son nouveau mec #Déception.
    Je décolle le lendemain et après un bon caca culotte dans l’avion, j’arrive à Glasgow. Je me souviens que j’apprécie mon arrivée. Découvrir un nouveau pays c’est toujours une bonne sensation. Leurs accents me fait rire – c’est incompréhensible quand ils parlent, mais ils sont gentils. Je prends un bus, puis deux et malgré la pluie je suis content. J me dis qu’elle m’attend à un arrêt de bus. Elle est là. Sous sa capuche et la pluie battante, elle m’attend. Je me souviens de la scène car nous sommes tous les deux très content de se retrouver. Bizarrement. Je crois qu’on appréhender énormément tous les deux. On s’embrasse sous la pluie et le temps s’arrête un moment. Je suis trempé mais je m’en fous. Elle me dit qu’elle est vraiment contente de me voir et qu’elle n’y croyait pas jusqu’au dernier moment. On marche en direction de sa cité U pour finalement arrivé dans son petit studio après une bonne vingtaine de minutes de marche sous la flotte. Je découvre son environnement, elle m’explique quelques trucs sur les gens ici et ses potes mais cette fois, elle a l’air gênée. Moi, le seul truc qui m’intéresse sur le moment, c’est de la baiser. En toute logique, ça devrait être ce qui la travaille aussi, mais apparemment, non. Une fois qu’elle m’a fait faire le tour du propriétaire, on baise. ENFIN. Mais là encore, aucuns gémissements et une petite sensation ankward. Je ne saurais pas trop dire pourquoi mais je ressens une perturbation dans la force.
    Le lendemain elle m’emmène visiter la ville. Une vraie petite guide pour le coup ! C’est une journée agréable. On trouve un petit pub ou on mange un fish & chips dans une ambiance cool, tamisé – quasiment seul. Typiquement Ecossais, j’adore !
    On rentre à la nuit tombante et je prépare le repas. On mange dans la salle commune et je sens Mlle d’humeur coquine. On expédie le repas et on file chez elle. On baise et il y’a du mieux. Même si elle ne gémit toujours pas beaucoup elle me suce sans oreiller sur la face et fait preuve d’initiative sur les positions. Elle se sent un peu plus à l’aise et ça me réjouit. Je me dis qu’on avance doucement et lors de la discussion post coït, elle me dit que personne ne lui a jamais fait de cuni et qu’elle ne se touche quasiment jamais. "QUOI ??????? Tu ne te touches jamais ????" Je comprends mieux. Elle ne connait pas son corps en fait. « Comment prendre du plaisir quand tu ne sais pas t’en donner toi-même ? » Punchline. Elle parait subjuguée par cette révélation et ne trouve "n'avais jamais vu les choses sous cet angle".
     Sans fausse modestie, je sais donner du plaisir aux femmes car d’une part j’ai eu une excellente formation avec mon ex et d’une autre part je suis très à l’écoute et pense tout autant au plaisir de ma partenaire, qu’au mien. En vérité, si elle ne prend pas de plaisir, je n’en prends pas. Ou beaucoup moins en tout cas. J’ai le statut supernova élite pour les cunis et lui dis qu’il faudrait qu’elle y pense. Elle parait gênée. Elle a peur d’avoir honte. Une vraie ado. Elle change de sujet assez vite et on s’endort dans la foulée.
    Le lendemain on glande toute la journée car elle me dit qu’elle a prévu une sortie se soir avec une copine à elle et son mec. En début de soirée on se prépare donc pour aller manger au Hard Rock Coffee de Glasgow. Ma première sortie « en couple » depuis belle lurette. Le repas se passe bien, le cadre est sympa et une fois le repas engloutis on sort en boite. Je déteste les boites mais je prends sur moi. La musique n’est pas trop mal mais c’est bondé de monde. Mon seul réconfort c’est que J est chaude et qu’on danse ensemble. A 4 heure du mat, on pli boutique, monte dans un taxi et finit la soirée dans son studio à boire du vin. Devinez quoi ? Je la baise ! Pas vraiment d’évolution de son côté mais j’ai souvenir de la déglingué et pour une fois, sans trop me retenir. Elle me confie qu’elle a beaucoup aimé notre soirée, spécialement la fin et on s’endort.
    Je me réveil seul vers midi, réveillé par son portable sur le lit qui vibre par intermittence depuis 30 minutes. Je jette un œil, et je vois ses copines de France qui lui parlent sur Messenger. Je m’attends à lire des trucs croustillant mais tout ce que je peux voir sur l’écran vérouillé c’est « Bichette, et dire qu’il est venu te voir aussi loin » « Ça te gave autant que ça ? » « Miskine, t’es pas sympa ». Des trucs du genre. Sur le coup, ça touche mon égo et m’attriste de savoir que je suis « relou ». Ou que du moins je lui pompe son air. C'était ça la perturbation dans la force. Je comprends maintenant que c’était trop de venir. Bref, je préfère seat out pour quelques heures et part en ville sans rien dire. C’est le dernier jour où je suis à Glasgow et j’ai envie de me barrer direct mais je ne peux pas avancer mon vol. Elle m’envoie un message au bout de 20 minutes pour me demander ou je suis et je lui réponds que je suis parti me balader. Elle me répond de la tenir informé quand je rentre pour que je puisse rentrer dans.
    Dans ce charmant petit café de Glasgow, je pense au plan quand je rentrerai. J’hésite vraiment à lui dire que j’ai vu les messages, ce qui impliquerai de ce commit sur une discussion que je n’ai pas envie d’avoir. Ou alors, deuxième option, de laisser couler et de la re-baiser quelques fois avant de plier bagage pour de bon 24h plus tard. Je choisis la deuxième option et rentre au berquaille.
    Je l’attends en fumant une clope en bas lorsque j’arrive en bas. Elle arrive toute pimpante, visiblement de bonne humeur, viens dans mes bras et me demande si il y’a quelque chose qui va pas. Je lui sors une excuse bidon du style « je t’ai attendu 10 minutes puis j’ai eus faim », elle gobe le bluff mieux que ma bite et on remonte. Elle me dit que ce soir on a une big soirée dans une coloc et que ça va être vraiment cool. Une vingtaines de personnes dans un grand appart, la plupart de sa promo. On passe la journée et je n’arrive pas vraiment à être sympa. Tout au plus pas dérangeant. On discute mais je donne des réponses simples. Finalement je fais une sieste car la nuit s’annonce longue et j’ai mon vol à 6h15. Je me réveil vers 19h00 on mange, je fume un joint que j’ai gratté à sa voisine. Seul. Je remonte et il est l’heure d’y aller. Dans le taxi, elle me prend la main et me dit qu’elle sera triste que je parte. Je ne sais pas comment réagir, j’ai l’impression qu’elle se fout de ma gueule. Je crois que j’ai du lâcher un truc du genre « Tu vas me manquer, oui ».  On arrive sur place et c’est vrai que c’est cool. Je discute avec tout le monde et globalement tous les gens sont sympas. Je passe le plus clair de ma soirée avec les ses potes, mais pas avec elle. Je crois que j’ai déjà fait mon deuil à ce moment-là et que j’en ai plus grand-chose à branler. Je me bourre donc joyeusement la gueule !
    On quitte ensemble la soirée aux alentours de 4h du mat’ et je suis bien bourré. C’est un peu flou dans mes souvenirs, je ne me souviens pas du trajet en taxi mais je me souviens qu’on rentre et qu’on se couche direct malgré ma tentative d’accouplement « elle est fatigué » je me souviens clairement de me dire « put**n mais je pars demain connasse » et de m’endormir. 1h00 de sommeil plus tard je dois me lever pour aller chopper mon bus qui m’emmènera à l’aéroport. Tant bien que mal, je me lève. Sur le pas de sa porte, elle me dit que je vais lui manquer et que c’était vraiment cool. Je ne la crois pas. Je l’embrasse en puant de la gueule, la remercie et pars sans me retourner en me disant que c’est fini.
    Je ne la reverrais pas.
    Elle m’envoi quelques messages par la suite et j’y réponds qu’à moitié. A un moment donné, je ne réponds plus et voilà. C’est fini. Je ne lui donne pas d’explications et elle ne m’en demande pas.
    Je ne suis même pas triste, simplement un peu déçu de moi-même.
    La leçon que j’en tire, c’est que même si la table tourne il ne faut pas toujours s’assoir. Il faut savoir respecter son bankroll management et ne pas s’engouffrer par « défi personnel ». J’ai voulu « jouer le joueur » pour finir ça m’a coûté du temps et de l’énergie pour un résultat plus que médiocre. Il faut aussi se dire que ce n’est pas notre rôle d’éduquer sa partenaire. On peut le faire à petite dose, mais on ne doit pas entamer un chantier trop gros. J c’est la Sagra Familia. Dans 10 ans, ça sera toujours en cours de construction et on ne peut rien y changer. On ne doit pas penser qu’on peut changer quelqu’un. C’est à prendre, ou à laisser. C’était néanmoins mon plus long deeprun et ma première expérience de « couple » depuis mon ex et l’expérience été bonne à prendre, j’en ressors clairement grandi.
     
    Voilà messieurs, c’est ainsi que s’achève ce deuxième billet. Le volume 3 traitera d’une histoire qui n’a pris racine qu’un court instant, mais quel instant. J’espère arriver à retranscrire avec précision tout ce qui à entourer cette période à la fois très noire et diablement lumineuse de ma vie amoureuse. J’ai hâte de vous la faire partager !
     
    H
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    ragondin reacted to NICEBET for a blog entry, Le Run Rose [PART 1]   
    Mes chers lecteurs,
     
    Voici déjà quelques temps que je rêve de faire des articles qui mêlent vie de tous les jours et poker. La tâche n'est pas simple car je suis un gros flemmard. Mais aujourd'hui, je vous poste mon premier essai. Je tire ma première cartouche.
    Vous comprendrez cette subtile allusion si vous continuez un peu plus bas.
    Depuis que je suis célibataire, je tiens à le rester. Mais surtout je tiens à faire du volume. "Devenir supernova".
    Pour vous et rien que pour vous, voici le résumé de mes conquêtes féminines. J'ai appris beaucoup de choses et je me dois de partager tout ceci. De plus, vous serez les plus à même pour comprendre les dynamiques lexicales de ce billet car vous pratiquez ce jeu magnifique qu'est: la vie quand on a sait jouer au Poker.
    C'est parti !
     
    K, 25 ans, serveuse: L'action se passe 1 jours après avoir quitter mon appartement avec la libellule. Je viens de poser mes cartons dans mon petit studio, je n'ai même pas encore l'électricité que je me retrouve à boire des bières avec K dès 16h. K c'est cette nana avec qui tu sens une tension sexuelle mais que tu ne vérifies jamais car tu es (était) en couple. Cette même meuf sur laquelle tu fantasmes, mais que tu ne touches jamais. C'est l'heure de vérifier si Mlle à ses papiers.
     
    On finit le premier pack de 12 et je snap call quand elle me suggère d'aller en acheter un tout neuf. Dans ses gestes gentiment ivre et son regard je sens que si on continue on ira à l'abattage. On va au spar, on rigole tout le trajet et sur le retour devant la porte du petit immeuble mes voisins du premier étage bet une bière et je raise immédiatement en leurs disant qu'on vient d'acheter un pack de 24. Il accepte.
    On rentre et grimpe au premier étage, le mec m'attend à la porte- sourire sur le visage. Ils sont 6 dans le studio par cette chaude après-midi d'été à Montpellier et quand je propose une bière, je me rends compte que tout le monde boit du tipunch sauf notre hôte qui est tranquillement au skycoca. OKLM. L'ambiance est vraiment cool, on se raconte nos life, les gars sont hyper intéressant. Ils ont beaucoup voyagé et font des études d'ingés. Ils sont Martiniquais et ayant eu une ex Martiniquaise avec qui je suis resté 4 ans et demi, ils s'espantent que je baragouine deux trois mots en créoles. On rigole vraiment bien, mais la cadence est violente. Il nous fait goûter une bonne partie des 20  bouteilles de rhum arrangé maison, fièrement exposé sur la table basse du salon. On boit un shot toutes les deux minutes, je vous laisse imaginer l'état de Papa. Prêt à gambler comme jaja.
    Deux bonnes heures plus tard, je passe le palier de sa porte avec K complètement saoule et je dois avouer que j'en mène pas large . Ivre mais joyeux-la sensation d'avoir value le voisinage, maintenant faut value la petite !
    On monte chez moi avec K et on continue à la bière... Comparé à la structure hyper turbo des tipunch ça fait du bien d'être à nouveau deep. L'éclairage se fait à la bougie car comme dit plus haut je n'ai pas encore l’électricité, ambiance propice pour du ponçage dans les règles de l'art.
    A partir de là mes souvenirs sont plus vagues mais je me souviens que la scène est assez unique. Nous deux assis sur mon lit, Boris Breja en fond sonore, au milieu des cartons et des cadavres de bières. Ça aurait fait une belle photo avec la lumière produites par la dizaine de bougies. On s'embrasse assez rapidement mais sans trop savoir pourquoi je ne suis pas très aggro et mes mains restent sages. Probablement due à ma récente rupture.  Une fois emballée, on parle beaucoup. Elle me réconforte car elle connait ma situation récente. On finit le pack vers 1h du mat et on se met sous la couette. On baise malgré une demi molle peu prometteuse. 
    Grosse déception. Ce n’était pas terrible, et ma performance fut bien médiocre. Moi qui avait imaginé la scène milles fois, je n’ai pas été à la hauteur-  elle non plus d'ailleurs. Je me suis sentis bizarre le lendemain. Sur le coup j'avais pensé à "Une incompatibilité sexuelle". En revoyant la main je me suis dis que c'était n'importe quoi de faire ça comme un gitan et je m'en suis beaucoup voulu. Il ne s'est rien repassé de plus avec elle par la suite malgré le fait qu'on  a continué à se voir en tant qu'amis. J'ai surtout compris que "ce genre de fille" est une chimère qui va et vient dans notre esprit mais qui en réalité est décevante quand on l’obtient car son désir n'a d'essence que dans l'imaginaire. Parfois il est meilleur que les fantasmes restent des fantasmes.
     
    O, 22 ans, étudiante en Pharma: Je l'ai rencontré sur adopte- Une des rares que j'estime encore. Une fille vraiment bien, qui mérite de trouver quelqu'un qui l'aimera et qui prendra soin d'elle.
     
    Je la rencontre dans un bar à bière hors de l'hyper centre de Montpellier (couleur de bière). Bonne nouvelle, elle est vraiment jolie. Elle a un truc qui me plait. Les cheveux mi longs, ondulés, des lunettes qui lui donne à la foi un air intello et coquine. Elle a un visage harmonieux et une voix douce. 
    Le bar ou on se voit est un lieu assez fréquenté du coup on doit s'asseoir sur le trottoir mais c'est directement cool et le courant passe bien. On fait connaissance et certains regards lorgnent un peu. Quand elle va chercher une recharge, elle se lève, passe derrière moi et je ne peux m'empêcher de me retourner dans la seconde pour mater ses fesses. Elle se retourne pile à ce moment et esquisse un petit sourire. Belle estimation de la range adverse me dis-je.
    En plus d'avoir eu un petit frisson du fait de m'être fait snapcall, j'ai la validation qu'elle à un bon tarma.
    Elle revient, toute pimpante, toujours adorablement maladroite et visiblement inquiète de l'état de déshydratation de mon jean. Elle renverse la moitié du verre sur mes cuisses et je lui dis "d'essponger" comme dans les visiteurs "avec tes petites mains", pour rigoler. Ce qu'elle fait immédiatement. Y'a toujours de l'EV à demander des trucs un peu osé avec un air léger #Astuce
    On finit les verres et au bout de 3 pintes chacun, elle me dit qu'elle connait un endroit rigolo. On arrive dans un petit bar aux beaux-arts, infesté d'étudiants en quête de détente à base de shooter et d'ambiance un peu beauf. Elle connait le patron qui nous snap paye des coups gratuit et qui nous autorise à rester alors que le rideau est fermé. Les premières paroles du taulier quand elle commande deux shooters me sont adressés et sont si délicate: "Ce soir tu baises champion". Elle raise en lui disant qu'il est con car elle est gênée mais au fond elle le prend en rigolant. Il nous offre les deux suivant "pour sa peine" mais me fait un clin d'oeil qui affiche clairement mon statut de "GOSS BO". put**n toi mon con t'as du en bourré des meufs ! Après les 4 shooters on commande une pinte pour aller s'asseoir au fond. On se prend une table à 2 avec banquette face à face mais elle vient à côté de moi. Y'a un  easy spot de 3 bet allin. Le son est très fort, on tente de parler sans trop de succès. Très vite ça me gave et je décide de suivre mon plan  de shove river. Lorsque je me lance, elle se recule-me regarde-sourit  et finalement m'embrasse. Pas très bien de mémoire, ou plutôt maladroitement mais j'ai aimé cette réaction, elle a du chien. On s'embrasse comme au collège pendant je ne sais combien de temps et je savoure ma première "vraie" conquête depuis mon ex. On rentre chez moi mais run better plz, elle à ses règles bien qu'elle soit chaude comme la braise. Je me souviens d'avoir pensé à l'anal mais sur le coup c'était un peu trop gamble de proposer direct la voie de l'ombre. On passera donc la nuit à se chauffer et à respectivement mouiller nos dessous. Elle me sucera pas et je me lèverais avec les couilles bien lourde mais satisfait de la soirée et de la personne. 
    Notre première fois se fera chez elle et j'avoue avoir était un peu déçu. Mais bon, toujours mieux qu'avec K et les fois suivantes c'était vraiment cool.
    Pendant deux semaines c'est un peu ma meuf jusqu'au jour où elle me dit qu'elle est finalement pas prête et que (surtout) son ex re frappe à la porte. Sortant d'une relation (vraiment) similaire à la sienne je ne la retiens pas et lui souhaite bon courage. En lui disant que si un jour elle voulait me revoir je n'y verrais pas d'inconvénients. C'est ce qu'elle fera 6 mois après mais j'ai dis que ces billets seront chronologique, donc tu attendra mon petit. Bref, ça m'a appris à ne jamais se lâcher en mauvais terme uniquement par fierté. Car sur le coup j'étais vraiment tilté et j'ai eu envie de spew. J'ai préféré tank fold, et l'attendre dans un meilleur spot...
    La petite anecdote drôle de son annonce  c'est le "timing  intéressant" lorsque elle me dit que finalement c’est compliqué pour elle, cela tombe le jour même ou j’avais passé la journée à Toulouse avec mon ex afin de nettoyer l’appartement qu’on avait ensemble. Il ne s’était rien passé entre nous mais la journée avait été intense en émotions et sur le coup mon seul réconfort était de pouvoir voir O quand je rentrerais. Même si on est bien en jetons, faut jamais croire qu’on va gagner le tournoi facilement.
     
    Alice- 25 Ans, étudiante en droit.
    Ce n'est pas une conquête. A la limite une conquête level collège mais pas plus. Cependant, il m'a semblé important de consigner cette expérience. Un bon gros value cut des familles.
     
    Je rencontre Alice sur Happn. Je me lève vers 10H et check l'appli, je like et "Je match". Toujours une petite sensation de run good quand le premier like match au réveil. ELLE m'envoie le premier message et nous discutons en coupure via l'appli toute la journée. En début de soirée, je bouge chez un pote à la campagne.
    Arrivé chez lui Alice refait surface et je lui donne mon numéro de téléphone. On continue par message mais la conversation change de ton. On se lance des compliments (elle est divinement faite) et s'en suit une escalade de messages très chaud à tel point qu'on envisage de se voir car elle en peut plus. Elle m'envoi des photos d'elle en string de dos pour me "montrer l'effet du sport" qu'elle fait tous les soirs. Je spot direct le piment tatoué sur sa fesse gauche, c'est une super coquine.
     Pour finir, mon pote n'étant pas au top de sa life à ce moment je décide de rester avec lui et on se donne rendez-vous le lendemain. On se rencontre vers le jardin des plantes pour partager un café. Le matin, on s'était dit la chose suivante. On craignait mutuellement et officieusement de s'être un peu emballé la veille. Du coup on se dit qu'on boit un café l'après-midi et que si ça match se revoit le soir. J'arrive un peu en avance et elle à l'heure. En plus d'être à l'heure, je la trouve classe avec son poncho parisien. Cheveux courts, une voix de femme et un parfum qui me parle. On s'assoie, commande et nous discutons les yeux dans les yeux. On parle de tout et de rien, mais clairement dans les yeux. On boit le café, fume un clope et lorsque je lui demande si elle veut autre chose, elle me dit :"Non c'est bon, mais si tu veux on peut boire un thé chez moi". Elle habite à 100 Mètres, c'est parti ! Je paye, sourire aux lèvres et cette fois le barman ne me dis pas que je vais baisais et que je suis un champion et je me satisfais d'un simple "votre monnaie". Le plat s’annonce pimenté.
    On arrive dans son appart qu'elle partage avec sa sœur, qui d'ailleurs à l'air surprise de me voir. Sa sœur c'est l'étudiante médecine qui à pas le temps d'être cool parce qu'elle doit bosser. On parle à trois de tout et de rien, et à un moment donné je m'imagine les prendre toutes les deux sur le canapé. Je suis coupé court dans mon élan quand elle annonce qu'elle part à la fac. Bon, j'en prendrais au moins une sur ce canapé me dis-je.
    Une fois tous les deux, on va dans sa chambre car elle veut me montrer une vidéo sur son Mac, qui se trouve sur son lit. Elle met la vidéo en question (la grand-mère, la soucoupe et le perroquet- j'aime ce choix). J'attends une minute de vidéo et tente de l'embrasser. Je dis bien tente, car elle me met un refoule, elle me dit "attend la fin de la vidéo". Je sais pas trop quoi penser donc  je réponds placidement "OK" mais je pense "wtf???".
    La vidéo se finit et elle m'embrasse langoureusement immédiatement. Sa respiration s'accélère, les mains se baladent partout et je me dis que je m'apprête à la chopper la comme ça en pleine après-midi alors que je la connais depuis 30 minutes. L’homme qui à était trop longtemps en couple trouve ça chelou,bizarrement. Je crois qu'elle se dit la même chose car on n'arrête de s'embrasser pour discuter.
     Elle me parle de tout et de rien, on roule un bédo qu'on fume vraiment vite et on se remet à s'embrasser. Sauf que je sens un malaise, mon 7ème sens détecte quelque chose. Je ne tente pas de la niquer sur le coup, me disant que j'ai plus de classe que ça et que j'aurais un spot bien mieux ce soir. En réalité je suis mal à l'aise et je ne sais pas trop pourquoi. On se quitte sur son pas de porte, et lui je fais l’erreur de lui envoyer un message dans la foulée pour lui dire que c'était cool- Pas de réponse.  Je sens le plan galère arrivé.
    En fin d'après-midi, toujours pas de réponses. J'insiste comme un fish, et elle me répond finalement à 22h00 "Oui désolé, en fait j'ai du monde qui est venu à la maison". Je reste poli parce qu'elle est vraiment bonne mais j'aurais dû lui dire f*ck à ce moment-là.  Je la laisse respirer pendant 48h et lui renvoi un message pour lui proposer un verre. "Oui pourquoi pas, demain si tu veux?". Great ! Le lendemain, quelques minutes avant que je parte je renvois un message "je décolle". Elle répond direct qu'en fait elle ne peut pas pour je ne sais plus quel raison. De là, je me dis ok bon t'es une connasse qui sait pas ce qu'elle veut. Mais je suis quand même deg de pas avoir pris le spot quand j'étais encore sur son lit. Comme une sensation de pas avoir value comme il fallait.
    2 Semaines après, elle me renvoi un message pour me demander de lui vendre de la beuh, ce que j'accepte bien que je trouve la demande suspicieuse. Je lui dis de venir chez moi car je ne me déplace pas et surtout pas pour elle. J'ai à peine le temps de ranger un peu et de me dire que "ça y est, là, je la baise", qu'elle est en bas de chez moi. Elle monte, enlève son manteau mais quand je lui propose un verre  elle me dit qu'elle doit conduire. Je lui demande donc ce qu'elle veut (oui exactement comme ça, en mode sous-entendu bien gras). Je rêve qu'elle me réponde "toi" mais je dois me contenter d'un très très très médiocre "un 10 euros stp", je réponds que je fais pas de 10e, minimum 5 grammes. Elle les prend, à crédit donc, ce qui implique de se revoir. C'est mon plan turn. On discute deux minutes mais elle est bizarre, je n’ose pas l'embrasser- j'aurais peut-être dû, mais après l'échec d'il y'a deux semaines j'étais un peu traumatisé. Pour finir, elle partira tranquillement et je me retrouve une deuxième fois, bien dégoûté. Mais je me dis qu'on va se revoir. En effet je la revoit deux jours après. Elle m'a donné mes sous en trente secondes chronos à la terrasse d'un café  et je ne l'ai pas revu pendant plusieurs mois.
    Je finis par la recroiser par hasard dans les rues de Montpellier, genre 7 mois après tout ça. Je suis avec plein de pote et quand je passe devant elle, elle est avec deux mecs. Je la regarde, petit sourire mais ne je ne vais pas la voir. On s'assoie avec mes potes en terrasse et je reçois un message "Et bin alors, tu ne viens pas me dire bonjour? Tu vas bien, ça fait un moment" - LOL, elle est tarée. Je réponds parce que j'ai faim, et elle me dit que ce soir elle est crevé, mais que demain oui carrément. Vous devinez la suite, elle annule via non réponse à mon message de validation, quelques heures avant le rendez-vous.... Pour finir je n'aurais jamais compris ce qui s'est passé dans sa tête. Je lui ai envoyé un dernier message il y'a quelques semaines lui disant que je partais bientôt et que si elle voulait qu'on se voit, c'était maintenant ou jamais. Pas de réponse, et une amère sensation d'échec. Je l'avais entre les pattes put**n !!!!
    La leçon que j'en ai tiré, c'est qu’il ne faut pas trop en dire par message, évité de se chauffer avant de se voir, favoriser la légèreté et surtout ne pas précipiter les choses car c'est effrayant. J'ai également appris à interpréter des signaux de plan galère. Je crois que ces meufs là partagent toutes des tells identifiables.
    Quand ça ne sent pas bon, il ne faut pas aller mettre son nez dedans pour vérifier que c'est de la m**de.
     
    C'est tout pour aujourd'hui mes conos ! Mais l'action n'est pas finit, il y'a 14 autres demoiselles qui ne demande qu'à rentrer dans ce blog. Pourvu qu'elles ne tombent jamais dessus.
     
    Gentlemanement votres,
     
    H
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    ragondin reacted to oONemoOo for a blog entry, Jour 3 - Back to CCM - Eye of the tiger   
    Hello, 
    Actualité de la semaine:
    - Online : archi dégueulasse on peut le dire avec perte de 230 E en 3500 mains dont 200 sous l'ev  

    Ca se passait bien jusqu'a 2,500 mains puis le drame:
    En NL50, ouverture de table et je commence en HU et je me fais littéralement défoncer en 53 mains par un random inconnu qui me suckout magnifiquement pour 2 caves sur des 2 paires floppées chez moi et où il accepte les 3 barres pour me faire runner runner couleur et 2 paires au dessus puis en tilt je spew une 3e cave en hero callant le croyant light alors qu'il avait quinte floppée J'aime assez faire les openings de table, il y a toujours laborit dans les parages, il y a souvent du fish à profusion et c'est souvent ultra easy money. Pour le coup, on peut le dire ça a été ultra easy money pour mon adversaire
    En NL100, magnifique setup KK<QQ qui touche sa Q au turn Je perds ensuite avec  sur board  contre un aggro monkey qui joue 48/26/10 sur 100 mains en full ring.
     
    J'open 3 en mid position, callé 2 fois dont vilain.
    Le flop arrive, je cbet 6 dans un pot de 12, il insta push 90, je swap, Il a  .
     
    - Live: repris hier au CCM, première cette année en France,
    D'ailleurs, je suis parti en avril une semaine à Vegas qui s'est ultra bien passée. J'avais commencé à préparer des cr pour initier le blog mais qualités de photos absolument atroces puis taf de maboule ont eu raison de ma motivation. Je pense que j'en ferai quand même un billet plus tard.
     
    Que ça fait du bien de retrouver l'ambiance du cercle, les têtes connues, les cagoulés, les grandes gueules, les grinders et toute la faune qui va avec,
    Faut vraiment que le CCM fasse quelque chose pour les jetons: tellement dégueulasses qu'on pourrait s'en servir comme arme de destruction massive pour répandre des maladies
     
    Session assez marrante au final: Arrivé à l'ouverture à 14h et installé en 100 cavé 850
    Début de session assez tranquille, yoyo entre 1100 et 800 pendant près de 4h.
    J'enchaine ensuite des setups assez énormes où je limite la casse:
    - QQ que j'arrive à jeter préflop face à un 4bet vs serrure pour perte de 56, il avait KK
    - QQ que j'arrive à jeter turn sur low board face à joueur décent (qui me couvrait) pour perte 250, il avait KK
    - AK<QQ allin preflop pour une perte de 220
    Et un paquet de bonnes mains que je raise preflop que je dois abandonner sur des flops dégueulasses.
    Down à 450, Début de tilt incoming, le temps d'une pause pour aller manger un bout et je reviens frais et dispo.
    Je recave 900 en plus.
    Sur ma 1ère main, je fais option, je découvre une très belle main, je squeeze 130 sur 2 joueurs après un open à 30, 1 caller, asiat ultra aggro que j'ai bluff catch assez salement plus tôt. Je cbet 180 sur ultra low dry board, il tanke 2 plombes et finit par shove pour 600ish. J'ai une image ultra sérieuse je pense à ce moment, j'ai été assez aggro, je n'ai montré que des monstres au showdowns et j'ai montré également des gros hero folds (et ça je pense que ça a dû jouer). Il me fait un magnifique acting, ultra stress, se lève en mode, vas y calle que je m'en aille. Je tanke 3 plombes et finit par fold. Il claque  et se barre... Je ne donnerai pas ma main (qui est assez obv en fait), que j'ai ultra mal joué en prenant 2 super mauvaises décisions.
    2 mauvais coups plus tard dans l'orbite et down donc vers 20h de 1K, sympa la reprise du live
    Et là eye of the tiger
     
    Remonté à 1300 vers 00h00 en choisissant mes spots et mes clients. Pas de bonnes mains ni de setups, juste du jeu ultra en ligne en position.
    Après minuit, j'ai ouvert les ranges et cherché les coups.
    Je prend ensuite 300 sur  que je défend au bouton dans un family pot qui fait flush turn.
    Et je reprends 300 avec  que j'open en late avec 2 callers assez short, le flop   . Je slow play à mort et prend 2 streets de value quand même...
    On finit pile à 2h du matin à 1,800 E avec un gain de 50 E qui couvre la cotisation.
     
    Bilan de la session:
    Pas de setup en ma faveur, plusieurs setups en ma défaveur que j'arrive à contenir finalement.
    Plutôt content du niveau de jeu pour cette reprise.
    Quelques ajustements à faire pour mieux gérer les dynamiques de table de calling station
     
    Semaine pokeristique pas fofolle donc mais j'y ai pris du plaisir, même en me faisant défoncer en online
    Programme de la semaine prochaine: 3 jours de grind live très probable de lundi à mercredi. 
    Cya peeps
     
     
     
     
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    ragondin reacted to Pad for a blog entry, No Edge Spinning. f*cking lotto game with no postflop !   
    Aujourd'hui j'ai pu entendre une énième fois le même préjugé sur les expressos, et cela m'a donné envie d'écrire sur le sujet. Quel est ce préjugé ? C'est le préjugé que nous avons tous eu, et tous entendu sous diverses formes :
     
    Je ne vais jeter la pierre à personne puisque ce genre de préjugé, j'ai également pu l'avoir. Ayant grindé plus de 2 millions de mains en CG SH, j'ai toujours aimé la profondeur car elle permet de complexifier les aspects stratégiques du jeu. Alors si à l'époque on m'avait parlé d'un format de ce genre, j'aurais probablement répliqué : PAS POUR MOI VOTRE LOTTO !
     
    Aujourd'hui j'ai une vision différente des choses, j'aime toujours autant la stratégie, j'aime toujours autant le jeu postflop, j'aime toujours autant la masturbation intellectuelle et figurez-vous que j'arrive tout à fait à m'épanouir dans des formats tels que le HU Hyper-Turbo et les expressos. Et la raison est très simple, pendant les périodes où je travaille mon jeu sur ce format, j'ai non seulement l'impression d'énormément progresser, mais j'ai surtout systématiquement la sensation d'avoir encore énormément à apprendre. Le jour où j'aurai la sensation d'avoir fait le tour du sujet, de ne plus pouvoir progresser, alors peut-être que ce jour là je me dirai : "Bon, allez maintenant on passe à du CG HU deep en PLO et on finit ce nouveau jeu". Mais pour l'instant j'ai vraiment l'impression d'être loin d'être d'avoir fini mon apprentissage.
     
    Et finalement, qui peut juger si un format est intéressant stratégiquement à part un mec qui a absolument tout compris à la stratégie du dit format ?
     Ceci étant dit, je propose d'essayer d'analyser ce qui fait que ce format n'est pas si inintéressant, et qu'un edge peut largement y être développé. La conclusion concernant l'absence d'edge en expresso se base souvent sur le fait que le jeu est uniquement du preflop, et qu'il n'y a pas de profondeur. Je rejoins cette réflexion sur un point : moins il y a de postflop, moins la stratégie est complexe et moins on peut développer d'edge (en plus c'est moins intéressant). Là où mon opinion diverge, c'est tout simplement que non, en expresso et/ou hu hyper on est loin d'avoir que du preflop. Je pense qu'il y a même beaucoup plus de postflop que dans d'autres formats comme par exemple les MTT ou les DoN et que surtout la profondeur y est plus forte dans de nombreux spots.
    Un petit exemple pour vous faire comprendre ce que je veux dire : je vous propose 2 situations dans lesquelles nous sommes au flop, vous me dites le plus rapidement possible laquelle est la plus deep (selon votre intuition, pas votre calculette).
    - Situation 1 : Nous sommes en CG 6max à 100bb deep, CO raise 3bb, BTN calls, SB et BB fold. On se retrouve au flop.
    - Situation 2 : Nous sommes en HU à 25bb deep, SB limp, BB checks. On se retrouve au flop.
    - Situation 3 : Nous sommes en MTT full-ring à 50bb deep avec des ante à 10% de la BB. UTG raise 2.5x, SB call le reste fold. On se retrouve au flop.
     
    Alors ? Vous avez répondu la situation 1 > Situation 2 > Situation 3 ? Vous avez raison. Mais voyons les chiffres pour comprendre la profondeur de chaque situation de manière plus précise.
     
    - Situation 1 : Pot à 7.5bb, stack effectif à 93bb deep soit un PSR (Pot Stack Ratio) de 12.4
    - Situation 2 : Pot à 2bb, SE à 24bb soit un PSR à 12.
    - Situation 3 : Pot à 7bb, SE à 47.5bb soit un PSR à 6.79.
     
    Au final lorsqu'on est au flop, la situation en expresso est très proche de la situation en CG. Avec ce PSR, on va clairement pouvoir jouer un jeu multi-street postflop permettant de multiples barrels ainsi que des raises. La situation en MTT par contre, est à peu près 2 fois moins deep.
     
    Alors vous pourrez me dire, en expresso on est pas toujours à 25bb, souvent moins. C'est vrai, mais non seulement on peut souvent être plus (jusque 37.5bb en HU) mais en plus dans ma comparaison j'ai pris une situation de MTT très deep. On peut tout à faire prendre une autre situation en hu, à 18bb deep dans un pot minraisé. On tombe à un PSR à 4. Mais est-ce si affreux que ça ? Prenons une situation de CG, UTG raise 3bb SB 3bet à 11bb et UTG call. Pot à 23bb, SE à 89bb soit un PSR à 3.87. Je ne sais pas vous, mais moi j'ai jamais entendu dire "les pots 3bets il y a pas d'edge à avoir, on a pas assez de profondeur postflop". Même avec un PSR de 4 il y a largement de quoi faire des erreurs, je vous l'assure !
     
    Maintenant que la notion de profondeur a été un peu abordée, j'aimerais aborder un deuxième point qui me fait aimer les expressos : les range preflop. En CG 6-max les joueurs jouent quoi ? Dans les 25% de leur main en moyenne ? En MTT FR ça donne quoi, 18% ? (je joue pas en mtt donc j'en sais fichtre rien). En sng hu (et les expressos, c'est 55% de mains jouées en HU), personnellement je joue proche de 100% de mes mains, dont une bonne grosse partie en limpant. Moi et mon adversaire allons alors nous retrouver postflop non seulement avec un PSR très correct (comme l'a montré mon exemple précédent en pot limpé), mais on va surtout se retrouver avec très souvent absolument rien. Et finalement le poker, quand on a QQ+ / AK ça reste relativement straightfoward à jouer, mais quand on se retrouve avec des J6o, ça devient tout de suite plus complexe. Et de là, un edge énorme peut être développé tout simplement parce-que votre adversaire fera une giga tonne d'erreurs, et que vous vous en ferez uniquement une petite tonne ce qui fera de vous un gros gagnant.
     
    De tout cela, une conséquence à tirer : parfois on entends dire : ce genre de format c'est que du push or fold. Et bien non, en tout cas pas si vous ne le voulez pas. Et petit hint à ce sujet, lorsque vous êtes en SB, vous n'avez pas du tout envie de jouer en push or fold. Le limp vous permettra de jouer postflop et de profiter de la position et vous devriez donc abuser et encore abuser de cette arme. Ca ne veut pas dire qu'il ne faut jamais push, certaines mains comme 22 vont s'open push même à 20bb, mais ça veut dire que vous ne devez pas jouer push or fold avant très très short. Jusqu'à 6bb de profondeur, vous pouvez continuer à beaucoup, beaucoup limp.
     
    Pour finir, je tiens à préciser que ce billet n'a pas pour but de comparer des formats, ni dans leur profondeur ni dans leur intérêt. Mais ce billet a simplement pour but d'attirer l'attention sur des préjugés qui, à mon avis, sont souvent infondés et basés sur une mauvaise perception de la jouabilité que l'on peut avoir dans ce genre de formats. Si vous êtes un bon joueur et que vous comprenez l'intérêt de jouer énormément de SB dont la plupart en limpant, vous vous rendrez compte que non seulement le jeu devient très intéressant stratégiquement grâce au jeu postflop mais qu'en plus vous pourrez développer un énorme edge sur vos adversaires.
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