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hypocrisy90

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Je les aime

Je ne les aime pas trop


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Ils ne m'aiment pas trop

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    hypocrisy90 reacted to NICEBET for a blog entry, Entracte-"El Tornada" [part 1]   
     
    Je la surnomme "El tornada".
    Ca hypnotise, on crève d’envie de s’en approcher
    Un concentré d’énergie qui fait valser toute chose établie
    C’est bien elle qui décide ou elle passe
    Je me pensais chasseur de félin me voilà chasseur de tornade
    Voilà notre histoire.

     
    Fin Juillet 2017.
     
    Je viens d'achever mes 3 mois de ferme à Niranda et me voilà fraichement débarqué à Melbourne, plein de confiance, heureux de vivre. Durant ces 3 mois, j'ai grindé le .com from 100$ to 9500$US. Vive les SNG HT KO 18 Max lolilol. Mon plan est simple, grinder comme un bot pendant un mois en attendant les séries live au Crown. Maintenant que je n'ai plus d'obligation de réveil à 6h du mat', je compte bien adopter un rythme de vie décalé et jouer les majors du soir qui commencent aux alentours de 3h du mat’ ici.
     
    Une semaine se passe et j’applique mon plan à la lettre, je vis au Urban Central Accomodation, un backpack plutôt classieux. Je suis le vampire du 4ème étage, seul endroit ou il y’a des bureaux. 
     
    Lors d'une nuit froide d’Août, je descends en bas de l'hostel pour fumer ma clope, comme à chaque pause.
    En sortant de l'ascenseur, dans le hall, j’aperçois une fille de dos, a croupis, qui lutte pour ferme son gros backpack, entouré de ses son bordel affaires. 
    Je continue ma route jusqu'à la porte et sort du bâtiment. Je me cale dos contre le mur et tente de faire le vide. Il doit être 4h du matin et les gros MTT arrivent. Je suis dans mes pensées.
     
    Et c'est là qu'elle déboule, une tornade. 
     
    Un peu maladroitement, elle passe la porte de l'hôtel, regarde à droite, à gauche puis se dirige vers moi, grand sourire aux lèvres. Elle dépose tout son bordel et me lance :
    "Hey mate, how are iou?"
    Je snap qu'elle est Française et lui rétorque:
    "Fraichement et toi ?"
    Elle a un petit rictus quand elle me fixe dans les yeux, je suis déjà sous le charme.  
    "Ça va, ça va..." dit-elle en regardant ses pieds
    Je comprends ça comme un "ça va pas des masses".
    "T'as un avion à prendre ?"
    "Oui" assez sèchement.
    "Tu pars en Asie ou retour au pays?"
    "Euh.. Retour au pays"
    Je sens que ce n’est pas forcément une bonne nouvelle de rentrer au pays du fromage qui pue et n'insiste pas plus. 
    A peine ai-je le temps d’imaginer un enchainement :
    "Ah, je crois que c'est mon Uber".
    Avant de s'engouffrer dans son tacos, elle me lâche un
    "Enjoy ton trip mec, a plus".
    Je réponds "Merci, à dans une autre vie"
     
    Je le pense vraiment.
     
    Pas eu le time de prendre quoi que ce soit, à vrai dire je n'y ai même pas pensé vu comme tout s’est déroulé rapidement.
    Elle part et je regarde la voiture en me disant que c'est bien dommage. Elle était divine.
    1M80, des cheveux auburn très longs, un visage fin, une bouche pulpeuse et une paire de fesses... Je n’ai pas besoin d'en voir plus pour savoir que c'est super ferme. Une beauté. Pas la meuf qui sait qu’elle est top bonne et qui en fait des tonnes, non non, une fille à l’allure décontracté, pas de make up, naturellement belle. Tout ce que j’aime.
    Petite info nutsé, elle a fait de la danse classique niveau professionnel pendant 10 ans, elle est d'une souplesse renversante.
     

     
    Un mois et demi plus tard, alors que j'ai broke environ 10k$ en live et que de surcroît ma rigueur online s'est dissipé, il me reste 3K$ Online et je suis un peu au fond du gouffre. Ça fait 4 mois que je n’ai pas touché une femme et à vrai dire, je suis tellement anti-social que je n'y pense pas vraiment. En fait, je crois que j’ai tellement plus confiance en moi que je m’avoue déjà vaincu.
     
     Jon Snow vient de se faire poignarder par ses anciens démons.
     
    Ma vie social consiste à raconter mes sessions à un italien qui à jouer en semi pro il y'a quelques années de cela.
    Un matin, vers 15h, je suis dans l'ascenseur avec lui et me dirige vers mon petit shop ou je prends mon café de début de journée, je lui raconte quelques mains jouées la veille.
     
    Et là, surprise.
     
    Lorsque la porte de l'ascenseur s'ouvre, je tourne la tête et je la vois.
     
    C’est elle.
     
    Dépourvu, je la fixe, elle me fixe et je lâche un 
    "Ah, bah t'es revenu ??" totalement désemparée, comme si j’avais vu un fantôme.
    "Euuuh, bah ouais !" dit-elle tout aussi étonnée.
    Je souris, plisse les lèvres et continue mon chemin sans ajouter un mot. 
    Un peu surpris de cette rencontre, je raconte toute l'histoire à mon pote Italien qui me dit un truc du style « brow it’s destiny ». C’est bien un put**n d’rital ce bon Angelo.
    On marche jusqu’au shop en discutant de cette curieuse aventure, je prends mon café et la journée se passe sans que je la revoie.
    Le lendemain, je me lève vers 13h et pars comme d'habitude chercher mon café. Je remonte dans ma chambre pour le boire et quand je pousse ma porte, qui est-ce que je vois ?
     
    La divine est dans ma chambre et déballe ses affaires.
     
    "Oh put**n c'est toi" Qu'elle me dit.
    "LOL, oui c'est moi, tu m'as reconnu donc ?"
    "Oui, mais pas tout de suite. J'étais genre méga surprise que tu m'es reconnu alors qu'on s'est vu 2 minutes, mais après ta tête m'est revenu".
    Premier tell, elle se souvient de moi.
     
    Au bordel, la vie m'envoie un signe. Dès l'instant que je la vois dans ma chambre, j'ai l'impression qu'on va vivre un truc, ça ne peut pas en être autrement. Il y'a 80 chambres dans ce put**n d'hostel, c'est juste incroyable qu'elle soit là. 
     
    On discute et directement le courant passe très bien. De mon côté je panique quand même un peu, en réalité je suis pris de court, je ne sais pas quoi faire, quoi dire.
    Je ne ressens rien la plupart du temps mais lorsqu'une fille me tape dans l'œil, je suis insta amoureux et je sais plus où j’habite. 
    Quand je lui parle, j'essaye d'occuper mes bras. J'ouvre mon placard, fait mine de bidouiller un truc, le referme puis le re-ouvre, tout en tentant de tenir un fil de conversation intéressant. J'arrive à donner le change mais je pense qu'elle grille que je ne sais pas vraiment quoi faire et que je suis totalement désemparé.
    Au bout d’une bonne vingtaine de minutes, je lui prétexte que j’ai un truc à faire et m’avance vers la sortie. Avant de partir je lui propose de fumer un joint ce soir, ce qu’elle accepte.
     
    Avant de sortir, j’en profite pour prendre une info sur mon opponent :
    « Au fait, comment tu t’appel ? »
    « Inès » me dit-elle avec un sourire jusqu’aux joues.
    « Enchanté Inès »
    Je te fais l’amour quand tu veux Inès, et je t’enfante si tu le souhaite.
    Durant la journée, je n’attends qu’une chose, la revoir. Elle m’obsède. Elle déborde d’une énergie qui me fait cruellement défaut, quelque chose de réellement envoutant.
    Elle rentre vers minuit, je commençais à perdre espoir. J’ai déjà fumé quelques joints et je suis bien défoncé. J’ai pas trop envie de faire le mec needy donc je ne projette bizarrement pas de lui dire « hey tu viens on va fumer un joint ». Je me contente de lever les yeux de mon sng pour lui faire un sourire
    Elle me voit prostré dans mon lit, me lâche un « Hey, ça va ? J’ai gratté un bédo à ma pote, ça te dit ? »
    Je snap !
    « Oui, carrément ! »
     
    En vrai, ça m’arrange pas tout de suite car j’ai deux tables SNG Hyper Turbo qui tournent, mais je m’en balec. Je ne veux pas louper le coche. Je vous le dis tout net, ce soir-là ce joint m’a couté 2x25$ #balla
     
    On prend les escaliers car il faut bien qu’elle dépense cet excès de speed en elle. Durant les 3 étages, elle court, comme une enfant ! Je trouve ça mignon. Elle est d’une énergie débordante, c’est vraiment dingue. Ce qui est rigolo, c’est que quand je suis seul, je cours aussi en général. Comme un enfant.
    On arrive dehors, elle roule un beau bédo, assez rare pour une femme, et on le fume en discutant de tout et de rien. Je lui pose des questions pour la faire parler et j’en apprends un peu plus sur elle. J’apprends qu’elle est de Dijon mais qu’elle a passé une bonne partie de son enfance… à Sète, à 15km de Montpellier. Sa grand-mère y vit. Elle adore ces deux villes. D’ailleurs elle projette de s’installer dans ma belle ville natale quand elle rentrera de son voyage « pour se poser ».
     
    put**n. Que quelqu’un me fasse les math d’un truc pareil.
     
    En plus d’être un 9/10, on match sur une tonne de trucs. Ce qui est drôle, c’est que malgré ces similitudes, c’est une tornade et moi une mer tranquille. Tout nous oppose et pourtant on est pareil. J’agis souvent comme une espèce de catalyseur sur les gens mais sur elle, ça se ressent à peine tant elle en met partout.
     

     
    J’apprends aussi qu’elle a fait l’aller-retour pour aller à l’enterrement de son oncle. J’avais bien senti ça aussi, c’était un retour forcé.
    Bref, on est complice de mutant, comme si tout ce qu’elle pensait été déjà passé par chez moi, c’est juste hallucinant. Ca crève les yeux qu’on ne va pas en rester là. On parle avec fluidité même si j’essaye de faire attention à ce que je dis pour faire bonne impression. Après coup, je crois que c’était une erreur. Il faut être comme on est mais l’effet du bédo m’a souvent poussé à jouer un rôle.
     
    On finit le pet et on remonte dans la chambre. Je l’a hug et on va dans nos lits respectifs.
     
    Les jours passent et on se voit dès qu’elle ne bosse pas. On passe notre temps ensemble.
    Dans l’hotel, je me sociabilise avec du monde et les mecs viennent me voir pour me demander si c’est ma meuf.
    « Pas encore »
    Je gagne 1000 points de « respect de bg » chez la gente masculine de l’établissement et j’ai désormais droit chaque matin « alors, tu l’a pécho ? Franchement, qu’est-ce que t’attends ? »
    Mon pote rital en fait des caisses. Même si j’en étais quasi-sur, il se passe un truc avec cette meuf. Elle ne se comporte pas pareil avec moi qu’avec les autres.
     
    Un soir, alors qu’on revient de fumer un beignet, elle me dit qu’elle n’est pas fatiguée.
    « On matte un film dans le salon si tu veux »
    « Huum, ouais, carrément ! »
    Je choisis un random dvd et on s’assoit dans le canapé.
    Au bout de 15 minutes, elle me dit assez sèchement.
    « Bon, je vais me coucher »
    Je capte pas et suis forcément assez déçu. Je trouvais que c’était un superbe spot pour faire « amoline ».
    Pour ne pas perdre la face, je lui réponds
    « Ok, je suis toujours pas fatigué, je reste là ! »
    « oki, bonne nuit »
    Elle s’engouffre dans la chambre.
    En vrai je suis crevé et sacrément fonssdé. Je rêve de mon pieu ou d’elle dans mon pieu mais en aucun cas j’ai envie de me taper tout le film.
    Je reste 30 minutes histoire qu’elle s’endorme puis rejoins ma couchette.
     
    Un jour, on fait une mission « vol à l’étalage » dans un méga centre commercial du centre ville. Faut savoir qu’en Australie, c’est vraiment easy de voler. Zero contrôle de ce que t’embarque en cabine, pas de vigile. J’ai jamais voler en France et je le fait à l’étranger, pas plus fier que ça mais bon balec, c’est avec elle. Sur la session je vole un pull BALMAIN à 680$ (wtf), un jean levis à 230$ et deux T-shirt Ralph Lauren. Elle, elle est pire que moi, elle vole un milliard de truc. Ca passe crème. On se marre bien quand on sort de là, on décide d’aller boire une bière.
    Et là, première fumée noire. Alors qu’on pillave tranquille de la binouse, elle me raconte un peu son Australie. Jusqu’à il y’a quelques semaines, elle était avec un Australien et ça c’est mal passé. Je n’ai vraiment pas demandé à en savoir plus, en mode « je m’en braaaaanle de ton conn**d d’ex qui t’as fait souffrir » mais appartement elle était encore impacté par cette rupture. « Trop passionnel » qu’elle me dit. Je n’ai aucune compassion pour le coup, je lui dis un truc du genre « ouais, ça arrive. L’amour, ça se construit. La passion, ça dure jamais vraiment » Ce qui en soi, n’est pas totalement faux d’ailleurs. Le fait est qu’elle qualifie cette relation de destructrice et qu’elle a morflé.
    Les jours passent et j’ai vraiment l’impression qu’il faut que je tente quelque chose rapidement.
    Pour la première fois depuis longtemps, je ressens quelque chose de fort. J’ai envie de faire du chemin avec elle. J’ai envie de voyager aux quatre coins de l’Asie…
    En réalité, je m’emballe une tonne.
    Tout le monde sait bien qu’il ne faut jamais s’emballer. Pas maintenant en tout cas. Mais quand elle me regarde je vrille complétement, je suis totalement paumé.
    Arrive sa soirée de post départ. Dans 5 jours elle part en NZ et prévoit donc une épic night avec des potes de son resto et moi.
    Dans la journée elle m’envoie un message :
    « Bon, je te veux en forme ce soir !! Fume pas de bédos, on y est jusqu’au bout de la night »
    Je trépigne. Je sens que c’est le bon spot. Elle a prévu de la D, elle va être bouillante, c’est maintenant.
    Je passe une journée à la playa avec mon pote italien, on dégomme de la canette et toute l’après-midi tourne autour de la soirée. « This is it Yougo ».
    On arrive au soir.
    Je vais manger en ville et revient à l’hotel vers 18h. Elle est sensé finir à 19h30 mais alors que je marche, j’entends sa voix derrière moi « Hugoooo ». Son boss l’a laissé partir plus tôt.
     
    Du coup, on va se poser dans le bar de l’hotel avec deux trois personnes qui nous suivront ce soir. Elle se met face à moi et on commence à bien picoler. La discussion est banale vu qu’il y’a du monde, bien loin de nos discussions intimes. Mais c’est cool.
    Vers 22h, tout le monde commence à être bien chaud et on part rejoindre ses collègues filles dans un bar. En fait, c’est un bar/ boite plutôt cool dans le CBD. La musique est cool, ses copines connaissent la barmaid du coup c’est verre moitié prix. Elle me prend à part et me demande si je veux taper maintenant, je dis banco.
    On part dans les chiottes tous les deux et je prépare les para.
    Je sais pas ce que je glande mais je l’embrasse pas. Genre c’est un spot idéal, mais non, je flippe qu’elle me mette un refoule et de devoir passé le reste de la soirée en mode ankward as f*ck. En réalité, je crois que mon troisième œil à déjà détécter une perturbation dans la force.
    On gobe tout ça et on retourne avec les gens.
    Ça commence à monter gentiment et je décide d’aller fumer une clope dehors, mon verre à la main. Inès et deux potes me suive.
    On fume la clope et au moment de rentrer le videur me stop et me dit « pas toi ». LOL.
    Pardon ?
    En fait, interdiction de sortir avec un verre dehors sous peine de bannissement. Je m’énerve un peu (toujours une bonne idée de se vener versus un videur) en lui disant que ça serait cool de prévenir, j’ai pas la science infuse. Je tente de négocier mais le gars me dit « One more step I kick you ».
    Bon OK on va pas test goldorak dans son armure de cuir. Je rebrousse chemin. Fort de mon exclusion, les autres finissent par descendre et on se casse pour aller dans un autre club.
    Je ne me souviens plus du nom mais c’est super lourd. Bête de son, pas trop de monde et surtout la drogue monte. On arrive dedans et on va direct poncer le dancefloor, je danse avec Inès en pleine montée, mais encore une fois, je ne tente rien. Je ressens vraiment comme un put**n de blocage, c’est usper bizarre.
    On monte à la terasse pour fumer et elle s’assoie sur moi. Lol.
    On discute, je passe mes bras autour de sa taille mais toujours rien. A vrai dire je suis plus en train de gérer l’afflux sanguin dans mon gourdin. Je n’ai vraiment pas envie d’avoir un braquemart à calmer un émeutier maintenant. De mémoire je pense à ma mère qui fait des crèpes. Laul.
    Bref, la soirée file à une vitesse on fait des aller-retour dancefloor/ terasse et à chaque fois, elle s’assoie sur moi.
    A 5h du mat, je suis toujours aussi entreprenant qu’un fonctionnaire de police sans son chef.
    On part en after dans un appart.
    Sur la route elle prend cette photo :
     

     
    Seul témoignage de son passage dans ma vie.
     
    On arrive dans l’appart et sur les 5 présent, 2 dorment dans le lit, 2 gouines se pécho dans la chambre d’à côté, ne reste qu’un des mecs de l’hotel totalement déchiré, qui fixe le mur en écoutant de la transe. Vla l’ambiance.
    On réanime le truc mais ça sent quand même la fin de soirée. Avec Inès, on peint sur le frigo de la proprio à avec de l’acrylique, c’est assez drôle.
    Soudain, elle me dit qu’elle ne va pas bien. Elle sort, pose un énorme pâté. KO.
    On se semi endort sur le lit on le coupe dormait déjà, autant vous dire que j’ai genre un espace plus petit que ma teub en guise de dodo. Mais je m’endors en enlaçant la belle.
    Je ne dors pas vraiment d’ailleurs, forcément, je suis à fond de balle.
    1h après, j’en ai plein le cul et je fais péter le Uber à 80$ car put**n on est à l’autre bout de la ville et les prix sont majorée. Dimanche matin oblige.
    On arrive à l’hotel est Inès est pâle as f*ck. Elle va direct dodo. put**n Hugo.
    Je me dis que j’aurais un autre spot mais à ce moment là, je sais que le spot est passé.
     
    Fin de la part 1.
    C'est déjà un beau pavé mais j'ai l'impression d'avoir rien dit tellement qu'il y'avait de choses indescriptibles. Ça fait des semaines que j'essaye de pondre ce truc sans en être satisfait. Bref.
     
    Stay tuned
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
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    hypocrisy90 reacted to NICEBET for a blog entry, Le Run Rose [PART 3]   
    Mes chers grindeur de la vie, adepte de tinder et de 3bet bien senti, bienvenue dans cette 3ème partie qui se voudra plus fragile
     
     Je vous ai laissé à la fin de mon plus long mais néanmoins décevant deeprun. Il est maintenant l’heure « du plus intense ». Ce deeprun que tu n’attendais pas. Tu n’étais aucunement préparé, tu n’osais même pas l’imaginais et pourtant… Tu buy in le tournoi sans espoir, proche d’être totalement broke, et la magie opère… Mais évidemment, la variance n’est jamais loin…
     
    Jane, 26 ans. Monteuse/ Assistante réal/  Réalisatrice/ Interprète.
    Une rencontre « live » lors d’une soirée chez une amie et pas sur un site pété (ça change)
    Elle à quitter la France à 18 ans pour s’installer à Berlin afin d’intégrer une école de ciné (montage/réal). Parle Français, Anglais et Allemand couramment. Féministe, cultivée, indépendante- bandante. Du haut de son mètre quatre-vingt, elle à un regard de renard et marche avec assurance. Une beauté sous toutes les coutures. Un visage fin, une silhouette de mannequin et un cerveau bien fait.
    Le genre de fille qui fait rentrer les marins au port bro.
     
    Je ne peux pas commencer lorsque je la rencontre car ça serait mal vous mettre dans l’ambiance. Je dois revenir quelques mois avant cette folle journée du 27 Décembre.
    Nous sommes fin Octobre 2015, quelques mois seulement après ma rupture avec mon ex et j’en chie une tonne. Je suis encore très triste de l’avoir rendu et pleure en PLS quasiment chaque jour que l’Homme fait. Je peine à avancer dans ma vie et à me reconstruire. Je suis shortstack- l’impression que je n’ai plus joué à ce jeu depuis 10 ans et que je serais de toute façon face up/ mauvais quand je devrais jouer une main. Totalement ruiné mentalement, sans repères, j’entreprends un travail sur moi-même et tente de mettre dans ma vie de nouveaux automatismes- de nouvelles habitudes. Je fais pas mal de sport à cette période par exemple et ça m’aide clairement à avancer.
    Pour la première fois depuis longtemps je me sens bien dans mon corps. Par contre, je galère avec les filles. C’est très bizarre. Sans être prétentieux, j’ai un physique agréable et un charme naturel puissant. Ce qui fait qu’en général j’accroche toujours des clientes. Le problème c’est que postflop je me tire une balle dans les deux pieds quand je parle. Ou plutôt quand je parle trop –Je veux beaucoup trop value. Je ne suis tout simplement pas habitué à « gérer » des meufs d’un soir ou des plans culs. En fait, je n’ai jamais eus de plan cul à 26 ans. Moi, je n’ai connu que deux grandes histoires d’amour qui m’on pris en tout 7 ans et demi de ma vie. Avant ça, c’était des relations de collège-Lycée. Je suis donc super maladroit et quand bien même je veux que du cul, elles pensent que je veux me mettre en couple. Toujours difficile d’auto identifier ses propres leaks, mais je commence à m’en rendre compte à cette époque.
     
    On est Samedi soir et mon meilleur pote me dis qu’il à une soirée avec ses copines du Lycée. Il a toujours gardé le contact avec elles mais ça fait longtemps qu’il ne les a pas vus.
     
    « What a spot »
     
    On est donc convié rue de la loge à Montpellier. J’y vais avec Ben et Yaya. On forme le trio célibataire du groupe et cette soirée marquera l’avènement de notre « tri force ».
    On arrive dans l’appartement ou se trouve une grosse dizaine de personnes, dont ses 5 copines.
    Je vous mets une Petite description rapide des filles en texte caché. Par la suite elles sont (presque) toutes devenues des amies et de surcroit mon fanclub attitré #TeamJonSnow :

    Votre fidèle serviteur en pleine époque "Jon Snow" (grosse fragilité sur cette photo)
     
    On arrive vers 21h30 et première surprise : pas de musique. On prend le lead et je balance des playlist. L’ambiance est très « radio nova ». Je discute avec une des 5. « Agathe N.». Elle a quelque chose qui me plait. Elle est discrète mais présente, d’une douceur palpable et d’un charme certain. On discute quelques minutes, je lui parle de mon futur voyage et de mon projet. J’apprends qu’elle a passé 8 mois au Canada et a peine ai-je le temps d’observer ce délicieux flop que sa copine Fanny Donkbet. « Salut Jon Snow » dit-elle avec une voix suave en prenant place juste à côté de moi- éclipsant au passage sa copine. Fanny nous a accueilli en bas mais j’étais trop occupé à discuter avec Yaya d’un groupe d’Italiens qui avait braqué pour 1,8M€ de Parmesan. J’avais spotté qu’elle était bonne mais j’étais dans mon truc. Elle a quelque chose de terriblement excitant. Pas de douceur chez elle, l’inverse même et ça interpelle mon côté bestial. Je change rapidement de cible car je sens clairement qu’elle est intéressée et délaisse mon premier feeling. Je le regretterai.
     
    Je décide de la jouer détacher et après avoir discuté 10-15 minutes de ma ressemblance avec Jon Snow, je sit out pour aller discuter avec les gens de la soirée et lâcher quelques référence d’oss117 bien senti à Ben. « A l’occasion, je vous mettrez bien un pti coup d’poliche ». La finesse.
    Mao, passe à ce moment-là- me regarde- regarde Fanny- rigole, puis s’assoit à côté d’elle. Quelques autres références fusent, deux verres de rhum se vident mais je ne lâche pas pour autant l’affaire. Fanny discute avec deux copines et me regarde très régulièrement. Lorsque nos regards se croisent, elles ricanent toutes les 3. Ca messieurs, c’est un tell de force. Ça veut dire que TU es en position de force.
     
    Ou alors qu’elles se foutent de ta gueule, mais pour le coup l’expérience me dis que je suis bon ici. J’ai les papiers et je veux lui donner une bonne cote pour vérifier.
     
    Je décide donc de retourner discuter avec elle. Je prends place sur le canapé à côté d’elle, et on discute longuement. Sur les coups de 1 ou 2h du mat’ tout le monde veut sortir au Rockstore (c’est l’endroit où tu vas quand tu veux finir ta soirée à Montpellier). J’apprends que Fanny n’y va pas et give up l’idée de me terminer la bas. De toute façon je suis ivre saoul, c’est aussi bien de rentré. Avant de partir, je l’embrasse. Pas un petit bisou- on se roule des pelles comme au collège pendant 5 minutes devant la porte de l’immeuble. J’entends les ricanements de Mao & Pauline et entrevois le regard déçu d’Agathe B. Je lui propose de venir chez moi mais elle refuse. Elle me propose de se revoir dans la semaine, j’accepte.
     

    Ben, moi, Fanny et Yaya à la soirée "triforce" 
     
    Trois jours passent, on s’envoie quelques messages et prévoit de se voir le Mercredi mais elle annule au dernier moment et me propose finalement le Vendredi soir. Je sens que ça pue mais je reste cool et j’accepte la chose.
    Le vendredi matin, je lui envoie un message pour lui dire qu’il y’a une expo dans un bar que je connais qui a l’air cool. Ce à quoi elle me snap répond :
    « Je ne suis vraiment pas cool mais en fait je vois déjà quelqu’un depuis un moment et je crois qu’on est ensemble maintenant. C’est dommage car tu as l’air vraiment quelqu’un de bien et j’avais senti un feeling sympa… Désolé Jon Snow… ».
     
    Frustration intense. Ça me détruit sur le coup. Comme un con, je m’étais emballé. Car à la différence des autres, je l’avais rencontré en soirée et non sur un site de rencontre pété. On s’était plu au premier regard, vraiment dommage. Pour un mec qui ne bosse pas et qui n’étudie plus, c’est assez rare pour être appréciable. Encore une fois, je crois sur le coup que j’ai un problème car je les séduis rapidement mais aucune n’approfondit vraiment. Ce n’est pas la première qui me fait ce move. Les filles de cette liste ne représentent que la partie ou je suis allé à l’abattage. Alice est la partie émergée de l’iceberg des meufs qui m’ont dit « oui » puis « non ». Le classique : Je suis devant pf/ Je suis derrière flop/je suis devant turn/ je finis derrière à la river. Je me promets de ne plus m’emballer pour rien et qu’à l’avenir je prendrais la chose moins à cœur. Je me remets aussi en question mais peine à trouver ce que je fais de mal. En y repensant, je crois juste que c’était juste un mauvais timing. Un set up défavorable.
    Par la suite, j’apprends que le mec de Fanny est… Un f*cking musicien. Encore un bordel. Vraiment c’est une constante chez moi. Elles se tapent toutes des musicos après mon passage et c’est l’amour fou. Y’a quelque chose à comprendre selon vous ?! Le pire, c’est que j’ai toujours rêvé d’être un artiste. J’ai une âme d’artiste d’ailleurs mais je n’ai pas eus le courage d’approfondir cela quand j’étais jeune et peine aujourd’hui à la faire vivre. Ironique non ?  Je rappel pour info que mon Ex est avec un bassiste d’un groupe qui connait un peu de succès, et vis l’amour fou.
     
    Le temps passe, et nous voilà à Noel. Période que mon ex adorait alors que pour ma part, je n’en étais pas fan. Mais pour le coup, je vais vraiment passer un Noel de m**de.
    Déjà, je le passe sans ma mère qui est en Bretagne, ni ma grand-mère qui est décédée en début d’année, ni ma sœur qui le fait chez sa belle-famille. En plus d’être totalement déprimé par le manque de mon ex. D’habitude, on le passait en famille chez ma mamie avec toutes mes tantes, mes cousines, mes sœurs, ma mère mon père et mon ex et c’était vraiment agréable comme moment. Mais pas cette année. Cette année, je me retrouve donc avec mon père, ma belle-mère et la belle famille. J’adore mon père et ma belle-mère mais ma belle-famille m’ennuie profondément et le manque de 75% des gens que j’aime me déprime de mutant. J’arrive sur place avec le moral dans les pompes à devoir passer un 20/80 en fin de tournoi. Ma belle-famille à prévu un repas « banquet ». Pas de grandes tables, pas de gigau de 8 heures, pas de rires. Une ambiance morte. Je reçois des textos de mon ex qui me dit que c’est vrai que c’est déprimant mais que c’est comme ça. Tout le monde se couche à 23h00 et je me retrouve seul dans le salon, à devoir dormir sur le canapé car tous les lits sont pris. Je me siffle une bouteille de whisky pure, m’empeste de joint et pleure toutes les larmes de mon corps jusqu’à 6 heure du mat. Vraiment un souvenir de m**de. On s’envoie des messages avec mon ex pendant une partie de la nuit et décidons de se voir le 27 midi. Le lendemain matin, mon père à des paroles réconfortantes lorsqu’il me ramène chez moi -je n’oublierai jamais ce qu’il m’a dit ce jour-là.
    « Tu sais Hugo, tu as fait un choix. Ton premier choix d’adulte. Ton premier choix d’Homme. Tu dois l’assumer et faire en sorte de ne pas avoir tout quitté pour rien. C’est normal d’être triste, mais c’est un choix délibéré de souffrir alors relève toi mon fils. Moi je crois en toi. »
    Ses paroles résonnent encore aujourd’hui. Merci papa. Tu ne te rends pas compte comme ça à fait écho en moi. Il est à préciser que je n’ai pas seulement quitté mon ex à cette période. Après 3 ans et demi à Toulouse, i’ai quitté un CDI à 28-32K€ net/An, des amis et globalement toute une vie. Une vie de confort. «Ton premier choix d’Adulte. Ton premier choix d’Homme ». f*ck yeah papa.
    Je rentre donc dans mon appartement et décide de dire à mon ex qu’il est temps d’arrêter de s’envoyer des messages et de passer définitivement à autre chose.
    Le lendemain nous sommes donc le 27, on se voit en terrasse par ce jour froid de Décembre et je n’arrive pas à être glacial. Elle non plus. On se dit néanmoins que c’est la dernière fois qu’on se voit avant longtemps car ça nous fait trop de peine d’avoir encore un contact. On sait très bien qu’on s’aime encore énormément, mais j’ai besoin de faire mon chemin et elle le sait. On passe la journée ensemble, on s’embrasse, se regarde longuement dans le blanc des yeux sans un mot. A la nuit tombante, nous sommes sur le point de nous quitter à Antigone. Aux portes de la galerie marchande, on se tient la main. On n’arrive pas à se lâcher. Elle fait quelques pas, puis reviens s’engouffrer dans mes bras en pleurant. On s’embrasse une dernière fois, on se regarde un dernier instant avec cette passion qui nous était propre et puis elle tourne les talons et fonce au pas de course sans se retourner vers son arrêt de tram. Je resterai debout stoïque et absent, jusqu’à ne plus voir sa silhouette.
     
    Après cet épisode, je ne me sens pas de rentrer tout seul chez moi et décide d’aller chez Yaya. Il ramasse de son Noel qu’il à passer avec un pote, et n’écoute pas un mot de ce que je lui raconte. Je parle seul dans ce grand appartement. Je me parle à moi-même. Il me sert une bière, puis deux et me rappelle que ce soir on a une soirée. Ce à quoi je lui réponds que je n’ai pas la force d’y aller mais Ben m’appel et me convainc de faire l’effort. « Ça te fera penser à autre chose ». La soirée en question, c’est chez Pauline et cette fois, elles sont toutes les 6. Sur le coup je n’y pense pas, mais plus tard je me suis souvenu que Ben m’avait parlé de cette soirée du 27.
    « Y’aura Jane, je pense qu’elle peut te plaire »
     Il m’en avait un peu parlé mais sans plus. Juste comme quoi ça faisait longtemps qu’elle n’était pas descendue pour voir ses copines et qu’elle était super cool.
    J’y vais vraiment la mort dans l’âme à cette put**n de soirée. Je me souviens que je suis complètement ailleurs lors de l’apéro. On rejoint son pote Remy en terrasse avant d’y aller et je suis déjà bien allumé quand on quitte le bar. J’arrive dans la soirée, on est accueilli par Pauline. Il y’a pas mal de monde dans le premier salon et je ne calcule personne. Je suis Ben et Pauline dans le petit renfoncement ou sont les canapés.
     Et là, au milieu des gens, je la vois. Jane.
    Ça peut paraître culcul mais il y’a vraiment eu un truc quand on s’est vu pour la première fois. Lorsqu’elle tourne la tête et m’aperçois, elle interrompt sa conversation une demi seconde avec un regard un peu béat, puis la reprend en me regardant et enfin tourne la tête. Je fais la bise aux filles et arrive vers elle.
    Mes premiers mots ? Maladroit as f*ck.
    « Ah c’est donc toi Jane »
    Elle me regarde du style « Euuuh, ouais » avec un petit rictus ankward. Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai dit ça sur le coup. Surtout que Ben ne m’en avait pas parlé plus que ça. Bref, la soirée se passe et je me dis que je me suis bien grillé comme un conn**d. Je fume joint sur joint, boit Rhum sur Rhum et discute qu’avec des mecs car de toute façon je me sens incapable de séduire.
    Vers minuit, je reçois un message de mon ex. Un bon New York back raise des familles. Le message commence par « Au revoir mon amour en espérant que ce n’était pas un adieu ». Bien qu’il ne se limitait pas à cela, je ne retiens que cette partie et je m’isole dans les chiottes pour pleurer un bon quart d’heure. Quand je reviens dans la soirée Ben me demande ce que je foutais. « J’ai vomis, je me sentais pas bien ». Il sait que je mens mais à la délicatesse de ne pas le relever devant l’assemblé même si à ce moment-là, la soirée c’est un peu vidé.
    Je m’assoie dans le canapé qui est vacant et Ben prend place sur le pouf en face. On discute et il sent bien que je suis triste. Il essaye donc de me faire rire en lâchant des trucs bien gras. Ce qui fonctionne, on se met à se foutre de la gueule des hippies qui joue de la guitare devant des filles en totale admiration. Il connait ma récente haine des musicos qui use de leurs guitares pour attirer l’attention des pouffiasses. Le pire c’est que ça fonctionne. #ChristopheMaé
    « Tellement obvious ».
     On continue à boire comme des trous et Jane arrive dans l’espace canapé. Elle s’assoit une première fois sur le siège libre à coté de Ben. Marque un court temps d’arrêt. Me regarde, puis finalement vient s’installer à côté de moi. Je suis ivre saoul et me sens incapable de jouer une main. Ben prend la tangente et elle commence à me tchatcher. On parle de voyage, de cinéma, de son métier, de mes projets. Elle me fait rire. Elle a des expressions bien à elle. « Hors suj ». Elle m’attendrit à tel point que j’arrête de boire pour retrouver mes esprits mais je ne calcule pas vraiment ce qui se passe. Je ne pense plus à mon ex et me contente de suivre ses lèvres lorsqu’elle les articule et répond par questions ouverte pour limiter mes mots. C’est un moment indescriptible ou je suis perdu dans cette soirée ou je ne devais pas être à écouter une fille à qui j’ai l’air de plaire alors que je suis au trente sixième dessous.
    Avec un petit sourire que je noterais de « tendancieux », elle me confirme que je ressemble à Jon Snow. C’est vraiment le tell universel du moment pour savoir que je suis bon dans ce spot, mais j’ai quand même du mal à y croire. Je sais qu’elle a un mec depuis longtemps à Berlin et ce n’est pas trop ma cam de détourner des filles maqués. Vers 4h du matin, on est encore à discuter et il ne reste plus grand monde. Depuis une heure, Pauline et Ben sont avec nous mais parlent de leurs côtés.
    Au bout d’un moment, ils partent se coucher et nous nous retrouvons seuls.
    Elle se rapproche alors de moi, son parfum m’envahit et nos jambes se touchent sans malaise.
    Lorsque je lui demande : « Tu te rends compte qu’il n’y a plus personne ? »
    Elle me répond : « Je me rends compte que toi tu es la ».
     Punchline. J’étais pas prêt.
    J’en reviens pas qu’elle m’ait dit ça et reste un peu con. Une fille qui a des couilles.
    Elle me regarde silencieusement avec des yeux qui me disent « vas-y mon con, embrasse-moi ». J’hésite, puis m’exécute. Le temps s’arrête sur ce canapé. On s’embrasse avec passion, je passe ma main dans ses cheveux d’or et entends son souffle qui s’accélère. Je passe en mode agressif, l’allonge et prend le contrôle. Elle me regarde avec un désir brulant. Mes gestes sont précis et elle apprécie. Après je ne sais combien de temps, on se relève et je lui lâche un très léger :
    « Bon. Soit je te baise sur le tapis, soit on va chez moi » #punchline
    Elle éclate de rire et on part dans la nuit en direction de mon appartement.
    Sur le trajet on rigole, gambade comme des gosses qui vont à la kermesse de l’école, dans ces rues sombres et silencieuses.
    On croise une patrouille de militaire qui nous fait un grand sourire, elle me lâche un « on est hors suj complet », on en rigole puis on s’arrête près du jardin des plantes pour s’embrasser sous un lampadaire. Elle me dit que c’est fou ce qu’elle fait mais que ça fait longtemps qu’elle n’a pas connu cette sensation, je lui réponds avec un sourire –un regard- et le silence qui suit en dit plus long que tous les mots que j’aurais pu trouver.
    On arrive finalement chez moi et pour la première fois depuis longtemps, je ne la baise pas, je lui fais l’amour. On fait l’amour.
    C’est génial. Comme si on se connaissait depuis toujours, tout est naturel, il n’y a aucuns gènes. Je suis sauvagement tendre. On se regarde dans les yeux avec une flamme qui nous brûle, elle hurle de plaisir. Pas de discussion post coïtale, juste un échange les yeux dans les yeux qui dure. Je m’endors avec sa tête sur mon pectoral et mes bras autour d’elle. C’est une nuit magnifique. J’en ai des frissons lorsque j’y repense. Cette nuit, on s’est abandonné l’un à l’autre sans penser au lendemain et c’était parfait. Elle m’a conquis.
     
    Le lendemain, j’ouvre les yeux et Jane me fixe en me tripotant les cheveux.
    « Salut toi »
    Salut beauté.
     
    Sans y avoir trop pensé mais un peu quand même, je suis surpris qu’elle ne regrette rien. Ce simple move me fait dire qu’elle assume totalement. Une femme. Une put**n de femme.
    Vous me connaissez, je ne suis pas le genre à check la turn quand j’aggresse le flop, je lui mets tout de suite « barrel matinal ». Je passerais les détails mais c’est aussi bien que la veille, même sans l’alcool.
    Je file chercher des viennoiseries pour lui préparer un petit déj de reine et cette fois je n’ai aucune envie d’être tranquille. J’ai envie qu’elle reste.
    Je remonte et madame s’est rendormie. Je l’observe un moment en me disant que ce n’est pas croyable qu’une beauté pareille dorme à poil dans mon lit puis m’active à lui préparer le petit déjeuner. Je sors le grand jeu- Viennoiserie, fruits, jus d’orange pressé et thé du palais des thés. Elle se réveille pour de bon et on déjeune ensemble.
     
    « Tu fais ça pour toutes les filles que tu ramènes chez toi ? »
    « Non, bien sûr que non. D’habitude j’achète du jus d’orange en bouteille »
     
    Petit sourire de sa part suivit d’une petite bagarre sur le lit. Je la maitrise, ça l’excite- 3ème barrel.
    L’impression que ça fait 1 an qu’on est ensemble tant on est déjà complice, c’est juste dingue.
     
    Une fois le petit déj et ma bite engloutie #poète, elle file à la douche et je reste dans mon salon avec une sensation d’imbécile heureux.
    Elle sort de la douche et nous parlons de tout et de rien, lorsque son portable sonne. C’est une copine Allemande qui l’appel pour qu’elles se mettent d’accord sur l’heure où elle viendra la chercher. Enfin, c’est ce qu’elle me dit. Je pense qu’elle lui a aussi fait un petit débrieff de ce qui se passe ici au vue de ses tells physique quand elle parle et de son intonation. Je ne capte rien à l’Allemand mais je sais reconnaitre ce genre de trucs.
     
    Instant culture, saviez-vous que lorsque vous parler seulement 15% de votre message est transmis par ce que vous dites ? Votre corps et vos gestes représente 80% et l’intonation 5%. Dingue non ?
     
    D’ailleurs, c’est bien la première fois que je trouve la langue des nazis aussi sexy. Sa voix est un peu plus aigüe quand elle parle Allemand, un peu comme quand elle crie au lit. Je lui mettrai bien un 4eme barrel mais mes couilles sont épuisées et m’obligent à check.
    Elle me dit qu’elle doit prendre son avion tôt dans la matinée et qu’elle devra partir de chez moi en milieu d’après-midi pour aller voir sa tante et ses cousins. Un poil déçu qu’elle reparte si vite mais c’est ainsi. Je commence à me dire que c’était très bien comme ça et que ça ne continuera pas. Je resterais « sa petite folie Montpelliéraine ». Elle a une vie bien remplie à Berlin et m’oubliera vite me dis-je.
    Je la raccompagne à la Comédie et on s’embrasse en se disant des mots doux. J’ai vraiment l’impression que c’est la dernière fois que je la vois du coup j’essaye de prendre le truc à la légère. Elle par contre, à l’air vraiment triste de partir si vite, mais je me dis qu’elle joue la comédie comme je l’ai fait de nombreuses fois « pour pas faire de peine à l’égo de l’autre ».
    Je tourne le dos et ne me retourne pas.
    Je rentre chez moi un peu dépité mais tente de me dire que c’est mieux d’avoir vécu ça, que rien du tout. Et soudainement, je me rends compte que je n’ai pas pris son numéro. Harba de con que je suis.
    En milieu de soirée, elle m’envoie un message sur Instagram pour me dire qu’elle aimerait bien garder contact et que c’était vraiment génial. OUF ! J’accepte sans me faire prier et lui souhaite un bon retour au pays des mangeurs de saucisse. Emoticône concombre, émoticône pêche.
    « T’es complétement hors suj mon pauv’ vieux, mais t’es mignon » J’aime sa répartie et son style.
    Il est à noter que je tâche d’être bon en terme de répartie et de phrasé et c’est vraiment la première chez qui je sens un vrai répondant.
    Quelques semaines passent [je rencontre J pendant cette période car « faut bien grinder »] et Jane continue de m’envoyer des messages, tous les 2/3 jours, pour prendre des nouvelles. Même à distance on rigole beaucoup. Elle a vraiment un truc cette femme.
    Un jour elle m’annonce qu’elle redescend pour 15 jours dans le sud dans un mois. Elle doit voir son père qui est dans l’Aveyron et qui n’est pas au mieux. Elle me dit qu’on pourra se voir 2 ou 3 jours si je veux bien, mais qu’elle devra faire le tour de sa famille et de ses copines.
    J’avais donc tort. Elle ne m’a pas menti, n’a pas jouer la comédie et souhaite me revoir. Dingue.
    J pars à Glasgow et le sur lendemain je rejoins Jane place de la Cannourgue. C’est l’hiver, elle est emmitouflé dans son gros blouson mais n’en reste pas moins sublime. J’avais oublié ce que ça faisait d’avoir des frissons à la vision d’une personne particulière. On s’embrasse, s’enlace et en bon gentleman je tire sa valise avant de la tirer elle. Nous arrivons chez moi, je lui prépare un thé, on discute 2 minutes puis un blanc s’installe. On se regarde. 30 seconde après on à poil. Après la déception coïtale de J, je peux vous garantir que je revis d’avoir une femme qui s’assume au pieu.
    Elle me dit qu’elle va à Millau voir son père dans trois jours et que d’ici là elle ne sait pas trop où dormir. Sa famille habite à Cournonterral (15 min de Montpellier) et ça l’embête d’aller s’isoler loin du centre, point névralgique de son réseau social, sachant qu’elle n’a pas le permis. Je lui propose naturellement de rester chez moi. En fait, je ne lui laisse pas le choix. Elle accepte et semble soulager. « Je pensais que ça ferait trop pour toi »
    J’avais envie de lui dire que je ne manquerais pas l’occasion d’avoir un ange dans mon enfer mais je me suis abstenu par peur de passer pour un gros fragile.
    On passe les trois jours ensemble et tout fonctionne. Elle part chez son père pour 72h mais laisse son gros sac chez moi. Elle m’appel deux fois pour me dire que c’est un peu dur mais qu’elle est contente d’être là pour lui.
    Moi qui étais insensible à toutes les autres, elle me provoque à chaque fois cette sensation de bonheur inexplicable. Je ne l’ai pas signalé dans les deux post précédents, mais je ne ressens tout simplement rien. Au mieux, une affection timide pour ma partenaire mais rien de plus. Pas de sentiments, aucuns. Aucune tristesse quand je les quitte, aucune sensation de manque- rien. Mes couilles ressentent quelque chose, parfois mon égo, mais pas mon cœur.
    Elle revient au bercail après sa visite paternelle et n’en décollera pas avant son départ.
    On passe nos journées à se balader dans Montpellier, à avoir des discussions tantôt sérieuse tantôt légère, à faire l’amour, elle me montre des courts métrage- son court métrage, on écoute de la musique en fumant des joints, allongé sur le lit à regarder le plafond, je l’emmène faire des soirées à droite à gauche. Elle s’adapte toujours, comme moi.
    A aucun moment je ne joue un rôle. Je suis moi-même car elle à ce qu’il faut dans le ventre pour voir mon vrai visage. On vit notre truc sans trop savoir ou ça mène. C’est d’une beauté rare.
    Petite anecdote, lors d’une soirée elle se fait draguer par « Al Sticking » (une figure du street art à Montpellier qui monte) devant moi et lui met un rebond mémorable ! On dit qu’il a rebondi jusqu’en Chine ce nain dalleux.

    Une des rares preuve de son passage dans ma vie. Soirée dans un appart ou on a finit rabat complet. Pour preuve mes yeux en mode 16:9eme et sa pose "grosse cochonne avec lunette" (elle ne porte pas de lunette au naturel). La fin de l'époque "Jon Snow"
     
    Une après-midi alors que nous étions en balade au bord de plage, on s’assoit sur un rocher face à la mer et pour la première fois elle me parle vraiment de son mec. Elle m’en avait déjà parlé un peu mais cette fois-ci c’était le sujet principal.
    J’apprends qu’il est chanteur/ guitariste dans un groupe qui marche assez bien sur Berlin. Quand je vous dis que j’ai un truc avec les musicos.
    Il est au courant qu’elle l’a trompé et qu’elle est avec moi en ce moment mais ça n’a pas l’air de le déranger plus que ça. Elle me dit que pour lui ce qui compte « c’est la musique ». Elle a l’air un peu dépité mais finalement résigné à accepter cela. Je comprends qu’elle ne sait pas bien ou elle en est avec lui et qu’elle va là où se sent le mieux. Pour le coup, avec moi.
    Son mec c’est l’Allemand type. Il n’exprime pas ses sentiments, est très terre à terre et très chauvin. Il est également très torturé et très spécial, obsédé par la musique. Un jour elle lui propose de partir à Londres car elle aimerait bien y vivre et il lui répond en gros « si tu veux y aller, vas-y ». 5 ans qu’ils sont ensemble.
    Je comprends mieux ce qu’elle me trouve. Lorsque je suis en confiance je suis absolument l’inverse.
    Tout ça pour dire que la dessus elle est paumé. Je sens bien qu’elle attend que je propose quelque chose mais je n’y arrive pas. Moi qui d’habitude n’ai aucun scrupule à me vendre, je n’y arrive pas cette fois. Je n’ai pas envie de forcer quoi que ce soit, bizarrement. Je l’écoute simplement en essayant de ne pas lui faire tout quitter pour un mec qu’elle a vu qu’une dizaine de fois. Certes il y’a quelque chose de fort entre nous mais je n’arrive pas à me dire que j’assumerai le fait qu’elle quitte tout une vie pour moi. C’est trop de responsabilité. C’est un trop gros pot que je ne veux pas jouer hors de position.
    Je l’enlace dans mes bras sur le soleil couchant et nous décidons de rentrer.
     
    Elle repart en Allemagne le lendemain et lorsque nous allons nous coucher, après avoir fait la sexualité, elle me lâche cette phrase :
    « Je crois que… Non, laisse tomber. Si je te le dis tu vas t’enfuir par la fenêtre »
     
    Je n’ai pas répondu. Lâche que je suis. J’aurais dû dire un truc du genre :
     
    « Je ne m’enfuirai pas car moi aussi je t’aime Jane. D’un amour que je n’ai pas construit et que je ne comprends pas vraiment mais je t’aime. Tu me rends heureux. »
     
    Je ne l’ai pas dit, j’aurais dû.  Je le regrette et pourtant je ne regrette pas grand-chose en général car j’ai comme mantra «vis à fond ».  Ça aurait peut-être fait une différence, qui sait. Elle se contentera d’un « arrête de dire des bêtises » J’ai tellement été mauvais. Je la sens déçu, elle n’ajoute rien et on s’endort.
    Le lendemain matin, je l’accompagne à la gare pour qu’elle prenne son train pour Paris. Cette fois, je crois vraiment que c’est la dernière fois qu’on se voit. Je déteste ce genre de départ, ça me fou dans tous mes états et je finis par paniquer. Le poker m’a aidé à gérer mes émotions afin de ne plus en être esclave mais pour le coup, je sais plus où j’habite. Quand c’est comme ça, je fais caca en plein milieu du salon. Voir la raison de mon bien être partir me fend le cœur mais encore une fois je n’arrive pas à lui dire que je l’aime et qu’elle m’a fait renaitre. Je l’embrasse, lui dit que c’était merveilleux et que j’ai hâte de la revoir. Elle attendait quelque chose de plus profond, je m’en rends compte aujourd’hui. Elle me dit « je t’apprécie beaucoup tu sais Jon Snow ».  Je pleure intérieurement mais rien ne sort à l’extérieur. Je crois que je ne réalise pas. Je ne réalise jamais sur le coup et c’est bien sick. Je reste sur les quais jusqu’à ce que le train parte et nos regards ne se lâchent pas. Elle est partie, et j’ai tout foiré sur la fin. J’ai spew le HU comme un gros noob.
     Je m’en rends compte à l’ instant où le train avance et que je la vois me regarder les larmes aux yeux. Rien ne me consolera ce jour-là ni cette semaine-là d’ailleurs. On s’envoie toujours beaucoup de messages mais rien n’y fait, j’ai l’impression d’avoir loupé le coche.
    Pourquoi rien n’est sorti ?!
    Les jours passent et j’ai moins de nouvelles qu’avant. Après plusieurs jours sans messages et juste avant de prendre mon vol pour Glasgow, je lui renvoi un message du style « tient regarde ce que j’ai vu aujourd’hui, ça m’a fait penser à toi », histoire de relancer la conversation. Ça fonctionne ! Elle me répond vite et me dit qu’elle a beaucoup de choses à gérer en ce moment mais qu’elle comptait m’appeler pour me dire qu’elle avait accepté un job de traductrice ANGàFR lors du festival « Itinérance » à Alès.
    Elle revient !
     
    Elle m’invite donc à venir avec elle pendant 7 jours. On sera logé dans une petite cabane au fond d’un jardin (true story) chez une des organisatrices du festival. Elle aura le devoir de faire les traductions de tous les acteurs/ réal/ intervenant anglophone du festival donc on ne passera pas tout notre temps ensemble, mais je m’en satisfais.
    L’événement à lieu dans un mois tout pile et alors que je suis dans le hall de l’aéroport en attendant mon avion pour aller voir J, je languis qu’une chose, de me réveiller un mois plus tard.
     
    Vous connaissez l’étape Glasgow.
     
    Le jour de son arrivé, je vais la chercher à l’aéroport de Fréjorgues. Nous sommes hyper heureux de nous retrouver et elle apprécie tout particulièrement que j’ai emprunté la voiture de ma sœur pour la cueillir. On dépose la voiture chez ma sœur qui au passage, insiste pour qu’on rentre. Jane n’est pas gênée pour un sou. Elles tchatchent ensemble un petit peu et nous allons chez moi.
     
    1er barrel de rigueur.
    Je lui prépare une omelette aux champignons de bo goss et on part se balader au jardin des plantes avec une bouteille de rosé et un bédo. On ressort de là un peu pété mais surtout avec une sacrée fringale. On part manger un burger à Burger & Co (best burger sur Mtp, je recommande chaudement) et on rentre chez moi à la nuit tombante.
     
    2nd barrel, la base.
    Toujours aussi bien, on passe une petite étape et je lui fais mon final préféré. Elle accepte sans sourciller et même si elle en prend un peu dans l’œil, elle se marre.
     
    Je lui collerais 24 gamins put**n.
     
    Le lendemain, elle part pour Alès et j’attends qu’elle voie avec son hôte pour savoir si c’est OK que je vienne. Le soir même elle me dit qu’il n’y a pas de problème et je débarque le jour suivant.
    Trépignant d’impatience, j’arrive donc à Alès pour mon premier festival de cinéma. D’une part parce qu’il y’a Jane et d’autre part parce que j’adore le cinéma.
    Jane m’accueille en coup de vent car elle à une trad’ à faire dans 15 minutes et je n’ai pas le temps de lui mettre une petite street de value, dommage. La cabane est petite mais nous avons notre intimité, c’est l’essentiel.
    Il y’a une rétrospective sur Steeve McQueen, personnage que j’adore et l’invité « star » du festival est le réalisateur Jerzy Skolimowski. Un pote à Roman Polanski au passage. Elle est fan de lui, et je vous recommanderai « deep end», un super film. « Le cri du sorcier » m’a beaucoup plu également. Bref.
    La journée, je visionne donc des films en attendant le soir. Car chaque soir, c’est soirée à la salle avec tout le staff et les artistes de la journée/ semaine. L’endroit en géniale. C’est un ancien laboratoire d’analyse, redécorer avec des lumières bleus, rouges, vertes, turquoises, des guirlandes lumineuses, des petites salles avec une tv qui passe des vieux films. L’ambiance est unique. Il y’a évidemment un bar ou tu peux boire des tipunch pour 1€ et des pintes pour 3€. Tous les soirs, il y’a un coktail spécial à 2€. En d’autres termes, tu finis ivre mort à la fin mais tu discutes avec des gens super intéressant. L’ambiance est vraiment géniale. Jane me présente à tout le monde comme étant son « Boy Friend ». Bien que très fier, ça me fait un peu bizarre. On rentre vers 3h ce soir-là et elle repart bosser à 9h le lendemain. On a une discussion sur l’oreiller et je lui dis que cette fois c’est moi qui ai peur qu’elle s’enfuit par la fenêtre. A ma grande surprise, elle ne répond mais m’embrasse. On va à l’abatage et on s’endort.
    La semaine se passe en suivant à peu près le même schéma. La journée je matte des films et le soir on se quinte au labo !
    Arrive le dernier jour. Dès le matin, je sens une perturbation dans la force.
     
    Ce soir, mon pote Ben vient à Alès faire la dernière soirée au labo et nous ramène le lendemain à Montpellier. Il arrive vers 18h au festival, on va à une projection tous les trois et une fois la séance terminée on se dirige vers le labo.
    Jane est différente. Elle est plus distante, se moque de moi en public tout en restant semi correct. Très bizarre. Je sais pas trop quoi en penser et décide de faire comme si de rien n’était.
    On se met un gros tarif ce soir-là alors qu’on doit se lever à 7h30 le lendemain car on a une heure de route.
    On rentre, Ben vomit dans le salon de notre hôte (énorme lol) et Jane est un peu gavée. On va se coucher mais Madame est fatiguée. Je me la collerais sur l’oreille ce soir-là, et j’ai la quasi-certitude que ça va puer dans longtemps et que cette « distance » qu’elle a mis ce soir entre nous est loin d’être anodine.
    Après avoir dormi 3h, nous partons tant bien que mal d’Alès pour l’aéroport de Montpellier.
    Dans la voiture elle parle beaucoup alors qu’avec Ben on est plutôt en mode silencieux.
    Arrivé à l’aéroport, je l’accompagne jusqu’au Hall. Malgré mes perches pour avoir des infos sur notre avenir, elle ne répond rien de concret. On s’embrasse et elle est atrocement froide comparé aux autres adieu. Je sais qu’il y’a une couille dans le potage.
    Quand je rentre dans la voiture, Ben me demande comment ca s’est passé et je lui répond :
    « Je pense que c’est mort, je l’ai senti vraiment bizarre »
     
    Ça se confirme quand malgré quelques messages de ma part, madame répond toujours évasivement.
    Au bout d’une semaine elle m’écrit qu’elle aimerait bien qu’on se skype.
    Le « il faut qu’on parle » 2.0 quoi.
    On skype et elle me dit qu’elle a besoin de temps et d’espace pour réfléchir. Je la laisse donc tranquille et ne lui envoie plus de message.
    Au bout d’une semaine, elle m’écrit un pavé en me disant que finalement elle doit se concentrer sur sa vie à Berlin car c’est là qu’elle doit être. Elle est désolée et me dit à quel point « je suis une belle personne » mais qu’à présent, elle préfère en rester là.
    J’ai du mal à avaler la pilule même si je m’y préparais. Je crois qu’une fois rentrer j’en pleure un petit coup et je repense à cette fois où j’aurais dû lui dire « Je t’aime ».
    Je me fais une raison et me dis « tant pis, faut accepter la variance, c’est le jeu ».
    Encore aujourd’hui il m’arrive de repenser à ce que nous avons vécu et ce merveilleux sentiment « d’être amoureux ».
    Je suis quand même heureux d’avoir vécu cette histoire, même si forcément un peu frustré sur la fin. Même si ça n’a pas duré, je suis retombé amoureux un court instant et ça m’a fait du bien. Qu’importe la fin en fait. J’étais rassuré de voir que je pouvais plaire à ce genre de fille.
    Avec le recul, je me dis que ce n’étais pas le moment. En fait, ça m’a encore plus motivé à partir voyager. Ca a vraiment marqué le début de l’organisation de mon trip et la définition de mon « why ». J’ai vu ça comme un message de la vie :
    « Tu n’as pas quitté une femme que tu aimais pour te mettre avec une autre, ton plan de base c’était de voyager donc ne me remercie pas, c’est cadeau. Maintenant go mon petit »
     
    Voilà la fin de cette partie 3 qui comme annoncé, était sur un autre ton. On s’approche plus d’une CSB mais rassurez-vous, la part 4 repart sur les chapeaux de roues ! J’ai pris du poil de la bête sans épiler le torse de Caballero et celles qui suivent ont pris de gros barrel en tout genre !
     

    Photo prise par Jane lors de sa seconde venu.
    Leçon 22: Pratiquer l'inception
     
    Fragilement votre,
    H
     
     
     
    PS :
    Je tiens à vous le dire : MERCI DE ME LIRE
    Vos commentaires me font chaud au cœur, vous me faites sentir un peu plus utile et c’est très appréciable pour le joueur à tendance misanthrope que je suis. N’hésitez surtout pas à commenter ou critiquer.
    J’entends bien finir cette aventure du Run Rose et trouver une suite qui n’en sera pas une mais qui me permettra de prendre la plume avec autant de plaisir et de passion que ce que cette série m’inspire et je l'espère, pour votre plus grand plaisir !
    Bisous mes grinders
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    hypocrisy90 got a reaction from shipitpapa for a blog entry, 5 minutes de ton temps pour rendre quelqu'un heureux   
    Salut à tous 
     
    Un petit billet qui n'a rien à voir avec le poker!
     
    Avec ma copine nous nous lançons dans l'élevage félin. Nous sommes très attaché aux animaux et en faire notre métier serait un vrai bonheur.
     
    Nous avons investi dans 3 magnifiques chats de race Maine Coon et dans tout le nécessaire pour qu'ils soient heureux, cela représente un gros investissement pour les jeunes que nous sommes. 
     
    Afin de faire cet élevage dans les bonnes conditions nous devons posséder un diplôme afin de créer notre entreprise et c'est là que je fais appel à vous.
     
    Ma copine voudrais passer ce diplôme mais malheureusement nous n'avons pas le budget nécessaire ( 450e environs ) et elle à donc créer une cagnotte afin de récolter des fonds pour concrétiser notre projet.
     
    Au delà de la somme c'est surtout le fait d'être soutenu qui la rendrait heureuse et je fais donc appel à vous pour nous soutenir !
     
    Lien de la cagnotte :
     
    https://www.leetchi.com/c/projets-de-stecy
     
    Il n'y à pas de somme minimum alors même un don d'1 euros serait déjà un super coup de pousse et nous rendrais très heureux.
     
    C'est un période assez intense entre la somme investie et le temps consacré à leur bonheur et avoir quelques dizaines de soutiens nous motiverai à donner le maximum !
     
    Je me permet de spam ça un peu partout car j'aimerai vraiment lui faire plaisir en lui apportant un maximum de soutiens.
     
    Un énorme merci à tous ceux qui prendrons le temps de nous soutenir !
     
    PS: Quelques photos de nos chats
     

     

     

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    Salut à tous 
     
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    Afin de faire cet élevage dans les bonnes conditions nous devons posséder un diplôme afin de créer notre entreprise et c'est là que je fais appel à vous.
     
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    Salut à tous 
     
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    Afin de faire cet élevage dans les bonnes conditions nous devons posséder un diplôme afin de créer notre entreprise et c'est là que je fais appel à vous.
     
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    Au delà de la somme c'est surtout le fait d'être soutenu qui la rendrait heureuse et je fais donc appel à vous pour nous soutenir !
     
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    C'est un période assez intense entre la somme investie et le temps consacré à leur bonheur et avoir quelques dizaines de soutiens nous motiverai à donner le maximum !
     
    Je me permet de spam ça un peu partout car j'aimerai vraiment lui faire plaisir en lui apportant un maximum de soutiens.
     
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    hypocrisy90 reacted to NICEBET for a blog entry, THINKIN WTF PROCESS   
    Nimes, 5h31.
    Je ne sais pas quel jour on est, une vague idée tout au plus. Mardi, Jeudi? Qu'importe en réalité, mon esprit est déjà ailleurs et connaitre le jour exact, est une préoccupation de personne active. Professionnellement et socialement parlant j'entends. Ce n'est pas- plus mon cas. Je ne suis ni actif professionnellement, ni actif socialement.
    Pour la première fois de ma vie, et pourtant j'ai passé un an au chômage, je suis vraiment à l'envers de tout. C'est déroutant, mais c'est un bon "entrainement" avant le grand départ. 
    Les souvenirs, bons et mauvais de c'est derniers mois refont surface lorsque le mental plonge. Les cheveux d'or de Jane brille, ses yeux noisette, sa peau vanille, son parfum léger m'éblouissent, m'affame et m'enivre...
    Mais je m'égare, nul besoin pour le moment de vous décrire cette divine créature Berlinoise, qui à su éveiller des sentiments enterés de ma dernière longue relation. C'était dingue Jane, et c'est pour cela que ça n'a pas durée. Trop intense, trop utopique. Le poisson que je suis est fait pour les grands espaces marin, et ne peut pas rester éternellement hors de l'eau. L'association avec la reine des animaux n'est pas viable, de toute façon la lionne ne veut pas mouiller ses petites papatte. Dommage. (en référence à nos signes astrologique #vismaviedefragile)
    De toute manière, je ne suis pas capable d'être sérieux sur le long terme. J'envie la rigueur de certaines personnes autant que je les plains. Je dois vraiment évoluer la dessus. Je pense simplement que l'heure d'être sérieux n'est pas arrivé. C'est ce que je me dis pour me rassurer, mais à 26 ans, il serait temps d'avoir un peu plus que des belles paroles.
     
    Dans ce billet, je me livre (un peu), car de toute évidence je n'arrive pas à le faire en face d'Humain, si proche de moi soient-ils. Je n'arrive jamais à me dévoiler complètement- c'est quand même très étrange quand on sait que j'ai un très bon cercle d'amis/ famille. Je me sens obligé de "me sentir seul" je crois.
    L'écriture pourrait être un bon moyen de retranscrire toutes les émotions que je ressens, mais je ne m'y applique pas avec sérieux. J'ai beaucoup de mal à me motiver. J'ai arrêté de fumer 10 joints par jour depuis une semaine, ça devrait me rebooster non? Oui, en théorie. Sauf que je sors de 10 jours de grind intensif ou j'ai vu ma BR monter à 2K pour finalement finir à 0,80 cts. Donc question motivation/ mental je dirais que je suis en bas pour l'instant. L'idée même d'aller me coucher pour me lever demain vers 15-17h, et n'avoir RIEN A FAIRE, m'angoisse. Il va me falloir au moins quelques jours pour réorganiser mon quotidien, dans cette ville à durée limité. Il va falloir que je me trouve un "train train" à durée limité. Etrange.
    Vous me direz alors : Tu n'a qu'à préparer ton voyage. Oui, certes mais pas trop quand même. D'après le récit de beaucoup on SUR-prépare son voyage car on angoisse. Pas d'angoisse ici, juste l'envie de partir. Je vous rassure quand même, j'ai un minimum préparé mon voyage, j'ai le visa, le billet, le sac à dos, les fringues, une lampe frontale, 10 000€, ma bite et mon couteau ! Tout ce qu'il faut quoi ! 
    En vérité, je ne vous le cache pas j'ai peur. Je n'ai pas peur de partir à l'autre bout du monde, ça m'excite au moins autant qu'une veille de gros live- j'ai peur de moi même. De l'éternel mais talentueux spewtard que je suis. Honte sur moi si je n'arrive pas à gérer mon argent, si je ne tiens pas le coup mentalement ou si je n'arrive pas à m'acclimater au pays- si j'arrive pas à comprendre la dynamique "de la table".
    Je n'ai jamais voyager, et comme premier voyage je pars à l'autre bout du monde. C'est comme débuter au poker en cash game 5/10, de suite, c'est plus compliqué. En suis-je capable? Pas dit que j'arrive à doubler, mais si je survis c'est déjà beau. Je lance d'hors et déjà un message à tous les requins Australien: Je me nourris essentiellement de nems, grec, pizza et autres junk food depuis un an et je n'ai jamais mangé l'un des votres ! Je vous vois arriver avec votre aire de squale, mais non, détrompez vous, je ne suis même pas gros. Je suis même plutôt taillé. Dans tes 2000 dents morfale ! Je ne suis pas un met de choix, donc s'il te plait va plutôt manger Chang, éternel tyran de ton espèce et laisse moi surfer en paix ! Si vous pouvez passer le message a vos copains les croco de mer, c'est cool. 
     
    Alala ! Australie, Australie... Je rêve de toi toutes les nuits, quand je ne reve pas de mes nuits torrides du passé. Deux mois sans sexe, ça travaille ! Ne me montrez pas du doigt ! 
    Je pense que la prochaine qui aura l'honneur que je l'honnore, va plus savoir ou elle ha-bite pendant quelques jours, tant je vais la secouer. Je m'imagine déjà avoir un succès fou sur place, alors qu'ici je ne prends même plus la peine de me raser ou de me coiffer. Je crois que j'ai pas mis de déo depuis 1 semaines, mais je prends des douches au moins une fois tous les deux-trois jours. En même temps, cela fait 10 jours que je passe mes journées torse nu, alternant les shorts de sport mais surtout, sans bouger de ce "put**n" d'appart (les connaisseurs reconnaitront la citation tiré d'un film culte). 
     
    Le pays d'Asterix me manquera, mais pour l'instant j'ai plutôt envie de boire du ROME sur des plages paradisiaque ! Loin des préoccupations quotidiennes des Français actif. No offense à ceux qui bosse, mais comme j'ai moi même déjà bosser, je peux critiquer si je veux. C'est comme quand t'es juif- tu peux faire des blagues sur les juifs, c'est autorisé, on a le droit! 
    Que rajouter si ce n'est que je n'ai pas envie de retoucher ce que je viens d'écrire. De toute façon je doute que quelqu'un lise mes articles en entier. Pourtant quand je me relis, parfois je trouve qu'il y'a quelques phrases bien senties. Mais bon, je fais d'abord cela pour moi- pour vous, mes futurs enfants.
    D'ailleurs, pour mes rares lecteurs, vous lisez peut être les tout début d'un futur grand auteur de livre de voyage et de romans ! Car c'est bien ça mon projet. Ecrire. 
    J'ai toujours eus des envies de "métier" <très réalisable>. A l'école je voulais devenir Informaticien pour créer des jeux vidéos, sauf que je détestais les maths. J'ai ensuite voulu faire skateur pro, grand chef cuisto, chef d'entreprise, joueur de poker, et maintenant écrivain. OK Hugo, dit comme ça c'est pas du tout flippant. En gros, j'ai toujours voulu des trucs compliqué à avoir, sans réellement me donner les moyens de le faire. Hyper rassurant comme constat. Si seulement je pouvais croire en moi, autant que mes proches le font... Mon plus gros soucis et qu'à chaque fois, les paroles des gens m'ont mis des barrières fictives. Barrière qu'aujourd'hui je peine à ôter. (cf "les 4 accords toltèques"). Pour profiter de mon voyage, il était nécessaire d'en faire sauter un maximum, et pour le coup je suis pas mal. Je suis en total roue libre, je m'en bats royalement les testicouilles et je suis comme je veux être. Si j'ai envie de 3 bet light une meuf et de fold 12bb deep sur son 4 bet, je le fais. (gné?)
     
    Bref, message à mon moi du futur quand je relirais ce billet: 
    Ou en es-tu mon grand ?
    Ou es-tu?
    Ca va mieux? Ca se passe à l'autre bout du monde ?
    Autant de questions que mon moi du futur répondra dans les commentaires. 
    Je trouve l'idée sexy, je pense que je vais bien me marrer quand je relirais tout ça et ça sera non sans une pointe de nostalgie que je repenserais aux conditions d'écriture de ce billet. Il est 06h08 à Nimes, et je vais bientôt avoir le luxe de me faire un pti dej a base de pain au chocolat tout chaud. Prend ça moi du futur, en Australie t'auras pas de pain au chocolat !
    Vraiment WTF ce billet, ça reflète bien mon état d'esprit du moment. J'ai trop de pensées, trop d'envies, trop d'attente. J'ai envie d'exploser, de crier sur tous les toits que depuis longtemps je n'ai pas été aussi heureux, mais tout le monde s'en fou finalement. Les gens se foute des gens heureux. Pire, ça doit en agacer certains quand tu baignes dans le bonheur et que eux non. En même temps t'avais qu'à pas faire des choix de m**de et enfanter à 20 ans sale pute. Maintenant ton mec c'est un canard et tes vacances c'est 15 jours l'été à Barcelone ou  Palavas les flots, et à peine commencer tu penses déjà à ton retour au bureau. Je me fais des films tout seul, je pense n'avoir personne comme cela dans mon entourage, mais je trouvais la phrase drôle. Ca m'a fait rire. Ou en étais-je? Ah oui, je suis vraiment heureux ! Donc, A part mes couilles qui touchent par terre et mon récent brokage, je suis bien dans ma vie, c'est pas tous le temps qu'on peut en être aussi certain. 
    Je veux de l'authenticité. Des gens authentiques, des paysages authentiques, des FEMMES authentiques, des moments simple... Et authentique ! 
    Just do it bro, just do it !! 
     
    Aller il se fait tard, et si je continue je vais perdre le peu d'entre vous qui se demande quand est-ce que ça finira. Ayé, j'ai finis.
     
    Bisous

    Hugo
     
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    hypocrisy90 reacted to Bandecdc for a blog entry, Grind for Vegas (award du titre le plus original de 2015)   
    Il est temps de faire un bilan de mon année de jeu, un mois avant la fin de l'année et vous allez comprendre rapidement la raison de la sortie un peu en avance de ce billet. Je vous avait laissé ici à mon retour en France, avec une bankroll à 1.000€ et la promesse que j'allais arrêter les cash-out pour de bon. Évidemment, je ne m'y suis pas tenu et j'ai retiré presque tout ce que j'ai gagné, parce que ça coûte cher la coke et les putes  les sorties entre amis toussa toussa.
     
    Venons en aux résultats, points par points :
    Volume : Considérablement abaissé par rapport aux deux années précédentes, 42 sessions pour 191h en 2015, contre 61 pour 381h et 88 pour 473h respectivement pour 2014 et 2013. Cette baisse de volume est liée à quatre facteurs : les trois premiers mois j'étais en Pologne, je n'ai pas pu jouer, j'ai eu un agenda professionnel bien rempli, j'ai eu globalement moins de motivation et enfin il reste encore un mois à grind. J'ai joué un total de 444 MTTs (924 en 2014, 1.119 en 2013), 100 SNG HU (508 en 2014, 654 en 2013) et pour la première fois cette année, 151 SNG Jackpot (expressos, Spin'n'go et Twisters). Résultats et hourly : +4.760€, dont 4.500€ aux tables et le reste en rakeback. C'est ma plus petite année depuis 2012, mais avec moins de 200h de jeu, c'est assez compréhensible. Mon hourly est correct : 25€/h, contre 22€/h en 2014 et 28€/h en 2013. J'ai quand même fais 4 mois à 500€+ ,dont deux à 1.000€+, et aucun négatif, ce qui montre que je peux maintenir une régularité. J'ai brièvement vendu des parts d'un set pour les Summer Shots de Winamax qui s'est joué à un flip en TF d'un gros field de me faire passer positif, mais qui finira un peu négatif pour les stakeurs. Globalement dans les tendances, on voit un accroissement du nombre de sessions positives, et seulement une seule session sous la barre des -200€ (-241€) contre 3 à +500€, mais à noter que mon ROI en MTT est légèrement plus bas que les années précédentes, bien qu'encore tout à fait à ma convenance.
    Les perfs : Pas de gros résultats cette année, même pas une perf à 4 chiffres. La raison est un ABI qui reste aux alentours de 12€, une sélection de fields en moyenne plus petits et à l'ouverture d'un compte sur PMU comme room d'appoint. Malgré tout je deal à 3 l'Eldorado (Encore, c'est la 3ème fois sur ce MTT ^^) et je gagne le Brunch, pour respectivement environ 900€ et 930€. Je dénombre également 21 tables finales sur des tournois de plus de 100 joueurs, dont 5 victoires supplémentaires. Le nombre de victoires total passe à 16 si on les compte toutes, mais certaines sont assez risibles car on peut trouver des victoires qui ont rapporté moins de 100€, voire une de 47€ seulement. Le jour où j'ai gagné le Brunch, j'ai également gagné deux 5R sur PMU, ainsi qu'un Deepstack sur Winamax, pour un total de 1.550€ net dans la soirée. HU SNG et SNG Jackpot : J'ai pu jouer seulement 100 HU cette année et le manque de motivation passe même devant les problèmes de trafic. Ils étaient tous au Buy-in de 20€, avec une majorité de regulars et quelques turbos, et j'en ai gagné 59. J'étais à 43/80 et j'ai enchainé sur une jolie winning streak de 16/20 sur la fin, ce qui me laisse un ROI sympa de 11.22% et un gain net de 224€ pour 12h passées dessus. Pour les Jackpots, j'étais pas très chaud à propos de cette variante au départ et je n'avais jamais accroché au concept. Mais le superbe thread de Pad et sa vidéo sur Kill Tilt m'ont convaincu de tester et j'y ai accordé 7h pour en jouer environ 150 à 10€. Je vous avoue que je n'ai pas encore le recul nécessaire pour commenter ces résultats, mais visiblement j'ai bien run sur les gros coeff, même si apparemment mon rake moyen d 11.3% m'indique que je n'en ai pas eu beaucoup. Globalement j'ai l'impression que les probas théoriques et effectives convergent assez vite et que mon rake moyen va se stabiliser aux alentours des 10.8%, ce qui est le rake moyen sans toucher de gros coeff (il est de 7% en moyenne, en comptant les gros coeff que les gens normaux ne touchent jamais). Au final, je prends quand même 190€ sur ce format.
    Le rakeback : Cette année il est de 251€, soit 37%, ce qui est beaucoup par rapport à l'année dernière, et pourtant sans jamais avoir dépassé Silverstar (d'ailleurs atteint une seule fois cette année) ni Bronze. C'est principalement dû aux promos "dépot jackpot" de Pokerstars, sur lequel j'ai optimisé en déposant chaque fois qu'il était possible et en faisant 2x un 50€ et 2x un 20€, plus plein de fois des 2€ et 3€. J'ai aussi débloqué quelques tranches de bonus deposit traditionnel, un stellar, quelques itms sur des tournois privilèges et tournois vip sur Winamax, ainsi que plusieurs milliers de miles, fpp et points PMU. Je trouve que c'est plutôt pas mal pour un grinder qui joue moins de 20h par mois et qui a rake 680€ toutes rooms confondues sur une année entière.
    Coaching : au cours de l'année j'ai eu 3 élèves, dont encore 1 avec qui je n'ai pas terminé le programme. J'ai simplifié le mode de paiement en proposant un forfait complet pour 250€. Il y a donc 750€ qui sont rentrés cette année et j'y ai passé 26h, avec encore 5-6 à venir en compagnie de l'élève qu'il me reste. Je vais peut-être essayer d'en reprendre un de plus d'ici la fin de l'année et un entre janvier et février. En dehors de ça, j'irais peut-être donner des cours au sein de mon ancienne école, pro bono cette fois. Challenge CP : Le challenge le plus intéressant de l'année pour moi était sans conteste le Team Challenge #2 sur le thème de Game Of Thrones. J'étais en équipe avec Allaniut et on a dominé à deux une grande partie du challenge, mais si vous ne l'avez pas lu, je ne vais pas vous le spoiler. Actuellement, je participe au Team challenge #3 sur le thème de Star Wars , encore avec Allaniut mais aussi D-vil cette fois. Malgré les très bons résultats de ce dernier, et ma maigre contribution, il semblerait qu'on s'achemine vers la 2ème place encore une fois (et la bulle, du coup). Il reste encore 3 grosses semaines pour mettre un gros coup de collier et rattraper le gros retard que nous avons sur les premiers.
    Vidéos : J'ai posté quatre séries au cours des 9 derniers mois : - Une série en 4 parties en live du début à la fin dont voici la première partie, où on peut voir notamment un tournoi de la première main jusqu'à la win pour 500€ environ
     
    - Une série spéciale Summer Shots en 7 parties, en live au départ, puis en analyse post-mortem sur les parties 3-7. On peut y voir notamment deux gros deep run sur le Classico et un Summer Shot 4-max.
     
    - Une série en 6 parties pas depuis le début mais jusqu'à la fin de la soirée ,où j'ai gagné 4 tournois pour un peu plus de 1550€. On peut me voir aussi tester PMU pour la première fois.
     
     
    - Une partie un peu plus théorique où je fais des mini-cours de 30-45min sur des thèmes précis. On peut aussi compter la vidéo où je review les mains clés de ma 3ème place de l'Eldorado dans cette série
     
    -En plus de ces vidéos, j'ai été l'invité des streamers de Jack-High lors d'un twitch en MTT live. Vous pouvez voir le replay ici, mais je vous conseille de commencer à la 30ème minute à cause de problèmes de son de la première demi-heure. :
     
     
    Mes plans pour les vidéos suivantes sont les suivants :
    -Un hors série sur les échecs et sur le stratego
    -Un vidéo sur les Spin And Go et une sur les SNG HU
    -Une vidéo-cours sur le limp au bouton
    -Une vidéo-cours niveau débutant sur la stratégie préflop
    -Une série sur les Micro-séries qui commencent dimanche
    -Un match vs Madskill813, qui me le doit toujours.
     
     
    Voilà, je crois que j'ai fais le tour de mon année au poker, il est temps de penser aux objectifs à venir. Comme le titre l'indique, mes potos du chan MTT auquel j'appartiens prévoient de partir 3 semaines à Las Vegas pour le début des WSOP. Ayant longtemps lurké les joueurs de tout le CP y participer chaque année, je me suis convaincu que cette fois c'était la bonne : j'allais y participer. Le premier problème, c'est du point de vue professionnel : je cherche actuellement un emploi (jeune diplômé) et il m'est difficile de prévoir ce que je ferai dans 7 mois, et encore plus si je pourrais obtenir 3 semaines, ou même 2 semaines de congés pour fin mai-début juin prochain.
     
    Mais en admettant que ça soit possible, j'ai décidé de payer le voyage et les tournois joués/activité là bas uniquement avec mes gains de poker. Seulement voilà, après avoir continué de cash-out pour diverses raisons, il ne me reste actuellement pas assez online pour financer avion/logement/restauration et surtout tournois, même si je n'ai pas l'intention de jouer des $1.500 non plus. Ma bankroll strictement réservée au poker est actuellement d'environ 1.300€ (+70€ de rakeback latent) sur les sites online, et 45% des parts d'un staking à 2.000€ d'un bon joueur (je sais j'avais dis que j’arrêtais les stakings, mais celui-ci à une très bonne équité). Mon objectif est d'arriver à environ 4.000€ d'ici mi-février, soit la deadline pour réserver avion/villa. Si je pars du principe que je récupérerais entre 1.000€ et 1.200€ du staking, cela me laisse entre 1.700€ et 1.500€ à gagner en deux mois et demi. (Si vraiment je n'y parvient pas, je paierais certainement de ma poche car j'ai les sous irl, mais dans la mesure du possible je préfère éviter d'y toucher pour le moment)
     
    The task has been set, ce n'est ni un objectif simple, ni insurmontable et ça me motive beaucoup à jouer. Je pense que pour le mois à venir, je vais certainement passer à un rythme de deux sessions longues (MTTs) par semaine, avec sans doute deux sessions courtes (HU et Jackpot). On en reparle dans 2 mois ?

     
     
     
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