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Showing content with the highest reputation since 16/02/2010 in Blog Entries

  1. 147 points
    So long PokerStars ! (and thanks for all the f...) Comme depuis ce matin je n’arbore plus le Pique Rouge réservé aux membres du Team Pro (et aux Team Online, et aux TV Stars, et aux musiciens suffisamment cools pour aimer les cartes, et aux sportifs qui s’emm**dent) de PokerStars. L’équipe de fins limiers du ClubPoker que vous êtes en a donc logiquement déduit que je ne faisais peut-être plus partie du Team. Ding ding ding, that’s a bingo ! Mais pourquoi donc ? Bon là c’est le moment où logiquement on doit dire « oui c’est une décision commune qui intervient d’un commun accord concerté à l’avantage des deux parties communes ». Mais pas vraiment. De fait mon profil ne collait plus réellement à la stratégie marketing de PokerStars, point de vue que je peux tout à fait comprendre du reste. Cela tient en gros à deux facteurs. Le premier, et à mon avis le plus négligeable c’est que la politique interne de PokerStars n’est pas extrêmement friande que ses joueurs prêtent leur image à d’autres sites. En gros ça les embêtait un peu que je produise du contenu exclusif pour CarryPoker (j’avais déjà dû réclamer un avenant à mon contrat l’an dernier). Une politique qui m’étonne un peu mais qui je crois vient des patrons tout là-bas, au Costa Rica, en Israël, ou à l’Île de Man, personne sait trop de toute façon. Le second a trait à la stratégie actuelle de PokerStars. Ca ne vous aura pas échappé ils foutent un sacré paquet sur PokerStarsLive. Et c’est un peu là que le bât blesse. Depuis maintenant deux ans je réside à Antibes, à côté de Nice, alors que le studio d’enregistrement se situe à Paris. Autant dire que ma présence lors des diverses émissions était plutôt compromise. J’aurais en fait pu fournir pas mal de contenu vidéo réalisé à distance mais on ne m’a pas particulièrement pressurisé en ce sens : je suppose que cela tient au fait que le cœur de cible de PokerStarsLive s’intéresse davantage aux MTT qu’aux CG, et davantage aux « grosses » stars qu’à votre discret quoiqu’encombrant serviteur. Et puis PokerStarsLIVE devait bien rester du LIVE . Tout ceci sans compter que très clairement en termes de visibilité pure je ne fais que très peu de live (et virtuellement aucun gros) et que je ne suis pas du tout une star des réseaux sociaux. La décision n'a pas grand chose de surprenant, je dois d'ailleurs dire en toute honnêteté que mon implication n'était plus totale depuis quelque temps déjà pour diverses raisons (calendrier, vie perso ...) Et du coup tu le vis comment ? Ben... en fait pas trop mal. D’abord mon contrat n’était pas extrêmement copieux et n'a représenté qu’à tout casser 20% de mes winnings annuels. Il était par ailleurs assorti d’une obligation de jeu exclusif sur PokerStars.fr. Clause que j’aurais aussi bien pu ne pas respecter mais en l’occurrence j’ai décidé de rester à peu près honorable. Si je mène bien ma barque et que j’arrive à augmenter mon ev en jouant sur d’autres sites je pense que le préjudice financier a de très bonnes chances d’être inexistant. Je me fais donc assez peu de souci de ce point de vue-là, même si mes 900 premières mains sur Winamax mettent pour l’instant en évidence une constance dans la défaite tout à fait remarquable : Winamax, des débuts prometteurs Toutefois – et paradoxalement - je reste un peu embêté par quelque chose. Turlupiné comme on dit. En fait je ne comprends pas très bien la logique économique derrière mon « licenciement ». Sans entrer dans les détails de mon contrat je pense à la louche qu’étant donné le rake que je génère en étant client exclusif PokerStars je dois coûter à la société quelque chose comme 10-15k€ / an. Je suis un ambassadeur généralement courtois, je démarre des tonnes de tables, je joue régulièrement HU contre des regs. Juste pour prendre l’exemple du jeu heads-up, j’ai depuis janvier 2013 disputé ~40kh HU contre des regs depuis janvier 2013, dépensant du même coup ~10k€ en rake. Ces mêmes regs n’auraient probablement pas joué ces mains-là en mon absence, payant de la même manière 10k€ en moins en rake à PokerStars.fr. Sans compter le boost au démarrage des tables qui bien que faible (car soyons réalistes une table ne démarre de toute manière que si un fish daigne s’asseoir) doit être existant. Si on ajoute à ça le fait que mon action va sûrement se basculer vers le concurrent direct, je me dis deux choses : Soit ils font une petite erreur en me virant (quel prétentieux ce Sylvain) Soit j’ai carrément une image et un coût de revient négatif pour la société que je représente et là m**de, ça me fait chi** Que retires-tu de l’expérience Version short, c’était cool. Version un peu plus longue quasiment que du positif. Les esprits chagrins pourront dire que ça m’a apporté un contrôle fiscal. C’est vrai mais ça ne suscite aucun regret chez moi. D’abord il ne faut pas être result oriented dans la vie, c’est pas parce que ça m’a un peu baisé en définitive que l’expérience était mauvaise. Ensuite et surtout ce n’est pas la faute de PokerStars mais la totale faute à pas de chance. Puis ça reste de toute façon une expérience un contrôle fiscal, et je le dis sans humour : je suis sûr qu’à terme les compétences de gestion et de fiscalité que ça m’a fait développer me seront extrêmement utiles. Niveau positif en revanche : Je me suis éclaté deux ans de suite à la Maison du Bluff. Découvrir le milieu de la TV a été totalement bluffant et captivant. Non, non, je mens pas. N’hésitez pas à relire mes précédents billets sur le sujet : http://www.clubpoker.net/forum-poker/blog/208/entry-8537-maison-du-bluff-petit-bilan/ http://www.clubpoker.net/forum-poker/blog/208/entry-6121-maison-du-bluff-les-coulisses-verdun-sur-la-costa-del-sol/ http://www.clubpoker.net/forum-poker/blog/208/entry-6141-lmdb-episode-2-la-revanche-du-speak/ Cette émission est à mon avis le truc qui dynamise le plus le marché français et j'ai été ravi de pouvoir y participer. De la même manière commenter les FPS avec Alexis Laipsker était également une super expérience, que j'aurais aimé pouvoir renouveler si j'étais resté en région parisienne. De manière générale commenter du poker est quelque chose qui m'a pas mal botté pendant toute cette période. Ca m’a permis de réellement aborder l’activité professionnellementet de développer des qualités de communication et de marketing nécessaires à tout escroc professionnel. Ca m’a un peu facilité la tâche vis-à-vis des gens auxquels je parle de mon activité. Ils peuvent plus facilement identifier « contrat publicitaire » et « joueur sponsorisé » comme un gagne-pain plutôt que « je pique l’argent des addicts ». Et quand ils tombent sur cette vidéo ils découvrent en plus que je sais cuisiner. Davantage de crédibilité dans le monde réel donc, un peu plus également dans la communauté poker. De « ArtPlay le nit » je suis petit à petit devenu « ArtPlay le joueur pro sponsorisé-je-sais-pourquoi-t’es-sponso-t’es-un-chattard ». Néanmoins je regrette que pour toute une frange de la communauté poker la crédibilité ne s’acquiert qu’en outluckant 400+ personnes dans un EPT =). Mais je ne désespère pas j’ai eu deux grosses occasions, ça viendra ! Enfin ça m’a permis de rencontrer pas mal de gens qui se reconnaîtront avec qui je pense rester en contact et que j’aurai toujours plaisir à recroiser. Seul regret vous ne me verrez du coup pas dans la Maison du Bluff IV où je vais rater la bombasse de service . Mais bon je peux quand même vous mettre une photo pour vous faire plaisir, quand bien même vous les avez sûrement déjà absolument toutes looked up. Gaelle Garcia Diaz présentera LMDB 4 Qu’est-ce que tu vas faire de ta vie maintenant ?? Eh bien je ne compte pas changer grand-chose pour l’heure. J’ai quelques projets moyen-terme hors poker. A très court terme (demain) je déboule sur Wina pour call quelques 4bets et foutre 3-4 suckouts. Oui, vous allez vous aussi pouvoir découvrir que j’ai beaucoup de cul en 4bet pot. Pour le fun mon graph lifetime filtré où j’ai call un 4bet préflop SANS {TT+, AQ+} : Called 4b, sans TT+,AQ+ Autant dire un petit miracle de chatte puisque j'arrive à être up alors qu'en me contentant de fold toutes ces bouses j'aurais logiquement perdu à 900bb/100. A court terme (une semaine) je compte publier une mise à jour de mon eBook. Rien de révolutionnaire, trois chapitres en plus et quelques corrections et clarifications. Ceux qui l’auront déjà acheté pourront bien entendu le recevoir gratuitement. En tout cas je reste dans le poker pour l’instant. Et après … Je verrai bien et ne m’inquiète pas. La vie est faite d’opportunités et je compte bien les saisir. Sylvain.
  2. 127 points
    Salut chers lecteurs même si je doute que vous soyez encore nombreux après plus d'un an sans publier . Je dois l'avouer,si tout irait bien et que j'aurais 4 tables qui tournent en ce moment , je n'aurais probablement pas pris le temps de revenir poster sur ce blog . Vous l'aurez remarqué, je ne suis pas une lumière en orthographe mais je vais essayer de faire du mieux possible pour vous raconter ma vie pokéristique et la vie du poker en général durant cette année passée . Commençons par le commencement , mon BAN des casinos français et des sites ARJEL suite à une altercation dans un casino . La plupart d'entre vous connaissent déjà l'histoire donc je vais éviter de revenir dessus même si il faut bien dire que cette sanction m'a quand même mis un gros frein dans ma vie de joueur de poker . Juillet 2012 : Suite à l'altercation du mois de mars , Je suis convoqué à la PJ de Lille où l'on me signifie l'arrêté ministériel qui m'interdit d'entrer dans tous les casinos de France et surtout de jouer sur tous les sites français agréer par l'ARJEL pour une durée de 2ans . La nouvelle est dure à accepter même si je m'y attendais après avoir eu des échos par des gens du milieu . Je décide dans un premier temps de m'expatrier en Belgique pour jouer sur le .com mais ma gestion de bankroll désastreuse va vite me résoudre à rentrer en France au bout de deux mois sans vraiment avoir pu m'installer sur le .COM. De retour chez moi complètement broke , je décide d'ouvrir des comptes sur les sites de poker français sur le nom d'amis qui ne sont pas joueurs . Winamax détecte assez vite la supercherie et me clôture mon compte . Aucun recours à faire, passons . J'ouvre ensuite trois autres comptes sur d'autres rooms qui me permettent encore à l'heure actuelle de jouer . Mais le soucis quand on joue sur le compte d'un autre, c'est qu'il faut être très discret ce qui veut dire ne pas parler de ses perfs publiquement, (assez chiant pour un bragueur comme moi) mais aussi faire très attention avec les cash out pour ne pas "déranger" trop souvent l'ami qui me sert de prête nom ni sa banque qui n'aime pas forcémment le poker ... Même si je réaliserais un gros hiver sur Barrière (+20k€) et quelques coups d'éclats en MTT (notamment la win d'un SCOOP et d'un HR sur pokerstars), mes sessions sont souvent dominées par le sentiment de ne pas être moi et surtout par ce tilt récurrent depuis des années qui m'empêche d'avoir une bankroll stable . Je me suis fait à l'idée qu'il ne me quittera d'ailleurs jamais . Pour ce qui est des tournois live, j'en ai disputé qu'un, le WPT Bruxelles à 1650€ en Février ou j'ai spew comme un cochon et bust au bout d'une heure . Pas de quoi raviver ma flemme pour le live ! [idea=Et maintenant, on fait quoi ?][/idea] Je suis dans une période ou je me demande combien de temps vais-je encore avoir l'envie de jouer au poker ... Oui, j'ai gagné beaucoup d'argent ces dernières années (environ 150k€) mais tellement irrégulièrement qu'il m'arrive de rouler dans une belle Audi 6 mois et de prendre le métro les 6 mois d'après ... Croyez moi ou non, Il m'est arrivé cet hiver de dépenser en une après midi 10 000€ en liquide dans un café sur des courses PMU à coup de 1500€ gagnant par cheval . C'etait un samedi . Je me souviens que tout le monde me regardait échanger mes billets violets contre un vulgaire récépissé . Mes amis présents ce jour là et qui sont pour la plupart en galère avaient envie de gerber ... Et bien pas moi . L'idée que j'ai eu pour me refaire ? Miser le lendemain les 5000€ qui me restait sur un match de tennis féminin dont j'ai oublié le nom de la joueuse, je sais qu'elle avait un nom de russe qui m'avait inspiré confiance et qu'elle avait une cote de 1,75 . ma joueuse a facilement gagnée le 1er set 6-1 mais quand elle a perdue le second , je savais déjà au fond de moi que mes derniers 5000€ ne m'appartenaient déjà plus . S'en suivra quelques mois de galère où j'ai même du faire de l'intérim pour pouvoir payer mes factures . Comme beaucoup de joueurs donc, je suis un flambeur/spewtard dans l'âme et les rooms de poker l'ont bien compris : avec la mise en place depuis 2 ans des hyper turbo et déglingos, je suis tout simplement break even en HU, j'ai eu la chance de trouver une certaine réussite en MTT qui m'a permis de pouvoir encore gagner . C'est donc très difficile mentalement de toujours repartir jouer au poker et d'ouvrir des heads up à 10 balles ou pire encore bosser pour 70€ par jour à l'usine quand on a claqué 15k€ le mois d'avant ... C'est la principale raison qui me pousse à réfléchir à mon avenir car je me dis que finalement, l'argent du jeu n'appartiendrais t'il pas au jeu ? Mais ce n'est pas la seule raison qui me fait me poser des questions sur l'utilité de continuer au poker ... Le niveau des joueurs sur le .FR augmente de plus en plus , le FISC guette, mais surtout la lassitude du jeu et la fatigue mentale devient de plus en plus dure à gérer , je m'en expliquais sur un thread sur le CP qui parlait du blues du grinder il y a quelques mois : "Je ne parlerais pas des périodes de bads run car je pense que l'on vit tous à peu près la même chose dans ce cas, mais plutôt du mal être du joueur de poker même quand tout va bien : C'est vrai que je me sens privilégié face à mes amis qui galèrent à se lever à 6h du mat tous les jours pour un smic mais parfois , j'échangerais bien les rôles une petite semaine par mois . Je m'explique : Ne rien faire d'autre que jouer au poker sur son PC tous les soirs , parfois même le jour est vraiment lassant au bout d'un moment . Parfois j'ai vraiment envie d'avoir une vraie vie professionnelle avec des rapports humains etc (sauf à France Telecom ) ... Comme beaucoup l'ont dit , être joueur de poker nuit aussi à une bonne hygiène de vie (repas avalés à la hâte etc ..) et créer un décalage avec la vraie vie comme le fait de terminer une session à l'heure où d'autres se lèvent pour aller au travail . Il m'est arrivé de me sentir mal en rentrant d'un cash game live en casino à 6h du matin en croisant les enfants qui partent à l'école , même en ayant gagner un SMIC en 5 heures de session . Il m'est aussi arrivé de ne pas avoir envie de commencer ma session du soir mais de me sentir obligé de la faire , comme par manque ou par appât du gain . Pour être un joueur de poker épanoui , il faut être un bon gestionnaire (ce que je ne suis pas du tout) , et avoir un mental à toute épreuve . Il faut apprendre à aller se coucher à l'aube en ayant perdu 1K contre un mongolien qui comprend rien au jeu alors qu'on sait qu'en principe on aurait du lui prendre 2k ou encore perdre en 1 soir le bénéfice qu'on a mis 1 semaine à gagner , parfois plus . A part l'expérience rien d'autre ne peut apprendre à accepter ce genre de trucs . Ce que je trouve dur aussi c'est qu'il faut constamment apprendre à repartir de rien ou presque , nous jouons au poker pour gagner de l'argent . On part d'un petit dépot puis on grind pendant des mois jusqu'à atteindre une certaine somme et là on a l'envie de s'acheter quelque chose (ou de simplement payer ses factures pour ceux qui jouent à des limites plus basses) et on cash out et devons repartir de plus bas . Cet éternel recommencement est fatigant mentalement et c'est encore plus vrai en cas de brokage . Ce problème ne concerne pas ceux qui ont une gestion de bankroll parfaite mais je pense que l'on est très peu dans ce cas . On parle aussi beaucoup de la liberté de ce mode de vie mais je me souviens avoir refusé plusieurs fois des sorties avec des amis car "ce soir c'est dimanche et c'est jour de tournoi" ou " non ce soir j'ai 500€ à rattraper" sans parler des évènements de plus en plus fréquents ( FCOOP,SCOOP,WS etc...) qu'on a pas envie de louper et qu'il faut financer . On a beau être libre sur les horaires , ce jeu est notre gagne pain si on ne joue pas on ne gagne pas . ça demande énormément de temps et un joueur de poker travaille beaucoup plus qu'un salarié aux 35h et souvent 7 jours sur 7 . Pas de soucis donc avec le fait de gagner beaucoup plus d'argent que Mr Tout le monde car comme tout métier qui paie , il faut non seulement bosser beaucoup mais surtout avoir les compétences , voire un talent , ce qui n'est pas donné à tout le monde . Malgré tout ces inconvénients , Je suis d'accord avec ceux qui disent que réussir à gagner sa vie grâce au poker est une véritable chance mais il y a un dicton que j'ai entendu qui est on ne peut plus vrai : " Le poker est l'argent facile le plus difficile à gagner " . Cette phrase résume à peu près tout ." Et oui , ce n'est pas tous les jours facile et Chaque jour, on apprend la retraite prématurée d'un joueur et on sent dans le discours de tous que l'augmentation du niveau, la menace du FISC et surtout la pénibilité mentale du "métier" pèsent de plus en plus dans les esprits . [learn=Le poker, une perte de temps ?][/learn] Cette photo de moi à côté d'Arnaud Matern pendant l'EPT Deauville il y a déjà 4 ans illustre vraiment bien ce que j'exprime dans ce billet . Pourquoi ? Rappelons nous . à l'époque, je suis un jeune ramdom qui prend plaisir à jouer l'attention whore sur un forum de poker et qui rêve de faire une grande carrière de joueur de poker sponsorisé . Arnaud Matern est lui l'un des joueurs les plus reconnus dans le poker français partageant l'affiche de Pokerstars avec Elky . Ou en est-on aujourd'hui ? Pour moi on vient d'en faire le tour et rien de bien folichon . Mais pour Arnaud Matern, c'est encore plus terrible puisqu'il a perdu son sponsor et que çela fait maintenant 17 mois qu'il n'a pas fait ITM alors qu'il dispute encore de nombreux EPT . C'est donc ça la vie de rêve ? Et Elky il est encore là me direz vous ? En effet , il continue à parcourir le monde sous les couleurs de Pokerstars mais si Hendon mob lui retirerait les buy in de tous les tournois qu'ils disputent sans faire ITM, je pense qu'il ne lui resterait que la moitié de ses 10 millions de gains en live . et oui ça va vite quand on fait des one drop à 1M$ ou des super high rollers à 100k$ . Mais bon, tout le monde n'est pas Elky et nombreux sont les joueurs qui ont disparu du circuit soit parce qu'ils se sont broke même en ayant gagné des tonnes auparavant, (je pense à Kzouls qu'on ne voit plus sur aucun tournoi depuis plus d'an même si je ne sais pas si il est broke mais c'est fort probable) ou d'autres comme Tristan Clémençon . Rappelez vous il y a 6 ou 7 ans , le petit prodige malmenait ses adversaires sur les tables de Poker770, aujourd'hui, celui qu'on surnommait le PDG quand il était chez Winamax a finit par vraiment le devenir en investissant ses gains pendant son sponsoring dans la création d'une entreprise . Peut être le plus malin de nous tous ? J'ai donc l'impression que par les temps qui courent, la tendance est au déclin . Mais paradoxalement, les chiffres en terme d'affluence sur les tournois live sont très bons . On vient de battre le nombre de participants du circuit WPT à Marrakech et les WSOP-E d'Enghien sont dans la même lignée que l'année dernière malgré la perte du glamour de la Côte d'azur . Mon discours n'est-il alors pas trop alarmiste ou trop personnel ? Peut être est-ce juste la fin d'une génération de joueurs dont je fais partie que la routine et les frustrations des 80/20 décisifs perdus ont finit par lasser ? Réponse dans quelques années . Mais quand on regarde ce que sont devenus les précurseurs en la matière, il y a de quoi penser que le poker ne fût pour eux, comme pour beaucoup, qu'une brève illusion ... Rappelez vous : Pascal Perrault, Thomas Fougeron, que je me souviens avoir croisé il y a 2 ans à St Amand, cherchant désespérément un stacking pour jouer le 500 deepstack . Je ne cherche pas à me moquer de ses joueurs mais ils représentent pour moi le début du poker Français et je ne peux m'empêcher de les citer . Mais pas de panique, Il y aura toujours de nombreux candidats prêts à se lancer et à rêver de gagner sa vie au poker pour, pourquoi pas un jour, ship un gros tournoi live qui changerait leurs vies. Car, si les années passent, emportant avec elles les exploits et les souvenirs d'anciennes gloires , il y en aura toujours de nouvelles pour faire rêver le joueur comme Quentin Lecomte, qui du haut de ses 20 ans, ferait mourir d'envie tout ramdom qui bosse pour le SMIC toute l'année et qui vient de découvrir le poker . Le petit 2balla n'a jamais aussi bien porté son nom : en 2013, il a déjà encaissé 200 000€ et, cerise sur le gâteau, vient de trouver un sponsor à l'heure ou la majorité des joueurs perdent le leur . Mais le plus dur reste à faire : rester positif sur le très long terme . En fait, ce que je veux résumer de tout ce billet c'est que peu importe votre niveau, le poker, c'est des gains , des pertes puis des gains puis des pertes . Au final , tout cela commence à ressembler à une perte de temps pour moi et pour les stars mondiales de ce jeu, c'est la même chose comme le montre cet article datant d'aujourd'hui . Et Gus Hansen, ce "Dieu" du poker qui semblait maîtriser les cartes, comment se passe sa vie de joueur pro ? Je vous laisse chacun réfléchir à votre sort, quand à moi, je n'ai aucune idée de ce que demain sera fait . Peut être vais-je tenter de me faire stacker un petit montant pour jouer online car il est possible que jouer avec l'argent des autres me responsabilise dans ma gestion du tilt et de ma bankroll . Ah oui, au fait ... comme Gus, je viens de me broke . Contre ce fameux mec décrit plus haut, celui qui comprend rien au jeu, mais qui utilise la part de hasard à merveille . Cette même part de hasard qui finira un jour par lasser les meilleurs d'entre nous ... EDIT : La lassitude, Roger Hairabedian en faisait justement part lors d'une interview à Live poker hier : " """Mais j'avoue ressentir aujourd’hui une grande fatigue car toute une saison de tournois est très difficile et les jeunes sont plus affûtés physiquement que moi. Douze mois de poker en live à une cadence intense est très fatigant surtout vu mon âge et mon poids. il faut voyager toute l’année et cela peux coûter physiquement. Il faut aller au charbon. Je ressens aujourd’hui une lassitude après neuf mois de tournois. Quand les cartes vont bien tout est plus facile, mais quand elles se ternissent il est très difficile de tenir mentalement" Quelques heures plus tard , il remportait le second bracelet WSOP-E de sa carrière et les 150 000€ qui vont avec . De quoi relativiser et se dire qu'avec du talent, on finit toujours pas être récompensé un moment ou un autre et terminer ce post un brun nostalgique par une note d'espoir .
  3. 103 points
    anuscopie

    GROS PEDE VA

    salut les gros ped! 5 petits mois pour trouver la motivation de pondre une nouvelle m**de infamme, au moment où j'écris ces quelques mots d'introduction je ne sais même pas encore de quoi je vais parler. Non parce comme dirait thierry "utopike" lacloture on s'en branle un peu des histoires de poker et de bad beat. t'as bien raison thierry, j'ai moi aussi bien compris que ce que recherchait les minables de ce forum c'est des histoires de roller qui se termine en deboitage d'épaules (mange put**n de trizz ), de pipes avec appareils dentaires et d'achat de baguettes de pains à la boulangerie du tier-quar. Oui parce que c'est passionnant tout ça, fin bien plus que ce jeux de con. J'adore les anecdotes de vie. Je pourrais vous en donner quelques une arrivées récemment. Vous parlez de la cullotte degueulasse de nelly, vous dire 2/3 mots de alex, tout juste 19 ans qui se pics avec un portable d'avant guerre ou pourquoi pas vous faire un chti feedback de ma soirée sushis, j'adore les sushis moi. Vous saviez que les sushis c'etait plus calorique le bigmac ? Que nenni les grosses tantes! Rien à branler de vos envies perverses, on va parler tapis vert ici. En tout cas thierry, si jamais tu fais du vélo sans casque, n'hésite surtout pas à nous tenir au jus, je suis ton 1er fan. J'ai même voté pour toi aux award du meilleur blog. keep goin' Et oui les awards! Comment ne pas en parler vu que bibi à obv ship l'award de la plus Ce fu un match de titan, un somptueux duel au sommet mais on a finalement réussis à terrasser sur le fil cette vermine d'olivierpd. Sans rancune mec, j'adore ce que tu fais, par contre t'as une voix bien tiltante, c'est pas du niveau de la gab nassif mais faut faire quelque chose tbh. Donc quoi de neuf depuis le temps me diriez-vous ? Ptit retour en 2012 : j'ai vraiment vécus une année mutanesque que ça soit niveau pokpok ou niveau personnel. On s'est pas mal goinffré aux tables et IRL ( Lux). On n'a pas reussis à s'installer en 200 mais bon, j'ai la vague sensation que mon hourly restera quasi identique en 16 tablant la 100 plutot qu'en 9 tablant la 200+. Puis allez, la petite différence de thunes se recupère en variance limitée et en confort de jeu. et ça le confort, c'est bien. Fin tu peux certainement pas comprendre, vu que tu vies dans un chiotte parisien. 2013 : bah on continue son petit bonhomme de chemin en NL100 et on tente un peu la luck en 200/400. On empile les plaquouzes en se branlant la queue. Flemme de brag, segue toi petit coucou à certains fdp de la 100 qui se la joue thug nigga parce qu'ils open 21 % des mains. mangez mon chibre de noir PROPBET DE MUTANT Pour se motiver à jouer à ce jeu de conn**d alliénant, nous avons décidé d'organiser un chti propbet en mars avec quelques fdp notoire. les règles étant simple : 1bi = 1 point 1khands = 1 point --> on fait le total fin mars et le gagnant empoche le magot. LE BULLDO on ne présente plus le doc, jeune biarro vendeur de capote en pharmarcie. à réussi l'exploit de mouv down avec l'arrivé du .fr top reg en NLHE, il fait parti des rares mutants à avoir réussis la transition en plo avec succès Bien décidé à demarrer l'année 2013 sur les chapeaux de roues, il claque un énorme mois de janvier. Forcément party trouve ça louche et décide de recupérer 23 plaques parce que bon quand le doc gagne, c'est qu'il y a un problème. Une bête blessée, donc un concurrent capable du meilleur comme du pire. Yonaldinho Que dire, c'est un mutant. Le mec est pire que moi : br à 6 chiffres / reg de 50, on n'est pas à l'abris d'un downswing après tout. Un des mecs les plus reguliers que je connaisse mais qui BE depuis un petit moment, le bet est un moyen de reveiller la bête qui sommeille en lui. Non parce que l'animal a souvent la "flemme". Le gris On l'aime, c'est notre gris. Il en faut toujours un, c'est comme ça, sinon tu t'exposes à la LICRA. reg de mtt, motivé à redistribuer en cash-game et finir le bet en negatif en jouant same time de la 100 et de la 1K. Mais bon il va prendre 20 plaques en mtt, pas de problèmes pour le gris. TALLINEAU TALLINEAU, LUI IL PARLE COMME CA, ET PUIS C'EST TOUT. un chti bonhomme plein de vie reg de winamax, vomit BI sur BI. risque certainement de se broke avant la fin. Bien décidé à torcher ces ordures, on décide d'imposer d'entrée un rythme d'enfer. C'est la baston. Yonald s'accroche, le gris se broke, charles a joué 15 mains et tallineau fait le mort. RAS, le plan se passe sans accro. 10j de bet et ça semble plié, le favori est en tête (moi si t'avais pas suivi gros trisomique) sauf que le gros yonald est bien décidé à ne plus BE depuis 200khands, nice timing ma foi. la 2eme semaine de course est marquée par la visite inopinée de la biche un jeudi, TILT. stuck in da bed jusqu'au dimanche. Ce fumier de donald en profite et place une attaque digne de Pantani dans le col du tourmalet. Le salo à fait le boulot, on reviens aux affaires avec un retard de 30 points. 3eme semaine, on décide de se mettre en chasse patate et on grind hardcore pour refaire son retard, fin de semaine nous somme aux coudes à coudes mais on a plus rien dans les jambes, tel un richard "coeur de lyon" virenque on réussis à bluff pour deal le bet. Les organismes sont touchés, besoin de prendre 3 jours off afin de ne pas burn out. Le plan etant de prendre 100bi, on est légèrement dans les temps mais besoin d'envoyer un sacré rythme la dernière semaine. La raclure en profite une nouvelle fois et me met une veritable giffle de 40 points. On est cloué sur notre selle, impuissant. On n'aura pas le second souffle pour repartir, up 7 plaques, une tonne de soirées de prévues c'est finalement une assez bonne opération et on laisse la win à ce champion. Respect. [*]RESULTATS LE BULLDO, fidèle à lui même. Efficace. TALLINEAU, je crois bien qu'il a explosé en vol. pas de graf, disparu de skype. ça avait pas l'air d'aller fort sur la fin. RIP fredo Morceaux choisis : j'adore ça Yonaldinho, qu'est ce que tu veux que jte dise gros enc**é. T'es un monstre, vgg champion. Le pire c'est qu'il aurait largement pu faire mieux, sick mutant. et pour finir le mien, manque de volume évident. Les tables ont étaient globalement bonnes pendant les séries sur ps, sinon c'etait pas la joie. Forcément, un peu déçu. [*]NEWS DIVERS - en avril, on a décidé de remettre ça!! cette fois-ci c'est un propbet par équipe, pour que ça soit plus fun. Le principe reste le même. pour suivre cette m**de, http://minu.me/8nr0, le tableau sera mis à jour quotidiennement. - yaragui, le top reg de la 25, superstar sur ptr a quand même réussi la performance de faire le back to back sur le Sunday Heads-up fin pas comme si on l'avait mikogo en late game - et pendant ce temps là, la copine de karadonk attend depuis bientôt 1an 2ans le fameux mois à 10k qu'il lui promet tant. ça arrive, ça arrive [*]100% TECHNIQUE Pas de raisons qu'il n'y ai pas de 100% technique sur la crème des blogs. Puis je rappel que j'ai torché le fion à olivierp, donc je lui pique aussi ses fabuleux débat de mains. Dispo pour la bagarre. Voici donc une main jouée par charles64, thought ? --- Dernière petite paranthèse, j'ai reçus énormément de demande de coaching suite à mon commentaire sur Donc pour limiter les demandes plus ou moins farfelues, oui je peux être emmené à coach des joueurs qui galèrent en micro (principalement en NL30+). J'avais comme plan de proposer une offre de coaching structurée et adaptée aux microstakes. Fort de mon expérience sur divers bestiaux, je me suis rapidement rendu compte que les leaks sont grosso modo les mêmes. Je pense pouvoir proposer une offre spécifique qui puisse permettre de crush rapidement (grosso modo 10h max) jusqu'en 100 sans trop de souci une fois qu'on a acquis quelques automatismes. Sauf que le bet d'avril change un peu la donne. Puis il fait beau, les sal*pes sont de sorties, donc manque de tiiiiime. En tout cas, pour les motivés, sachez que : 1. ce n'est pas gratuit. pas de coaching pour 3e de l'heure ici bande de pd. 2. c'est limité. je fais pas de la masse. même si faire des sessions avec 2 elèves sont plutot instructives (car tu es confronté au même leaks d'un autre et peux permettre de reduire le cout). donc contactez-moi et on discute, mais je cherche essentiellement des gens impliqués et motivés mais surtout FUUUUUUUUUUUNNNNNNN. C'est un jeu bordel. ps : m'en voulez pas pour le titre, j'avais absolument aucune idée. puis j'aime po les pedes, donc c'est ok. 'stay tuned tas de cons
  4. 89 points
    ArtPlay

    Poker, morale et liberté

    Poker, morale et liberté Disclaimer ! Je ne prétends pas que mon ressenti soit universel. Je le communique à titre strictement personnel, mais je vais pas m’emm**der à exprimer à chaque fois « à titre personnel gnagnagna » Je n’ai jamais réellement adoré jouer au poker. En 2007 ce n’était encore qu’un prétexte pour me saouler la gueule autour d’une table avec quelques amis. Et si depuis 2008 je m’y suis pleinement investi, ça a toujours été avant tout pour une question d’argent. L’étude du jeu me fascine, mais le jeu de la carte en tant que tel m’a toujours blasé : trop de hasard, trop d’injustice, trop de frustrations. C’est faute d’une orientation de carrière dont la perspective ne me rendît pas totalement dépressif que je me suis tourné vers le poker en quête d’argent facile et d’une grande liberté d’action et d’organisation. Il semblerait bien que ces objectifs soient atteints sans problème. De janvier à juillet j’ai joué en tout et pour tout 400h, soit environ 2 fois moins qu’un salarié français, avec une flexibilité totale et en gagnant très bien ma vie. Pourtant aujourd’hui et depuis plus d’un mois j’ai totalement arrêté de jouer. On pourrait s’attendre à ce que ce soit à la suite d’un tilt ou d’un gros bad run. Bien que j’aie vaguement breakeven en juin ce n’est pas le cas. J’ai simplement été frappé par la réalisation que ma soi-disant liberté était en fait illusoire, et que passer mes journées à faire quelque chose qui ne me plait pas n’était pas le moyen le plus épanouissant d’avancer dans ma vie. Une liberté illusoire Tout ceci pourrait fort bien ressembler à un caprice d’enfant gâté. Je pense que ce n’est pas le cas, et plus je réfléchis à mes désirs et à ma situation ces années passées, plus je m’en convaincs. Moi j'voulais des pâtes, ils sont dégueulasses tes haricots Oui j’ai bénéficié d’une grande liberté. Chaque jour où je souhaitais glander en slip au lieu de grind je pouvais le faire. Je faisais même généralement les deux à la fois. Chaque soir où j’ai voulu sortir m’abrutir d’alcool sans réfléchir à arriver au bureau entier le lendemain j’ai pu le faire. Chaque fois que ma copine a trouvé un job dans un nouvel endroit j’ai pu la pousser à accepter et déménager sans souci. Si toutefois je me penche en détail sur ce que j’ai pu accomplir grâce à cette liberté le bilan est assez maigre. Je me suis toujours fixé des objectifs en termes de développement personnel (apprentissage de nouvelles choses, investissement, réalisation de projets), et ai toujours été le premier à dire « le poker oui, mais il faut songer à une reconversion ». A bien y réfléchir pendant ces années je n’ai jamais réussi à profiter de la liberté accordée par le poker pour m’atteler à tout ça. J’ai appris des bribes dans de nombreux domaines sans jamais avoir le courage de creuser en profondeur (je me suis inscrit à de nombreux nombreux MOOC sans jamais aller au bout d’un seul). J’ai lancé un projet de site de coaching vidéo qui m’aura certes beaucoup appris en gestion mais qui restera un échec parce que je n’ai pas su suffisamment m’y investir. J’ai eu des tonnes d’idées d’écriture sans jamais jeter la première ligne d’un roman ou d’un essai. De manière plus étonnante encore, même lorsque j’étais sous contrat avec PokerStars, je n’ai jamais été réellement proactif pour leur proposer des challenges, promos ou autres qui auraient pu tourner autour de ma personne. Alors que j’aurais eu tout le temps du monde pour en designer, et tout intérêt à le faire. Mon unique accomplissement au cours de ces années reste finalement l’écriture du Poker Apprivoisé. Paradoxalement je ne l’ai absolument pas rédigé lorsque je jouais au poker, mais à 90% lors mes trajets quotidien de RER durant les trois petits mois de ma vie où j’ai exercé un emploi salarié en 2010. Pourquoi donc, alors que le poker m’a offert l’argent et la liberté nécessaires à monter et à mener n’importe quel projet à bien n’ai-je jamais réussi à accrocher le train de la motivation ? Raisons Mon sentiment est que le poker professionnel n’offre finalement, si on n’y prend pas garde, qu’une illusion de liberté. Il y a encore trois mois je disais à un ami suite à une après-midi de grind difficile « pff, quel jeu de mer*de ». Lorsqu’il me répondit « arrête. » je me surpris à ânonner « impossible, je gagne trop d’argent ». La vérité est que la pression et l’incertitude fiscale, ainsi la perspective de ne peut-être plus pouvoir gagner sous 2 ou 3 ans, m’ont tout simplement fait abandonner l’idée d'entreprendre d’autres projets que celui de jouer au poker pour gagner le plus d’argent possible, le plus rapidement possible. Ceci alors même que ma situation en l’état ne le nécessite absolument pas, et qu’il est sûrement bien plus judicieux à l’heure actuelle de me concentrer sur mon développement personnel. On pourrait par ailleurs imaginer que j’organise mon quotidien de sorte de mener le poker et d’autres projets de front. Mais cela m’a également été rendu psychologiquement extrêmement difficile. En effet les jours où je perdais j’étais extrêmement motivé par le poker et par la volonté de redresser la barre. Les jours où je gagnais, généralement des sommes de l’ordre de 1000 à 2000€, il m’était aussi extrêmement difficile de me motiver : essayez de vous bouger le cul à vous lancer dans un cours en ligne ou dans l’écriture d’un début de roman (vraisemblablement voué à l’échec) alors que vous pouvez tranquillement filer à la plage et siroter un mojito en vous reposant sur les lauriers d’une journée productive. Ou jouer à Hearthstone ouais … De manière générale que je gagne ou que je perde le poker est de toute façon une activité mentalement épuisante et je n’ai que rarement eu la volonté d’engager davantage de travail, même d’une autre nature, à la fin d’une session. Toutes ces raisons m’ont finalement rendu esclave d’un job qui semble pourtant fort ressembler à un des plus beaux du monde Les meufs menottées à poil se sentent étonnamment esclaves elles aussi Morale Eh oui ce billet n’a pas fini d’être long et chiant c'est le quart d'heure introspectif. Dans la même période de temps où j’ai commencé à prendre conscience de mon absence de liberté j’ai également eu une révélation tout à fait troublante pour moi qui me suis toujours considéré comme le pire des misanthropes : j’apprécie les gens et leur compagnie. Alors rassurez-vous, pas celle de n’importe qui, je continue d’être emm*erdé par un solide 90% de la population. Mais j’ai réalisé que je ne pouvais pas réellement vivre seul, et plus important (et dérangeant pour quelqu’un qui s’est toujours considéré comme un enc*ulé solitaire) je ne peux pas non plus vivre sans une certaine reconnaissance des gens. C’est probablement une des raisons pour lesquelles j’ai démarré ce blog. Enfin, ne nous mentons pas, la raison principale était « je deviens connu et je me fais sponsoriser, » (Antho, tu me dois 1000 balles que tu as sûrement intégralement fumés en beuh). De manière tout à fait coïncidente, probablement en raison de la récete sortie de Daniel Colman, c’est également le moment qu’ont choisi plusieurs personnes pour me poser ces questions particulièrement chiantes que j’avais étonnamment rarement entendues en tant que poker pro :Ça te gêne pas de prendre l’argent de mecs qui se ruinent au jeu ? Ça te gêne pas d’être une grosse mer*de qui contribue pas à la société ? T’en as pas marre de passer tes journées à te gratter les cou*illes en calbar tout seul devant ton PC comme un geek ? La dernière n’a rien à voir avec notre problématique mais elle m’a souvent été posée, quoi qu’en des termes moins triviaux. Sur les deux premières je ne m'étais jamais vraiment interrogé parce que, non, ça ne me gênait absolument pas. Mais puisque ces questions intéressent au moins trois personnes distinctes, je vais donner et étayer un peu mon avis. Pouiller les misérables addicts En préambule, j'ai souvent lu l'argument suivant : "les fishs veulent se divertir, les pros ont un rôle d'accélérateur de trafic". C'est ça. On est les joyeux-gentils clowns d'une industrie aussi rose que celle de la barbe-à-papa. Cet argument est à mon avis d'une hypocrisie totale, le brandir c'est se voiler la face et ne considérer que les joueurs récréatifs au comportement totalement sain. Ceci étant écarté, passons aux choses sérieuses. Bien sûr la perspective de contribuer à la ruine de personnes ayant potentiellement un gros problème avec le jeu ne m’a jamais particulièrement enchanté. Pour autant, à part lors des rares occasions où je me suis retrouvé face à mes « victimes » autour d’une table de casino, je n’ai jamais ressenti le moindre malaise non plus. J’ai essayé de rationaliser le pourquoi de mon désintérêt émotionnel. De manière très claire je pense que c’est parce que je ne m’identifie absolument pas à ces personnes et à leur malheur. Je déteste les jeux d’argent (oui, oui), j’ai un cerveau jusqu’à maintenant très résistant à toutes les addictions, bref sur le plan émotionnel l’addiction au jeu m’est aussi étrangère que pourrait l’être un arc-en-ciel à un aveugle de naissance. Comme j’ai quand même un cœur (oui, oui) j’ai tenté de réfléchir à la question de l’impact que peut avoir mon activité sur le volume des pertes d’un joueur récréatif. Ma conclusion, simple mais réaliste, a été de me dire « si ce n’est pas moi qui lui prends son fric, ce sera un autre. Autant que ce soit moi ». J’applique très régulièrement et très volontiers ce genre de raisonnement, mais j’admets que d’un point de vue philosophique ce n’est pas très malin. Je me fais régulièrement rattraper par la brigade de la bien-pensance quand j’essaie notamment d’expliquer que le fait que je vote ou non a une utilité strictement nulle. Pour éviter ce problème je vais ici généraliser l’hypothèse : quel est l’impact de l’activité de tous les regs « éduqués » sur les comportements addictifs ? En d’autres termes si on supprime les joueurs « éduqués » qui tentent de générer un profit en jouant au poker, améliore-t-on le quotidien des addicts ? Il n’est malheureusement pas possible de répondre de façon totalement tranchée à cette question, mais j’ai malgré tout mon opinion. On pourrait se dire que la disparition des gagnants réguliers diminuerait l’attrait du jeu et que parmi le pool de perdants certains deviendraient gagnants et les autres perdraient moins vite : tout benef pour les perdants. Mais ce serait oublier que l’attractivité du poker n’est pas du tout constituée des regs online, mais bien par premières places des gros tournois et par les joueurs sponsorisés mis en avant par les rooms. J’aurais donc personnellement tendance à penser que le marché engloutirait toujours des sommes d’argent comparables : oui certains perdants du passé deviendraient gagnants. Oui certains perdraient moins et moins vite. Mais à un jeu si facile où des amateurs complets parviendraient à sortir durablement gagnants on verrait peut-être alors apparaître une nouvelle frange de joueurs, des « super-fishs » qui n’auraient pas forcément été attirés par le poker technico-rébarbatif pratiqué actuellement sur les tables de poker online. Bref disons qu’à tout le moins la question, même en partant sur une hypothèse générale finalement absurde, n’a rien d’évident. Donc non, que ce soit rationnellement ou émotionnellement, je ne me sens pas mal de prendre l’argent des addicts. Je manque officiellement d'idées pour aérer mon texte Inutilité sociale Cette question-là m’a également fait réfléchir à plus d’un titre. D’abord parce que c’est une question extrêmement désagréable à poser à quelqu’un et qu’on aimerait bien avoir une réponse cinglante toute prête à donner qui commencerait par « pauvre fils de pute » et qui s’achèverait par « , conn**d ». Mais je ne vis malheureusement pas dans un sketch de Jean-Marie Bigard et je me contente donc généralement de répondre : « c’est vrai, mais tu sais y’a plein de métiers qui servent à rien socialement voire qui sont néfastes, le mec qui t’appelle pour te vendre des options binaires, le mec qui se pointe chez toi pour te vendre un aspirateur foireux, ton conseiller bancaire … Est-ce que tu demandes à ton conseiller bancaire si ça le fait chi** de faire un job de con inutile quand tu vas le voir et qu’il essaie de te fourguer une assurance vie avec 1.5% de frais de gestion ? Non tu lui fous la paix …. » … je m’égare. Donc pour répondre à la question : oui je réalise pleinement ma totale inutilité sociale. Mais j’ai un problème avec la façon qu’ont les gens de formuler cette question. Ils semblent bien souvent partir du principe qu’embrasser un job inutile est un comportement d’égoïste. Ils oublient en revanche totalement qu’un certain nombre de métiers sont inutiles, et que par ailleurs et indépendamment de cela, 90% des gens qui exercent un métier utile ne le font de toute façon pas pour leur utilité intrinsèque mais bien pour gagner du fric. Personne ne va aller casser les couilles à la caissière de Carrefour parce qu’elle ne réalise pas que son boulot est utile socialement. Il l’est, mais elle ne le fait que parce qu’il lui apporte un salaire pas pour remplir un besoin de la société de consommation. Même chose pour un taxi, un éboueur ou un tourneur-fraiseur. Malheureusement il semble que pour beaucoup de gens gagner de l’argent doive nécessairement s’accompagner de culpabilisation et d’une nécessité de faire amende honorable. Lâchez-moi la grappe. Malgré cette diatribe je ne suis pas entièrement un fils de pute égoïste. Car si cette question de l’utilité sociale me gêne, c’est bien souvent davantage par sa forme généralement culpabilisatrice et moralisatrice que par son fond. Couplée à ma récente réalisation que j’avais besoin pour m’épanouir des gens et de leur reconnaissance, j’ai également pris conscience du fait qu'avoir une utilité sociale me manquait. Je veux pouvoir collaborer à une société, je veux pouvoir faire profiter les gens de mes compétences. Si la forme de cette question n’était pas culpabilisatrice mais au contraire constructive voire pleine de pitié (n’exagérons rien, OK, mais je ne trouve pas comment le formuler là, de suite, et après 2440 mots j’en ai marre de chercher) elle serait beaucoup plus acceptable. La caissière, le taximan, l’éboueur (!!) qui ne réalisent pas que ce qu’ils font est utile sont à plaindre – au-delà de leurs conditions salariales j’entends. Votre conseiller bancaire qui vous ouvre un compte-titre à la con, le mec qui vous appelle pour essayer de vous escroquer avec des options binaires, le joueur de poker, ça ne sert à rien de les faire culpabiliser et de les critiquer, ils s’en branlent. Ça ne devrait pas vous empêcher d’essayer de leur faire réaliser que peut-être ils peuvent obtenir plus de satisfaction personnelle autre part ou en ajoutant une autre composante à leurs activités quotidiennes. Mais par pitié de façon intelligente et raisonnée. Pour ma part vous l’aurez compris j’ai résolu de changer un peu d’activité. J’ai plusieurs choses que je souhaite réaliser dans un futur proche, en particulier redonner un peu de coaching et écrire un second bouquin de poker, destiné aux joueurs avancés celui-ci, non plus aux débutants. Cela me permettra de conjuguer à nouveau deux passions, l’enseignement et l’écriture. J’ai par la suite d’autres projets plus ambitieux et hasardeux, hors poker, dont je vous toucherai peut-être un mot dans le futur. Je n’exclus absolument pas de reprendre le grind quand les circonstances seront plus favorables (l’accès au .com et au format Zoom me ferait le plus grand bien) J’ai terminé d’échafauder des plans pour « l’après-poker » : je m’y mets tout de suite.
  5. 77 points
    olivierp

    Mon poker

    Bobi mon amour <3... Salut Bobi ! Ca va ? Y'a pas bien longtemps maintenant, j'ai eu un message de Bobi qui me demandais de participer à un thread qu'il avait initié, soit disant parce que parait-il que j'ai déjà joué pas mal de main à ce jeu de carte qu'est le poker. Le thread en question : Je sais pas si vous connaissez Bobi, mais faut le dire tout de suite, c'est 100kg de muscles () et un caractère ultra agressif. Donc bon, ça a beau avoir l'air d'être un message anodin, ce n'en est pas un... Et puis en plus je l'aime bien et j'ai envie de lui faire plaisir Par contre je suis un peu emm**dé, malgré ce que j'ai dit au-dessus, je ne vois pas bien quoi ajouter directement à la conversation. Donc j'ai décidé de feinter, de ne parler que de moi. Et vu qu'un blog c'est fait pour ça normalement, ben je vais le poster ici. Donc voilà, j'ai pris la décision de parler ma relation ( <3) avec le poker depuis que j'y joue. Ca fait un bout de temps maintenant, et je suis passé par pas mal de phases différentes. Avec du bien et du moins bien. Je vais forcement parler pas mal de ma vie autour et de ce qui a influé sur les décision poker, mais le but du jeu, c'est quand même de parler principalement de mes états psychologiques vis à vis du poker. Le poker : un coup de bol et un exutoire La galère Il y a très longtemps, dans une ancienne vie, j'étais en thèse. Et franchement c'était quand même bien la galère. Pas la thèse hein (quoique...), c'est vraiment un milieu qui me convenait bien et j'avais eu la chance de trouver un laboratoire avec des chercheurs extrêmement compétents et des étudiants avec qui je m'entendais très bien, bref y'avait tout ce qu'il fallait pour me plaire. Sauf que... J'avais quelque soucis de santé et j'allais pas super super. Disons que parmi les chose qui m'étaient difficile à faire pendant les quatre ans qu'ont durés cette expérience, y'avait : tenir debout (ça m'est arrivé un certain nombre de fois de m'écrouler dans la rue, comme ça sans raisons...), et arriver à faire une phrase en entier passé midi. J'étais un poil fatigué, tout le temps. En plus de ça j'avais un directeur de thèse que je considérais énormément, mais qui avait une petite tendance lunatique... Et manque de bol, il était en phase terminale d'un cancer à ce moment là, ce qui donnait une ambiance de thèse un peu particulière... Bon disons que l'un dans l'autre ça allait pas trop, que je passais beaucoup beaucoup de temps chez moi à ne pas faire grand chose, et une grande partie de ce temps sur mon ordinateur. Un coup de bol Ca a quand même pris un petit moment, mais c'est à ce moment là que j'ai trouvé le poker. Et j'ai vraiment tout de suite accroché. Et en plus de me passionner, j'ai eu la chance de pouvoir monter assez rapidement en 2/4 sans avoir ni un winrate fantastique ni un niveau délirant. Outre le fait d'y trouver une passion (ce qui est toujours sympa), à ce moment là le poker m'a surtout permis de penser à autre chose. Dans la vrai vie j'étais vraiment tout en bas, au fur et à mesure des mois qui passaient je faisais des croix sur les différentes voies qui s'offraient à moi pour mon futur. Parce que bon tenir debout et arriver à articuler des phrases cohérentes toute une journée durant c'est quand même quelque chose qu'il faut en général savoir faire. Le coup de bol là aussi, c'est que j'étais capable de jouer au poker à des moments où je n'étais pas capable de faire quoi que ce soit d'autre (parler par ex...), et même d'être un peu gagnant sans faire des efforts démesurés. Je jouais sur Doyle's room à l'époque, ceci explique certainement cela ... Je crois bien qu'à ce moment là, le rôle principal du poker a été de me permettre d'avancer. Je ne suis pas sûr du tout que j'aurais pu finir ma thèse si je n'avais pas réussi à "m'évader" grâce au poker. Ca m'a permis de ne pas trop penser à moi à un moment où ça allait pas trop, et où je ne pouvais pas faire grand chose pour que ça aille mieux. Bon en tout cas à un moment donné j'ai rendu ma thèse, je l'ai même soutenue. On m'a demandé ce que j'allais faire plus tard... J'avais fait un croix sur toutes les carrières "classiques", je n'étais très clairement pas en état pour les envisager. Et un truc sympa quand même, c'est qu'après avoir fait des croix sur tout, il me restait le poker. Je gagnais déjà un peu de sous, et j'adorais ça, y'a quand même bien pire comme voie de garage... Les circonstances auraient été différentes, je suis à peu près sûr que je ne me serais pas lancé dans le poker "à temps plein", pour tout un tas de raison. Mais en tout cas, les choses étaient ce qu'elles étaient, et j'ai encore aujourd'hui l'impression d'avoir eu un bol fou de découvrir le poker à ce moment là. C'est quelque chose que je garde encore en tête aujourd'hui. Le poker compétition Sky 10/20 is the limit Tout juste sorti de ma thèse, j'avais deux objectifs relatif au poker : Me servir de mon nouveau rythme de vie de pouvoir regagner en forme Progresser au poker Pour me mettre dans l'ambiance quand même, je commence par un bad run incroyable (pour moi à l'époque) d'un mois. Un vrai hein, pile ce qu'il faut pour être en confiance... Ca se passe assez rapidement mieux quand même, et je regagne en forme petit à petit. Donc bon, le premier objectif se réalise doucement, reste à progresser. Quatre-cinq mois après la fin de thèse, je met enfin l'engrenage en route : je joue énormément en heads up. En plus de ça j'avais trouvé deux américains motivés pour progresser. On enregistres des vidéos de nos matchs, on les commente. Ça et le heads up, c'est le top absolu pour apprendre le poker. Je n'avais pas l'ambition de monter toutes les limites en HU, ça se passait bien, mais j'avais comme objectif de retourner au short handed ensuite. C'est ce que j'ai fait. Passé quelques réadaptations, je pouvais monter en 5/10 et me débrouiller très bien sur ces tables. Dans le même temps j'essayais d'autres variantes, le HU PLO en particulier où j'ai joué pas mal de mains. En tout cas je prenais énormément de plaisir à apprendre. J'essayais de passer en 10/20, je me cassais les dents. Je réessayais de passer en 10/20, je me cassais les dents à nouveau. ... Bref, j''avais du mal à monter plus haut, mais j'avais passé quelques mois "à fond" poker, en progressant et en regardant vers le haut : c'est vraiment une période que j'ai beaucoup apprécié. J'avais vraiment l'impression de faire partie d'une compétition mondiale. Je cherchais à monter les divisions, une à une, et j'y arrivais en partie. C'était vraiment bon. Clicking buttons Pas très bien dormi cette nuit... Et puis je suis retourné sous cortisone. C'est incroyable comme ça rend nerveux ces conneries... Au bout d'un mois à quatre heures de sommeil par nuit, je commençais à me sentir super limite en 5/10, trop fatigué. Et pour en rajouter une couche, je ressentais le besoin de canaliser la nervosité du moment. C'est là que j'ai commencé à vraiment mass multitabler, je me suis dit que c'est ce qui correspondait le plus à mon humeur / niveau effectif du moment. Je suis descendu en 2/4, je jouais 16 tables (limite de FT à l'époque). Si je me sentais encore plus limite, je descendais encore d'un cran, en 1/2, pour me sentir à l'aise. Ça dure un bon moment comme ça. Et puis le .fr est arrivé. Y'a un truc horrible avec le multitabling, c'est que c'est terriblement difficile de revenir en arrière quand on y a gouté... Donc je continue. Début août, ma femme se retrouve alité pour au moins deux mois. Donc bon, la vie sociale à ce moment là est plutôt en stand by. Alors je décide de me fixer un objectif : faire sne en quelques mois. Je joue une tonne en nombre d'heures et de tables, et trois mois après c'est plié : j'ai fait mon million de mains. Ça peut paraitre très bourrin, mais au final j'en ai un bon souvenir. J'étais motivé par un objectif, j'ai passé beaucoup de temps en couple, on attendait un petit. Un petit coup de mou quand même au milieu où j'ai eu mon pire bad run en terme de set up / flips. Si je me souviens bien, au bout de 100k mains début octobre, quand je prenais mon tracker, la première main avec laquelle j'étais gagnant c'était AQo... La bonne nouvelle quand même, c'est qu'à ce rythme, 100k mains ça dure dix jours... Papa Mon ptit Et puis je suis devenu papa. Au niveau poker, ça a marqué la fin d'une période où je jouait énormément de mains en prenant du plaisir. J'ai aussi déménagé en même temps, emménagé dans un appart en travaux, et fait une partie de ceux-ci... Quand est venu la fin du congé maternité de ma femme, je me suis occupé de mon petit, en attendant la crèche qu'on ne devait avoir qu'à la rentrée. Et puis avec les histoires d'adaptations, de travaux dans la crèche voisine... La rentrée en fait c'est fin octobre. Et fin octobre c'est le début des épidémies, et le p'tit avait pas encore fait ses défenses immunitaires... Donc bon, malade tout le temps, je continuais à le garder très souvent, fatigué par ses non nuits en plus... Au milieu de ça j'essayais de jouer au poker... Je l'ai vraiment très mal vécu. J'essayais de jouer dès que j'avais un moment de libre, donc forcément fatigué, nerveux, pas dans de bonnes conditions. Mes sessions duraient souvent moins d'une demi-heure, et pour arriver à faire des mains, je me retrouvais souvent sur trente tables.... C'était complètement con, je n'arrivais simplement pas à accepter que je ne pouvais pas avoir le même rythme de jeu dans ces conditions. Et j'empirais la situation en voulant le forcer à tout pris. J'arrive quand même à faire un bilan en fin d'année (après avoir fini SNE avec une gastro à Noël chez mes beaux parents...) : je fais de la m**de. Et pire que ça, je le vis terriblement mal. Je décide de prendre du recul avec les résultats, et surtout de ne plus me donner d'objectifs poker. Je joue quand je me sens de jouer et j'essaie au maximum de ne rien forcer. Un aparté quand même, autant j'ai très mal vécu ma gestion du poker, autant j'ai eu la chance de participer à CPR à ce moment là, et j'y ai pris énormément de plaisir. Je crois que ça a énormément compensé le coup de mou lié au jeu en lui même. On arrive à l'an dernier, et j'ai déjà pas mal parlé de ces périodes dans mon blog. Quelque chose dont je suis assez content, c'est que j'ai plutôt bien vécu ma pire année poker. J'ai fait (beaucoup) moins de volume, et je pense avoir relativement bien joué pendant une grosse première moitié d'année. J'ai delete mes databases pour éviter de trop les regarder, mais de mémoire, j'étais 5bb/100 en dessous en ev au bout de six mois et 350k mains. Tout en étant gagnant. J'ai voulu faire une revanche contre ohsosick, j'aurais certainement du éviter... Je perds vraiment énorme et je crois que c'est la première fois depuis que je joue au poker que j'ai été incapable de reprendre la souris pendant deux ou trois semaines après m'être fait démonter... Ça je ne l'ai pas bien vécu. Et puis de septembre à décembre, j'étais vraiment très bas physiquement. Incapable de remonter la pente. J'ai très peu joué, et quand j'ai joué, j'ai très mal joué... Mais encore une fois, je crois que la seule chose que j'ai mal vécu niveau poker c'est le HU contre ohsosick. Je me suis pas mal détaché du reste, et c'est quand même beaucoup plus facile à vivre comme ça. Je vis quand même les hauts et bas liés au poker, je ne pense pas qu'on puisse totalement les éviter, mais au moins ça ne me mine pas plus que ça. Je pense que c'est un peu mon état d'esprit actuel, je suis explosé à peu près tout le temps, et si y'a un truc qui m'affecte, c'est bien ça. J'essaie de gérer ma forme, ma famille, mes amis, et je galère pas mal là dessus. Le poker vient après, et il a son importance. Deux choses pour finir : Quelque chose qui me surprend au fur et à mesure du temps qui passe : je prends toujours du plaisir à jouer. Alors bien sûr, les raisons de ce plaisir ont évoluées au fur et à mesure du temps, mais je pense que ce n'est pas le cas de tout le monde et que ça change absolument toute la relation que l'on peut avoir avec ce jeu. Ma relation au futur à complètement changé avec le poker. Avant, j'avais l'habitude d'essayer de me projeter à 5/10 ans pour savoir où je voulais être. Je ne le fais plus, je ne vois pas bien comment le faire en jouant au poker. J'ai d'ailleurs l'impression de m'y habituer plutôt pas mal. Depuis que je joue j'ai l'impression que ça peut s'arrêter du jour au lendemain. Un jour ça s'arrêtera...
  6. 76 points
    J'écris en référence au et au sujet du forum. Ca va être long, et si ça vous saoule RAF. Parfois il faut prendre le temps, la culture zapping ne permet pas vraiment d'aller loin dans la vie. Je tiens à dire d'abord que le poker est un jeu extrêmement difficile, pesant émotionnellement et mentalement. Très peu peuvent devenir pro, encore moins peuvent le rester plus que 2-3 ans (le nombre d'étoiles filantes est impressionnant, que ce soit parce que les joueurs surestiment leur niveau ou parce que le poker finit par les drainer). Etre pro de poker implique un stress phénoménal, de profonds moments de doutes. Le fait est qu'on est absolument responsable de nos résultats, et qu'on est aussi tout seul là-dedans ; les gens qui sont les plus aptes à nous aider sont aussi nos adversaires. Il y a une compétitivité incroyable dans le poker, comparable au sport de haut niveau, et pourtant au poker plus qu'ailleurs on est seuls (on a pas une équipe de kinés et coachs derrière nous pour nous guider et encadrer, non il faut faire ça nous même). Donc gagner sa vie au poker est difficile ; beaucoup en rêvent, peu y arrivent. Ceux qui y arrivent réalisent souvent (tel Artplay) que ça n'en vaut pas forcément la peine, que le poids du jeu est trop important. Cette difficulté est massive. La plus grande difficulté au poker selon moi, c'est de naviguer à travers les illusions que nous créons à travers l'intermédiation du jeu. La première des illusions, fondamentale, partagée par récréatifs et pros (et la raison qu'il y a de l'argent dans le jeu), est qu'il est facile de gagner de l'argent en jouant à un jeu. Beaucoup d'argent même, et il suffit de jouer pour ça! Je vous renvoie à ?p=3406006 que j'avais déjà écrit il y a plusieurs mois. Pas de secrets, il faut travailler pour gagner au poker. Je vais essayer d'énumérer quelques illusions que les joueurs mettent dans le poker. Pour moi, la 'désillusion' vient de la non-compréhension de l'illusion initiale, ou de la compréhension tardive. Comprendre l'illusion et s'en garder, c'est ainsi éviter la désillusion du poker. Il est facile de fantasmer sur l'argent que gagnent certains joueurs, sur une période significative ou du fait d'un one-time. La réalité est que le succès est toujours plus visible que l'échec, et que pour un top pro qui amasse des millions (ou moins, on s'en fout), il y a 100 joueurs qui ont tenté et qui se sont cassé la gueule, ou en tout cas qui ont eu des résultats beaucoup plus modestes. Voir les 'success stories' dans le poker ne nous indique pas le nombre de 'fail stories'. L'industrie du poker, via les joueurs sponsorisés et le marketing des MTTs (notamment, mais aussi des grosses parties de cash game télévisées, ou le rail des high stakes games), alimente cette illusion de facilité, et c'est bien compréhensible puisque c'est ce qui convainc les joueurs de tous niveaux d'investir leur argent dans un jeu de carte. L'illusion de la liberté. En réalité ce n'est pas une illusion: le poker plus qu'une infinité d'autres activités nous offre une vaste liberté d'action. Pas de boss, pas d'obligation de jouer si on ne veut pas, pas d'obligation de se réveiller le matin ; en bref on peut jouer au poker et vivre à notre convenance. Mais c'est là que ça bloque: une grande liberté implique une grande responsabilité. On ne peut pas prendre la liberté d'un côté et manquer de responsabilité de l'autre (c'est là l'illusion de beaucoup). Rien ne vient facilement dans la vie. Vu qu'on est libre de nos actions dans le poker (personne viendra nous gronder, et personne viendra nous aider non plus), on est libre de faire n'importe quoi, d'adopter des comportements malsains et destructifs. Ce que font beaucoup de joueurs: vu qu'ils n'ont plus de barrières, ils se laissent aller, mangent mal, se gèrent mal, jouent dans les pires conditions, et très vite leur winrate s'effondre, le poker devient un labeur, un grind journalier nécessaire. Le grind devient ce qui leur permet de financer leurs mauvaises habitudes!!! Et ainsi la liberté offerte par le poker devient la pire des prisons. mais ce n'est pas le poker qui emprisonne, c'est nous-mêmes. Hier soir mon maître de méditation zen a dit, citant un moine Chinois du 7ème siècle (courant du Chan): 'Je suis libre de moi, donc libre de tout'. AD: Erreur dans ma citation, il s'agit de Shunryu Suzuki, un maître zen contemporain, aujourd'hui décédé, qui enseignait en Californie dans les années 70. La racine de la pratique reste la même cependant (elle traverse les âges, depuis 2500 ans), et l'idée a toujours sa place ici. L'illusion des êtres humains, c'est de chercher la liberté à l'extérieur d'eux-mêmes. Dans l'argent, ou dans la reconnaissance, dans la non-contrainte en fait. Mais la contrainte existe partout, elle est corolaire de la liberté. Se contenter de peu c'est être riche. On peut avoir tout l'argent du monde et être misérable, et c'est là une forme de stupidité / cupidité avancée. Le poker nous promet la liberté, mais en fait il nous mets en face de nous-même: arriverons-nous à nous libérer de nous-mêmes dans ce jeu où toutes nos pulsions ressortent si facilement? Arriverons-nous à naviguer au milieu de nos pulsions en gardant la tête froide? Arriverons nous à nous gérer? A nous comprendre et à travailler sur nos tendances? Ce n'est pas quelque chose qui viendra sans efforts, et si on ne le comprend pas très vite, alors oui le poker enfermera, le poker nous bouffera. L'espace de liberté qu'offre le poker laisse nos pulsions inconscientes totalement libres. Le jeu, par sa fureur et sa nervosité, peut faire de nous des addicts, des esclaves, de différentes manières. En ce qui me concerne, cela fait un bon moment que j'ai décidé de considérer le jeu comme 'réalisation' (voir d'autres billets du blog), et donc comme une opportunité de me connaître, de me gérer et d'évoluer. Je vois la liberté comme pratique ; c'est quelque chose qui se travaille. En tout cas ce qui se passe, c'est que les joueurs se font prendre par l'illusion. Dans la vie, l'accumulation d'argent et de reconnaissance est une illusion. Tout cela meure avec nous. Vous pouvez gagner 100k tous les ans (ou 100M), faire tous les projets que vous voulez, chercher à vous réaliser dans ces projets, ces 'rêves' ; de fait vous pouvez mourir demain, et à chaque seconde de votre vie. La vie est fragile, et elle ne nous appartient pas. S'illusionner de l'argent, vouloir s'enivrer du pouvoir que procure celui-ci, ou de la puissance ressentie dans le jeu, ce sont des attitudes de contrôle, la recherche de conjurer la mort. Je ne dis pas qu'on peut éviter ces 'désirs', mais clairement on peut choisir de ne pas les alimenter, de les laisser à leur place ; ils viennent, et ils partent, comme ils sont venus. Quand je vois des joueurs (comme l'exprime Artplay), qui dit continuer à jouer au poker pour l'argent qu'il en tire, bien qu'il considère parfois cela comme 'un jeu de m**de', ma foi la désillusion est évidente et inévitable. On ne tire aucune liberté, aucune connaissance, aucune maîtrise, et aucune réelle fierté, dans l'accumulation d'argent en soi. L'argent c'est de la matière morte, de la matière fécale pour prendre des termes psychanalitiques. Dans notre monde, tout le monde célèbre pourtant l'argent, son pouvoir d'échange, d'usage, et son pouvoir symbolique. C'est là pour moi une illusion, et de l'illusion nait la désillusion (la médiocrité que ressent un joueur gagnant 100k / an, parce qu'il est maintenant désillusionné, et l'outrage que cela crée chez ceux qui sont pris dans l'illusion, et qui croient que s'ils gagnaient 100k il seraient forcément plus heureux). Ce n'est pas ce que je fais. Je n'aime pas l'argent, je le méprise. Je n'aime pas la reconnaissance non plus, en tout cas j'essaie de faire attention à ce qu'elle ne me bouffe pas. Je ne gagne pas 100K/an (cette année peut-être, mais pas les années précédentes). Et pourtant je suis riche. Très riche. La raison est que je me contente de peu, je n'alimente pas trop mes désirs, j'essaie de garder mon ego à sa place, en contrôle. Je peux aisément vivre avec 1000€ par mois et être le plus heureux des hommes. Alors quand je gagne 3 fois cette somme ou plus, qu'est-ce que je vais me casser le cul à gagner plus? J'adore le poker. Evidemment je suis passé par toutes les sortes de doutes, le jeu m'a souvent obsédé et rendu très mal ; il a fréquemment perturbé mon sommeil et aussi l'harmonie de mes journées. Mais je n'ai jamais été désillusionné. Et d'ailleurs le jeu m'obsède beaucoup, beaucoup moins qu'avant. Je ne joue pas au poker pour l'argent. Je joue parce qu'il me passionne. Je joue au poker pour ce qu'il m'apprend. Pour ce qu'il révèle. Il fait sortir tellement d'états, et avec une telle intensité et profondeur, que j'en fais une pratique de connaissance de soi. En travaillant des leaks dans mon mental game, pour améliorer mon jeu, j'ai aussi déraciné des tendances à la colère et à la puissance qui s'exprimaient dans bien d'autres aspects de mon existence. Grâce au poker, j'ai appris à dompter la bête qui était en moi. Et la bête est toujours là, il faut la dompter chaque jour. Le poker m'offre une gestion totale de mon temps. Il m'offre du temps libre, mais encore faut-il le prendre! (ce que beaucoup de gens ne peuvent faire, complètement angoissés à l'idée de ne rien faire) De fait dans ma vie, j'ai progressivement abandonné toute volonté d'exister. Je n'ai pas de réel projet de vie, je n'ai pas envie d'accomplir quelque chose. Vivre est suffisant, sans laisser trop de traces. Ce qui me mène, c'est le 'Connais-toi toi-même', cette sagesse qui remonte à l'antiquité. Il ne s'agit pas d'être égoiste. Permettez-moi de citer Maître Dogen, un japonais du XIII ème siècle: 'Apprendre la voie du boudhisme, c'est s'étudier soi-même. S'étudier soi-même, c'est s'oublier soi-même. S'oublier soi-même c'est être certifié par toutes les existences du cosmos. Etre certifié par toutes les existences du cosmos, c'est dépouiller son propre corps-esprit et celui des autres'. C'est là la Voie que je suis. On en revient à la liberté: 'je suis libre de moi, donc libre de tout'. Se libérer de soi-même, c'est de là que vient la véritable liberté, la véritable joie, la véritable connaissance aussi (on peut avoir toutes les connaissances du monde mais être ignorant, car prisonnier de soi-même, de ses conditionnements). Je cherche donc en premier lieu dans le poker une connaissance de moi. Une connaissance de mes états, de mes pulsions, de mes failles et de mes forces. Et une connaissance du détachement vis-à-vis de tout cela. La connaissance que ces états, ces tendances, ne sont pas figées dans le marbre. Que toute cela ne m'appartient même pas, mais est fruit des circonstances et des conditionnements passés. Le poker apprend à laisser passer tous les attachements, parce que quand on joue, quantités d'émotions et de pensées absurdes vont nous saisir. On devient comme des singes dans le jeu. Il y a là un potentiel d'enfermement, mais du même coup un potentiel de libération, par apprentissage de la contrainte. La plupart des joueurs voient l'adversité comme quelque chose de désagréable, quand en fait l'adversité est le meilleur maître. On apprend en tombant. Le poker nous offre une adversité illimité. Et je ne parle pas de la compétition avec les adversaires, bien que cela fasse partie du tout, mais de la lutte contre nous-même qui se déploie dès qu'on s'assoie à une table de poker. Cette adversité là n'a pas de limite. Les meilleurs joueurs le savent. Les médiocres pensent qu'ils luttent contre les autres. Par ailleurs, le poker m'apporte argent et temps. Laissez-moi vous dire ce que je fais de mon temps, ce que j'aime à faire de ma vie. L'an dernier, à la fin de l'hiver, je suis parti seul dans un trou paumé des montagnes ardéchoises, dans une ancienne maison de berger loin d'être correctement isolée. Je suis parti seul, une semaine, avec une température nocturne intérieure de 0 à 5°C. Ma seule nourriture fut: un sac de haricots et un sac de farine, ainsi que quelques noix. Je n'ai pris aucun divertissement, pas de musique, pas de livre, si ce n'est l'oeuvre complète de Tchouang-Tseu, un penseur Chinois ayant vécu il y a 25 siècles (le genre de bouquin dont on ne peut pas lire plus de quelques pages d'un coup, tant c'est profond. On lit 3 pages, et on les laisse infuser une après-midi. Impossible à lire compulsivement). Je devais me laver dans de l'eau glacée. Je devais marcher 25km tous les jours simplement pour maintenir ma chaleur corporelle. Le midi, je ne mangeais que quelques noix. Je m'alimentais du souffle, et des éléments de la nature. J'ai ressenti des angoisses incroyables, des sensations de vertige, de grandeur et de petitesse. J'ai observé la folie de l'esprit, sa tendance à s'accrocher à tout. Pendant une journée (entière) j'ai eu une chanson dans la tête. Indélogeable. Au milieu des arbres et du silence. Je n'ai croisé personne en une semaine, en tout cas je n'ai parlé à personne. Après ces quelques jours, après avoir traversé une myriade d'états et de peurs, mon esprit s'est apaisé. Je suis revenu à la ville un nouvel homme. C'est ce que j'aime faire quand j'ai du temps. La semaine prochaine je vais marcher dans les Vosges, avec une tente, un de mes meilleurs amis, et pas grand chose d'autre. Je suis fondamentalement un anti-balla. J'ai beaucoup voyagé au Maroc, mais j'y vais pas pour squatter dans un Ryad à Marrakech, non je marche dans l'Atlas, je dors à la belle étoile dans les forêts de cèdres avec les chiens sauvages qui aboient à quelques kilomètres et me font dormir d'un seul oeil. Je me suis toujours senti mal à l'aise dans le fait d'être 'servi', ou de payer pour trop de services. Je préfère autant faire le max par moi-même, y compris me faire à manger. Qu'est-ce que le poker me permet de faire? Il me permet d'avoir du temps de contemplation. Je ne vais pas trop développer ici parce que l'extrême majorité des gens ne comprennent pas du tout la nature de la contemplation. Ils croient qu'il s'agit d'une admiration béate devant l'univers, quelque chose d'un peu stupide et de pas très intéressant. En réalité la contemplation c'est faire silence. Quand on trouve le silence, alors on commence à entendre, et à voir. Quand on se libère de soi-même, on voit la vie qui se déploie à travers nous. On voit la vie au-delà de soi. La contemplation, ce n'est pas la paresse. C'est un travail incessant, un travail de lâcher-prise. Quelque part, le plus confrontant des travaux, parce qu'on s'attaque directement à l'ego. C'est l'acceptation absolue de ce qui est. L'acceptation absolue de l'interdépendance, et de l'impermanence. L'acceptation que notre vie est comme une cascade, elle coule, jaillit, et très vite elle rejoint la grande rivière ; très vite on vit et très vite on meurt. S'attacher à nos possessions (l'argent, mais aussi nos diverses identités), c'est l'ego qui résiste à la réalité de l'Etre. Cette tension qui nous traverse, tous, entre ego et Etre, depuis des millénaires, c'est le mouvement de la vie humaine. Ma vie, c'est plonger dans cette connaissance, plonger dans cette liberté. Remonter à la racine. Accepter la tension comme caractéristique de notre être, et trouver une paix dans cette tension même. Voir que l'angoisse est ce qui nous met en mouvement, plutôt que de compulsivement chercher à fuir l'angoisse (plus on fuit, plus on est poursuivi....). Alors ma vie tourne autour de certaines pratiques. La méditation zen et le kung fu me nourrissent et me libèrent. Mais je dois pourtant toujours me forcer à pratiquer. Quelque chose résiste toujours en moi, comme chez tout le monde. C'est normal, c'est ça être Homme (plutôt qu'arbre par exemple. Bien que l'homme puisse beaucoup s'inspirer des arbres pour se réaliser!). Le poker lui-même devient une pratique de réalisation. L'argent que j'y gagne me permet surtout de continuer à jouer, donc continuer à pratiquer ce jeu qui apprend tant sur nous et sur les hommes en général. Evidemment que je ressens du stress et des difficultés dans le poker. Mais j'aime ces difficultés. J'aime profiter de mon temps pour faire à manger. J'aime beaucoup manger, mais j'aime aussi la simplicité. Je vais ramasser des fruits quand je peux, sinon je trouve des graines et des légumes et je me fais des soupes de paysan, toutes simples, toutes bonnes, extrêmement nutritives et saines. Hier je me suis fais des falafel maison. Une seule boulette nourrit suffisamment pour aller faire une aprem de randonnée. Je profite de mon temps pour travailler l'énergétique. Evidemment j'explore cela dans le kung fu par exemple, mais aussi dans tout. Tout tourne autour du souffle (le Chi, l'énergie vitale fondamentale), rien n'est plus important dans notre vie, et pourtant bien peu sont ceux qui connaissent ce mystère. Surtout à notre époque! Mais l'énergie c'est en fait tout ce dont on s'alimente. Donc la nourriture. Un simple bol de graines préparé en conscience nourrit plus profondément qu'un steak de boeuf servi dans la plupart des restaurants. Mais personne ne me croira là-dessus, et ça ne me pose aucun problème, je suis suffisamment heureux d'avoir pu entrer en contact avec ces 'secrets' millénaristes. Ceux qui veulent s'intéresser à cela, je peux vous en dire plus. Mais vous pouvez aussi trouver par vous-mêmes, les gens qui cherchent ne manquent pas. L'autre jour, j'ai fait mon propre dentifrice, et mon propre déodorant. Naturels, extrêmement économiques, et écologiques. J'avais déjà mon propre produit vaisselle, non-polluant. J'aime trop la nature pour rejeter des m**des dans mes tuyaux. Mon empreinte sur le monde est minime. J'ai une machine à laver manuelle, que j'ai volontairement préférée à une machine électrique. Cela semble stupide, une perte de temps, que de devoir essorer ses habits à la main, à l'ancienne. Pour moi c'est une hygiène de vie, une gestion de moi-même. Quand je fais la lessive, ou la vaisselle, c'est un moment de pratique physique, de concentration et d'oubli de moi-même. Je prends volontairement du temps pour pratiquer, et c'est tout l'inverse de la perte de temps. C'est par la pratique, par l'usage du monde, que l'on apprend. Je parle là de la maîtrise de nous-mêmes et de notre environnement, le type de maîtrise que les arts martiaux enseignent depuis des millénaires. La maîtrise, c'est la pratique, et faire la vaisselle peut être une pratique de réalisation, de même que marcher sur du sable. On peut faire n'importe quoi et en apprendre, de fait, il suffit de mettre sa conscience en éveil sur ce qu'on fait, ici et maintenant. Faire la vaisselle, ce n'est pas 'perdre du temps de vie', c'est une occasion de pratique de conscience. Le poker en est une aussi, mais si on néglige certaines pratiques au profit d'autres, si on cherche uniquement le plaisir, le divertissement et qu'on fuit la contrainte, très vite le déséquilibre et la disharmonie s'installent. Dans notre monde, tout le monde veut toujours gagner du temps, foutre un croque-monsieur industriellement préparé au micro-ondes, et se dépêcher de se jeter dans un divertissement quelconque. Il n'y a pas de fin dans ce mouvement, pas de répit, pas de paix. Ca ne mène à rien. Chercher à gagner du temps, c'est le plus sûr moyen de passer à côté de sa vie. Aussi, gagner du temps a généralement un coût (par exemple s'acheter de la bouffe pré-préparée dégueu), et il faut alors travailler pour financer ce 'gain' de temps. Où est le gain au final, quand on est obligé de travailler plus? Je cherche très peu à gagner du temps, et donc j'ai très peu besoin de travailler. Quand je vais dans un endroit nouveau, je ne prends pas les transports. Je ne prends pas de cartes, je ne visite rien de spécial. Je marche, je me laisse guider par l'intuition et les sens. Je prends le temps de vivre, même s'il n'y a pas une direction précise. Le poker m'offre cela, parce que si je veux je peux prendre le jour off. Evidemment, je fais moins de volume que la plupart des 'pros'. Mais je m'en fous, je suis riche, et je suis assez bon et assez passionné pour continuer à gagner ma vie avec ce jeu. Je ne suis pas le meilleur, mais ma pratique est apaisée et profonde. Très loin de moi l'idée de gagner le plus possible pour arrêter et faire autre chose. Non, je veux juste continuer à vivre comme cela autant que possible, et si les circonstances changent, ma foi je changerai avec elles. C'est cela que m'apprend le poker également: l'environnement change, chaque situation est unique, il faut toujours s'adapter. La vie c'est pareil. Je me suis laissé aller à parler librement. J'ai choisi de le faire parce que mon approche est contraire à la plupart des gens, à la plupart des pros, et pourtant je sens que j'en tire le meilleur. J'essaie de vivre ma vie avec conscience, à chaque instant, chaque inspir, chaque expir, chaque pas, chaque action, chaque pensée et émotion. Je vie le poker pareillement, et le poker est à dire vrai un excellent maître dans la connaissance de soi. Je n'ai jamais eu le blues du poker. Je ne me suis jamais questionné sur mon utilité sociale. Il faut bien voir que le monde des hommes est toujours changeant: la réussite sociale ne veut rien dire, car elle dépend des circonstances et de la chance ; les principes de réussite changent à chaque génération. Ils ne dépendent de personne, et notre réalisation n'a certainement rien à voir avec tout cela, de mon point de vue tout le moins. Mon référentiel, c'est l'Univers. Le monde des hommes c'est une chose, et évidemment j'en fais partie. Mais la vie est partout, sous une infinité de formes, et la grandeur de l'homme c'est de pouvoir contempler la vie au-delà de lui-même (au delà de la société, mais aussi au delà de sa propre individualité, de sa propre identité, son propre ego). Homo Sapiens Sapiens. L'homme qui 'sait qu'il sait'. Dans le mouvement du 'savoir qui se connait lui-même', il y a quelque chose d'illimité. C'est notre liberté et même notre devoir d'explorer la connaissance cyclique qui nous est ainsi offerte. S'abîmer dans l'existence en courant après les illusions, c'est malheureusement le quotidien de la majorité des hommes depuis toujours, mais la vie ne nous l'impose pas, c'est nous-même qui refusons de nous accorder avec le Réel. A ceux qui sont allés jusqu'au bout, bravo à vous, merci d'avoir pris le temps, et à une prochaine.
  7. 72 points
    Salut tout le monde, Quelques nouvelles du bout du monde. On vient de changer d’heure, il est 20h47 et il fait 32° depuis 2 jours, je reviens de 3 jours de camping. Ça ne vous intéresse pas vraiment ? Je le conçois. Parlons plutôt de mes résultats poker de ces deux derniers mois. Août Si ma mémoire ne me joue pas de tours, août 2015 a officiellement été le pire mois de ma vie. Je l’ai aussi vécu très différemment de mes autres mauvais mois. Par le passé j’avais tendance à jouer beaucoup plus quand je perdais, beaucoup moins quand je gagnais. Depuis 4-5 mois j’essaie de m’astreindre à un rythme de 2kh par jour (plus ou moins). Ainsi là où mes badruns duraient en général au maximum 3 jours de douleur absolue pendant lesquels je jouais 25kh comme un crétin, ils durent désormais les mêmes 25kh, mais étalées sur 1 mois. L’impact psychologique est probablement encore plus pénible, le sentiment d’impuissance et de frustration est permanent pendant un mois entier c’est assez lourd à vivre. Surtout pour ma gonzesse j'dois dire A côté de ça si j’avais joué ces mains en 3 jours, nul doute que mon niveau de jeu aurait été sévèrement dégradé et que je n’aurais peut-être pas perdu 10k, mais peut-être bien 20. L’un dans l’autre je pense que ma nouvelle approche reste probablement plus saine et génère certainement une ev supérieure. La petite main typique du mois d’août : Poker Stars $2.50/$5 No Limit Hold'em - 4 players - View hand 2796416 DeucesCracked Poker Videos Hand History Converter BTN: $467.25 SB: $1013.15 Hero (BB): $527.82 CO: $941.58 Pre Flop: ($7.50) Hero is BB with Q A 1 fold, BTN raises to $15, 1 fold, Hero raises to $40, BTN calls $25 Flop: ($82.50) 8 9 4(2 players) Hero bets $40, BTN calls $40 Turn: ($162.50) 5(2 players) Hero bets $95, BTN calls $95 River: ($352.50) 3(2 players) Hero bets $352.82 all in, BTN calls $292.25 all in Final Pot: $937.00 BTN shows 7 J (a flush, Jack high) Hero shows Q A (high card Ace) BTN wins $935.50 (Rake: $1.50) J’avais décidé de tenter des 3bets plus petits BB vs D, afin de pouvoir tranquillement utiliser une range plus mergée. Un peu à la manière des bots qui ont récemment défrayé la chronique. Bien évidemment « je suis en train de run bad, quelle meilleure idée que de tenter d’incorporer des trucs tout nouveaux et super douteux dans mon jeu ? ». Bref une main typique : play douteux et timing désastreux. Pendant un mois, constamment, c’est chiant. On se dit, comme à chaque badrun comme une petite fiotte « bouhouhou, je gagnerai plus jamais d’argent au poker c’est fini je vais postuler au McDo ». Et puis arriva septembre. Septembre Si ma mémoire ne me joue pas de tours, septembre a officiellement été le meilleur mois de ma vie. Oui c'est complètement crétin. J’ai forcément un peu mieux joué qu’en août, mais pas non plus de façon drastique, et pourtant voilà que j’enchaîne avec le meilleur mois de ma vie. Comme vous pouvez le voir sur les mains suivantes, mes plays n’ont pas été beaucoup moins borderline, mais le dieu de la chatte m’a conféré le don du timing parfait. Poker Stars $2.50/$5 No Limit Hold'em - 6 players - View hand 2796438 DeucesCracked Poker Videos Hand History Converter BTN: $705.21 Hero (SB): $538.19 BB: $657.87 UTG: $769.71 MP: $1251.20 CO: $562.20 Pre Flop: ($7.50) Hero is SB with 7 4 3 folds, BTN raises to $10, Hero calls $7.50, BB calls $5 Flop: ($30.00) T 3 9(3 players) Hero checks, BB checks, BTN bets $5, Hero raises to $30, BB folds, BTN calls $25 Turn: ($90.00) K(2 players) Hero bets $65, BTN raises to $130, Hero calls $65 River: ($350.00) 8(2 players) Hero bets $368.19 all in, BTN calls $368.19 Final Pot: $1086.38 BTN shows Q J (a straight, Nine to King) Hero shows 7 4 (a flush, Ten high) Hero wins $1083.58 (Rake: $2.80) Poker Stars $2.50/$5 No Limit Hold'em - 5 players - View hand 2796439 DeucesCracked Poker Videos Hand History Converter BTN: $500.00 SB: $2316.18 Hero (BB): $689.70 UTG: $1521.68 CO: $931.25 Pre Flop: ($7.50) Hero is BB with 9 8 UTG raises to $13.25, CO calls $13.25, 2 folds, Hero calls $8.25 Flop: ($42.25) 6 7 2(3 players) Hero checks, UTG checks, CO bets $26.71, Hero raises to $80, UTG folds, CO calls $53.29 Turn: ($202.25) 5(2 players) Hero checks, CO checks River: ($202.25) T(2 players) Hero bets $145, CO raises to $838 all in, Hero calls $451.45 all in Final Pot: $1395.15 Hero shows 9 8 (a straight, Six to Ten) CO shows T T (three of a kind, Tens) Hero wins $1392.35 (Rake: $2.80) Bref en 4 jours de septembre j’avais récupéré toutes mes pertes d’août. Jeu de cons. VidéosSi ces quelques mains volontairement douteuses ne vous ont pas découragés d’écouter mes brillants conseils poker, j’ai deux bonnes nouvelles pour vous. Tout d’abord je me suis remis à faire des vidéos à la demande sur Poker Académie. Je reste très partisan du modèle de la VOD par rapport à celui de l’abonnement : cela incite d’une part le client à être plus « intelligent » dans son approche de la consommation de contenu éducatif, cela force d’autre part le coach à produire des vidéos de qualité, sous peine de se faire incendier et de ne plus jamais en vendre. Donc si vous voulez voir des vidéos actuelles destinées à vous faire progresser en middle stakes, ça se passe par ici : Les vidéos MidStakes d'ArtPlay sur Poker Académie Si ça ne vous intéresse pas parce que ces limites ne vous concernent pas ou que vous trouvez ça trop cher (et soyons francs : c’est effectivement cher. Mais j’espère avec un peu de prétention que ce n’est pas trop cher pour le contenu proposé !), vous pouvez toutefois vous consoler avec 20 minutes de vidéos jouées en NL200 Zoom ici : Je viens de réaliser que je ne savais pas insérer une vidéo avec cette nouvelle version. Comme le dirait Francis Cabrel, "c'était mieux avant" et "WebDesigner, démission" Enfin en termes de contenu poker, je vous propose une petite main bonus, jouée en août pour le coup. Le dénouement est donc surprenant. Poker Stars $2.50/$5 No Limit Hold'em - 6 players - View hand 2796420 DeucesCracked Poker Videos Hand History Converter BTN: $500.00 Hero (SB): $503.47 BB: $802.88 UTG: $438.72 MP: $721.15 CO: $491.04 Pre Flop: ($7.50) Hero is SB with 8 7 4 folds, Hero calls $2.50, BB raises to $15, Hero calls $10 Flop: ($30.00) 3 J 9(2 players) Hero checks, BB bets $15.75, Hero calls $15.75 Turn: ($61.50) A(2 players) Hero checks, BB bets $39.34, Hero raises to $145, BB raises to $255, Hero raises to $472.72 all in, BB folds Final Pot: $571.50 Hero mucks 8 7 Hero wins $568.70 (Rake: $2.80) Je vous invite très chaudement à commenter les plays dans les commentaires, si vous avez des questions ou souhaitez m’insulter, c’est fait pour ça. Nouvelles d’AustralieBon … Je ne résiste malgré tout votre désintérêt pas au plaisir de vous soumettre quelques photos de mon dernier weekend à Port Stephens, ville côtière à 200km au nord de Sydney, parce que c’était quand même bien cool. Ma meuf et un kangourou. Bouclettes naturelles. Un coucher de soleil à l’air complètement fake, mais 100% pas retouché Enfant qui se fait ruiner son château de sable. Je ne suis pas un pédophile, juste un sadique Enfin les deux photos suivantes ont été prises à Sydney même, près de Cronulla pour les connaisseurs. Ca n'a donc strictement rien à voir mais je les aime bien alors quitte à vous spam ... Des Chinois qui font un remake de la Création Des pêcheurs qui s’apprêtent à prendre cher
  8. 69 points
    ArtPlay

    Ma vie en Oz'

    Salut cher lecteur, Tu t’es peut-être demandé pour quelle raison, bien qu’étant désormais installé en Australie depuis un peu plus de trois mois, je n’avais toujours strictement rien publié ici sur ma palpitante nouvelle vie. Je déconne, on sait tous très bien que personne ici n’attend désormais plus rien de mon légendaire dilettantisme. Mais à dire vrai, cette question, je me la suis moi-même posée. Comment, pourquoi n’ai-je pas encore trouvé le temps ou la motivation de délivrer un petit point sur ma nouvelle vie aux antipodes ? On pourrait s’imaginer que je sois trop occupé à découvrir les quatre coins du pays, ce qui me prendrait pas mal de temps, l’Australie étant un put*ain de grand bazar. On pourrait à défaut croire que je me consacre corps et âme à des projets révolutionnaires. De manière plus réaliste (soyons sérieux), il serait facile de penser que je végète dans une espèce de marasme glandeur comme j’ai si bien pu le faire par le passé. Rien de tout ça en fait. Ma nana a un job, ce qui m’empêche de courir le pays sous peine de castration, j’ai pas mal regrind donc reporté mes projets de domination mondiale à Q3 2015, et je n’ai pas le sentiment de perdre mes journées. Une des activités de mes premiers jours à Sydney. Je ne perds pas mes journées. Ce qui me bloque en réalité c’est que tout est différent ici, sans pour autant que ma vie ait réellement changé d’un iota. Certes les gens parlent anglais, sourient, et sont à peu près tous asiatiques. Certes, je vois des gratte-ciel de ma fenêtre. Eh oui, Sydney c’est pas Antibes, le scoop. Mais malgré ça, ma vie est la même. Ma nana fait rigoureusement le même job, quant à moi je ne fais pour l’instant rien de nouveau non plus. Il ne s’est donc pas présenté d’événement ou de situation si extraordinairement surprenants que je me sois senti obligé de venir vous les raconter. Pourtant j’en aurais des choses à partager sur ma découverte de ce pays (enfin ma découverte de Sydney pour l’instant, n’allons pas trop vite en besogne). C’est d’ailleurs ce qui motive l’écriture de cet article : m’y mettre enfin. Mais avant ça, comme nous sommes sur un site de poker, et que je me suis remis au poker tranquillement, avec une motivation un peu retrouvée (enfin qui commence déjà à s’étioler sans quoi je ne serais pas en train d’écrire mais en train de jouer), un petit point. Reprise du poker Et puisqu’il n’y a que ça qui vous intéresse, telles les filles pour Dany Brillant, le graph : J’ai eu la chance de run assez good en début d’année alors que je n’avais pas joué depuis 6 mois. Il faut dire que le décalage horaire joue fortement en ma faveur : à 10h chez moi il est 2h chez vous, la seule chose que vous soyez encore en état de faire à une table de poker c’est souvent de me filer votre fric. Petite semaine de semitilt en mars après avoir run un rien moins good. Ça m’a remis les pieds sur terre et me voici revenu dans le bon rythme : j’ai confiance en mon jeu tout en trouvant des situations qui méritent réflexion très régulièrement, je suis convaincu que c’est à peu près le meilleur état d’esprit dans lequel on peut se trouver au poker. Vous avez été plusieurs à pas mal me harceler gentiment « et le .com du coup ???? c dur ou pas ???!! ». J’ai mis longtemps à m’y mettre pour des raisons de transfert de fonds et de dégel de compte. Actuellement j’alterne en gros à 50/50 les tables du .fr et la Zoom 200 où je me monte tranquillou une BR (je reste un nit, ne l’oubliez pas, puis c’est chiant de transférer du fric). Mon sample n’est pas colossal (30kh) mais je run pour l’instant à un confiant 4ptBB/100. Bref niveau poker tout va bien. Je twitch à l’occasion des reviews de session sur http://www.twitch.tv/artplaie , n’hésitez pas à vous abonner. Pour autant j’avoue ne pas me voir jouer des années durant : pour la petite histoire je me renseigne un peu pour faire du volontariat dans des assos à but caritatif. La bonne blague c’est que même en cherchant à travailler gratuitement personne ne me répond. Je sais pas si c’est les vacances de Pâques ou quoi, mais j’ai l’impression que le monde de l’entreprise ne veut pas de moi. Prochaine étape je leur propose de l’argent pour m’employer, j’aurai peut-être au moins la chance d’avoir un mail de refus. Découverte de l’Australie Comme je l’ai dit tout est très différent ici. Je ne peux donc pas tout aborder de front, et vais devoir choisir mes sujets. Bondi Beach, la plage emblématique de Sydney. Stéréotyes Quand je suis allé en Italie pour la première fois de ma vie je m’attendais à voir des bruns propres sur eux qui disent « ma che » assez fort en agitant leurs mains. Une fois que j’y ai effectivement mis les pieds j’ai vu des bruns relativement propres sur eux qui disaient des tas de trucs très forts et agitaient leurs mains. En arrivant en Australie je m’attendais à voir des descendants d’Anglais ayant appris le surf. En gros des rouquins cramés au soleil. Quand je suis arrivé, tout ce que j’ai vu, c’est des put**ns de Chinois à perte de vue. Je le dis comme je l’ai ressenti, je sais bien que pour être politiquement correct il faut dire « des Asiatiques ». Bon. Je sais jamais dire d’où ils viennent exactement mais pour moi ça restera des Chinois. Alors il y a quand même bien quelques rouquins, que tous les Skips de ce monde se rassurent. Mais d’abord ils ne font que rarement du surf : leur carnation fragile supporte mal le soleil brûlant, tout excité de pouvoir filer le cancer à un maximum de monde au travers du trou dans la couche d’ozone. Ils brûlent plus vite qu’Edward Cullen se transformerait en diamant scintillant. En bref si vous vous attendez à retrouver en Australie un morphotype moyen proche de celui de la perfide Albion vous vous trompez, en tout cas si vous mettez les pieds à Sydney. On parle souvent, en Europe, de l’Australie en tant que colonie pénitentiaire britannique, mais on n’a en fait aucune idée des flux migratoires constants qui ont fait l’histoire du pays qu’ils soient européens ou depuis 1950, asiatiques. Et pour une raison qui m’échappe, tous les asiatiques ont apparemment décidé d’habiter Sydney. Non pas que ça me dérange, la bouffe asiat’ est de bonne qualité un peu partout et très abordable. C’est bien le seul truc abordable à Sydney, d’ailleurs. La bouffe est généralement assez chère. Mais bien sûr ça n’arrive pas à la cheville de l’immoblier. Pour rire, je paye 680$ par semaine de loyer. Et encore mon 3 pièces est une sacrée affaire en ratio taille/distance du centre. Autres Je pourrais vous abreuver de tirades quasi-raciste ou anti-roux pendant des pages et des pages. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Au menu des choses que je développerai probablement ultérieurement, dans des billets sûrement plus courts mais plus fréquents : L’Australie en fait c’est tout vert, c’est pas vraiment un désert géant Pourquoi les français sont souvent des cons Pourquoi les administrations françaises sont des parasites dysfonctionnels et incompétents. Avec des vrais morceaux d’URSSAF dedans. Mon premier kangourou (enfin plutôt le quatrième, parce que les trois premiers étaient morts écrasés au bord de la route) Les Australiens sont plus amicaux que ces cons de français Le cricket, sport nul Les « Blue Moutains », ni bleues, ni des montagnes, mais sympa quand même La bouffe … et plein d’autres trucs put*ain. J'appelle ça des collines vertes moi ... Bref. Si jamais vous ne l’avez pas encore deviné, rien n’a vraiment changé, mais je m’y plais dans ce pays géant plein de petits Chinois. Cheers !
  9. 66 points
    No money Zoom Poker, everyone’s a bot Ces dernières semaines, un scandale de botting s’est fait jour sur PokerStars.com. Non seulement en Pot Limit Omaha, mais également en No Limit Hold’em, les tables de small et middle stakes semblent infestées de bots crushers indestructibles. Pour de nombreux joueurs c’est sûr, cette histoire est un signe de la fin des temps du poker en ligne. C’est d’ailleurs probablement pour ça qu’on gagne tous beaucoup moins depuis quelques années. Heureusement rassurez-vous, je suis là pour vous mettre un peu de baume au cœur. On peut toujours gagner au poker en ligne. Et je peux même vous affirmer qu’on peut carrément gagner sur les tables de Zoom poker de PokerStars.com, vous savez, celles qui sont infestées de bots invincibles (qui voient très probablement nos cartes et peuvent pirater le RNG les jours impairs). Premier Bilan PokerStars.com Voici mon graphe sur PokerStars.com depuis que j’y ai cash-in : 65k premières mains en Zoom 200, 35k dernières en Zoom 500 En guise de premier bilan sur ces tables par rapport à celles de PS.fr je dirais que la comparaison n’est pas simple à établir. Le ratio fish/reg y est énormément plus faible, mais j’ai l’impression que les regs sont rarement brillants. Ils ont à mon sens quasiment tous au moins un segment de leur jeu qui va rendre beaucoup de décisions face à eux assez simples. Je ne pourrais pas détailler car ça peut pas mal varier d’un joueur à l’autre, mais c’est assez récurrent. Et de nombreux « regs » ont carrément des leaks énormes et me font me demander pendant 1000 mains s’ils sont qualifiables de « regs » ou non. Les joueurs récréatifs, en revanche, sont moins nombreux, et souvent moins mauvais que sur PS.fr. Par ailleurs, ils sont plus difficiles à exploiter au mieux étant donné qu’en raison du format Zoom, on ne reste jamais à la même position par rapport à eux et qu’on est très loin d’apercevoir tous les showdowns comme c’est le cas sur nos tables franco-françaises où c’est de toute façon la seule chose qu’on puisse faire pour tromper l’ennui, avec 4 tables de 1/2+ qui tournent en moyenne passé minuit. Dans l’ensemble je me suis ajusté à la différence de field en jouant globalement plus tight, en particulier au bouton, et en mettant en place une stratégie de limp de ma small blind contre les regs qui défendent suffisamment bien BB vs SB. Le rake y est par ailleurs tellement plus faible qu’on est beaucoup moins pénalisé à jouer de nombreux petits pots. On ne peut pas, comme sur PS.fr, se permettre de raise n’importe quoi tout le temps sans faire attention parce qu’on sait pertinemment qu’il doit bien y avoir un fish quelque part sur la table qui va call moins bien quoi qu’il arrive. Paradoxalement je crois bien que je me retrouve à bien plus moduler mes ranges d’ouverture en fonction de la composition de la table que ce n’était le cas sur PS.fr, où j’ouvrais en général un peu n’importe quoi comme un robot. Bref pour l’instant le format me satisfait pleinement. Mon jeu est plutôt bien calé, même si j’ai, ces derniers jours, commis quelques erreurs fâcheuses. Bon, je m’éclate toujours pas à jouer, mais c’est un autre problème qui est pour l’instant bien compensé par le fait de voler tout leur argent aux Russes. Voir le verre à moitié plein Voilà, comme lui. Pour tous ceux d’entre vous qui s’inquièteraient des bots et de la fin du poker en ligne, je n’ai absolument aucun doute qu’on a tous devant nous encore une marge de progression énorme. A titre personnel je n’ai jamais trop cru en la théorie du « ouhlala les games sont plus dures que jamais ça devient trop chaud d’être gagnant, tout ce qui nous reste à faire c’est d’être des rakeback whores ». D’abord parce que j’ai toujours trouvé 100% de mes adversaires nuls, mais c’est mon complexe de supériorité qui parle. Mais également parce que face à ce genre de problématique, deux types de joueurs émergent. Ceux qui jouent deux fois plus longtemps et deux fois plus mal pour gagner moitié moins, et ceux qui se sortent les doigts du cul pour réfléchir à ce qu’ils font et évoluer dans la bonne direction. Face à cette affaire de bots vous avez un choix. Soit vous estimez que le poker en ligne est mort et enterré et que de plus en plus de botters vont apparaître, et vous décidez d’embrasser une carrière d’équipier au McDo de Franconville. Soit vous réalisez que si des bots russes probablement codés par des Igor & Grichka alcooliques arrivent à gagner au poker alors que vous galérez, c’est probablement que quelque chose vous a échappé. Parce qu’ils ont beau être gagnants, ils ne sont pas géniaux pour n’importe qui doté d’une capacité d’adaptation supérieure à celle d’un poisson rouge. Si vous parvenez à voir ces nouvelles de cette façon, il devrait vous être facile de considérer la prochaine disparition probable de quelques-uns de ces bots comme une opportunité plutôt que comme une calamité. Mais bougez-vous le cul sous peine de finir comme ce brave kangourou : Je veux dire mort, pas sur un poteau au bord d'une route. Cheers !
  10. 58 points
    mezmerize

    Un an plus tard....

    Apres plus d'un an sans écrire un billet, l'envie de poster un billet me revient. Je ne l'ai pas fait avant pour rester discret à un moment ou l'on parlait beaucoup du fisc, mais aussi sans doute par pure fainéantise. L'année dernière, j'avais décidé de prendre une année sabbatique pour me concentrer uniquement sur le poker (avec un diplôme dans la poche et un peu de sous de cote comme même, on est pas fou!). La première étape fut le PPT a Cannes ou le résultat a été catastrophique. Plusieurs gros tournois joues dont le ME, la vie qui coute cher la bas....résultat un bon brokage live, il y a rien de mieux pour commencer l'année ! Enfin je dis ca, mais j'ai passe une semaine énorme en colloc sur place, ca m'a permis de mettre quelques tête supplémentaires sur des pseudos et des potos online, et de rencontrer des gens vraiment au top! Apres Cannes et la décision (que je ne respecterais surement pas) de ne plus jamais jouer de gros tournois live en shot, je suis resté 1 bon mois dans le sud de la France avec 2 grinders. La colloc etait bien sympa, les résultats online étaient corrects, le rythme de vie était vraiment tranquille. On a donc décidé, en tant que bon grinders online, d'aller s'installer à Amsterdam pour quasiment 2 mois. On a eu quelques (grosses) galères pour trouver un logement, mais on a finalement trouver un appart sympa prêt du centre ville et pas très cher (LOL) pour le quartier. Le rythme de vie à Amsterdam était comme l'ambiance générale de ville: pose. Ca facilite le grind d'avoir un café local à 10m de chez sois, par contre la vie est très chère la bas, et malgré 2 bon mois au poker, en comptant les excès à cote, j'ai pas vraiment réussi à revenir de la bas avec une plus grosse roll, mais l'expérience en valait le coup ! Apres ca, on a décidé d'arrêter la colloc, on ne savait pas trop ou aller et Amsterdam coutait vraiment cher. J'en ai profité pour rejoindre un ami étudiant (un néophyte du poker) qui était en Corse. Je devais rester que deux semaines la bas, mais j'ai tellement aimé retrouver ces sorties entre étudiants, un peu de chaleur et le pastis a 80cts que j'ai prolongé mon séjour. Par contre, tout ca ne se combine pas bien avec le poker, j'ai clairement fait aucun deep run, aucun cash 'correct' mon pire mois lifetime. Et forcement, c'était une des rares périodes ou je n'étais pas stacker.... Donc au retour de Corse la roll avait prit une très grosse claque, le moral aussi, même si j'ai passe un super mois la bas, le retour était difficile. J'ai passe les fêtes de fin d'année en famille, et j'ai eu la chatte de faire runner up du classico pendant ses vacances, de quoi ce robusto un peu pour l'année 2013 qui arrivais ! Je ne savais toujours pas ou j'allais aller en Janvier, et sur un coup de tête (même si j'y réfléchissais depuis un petit moment) j'ai décidé de partir en Thailande à Chiang Mai rejoindre 2 grinders sur place pour une durée indéfinie. Gros changement de décor en arrivant, je pars sous la neige avec le gros blouson, je me retrouve 2j en short T shirt en train de suer comme jamais. Premier soir je suis super bien accueilli, piscine, alcool, tournée des bars et de ce qui s'en suis....je sens que je vais kiffer..... Résultat du premier mois, 25j de sorties, 5j de grind. La Thaïlande ca coute pas cher, mais uniquement quand tu vie comme un thai !! J'essaye tant bien que mal de me motiver à grinder (et avec deux collocs qui sortent eux aussi tout les soirs ce n’était pas évident....), je découvre ce fameux .com et décide de grind sur FTP. Des étoiles pleins les yeux, des beaux prize pools, des tournois multy entry des grosses sessions tout les soirs, surement trop grosses même...... Je n'arrive pas à perf, il me manque ce brin de réussite sur la fin, je devais surement pas être au top de mon niveau aussi. Bilan, encore une grosse cagoule, j'essaye tant bien que mal de rebuild, ca ne passe pas, j'ai test quelques cercles de jeux 'clandestins' sur Bangkok, les parties étaient vraiment sympa, bien deep et beaucoup de gamble, mais avec un run en carton et une expérience du live pas énorme (surtout CG deep....) le bilan est négatif. Cerise sur le gâteau lors d'une session dans un cercle, la police débarque et emmène tout le monde au poste (oui le poker est illégal la bas). Apres quelques heures en GAV, et un passage au tribunal dans la même journée, la note s'élève à 20e/personne !! Payé par le cercle évidement, qui rouvrira ses portes des le lendemain en échange d'un bon billet, qu'il est beau ce pays ! La fatigue se fait ressentir.... Je suis finalement reste 4 mois en Thailande, et si je ne m’étais pas broke la bas, j’y serais surement encore !! A mon retour en France, je n’avais aucune motivation pour grind, et j’ai donc logiquement pris un break pendant deux mois. Il y a un mois, âpres avoir rebosser mon jeu et retrouver la motivation pour jouer, je me suis remis à grind sérieusement. Avec une bonne motivation et en reprenant sur les low BI et j’ai réalisé mon meilleur mois de l’année, ce qui m’a motivé a reprendre le poker sérieusement (et a poster ce billet accessoirement), en parallèle des études que je vais reprendre l’année prochaine. J’espère que le pave n’était pas trop long ! On est de retour aux tables avec les dents longues, good luck everyone !
  11. 56 points
    CRAC00

    Suite et fin

    Bonjour à tous. Après plus de 4 ans de poker sur le .fr il est tant de faire un petit bilan comme on les aimes. Déjà pour commencer, je voudrais juste dire quelque chose sur le rapport qu'ont beaucoup de joueurs comme moi à ce jeux. Je pense que, même quand on joue des tournois à petit buy-in (de 5 à 20 € dans mon cas) on rêve tous malgré tout de gagner gros. Si nous sommes capable de passer 6 heures ou plus derrière notre ordi, pour gagner quelques dizaines ou centaines d'euros la plupart du temps (non en fait perdre du temps et de l'argent la plupart de temps) c'est qu'on se dit que c'est qu'une étape, une étape vers plus de Bankroll, vers des tournois plus gros et donc plus de gains, plus d'argent. On se dit tous qu'on finira par gagner gros. J'ai donc joué beaucoup de mtts pendant ces 4 années, en espérant finir par gagner gros et voilà le résultat... D'un premier abord on peu se dire que c'est pas trop mal. Mais à y regarder de plus prêt, ça le fait pas trop... Le temps passé. Pour gagner cette somme, j'ai passé des centaines d'heures. Des centaines d'heures à jouer, à regarder des vidéos, des forums... Il faut se rendre compte clairement des choses. Avoir une vrai visibilité de l'argent qu'on peu gagner à ce jeu, quand on est pas un de ces génie du poker. On se dit toujours pourquoi pas moi? J'ai cru pendant longtemps que je pouvais vraiment gagner de l'argent. Pas devenir pro (quoi que) mais en tout cas après mes premier gains, j'avais toujours le sentiment que les prochains seraient plus gros et ainsi de suite. Au final vous voyez le résultat par vous-même sur la courbe. La progression n'a pas été exponentielle comme imaginé. Les frustrations. Il faut être honnête, en mtt, la quasi totalité de vos sessions vous apportera de la frustration. Car comme vous le savez, seul la première place vous satisfait totalement. A la limite un top 3 pour les gros mtt vous suffira. Mais le reste du temps, c'est à dire 99% du temps, vous allez être frustré. La malédiction des pots important qu'il ne faut pas perdre. Les pots qui vous mettent cheapleader à 12 left et que vous perdez systématiquement, vous allez voir à force, ça fatigue... Aujourd'hui, je n'ai plus la motivation de jouer à fond. J'aime toujours énormément ce jeux, mais j'ai beaucoup de mal à rester concentré et motivé pendant des heures devant des mtts. J'ai donc décidé de tout cash out. Plus de bankroll. Je suis devenu un joueur récréatif qui cash in de temps en temps les sommes qu'il veut jouer. Bref j'ai arrêté. Beaucoup trop de temps consacrer à une activité au final peu lucrative. Rendez-vous compte du temps que vous allez perdre si vous décidez de continuer ou de vous lancer dans "l'aventure" du grind mtt online. Juste une dernière par rapport au grinder, à ceux qui gagnent gros. Regardons manub_ pros de chez winamax. Il affiche 100K de gains en mtt depuis l'ouverture du .fr. Oui c'est beau. Mais ça fait des clopinettes ramené à un salaire mensuel sur plus de 4 ans...(je parle juste de ses gains mtt online) Mes erreurs Les cash-out. La où j'ai vraiment déconner dans ma courte vie de joueur de mtt, c'est avec les cash out. J'ai trop retirer mes gains, beaucoup trop. Il y a très peu de joueur de poker dans mon entourage. Mes amis, ma copine, m'ont toujours à l'époque incités à retirer l'argent que je gagnait. Si bien que je n'ai jamais eu plus de 3 500 euros sur mon compte winamax. Le gros soucis c'est que du coup, je n'ai jamais pu m'attaquer aux mtt à 50€ ou plus (bankroll management stricte pour moi). Très grosse erreur. Car c'est a partir de ces buy-in que les field se réduissent, que les joueurs qui fond nimp sont un peu moins nombreux etc... Le fait de n'avoir jamais vraiment jouer les "gros tournois" du online .fr sont certainement une grande cause de ma lassitude et de ma décision d'arrêter le grind. La concentration. Je vais pas m'étaler, mes nous avons tous spew pleins de mtts. Rester concentré sur 10 tables pendant 8 heures plusieurs jours par semaines, faut le faire... Faire du gros volume me semble indispensable pour gagner en mtt. Dans tout les cas, je voudrais avertir les joueurs débutant qui se lance plein d'illusions dans ce jeu. L'escuse de gagner un peu d'argent nous déculpabilise d'y passer autant de temps. Mais n'y a-t-il pas mieux à faire que rester derrière sont ordi, pour ganer quoi, 1 ou 2 euro de l'heure en moyenne? ( en contant l'étude du jeu, video etc...) Bref j'aime ce jeux, et j'y étais totalement addict pendant plusieurs années, mais aujourd'hui les illusions sont tombées. J'ai juste l'impression d'avoir consacrer beaucoup de temps, trop de temps à ce jeux. Parce que l'illusion de l'argent, le sentiment qu'on peu maîtriser un jeux, peu vous brouiller un peu la vue. Sans rancunes
  12. 53 points
    olivierp

    High stakes poker

    High stakes poker à la française Vous avez déjà dû le remarquer, je parle assez peu des sessions online dans ce blog, la raison principale est que je prend beaucoup plus de plaisir à écrire (et à lire quand j'en ai l'occasion) un CR sur du jeu live que sur du online. C'est en grande partie dû à l'ambiance autour de l'événement je pense. Aujourd'hui je ne dérogerais pas vraiment à cette règle, je viens vous voir pour faire un compte rendu d'une session live exceptionnelle. En effet, j'ai récemment eu la chance d'être invité à une partie privée live, avec pour les coup des enjeux financiers importants. Forcement le gratin du poker français était présent, seuls manquaient Timus prétextant une maladie quelconque au dernier moment et Horn3t bredouillant quelques mots incompréhensibles au téléphone. La partie se déroula finalement à sept joueurs : Skip, Tof, Uto, Popi, Moi, Zozo, et Sylvain. Le gratin du poker français Je passe l'oubli des bières à la maison et l'apéro précédant la partie. A 22h tapantes, tout le monde est installé et prêt à en découdre. Les Paulsons (pharaoh svp) sont sortis, sept piles de mille jeton, la cave est à 10 € : ça joue high stakes !!! On tire les places avant de s'installer. le but du jeu : ne pas être à la droite de Skip. En plus il a l'air chaud ce soir. Je chatte mon tirage avec Uto et Zozo à ma gauche : Le tirage On s'installe, je propose de jouer en "win the button", tout le monde est d'accord, sauf Uto qui râle, qu'est-ce que ça va être quand on va arriver aux variantes... Pour en rajouter encore un peu, le perdant distribue la main suivante et chaque personne qui recave doit prendre un shot de jus de pomme. On tire le bouton, Skip gagne, ça va être un peu le thème de la soirée... Je commence à distribuer les cartes et là Tof se réveille "put**n, je vais être de blindes toute la soirée..." . C'est un malin ce Tof ! Il a tout de suite compris ce qui allait se passer. Je suis UTG (ma position favorite ce soir là, la seule pour ainsi dire...), j'ouvre , c'est pas trop mal, je minraise pour avoir de l'action. Payé par Uto, Zozo et Popi, Skip 3-bet cher. Tof et Sylvain qui sont des gens raisonnables foldent, moi aussi, tout comme Uto et Zozo. Popi paye. Flop : , là je suis dégouté, j'avais top paire... Ca m'apprendra à fold. Je ne sais pas bien comment, mais ça part à tapis, les cartes : Skip : , Popi . Skip remporte brillamment la première cave de sa soirée, Popi prend une double recave et un shot simple et la partie est lancé. Des problèmes de mémoire monsieur ? Bon un petit aparté quand même avant de continuer : je ne suis pas bien sûr que cette main ai eu lieu à ce moment dans la partie, ni qu'elle ai eu lieu exactement de la façon dont je la raconte... D'habitude quand je joue en live j'ai une très bonne mémoire des événements, mais allez savoir pourquoi, c'est un peu plus flou dans ce cas. Donc je brode, j'inverse etc... Ce qui est sûr c'est que c'est toujours Skip qui 3-bet et Popi qui call, et aussi que Skip à doublé en premier... On instaure un side bet avec : si quelqu'un gagne un pot avec , c'est tournée générale de jus de pomme (sauf pour le vainqueur). J'ai bien proposé que ce soit le gagnant de la main qui décide qui buvait pour donner une dynamique plus personnelle à tout ça, mais Sip à refusé net après avoir regardé son stack de jetons : beaucoup trop dangereux comme règle quand on est chipleader. En plus d'être grand, il est finaud ! Pour ce qui est des mains que je joue pendant la partie NLHE : J'ouvre 95 % des UTG (c'est ma position favorite), parfois je call les 3-bet, parfois je fold, parfois je reshove mes 100-200 bb dans 10bb... Ca me permet de prendre un tapis avec > , de split contre skip avec = (chattard !) et de perdre une cave avec quelque chose comme < < (j'avais ). Popi (UTG) open shove pendant qu'on distribue les cartes, Skip instacall. Petite pause, on attend nous de pouvoir voir nos cartes. Tof tank en nous disant qu'il a avant de call, Sylvain fold et j'ouvre . Je tank 5 bonnes minutes avant de call en disant que de toute façon je dois avoir les cotes. Board : . Tof et Popi font la gueule, je suis bien là !!! Reste seulement Skip qui n'a pas encore regardé ses cartes. Il nous annonce qu'on va les regarder ensemble. Il retourne sa première carte : , je rage muck, il vient de me casser mon effet le monsieur !La main que j'ai le plus mal joué, et je m'en veut encore : Je suis au bouton (oui oui, c'est quand même arrivé de temps en temps...), tout le monde fold jusqu'à Sylvain (non, ça c'est arrivé qu'une seule fois...), il ouvre. Je regarde mes cartes, j'ai , je suis beau ! Je call. Inutile de préciser qu'Uto et Zozo foldent... Flop : (j'ai nut air, je me sens confiant, jamais je fold any street). Sylvain mise, je call. Turn : 5d Sylvain check, je me sens toujours vraiment bien, mais faut quand même avouer que ça va être compliqué de se faire payer par moins bien.... Je check River : , pas dégueu... Sylvain fait mine de réfléchir à miser, je lui dit que s'il mise je fais tapis... Et il fait tapis après m'avoir demandé confirmation. Et là, je fais l'énorme erreur de la soirée : j'instacall pour lui claquer les nuts au milieu de la table... Quelle erreur !!! C'est le genre de spot de slowroll qui ne se présente qu'une fois l'an et je n'ai pas eu la présence d'esprit de le saisir : quand je lui dit que je le paye s'il mise, il sait que c'est vrai. Donc quand il mise il se sent monstrueux, il se sent beau, il plane au dessus de nous tous. Bon j'ai call, il a montré tout fier pour la suite, et on a quand même tous bien rigolé parce qu'on avait tous suivi l'action et qu'il a voulu faire le malin à la turn... Un shot pour Sylvain un ! On a bien sûr joué d'autres mains en NLHE, en tout cas je crois... pas tout à fait sûr. En tout cas c'est l'heure de passer aux variantes. La règle est simple, c'est du vrai dealer choice : le gagnant prend le bouton et décide de la variante que l'on joue qu'elle existe ou non. Pour donner une idée on a joué entre autre à :Omaha Omaha 5 Omaha high low Omaha 5 high low Hold'em à 1 carte (c'est nul) Hold'em à 3 cartes (en en jettant une au flop, ou pas) Poker fermé, comme papyé, en single draw NL Cartes sur la tête Kalachnikov Omaha 4 à 2 boards Courchevel Hold'em à 3 cartes où on s'échange une carte au hasard à la river Surement autre chose... Je ne détaillerais que deux mains, parce que c'était quand même bien le bordel à ce moment là dans ma tête. Et qu'en plus vu qu'il faut expliquer la variante avant à chaque fois avant la main, ça devient bien long à écrire. [*]Omaha 4 à deux boards, je suis au bouton (oui c'était mon idée...), et je call un raise avec , toute la famille est au flop. Flop : Uto check, Zozo pot, Popi repot, Tof Skip et Sylvain foldent, je repot, Zozo repot (!!!!), Popi fold, je call parce que faut pas déconner quand même, j'ai full, mais je me sens pas super bien... Zozo : . Je suis effectivement pas beau du tout mais on split quand même.... [*]Cartes sur la tête. La règle est simple, c'est du hold'em classique sauf qu'on a nos cartes sur le front et que tout le monde peut les voir... Sauf nous. Au niveau de ce qui va se passer à table, on sait déjà que Skip va faire tapis et Popi va le payer, qu'Uto va fold 100 % du temps, et que tous les autres, moi y compris, on va fold une grande partie du temps. Bon, on distribue les cartes, et là !!! Popi retourne , va falloir y aller alors... Je ne sais plus bien comment on se retrouve au flop sans que ça parte pré-flop, mais je suis avec Skip et Popi dans le coup sur un board : . Popi à nut low, je me sens pas trop mal contre lui... Skip lui a . Je tente un check raise sur les deux larrons en espérant le faire folder. Il tank, tank, tank, tank, tank tellement que je me dis qu'il va peut-être jeter sa main... Et puis non, il call, grrrrr.... Je retourne , Yes ! tout pour papa !!! Ah, en fait non, on split avec Skip les jetons de Popi. Pas bien longtemps après, je laisse les jeunes continuer à jouer, ils ont pas de gosses qui se réveille à 7h du matin eux... Et puis il est déjà 2h. En tout cas, j'ai pu repartir la tête haute, fier de moi d'avoir ch***er juste ce qu'il faut pour me payer les sushis de la soirée !
  13. 46 points
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    Well, well, well ... Pratiquement un an que j'ai raccroché les gants, et entre et la description de je dois bien dire que j'ai moi aussi l'envie de reprendre ma plume... What's up, donc ? Et bien mon année fut bien chargée, ayant depuis l'été dernier un nouveau poste dans ma boite, entraînant des responsabilités accrues, et les horaires qui vont avec... Peu de temps pour le poker donc, mais je conserve un attachement certain pour ce milieu, et continue à squatter allègrement la cuisine de la radio le mardi soir tout en côtoyant fréquemment les regs du CP, autour d'une table, d'un verre ou même d'une balle de basket. Je vous avais d'ailleurs laissé l'an passé sur ce petit clin d'oeil présageant que Deauville serait mon prochain grand rendez-vous poker: Et bien je n'ai pas été déçu, et je vais donc me permettre un petit aparté pour mieux remettre les choses dans leur contexte ... Deauville, c'est un grand festival de poker, avec la finale des FPS et l'EPT qui s'enchaînent, avec tout un tas de sides supplémentaires. Tous les ans, c'est LE rassemblement du poker français, mais cette année était particulière puisque je m'y rendais pour la première fois Enfin pu mettre une tête sur tous les regulars de PS.fr que je ne connaissais pas encore, et je dois dire qu'on a vraiment passé de bons moments, tout le monde (ou presque, ) s'entendant très bien malgré les tensions inévitables rencontrées aux tables par le passé. Arrivé en voiture avec G2T6R, nous retrouvons ainsi la veille du day1(b) une joyeuse bande de SNE en train de diner au Drakar, qui deviendra rapidement notre repère : Bilou, Plato, Popi, Tof, Quintinio, Niko44, Nodix ... que du beau monde. Ca parle inéxorablement de poker, mais pas que. L'ambiance est très bonne, et on a rapidement l'impression de se connaître depuis plusieurs années, ce qui n'est au final ... pas tout à fait faux. Nous sortons du resto vers 1h, et le tournoi commençant à midi le lendemain, nous avons plein de temps pour discuter avec tous ces ballas ... autour d'une table au Seven ... Et oui, nous ne couperons pas à cette boite de renomée mondiale, que nous saignerons chaque soir avec entrain, à coup de tournées de vodka malgré la cruelle absence d'autres clubbers. Bon, je suis mauvaise langue. Sur le coup de 3h débarquent quelques TV stars PS et bien entendu Poloker et ses acolytes, dont la dernière soirée sans commander de bouteille de Dompé ou de Greygoose doit remonter à l'année 2010. La soirée bat donc son plein, et c'est sans réelle surprise que je me retrouverais à faire la fermeture, comme un con, alors que j'ai un tournoi à jouer 6h plus tard. Réveil pépouze à l'hôtel du Golf 10 minutes avant le début du tournoi, transport express jusqu'à une boulangerie du coin pour éponger un peu tout ça, et on retrouve une demi heure plus tard (bah oui, ils nous ont foutu dans un hôtel à 5kms du casino, standard ) Virus Zubz, Shishi, NTZ, Zozo et surtout Horn33t devant le casino. Pourquoi surtout Horn33t ? Vous allez comprendre très vite. Quelques semaines avant ce FPS, petite session MTT chez Bilou avec Horn33t, Utopik, Zozo et Virus, au cours de laquelle nous mettons en place un side bet sympathique : le premier qui bust du sunday special devra jouer le FPS dans le déguisement choisi par les autres participants. Sautant sur l'occasion, Horn33t shove quelques minutes plus tard avec 4ème pair contre nut flush, impatient de connaître son déguisement... Après avoir pensé dans un premier temps à un déguisement de Fish + une pancarte "ça m'apprendra à slowroll" (sa spécialité), nous tomberons finalement sur un déguisement lui allant à la perfection, celui de DONKEY. Nutsé. Il me fallait donc impérativement lui remettre le déguisement avant le début du tournoi, et le temps qu'il l'enfile, nous négocions non sans mal son entrée dans le casino (C'est Deauville qu'han même) avant de prendre nos bracelets*. Ship it ! *d'entrée Bon nous finirons par rentrer en jeu avec une petite heure de late reg, et toujours 2g dans chaque bras. Difficile dans ces conditions de monter du jeton ? Tu parles ... jamais aussi bien grind un donkament Probablement relancé plus d'une main sur trois, pour passer rapidement de 30 à 55k et me placer parmis les chipleaders au premier break. Malheureusement l'alcool finit par redescendre un peu, et la gueule de bois est sévère. Je me souviens pas bien des coups, mais je finis par faire un call litigieux sur le shove de Patrick Braga - Spoiler : le vainqueur de l'épreuve - avec alors qu'il cold 4bet shove 23bb suite à mon 3bet à 6bb façe au spot de la table (contre qui je 3bettais mergé 1 main sur deux) Il avait et, oh, surprise, je perds le flip, me retrouvant à mon tour dans une situation délicate et perdant, toujours contre le même joueur, mes jetons sur un random combo draw vs trips qui ne passe pas. Toute ma vie toussa, il est temps de retourner à l'O2, bar du casino et rendez vous incontournable tant que le seven n'est pas ouvert. NTZ à bust rapidement aussi, Olivier (qui nous a rejoint au passage) est à l'average, Horn33t, qui fait les gros titres de la presse spécialisée avec son costume, est plutôt bien, et Popini est énorme. Bon CSB, mais il est temps de retourner se la coller. Rapide diner au Drakar, rencontre mouvementée entre Junkyboy et Bilou au Seven, et je ne tarderais pas à rendre les armes, sur le coup de 3h, me préservant pour le lendemain. Le lendemain, donc, réveil tardif, remise en forme avec un rapide passage sur la plage, puis retour au casino vers 15h pour faire l'ouverture des tables de cash game avec Zozo. Que de la 5/10 qui tourne, on décide ainsi de swap 50% avec ce dernier pour réduire la variance. Bon, il perd sa cave en 10 minutes de tilt, et je me retrouve dans une situation délicate. Heureusement Papa est là et réussit à remonter la pente, avec un petit bonus pour la soirée. Cette dernière arrive d'ailleurs très vite puisque le day2 du FPS s'achève et que tandis que Horn33et et Olivier ont bust, le chipleader n'est autre que Niko44, ce balla, qui a au passage chopé le numéro de Vanessa Rousseau parce qu'elle voulait une part de son action, et plus si affinités. eZ. Bon, le day3 est demain matin (enfin midi) et il y'a un beau billet à la clé, mais on ne va pas s'asseoir sur une si belle occasion de célébrer tout de même. Petit tour au Royal où Bendo a organisé un bel apéro pour les SNE & consorts au frais de la princesse ; belle tablée au Drakar puisque nous sommes ce soir une petite vingtaine, et débarquage massif en boite, une autre que le Seven, mais dont j'ai oublié le nom Les bouteilles sont de sorties, Niko est ivre saoul et tente d'apeller Vanessa pour lui demander de nous rejoindre, mais ce balla n'a plus de crédit sur son portable. LoL. Bon, il est 3h, l'heure où débarque tout le monde au Seven, ne manquons pas au rendez vous. Finement joué, il y'a pour une fois pas mal de monde, et nous y retrouvons Farfalla, LTH Corp, MerciFish et d'autres encore probablement mais je suis moi aussi dans un état d'ébriété avancé. Refusant finalement de quitter la salle lors de la fermeture, la sortie n'en sera que plus violente, mais de retour à l'hotel, et après avoir couché Niko dans un état proche du coma alors qu'il joue le tournoi de sa vie quelques heures plus tard, nous partons en after avec Bilou, son pote Pierrick, Plato, Quintinio et Popini dans la chambre de Bilou. Un minibar et une télécommande dans le jardin plus tard, on a faim. Popi essaye bien de commander une entrecôte, saignante, au room service, mais ces enfoirés lui raccrochent à la gueule en lui faisant remarquer qu'il n'est pas dans son état normal. Well, il est 8h, le petit déj est servi, let's go ! Et LA ... ce qui devait arriver arriva. Le roi du trashtalk et du trashplay, le grand, l'unique n0testin, est le seul client attablé, en compagnie de sa nana. La rencontre est pleine d'émotions, notamment pour Quintinio, autre grande figure du trashtalk .fr, qui ne se privera pas de lui rappeler tout au long du petit déjeuner que ça reste lui le patron en trashtalk live. L'ambiance est tendue, le maître d'hôtel excédé, et tandis que Plato mange littéralement l'intégralité du saumon du buffet, il nous refuse à plusieurs dizaines de reprises le whisky demandé, ce qui n'est, vous en conviendrez, pas digne d'un hôtel à plusieurs centaines d'euros. Nous finirons par quitter les lieux à son grand soulagement, non sans avoir croisé un Dominik Nitsche enchanté de trouver tant d'animation avant son footing matinal, mais se coucher ne semble toujours pas être une option. Nous décidons ainsi de repartir au casino, et attendons plusieurs dizaines de minutes la navette censée venir nous chercher, avant de nous rendre compte que cette dernière ne passait pas avant 10h. Embettés mais pas découragés pour autant, nous embarquerons rapidement sur une voiturette de golf. Les clés ne sont pas disponibles, mais qu'à cela ne tienne, la route est en descente jusqu'au casino après tout. C'est dans un buisson que le maître d'hôtel viendra rechercher l'engin, fort heureusement en parfait état puisqu'il remontera sans problème jusqu'à son emplacement initial. C'est lorsque Popi à décidé de remonter en scelle que j'ai compris qu'il était peut être temps d'aller se coucher. Mieux vaut tard que jamais .. Bon la soirée était assez epic mais le réveil n'en a été que plus difficile. Je trouverais tout de même la force d'aller déjeuner vers 14h avant d'aller rail un peu Niko, qui somnole à sa table à l'approche de la TF. Il finira par bust 14ème me semble t-il, sur un beau spew, on peut désormais le dire je pense : Niko, c'était terriblement spewy Pour cette dernière soirée, PS organise une petite sauterie ou tout le monde devrait se retrouver, à la veille de la TF du FPS et à l'aube de l'EPT itself. On y fait donc un tour, mais ça sera rapidement un fold, entre ceux qui ne se sont pas remis de la veille et celui qui n'en revient toujours pas d'avoir bust si près du graal. Désormais traditionnel diner au Drakar, puis petit tour au Seven pour la forme, mais nous finirons bien tôt après un dernier verre bien appuyé et la promesse que l'on se reverra tous bientôt. Retour sur Paris le lendemain après un petit détour par la charmante Honfleur, et il est temps de revenir à des réalités bien moins sexy ... Bref, tout ça pour dire (oui, je sais, c'était un long aparté) que nous avions envie de remettre ça. Et quoi de mieux pour cela que ... Las Vegas ? ET OUAIS on y est, il est là le UP, bien caché sous une danette à la vanille : Las Vegas, episode II, bitches ! BOOM. Longue préparation donc, au moins un mois à l'avance, pour décider des circonstances de cette nouvelle réunion. Pensant être entre 6 et 8, on a longuement hésité à louer une villa, notamment celle ci : https://www.airbnb.com/rooms/810977 Mais bon, loin du strip toussa, pour un court séjour finalement, c'est peut être mieux de rester dans un hôtel. Du coup Zozo à eu une idée bien sympa, de prendre une suite bien balla + des rooms standard, et de partager les frais. C'est donc tout naturellement que nous nous sommes tournés vers cette merveille au Mirage : 110m2, deux chambres, 3 lits, un énorme living room, c'était parfait. Mais bon comme on est des branleurs, on s'y est pris trop tard (elles sont toutes book 3 mois à l'avance), et il faudra attendre l'année prochaine pour ce kiff. Nous nous retrouverons au final dans des suites bella (à une lettre près on était bon) au Venetian, avec notamment Zozo, BVRPS et Horn33t. C'est un cran en dessous mais ça reste bien sympa, et put**n que j'ai hâte de retrouver cette ville de degens. Bon au passage vu que j'allais à Vegas j'ai joué quelques sats, et obv j'ai ship, à la fois l'event #60 (un 1500$) et le main event, les deux sur Barrière. On prend les même et on recommence, donc ! Sauf que cette fois c'est tout bonus, pas de pression, on va juste essayer d'apprendre un peu de nos erreurs, et attendre un peu dans le main avant de jouer trop aggro Du coup mon planning est assez MTT oriented, dans l'idée ça donne ça : Programme des festivités Arrivée le 28 juin -> repos / unjetlaggage 29 juin à 12h au Venetian : DSE 600$ day 1A pour bien se mettre dans le bain 30 juin au Bellagio: grosse session CG 5-10 / 10-20 tant qu'on a quelques $ en poche 1er juillet à 12h au Venetian : DSE 600$ day 2 ou sats pour WSOP #57 2 juillet à 12h au Rio : WSOP event #57 - 5000$ NLHE si qualifié, ou 235$ donkament à 15h (jusque 2000 joueurs + et 100k + à la gagne) 3 juillet à 15h au Rio : 235$ donkament 4 juillet à 14h au Marquee : Pool party day 5 juillet à 12h au Rio : WSOP event #60 - 1500$ 3days event 6 juillet à 12h au Rio : day 2 event #60 ou SPA 7 juillet à 12h au Rio : WSOP event #62 - 10k$ main event 8 juillet : retour Paris (Jinx Jinx Jinx) Tout ça entrecoupé avec parcimonie de CG (on va essayer de shot assez haut) et de clubbing, on devrait se mettre assez bien ONE TIME !
  14. 45 points
    Let's play a game... Pour mon sixième séjour à Las Vegas depuis mon arrivée à Vancouver il y a 4 ans, les dates sont déjà posées : ce sera du 10 au 18 novembre 2013. Et j'ai décidé de me lancer un petit défi, afin de savoir quelle forme il prendra, en établissant 4 différents scénarios (Super-Balla, Balla, Standard, Rom), que je vais m'empresser de vous détailler : Scenario 1 (le god mode) : Super Balla Rien n'est trop beau ni trop cher. Il faut dire qu'avec plus de $20.000 pour 8 jours, il y a de quoi se faire plaisir ! Tout commencera donc par un vol direct Vancouver-Las Vegas en Business avec Air Canada pour la modique somme de $1867. Une fois arrive a McCarran, il sera temps de prendre le shuttle pour se rendre au Car Rental Hub, et y prendre possession pour les 8 prochains jours d'une Ford Mustang cabriolet (ou equivalent) contre une somme relativement modique, tout compte fait, de $550. On sort du hub en mode keke, les cheveux au vent, on tourne deux fois a droite et nous voila sur Las Vegas Boulevard, plus connu sous le nom de Strip. On passe devant le panneau sud "Welcome to Fabulous Vegas", sous lequel les roms touristes font la queue pour se prendre en photo. Puis on arrive au Mandalay Bay qui marque le debut du Strip. On le remonte vers le nord en passant successivement devant la pyramide du Luxor, le chateau medieval de l'Excalibur, la facade blanche immaculee du Tropicana, La tete de lion geante du MGM Grand, Les gratte-ciels et le Rollercoaster du New York New York, le Monte Carlo, avant d'enfin arriver a destination : Le City Center Complex et le Vdara Check-in rapide, et pas besoin de tenter le $20 trick des roms puisqu'on a reserve une Panoramic Suite, rien que ca. Et ouais mon gars ! Une vue a 270 degres sur le Strip et le desert, 80 metres carres de luxe avec cuisine amenagee, King Bed, Living room avec canape convertible (on sait jamais, si un Rom du CP a besoin d'etre heberge), des ecrans LCD 2000 pouces 3d dolby EX qui dechire sa mere, buanderie lave/seche linge, frigo americain, etc... Y'a pas a dire, pour $3512 les 8 nuits, on est bien, la ! Au niveau des frais annexes, un budget bouffe de $1200, histoire de s'offrir deux bons restos par jour, $1500 pour les loisirs (ballades en helico, spectacles, spa...) et $1500 de shopping aux Outlets. Et enfin, car on y va aussi pour ca quand meme, un budget poker de $10.000, une dizaine de caves de 5/10, qui devraient etre bien suffisantes. Pour ce scenario 1, on arrive donc a un total bien mega-balla de $20.129 ! Scenario 2 : BALLA Bon, on oublie la business, de toutes facons pour 2h30 de vol on ne va pas se plaindre. Mais on garde un vol direct quand meme, histoire de pas paumer 2h a Seattle, Salt Lake ou Los Angeles. Niveau caisse, on va se contenter d'une premium car a $360 les 8 jours. De toutes facons il fait tellement chaud dans le desert, meme en novembre, qu'on est bien mieux avec un toit sur la tete et la clim sur le poitrail. On remonte cette fois tout le Strip, jusqu'au Encore, ou pour $2400 on s'installe dans une Resort Suite au dela du 40eme etage, avec vue sur le Strip. Cote extras, $600 pour s'offrir un vrai bon resto par jour, $1000 pour les loisirs et autant pour le shopping. Et enfin pour le poker on se contentera de $5000, pour jouer a la 2/5 ainsi que quelques tournois. Total de ce scenario tout de meme bien kiffant : $10.895 Scenario 3 : Le sejour standard Avec ce troisieme scenario, le plus probable, aucune surprise, qu'elle soit bonne ou mauvaise. On est dans l'average partout : Un vol sur Westjet avec une escale ($385), une chambre standard en centre Strip (Bally ou Flamingo - $530), une voiture full size chez Fox ($322), $40 par jour pour bouffer, deux spectacles pour se detendre ($300), $500 de shopping, et $2000 pour le poker. Total : $4337 Scenario 4 : Le Rom La, un seul objectif : tenir 8 jours, en s'arrangeant pour ne pas se broke au risque de ne plus rien avoir a faire de ses journees restantes. On prend donc un package sur Expedia pour un vol avec 2 escales ainsi que 8 nuits dans le Courtyard du Palace Station ($402), pas de loisirs ni de shopping, le but etant avec nos $1000 de budget poker de jouer la super serrure pour tenir le plus longtemps possible et bouffer grace a ses comps. Avec quand meme un petit budget McDo pour changer un peu de temps en temps ($80). Total pour ce vis ma vie de pauvre a Vegas : $1582 Alors, me direz-vous, quel est donc ce challenge ? Et bien je vais grinder les 26 prochaines semaines, a raison de 2 jours par semaine, les casinos de Vancouver. Au programme, du cash game 1/2 et 2/5, un tournoi a $60 et une fois par mois celui a $200. Je me donne 3 caves du scenario 4 au total, soit $4.500, soit a peu pres le budget pour le scenario 3, le sejour "Standard". Je vais en jouer les deux tiers, donc ma BR sera de $3.000. Si je go broke, et bien j'investirai mes $1500 restant dans le scenario 4 en novembre prochain. Par contre si je reussis, comme je l'espere, a gratter un peu, et bien je vais pouvoir au fur et a mesure me rajouter un peu de confort, avec bien evidemment les paliers des scenarios 1, 2 et 3, mais bien sur des concessions et ajustements si je finis par me retrouver entre deux paliers. Par exemple si je finis a $7000, et bien ce sera un mix des scenarios 2 et 3... Ah et tiens, puisque je ne risque pas grand chose, je m'engage sur l'honneur, si j'arrivais a faire peter les $20.000, a faire quelques efforts (oublier la business et rogner un peu sur le shopping) pour inviter a mes frais un membre du CP a partager le sejour avec moi (avion + hotel). C'est beau de rever hein ? Allez, je commence demain par un petit tournoi daily a $60 suivi d'une session de CG 1/2 au Edgewater Casino. Je ne vous garantis pas un update tres regulier, mais tenterai quand meme de faire des efforts !
  15. 37 points
    A la base je voulais que mon nouveau billet parle de http://www.carrypoker.com, mon nouveau site de coaching. Mais ça fait déjà trois mois que je le repousse, alors autant rester dans l’actu et parler de la Maison du Bluff ! (mais allez quand même sur mon site, mes cours y sont ‘achement mieux que ceux que je donne dans la maison ). Si jamais vous vous posez des questions sur l'émission ou sur mon ressenti, lâchez-vous en commentaires, je serai ravi de vous répondre. Ah ils sont beaux ... ! De retour depuis une semaine du sud du Portugal, où j’ai eu pour la deuxième année consécutive l’opportunité de coacher les candidats de la Maison du Bluff. Je me dis qu’un petit post pour résumer ma semaine et mon ressenti sur l’édition de cette année ne serait pas de trop. Pour ceux que ça intéresseraient et qui seraient passé à côté, j’avais un peu parlé des coulisses de l’émission de l’an dernier ici : et là : . Cette année je ne prévois rien de si rigolol en guise de bilan (oooooh L), je voudrais juste essayer de répondre à quelques questions que vous pourriez vous poser et vous faire partager mon ressenti sur cette émission. Saison 2, Saison 3, le jeu des différences Ya pô à dire c’est pas un jeu facile … Ces deux éditions de LMDB, si elles peuvent sembler très similaires, ont en fait quand on s’y penche un sacré paquet de différences. Tout d’abord la #2 s’est déroulée dans le sud de l’Espagne pays méditerranéen en crise, tandis que la #3 a pris place dans le sud du Portugal, pays méditerranéen en crise. Mauvais exemple. Et ceux qui y voient un opportunisme financier de la part de PokerStars.fr ont … probablement raison . Non mauvais esprit mis à part, la première différence est que cette année l’aventure ne durera que 5 semaines, contre une dizaine l’an dernier. La cause principale de cette diminution, la lassitude du staff. Plus personne n’en pouvait l’an dernier après 2 mois et demi de tournage parfois dans la boue, et même si m’a-t-on dit quelques membres du staff était en pleurs au moment de se séparer (bien légitime après 10 semaines de cohabitation extrêmement proche), cela avait été dans l’ensemble beaucoup trop long pour la plupart. Si en tout cas il y avait une raison économique précise (rentabilité qui aurait semblé nettement diminuer après les 5 premières semaines ou que sais-je), je n’ai pas été mis dans le secret d’Alexis des Dieux. La deuxième différence fondamentale et majeure s’est vue du côté de l’organisation. Et tout m’a semblé bien mieux géré cette année, de mon point de vue en tout cas. Plusieurs éléments peuvent l’expliquer : Une aventure plus courte Un climat plus favorable : au bout de trois semaines de tournage l’an dernier le Gange avait des airs de source vichyssoise par rapport aux abords de la maison. La faute à des pluies diluviennes qui ont manqué le rendez-vous de cette année Une équipe plus expérimentée, en particulier par rapport au webcast. Ce fameux webcast qui avait plus ou moins été si je me souviens bien un petit caprice d’Alexandre Balkany l’an dernier est ce qui a finalement fait le succès de la précédente édition, et le côté unique et novateur de cette émission. Cette année tout était rôdé, Balkany n’a guère eu l’occasion de venir houspiller en direct les équipes techniques, et tout s’est finalement pas trop mal déroulé. En clair, tout partait pour moi sous les meilleurs auspices. La dernière différence c’est que l’an dernier je suis parti un mois et qu’aucun programme de cours n’avait été réalisé (forcément, pour une première du webcast tout était un peu flottant). Cette année tout était carré, le programme et les horaires (pour les cours du moins) ont toujours été respectés à la lettre et de ce point de vue-là c’était de nouveau nettement mieux pour moi, d’autant que je ne suis venu que pour une semaine. En bref au contraire d'un certain Y. Aubé l'an dernier, tous mes espoirs de me taper une candidate dans le jacuzzi ont été réduits à néant. Le meilleur des mondes ? A me lire, et à vous rappeler que je disais déjà l’an dernier que je m’étais bien amusé, vous devez vous dire que tout a été parfait. Pourtant non, là où le bât a blessé c’est peut-être au niveau le plus délicat pour un coach, puisque c’est au niveau des candidats. En aucun cas je ne les ai trouvés désagréables, ou méchants, mais je ne saurais pas dire pourquoi je n’ai pas vraiment accroché. L’an dernier ils avaient tous leur personnalité, et tous étaient quelque part attachants. Oui les candidats avaient plus de charisme l'an dernier. Certains avaient un peu le melon et surestimaient leur niveau, mais tous avaient une présence et un quelque chose de particulier. Qu’il s’agisse de Cathy avec ses looks improbables et ses stratégies dignes de Cruella Denfer, Caro avec ses boobs ou Greg & Rudy avec leur connerie pleine de bonne humeur permanente, on s’y attachait. Surtout aux boobs, ok. Et même les moins attachants restaient souvent passionnés de poker, en somme une audience pour laquelle il était facile de se prendre d’affection. Cette année ils sont gentils, mais la plupart sont effacés, et surtout beaucoup semblent ne pas vraiment s’intéresser au jeu ni désirer aller chercher le contrat. Ils semblent faire de la figuration et attendre que ça se passe et c’est difficile de s’intéresser aux candidats dans ces conditions-là. Du point de vue du contenu des cours c’était également plus difficile cette année. A nouveau pour plein de raisons : C’est tout d’abord délicat de reprendre le work in progress d’un autre (en l’occurrence PonceP - hint, hint, lui aussi coach sur CarryPoker !) Ensuite on s’était dit que ce serait la semaine cash game quand je serais là. Sur le coup j’ai trouvé que c’était une très bonne idée et on a décidé d’axer les cours là-dessus. Seulement rétrospectivement beaucoup de candidats partaient en fait de beaucoup trop loin pour ça, et j’aurais dû rester bien plus basique. Délicat toutefois de leur parler de concepts mathématiques basiques tout en restant télégénique. J'ai déjà du mal de base affirmeront les esprits chagrins. Comme je l’ai dit, trop de candidats étaient trop faibles. L’an dernier seule Caro ne savait vraiment pas jouer au poker en rentrant dans la maison, et elle n’apprenait pas si lentement. Cette année ils étaient au moins 4 à n’avoir strictement aucune idée de quoi faire à chaque main, et c’est un fardeau beaucoup plus lourd quand il faut faire un cours collectif. Je pense donc que mes cours ont peut-être été moins bons cette année. Enfin j’en ai fait un que j’ai trouvé particulièrement sympa mais qui n’a pas l’air d’être dispo en VOD sur PSLive, pas de bol En revanche, et vous vous en foutez sûrement, mais j’étais venu au Portugal sans ma nana cette année, et il s’avère que j’ai du coup beaucoup, beaucoup plus fait la fête lors de cette édition, et ai sûrement fait la connaissance en une semaine de plus de monde du staff que l’an dernier en un mois. A cet égard là ça a été pour moi un réel plaisir. Et si c’était à refaire ? Aurais-je encore envie, après deux éditions de LMDB, d’en enquiller une troisième alors que j’ai de mon propre aveu été moins bon lors de la deuxième ? Put**n oui. J’ai pris un pied monumental et je fourmille d’idées pour rendre les cours plus productifs. J’aurais tendance à penser qu’il faut dès le début faire deux groupes de niveau, et que les plus faibles aient un prof attitré tout au long de l’aventure (cette année, c’aurait pu être Yu et/ou Marion), tandis que les plus forts bénéficient de « séminaires » d’intervenants extérieurs. C’est forcément très difficile et contre-productif pour quelqu’un qui débute au poker d’avoir plusieurs profs qui vont formuler les choses différemment et FORCEMENT (même si on essaie d’être sérieux il faut être réaliste … ) ne pas avoir vu 100% des cours dispensés au préalable. Toutefois je trouve que la formule trouvée cette année, Marion en fil rouge, un intervenant « spécialiste » par semaine, est vraiment excellente tant d’un point de vue TV que d’un point de vue pédagogique et pourra donner de bien meilleurs résultats encore l’an prochain. En bref ... J’espère de tout cœur que l’émission se refera. Bien sûr ce n’est pas un programme culturel, bien sûr on n’y voit pas de beau poker et je vais même vous dire, bien sûr les candidats sont nuls et Alexis L. tyrannique. Mais à l’heure où le poker français en chie avec des scandales à répétition et le fisc qui nous tape sur la tête avec le marteau de la pouffe de Nicky Larson, j’ai l’impression que c’est un des projets qui génère le plus de sang neuf dans une économie en berne. Et puis je veux y retourner, put**n.
  16. 37 points
    J'ai dans les tiroirs un article que j'avais écris pour (feu) so poker n°3, je me dit que tant qu'à faire, autant le poster sur le cp : Une introduction aux solvers A haut niveau, le poker façon grand mère est révolu depuis un petit moment. Les recettes de cuisine que l'on pouvait utiliser en s'inspirant des mooves de Durrrr dans High Stakes Poker sont un peu passées de mode... Les joueurs progressent d'années en année et une approche plus équilibrée ("GTO") est désormais la norme. Une révolution récente qui a permis à cette approche de faire des pas de géants est l’apparition de solveurs. Il s'agit de logiciels permettant de calculer des équilibres entre adversaires : on rentre un certain nombre de paramètres initiaux (éventails de main, taille des tapis, taille du pot, mises utilisables, etc...), le logiciel mouline et nous propose une stratégie à adopter qui est sensée être « inexploitable ». Ces logiciels se heurtent à plusieurs limites. En effet, il ne sont utilisables qu'en situations de heads up et les résultats obtenus sont en général très complexes à mettre en œuvre et donc difficilement exploitables. Ils permettent aussi de dire tout un tas d’âneries si l'on ne fait pas bien attention à ce que l'on fait. Prenons un exemple pour éclaircir tout ça (si tout se passe bien ) La situation J'ai pris comme point de départ une vidéo de Ben Sulsky (Sauce123) sur RunitOnce où il analyse une situation UTG+1 vs Btn sur un flop à l'aide de Piosolver (un des solveur existant sur le marché). Pour résumer la vidéo, l'idée est d'étudier les profils de continuation-bet de nos adversaires et de s'y adapter correctement. Bon, il ne s'agit ici évidement pas de faire un résumé de la vidéo, mais de voir assez rapidement comment « marche » un solveur, je ne parlerais que de la situation au flop. Les ranges C'est le premier paramètre que nous allons devoir rentrer dans le solveur. Je ne me contenterai que de reprendre les ranges proposées par Ben Sulsky (ci-dessous). C'est en général un bordel noir de les définir correctement dans une bonne partie des situations. Simplement parce qu'en fonction des joueurs, celles-ci peuvent évoluer une tonne (et que ça va avoir ensuite un effet monstrueux sur les stratégies proposées). range de relance utg range de call au bouton Pour lire ses ranges, le chiffre en dessous des mains correspond à la proportion de ces mains présentent dans les ranges respectives. C'est assez simple pour UTG qui va simplement relancer ou coucher, donc en règle général des 0 et des 1, mais ça devient plus dur à définir quand les joueurs ont aussi l'occasion de 3-bet. Par exemple Bouton paye 50% des ses suité parce que sa range est certainement construite avec une partie de relance et une partie de call (c'est standard de split ses ranges dans beaucoup de situation pré flop). Les ranges proposée par Ben Sulsky sont notablement plus large que ce que l'on rencontre habituellement. Pour donner une idée, UTG relance un peu plus de 20% de ses mains. Aux tables en moyenne limite, les ranges d'open varient globalement entre 13 et 20%. Bref, c'est large, mais pas fou non plus. Idem pour la range de call au bouton, qui pour le coup va encore plus varier en fonction des joueurs... Les paramètres Il faut aussi rentrer les paramètres de mises : quels montants par street, possibilité de raise, de donk etc... Compte tenu de la taille des arbres de calculs, on est assez vite limité en nombre de sizings, en plus d'avoir un résultats qui sera tout à fait inexploitable. paramètres entrés pour la simulation Pour le coup, les paramètres rentrés sont au plus simple : une seule taille de mise par street. Ca permet tout de même en général de donner une bonne idée de ce qu'il faut faire. Une approche classique est de lancer une simulation avec plusieurs sizing (disons 3, par ex 1/3 - 2/3 - 150% pot au flop) pour ensuite sélectionner le majoritaire selon Pio (s'il y en a) et relancer une simulation plus simple ensuite. Le calcul Sur notre ordre, Piosolver mouline. Une fois la précision demandée obtenue (c'est paramétrable aussi), il nous explique ce que l'on doit faire au flop. Commençons par la fréquence de mise d'UTG+1 : stratégie proposée pour UTG+1, en vert les checks, en rouge les mises Verdict : il faut check quasiment tout le temps ! Pour être précis, les fréquences proposées sont miser 6,5 % / check 93,5 %. Cela va pas mal à l'encontre des habitudes que l'on peut voir aux tables... Cette stratégie est assez simple finalement, voyons ce qui est proposé ensuite pour le Bouton : stratégie proposée pour le Bouton, en vert les checks, en rouge les mises Verdict : Cette fois ci, la stratégie proposée est plus compliquée : 50% check / 50% bet, et pas mal de mains peuvent à la fois miser ou checker, pratique... Nous pouvons avoir des informations sur la manière dont Piosolver partage les mains en fonction des couleurs des cartes, il suffit de lui demander. Prenons deux exemple : 88 et T9s : proportion de check / bet en fonction des couleurs des cartes pour 88 et T9s Dans le cas de T9s, un thème se dégage : nous allons miser les mains avec des tirages flush backdoors. Dans le cas de 88, le thème c'est qu'on en mise une partie, pas particulièrement de logique qui ressort en fonction des couleurs de nos cartes. Pour pouvoir appliquer les stratégies proposées par les solveurs « dans la vraie vie » il va nous falloir simplifier les résultats. Par exemple dans le cas du bouton à qui UTG+1 à check : Les pocket pairs : check 66-TT, miser les nuts (brelans et overpaires 44-55-JJ-QQ) Les As suités : miser les plus petits as sans paires (A2s, A3s, A6s et A7s) + AJs, checker les autres As (ils ont plus de showdown value, donc moins intéret de faire fold des mains en face) Miser KTs, T9s, T8s, 98s avec les backdoor flush draws Au niveau des paires de valets : check les plus mauvais valets (JTs, J9s) et miser tous les autres Deux mains méritent certainement d'être partagées entre miser et checker pour se couvrir si une overcard arrive au turn ou à la river : AQ et KQ (Pio nous propose à peu près du 50/50 entre les deux options) Pour partager leurs mains, certains joueurs utilisent des « randomize », c'est un logiciel qui affiche un nombre entre 0 et 100 lorsqu'on le lui demande. Bref à chaque situation que l'on étudie, il faut en tirer des résultats qui soient applicables ET mémorisables, pas évident . Dans cet exemple, une seule taille de mise a été envisagée d'ailleurs. Pour information si laisse l’opportunité au bouton de miser 33%, 66% ou 150 % du pot, le solveur n'utilise quasiment que la mise de 66% du pot donc on est pas mal au niveau de nos résultats. Ce n'est pas toujours le cas, et ça augmente évidement la complexité des situations. On change un truc pour voir ? Un des commentaires sur cette vidéo est assez intéressant : en gros il dit que beaucoup de joueurs réguliers ont tendance à ne pas payer les pocket paires trop petites pré-flop, idem pour les connecteurs assortis. Cela risque d'avoir un effet extrêmement fort sur les stratégies vu que si l'on enlève 44-55-66-54s-56s de la range du Bouton, on lui enlève une énorme partie de ses nuts (brelans, double paire). Dans ce cas la stratégie proposée par Piosolver au flop change drastiquement (LOL) : Euh, le plan c'était pas de check 100% plutôt ?? Cette fois ci, le solveur nous propose de miser 90% du temps ! Autant dire tout le temps... Alors que précédemment la situation était tout à fait inversée. Le résultat est logique, la présence / absence de nuts dans les ranges des joueurs est extrêmement important au niveau du déroulement de la main. D'ailleurs certains joueurs de relance pas non plus les plus petites pocket pairs et connecteurs pré flop UTG+1 ... Conclusion : L'idée de cet article était de donner une idée de ce qu'était l'utilisation des solveurs, et aussi de montrer leurs limites (en particulier au niveau de la définition des ranges des joueurs). Les résultats obtenus sont toujours très complexes à mettre en œuvre, et arriver à tirer des enseignements généraux demande à chaque fois pas mal de travail supplémentaire. Un petit conseil pour finir quand même : si vous jouez une main contre Jean-Michel Random qui joue 100% de ses mains et arrive pas à lâcher une paire post flop, rangez les solveurs au placard et jouez un bon vieux poker exploitant, l'approche « GTO » n'a d'intérêt pour faire simple que contre des joueurs de très bon niveau (ou inconnus ET qui ont l'air d'à peu près tenir les cartes).
  17. 34 points
    Comme j'ai pris l'habitude de le faire sur mon blog depuis quelques années, voici un petit compte-rendu de mon été US. Le cru 2016 fut assez savoureux, l'été fut beau, riche en souvenirs et financièrement positif, c'est un cpiste comblé qui prend ce soir la plume. 1 outer pour commencer Cette année, notre programme est de trois semaines, comme d'habitude en famille (Mme Christensen et nos trois enfants). Nous avons prévu une répartition équitable d'une semaine à Los Angeles (plage et shopping), une semaine à San Diego (orientée enfants: Legoland, Seaworld, Zoo), et une semaine à Vegas (dans un resort familial sur le Strip, le Desert Rose, très beaux apparts avec piscine). Pour la première semaine, nous avions prévu de passer quelques jours chez un cousin, du côté de ma belle famille, que nous n'avons jamais rencontrés mais qui nous avait invité sur le net. Et là, quand je lui demande: "and what is your job ?" "well, since 2001 I work in the Commerce casino". Enorme coup de chance ! Non seulement on n'a pas tous les jours l'occasion de parler à un croupier du Commerce, qui est un de mes casinos préférés (voir article sur ce blog il y a quatre ou cinq ans) mais de plus, celà me donne une bonne excuse pour aller y faire un tour. Il me lâche quelques anecdotes sympas, notamment sur Mathew Perry (Chandler dans Friends) qui perdait la semaine précédente des sommes à six chiffres au baccara. Et je passe une soirée là-bas. Toujours un régal de voir cette immense salle de poker, la plus grande du monde, apparaître devant nous. On est samedi soir, le parking est rempli, il y a quoi, 10 000 voitures ? La majorité de la clientèle est asiatique, peut-être à 80%. Je fais deux heures de NLHE 1-2, seul non-asiat à ma table, ça mange des soupes, des pho, ça bet postflop toujours à 41$ ("cause it is my luck number") ... j'adore. J'étais en liste d'attente sur une PLO 2-4 mais je décide de rester sur ma NLHE. ça joue en jetons de 1$, et comme je suis monté à 450$, j'ai des énormes pilasses devant moi, qu'importe la valeur j'ai l'impression d'être Escalidur. Google Images Bicycle, WPT Legends Deux jours après, Andrew (je change son prénom pour ce que je raconte ensuite) me propose d'aller jouer pour son jour de repos. Il ne peut bien sûr pas jouer dans son propre casino, mais ce n'est pas grave, il y a 8 casinos qui proposent du poker sur Los Angeles. Il ne souhaite pas que j'en parle à la famille, mais il me confie être un gros gambler addict. Il joue en 40-80 Limit Holdem, généralement cavé à 1000 ou 2000$. Il enchaîne régulièrement les soirées à +/- 10k $. Ce soir, il me dit vouloir jouer un tournoi au Bicycle, il me demande si je veux le jouer. C'est sur deux jours, et le day 2 est trois jours après. je serai à San Diego aux parcs d'attraction, donc pas possible, je réponds que je vais le rail, et faire du cash came. Andrew a choppé par des amis croupiers ici les cartes d'accès au parking du personnel, on est donc garés au mieux, et on passe par le back office. Quand on entre dans la salle, WTF, les Royal Flush Girls nous souhaitent la bienvenue ! Google Images Nous sommes en effet en plein festival WPT Legends of Poker, je ne le savais pas. Pas de grosse stars en vue mais la fine fleur des joueurs californiens semble être là. Je rail une heure, Andrew joue toutes les mains sur un event à 300$ re-entry, il en fout partout, il a déjà bust et re-entry et fait des tapis in the dark postflop à 200bb de profondeur... Bon c'est la famille, respect ... mais je m'éclipse au bout d'un moment pour échapper à ce massacre... Je vais faire un peu de cash, et motivé par l'ambiance WPT, j'ai envie de me payer une belle table, une table de HORSE 5-5. Je sors even après deux heures, ce qui est assez satisfaisant car je suis une quiche sur certaines variantes, mais je m'amuse énormément. Pendant une pause, je flane un peu, et me rends compte qu'une deuxième salle de poker, bien plus grande que la première qui accueille le WPT, existe à 200m. Je ne vois que des latinos, des tatoués et des travailleurs agricoles à chemises à carreaux et chapeaux. Il y a 40 tables pleines à craquer de ... Mexican Poker. C'est assez dingo. Celà parle espagnol à toutes les tables, ça gueule, ambiance assez aggressive, le floor intervient beaucoup. Google Images C'est une sorte de stud à 5 cartes, avec , ce qui est le plus marrant, un joker. Pour les plus courageux, voici les règles: http://poker.gamblefaces.com/pokergames/studpokergames/mexicanpoker/ Vegas Après la semaine très sympa à San Diego, j'arrive, pour la huitème fois de ma vie, à Las Vegas. Je consacre les premiers jours à des parties - apéros de cash game en milieu d'après midi quand les enfants se reposent (le matin, c'est piscine, jeux aux circus circus, et home games de black jack (mon fils de 8 ans est imbattable), et en toute fin de soirée, vers une heure. Je rejoue dans toutes mes salles favorites, Aria, Flamingo, MGM, Bellagio. Au Bellagio j'ai le bonheur de croiser toute la clique des Poker after Dark, dont Gus Hansen avec moustache. J'ai vu quelques jours après que Supercaddy avait fait une news sur une partie qui tournait, avec cette photo: photo: Daniel Negreanu Quand je l'ai moi même croisé, il était un peu mieux habillé mais exactement la même tête de pornstar vintage. Je vois donc Negreanu, Jenifer Haman, Doyle Brunson (pour la troisième fois de ma vie, j'espère pas la dernière...) etc... Pas mon idole Phil Ivey par contre, mais on est déjà chanceux on ne va pas se plaindre. Win du Caesar 125$. Le mardi 26, la veille d'une grande et belle soirée en famille au Circle du Soleil (KA, au MGM, fabuleux), je m'inscris au 125$ du Caesar. J'étais parti pour jouer le 19h00 du Venetian, qui pour le même prix offre une plus belle structure, mais j'ai trop hâte de jouer et le tournoi du Caesar commence une heure avant. Le tournoi a du mal à se remplir, on commence à deux tables de six, et on va jouer 6-max pendant assez longtemps (finalement il y aura 20 joueurs en tout, on est sur un SNG à deux tables quoi). Pendant une heure, je marche vraiment sur la table, je suis clairement au dessus des autres joueurs, et j'ai la chance d'avoir un LAG à ma droite, qui ne fait que bet preflop, bet tous les flops, puis au turn check-call si du jeu ou check-fold sinon... on va destack ce copain (pour toi olivierp) très rapidement. Je suis longtemps chip leader, mais un évênement très Vegas me fait "sortir" mentalement du tournoi. Un joueur totalement handicapé (jambes et bras) vient s'installer. à ma droite. Il semble reg de la room casino, tous les croupiers le saluent. Il annonce ses mises et le croupier prend ses jetons, celà prend du temps... et le mec tank un max en plus. Le truc pénible, c'est qu'il prend quasiment deux places, m'oblige à me coller à mon voisin de gauche et... le mec trash talk ! Me traite en autres de froggy, de pussy quand je commande un jus de tomate (c'est marrant une fois, au bout de la cinquième fois...) ... Je me trouve dans une situation mentalement compliquée avec un type pour lequel je devrais avoir de la compassion mais qui me saoule méchamment . Je m'énerve, joue moins bien... Le mec se fait sortir sur coin flip par un autre joueur, tout le monde est soulagé, mais il décide de re-entry... Je vois la déception sur le visage de tous les autres joueurs, je constate que je suis pas le seul à être un enc**é et vouloir le voir dégager vite. Un flop miraculeux vient abréger cet épisode pénible, à 5 left, quand je trouve 688 (deux coeurs) avec 66 dans ma main, et KK chez super vilain (j'avais callé au bouton). Je suis heureux mais j'ai l'impression d'être George Costanza dans Seinfeld. La fin du tournoi se passe comme dans un rêve, je rejoue mon poker A+, refuse les deals à 3 left sûr de ma force, et termine avec J8 vs AQ preflop en HU. J'avais déjà gagné quelques petits tournois en live, et ai déjà gagné plus online, mais cette win à 4 chiffres (1200$) dans un tournoi d'un beau casino de Vegas, est mon meilleur souvenir depuis que j'ai commencé ce jeu en 2007. J'ai own ce put**n de Caesar Palace ! Une vraie sensation d'accomplissement. J'ai le sourire jusqu'aux oreilles en buvant mon dernier jus de tomate à une machine à sous pas loin de la poker room. Un sosie de Oprah Wimfrey jeune (ou de Miss Dominique, pour mes lecteurs friands de name dropping) , travaillant manifestement dans l'industrie locale du sexe tarifé, pense en me voyant que mon sourire était une façon d'entreprendre une négociation commerciale. S'ensuit un dialogue d'une rare poésie. "Hey, Harry Potter, you wanna spend the night with a bad Vegas girl. I mean like realy realy bad ? - No thank you, I just won a poker tournament ! - f*ck you, you think I give a shit ?" Retour en Europe et futurs objectifs A mon retour chez moi à Amsterdam, mon rush se poursuit avec une troisième place dans le Night on Stars de pokerstars.fr pour 1477€, ce qui ne fait pas de mal. http://www.clubpoker.net/tournoi-poker-en-ligne/night-on-stars/pokerstars/to-262088,fr Lors de mon précédent post de blog, je m'étais fixé comme objectif de rentrer dans le top 20 Pocketfives des joueurs d'Amsterdam, c'est chose faite car le Night on Stars de PS.fr est tracké par le site. Mes prochains objectifs sont: ship ce Night on Stars conserver un ROI positif sur ce tournoi jouer quelques tournois live prestigieux dans les prochains mois (WPT Amsterdam probablement, Sixmix que je n'ai jamais fait) Merci à ceux qui m'ont lu jusqu'au bout. Good luck à ceux qui continuent, malgré tous les messages de sinistrose (baisse du trafic, rake etc...) à kiffer ce jeu en 2016. Il ne mourra jamais, on trouvera toujours des jetons, un paquet de 52 cartes et huit adversaires pour y jouer !
  18. 33 points
    Mr Sneeze

    " I don't work! I play poker! "

    Jouer au poker, c'est la possibilité de gagner sa vie sans travailler. Un beau rêve n'est-ce pas ? Peut-être moins vrai maintenant, ne nous faisons pas d'illusions. Il y a finalement très peu de temps, l'argent circulait gaiement, l'abondance était accessible, avec son corollaire, l'espoir de l'argent facile. A quiconque prêt à affûter un tout petit peu sa stratégie, un potentiel de succès financier bien plus élevé que beaucoup d'activités professionnelles. Le tout sans vraiment travailler, donc. Regardons aujourd'hui le tableau du poker : l'écosystème se casse dramatiquement la gueule. A tous les niveaux. Le rêve de l'argent facile est mort, pour la plupart des joueurs. Donc il faut certainement, maintenant, travailler. Je préfère continuer à dire dire jouer cependant, le terme est plus riche, car jouer, c'est par exemple, jouer avec des structures, des paramètres, remettre en question, bousculer des manières de faire. Travailler est trop linéaire. On peut aussi dire pratiquer, au lieu de jouer. Il n'y a pour moi aucun doute que l'environnement est cappé : l'argent disponible dans le système pour chaque joueur est lié d'une part aux limites qu'il joue et d'autre part à son edge sur chaque limite. Hors les high stakes ne tournent plus, même les midstakes tournent moins. Les joueurs high stakes d'il y a juste quelques années grindent maintenant en dessous de la 5/10 online, simplement parce qu'il n'y a pas assez d'action au dessus, ou que l'action est fournie uniquement par des joueurs encore meilleurs. Le mouvement est visible en live également. A mesure que les joueurs expérimentés et talentueux descendent de limite pour 'manger', les joueurs médiocres ou faibles se font rétamer la gueule beaucoup plus vite, rendant progressivement la limite moins 'fishy', et forçant petit à petit les mauvais réguliers vers la sortie, ou en tout cas vers une existence beaucoup plus tendue et incertaine. Ce mouvement est irrémédiable. Il peut être compensé à certains moment par de l'afflux d'argent frais dans un sous-environnement. Reste que les joueurs perdants, pour la plupart, ne vont pas s'entêter à perdre des années à ce jeu. Il y a tellement d'autres manières de s'occuper dans une vie (et limite, tellement d'autres manières de s'abîmer, autant faire preuve de créativité). Il faut accepter que les barrières à l'entrée ont augmenté dans le poker : le jeu s'est complexifié, il faut maintenant pas mal d'expérience pour s'asseoir à une table de poker (peu importe où, dans un casino, ou online) et espérer ne pas se broke en 3 orbites, tellement tout le monde a progressé. De fait l'intensité du jeu, le fait qu'on ait tenté de le légitimer comme un sport, avec la compétition des tournois, tout le monde a bien compris que c'était quelque chose de sérieux et pas vraiment comparable avec d'autres jeux de gambleurs. Les gambleurs ont arrêté de gambler dans le poker parce que le jeu est progressivement devenu moins fun pour eux. Sans eux, beaucoup, beaucoup moins, d'argent en circulation. Beaucoup de reguliers n'ont plus le même enthousiasme qu'avant, car sans aucun doute il faut être bien plus fort qu'avant pour gagner de l'argent. Ils voient la variance les impacter plus, la difficulté à se remettre de gros revers, à conserver une bankroll solide. Ils voient moins de fishs les livrer 'facilement'. Car oui, les 'fishs' progressent également. L'erreur de jugement ici aura été de croire qu'il y a une stratégie pour gagner de l'argent au poker, et qu'une fois trouvée, il n'y avait rien d'autre à faire que de grind. L'erreur est de considérer l'environnement comme statique. Précisément, le déploiement des stratégies par les joueurs changent la nature même de l'environnement. Les considérations sur le jeu évoluent. Les gens n'ouvrent pas les mêmes sizings qu'avant. Ils ne considèrent pas les mains et les situations de la même façon. Donc pour faire simple, faire comme hier et espérer que ça marche demain, ne peut pas marcher dans un environnement évolutif. Quand un joueur progresse, il oblige ses adversaires à progresser, à s'adapter. Inconsciemment, même si personne ne travaille réellement bien son jeu, le simple fait de jouer fait évoluer les stratégies, et les tendances du pool. Des stratégies sont naturellement validées par l'environnement, et d'autres rejetées. Certaines stratégies se développent, d'autres disparaissent. Si on considère le no-limit hold'em, il est incontestable que les stratégies preflop s'alignent, tout le monde joue plus ou moins pareillement un nombre important de situations. Les erreurs preflop sont moins importantes qu'avant. Et l'edge potentiel bien moindre. Il faut bien réaliser qu'il n'y a pas si longtemps un joueur gagnant faisait la plupart de son blé sur des erreurs catastrophiques des joueurs sur les premières streets. Moins vrai de nos jours, et même en live les pots restent plus petit, beaucoup moins de joueurs qu'avant open à 8x ou autre fanfaronneries. L'environnement dans sa globalité a simplement compris qu'une bonne manière de gagner à ce jeu était de s'armer de patience et commencer par jouer des ranges tight. Et ne pas trop s'exposer. Vu que tout le monde choisit de jouer le waiting game (qui consiste à jouer tight et laisser l'impatience des autres s’empaler sur nos mains décentes), un équilibre se crée dans l'environnement, où certaines stratégies ne peuvent juste plus fonctionner. C'est pour cette raison que le jeu preflop s'uniformise, tant dans les fréquences que dans les sizings. Il y a un point d'équilibre, mais ça ne signifie aucunement qu'on approche là d'un jeu 'GTO'. GTO, le terme est lâché. La communauté en parle beaucoup, c'est un peu son graal, trouver LA stratégie ultime, une stratégie où on ne peut plus perdre, où on n'est pas exposé, pas vulnérable. Etant un grand partisan de la vulnérabilité comme force, j'ai clairement choisi de ne pas donner trop de crédit à toutes ces sornettes. Car dans le pool des joueurs français ET internationaux, je suis clairement plus avancé que la moyenne en termes de 'range thinking' et de GTO. Mais quand la communauté parle de GTO, ou tente de trouver des 'solutions' GTO à certains spots, souvent il y a erreur. Parce que le jeu que vous jouez n'est pas GTO du tout. Vous utilisez seulement le terme pour décrire un point d'équilibre dans un environnement donné. Peut-être que les meilleurs joueurs de cash game du monde jouent un jeu très équilibré et bien construit à tous les étages : leur bataille devient ainsi une bataille principalement mentale, une bataille de déploiement de leurs choix stratégiques ; c'est à qui résistera le mieux à la pression en fait (c'est ce qui différencie les high stakes du reste du poker d'ailleurs). Mais pour ce qui est des joueurs en dessous de la 5/10 online (en live, c'est toutes les limites, tous les joueurs), PERSONNE n'est équilibré totalement, loin de là. Le field croit être équilibré et s'approcher du GTO. C'est là une totale erreur basée sur plusieurs illusions. La première : contrairement à ce qu'ils croient, très peu de joueurs sont en réelle maîtrise de leur jeu. Ils ne possèdent pas leur jeu. Comme je l'ai évoqué, il y a une sélection naturelle des stratégies qui s'opère dans le jeu : à mesure du jeu, naturellement, certaines stratégies sont évincés. Donc beaucoup de joueurs qui gagnent à un moment gagnent parce que leur stratégie est 'validée'... à ce moment là, à cet endroit là. Qu'ils essaient dans un autre environnement, ou qu'assez de temps passe, et leur stratégie ne sera peut-être plus adaptée du tout. Ce type de joueurs va tendre à s'attacher énormément à ce qui marchait, va lutter pour évoluer, et assez naturellement sortir du jeu un moment ou à un autre. S'il n'y a pas de flexibilité stratégique, il n'y a pas réelle maîtrise. Etre en maîtrise de son jeu, c'est déjà sortir du mode majoritaire d'apprentissage dans la communauté : l'imitation. Tout le monde fait ça. On regarde des meilleurs joueurs que nous jouer, et on copie ce qu'ils font, car forcément ce sont les meilleurs. Mais il n'y a pas de compréhension de pourquoi ceci est bien et ceci moins bien. Il n'y a pas de perspective, seulement de l'imitation. Untel fait ça, je vais essayer ! Les sites de coaching suivent ce format, pyramidal, où pour grimper les échelons il s'agit d'observer les meilleurs. Quelque part, ce mode d'apprentissage est extrêmement limité. Déjà, il est passif. Ensuite, il provoque des énormes erreurs dans la mise en place. Par exemple, après avoir observé que pas mal de très bons joueurs défendaient leurs blindes très loose en MTT, une bonne partie des joueurs de MTT s'est mis à défendre les blindes loose. Ils voient un bon truc, et du coup se mettent à le faire, évidemment sans discernement pour les positions relatives, le fait d'être heads-up ou multiawy, les stack sizes, etc. Donc ils font n'importe quoi et croient mieux jouer 'parce qu'ils font comme Untel'. Ben non, c'est pas aussi simple que ça d'être un très bon joueur. Un très bon joueur comprend l'intéraction des ranges entre elles, des boards, et des streets entre elles. Il comprend aussi l'intéraction des joueurs, leur états émotionnels ou faiblesses psychologiques. Ainsi il peut jouer certaines situations comme il le fait. Si on imite seulement, on copie quelque chose qui marche, mais sans la structure qui la sous-tend, sans la solidité derrière qui permet de prendre des bonnes décisions. C'est ce que fait la communauté avec le GTO. Tout le monde se met à user majoritairement de certaines lignes et sizings, de certaines tendances. Le jeu preflop devient doucement de plus en plus comme les ouvertures aux échecs : une manière d'entrer la confrontation. L'edge diminue preflop mais il reste très présent turn et river. Tout le monde reste extrêmement déséquilibré turn et river notamment. Seconde illusion liée au GTO : 'pourquoi' chercher le GTO. Je veux dire, quelles sont les motivations ? J'y vois une claire tendance à la paranoia, la crainte d'être 'exploitable', donc la volonté de se protéger. Et quelque part de devenir imbattable, derrière une belle armure polie et dorée. C'est la volonté de maîtriser. Selon moi, penser vraiment GTO, c'est penser en termes d'intéractions de ranges les unes vis à vis des autres et par rapport au board et à ses ramifications. C'est donc extrêmement complexe et subtil. Quand on rentre là-dedans (l'intéraction de ranges, la 'texture' des boards, dans un sens profond), on est facilement dépassé : il y a juste trop de situations au poker pour que l'esprit humain les maîtrise sans un certain nombre de répétitions et d'expérience consciente (et inconsciente, le corps apprend presque, on sent les spots). La réalité du GTO est très loin d'une stratégie 'fixe', implacable. Le 'vrai' GTO, dans un sens, est le jeu optimal. Ce que cela signifie c'est de déployer les meilleurs stratégies possibles en fonction de ce que nous propose l'environnement. Ce n'est pas quelque chose de 'résolu', ou 'résolvable', c'est un équilibre qui se crée entre les stratégies des joueurs et leurs tentatives de s'exploiter les uns les autres. De fait, un joueur a un edge sur un autre lorsqu'il gagne au jeu de l'exploitation, quelle que soit sa forme (l'exploitation dominante de nos jours est clairement une exploitation passive : on exploite en ne s'exposant pas, en ayant un jeu très tight et value-oriented, en bluffant très peu mais espérant que nos adversaires callent tout de même). En cherchant à 'devenir inexploitable', le pool a limité l'intéraction joueur à joueur, car la défense (inexploitabilité) a pris le pas sur l'attaque (exploitation des faiblesses de jeu structurelles, ou psychologiques, de nos adversaires). Collectivement, les joueurs de poker créent des paradigmes, des manières de faire et de jouer, qui se rapprochent d'un équilibre dans un environnement donné, à un moment donné. Cet équilibre, ou une multitude de sous-équilibres, évolue constamment à mesure que des joueurs innovent pour trouver ce que j'appellerai des 'puits de profitabilité'. Ils cherchent des zones du jeu où ils peuvent trouver un edge. L'edge vient d'une plus grande maîtrise de certaines situations, et une tentative d'inviter nos adversaire sur notre terrain de maîtrise. Heureusement que ces joueurs existent! Parfois ils font de la m**de, mais parfois, dans leur exploration du chaos ils trouvent des puits de profitabilité qu'ils seront les seuls à exploiter pendant un moment. Il faut bien comprendre la dynamique intéractionnelle du poker, et c'est en cela que c'est un jeu : vos choix intéragissent avec les choix des autres. La solution n'est donc en soi jamais fixe, mais relationnelle, dépendante de paramètres particuliers. En fait, je pense que derrière ce GTO bullshit, il y a en fait une réelle crainte de la communauté face à la complexité du pok. Et donc une tentative de simplification des données, des 'manières de faire'. Plutôt que vraiment chercher le play optimal, on se contente de solutions EV+ (ce qui n'a aucune importance par rapport à la solution la plus EV+). En fait on bâtit surtout des approches permettant de limiter notre exposition. Mais c'est un jeu d'exploitation. Si on ne s'expose pas, on limite notre capacité d'exploitation (ou alors exploitation passive comme mentionnée auparavant). Le GTO, malgré son langage complexe (certains diraient, 'complexifiant'), me semble en réalité une simplification du jeu. Une forme d'auto-justification d'un paradigme plutôt qu'un réel travail sur ce qui marche, ou non. Il n'y a pas d'exploration des possibilités du no-limit hold'em, bien plutôt une réduction des possibles. Exemple : trop peu de joueurs utilisent des sizings inférieurs à 30%, alors que beaucoup de situations créent des stratégies de bets minuscules excellente ; trop peu de joueurs overbet alors qu'on peut overbet beaucoup de situations pour pas mal de raisons. La communauté dans sa majorité reste cantonnée à des approches simplifiées des possibilités offertes par ce jeu, et puisque la majorité suit cette route, de fait cela donne l'impression qu'on arrive vers une 'résolution' du jeu. Mais ce n'est pour moi qu'un point d'équilibre, mouvant, une sorte de transition vers autre chose. Pourquoi je parle de tout cela ? J'ai avancé l'idée que l'environnement devenait plus compétitif, cappé quelque part (on peut évidemment être bon à ce jeu, mais ça implique de devenir meilleur à un rythme plus élevé que la compétition. Personne n'est bon 'en soi', il s'agit toujours juste d'être meilleur que nos adversaires. S'ils changent, on doit changer aussi, donc chaque jour qui passe rend la tâche plus exigeante 'dans l'absolu'). J'ai avancé quelques idées sur le GTO, enfin cette tendance qu'a la communauté à chercher à résoudre le jeu. Je pense que ce qu'on appelle GTO est en fait une tentative collective de conserver un paradigme, une manière de faire, de jouer, qui marchait avant. La crainte évidente de ne plus parvenir à gagner à ce jeu dans le futur (les marges diminuent, sans aucun doute, pas la place pour tout le monde) conduit à la tentative, désespérée presque, de justifier qu'il y a une bonne manière de jouer au poker. 'En soi'. Comme je l'ai dit, c'est pour moi bullshit car la seule bonne manière est relationnelle, et non statique. La bonne manière n'est juste jamais la même, elle change chaque jour, à chaque table. Si on ne voit pas ça.... Ainsi on en arrive à une question : qu'est-ce au fond une approche exploitative ? Est-ce l'opposé d'un jeu GTO ? Non. Pour moi, l'approche exploitative EST le GTO. C'est simplement la meilleure méthode, c'est aussi une méthode plus dangereuse et subtile que le GTO dont parle la communauté. La sécurité est souvent privilégiée (il faut entendre, la sécurité du paradigme actuel de la communauté, les notions qui la rassurent). Je l'ai dit avant, le GTO 'réel', c'est appréhender le jeu dans son intéraction même. Visualiser comment les ranges s'affrontent sur tel ou tel texture, et telle ou telle position relative, à tel ou tel momentum, etc. En bref, c'est une vision globale, une certaine perspective. Quand la communauté parle de GTO, ça va être par exemple pour parler de fréquence de défense minimum, comme si les adversaires attaquaient suffisamment. PERSONNE n'est suffisamment équilibré turn et river. En très grande majorité, les gens jouent leur main (attachement à certaines mains, sizings transparents, etc), ils barrellent seulement avec de l'équité, ils jouent la force absolue ou moyennement relative de leur main plutôt que ce que dicte réellement la situation. Ils over-bluffent et under-bluffent certains spots. Quand on joue 'GTO' au sens de conscience globale, des ranges, du board, etc, on réalise très bien qu'il y a des situations où notre adversaire bluffe trop, ou pas assez, par exemple. On peut donc, et on doit donc, faire un play explo. Il n'y a pas de fréquence de défense minimum contre quelqu'un qui ne bluffe pas assez. Peu importe son sizing. L'inverse s'applique dans le cas opposé. Le poker est un jeu situationnel. Le jeu explo consiste à attaquer les situations qui nous sont présentées. Une bonne approche est d'étudier les tendances du pool qu'on affronte. En somme, quel est le 'langage' qui se parle, dans mon environnement. Comment vais-je 'parler' à mes adversaires. Ensuite, quelles sont les situations où une faiblesse structurelle est visible. Il s'agit de creuser pour ces situations. Considérer des lignes alternatives tant pour manœuvrer notre équité optimalement que pour mettre nos adversaires dans des situations d'inconfort (où les erreurs les plus massives naissent). L'équilibre qu'on recherche n'est pas un équilibre absolu, mais la meilleure 'solution' à un environnement donné. Plus un joueur est compétent, plus il sera capable de rapidement trouver des stratégies optimalement exploitantes. Et il peut très bien en avoir une grande diversité. Je ne suis pas sûr où je veux en venir. Tout ce que je dis est peut-être biaisé parce que je suis autodidacte dans mon apprentissage depuis longtemps. Simplement une description de tendances que j'observe. Je pense que la plupart des regs galèrent dans l'environnement actuel, et selon moi c'est principalement parce qu'ils ne parviennent pas à faire évoluer leur paradigme de 'ce qu'est le pok'. Seulement cela. Le jeu évolue. Evoluez avec lui! Ou bonne chance, et au revoir sous peu.
  19. 32 points
    Kikoo Après mon dernier article qui a presque atteint les 10 000 vues, il sera difficile de faire mieux mais le but de ce blog n'est de toute façon pas de faire de l'audience mais juste d'immortaliser des moments de vies à ce jeu de cartes qui me feront surement sourire quand je les relirais dans 20 ans (inchAllah) . L'article en question était plutôt alarmiste sur la situation du poker et surtout sur la mienne mais il se terminait aussi par cette phrase : " De quoi relativiser et se dire qu'avec du talent, on finit toujours pas être récompensé un moment ou un autre et terminer ce post un brun nostalgique par une note d'espoir ". Trois mois plus tard, mon avis n'a pas changé même si, entre temps j'ai joué une dizaine de MTT online ainsi qu'un live au WPT Bruxelles qui se sont soldés par des fortunes diverses que je vais vous raconter . Nous sommes donc en Novembre juste après mon dernier article . Je suis donc complètement broke , j'ai le moral dans les chaussettes niveau poker et il ne me reste plus que mes souvenirs nostalgiques pour revivre mes moments de gloire dans ce jeu . Habitué à toujours repartir de zéro , j'achète donc un ticket premium à 25 balles que je décide de déposé bien malgré moi sur Pokerstars puisque mon compte sur Winamax est toujours gelé et que je n'ai pas d'autres choix . Je grind donc les sitngo heads up avec 5 buy in et je me retrouve avec une bankroll de 1500€ au bout de 15 jours . Aimant beaucoup les histoires du style " il était broke et il remporte un WPT !" , je décide de cash out 1200€ et d'aller disputer le WPT National Bruxelles début décembre au buy in de 750€ . Mon dernier tournoi live datait d'un an et c'était déjà à l'occasion du WPT Bruxelles en 2012 ou je me souviens avoir spew les 1650€ de buy in dès les deux premiers niveaux comme un vulgaire classico à 10 balles . Début Décembre, J'effectue donc le court déplacement jusqu'à Bruxelles en TGV et je direct buy in les 750€ en quasi full bankroll puisque train et bouffe payé il ne me restera plus grand chose des 1200€ . Je me rassure en me disant qu'il me reste de toute façon 300 lardons sur PS au cas ou ça se passerait mal (ce que j'envisage très fortement avant chaque MTT) . 465 Joueurs , une structure correcte et un beau prizze pool , tout est réunit pour passer un bon moment et tenter de casser la baraque ! Je commence donc le day 1A plein de frissons après 1 an sans toucher les cartes à une table composé e de joueurs lambda, comme c'est souvent le cas sur ce genre de buy in . Stack de départ : 25 000 jetons round de 40 minutes . Rien de marquant pendant 1 heure jusqu'a ce que vienne ce coup qui va lancer mon tournoi . Je découvre les As en milieu de parole que je relance à 250 . j'ai l'agréable surprise de me faire 3bet à 900 par le joueur en BB , un jeune rebeu qui semble avoir ce qu'il représente, cest à dire une premium,reste à savoir laquelle . Je réponds par un 4bet à 2750 et après un long tank, mon adversaire ajoute la somme demandé . A ce moment je pense qu'il a JJ+ , j'écarte de sa range les Ax . Bref, sur un board riche en brique , je vais prendre 3 streets de value donc la dernière à tapis puisque à ce moment là je suis sur que mon adversaire possède les rois et qu'il ne les lachera pas . Mon read est OK et je me retrouve à 55k après une heure de jeu . . Les heures qui suivent seront un régal , j'ai bien cerné les joueurs de la table et jattends le bon timing pour passer à l'action . Pourtant, Je vais perdre 10k contre le papy nit de la table en transformant mon en bluff sur , Il va me payer mes 3 barrels dont mon overbet river à la vitesse de la lumière avec . OK Papy , je prends note et comme dit le proverbe, il faut savoir perdre avant de gagner. Quelques mains plus tard , nous sommes aux blinds 150/300 et le papy min raise, un joueur paie . La parole me revient en BB et je découvre . vu la prévisibilité des 2 larrons je décide de call et d'aviser en fonction du flop qui livre son verdict . Je check et il mise rapidement 2500 que je paie . la turn est un et papy envoit 6200 que je paie en faisant mine de tanker . sur une brique river et sentant que ce Roi ne lui a pas déplu , je décide de le laisser continuer et il s'engoufre en misant 9k . Je le raise lourdement à 27k et il call muck . Me voilà à 90k que je vais faire fructifier à 105k pour atteindre le dinner break avec 105k pour un average à 45k . Je décide d'aller manger dans le kebab d'à coté en essayant de rentabiliser mon voyage au ladbrokes du coin . je mise 100€ sur le nul mi temps entre l'OM et Nantes mais Marseille n'est pas capable de le tenir . Bon, on en a connu d'autres et au moins ça m'aura fait passer le temps . De retour au tournoi , je vais maintenir le cap toute la soirée et atteindre les 120k quand vient le moment ou le floor annonce les 3 dernières mains que je décide de ne pas jouer , possèdant un stack confortable. Sauf que j'ouvre ma main et découvre en SB. Un flamant qui surjoue ses mains relance au cutoff et je décide de simplement payer pour éviter une malheureuse confrontation . Le flop vient je check et mon adversaire mise 7.5k que je paie rapidement . sur une brique turn , il mise 15k . C'est ici que je dois passer mais quelque chose me dit qu'il n'a pas ce Roi , call donc ou donk call c'est selon . La river fait rentrer la flush et il mise 38k après mon check . Ayant comme plan de fold sur tous les piques, je me sépare de ma main et il me montre pour AIR . je tombe donc à 90k et j'entre dans un gros tilt . Sur la main qui suit , tout le monde passe jusqu'au bouton qui fait tapis pour 30k . J'ai en BB et je décide de payer pour jouer un flip et reprendre les 30k que je viens de perdre . Le btn montre et remporte le lancer de pièce . Je me retrouve à emballer 65k pour le day 2 soit même plus la moyenne qui est à 85k . Je spew les 300€ que j'avais sur moi en cash game sur la 2/4 en cash et je rentre à Lille à l'aube, Le day 2 ayant lieu dimanche . De retour plus frais pour le day 2 je réfléchis à la statégie à adopter avec un stack de 25 blindes (65k , blinds 1200/2400). Nous ne sommes plus que 150 et il y aura 54 places payées . autant dire qu'on y est loin . J'ai la malchance d'être à une table assez agressif avec Isabelle Balthazar à ma gauche et où chaque pot est ouvert avant moi . Je décide donc d'utiliser ma fold equity tant qu'il m'en reste encore en plaçant un énorme bluff à tapis river qui passe ce qui me replace à 100k . Mes tables cassent les unes après les autres et les 70 joueurs restants sont regroupés dans la salle principale transformé en sauna au vu de la température Qui y règne . entre temps je suis monté à 180k pour une moyenne à 140k . Je suis à ce moment très confiant . C'etait sans compter sur l'accumulation de rencontres malheureuses , 2 paires contre couleur , TT vs le AA d'un short stack qui me font rechuter à 90k . Je sens alors que je suis proche de craquer mais heureusement les choses vont tourner en ma faveur ... pour le moment . Un joueur belge avec un énorme stack relance une enième fois . je l'avais 3bet light et lui avait montrer la main d''avant, ça ne lui avait pas plus et il me l'avait fait savoir . Toujours est-il que cette fois j'ai et il paie mon 3bet à 10.5k . le flop vient . Je bet rapidement 15k et mon adversaire me répond par un All in que je paie dans l'instant pensant devoir éviter les coeurs . Très bonne surprise quand je découvre sa main . One outer baby ... Mais le belge est réputé pour être chanceux et ça va se confirmer : le turn et la river ... vont confirmer mon avantage et mon adversaire aura donc tout loisir de retenter sa chance . Veinard ! Révigoré par ce coup remporté (180k average 160k) je décide de mettre la pression sur mes adversaires à l'approche de la bulle car nous ne sommes plus que 60 joueurs pour 54 payés . Sauf que j'avais oublié que le seul mec en full bankroll et scared money dans les restants c'etait surement moi et sur les blinds 2500/5000 , il aura suffit de 5 raise/fold pour retomber sous la barre des 100k . Et cette fois, celà va m'être fatal . Je décide de relancer au bouton avec et la BB qui comprend pas grand chose au jeu défend comme 99% du temps . Le flop vient . je bet 15k et la BB ne fait que payer . J'ai déjà investi 25 de mes 90k et j'ai pour projet de go broke sur n'importe quel turn si ce n'est peut être les As et les 9 . Content de voir un 3 apparâitre , et sans réflechir , je push mes 70k . Sauf que ce 3, il est de coeur et il vient de donner les nuts à mon adversaire qui snap après avoir demandé la confirmation de mon annonce . Un sentiment terrible m'envahit et je quitte la table en baffouillant quelque chose comme " toute ma vie" , oubliant même que je joue encore 4 outs qui ne viendont de toute façon pas . Je quitte le casino en jetant un oeil au tableau qui m'indique que je viens de bust 57ème pour 54 payés avec un premier palier à 1350€ . Le temps d'aller chercher mon blouson aux vestaires et de remonter dans la salle de tournoi , la bulle a éclatée alors que ça faisait 1 heure que l'on était à 60 lefts . A ce moment précis, je suis certain que c'était le dernier live de ma vie tellement ma frustration est énorme . Rendez vous compte : je venais de jouer un tournoi parfaitement pendant 19 heures et une erreur de 30 secondes me fait quasiment faire la bulle, moi qui n'a joué qu'un live cette année . Nous sommes dimanche , il est 21 heures , je me rends compte qu'il n'y a plus de trains pour Lille et j'ai tout sauf envie de rester à Bruxelles . Le soucis c'est que je n'ai plus un sous en poche mais je décide de trouver coûte que coûte un moyen de rentrer . Je prends le métro jusqu'à la gare de Bruxelles , c'est la quatrième fois que j'emprunte le métro bruxellois en 2 jours, que je paie les 2€ du ticket sans voir de contrôles mais pour rester dans la continuité de la journée , cette fois, une armée de controleurs me demandent de rendre des comptes à l'arrivée . Amende mais relativisons , la Belgique n'a aucun moyen de récupérer l'argent . Je dépense mon dernier billet de 10€ dans un menu au Quick de la gare et je m'engoufre dans un Thalys direction Paris Nord tout en prenant soin d'éviter les barrages d'accès au train . Un second TGV m'attend à Paris en direction de Lille que je retrouve vers 23h sans récolter d'amendes suplémentaires . Arrivé chez moi , je me mets directement au lit pour en finir avec cette journée qui est certainement la pire de ma vie pokeristiquement parlant . Le lendemain matin ou plutôt après midi, je me réveille avec la gueule de bois . non, je n'ai pas fini ma nuit à picoler la veille, d'ailleurs je ne bois pas . Je parle de cette gueule de bois du poker , vous savez , celle qui procure une sensation bizarre au lever après une session de nuit perdante ou pire encore, un brokage . Le soir même, je remets le bleu de chauffe sur Pokerstars . rappelez vous , il me reste 300€ en roue de secours que je compte bien faire fructifier en jouant des heads ups à 20€ . Malheureusement, la frustration de la veille est encore présente et je joue plus haut. Forcemment , je me broke et me dit que cette fois c'est fini . Avant de me coucher, je cherche sur internet qui a remporté le WPT et c'est encore une belle histoire , mais pas la mienne . Après quelques jours à ne plus penser au poker , je décide de demander un stacking sur facebook pour repartir mais comme souvent , je ne récolte que des messages me conseillant de gérer et quelques brimades . C'est dans ces moments que l'on se rend compte à quel point cette communauté n'en est pas une , à moins que je n'en fasse pas parti . OK j'arrête de faire mon caliméro . Sans solutions jusqu'au mois prochain je remarque que je possède 3 tickets pour les freerools privilège de pokerstars qui ont lieu chaque soir et qui offrent un prizee pool de 1000€ . Après deux ITM à 10cts sur les deux premiers , je parviens à terminer 2ème/2000j à ma troisième tentative et remporte 90€ pour mes efforts . En attendant et Grâce aux 90€ du freerool , je vais remonter une bankroll d'environ 1500€ et à la fin décembre , je décide de m'inscrire au Sunday Special sans pression (10 buy in c'est très large pour moi) . Je termine le day1 dans le top 50 jusqu'à amener mn stack en table finale le lendemain . Arrivé huge chip leader en TF , un excès de confiance va me faire perdre pas mal de jetons tout en parvenant à être toujours présent à 4 lefts . La dynamique de 3bet fold que j'avais instauré va finalement porter ses fruits puisque je réussis à faire tout mettre pre flop à l'etranger aggro de la table alors que je possède les As . Il show et trouve l'un de ses 2 outs au flop . Je termine 4ème pour 10 200€ mais étrangement , c'est de la frustration qui va prendre le dessus ce soir là , repensant à ce 80/20 perdu qui m'aurait rendu le chip lead . Mais je vous rassure , ça ira mieux quelques jours plus tard quand je me rappellerais ou j'en étais une semaine auparavant . Depuis je suis à nouveau broke mais entre temps, j'ai cash out les 10k et investi dans quelque chose de plus sur . à bientôt !
  20. 31 points
    C'est donc en ce premier jour de l'annee 2014 que je me leve aux aurores pour mon sixieme trip en direction de Sin City en 4 ans. 6h30 ca pique un peu lorsque l'on a passe la soiree du reveillon entre amis, meme si j'ai l'avantage de ne pas etre fetard et de ne pas boire. Rituel habituel : 10 minutes de marche jusqu'au Skytrain, le metro de Vancouver, 10 autres minutes pour le trajet jusqu'a l'aeroport, qui ne grouille pas de monde en ce matin du premier janvier. Check-in express, on chatte un siege hublot cote droit de l'appareil (vue imprenable sur la ville et le strip lorsque l'on arrive du nord, apres avoir contourne le mont Charleston). Et la bonne etoile continue : on decolle avec 5 minutes d'avance, et le pilote nous annonce qu'en raison du trafic aerien reduit pour cause de premier janvier, on est autorises a prendre la ligne droite et que l'on arrivera donc par consequent a destination avec pas moins de 40 minutes d'avance sur l'horaire previsionnel. 2h03 de vol donc, de porte a porte. Record battu ! Arrivee a Mc Carran et recuperation encore une fois tres rapide des bagages puisque ma valise arrivera dans les toutes premieres sur le Carousel. Pour les moins chanceux, qui veulent passer le temps en attendant leurs affaires, des bandit manchots leur tendent les bras. On se dirige vers le shuttle pour le Vegas Rent-a-Car (le hub ou sont regroupees toutes les compagnies de location de voitures) et encore une fois la chance est de la partie puisqu'une navette est sur le point de partir. Personne au comptoir chez Alamo, alors que Thrifty, Budget et Enterprise sont bondes. J'avais reserve la voiture la moins chere, une compacte, tout en sachant tres bien que j'avais peu de chances de repartir avec. En effet, le parc vegasien sur cette categorie de vehicule est tres reduit, et les compagnies sont la plupart du temps a court de stock, d'ou un upgrade quasi-systematique. Bon la, comme c'est ma journee de chance l'upgrade sera carrement de 3 categories puisque l'employee me proposera d'emblee un upgrade en full size pour le meme prix ($18/jour). Je demande si elle a une japonaise de dispo et elle m'annonce que j'ai de la chance (sans dec ?) car une Hyundai Sonata Hybride m'attend. En plus de sa ligne franchement agreable, les sensations au volant sont assez dementes. Le silence surtout, lorsque l'on roule a moins de 35mph fenetres remontees, radio et clim coupees. C'est bien simple, on n'entend pas le moindre son ! Le principe de l'hybride : en ville donc, lorsque vous roulez sous les 35mph (environ 55km/h), la voiture est alimentee par la batterie. Le carburant classique prend le relais lorsque vous roulez plus vite, tout en rechargeant la batterie. L'essence n'est deja pas chere ici, environ $0.8 par litre, mais en plus l'aiguille de mon reservoir pointe toujours au dessus de "Full" apres deux jours et une centaine de kilometres parcourus. Un petit arret au Fry's pour m'acheter une carte memoire pour ma micro-camera, et je reprends l'I15 plutot que le strip jusqu'a Flamingo Road. Juste apres le Palm's dans un petit mall se trouve un magasin d'electronique qui pourra me debloquer mon telephone pour une bouchee de pain. Mais, seul beat de la journee, j'avais oublie que l'on etait le 1er janvier et que par consequent la boutique avait toutes les chances d'etre fermee, ce qui etait le cas. Par contre le super resto italien Pasta Mia, juste a cote, et qui a si souvent ete vante par Benjo -a juste titre- est ouvert, et comme il est 14h30 nous sommes toujours en configuration Lunch (aka tres pas cher). Pour la modique somme de $12.99, j'aurai le droit a une soupe, un pain a l'ail et a l'huile d'Olive qui dechire sa mere, une platree gargantuesque de Fettucines aux St Jacques (d'une fraicheur incomparable), et un cafe ! Moi j'appelle ca du vol (enfin dans l'eutre sens hein, c'est moi le vilain), mais comme je suis poli je ne dis rien... Apres cela, et l'estomac bien rempli, je prends la direction de East Harmon Street pour check-in au Rumor Hotel, juste en face du Hard Rock, pour ma premiere nuit. En effet, si j'ai pu avoir un deal imbattable au Flamingo pour une GO Room pour le reste de mon sejour, la nuit du premier janvier coutait a elle seule plus cher que les 4 suivantes. Je me suis donc rabattu sur une qualite moindre, quoique tres correcte pour le prix ($50). J'en profiterai pour recharger les batteries (au propre comme au figure) en m'accordant une petite sieste de 2h suivi d'une bonne douche revigorante. Il est ensuite l'heure de ma premiere partie de Poker, car a la base je viens quand meme un peu pour ca. Sur la route j'hesite longuement entre un demarrage pepere au Flamingo ou bien tester le Bellagio pour la premiere fois. Finalement je prendrai la troisieme option : l'Aria pour une heure de CG suivie du tournoi daily de 19h. Arrive sur place on m'informe qu'exceptionnellement il n'y a pas de tournoi aujourd'hui. Je m'installe donc a une table de CG ($1/$3) qui se revelera etre un pur bonheur. 2 bons joueurs seulement, et au moins trois enormes spots. 2 mains marquantes, avec lesquelles je ferai la majeure partie de bon beurre : - Je raise 10 en early avec et suis paye 4 fois. Je cbet 25 sur le flop et suis paye deux fois. Ok j'abandonne. Turn bon ok je vais miser un petit 35 alors, paye par ma voisine de gauche (l'un des spots). River , je mise assez pour la mettre a tapis (elle a environ 80), et elle paye avec - Un peu plus tard, UTG open a 12 et est paye 3 fois. Je paye au cutoff avec Flop UTG mise 40, tout le monde fold et je me contente de call. Turn UTG boite pour 135, et je hold face a Je me leverai de table apres deux petites heures avec un profit fort respectable de $554. Il est 21h, je n'ai pas faim, encore gave par le repas de midi, et je m'en vais me ballader un peu sur le strip. Je me dirige vers la PR du Flamingo et demande une place en 1/2. Mais lorsque le "David I." que j'ai pourtant enonce tres clairement se transforme en "Kevin R", que je suis 8eme sur liste d'attente et qu'ils ne projettent pas d'ouvrir une nouvelle table dans l'immediat, je lache l'affaire. Un programme des tournois du groupe Harras traine sur le comptoir, et je repere un $85 a 22h au Caesars. Un coup d'oeil a ma montre, il est 21h57. Ca va, ca devrait le faire, je raterai le premier niveau, ce n'est pas la mort. Je traverse le strip, me perds dans le CP avant de finir par trouver la PR, et register. Le tournoi a commence un peu en retard et je ne raterai finalement que les 6 premieres minutes. 7500 jetons, niveaux de 20 minutes. Une trentaine de joueurs inscrits lorsque je m'asseois, chiffre qui cloturera a 41 inscriptions. Je laisse passer deux bons tours de table avant de jouer ma premiere main, et 3bet mon voisin de droite, tres loose preflop et passif post. Il paye. Bingo. Il bet, je raise cher et il paye. il check, je mise 2/3 du pot et il paye encore Je le vois sur un bon as, AK ou AQ, et me sens tres safe en misant 1/2 pot. Mais il me raise a tapis. Je ne vois vraiment pas ce qui me bat ici, au mieux il a deux paires AT. Je le couvre legerement et paye apres deux bonnes minutes de tank. Il retourne bien joue champion, je ne l'avais pas venue venir celle la... Il me reste alors 7 blindes sur 100/200, je poste un message sur le CP en disant que vu comme c'est parti je vais aller faire un peu de CG au Bellagio dans les minutes a venir. Mais en l'espace de deux mains, je vais totalement me refaire. Un triple up avec 77 paye deux fois qui hit 7 turn face a AK et TT, puis un double up la main suivante avec KK vs AK. Il reste une trentaine de joueurs, et je suis d'un coup tres bien avec une quarantaine de blindes devant moi, ce qui me permet de derouler et de placer quelques moves efficaces. Je monte a deux fois la moyenne a 18 left, sans jamais montrer mes cartes. RAS jusqu'a la table finale, en mode cruise control. On se retrouve vite a 6 pour 5 payes, et on decide de tous filer $15 pour le bubble boy. Deux nouveaux sortants, nous ne sommes plus que 4 pour un payout qui ressemble a 300/400/600/900, et nous decidons de sagement splitter a 4 pour $550 chacun, ayant un tapis sensiblement equivalent avec une moyenne affolante de 12BB. Au final, ca nous fait un gain net de $450, soit tres exactement $1004 pour la journee. Ca va, on a connu pire comme debut de sejour ! Et puis j'ai enfin vaincu la malediction qui me poursuivait au CP, ou je n'avais jusqu'ici jamais gagne un seul $, que cela soit en tournoi ou en CG... Retour a l'hotel, il est 3h30, et avec un check-out a 11h dernier carat je ne m'eternise pas. http://www.youtube.com/watch?v=m5hluoTIFxc Au programme de l'episode 2 : mes premieres sessions au Bellagio et au Mirage, le check-in au Flamingo et la decouverte de la chambre avec la vue qui va avec, et LOVE du Cirque du Soleil
  21. 29 points
    Et oui, ça fait déjà 6 mois que je n'ai pas mis à jour ce blog, il était peut-être temps que je m'y remette. J'ai décidé de m'y atteler car même si j'ai été bien moins actif sur le forum, et au jeu d'une manière générale, j'ai quand même pas mal de choses sympathiques à raconter. Petit rappel, datant de mars dernier, préparait une séance de grindage des Scoop et des Winamax Series. Finalement, il n'en sera rien puisqu'un début difficile et l'arrivée des partiels auront eu raison de ma motivation à grind. Je finirais ainsi mars avec le solde pas très glorieux de -306€ pour 12h de jeu, soit mon plus mauvais mois lifetime et mon premier mois négatif depuis 2011 (!). Petite pause durant le mois d'avril, je décide de proposer une activité de coaching pour les joueurs de MTTs micro buy-in, ou joueurs souhaitant se lancer dans la variante. J'ai été surpris de recevoir dans la foulée plusieurs dizaines de propositions de joueurs intéressés (28 à l'heure actuelle). Certains inconnus au bataillons, d'autres réguliers du forum dont la candidature m'a flatté. D'une manière générale, l'expérience "coaching" a été mitigée pour moi. Concrètement, les joueurs que j'ai sélectionnés s'en sont bien sortis, et ont globalement été satisfait de l'apport en termes de temps et de contenu. Ce qui en ressortait c'est que je n'étais pas le plus fin technicien du monde (pas de surprise sur ça), mais je maitrise correctement le fields des micros, je suis pédagogue, organisé et perfectionniste, voire chipoteur parfois - ce qui a beaucoup de bon dans un jeu où la différence se fait surtout sur l'accumulation de petites précisions. Au cours des 44h passés sur skype entre début mai et fin aout, j'ai facturé et encaissé environ 520€, correspondant entre 20 et 50% des gains nets réalisés sur la période du coaching. La seule ombre au tableau : l'élève que je suivais et qui gagnait le plus (environ 1500€ sur la période) s'est visiblement dit que "hey, c'est internet ! Si je décide de couper les ponts et faire le mort du jour au lendemain, il va me faire quoi ?". http://reactiongifs.me/wp-content/uploads/2013/11/James-McAvoy-filth-middle-finger.gif Effectivement, si ce monsieur décide de ne plus me contacter et ne pas respecter ses engagements, je l'ai dans l'os pour quelques 300€ de plus. Nous n'avions pas d'autre contrat qu'un simple gentlemen's agreement et je ne n'ai pas envie de me fatiguer à faire un scandale pour une somme aussi petite, même si je pourrais pour le principe. Je vais garder le nom de cet membre actif sur le forum anonyme pour le moment afin de lui accorder le bénéfice du doute, mais je pense que tôt ou tard je balancerait un petit name dropping publique qui va bien, ça serait la moindre des choses. Mi-mai, je décide de contacter un régulier du forum suite à une annonce indiquant qu'il recherchait un stakeur. A prori le joueur (qui lui aussi restera anonyme dans ce billet) a l'air sérieux, a un sharkscope positif à 5 chiffres, j'ai peut-être un investissement juteux à exploiter. On se mets d'accord pour lui bloquer 1500€ sur une période de 4 mois (l'échéance étant due au 15 septembre prochain) à un taux avantageux pour lui par rapport au marché (55/45 pour lui du bénéfice net). Malheureusement, je constate rapidement que le joueur n'est finalement pas aussi bon que ce que je l'avais espéré et peine à sortir la tête de l'eau. Après avoir fait un tour sous les -800, il enchaine un rush de folie qui le propulse à +900... avant de retomber en à peine un mois aux alentours des -500€ à trois semaines de la fin du contrat, et cela même après avoir joué plus d'un milliers de games et des centaines d'heures de jeu. C'est assez décevant mais plutôt prévisible : une fois encore je me suis précipité sur une opportunité sans analyser en profondeur les tenants et les aboutissants de l'investissement. Crédit photo : http://pokernem.over-blog.com/ (AKA meilleure BD poker francophone) Je tiendrais peut-être un autre discours si d'ici là le joueur parvient à regagner quelque chose - après tout il n'est pas mauvais techniquement même s'il a des difficultés à s'adapter sur les fields de micros et néglige l'ICM - mais globalement il est très improbable que je ressorte gagnant d'un sou de cette opération. A côté de ça, le mois de mai se termine bien pour moi aux tables : je termine le mois à +1070€ pour 19h de jeu après avoir notamment gagné un 5€ turbo et finis 2ème du Cocktail (et après avoir refusé un deal contre un fish, aaaargh). Il faut dire que l'effet "Pseudo de fille" fait toujours son effet, on continue de me demander en ami chaque fois que j'adresse la parole à quelqu'un. Un débile m'a même filé son numéro de téléphone et son facebook (si si) alors que je le jouais en HU. Des fois ils sont moins gentils quand même. En juin il ne se passera pas grand chose, c'était un mois très occupé pour moi et j'ai préféré ne pas accorder de temps à ce jeu mais plutôt à des occupations plus importantes. Parallèlement je finis 2ème du championnat de Dijon aux échecs alors que j'avais une autoroute pour la win après avoir battu tous les joueurs dangereux, j'avais juste à gagner les trois games suivantes et j'ai finis par perdre (sur un spew énorme) l'une d'entre elles. J'ai probablement craqué sous la pression. Aux échecs même contre des joueurs un peu moins bien classé, il est difficile d'enchainer 3 victoires consécutives, particulièrement quand on a les noirs dans deux des trois matchs. Sur internet, je me lance dans les "bullets", format de jeu où chaque joueur dispose d'une minute pour finir sa partie, sans quoi il la perdra. C'est fun à jouer mais c'est assez frustrant parfois XD. Ce qui nous amène en juillet, à l'arrivée des Micro Séries de PS, j'avais prévu de jouer les dimanches pour le fun. Mais Muffinman m'a signalé sur facebook que "tu prends cher sur le thread des MS mdr". Après vérification, j'ai constaté qu'un challenge se préparait entre une quinzaine de membres du CP et que GeneralM, non content de me démolir aux échecs régulièrement, m'avait trashtalk gentiment charrié sur le fait qu'on ne me voyait plus aux tables depuis plusieurs semaines. J'ai donc décidé de me la jouer à la Marty Mac Fly et d'accepter de participer au challenge, même si il faut le dire je n'étais guère enchanté de devoir jouer tous les jours pendant 8 jours alors que j'avais un travail à temps plein. Pas forcément la décision la plus intelligente de ma vie si on en juge par l'état de fatigue avancé qui était le mien après le challenge. lol. https://www.youtube.com/watch?v=5WXUlLBX2qg Bref du premier au 6ème jour, je suis resté dans le milieu de peloton, sans parvenir à me démarquer ni m'enfoncer dans les méandres du bas de classement non plus. Au 7ème jour, je parviens à me hisser en table finale d'un des plus petits events : le 3€ Zoom. 550€ à la gagne, mais surtout l'occasion pour moi de pouvoir hold'up le championnat. Je bénéficie d'un coup de main du destin quand je raise en mp avec 22bb, payé au bouton, le big blind push ses 5 dernières bb et je reshove. Le BU avait trap avec Il m'a bien own. Je l'emporte malgré tout sur un board X X salvateur. Après quoi le 3 handed n'est plus qu'une question de technique et je l'emporte relativement aisément. A la fin de la soirée, je suis passé de 6ème à 2ème à seulement un jour de la fin du challenge. Nous somme 15 à avoir mis 25€, le premier prendra 250€, le second 125€. Le dernier jour se passe également très bien, je réalises trois jolies places payées, dont un deep run sur le Classico où je finis 19ème/6300 (ou 6800, je ne sais plus) pour 235€ supplémentaire. Ça reste une place extrêmement cruel, 19ème, vu la belle somme réservée au gagnant. Mais bon globalement je ne vais pas cracher dans la soupe. Finalement après quelques frémissement de joueurs qui ont deep run leurs day 2, je l'emporte avec 400 points d'avance, un bénéfice net d'environ +800€ et les +225€ nets réservés au gagnant du challenge. Comme on dit dans le jargon, "cours mieux". Ah oui ce n'est pas tout ! J'ai aussi gagné une lot d'une valeur inestimable que pokerstars offre à tous les gagnants d'un event des MS. Et oui, en anglais Cap veut dire "casquette", génial non ? Je suis trop heureux ! Début aout, je décide de staker deux autres joueurs pour 1000€ chacun pour une durée de 4 mois et une cut de 50/50. Pour l'un il s'agit d'un pote compétent mais qui a la flemme de déposer malgré son salaire confortable (?) et c'est plus une sorte de dépannage, vu qu'il n'aura pas trop de temps pour faire du volume. J'estime que son rendement moyen devrait malgré tout être légèrement positif s'il s'applique et je sais qu'il le fera. Il est déjà à -50€ pour l'instant mais ce n'est pas inquiétant. Le second est andrag73, un gros régulier du topic des sng micros qui a déjà fait ses preuves d'un point de vue des gains et du sérieux. Pour l'instant je suis extrêmement satisfait de son approche du staking et de sa façon de jouer d'une manière générale : très discipliné, n'hésite pas à se remettre en question, joue une majorité de ses games dans les meilleures conditions; très patient, très peu de tilt. Tout ce qu'on peut demander de quelqu'un qui joue avec notre thune. Dans les faits, il est déjà monté à +1500€ uniquement sur les trois premières semaines. Et je ne pense pas qu'il ai prévu de s'arrêter là ^^. Il a un un ROI > 100% qui sera très dur à maintenir à mon avis, il a bénéficié d'un très bon run sur les 135 premières games - ça aide - mais globalement je pense qu'il est tout à fait acceptable de tabler sur un +3000 sur l'ensemble de la période vu son niveau et son set de qualités (même si je lui ai accordé une clause lui permettant de mettre fin quand il le veut s'il estime avoir gagné assez). Ça me ferait un joli +1500 si ça se produisait, donc on croise les doigts. Pour l'instant je suis virtuellement à +750€, donc à lui tout seul il supporte les pertes des 2 autres et me permet d'atteindre mon objectif de rentabilité que j'avais mentalement fixé à 5% du total du capital investi (soit 175€). Idéalement je souhaiterais atteindre 15% de ROI et ce n'est pas utopiste d'espérer les atteindre d'ici fin novembre. Un dernier petit mot sur la chaine youtube que j'ai créée et où je peux regrouper les vidéos de mes sessions live, post-mortem et mes analyses de mains. Je compte peut-être aussi varier un peu en postant des vidéos d'autres jeux puisqu'on est partis ^^. Voici la chaine en question : https://www.youtube.com/channel/UC6S3MteXNQQD8F3Mggrye7g Et les trois dernières vidéos que j'y ai posté : En espérant que ça plaise à quelque uns d'entre vous =). Je suis ouvert à toute critique constructive qui me permettrait d'améliorer la qualité de mon contenu, que ce soit sur la forme ou sur le fond. Voilà c'était tout pour ce billet ! Je n'ai aucune idée de quand j'écrirais le prochain, alors on va dire que ça sera une surprise !
  22. 29 points
    Ah ça fait longtemps qu'on était pas passé ici. Ya comme de la poussière dans les coins. Je regrette de n'avoir pas plus écrit, car c'est toujours un exercice enrichissant. Et quelques personnes m'ont rappellé que j'avais un blog récemment! Pour ma décharge, j'ai eu une année intense-bizarre-métamorphose, comme ça semble devenir la norme depuis que je cultive la conscience de l'instant présent. Comme si je vivais et renaissais chaque jour. Enfin chaque instant, potentiellement, bien qu'évidemment je ne sois pas TOUJOURS en pleine conscience, ni même que je le recherche, comme une pseudo-toute-puissance. Non, juste je cultive la pratique du boudhisme (cad la méditation), et j'apprend un art de vivre on va dire. BREF. Ca rend ma vie certainement différente d'avant, je change d'avis fréquemment, parfois comme très récemment je prends un break poker de 3 mois et j'en profite pour ne rien faire (pas d'internet du tout pendant un bon moment), et aussi prendre le temps d'aller en Chine. Mais venons en ce qui vous intéresse, le Pokey. Well, the Game. The Game is still there. Dans mon dernier post, qui date du début de l'année, je parlais d'un rapport contrasté au poker, marqué par les années. La difficulté du jeu, enfin ce qu'il provoque, aussi des addictions mélées. La difficulté à gérer mes émotions à la table, pas parce que je régresse, mais parce que ma sensibilité et mon contact à mes propres émotions s'enrichit de jour en jour. En commançant les arts martiaux et la méditation, je pensais que ça allait m'aider au poker, et de fait ça me rend la tâche plus difficile, subtilement difficile! Jsuis bon, honnêtement. J'ai du skill, et de la créativité, et la ténacité, l'âme du guerrier. Mais je ressens tellement de choses depuis quelques années, les gens, les endroits, moi-même, parfois je m'y perds comme dans une tempête. Donc voilà, le thème, depuis un bon moment, pour continuer à survivre dans l'écosystème du poker, c'est la gestion émotionnelle. J'ai aucun doute qu'une relation épanouie avec une fille géniale m'apaiserait grandement sur ce plan-là, mais j'en rencontre pas tous les jours! Ainsi, cette année, j'ai traversé des bons moments de doute. J'ai moins joué à certains moments, j'ai mal joué à d'autres. Bien aussi parfois, excellement parfois. Un peu sur un coup de tête, après 2-3 mois de play moyen, je décide d'aller à Vegas. Je décide aussi d'y aller pour bosser. Pas pour fétarder, pas pour bader non plus. Là-bas, pas de pétard pendant un mois. Avec le décalage horaire, j'me réveille les premiers jours aux aurores. C'est cool, ça me permet de courir quand il fait pas encore une chaleur étouffante. J'ai trouvé un supermarché qui vend des bons produits en vrac, des noix, quelques légumes et fruits 'organic', en tout cas je commence à avoir l'oeil à ce niveau-là, vivant à la campagne et aimant la nature. Des super jus de proto-biotiques, des jus mélangés à du thé fermanté généralement, générant ainsi des centaines de millions de bactéries bénéfiques à notre organisme: de fait une tuerie. Comme une drogue, mais absolument saine et naturelle. Ca m'a permis de jouer des MTT avec un niveau de focus jamais vécu. Et, en jouant Martin Jacobson dans un 1.5k WSOP (6 max à ce moment là), je vois qu'il boit la même boisson... Prends soin de ton corps et de tes organes surtout, c'est aussi ça le 'connais toi toi-même'. Je fais des salades. Je prends un soin particulier à cuisiner et à bien manger. Mes premiers pas dans un casino de Vegas ont eu lieu au Rio, mais l'endroit a une atmosphère assez sale et dégoulinante, donc je me tourne plus naturellement vers le Venetian, assurément un des meilleurs endroits pour jouer au poker au monde, de ma modeste expérience! Je grind en journée. En 5/10. Je fais des sessions courtes. Je sais que je suis là pour 6 semaines. Je joue au top, ou je quitte. Je fais des breaks quand j'veux, et je reste pas à la table 4 h de suite comme une larve, je vais prendre le soleil pour compenser le drôle d'air climatisé, probablement enrichi en oxygène! Personne me connait ici, et je ne connais rien du poker américain. J'entre discret, 70bb, et discret aussi dans le reste, qui je suis, comment j'me comporte. J'écoute, et je regarde. J'ai des bonnes idées aussi. Des moves que je ne décrirai pas ici, mais qui me permettent de manipuler les situations à mon avantage d'une manière dévastatrice. Pour faire simple, c'est passer pour un reg-fish en étant le meilleur joueur à la table (à ce moment là s'entend, j'étais le plus présent peut-être, plutôt). Bref, je sens les spots, je suis affuté. Je crush en toute tranquilité. Quand je grind au bellagio, je prends des jus de carotte toute la journée. Je vais fumer des clopes certes. Je m'emplis aussi de cendre et de feu, le feu de Vegas, le désert autour, toute cette agitation absurde et ce gachis d'eau. Ces gens, qui viennent comme à dysneyland payer super cher pour faire des trucs, honnêtement assez pourris (comparons ça à l'ambiance de certains bars européens que diable!). Genre regarder la fontaine de feu wooow trop cool. Et ensuite payer 25$ pour un burger. Bref, cette ville n'a aucun sens. Mais je suis là pour bosser, et en l'occurence je fais bien le boulot. Je sens que c'est un tournant. Tout ce que je n'arrivaits pas à faire depuis plusieurs mois, avoir une discipline de jeu (cad, en ce qui me concerne, gérer mes émotions à la table!), MALGRE la méditation et le kung fu (qui de fait, m'aident mieux à gérer ma vie en dehors de la table, nous avons donc là un mystère, un paradoxe)...... ici, à Vegas, le temple de la décadence humaine, je la trouve, cette discipline. Chaque jour pour aller et revenir du Venetian à mon logement, je marche une demi-heure, souvent donc sur le soleil brûlant. Le temps de vraiment voir la ville. Passer au dessus du highway près du Rio. Voir ces files incessantes de voiture qui vont et viennent dans la ville-lumière au milieu de l'ombre et du désert, le futile au milieu du Rien. Passer dans les rues, sur le strip, voir tout ce qui s'y passe, les milliers de vies qui s'y déploient de manières si différentes. Les gens qui bossent, les autres. Moi je bosse. Je m'essaie aux tournois avec des résultats plus mitigés, mais quand même un deep run dans un wsop (celui où Erwann Pécheux fait runner-up), un mixed max bien sharky pour un 1k5 (9max day1, 6max day 2, HU day 3, TF 8 handed) ; et autres sensations sympa, genre finir chip leader d'un gros mtt du Venetian fin du day 1. Un 3k 6max où j'hérite d'une table très difficile avec un top reg américain et surtout deux jeunes canailles allemandes à ma gauche, des gars vraiment trop bon quoi. J'étais impressionné, moi qui suis toujours à chercher l'edge, là je dois me battre pour pas me faire violer. Je survis jusqu'au bout du Day1. Pas assez de cartes pour batailler sur une table qui n'offre quasi aucun spot. Rare que je ressente ça à une table! Et le main event. Non prévu, mais j'ai rarement aussi bien joué de ma vie qu'ici à Vegas, et qu'est-ce que je cherche d'autre dans ce jeu, que de vaincre des sommets? Day 1, like a star. J'finis top 10 de mon day. Pas que j'ai spécialement run good, genre stacker flush avec full hein, non j'ai juste bourriné tout le monde et pris tous les spots d'explo. Gérant mon image avec beaucoup de précaution. Un moment, j'ai risqué de perdre 70k sur 90k (stack de départ 30k) dans un bluff que je savais fonctionner 100% du temps, ou pas loin. J'avais saisi mon adversaire. Je sais qu'il a overpaire. Je sais qu'il n'a jamais mieux qu'une paire sur ce board 875 78, moi j'ai seulement AQhi en sandwish dans un pot squeezé. Certes, sa paire est souvent QQ+. Je sais aussi, dans ces yeux, dans ce qu'il est, qu'il ne va pas risquer son tournoi, ever, ever, sachant qu'il lui reste 150bb derrière river (ou un truc du style!). Mon image est suffisamment bonne. Les éléments sont alignés correctement. Je vais donc check-raise énorme au flop (snap call), barrel énorme turn (snap call), puis shove river et patienter 1, 2 minutes peut-être, avant de voir mon adversaire muck face up KK. Je ne montre pas le bluff. Bref, je m'emballe même pas de mes 'exploits' slash 'hero bluff'. Je bosse, et j'exploite, comme un loup des steppes. Dans un jour comme ça, je vois les formidables progrès dans mon jeu, dans ma gestion aussi. Day 2, 2 jours après. Jme suis préparé. Sur tous les plans. Je pense stratégie. Je pense errements du mental, je pense qui risque de craque,r pourquoi, quand, est-ce que moi je craque? Je sais aussi les illusions qui doivent se créer dans ses cas là avec un gros stack, vouloir gamble avec les jetons. Jle savais, mais je ne croyais pas que ça m'arriverait. Juste un truc à se méfier. Je joue si bien depuis plus d'un mois, certes parfois je fais des erreurs, mais je m'en relève et me gère bien. Et là, je ne peux juste pas expliquer. Je suis passé à côté. La pression de l'évènement, qui ne m'avait pas effleurée au day 1, me revient dans la gueule d'un coup. Pris dans une spirale négative de mauvais spots et de mauvaises décisions, comme quelque chose dont on ne peut pas s'extirper. Ca n'a rien à voir avec le poker. C'est juste mon âme que j'explore dans le poker autant que dans tout le reste. Parfois mon âme est en lutte avec elle-même, a des comportements auto-destructifs. Bon. Au moins je suis pas le seul terrien comme ça. Savoir qui je suis ne me rend pas invincible, ni infaillible, loin de là. En tout cas, l'enjeu est là. Je grandis, en tant que personne, je développe une grande force interne qui, parfois, me rend très performant à ce jeu. Et parfois, je me prends les pieds dans le tapis, je m'égare moi-même à penser trop, je remets en cause mes reads instinctifs, je doute, et je ne joue plus au top. Pire même, vu que je garde l'habitude de vouloir exploiter tous les edges, parfois je développe des stratégies trop complexes et inadéquates. Parfois je ferais mieux d'oublier mon skill, parce qu'il me fait déjouer. Je n'oublie pas que j'ai dû, au cours de ma vie, dépasser une très grande timidité. Et maintenant je m'assois aux tables avec des sharks, et je suis l'un des sharks. J'aime le jeu parce qu'il me force à me dépasser en permanence, et parfois me force à dépasser des gros blocages. Je me sens fort parfois, car je le suis, et je sais que je dégage cette force. Mais je suis aussi fragile, pas si serein, à moitié fou peut-être. Les deux en même temps. Yin et Yang. Nos faiblesses alimentent nos dépassements. Nos égarements nous font trouver la Voie. Dans ma vie, j'ai cherché à ouvrir les portes de la perception. Mais je suis encore jeune là-dedans, et peut-être trop intrépide: j'ai accepté de plonger la tête la première dans une nouvelle forme de sensibilité (sentir avec le bide), force est de constater que je ne contrôle pas toujours le dragon que j'ai éveillé en moi! Pourquoi cela arrive-t-il lors du tournoi le plus important du monde? J'ai fait au mieux niveau préparation. Bordel, j'suis vraiment une m**de. J'peux rester des heures à méditer, face au mur, j'peux endurer pas mal de truc, et là j'suis incapable de me tenir? Incapable de rester en contrôle, tight, sans forcer les choses, dans un event où j'ai un edge massif? Je suis rarement scared money, peu importe les montants. Au day 1, le fait de ne pas l'être pas permis de dépeçer ma table. Au day 2, ça m'a fait bust en 4h. J'aurais adoré que l'argent ait une valeur pour moi dans ce day, que je sois un peu plus en phase avec les fish nits qui composent la majorité du field, et qui clairement ne veulent pas bust. Je ne crains pas de bust, cette 'force' s'est révélée en l'ocurrence très préjudiciable. J'ai chié ; gâché une opportunité. Juste après avoir bust, je suis comme sous le choc de ce que je viens de faire, cette force en moi qui peut brûler 10 000$ parce qu'elle sait que ça n'a aucune importance. Ca m'effraie presque. Jamais je n'aurais fait ça avant. Et puis, je m'allonge, j'essaie de calmer mon esprit, et mon corps, tous deux perturbés par l'échec. Me revient alors clairement une sensation de Deauville, fin du festival, après avoir bust de plusieurs gros MTTs, je m'inscris dans un 1.5k€, résolu à faire de mon mieux. Je fais de mon mieux pendant 3h. Et puis sur un coup à la con, j'engage mon tapis en semi-bluff contre le brelan évident du nit de la table. Je l'savais, j'l'ai fait quand même. Je sors de la salle de tournoi, et là me vient le vent marin, les odeurs, les sons des mouettes. En quelques minutes à peine je me sens mieux. Mais dans la salle de tournoi, j'avais la gerbe. Je voulais sortir, j'en pouvais plus de ce jeu, et aussi de ces personnes qui le jouent. Dans ces moments là, c'est simplement mon corps qui veut se lever de sa chaise. Sortir de cette compétition acharnée, m'éloigner des gens perdus dans une pâle addiction au jeu. C'est en cela que les pratiques que je fais se révèlent préjudiciables à la table. J'écoute plus mon corps qu'avant, beaucoup plus. C'est devenu la priorité dans ma vie d'être honnête avec moi même, et là, ici et maintenant, avec ce qui vient. Parfois je dois sortir du jeu, souvent, plus souvent que les autres, ce pourquoi je dois être l'un des joueurs pro faisant le moins de volume en France! Mais, j'suis toujours là. En sous-marin, sous le radar. Cet été je vais grind à Aix-en-Provence. Lors d'une session nocturne sur une 5/10 extrêmement profitable, je spew un stack contre mon pote (bon il me dit après que mon hero call fait sens, que j'ai déchatté la situation, mais quelque part on sait tous les deux qu'il bluff jamais là-dessus, malgré son degré de compétence incroyable. Juste une question de timing plutôt. Il peut bluffer cette situation, mais juste pas là tout de suite). En plus sur une table facile où toute personne rationnelle voudrait ne pas jouer contre son pote, qui est le seul autre shark de la table, et se concentrer sur les joueurs faibles. Les requins ne se mangent pas entre eux n'est-ce pas. Et moi si. C'est mon pote, on se connait super bien, il est fort, moi aussi, c'est lui que je veux affronter. Les autres ils m'ennuient, ils pigent rien. Ils me forcent pas à me dépasser. Qu'est-ce que je cherche, au fond, si j'en viens à oublier / mépriser la première raison qui m'amène à la table, cad gagner de l'argent (facile!) ? Pourquoi ce besoin de chercher plus de difficulté, plus d'obstacles? Ne suis-je pas en train de devenir un gambleur fou, qui gamble avec sa vie et son devenir? Je sors de là en me disant sérieusement: c'est fini. Ma carrière, c'est fini. J'observe mon corps et mon esprit méticuleusement auto-détruire mon skill, comme s'ils voulaient me broke pour que je sorte de ce put**n de casino. C'est comme si l'éveil de la conscience boudhiste en moi, la sagesse et la compassion aussi, me rendaient allergique au jeu. Comme un paradoxe existentiel, qui s'exprime malgré tous mes efforts. Parfois j'me dis, ça serait si simple, il suffit que je joue au poker avec la même conscience que quand je médite. Sans recherche. Et alors le jeu est facile, et surtout je ne me tâche pas, je ne me perds pas dans les illusions du jeu. Souvent, c'est à peu près le cas. Mais quand je me déçois moi-même méchemment, c'est trop dur à vivre, je me dis que c'est ptet pas ma place. Bref, je sors du jeu. Réellement. Je pense à arrêter définitivement, alors même que Vegas m'a montré que je pouvais jouer avec les meilleurs du monde, et que j'avais ma place dans l'arène. Que je le veuille ou non, j'ai fait mon chemin dans ce jeu. Je pense par moi-même, j'ai mes propres approches. Pu besoin d'imiter les pros dans des vidéos haha, je fais du jeu ce dont j'en ai envie. Je perturbe. Un top reg bulgare vient me voir un jour à Vegas, me dit: j'ai cru au départ que t'étais un fish, maintenant je me rends compte que t'es un des meilleurs ici. Je sais, mec. Je peux l'être. Quand les éléments sont bien alignés. Quand je suis pas entraîné par la tempête de mes ressentis. Comment un être si fragile que moi peut parvenir à être si fort parfois? Si fort dans l'adversité généralement? Bref, j'en ai marre, ce jeu crée trop de souffrance, je dois trop forcer ma nature pour être bon. Je ne joue pas pendant 3 mois. Je m'assois dans des cafés, pendant des heures, j'écris, des choses, mais pas sur le poker, plutôt sur les mouvements d'âme, sur l'existence, les gens qui passent et m'entourent sur cette place magnifique d'Aix. J'écris ce qu'ils m'inspirent, le reflet du soleil et les sons. J'me dis, il serait peut-être temps de faire autre chose de ta vie. Ecrire un bouquin, revenir à l'Art, revenir à la sérénité. Faire un job simple, plutôt qu'un combat du quotidien. Et d'ailleurs, pourquoi ai-je un guerrier en moi? Pourquoi cet appel du sang en même temps que cet appel à en sortir? Méditer, c'est juste s'assoir. Je fais ça. Je suis assis, je laisse le monde être autour de moi. Il me donne une grande inspiration. Je passe des jours sans internet, simplement à 'être'. Lire, écrire. Rester conscient du temps réel, plutôt que me perdre dans l'Ecran Rétinien. Que c'est bon, de ce permettre cette respiration. Mon plus long break depuis que je joue. Et je pense, beaucoup de personnes, quand elles prennent des vacances, s'agitent à faire des choses. Moi j'ai accepté de laisser couler, laisser infuser. Je connais très peu de gens qui aiment à faire comme je fais, cad sentir comme chaque jour est unique. Même quand on se fait chi**, c'est unique. Fuir dans le divertissement permanent comme notre société le permet tellement, ça ne résoud pas l'Angoisse, et ça je pense qu'on le sait tous, quelque part. Je pars en Chine. J'apprends des choses. Je vois qu'un jour futur, peut-être, j'irai là-bas apprendre auprès de ce maître de Tai Chi, dans une montagne taoiste sacrée en plein milieu de la Chine. Un chemin de vie qui se dessine, un possible. Et en même temps, 'chaque choix en efface mille autres'. Et là je reviens, tout doucement. Le poker est toujours là. Je tâche à ce qu'il ne soit pas au centre de mes pensées, je tâche à ce qu'il passe toujours après la Pratique, désormais. Ca reste un travail. On verra, si j'arrive à continuer mon bout de chemin dans ce monde. J'ai les forces pour, il s'agit pour maintenant de les faire travailler ensemble, ces forces, plutôt que les voir s'opposer! Trouver l'apaisement en fait. Je suis bien la seule baltringue engagé dans une quête existentielle dans le poker, tout en ayant une partie de moi profondément anarchiste et chaotique, qui crache sur l'argent, la réussite, la gloire, toutes ses illusions dont se nourrissent les Hommes pour croire qu'ils existent. J'aime mon pseudo, avec les années. Mr Sneeze. Mr Atchoum. C'est ça. C'est qui je suis. Parfois j'éternue de toute mon âme. Vivre, c'est un gigantesque chaos. Une tempête incessante, qui nous porte comme feuille morte. Mais qui est prêt à voir cette réalité? La réalité que nous vivons et mourrons? Que la mort, précisément, n'est pas un accident ; même la seule chose non-accidentelle, puisqu'inéluctable. La Vie, plutôt, est l'accident perpétuel dans la Mort. Lors du main event day 1, le soir vers le dinner break, une grosse tempête s'abat sur Vegas. Le Rio est proche de mon logement, alors je cours sous les trombes d'eau pour manger un morceau. Pour revenir, la pluie a presque cessé, mais les rues sont inondées. Plus personne dans les rues, et l'eau, l'eau partout dans cette ville au milieu du désert. Il y a comme une atmosphère de catastrophe, enfin tout est à l'envers à l'endroit. L'eau partout, donc plus vraiment de trottoir dans la rue. Il faut sauter au dessus des flaques énormes, passer dans la boue, escalader une grille un moment. Les voitures, paralysées. Et là, baigné dans la lumière du soleil d'Orage, je sens que j'adore ça. J'adore ce chaos, quand les éléments se perturbent, et que je me sens vivre, simplement dans le contact avec mes sens, la matière et les choses. La Réalité de la tempête, les éléments qui prennent le dessus sur les Hommes, et leur ville bizarre. Dans le Rio, l'eau traverse le plafond, inonde légèrement la salle de tournoi. Le Réel, qui pénètre dans l'Illusion. Et moi, un sourire aux lèvres et dans ma cage thoracique, à sauter dans la boue, au milieu de la Force Brute des éléments.
  23. 29 points
    le zakintosh

    TOP SHARK ACADEMY

    Bonjour a tous, ca fait longtemp, déja un an que je n'ai pas écrit dans cette section, malheureusement j'ai du suivre les conseils de mes amis et j'ai pris la décision d'effacer toute trace de mon ancien blog, comme vous le savez on est nombreux a voir une épée de damocles au dessus de la tete, et il m'a semblé plus prudent de laisser aucune trace de mes résultats surtout que je donnais pas mal de détails avec des courbes sharkscopes etc. Cette décision m'a attristé car ce blog était un exhutoire pour moi et les retours que j'avais m'ont beaucoup touché. Pour rappel l'année 2012 a été une année assez incroyable, marquée par mon crush en déglingo haute limite, ma 4eme place au sunday million et mes premiers wsop, sans oublier mon défi/prono un peu raté ou j'ai failli y laisser ma peau. QUOI DE NEUF EN 2013? 2013 fut une année en dent de scie, bien que riche en évènements divers. j'ai commencé l'année par un mois de janvier bien m**dique, je sentais que j'étais au bord de la rupture, le plaisir n'était plus la, j'étais crevé psychologiquement, les reg wars en hu deglingo sont parfois épuisantes, j'avais besoin de faire un break, de faire le point, j'ai donc laché l'ordi pendant 2 mois afin de me poser les bonnes questions sur ce que je voulais faire de mon avenir ( je suis plus tout jeune j'ai bientot 30 piges).puis je suis reparti au charbon début avril, je me suis mis au hu plo, variante avec laquelle je m'amuse beaucoup plus,j'avais retrouvé du plaisir a jouer et evidemment les résultats ont été bien meilleurs. Ce début d'année a été vraiment laborieuse pour moi, j'en garde pas un très bon souvenir surtout que je me suis séparé avec mon ex copine avec qui j'étais pendant 5 piges, et psychologiquement atteint ca a été tres dur de repartir a l'attaque, mais bon ca a quand meme du bon d'etre célibataire pour grinder quand on veut et puis je n'aurai jamais passer ce genre de soirées: LE MAIN EVENT DES WSOP: Mon année 2013 a été marqué aussi par mon 1er main event des wsop, suite a un packagge gagné sur pmu.fr ( ouverture compte, depot 500, win le sat, la chatte quoi) , je suis repartie a végas avec la ferme intention de marquer un grand coup. J'avais décidé cette année de ne pas faire les crapshot du we et de me focus uniquement sur le main event. L'équipe PMU m'a tres bien recu, j'ai pu faire la connaissance de joueurs adorables et j'ai pu assister a mon 1er UFC ( ultimate fighting championship), sport dont je suis très fan afin de supporter mon idole anderson sylva qui prendra un sale ko ce soir la. Malheureusement mon aventure au ME s'est arrété au day3, faut dire que j'ai pas chatté mes tables draw, des le day 1 je me suis retrouvé avec eugene katchalov juste a ma gauche, lucille cailly et ruppert elder ( vainqueur ept san remo). dommage ils ont coupé ma geule sur la photo. Au day 2 j'avais dan smith a ma gauche toute la journée et s'est finalement au day 3 alors que j'avais la table la moins relevée de mon tournoi ou je finis par bust sur une bataille de blindes ou je fais une backdoor quinte contre une backdoor flush pour mon adversaire, j'ai pas pu trouver le fold. Malgrès tout, ca a été une expérience fantastique, un rêve que je souhaite a tous de vivre au moins une fois, c'est bien le plus beau tournoi du monde, y'a aucun doute la dessus. Je me suis rappelé lors de ce ME a quel point j'adorais le poker live et me suis jurer de retenter quelques sat pour des gros events a l'avenir. LE FPS CANNES: Le mois de septembre est toujours un mois incroyable pour moi, l'année derniere ct le sunday millon, cette année j'ai enchainé les perfs online avec des wins et des podiums sur pas mal de tournois dont nottement un quart de finale aux HU masters de pokerstars. Mais finalement l'apothéose de ce mois de septembre sera le fps cannes snowfest, un de mes meileurs potes arrivent a me convaincre d'y aller avec lui car il chopé le ticket sur ps, on décide donc a la derniere minute a 5h du mat de faire une petite valise et de se barrer a cannes pour le jouer ou finalement j'arriverai a me hisser en tf du tournoi et terminerai a la 6ème place pour 23k€, ci joint la présentation de la tf ( je suis en avant dernier). http://www.dailymotion.com/video/x15ghvb_fps-cannes-mandelieu-table-finale-presentation_sport LES WSOPE: C'est donc regonflé a bloc et plus riche de quelques k€ que je décide d'aller chercher un bracelet a enghien, je décide de m'inscrire aux 2 crapsots, celui a un 1k et a 2k, pour le 1er j'ai pas vu le jour et je perd le flip, et au deuxième je me suis fait completement rouler dessus par michael mizrachi juste a ma gauche qui s'amusait a mettre une option ( soit un min raise in the dark) sur mes blindes, il a finit par me faire tilter et me faire faire un call hauteur as river alors que lui était nutsé. Je garderai pas un bon souvenir de ces wsope, ca vendait pas du rêve et le niveau était sacrément relevé. On a donc repis le grind tranquilement en hu et mtt pour cette fin d'année, je suis pas passé très loin d'un cours de tennis avec julien benneteau en terminant 2èeme du sunday surprise mais sinon pas grand chose a signaler avant ca : LA TOP SHARK ACADEMY: En terminant en tete du challenge sng ya 2 semaine , je me suis retrouvé au stade 3 de la tsa a mes depends, je pensais pas tenter de me qualifer mais la c'était bête de pas en profiter, et finalement 2 stades plus tard, j'intègre la top shark academy de winamax avec un contrat d'un an a la clef et la possibilité d'intégrer le team winamax, le rêve quoi. Comme je vous dis tout, je vous cache pas que la réouverture de ce blog est aussi lié a cette TSA car j'ai grandement besoin de vous, cette semaine on avait 2 épreuves , une épreuve de sng hu ou on devait tous s'affronter, pas trop de mérite c'est mon domaine de prédilection, je termine 2ème de l'épreuve, l'autre épreuve est une épreuve écrite ou il fallait expliquer notre raisonnement sur une main joué par sylvain loosli lors de son ME des WSOP, malheureusement je m'attendais pas a ce que mes adversaires rendent des copies aussi complètes et je me retrouve logiquement nominé suite a ma copie qui je l'avoue manquait de panache. on est 4 nominés pour un seul repéché, parmis les 4 nominés se trouvent 2 wameurs bien connus de leur forum, et je me retrouve donc en grande difficulté. Alors j'ai grand grand besoin de votre soutien les gars, on a jusqu'a demain 12h pour voter, j'ai pas du tout envie de quitter l'académie, ca vous prendra 10 secondes pour le faire et ca serait génial de faire parler la force de frappe de ce forum, c'est mal parti mais on y croit toujours. https://www.winamax.fr/top-shark_top-shark_academy---le-vote?language=FR Voila en espérant vous apporter de bonnes nouvelles prochainement, je vous souhaite a tous de passer une bonne année 2014 et que les dieux du poker soient avec vous.
  24. 28 points
    olivierp

    CR de mon EPT Deauville 2015

    Tient donc, 1 an et demi que je ne suis pas passé par ici... Honnêtement j'y ai pensé quelques fois, mais ça a été un peu galère récemment, et j'ai très peu joué au poker entre temps. Je vais essayer de trouver la motivation de faire une petite récap de cette période d'ici pas trop longtemps. Allé, on dit d'ici un mois pour que je me sente obligé de me bouger d'ici là... Sinon je m'étais dit que réunir les CR jour pas jour de mon deep run pourrait intéresser un peu de monde, et être un peu plus clair que scroll dans le thread dédié (). Pour commencer par la fin quand même. Je suis juste très content du run, j'ai adoré le rail CP / famille / amis (quelle attention whore !), et je suis même pas un peu dégouté d'être sorti tout prêt des gros sous. Ptet que ça viendra, ptet pas je peux pas dire. Et puis je repars quand même avec un peu d'argent (28k €) et une belle place (14ème sur 592). Y'a juste la dernière main qui me trotte dans la tête, j'ai demandé quelques avis de joueurs que je considère, au final ça a pas l'air bon, mais pas absolument horrible non plus vu les conditions. Après, je sais au moment où je m'inscrit que c'est une zone de blindes où je ferais des erreurs, donc bon autant l'accepter et essayer de pas les refaire ensuite. Et depuis je dors la nuit, je vous raconte pas le bonheur . Les Cr en intégralité : Fin jour 2 : Fin jour 3 : Quelques mains plus tard j'ouvre au CO. UTG (un gagnant EPT, 800k derrière) ouvre, je call en me disant que papy-qui-vient-de-perdre-un-gros-pot-et-a-plus-que-pas-lourd va shove. Il call... Flop : , UTG check, je check en attendant que papy pousse tout. II check Turn : , je suis pas mal. UTG bet, je call, papy shove pour quasiment le montant du bet. River : je sais plus, UTG check, je mise pas lourd, il fold et papy retourn il devait être tellement content en voyant la doublette du 5 . UTG me dira après qu'il avait , ça aurait pu donner un coup absolument énorme sans papy. Je fold les trois dernières mains et je finis à 1099k soit un peu plus du double de l'average à 36 left, je plane complet, j'espère que ça continuera. Fin jour 4 : [*]Fin tout court :
  25. 26 points
    Salut, Je n'avais pas publié sur mon blog CP depuis très, très longtemps mais je crois qu'il est temps pour moi de dépoussiérer ce média pour vous transmettre un peu plus régulièrement par écrit mes tribulations poker. Récemment, certains savent qu'il y a eu pas mal de "remous" concernant ma chaîne YouTube (un fil de discussion sur le forum CP y est consacré) et cela n'est initialement pas vraiment parti sur de bons rails (puisque j'étais globalement la risée de tous les regs pros du CP). Petit à petit, le ton y a changé pour devenir un poil plus "potache" et la moquerie qui était parfois vraiment méchante (voire blessante) s'est peu à peu transformée en des boutades ou parodies plutôt drôles. Il y a même eu quelques rares CPistes qui sont venus me soutenir. Durant cette "transformation", je ne pouvais plus répondre car j'ai été privé de mon accès au CP suite à ma réponse via YouTube un peu trop véhémente et mal interprétée, pendant plus de deux mois. Malgré tout, ce fil de discussion a attiré de nombreux curieux qui n'avaient jamais entendu parler de moi et cela m'a apporté beaucoup de nouveaux abonnés. Certains aiment ce que je propose, d'autres ne se privent pas de me dire à quel point je suis nul au poker et je ne battrai(s) (futur ET conditionnel à la fois, eh ouais, je peux le faire) même pas la limite des 25 centimes en expresso. (1/100ème de bouliche :x) Toujours est-il que petit à petit, toute cette animation sur ce fil de discussion, ainsi que la vidéo "best of" de mes "pires moments" (incluant un gros craquage en vidéo où je pète un câble suite à une série de bad beats), suivie de quelques parodies, sont remontées aux yeux et aux oreilles des animateurs de la radio du CP et c'est à ma grande surprise que j'ai été contacté il y a environ deux semaines par Laurent (@WebMaster, leur "chargé de comm'") pour y être invité. Hasard du calendrier (je ne pouvais pas être disponible la semaine dernière), c'est avec Dature que j'ai partagé l'affiche de l'émission d'hier soir, ce jeudi 4 juillet 2019. J'étais un peu anxieux à l'idée d'être face aux micros car je n'avais absolument aucune idée de la sauce à laquelle j'allais être "mangé", mais je me suis dit que dans tous les cas, ça devrait plutôt être bonne ambiance car je n'ai jamais été témoins de "lynchage" lors d'une émission radio CP. Quel plaisir ce fût lors de mon arrivée de trouver sur place un tel accueil ! Des petits fours, de la boisson à volonté (en tant qu'invités, on n'avait pas le droit de boire de l'eau, c'est la règle du CP =) ), des gens très sympas et accueillants... Assez rapidement je me suis senti à l'aise et l'appréhension que j'avais initialement est vite retombée. L'émission a été un vrai moment plaisant pour moi même si, quand j'y repense (je ne l'ai pas ré-écoutéé), je trouve que mes réponses étaient parfois un peu brouillonnes et je suis parti dans mille directions à la fois... J'étais tellement heureux d'être là, j'avais tellement de choses à dire... qu'au final ça a dû sembler confus aux auditeurs. Je présume -- et j'espère -- quand même que le résultat était néanmoins agréable à suivre. Le tandem avec @dature poker (beaucoup plus posé que moi, malgré ses talents incroyables de rappeur que d'aucuns n'auraient probablement jamais soupçonnés) combiné à la bonne humeur des animateurs@Comancheet@ShiShiont très certainement contribué à créer un climat à la fois convivial et potache. J'ai adoré vivre cette émission "comme les grands du milieu" alors que je ne suis qu'un anonyme dans le microcosme du poker sur YouTube. Je ne sais pas si ce "moment de gloire" éphémère m'ouvrira d'autres portes dans mon activité de trublion du poker mais il est certain que cela restera pour moi un succès que je n'aurais jamais osé espérer. J'anticipe quand même que cela va m'apporter quelques nouveaux abonnés et en soit c'est déjà bien. Je vais dorénavant m'atteler à produire du contenu diversifié (non plus uniquement des sessions expressos en "live" sur ma tablette) en streamant régulièrement sur Twitch et en commençant à proposer des vidéos que j'aurai bien travaillées (réalisation, montage etc.). J'ai tellement de passions (autres que le poker) que je ne sais pas où donner de la tête mais je suis agréablement surpris par la tournure des événements =) Je remercie encore une fois mille (bouliches) fois tout le staff de la Radio CP car ils nous ont donné à Dature et moi la chance de pouvoir nous exprimer sur notre passion commune, là même où des grands noms du poker sont déjà passés. C'est un rêve pour moi. Je n'aurais jamais pu y croire il y a de ça encore deux semaines et pourtant c'est arrivé... Cela présage-t-il d'un jackpot imminent sur un expresso pour moi ? Pour le savoir, suivez-moi sur les réseaux sociaux (twitter/Facebook/discord) et abonnez-vous à ma chaîne YouTube et à mon Twitch ! Des bisous, de l'amour (et des bouliches !). @+ hehe2 / RotoGluOn Dature (à gauche) et hehe2/RotoGluOn (à droite)
  26. 25 points
    Mr Sneeze

    Keep rising

    Le poker est un environnement changeant. Le jeu a beaucoup changé au 21ème siècle, et on peut clairement se rendre compte d'évolutions de tendances d'un mois à l'autre, si on grind régulièrement. On peut regarder les vidéos de 2008 des meilleurs joueurs de l'époque, et s'inspirer de leur talent et intelligence, mais si on se contente d'imiter leurs stratégies, on n'aura certainement pas le niveau de succès qu'ils ont eu. Parce que jouer en mid / high stakes en 2014 n'est pas du tout la même chose qu'en 2008. La réalité est que tout le monde progresse, parce que l'information se diffuse, les stratégies gagnantes sont émulées, etc. Ca effraie pas mal de regulars (parce que leurs stratégies se révèlent avec le temps moins efficaces), mais perso je trouve ça super de participer par mes efforts à l'évolution collective du jeu. Quand on grandit en tant que joueur de poker, par la compétition, on fait aussi grandir le jeu, à une autre échelle. Une grande erreur serait de considérer le poker comme un système, comme quelque chose qu'on peut résoudre. Chaque situation est toujours nouvelle, et unique. Tout change tout le temps. J'expérimente très souvent des nouvelles stratégies. Mais aucune n'a une utilité absolue ; il faut développer un éventail de tours, évaluer les paramètres critiques, et prendre une décision. Et je suis convaincu que pour être un vrai killer, il faut être ouvert à tout, absolument tout. Il faut être capable d'avoir toutes les vitesses imaginables. Jouer comme un nit un spot, et comme un pur maniac une autre ; de même d'un jour à l'autre, d'un mois à l'autre, d'une table à l'autre, on peut avoir tous les styles. Plutôt qu'avoir un style, mieux vaut prendre la forme qui convient, comme l'eau qui prend la forme du récipient qui la contient. Les joueurs intermédiaires veulent être 'agressifs', ou 'LAG'. (C'est plus rare de vouloir être un nit !) Ils veulent se prouver des choses, ou alors prouver aux autres. Seuls les grands joueurs comprennent la juste mesure, l'agression sélective. Et c'est tout un art que de trouver les bons spots. Ils ne forcent pas les choses, ils pêchent. Quand le bon spot se présente, ils n'abandonnent pas. Ils évitent les mauvaises situations. En bref, ils se donnent la possibilité de minimiser leurs propres erreurs (inévitables!) et de maximiser celles des autres. C'est là une approche très différente que celle du wannabe-LAG, qui veut gagner tout, tout de suite, et agresse tous les spots possibles sans faculté d'arbitrage. Au final il fait des big moves, certains réussissent, certains échouent. Dans le lot, la marge d'erreur et de tilt est assez grande. J'ai longtemps été un spewtard. Capable de sortir un pur bluff n'importe quand (et du coup un peu trop souvent). Ce qui fait de moi un meilleur joueur que jamais, ce ne sont pas les gros bluffs ou gros calls que je fais. C'est plutôt ce que je ne fais plus, ce que je réfrène. Je célèbre mes folds beaucoup plus qu'avant. Je célèbre le fait de jouer nitty quand c'est approprié. Je ne suis plus aussi frustré qu'avant par le fait de ne faire que fold à une table juteuse si c'est ce qui se révèle le mieux. Je célèbre aussi les sessions qui se passent mal, mais où je n'essaie plus de faire que ça aille bien. C'est une grande victoire pour moi que d'être capable d'accepter (pas en théorie, je parle à un niveau émotionnel profond) qu'une session peut être perdante, que c'est la réalité de ma pratique. J'attends les bons spots, si yen a pas tant pis, j'arrête ma session et je reprends le lendemain. C'est ok de ne pas gagner tout de suite. Rien ne presse. C'est aussi ça penser sur le long terme (adopter la mentalité du pêcheur). Il y a également un aspect social dans le poker, la communauté. Les joueurs s'imitent en permanence les uns les autres. C'est assez splendide comme processus. Tout se diffuse. Cependant, je pense que beaucoup de personnes sont trop attachées à ce que la communauté considère comme juste ; ils sont pris dans le regard social: il est psychologiquement plus intuitif pour l'Homme (profondément grégaire) de copier la majorité plutôt que de faire quelque chose de différent. Ainsi, il peut être difficile pour certaines personnes de sortir du 'dogme'. Et pourtant dans le poker il n'y a pas d'institution véritable! C'est une pure méritocratie ; pas de patron, pas de guide absolue. Pour vraiment passer un palier, il faut être autodidacte. Car il n'y a pas de règle sur ce qu'on est autorisé à faire: on le voit bien à la table, tellement de stratégies gagnantes cohabitent. Rien ne vous empêche de minraise le flop, même si c'est un move de fish. Rien ne vous oblige à multibarrel. Alors ne pas oser faire un truc contre-nature parce que personne le fait, c'est quelque part brider son potentiel, à mon sens en tout cas. J'ai beaucoup expérimenté tout seul, indépendamment des sites de coaching ou forums. Je prends un maximum de ces ressources, mais je n'en suis pas dépendant. Je suis sûr que plein de regs considèrent que je fais souvent nimps. C'est ça d'expérimenter. Ca veut dire faire des erreurs, voir ce qui marche et ne marche pas. Ne pas faire cela, c'est rester prisonnier d'un système de pensée, c'est se refuser la possibilité de vraiment arriver au top. Evidemment cela implique des échecs, des revers et difficultés. Mais qui n'est pas prêt à affronter ça ne peut pas survivre longtemps dans le poker. Le meilleur talent au poker est l'adaptation. Il faut une grande souplesse d'esprit, une grande aptitude à la remise en cause, pour évoluer. Et qui n'évolue pas meurt. Ainsi, pour survivre dans cet environnement hyper-compétitif, il faut accepter de trébucher parfois. La différence entre les joueurs au top et les joueurs moyens? Les premiers ont avalé leur ego. Ils ont compris qu'il fallait totalement se détacher des résultats monétaires, et aussi se détacher des processus d'essais et d'erreurs. Pour simplifier: les joueurs faibles tilt quand ils perdent de l'argent. Les joueurs plus avancés peuvent encore tilter quand ils perdent de l'argent, mais deviennent surtout fous quand ils font une erreur. Les joueurs accomplis acceptent de faire des erreurs chaque jour. Ils ont digéré cet aspect des choses. Ils ont compris qu'ils allaient expérimenter une dose importante de frustration du fait des fluctuations, qu'il fallait à chaque instant tirer le meilleur enseignement possible de la situation, mais ensuite immédiatement s'en détacher. S'ils perdent une main, ils jouent la suivante. Point. Pour être bon au poker, il suffit de prendre les meilleures décisions possibles. Pourtant, quel travail mental il faut accomplir afin de se donner les moyens de prendre les meilleures décisions possibles aussi souvent que possible!
  27. 25 points
    Aujourd'hui je vais essayer de parler de la variance au poker. C'est un sujet complexe, maints fois abordé, et pourtant toujours abondant. Je pense que l'incompréhension de ce qu'est la variance constitue l'un des plus grands leaks à la fois chez les joueurs récréatifs et chez les regs gagnants. Avez-vous cette tendance à suivre vos résultats? Il semble quasiment impossible à quiconque de ne pas se soucier s'il est positif ou négatif sur une session. Paradoxalement, ce sentiment semble plus fort en live. Pourtant, après 5 h de jeu, vous aurez peut-être joué 100 mains. Quiconque est habitué au online sait que les résultats au bout de 100 mains sont assez inconséquents. Pourquoi vouloir se refaire, pourquoi ce soir, pourquoi pas demain, pourquoi pas dans un an? Mais les joueurs de online vont être affectés après une journée négative ou une journée positive. Ils vont regarder leur courbe, fantasmer les mois à venir (positivement ou négativement). Tant de joueurs pensent inconsciemment que la variance a des comptes à rendre. Rien n'est plus faux, la variance n'a pas de mémoire. A tous les joueurs obsédés par leur courbe EV, je vous donne un conseil: oubliez-la. C'est un gros leak que vous avez, une incompréhension assez fondamentale de la nature chaotique du poker. L'état d'esprit idéal est : il n'y a que la main que je joue maintenant. Ma bankroll est à tel niveau, peu importe ce qu'elle était hier, ou il y a un an. Ma bankroll n'est même pas à moi, elle n'est qu'un facteur limitant mes choix stratégiques potentiels. Les joueurs gagnants s'attendent à ce que leur bankroll augmentent assez régulièrement. Or tel n'est pas le cas. Le jeu bouscule toujours nos attachements. Pouvez vous atteindre l'état de libération intérieure où perdre n'a aucun impact pour vous? C'est un état très subtil, car évidemment il ne s'agit pas de se désensibiliser à la perte au point de ne même plus chercher à gagner, auquel cas on deviendrait un simple gambler. Pouvez vous atteindre l'état de libération où vous savez qu'après une grosse session gagnante, l'argent ne vous appartient pas (puisqu'il va retourner au jeu)? Et qu'il ne préfigure rien sur l'avenir? Avez vous déjà ressenti cette joie de gagner 10 caves en une soirée, avant d'en perdre 12 le lendemain? Qu'avez vous ressenti? L'attachement à ce qui n'est pas à nous est cause de souffrance. Vous jouez une session en live. Vous avez un tirage que vous jouez agressivement. Vous êtes callé mais touchez votre tirage. Vous finissez la session à +Xbb. Même situation, mais vous perdez la course, vous manquez votre quinte. Vous finissez la session à - Ybb. Je suis prêt à parier que la plupart des joueurs auront tendance à se dire qu'ils ont bien joué après la session positive, mais vont par contre cogiter et décortiquer pourquoi ils ont perdu dans la session négative. Pourtant leur jeu est le même! Mais l'incompréhension de la variance nous fait croire que nous maîtrisons nos résultats. Evidemment, tout le monde peut comprendre ce que je dis, théoriquement. Ce n'est pas la question. Tout le monde comprend et pourtant tout le monde tombe dans le piège. Les mouvements sont inconscients, plus subtils. A différents degrés et de différentes manières, tout le monde s'attache à ses résultats, que ce soit en tâchant de se refaire, ou en s'attendant à gagner comme la veille. Tout cela amène les joueurs, bons ou mauvais, à revenir à la table, généralement avec un mindset biaisé dès le départ. De même si l'on fait un gros bluff, vilain nous snap avec les nuts. Très peu de joueurs auront la clarté d'esprit d'analyser la situation correctement et de réaliser que leur bluff était peut-être génial, qu'ils sont juste tombés sur le top de la range adverse (qu'ils ne prévoyaient de toute façon pas de faire fold). De même pour un gros bluff qui passe. Est-ce que cela en fait un bon bluff? Impossible à dire sans les vrais éléments pertinents, qui ne sont pas les résultats. Quand on joue au poker, il y a quelque part cette incertitude quantique : on joue sans voir les cartes, jusqu'à ce qu'on les voie. Vu que tout le monde oublie ça en permanence, il y a pour l'instant un edge infini pour qui est prêt à prendre cette route tumultueuse qui consiste à naviguer les orages de l'inconscient. Car la variance n'est pas orageuse, elle est neutre, vide, elle est structure du jeu, illusion au fond. Ce sont les émotions suscitées par cette vacuité qui sont réelles, au sens où elle change notre vision du monde (du poker). Rendez vous compte que la différence entre une session positive et négative repose sur la réussite ou l'échec de quelques C-bet, ou de quelques steals. Vous le savez n'est-ce pas? Et pourtant j'oserais dire que vous ne le savez pas ; vous le savez dans l'intellect, mais pas dans la chair ; votre chair en souffre encore. Certains joueurs blâment la variance pour leurs résultats (incompréhension fondamentale de où vient la circulation monétaire dans le jeu). Certains justifient leurs plays avec la variance: genre le pire nit de l'univers me 3b et j'ai QQ, standard stack off, c'est un cooler, etc. L'autre jour j'ai open QQ, me suis fait 3b dans un spot où vilain avait pour moi KK-AA uniquement, avec peut-être 10% de marge d'erreur, j'ai call preflop pour juste check-snapfold un flop 832r. Et ça ne m'empêche pas de call down super light dans d'autres spots. Vous êtes autorisés à faire ce que vous voulez au poker. Vous avez le droit de folder KK pour 30bb en MTT si vous avez un sick read. Vous avez le droit d'open fold AA preflop, même si c'est évidemment une erreur technique, de façon à vous préparer mentalement à faire des folds difficiles (Tommy Angelo parlait de ça). Si vous êtes du genre à penser que des situations sont standards, et qu'il faut toujours stack off AK ou QQ pour 100bb en NLHE 6max, vous êtes un fish. Si tout vous indique que votre adversaire vous bat, que vous le sentez profondément dans votre bide, mais que vous mettez quand même l'argent au milieu parce que 'c'est comme ça', ou 'je me fais exploiter si je fold QQ preflop', cooler, standard bro, et bien vous laissez de l'argent sur la table, et vous justifiez votre paresse par la variance. Les top joueurs font des sicks calls, des sicks bluffs, et des sicks folds. Ils font tout en fait. Rien ne leur est impossible. Ils savent caller avec bottom pair parfois, ils savent fold 2nd nuts parfois. Ils formulent un read et le suivent. La variance n'est pas utilisée pour créer un flou artistique leur autorisant à faire des calls ou des folds paresseux. Les maîtres: ; Je ne dis évidemment pas de fold souvent QQ preflop, à mon avis l'idée est claire. Ce que je dis n'est pas facile à appliquer. Si je le formule, c'est précisément parce que je m'attèle à faire mon maximum, et à augmenter mon maximum, et que je vois à quel point c'est compliqué. Je spew à 100%. Mais c'est une chose de faire des erreurs, une autre de les entretenir. La variance a beaucoup d'autres facettes. Vous ressentirez la variance dans les mains que vous recevez et l'évolution du board, dans les actions de vos adversaires. Mais il y a aussi variance dans nos états mentaux. Certains jours on misplay complètement, d'autres on est 'in the zone'. Il est facile d'oublier que notre cerveau peut juste bugger, ou plus exactement notre conscience peut se faire prendre par des forces diverses (l'inconscient est un océan), et sans prévenir, nous faire oublier un facteur primordial pour la décision. Si on oublie que des choses de ce genre arrivent tout le temps, on oublie le chaos de l'Esprit (et de la matière, suffit d'avoir un peu mal au bide pour que notre comportement s'en trouve profondément altéré). Beaucoup de joueurs ne parviennent pas à comprendre ce décalage entre ce qu'ils peuvent faire dans leur optimum et ce qu'ils font parfois quand leur concentration lâche ; comme s'ils étaient 2 personnes différentes. Cela peut sembler tellement absurde que peu cherchent même à comprendre, encore moins à travailler pour réduire l'intensité et la fréquence de leurs explosions cérébrales. Il y a variance parce qu'on s'attache à l'évolution de notre stack en MTT (voire même en cash game à vrai dire). Si on est chip leader on se dit qu'on mérite la TF. Absurdité complète. Il y a variance dans les reads: parfois on prend une décision qui nous paraît bonne et notre adversaire nous call avec une main qui contredit complètement notre read. Est-ce que ça signifie que notre read était mauvais? Souvent, oui, et il faut alors reformuler un read à partir des infos obtenues, mais il est aussi fréquent qu'on prenne la meilleure décision possible avec les infos qu'on avait. Et fatalement, on remettra en cause notre read et notre jugement, alors même qu'il étaient bons au moment où on les a formulés! Il y a toujours incertitude, on est contraint de faire avec, sans s'attacher, seulement avec la volonté d'apprendre de ce qui se présente. C'est la zone grise, pour reprendre un terme maintenant bien connu utilisé par Tommy Angelo et Manub. Il y a variance parce que nos adversaires sont peut-être bourrés certains soirs et pas d'autres, peut-être qu'ils se sont disputés avec leur femme, ou qu'ils ont mangé un poulpe. Le point principal où j'essaie assez maladroitement d'arriver, est en fait un point multi-facettes: 1- beaucoup de choses sont hors de notre contrôle 2- beaucoup de choses sont floues et impliquent une marge d'erreur immense 3- malgré 1) et 2), peu sont ceux capables de voir qu'ils ne contrôlent rien, et que leur contrôle sur les choses est absolument foireux (généralement trop rigide ou trop réducteur). Il en découle souvent une frustration immense, frustration dont semblent se nourrir la majorité des joueurs de poker 4- peu sont capables de garder la tête froide et de gérer d'une part leur volonté de contrôle, d'autre part la résonance chaotique du poker (ou de la vie à vrai dire) qui va parfois récompenser leur volonté de maîtrise, et parfois la punir, sans qu'une véritable logique se dégage de tout cela. 5- il est facile d'utiliser les points 1) et 2) pour justifier nos erreurs, ou pour ne pas changer nos faiblesses, parce qu'on peut se reposer là-dessus pour oublier ce qu'on contrôle effectivement, c'est-à-dire la direction qu'on prend, la posture (de même qu'un marin ne contrôle pas le vent, il peut cependant orienter ses voiles. S'il blâme le vent parce qu'il n'avance pas, il refuse d'assumer la posture juste) Ainsi, paradoxalement, on trouve des grinders profondément malheureux (parce qu'ils ne savent pas gérer la dialectique de la volonté et du chaos), attachés à leurs résultats, dépendants même de leurs résultats pour leur existence égotique (investissement des forces inconscientes de réalisation dans la pratique du poker) ; ces mêmes grinders évolueront toutefois péniblement, stagneront, incapables de vraiment corriger leurs leaks techniques et mentaux, précisément parce que l'environnement pokéristique leur donne quantité de matériaux pour justifier leur incapacité. Ces matériaux naissent de la variance, de l'énergie qu'on y met, et pourtant je le répète la variance reste vacuité, elle n'est que pur phénomène et n'a absolument aucune importance qui ne soit pas illusion. Bravo à ceux qui ont eu le courage de tout lire, des éléments complémentaires à ce sujet viendront peut-être, c'est vaste (et dur à conceptualiser!!).
  28. 24 points
    ben92120

    Avant départ

    Me voilà fin prêt (J-2), enfin presque, je dois encore faire ma valise...car samedi matin, après un nuit de boulot, on enchainera direct (vers 11h) pour le vol Paris-Toronto-Los Angeles où une voiture (je mettrai la photo) m'attend pour faire la route vers Vegas. On a privilégié les bas couts, moins de 800€ vols-location de voiture et hotels (merci à Wanass pour les hotels) J'ai décidé de me lancer dans un trip report pour ce voyage car pour moi c'est aussi ça, une communauté, échanger, partager, faire rêver, délirer...J' ai tellement kiffé certains blogs ou trip report mais aussi car je serai seul pour ce 5éme voyage à Vegas et je pense que ce blog me permettra d'éviter les moments de solitudes, d'euphories, de déprimes que peuvent connaitre un joueur à Sin City !!! Que de 1ere fois, 1ere fois seul en 5 voyages (sans ma femme), 1er trip report, 1ere fois arrivée et départ à Los Angeles... Avec moi il n'y aura pas trop de technique à la Olivierp, pas trop de piles de jetons à la Excalidur, pas de trop de cul à la Pythonio ou Robin (même si j'ai pris des hotels avec jacuzzi, on ne sait jamais), pas de pics de suite balla...je ne compte pas beaucoup dormir et j'ai pris des petits hotels pas trop mal situés... certainement de la "biture" à la DonRevie Par contre j'essaierai de vous raconter mon quotidien, entre poker, rencontres, sorties restos hors strip, courses dans les hypermarchés... Mon plus gros problème, je n'ai aucun programme...Quand j'ai réservé (en janvier) je pensais me concentrer sur des series (Vénitian, Planet hollywood, Wynn) mais à l'arrivée rien sur ma période (je rentre le dimanche matin et les events se termine ce jour là) Alors on verra entre cash game et daily. A la prochaine les Cpistes, dimanche ou lundi...certainement des photos d'avions, peut être de boobs d'hôtesse ou passagères open...bref l'inconnu !!! Prochaines photos, je trouverai mieux...mais j'avais kiffé les grands mère "IN" croisées lors d'un séjour précédent.
  29. 24 points
    Et m**de, une fois de plus, broke , ou presque. J'écris ce premier article à chaud , au lendemain d'une énième cagoule. Réveil difficile, comme un lendemain de cuite. Pour avoir vécu les deux un bon nombre de fois, je ne sais pas quelle situation est la plus difficile à vivre. Quoi qu'il en soit, jsuis pas au mieux. Raise, shove, tilt, bankroll, à l'heure actuelle , ces mots me dégoutent. Hier, j'ai encore fais des choses pas très bien... Pour en venir aux faits, tout commence il y a un peu plus de deux semaines sur Winamax où je décide de déposit 1k pour y jouer les HUSNG .. et les expressos aussi en fait, et un peu de mtt c'est pas mal, enfin je vais jouer sur Wina quoi. Une chose est sûre je ne jouerais pas cash game en tout cas , promis ! Joueur de HUSNG middle/high stakes , la salle de Patrick est vraiment cool pour jouer ce format, les regs ne sont pas très nombreux , le niveau abordable jusqu'à la 100 et surtout l'action infinie. Ca doit être la 214ème fois que je dépose sur cet room avec objectif de grind tranquillement, de partir de 0 , de monter de limites et construire une roll comme tout joueur de poker qui se respecte. Ce que j'ai donc fais au début en jouant donc HUSNG/Expressos 50 principalement , accompagnés de quelques sessions MTT en soirée. Un run de porc et une semaine plus tard, après avoir ship le HighRoller , le GoFast , chatté quelques TF et être assez up en expressos. 10 jolis petits K sont affichés au compteur de ma roll Wina. C'est probablement déjà arrivé une petite dizaine de fois ( attention, je cacherais quelques petits brags comme celui ci part ci par là ) mais cette fois ci, et le plus dur étant fait, je suis bien décidé à ne pas spew, à continuer de grind mes limites et point barre. 200 Buy In pour les expressos, même si la variance est énorme, ça me semble suffisant. Je mixerais avec les 25 ( ou pas ) et jouerais aussi HU Hypers en parallèle , nice ! J'ai tenu cette promesse 3 jours. Je pense que ce genre de résolution est aussi réalisable que quand ma mère promettait d'arrêter de fumer le 1er Janvier de chaque année. Oh Wait, elle ne fume plus ! Qu'est ce que j'allais donc pouvoir faire de tout cet argent ? Grinder normalement ? Hum, trop long, pas intéressant , je ne pourrais jamais monter 50k en 3 jours. C'est donc l'heure de flâner sur le lobby et de regarder un petit peu ce que propose la room de plus drôle. Voyons voyons... les sportbets ! Une sacrée bonne idée mais non, a part un ATP500 a Washington, pas grand chose. Ah si , la finale de la Copa Libertadores , j'aime pas Gignac, tout sur River Plate ! Bon, je l'ai pas fait, dommage.. Ca n'aurait évidemment pas été plus intelligent mais ça m'aurait en tout cas éviter de découvrir ce jeu absolument magique et révolutionnaire qu'est le SHORTRACK. Des potes m'avait parlé de ce format : " put**n mec, il y a des tables sur Wina où tu cave à 5bb max, c'est la folie, tu peux ship des tonnes ou te broke en 2h ! " A vrai dire, cela m'étonne toujours que je ne suis pas allé tester ça avant, quand ils m'en avaient parlé. J'ai donc commencé à jouer les shortracks de manière assez soft, sur la 50. Blindes 5/10, c'est génial ! Le premier soir , j'ai du prendre quelque chose comme 2k. Sur ce genre de table, quand tu as 100bb, tu es intouchable, les mecs te donnent littéralement leurs 5bb en permanence et même en cas de double up, tu trouve toujours le spot pour destacker ton adversaire tant ton stack est conséquent. Enfin, c'est ce que je croyais... Ayant fais une bonne soirée sur ce format avant hier, stop les HU/Expressos, je décide hier , de bon matin de ne jouer que du shortrack. C'etait la pire idée de ma vie bordel. Je suis passé de 11k à 14k de roll en quelques heures et ait commencé à jouer la 250. Ba oui, ça run good, faut en profiter. C'est en milieu d'aprem que ma copine quitte l'appart en me disant : "Fais quand même attention avec ce jeu, ça va vite " en parlant des shortrack. "T'inquiète, au pire je stop si je perds 2/3k" . Elle croit quoi, jsuis pas débile, je gère quand même, un minimum. Je n'aurais pas les mots pour vous décrire sa tête a son retour de balade. BROKE messieurs dames, vous avez bien entendus, broke, plus rien, walou , nada. Ah, il me reste le rakeback. Vous allez être surpris mais je ne l'ai pas spew. Il me reste donc 1k pour regrind sérieusement et le truc le plus dingue dans l'histoire, c'est que j'arrive à me dire que tout ça n'est pas si grave, c'est ce que j'avais déposé sur Wina il y à deux semaines après tout. J'ai pas la plume d'un Benjo ou Harper mais j'aime écrire et ce blog sonne comme une thérapie. Dernière étape avant le rendez vous psy où je devrais lui expliquer pendant des heures ce qu'est un grinder, que l'on peut gagner de l'argent au poker. Il me dira tout de même probablement que les shortracks s'apparentent aux slots du casino de Trouville et il aura raison le con.
  30. 23 points
    ArtPlay

    Le bluffraise river

    Le bluffraise river Chose promise chose due, après un qui en était totalement exempt, aujourd’hui on reparle un peu de poker. Et le thème du jour, histoire que ce soit un peu ludique, sera le bluffraise river. Alors je vais tant que possible éviter de rentrer dans de la théorie généraliste. En gros ouais, c’est mieux d’avoir une range de value si vous voulez bluffer, et c’est mieux d’être un peu balanced. C'est aussi préférable que la range de votre adversaire ne soit pas trop forte. Et en combinant tout ça on tombe par-ci par-là sur des spots sympas. Mais plutôt que d’en parler dans le vide je vais vous présenter plein de mains que j’ai jouées au cours du mois écoulé. Et avant que vous ne demandiez : Janvier 2014 On peut dire que ça a été laborieux mais ma luck légendaire m’a rattrapé à temps. Et sans plus attendre quelques mains ! Top pair tournée en bluff en C/RAI river 180 deep Dealt to ArtPlaie Etisetna: folds MrKym1: folds PSYCO 39: folds WeirdAl24: folds ArtPlaie: raises €4 to €6 tib0rk0vaX: calls €4 *** FLOP *** ArtPlaie: bets €8 tib0rk0vaX: raises €17 to €25 ArtPlaie: calls €17 *** TURN *** ArtPlaie: checks tib0rk0vaX: bets €38 ArtPlaie: calls €38 *** RIVER *** ArtPlaie: checks tib0rk0vaX: bets €102 ArtPlaie: raises €192.46 to €294.46 and is all-in tib0rk0vaX: folds Uncalled bet (€192.46) returned to ArtPlaie ArtPlaie collected €339 from pot ArtPlaie: doesn't show hand Une main sympa qui a la particularité d'être jouée deep (180bb). Pour la plupart des adversaires cela aura une double conséquence : ils auront tendance à fold davantage et à bluff moins, en tout cas pour l'intégralité de leur stack. Mon adversaire est un reg qui raise raisonnablement souvent les CBets (14% sur mon sample). Je n’ai pas d’idée précise de la façon dont il adapte son jeu pour jouer deep. Pré-flop est totalement standard, flop l’est également plus ou moins, en fonction de mes reads et du moment j’alternerai entre C/C et bet. Au flop je subis un raise. En l’état pas question de fold une main si forte que TP dès le flop. Dans la range de mon adversaire je mets quelques draws très forts, JTss, 67ss, A4ss, peut être des 45ss ou 46ss. On peut vraisemblablement y ajouter quelques draws très faibles type 56, J7s, et de très occasionnels et aléatoires raises avec une overcard à pique et n’importe quoi d’autre derrière. Au niveau de sa valuerange 100% des 89 et 100% des brelans : je doute que cet adversaire précis défende souvent 94s 84s, et je pense qu’il ne 3bet aucune des paires qui font brelan, en tout cas pas avec cette profondeur (et au pire rarissimement quand j’ai le 9). Bref so far, so good, je paye. La turn est un 5 qui, si mes prédictions pacorabanniques sont justes, ne change pas grand-chose à la range adverse. En effet je pense que 67o (ou JTo) est à la fois trop fort et trop faible pour qu’il le raise : comprenez par-là que mon adversaire sera tellement embêté si je décide de 3bet qu’il est vraisemblable qu’il décide de simplement payer avec cette main. D’éventuels 45 (à pique ou non) tournés en bluff améliorent toutefois en deux paires, ce qui est un peu embêtant mais pas suffisamment pour me décourager de call. Par ailleurs en termes GTO TP kicker J est encore trop haut dans ma range pour que je puisse le fold. J’ai encore largement assez de mains moins bonne dans ma range à fold avant celle-ci. La river est une Q offsuit. Si on récapitule donc, ont amélioré les draws 67 et JT, mais j’estime que mon adversaire ne les a qu’assez rarement quand il raise, à l’exception notable mais infréquente de leurs versions à pique. Ces mains ne m’inquiètent donc pas énormément. Je suis en revanche extrêmement incertain quant à la proportion de bluff que mon adversaire peut avoir sur cette river. Si je suis persuadé qu’il continuera à miser tous les brelans et double paires qu’il peut avoir ici (une petite quinzaine de combos), le nombre de combos de bluff est lui, totalement inconnu. Mon adversaire est relativement peu agressif river, et il n’est pas évident que je puisse trouver les 6 combos de bluff nécessaires à me permettre de call, d’autant que si la Q offsuit aurait pu sembler un peu inquiétante en tombant à la turn (car mon adversaire aurait pu aisément valuebet des mains type QK ou QT) il aura probablement abandonné un nombre de bluffs certain dès la turn, et plus encore à la river. J’ai donc envisagé de faire tapis. De mon côté je détiens quasi 100% des combos de JT et 56, modulo quelques combos de 56 que j’aurais décidé de raise dès la turn. Je risque 295 pour gagner 240, j’ai environ besoin de 43% de fold equity (à la grosse louche). A supposer que mon adversaire détienne 15 combos de brelan/double paire et qu’il en folde au moins la moitié (ce qui me semble un minimum raisonnable), si on ajoute encore pour l’exemple 4 combos de bluff, on obtient 12 combos de foldées. Pour atteindre 43% il faut donc en gros que mon adversaire détienne moins de 10 combos de quinte. M’attendant à ce qu’il ne raise que peu ses draws assez forts cette supposition m’a semblé raisonnable et j’ai choisi de faire tapis. Il a fold après une grosse dizaine de secondes. A noter que ma main se prête particulièrement bien à ce play : je ne détiens pas de pique qui pourrait bloquer d’éventuels gros combo draws ratés, je détiens un J qui bloque quelques quintes et enfin je détiens un 9 qui bloque top set, qui sera généralement particulièrement difficile à fold même pour les adversaires les plus rigoureux . Middle pair tournée en bluff en HU sur board 4 straight Cette main est marrante parce qu’à la revoir je me dis que j’ai peut-être bien 0% de fold equity sur la valuerange de mon adversaire. Seat 3: ArtPlaie (€1035 in chips) Seat 6: Taré_GOGOL!! (€452.50 in chips) Taré_GOGOL!!: posts small blind €2 ArtPlaie: posts big blind €4 *** HOLE CARDS *** Dealt to ArtPlaie Taré_GOGOL!!: raises €4.48 to €8.48 ArtPlaie: calls €4.48 *** FLOP *** ArtPlaie: checks Taré_GOGOL!!: checks *** TURN *** ArtPlaie: bets €12 Taré_GOGOL!!: calls €12 *** RIVER *** ArtPlaie: checks Taré_GOGOL!!: bets €28 ArtPlaie: raises €76 to €104 Taré_GOGOL!!: folds Uncalled bet (€76) returned to ArtPlaie ArtPlaie collected €95.46 from pot Pré-flop est totalement standard. Flop bon j’ai pas le droit de jouer vu que mon adversaire checkback. Si j’avais pas la flemme et que parfois je construisais des ranges de donkbet ce board et cette main pourraient s’y prêter. Toutefois mon adversaire CBet à une fréquence assez élevée je n’ai donc jamais considéré cette option. Turn est intéressant. Je décide de lead pour value alors que le board est 4 straight en me disant que : Mon adversaire CBEt 100% de ses 4 nus (J4o, Q4o, etc) Mon adversaire va toujours me call un 2 ou un 3 checké back au flop Mon adversaire va très souvent me call A high checké au flop. Mon adversaire aura quasi toujours CBet 6x qui détient une gutshot super intéressante vu qu’elle a d’énormes implied sur tous mes Ax. Pour tout ça je vois mon adversaire avec peu de 4x, peu de 6x, peu de raisons de bluffer s’il a deux overs et régulièrement 2x ou 3x, et je décide de bet. La river est la doublette du 6. Avec une dynamique particulière je pourrais tout à fait envisager de valuebet. A vrai dire même sans dynamique je pense que c’est un bon valuebet étant donné que 4x sera rare hormis pour 24, 34, 45 et que 6x le sera d’autant plus que deux 6 sont déjà sortis. Néanmoins j’ai rarement une image extrêmement agressive river et je prends assez souvent des lines deceptive, je décide donc de m’abstenir. A ma grande surprise, mon adversaire mise. Et en réfléchissant à froid je me dis que call est sûrement supérieur à C/R. Pourquoi ? Car je pense que mon adversaire détient quasi 100% des combos de 78 (que je bats) et que je suis assez incertain de sa capacité à pouvoir fold 4x (je néglige d’éventuels Vbet avec 6x). En clair je suis à peu près sûr que C/C est gagnant mais beaucoup moins pour le C/R, sans compter que mon adversaire peut assez facilement détenir 26 36 ou 56. Néanmoins j’ai au moins eu la bonne idée de faire un C/R assez copieux. Ici faire un C/R maigrichon à 80 ou 84 va engendrer beaucoup trop de calls de frustration et je pense qu’il faut vraiment essayer de faire sentir à notre adversaire qu’on sait qu’il a un 4 et qu’on ne s’attend pas à ce qu’il lâche. Bon c’est un peu du 37è degré de levelling et c’est un peu idiot mais ça devrait pouvoir marcher. Un bon gros fail à propos duquel je ne vais pas discourir, c’est juste pour vous foutre de ma gueule Seat 1: loubak33 (€114.55 in chips) Seat 2: Crocodeeeal (€523.73 in chips) Seat 3: Agonija1 (€433 in chips) Seat 4: ArtPlaie (€874 in chips) Seat 5: xxTof59xx (€465.40 in chips) Seat 6: TibAuPoker (€400 in chips) TibAuPoker: posts small blind €2 loubak33: posts big blind €4 *** HOLE CARDS *** Dealt to ArtPlaie Crocodeeeal: folds Agonija1: raises €6 to €10 ArtPlaie: calls €10 xxTof59xx: folds TibAuPoker: folds loubak33: folds *** FLOP *** Agonija1: bets €16 ArtPlaie: calls €16 *** TURN *** Agonija1: bets €40 ArtPlaie: calls €40 *** RIVER *** Agonija1: bets €96 ArtPlaie: raises €712 to €808 and is all-in Agonija1: calls €271 and is all-in Uncalled bet (€441) returned to ArtPlaie *** SHOW DOWN *** ArtPlaie: shows (two pair, Sevens and Fours) Agonija1: shows (two pair, Nines and Fours) Agonija1 collected €869 from pot Minraise sur board 4 flush Dealt to ArtPlaie Virus ZuBz: raises €4 to €6 Crocodeeeal: folds bonjambon: folds ArtPlaie: calls €6 bonjambon said, "c le zubziPok" MELJA59: calls €5 chameau06: folds *** FLOP *** MELJA59: checks Virus ZuBz: checks ArtPlaie: bets €14 MELJA59: folds Virus ZuBz: calls €14 *** TURN *** Virus ZuBz: checks ArtPlaie: checks *** RIVER *** Virus ZuBz: bets €34 ArtPlaie: raises €34 to €68 Virus ZuBz: folds Uncalled bet (€34) returned to ArtPlaie ArtPlaie collected €113 from pot ArtPlaie: shows En gros river je pars du principe que mon adversaire ne détient que très peu de combos de mains contenant l’as de pique. D’abord seuls ou sont possibles. Je ne suis pas certain que le premier soit relancé préflop, je ne suis pas certain que le second soit très souvent check/callé flop. De mon côté je détiens en revanche certains que je jouerai assez souvent de la sorte (flat pré-flop, checkback turn), et 100% des . L’autre argument jouant en ma faveur c’est qu’il n’est pas si simple pour moi de n’avoir rigoureusement rien river. Sans aucune equity sur un board si riche je vais régulièrement checker back. La conséquence c’est que pour bluffer ici sur cette river il va me falloir assez souvent tourner au moins une paire en bluff. Alors ça ne joue pas tant que ça mais j’ai l’image de quelqu’un qui aime bien herocall, et ça doit sembler plus rare que je tourne en bluff une paire plutôt que de call avec comme un crétin. Et voilà je ne crois pas que grand-chose d’autre ait besoin d’explication. Mon adversaire a relativement peu de , j’en ai beaucoup et je le crois régulièrement capable de tourner une paire en bluff. Son sizing river, assez cher, aura généralement tendance à le polariser et je ne suis pas totalement certain qu’il bet ainsi avec . Cela ne devrait théoriquement rien ou presque rien changer vu que ma range de minraise va être 100% polarisée { , bluff} et ne contiendra jamais de pique faible, mais psychologiquement tout le monde n’arrivera pas à fold sur un minraise ici. Allez une petite dernière plus rigolote et copieusement +ev : Shove K-high river sur donklead d’un joueur récréatif Table 'Larink III' 6-max Seat #3 is the button Seat 1: Cha444_Fr (€245.50 in chips) Seat 2: ArtPlaie (€218.61 in chips) Seat 3: doud139 (€136.42 in chips) Seat 5: stiffler475 (€210.24 in chips) Seat 6: Crocodeeeal (€248.48 in chips) stiffler475: posts small blind €1 Crocodeeeal: posts big blind €2 *** HOLE CARDS *** Dealt to ArtPlaie :Kh:Jc Cha444_Fr: folds ArtPlaie: raises €4 to €6 doud139: calls €6 stiffler475: calls €5 Crocodeeeal: folds *** FLOP *** :7c:9h:Qc stiffler475: checks ArtPlaie: bets €13 doud139: folds stiffler475: calls €13 *** TURN *** :7c:9h:Qc:3c stiffler475: checks ArtPlaie: bets €32 stiffler475: calls €32 *** RIVER *** :7c:9h:Qc:3c:Qs stiffler475: bets €56 ArtPlaie: raises €111.61 to €167.61 and is all-in stiffler475: folds Uncalled bet (€111.61) returned to ArtPlaie ArtPlaie collected €219 from pot ArtPlaie: doesn't show hand Pas de gros miracle ni de grosse explication requise ici. Environ un milliard de draws sont présents au flop, et beaucoup ont miss à la river. JT, 8T, 68 pour ne citer que les plus évidents. Les trèfles sont, bien sûr, problématiques. Néanmoins mon adversaire snapcall le flop et la turn, signe très caractéristique de main moyenne et/ou de tirage. Je ne m'attends pas vraiment à ce que son action soit instantanée avec la nutflush turnée (ou très ponctuellement pour essayer d'induire un truc) C’est pourquoi quand il donklead la river, aux environs de la moitié du pot (ce qui tend de nouveau à me faire éliminer flush), je suis très confiant qu’il a une main médiocre extrêmement souvent. Fut un temps j’aurais call son bet, puis j’aurais posté mon brag ou mon fail sur le CP, selon qu’il m’aurait montré JT ou :Ac:Tx . Depuis j’ai réalisé que je pouvais gagner ce coup 100% du temps et j’envoie tout comme un singe, c’est moins classe sur le CP mais plus lourd dans mon porte-monnaie. Allez je vais m’arrêter là. Je pourrais vous en soumettre bien d'autres mais pour tout dire la plupart j’en ai un peu honte ... A très bientôt !
  31. 23 points
    _GuGuS_

    TR 1er Vegas

    J’avais pas trop envie de faire de TR mais comme je semble être un peu accro au fait d’écrire sur moi, le voilà. A l’arrache, sans photo : vous zemballez pas hein ! Ma copine nous a concocté un voyage aux US qui se clôt par 5 jours à Vegas. On a regardé ensemble la plupart des détails, des forums et on a choisi de réserver 5 nuits au Venetian : bon emplacement sur le strip, piscines++, chambres++, poker room++ d’après tous les commentaires qu’on a pu voir. En plus on trouve une poker suite dont le prix passe de 400 dol à 150 si, à nous 2, on fait 6h de poker/jour ce qui nous paraît ridicule. Donc on fait péter ça, tout excités ! N’ayant aucun vécu à Vegas, mes remarques vont sans doute être banales ou stupides ou les 2 mais voici ce qui m’a marqué. Globalement ça a été un peu moins “WAOU” que je le pensais. Peut-être trop lu d’articles, peut-être trop d’esprit critique et pas assez de spontanéité, etc. Un peu comme quand 1200 gonz vous ont prévenu que le film que vous alliez voir est tout bonnement méga trop bien… Après faut voir que je suis un peu anti balla (ça fait mieux que radin non ?) sur certains aspects et que du coup je cherche à comparer certains coûts avec ceux de la vie de tous les jours ce qui est absurde à Vegas. C’est bizarre de se dire que t’es capable de spew 1 smic sur un 3 barrel (ouais bon pas tous les jours j’avoue !) mais que tu peux perdre 1h à te garer pour économiser 20 euros de parking (ouais bon spa comparable certes…) L’autre “problème” c’est que, de base, je suis pas trop dans le move de Vegas je pense : que ce soient les filles, la boisson, les soirées, que sais-je, spa trop ma came. A fortiori avec femme et enfant me direz-vous, mais de toute façon, même en faisant Vegas seul, je pense pas que je serais rentré dans ce genre de délire, à moins peut-être de retrouver/trouver un groupe de potes sur place, et encore. Mais bon je suis là pour raconter ma life, donc nous y voilà : mon fils de 6 ans sept huitièmes, ma femme et moi : pas trop fraîchement débarqués de 15 jours de périple américain, arrivant en voiture sur Vegas. Le 20 dollar trick a semble-t-il bien fonctionné même si j’ai juste donné l’argent dans mon passeport comme si c’était un dû sans rien demander. Toujours est-il qu’on se retrouve au 19ème, en face des “cascades” du mirage avec une vue sympa. Ce qu’on avait pas trop calculé c’est qu’en arrivant en fin de journée et en repartant à 2h du mat’ : 6h / jour finalement ce n’était pas si peu. D’autant que le baby sitting à $40 HT hors tips de l’heure ça plombait un peu le WR si ma copine voulait jouer avec moi donc j’ai fait les heures tout seul… Du coup mes journées ont été un peu cheloues : réveil 8-9h, glande/piscine, repas, glande/piscine, session de 14-15h à 17-18h, repas, session de 20-21h à 03-04h, dodo. Un peu d’outlet, une soirée cirque du soleil, un tout petit peu de down town, un tout petit peu de balade en ville. Bref : pas trop vu Vegas quoi ! J’ai quand même eu le sentiment bizarre de pas beaucoup voir ma femme et mon fils, sans pour autant les abandonner… Pis bon je venais de me les coltiner pendant 15 jours h24 donc faut pas pousser mèmère commême. J'ai été assez embarrassé par mon niveau d'anglais : pas toujours capté ce qu'on me disait, on m'a fait répéter des trucs genre black coffee, soup ou change et de mon côté j'ai aussi beaucoup fait répéter mes interlocuteurs. Je dois donc pas être si fluent que je le croyais, ma fierté en a pris un coup. Même si un allemand a concédé en table que les gens avaient des accents chelous, ce qui m'a mis un peu de baume au coeur car je comprenais pas totalement les discussions entre les joueurs de ma table. Poker room : je bois pas ou peu quand je joue mais sinan c'est bien que les mecs puissent s'enquiller des double sky toutes les 10 min gratos. Les croupiers sont concernés, impliqués, chose devenue presque inhabituelle pour moi : ils annoncent les actions, ils fluidifient le jeu, ils règlent 99% des faits de jeu sans appeler de floor et avec bon sens. Ils préparent la taille au fur et à mesure plutôt que de passer 3 minutes à compter le pot à la fin d'un coup pour connaître le montant du prélèvement. Quand un tapis est payé le croupier ne passe pas 2h à compter chaque tapis : il sort le board et répartit les jetons après de sorte que tout le monde gagne du temps. Interprétation intelligente des règles (pas trop psychorigides sur les string bets par ex) , change en table qui fait gagner un temps monstrueux et pour les fishs c’est bien mieux pour tout le monde qu’ils puissent reload sans avoir à se lever et sans perdre 10 minutes à la caisse. Réduction de la taille dès qu'on est en SH. Attente : une fois 5 minutes sur 8 sessions (par contre en 2-5 un peu d’attente par moments car souvent que 2 ou 3 tables). Beaucoup apprécié le fait de pouvoir jouer en tongs. J'ai pas mal joué en journée et la moyenne d'âge en 1-2 était assez élevée genre 70 ans. En soirée c'était plus jeune obv. La game en 1-2 a rarement été folichonne et j’ai été pas mal card dead pendant 35h. J’ai +500 la 1ère session et ai perdu/BE presque toutes les autres en m’empalant commême 3 fois avec KK sur des AA complètement obvious à chaque fois (genre je me fais 3bet et je sais quand je push que papy nit chapeau texan va fold QQ/AK et que je serai call que par AA mais 50 à 100bb deep je sais pas fold) et en jouant trop fatigué. J’aurais dû me poser en 2-5 sur les premières sessions avant de me contenter de jouer en 1-2 avec les yeuv’. En plus j’avais transféré 10k au venetian histoire d’être safe car je pensais jouer en 2-5 mais nan : il a fallu que je fasse mon chaton apeuré et que je contente de la 1-2 (comme à Clichy d’ailleurs : dès que je vois 2-3 joueurs compétents en dealer ou en 2-4 je me pose pas à la table… ça se soigne ??). Je -200 brillamment sur 35h mais on va dire qu’économiser 1300 dol sur la suite était le plus important. Ka : ce qui a suscité le plus de “WAOU” du séjour à Vegas. J’avais rarement été au premier rang d’un spectacle mais alors là c’était tout bonnement hallucinant. Petit moment de panique au moment de retirer les tickets : dis-moi chérie, t’as pris ton passeport ? Bah tu m’as rien dit, donc non… Ah ? Hm Hm. 600 dol dans le fionx ça pourrait être douloureux… La meuf de la caisse veut rien savoir évidemment malgré tous les mails de confirmation qu’on lui montre. Mais comme bibi est un shark des voyages il avait pensé à scanner tout ça et à se les envoyer sur sa messagerie au cas où : c’est juste que comme il a une mémoire de poisson rouge pour tout ce qui n’est pas lié au poker, bah il s’en rappelait plus… Néanmoinsssssss (kassedédi aux gens qui disent néanmoinsssssss) la meuf des tickets est assez désagréable et même avec le scan du passeport et un numéro de confirmation de réservation ne parvient pas à nous trouver : elle part donc 10 longues minutes voir son manager et revient avec nos tickets : OUFFF !! Piscines petites et très peu profondes, sans parasols/ombre : j'imagine bien que le but c'est que les gens tisent un max car ils crèvent de chaud et ne se noient pas bourrés mais bon un peu déçu. Par contre plein de “petites” piscines un peu partout entre le venetian et le palazzo donc ça plutôt sympa. Bouffe : rien fait d'exceptionnel mais bien aimé le Noodle Asia du Venetian. Chiottes : mais lol !! Les chiottes ouverts en haut et en bas mais c'est juste abominable. Tu peux limite savoir où ton voisin a dîné selon la fréquence de ses flatulences, leur odeur et bien sûr le bruit des ploufs que tu entends non pas comme si tu y étais car en fait tu y es... OK je suis peut être chochotte je sais pas mais put**n les mecs sont des porcs infâmes quoi. Très jolie CSB : je m'essuie le popotin et je capte que mon voisin est allongé par terre et me mate en train de me torcher par en dessous. A peine le temps de balbutier un "WTF man ?? what's wrong with you ?" que le mec se barre ??? Room service : un matin on décide de faire péter le petit déjeuner en chambre : 45 min d'attente ??? Les tarifs du room service sont indiqués hors frais de livraison… !! Euh lol bah en même temps c'est un room service quoi : donc bon déjà c'est hors de prix car venetian et car room service mais en plus ya des frais de livraison. À minuit ma copine a voulu un café en chambre et la personne que j'ai eu au tel m'a dit : ok mais dans 1h30 ???? Je la fais répéter, incertain de mon anglais : Yeah I mean 90 minutes. Moralité : bien tout commander à l’avance mais quand même très surpris étant donné le sens du service qu’ont les ricains à la base. A bientôt au CCM les gens !
  32. 23 points
    11h50am, on a dormi enfin 5h de suite...bien déjeuner (ses courses 99c) les dents lavés, parfumé mais pas rasé...bref au top papa pour ship !!! Hier trop abusé de jouer le soir en cash, je m'endormais à table. Mais trop tentant la 1/1 du Linq, 75% fish drunked mais avec du $ !!! On avait cavé 200$ monté à 510$ et puis fatigué on a perdu +300$ sur un coup où j'ai même pas vu le tirage couleur au flop qui tombe river avec mon brelan de 8 turn...On a payé debout le all in. Derrière on a craqué avec son AJ alors qu évident que le gars à QQ ou KK vu l'action. Bref - 700$ pour "the fisrt day" on espérait mieux...En dehors de mon budget, max on joue 600$/jour et pas tous les jours Go, Go... Sympa ici le verre de "champagne" tu as presque la bouteille dans un verre à eau !!! Pas bon ça je vais être vite drunked pour pas cher Good news, votre serviteur est tjs IN à la 1ère pause...Apres être monté rapidement à 21K (départ 12K), on a bien value ses mains au départ et ça paye facile pour voir qu'on a perdu !!! On est retombé à 12K avec -6K sur un coup à 4 joueurs où j'ai tirage flush/straight avec A10 et le 10 au flop...à l'arrivée le relanceur initial win avec AA, flop QJ10😍, je peux pas lâcher ça sur un daily !!! Bref après 2 verres de 20cl de champagne, à la pause on a 15K, Avg 18K. Sinon fied sympa, mix de papy, jeunes, femmes, reg, fish(moi inclu) mais plus sérieux qu'au Wynn. 87 entrants et 3,3K à la win. One Time là, mon champagne m'attend😜 2eme pause les Cpistes et j'ai peur que ce soit la dernière...6K pour un Avg a 34K, on n'a pas vu de cartes et les bluff ne sont pas passes😪 Au pire on se consolera d'avoir bu une bouteille de champ' (4verres de 20cl) pour 4$ tips, enfin presque 150$ de buy in...J'espere qu'on m'a donné du Don Perignon !!! Allez là, one chip/one chair et voilà papa il est revenu en 2 mains de suite après la pause !!! KQ et 33 qui gagnent Definitivement ouf le poker +60K ici, on va encore boire !! 95K ici pour 87K Avg et 12 left, m**de on le veut sont ITM au Venetian Mais j'ai une table de serrure max, pire que moi...QQ-KK-AK chez papa, relancés 3 ou 4bb jamais payés !!! On a arrêté le champ´ pour le moment, juste si ITM car la tête a un peu mal 😤on est fou ici, je viens de perdre un coup qui me propulsait dans le top 3 à 8 left... en bb, all in dans short (7bb) avec ...Flop turn et the river is...😭 Bah oui, il l'a fait la quinte flush !!! Bon on a sauté 7eme avec AK contre 77...Je trouve mon A au flop mais lui le 7 Je suis un peu deg' même si je suis revenu de l'enfer, en TF j'etais bien avant ce coup de la quinte flush +452$ pas le Pérou, mais bon pour le moral😉
  33. 23 points
    La pression monte tout doucement à une semaine du départ. J'étais comme un dingue il y a un mois, je comptais les jours, les minutes, mais la pression est redescendue pour différentes raisons. Déjà je connais bien la ville, et ce n'est pas ma première fois à Vegas. Puis j'ai une petite princesse de 7 mois, et ça ne m'enchante pas plus que ça de ne pas la voir pendant une semaine...ma famille est le pilier principal de ma vie. Pour finir, je suis entrain de vendre mon commerce à une enseigne nationale, et c'est plutôt stressant puisque je voulais régler ça avant de partir histoire d'avoir l'esprit complètement tranquille, mais il semble que l'affaire devrait se conclure à mon retour, si dieu veut. Bref, c'est tout un tas de petites choses qui font que je n'ai pas encore la tête à Vegas. Je réaliserais probablement à l'aéroport ou sur place. Je me pose quand même la question de comment je vais aborder ce Monster Stack, un vrai tournois WSOP avec un bracelet pour le vainqueur et un vrai gros chèque. Attention, je suis tout à fait conscient que je ne vais pas gagner ce tournois, et que les chances que je fasse ITM ou une bonne perf sont infimes. J'ai pas la prétention de savoir tenir les cartes comme un champion, je suis pas vraiment un gros chattard, puis je vais avoir la pression du mec qui réalise son rêve. Faut pas se leurrer, c'est peut être l'unique chance de ma vie de jouer ce type d'event, contrairement à une grosse partie du field qui va jouer ce tournois comme un low BI...pour moi c'est un HUGE BI, bien que freeroll. Je sais que quand je vais busto, ce sera une petite catastrophe, alors que les autres auront déjà direct buy in le prochain event à 5000. Je ne sais pas quelle line prendre et je ne veux surtout pas passer à côté. Il ne faut surtout pas que les mecs comprennent que c'est hyper important pour moi, mais je ne veux pas non plus jouer le mec blasé qui en a rien à foutre. Je n'arrive pas vraiment à connaitre l'attitude naturelle que je vais avoir ce jour la, on verra. Puis je me suis mis une pression supplémentaire en jouant avec le patch du CP ! Faut que je représente au mieux ces gens qui nous permettent de kiffer et de nous réunir tous les jours. J'ai souvent pas été cool quand je suis en tilt avec pas mal de monde ici, mais je peux vous jurer que si j'essaye de partager un peu tout ça avec vous, bein c'est que je vous aime bien et que vous donnez beaucoup pour nous, c'est bien normal de rendre au moment voulu. Tout ce que je sais, c'est que je risque d'avoir des étoiles dans les yeux, je vais penser aux gens que j'aime, et puis je vais profiter. J'aimerais bien faire comme tous ces pro et arriver en late reg, histoire de pas m'embourber dans une main de m**de sur les blinds 100/200, mais je ne peux pas me le permettre. J'attends ça depuis des années, et je compte bien en profiter un maximum. Surtout laisser mon orgueil et mon ego, de côté lors des premiers niveaux, et vraiment prendre les meilleurs spot, pas les spot foireux. Et si j'ai la chance d'arriver à la bulle, la par contre, je sais que j'aurais les balls pour faire ce qu'il faut si il faut le faire, mais avant cela, il faudra passer entre les gouttes, être réfléchi et surtout me concentrer sur un objectif, sans tilter après avoir perdu un flip etc, car le vrai danger à une table, c'est souvent moi même. Voilà en gros l'approche que j'ai de ce tournois. Je suis pas encore dedans, mais tout doucement, ça va venir. Pour l'instant, j'ai un magasin à faire tourner, et j'ai un client qui arrive, donc je vous laisse. Une fois de plus j'espère que vous avez passé un moment agréable à me lire. @bientôt
  34. 23 points
    Après deux nuits de respectivement 3 et 5 heures, je décide de bien recharger les batteries et coupe mon réveil afin de me réveiller naturellement, ce qui sera fait vers 11h. Je prends mon temps pour glander un peu dans la chambre, prendre un bain, me commander une pizza si grande que j'aurai déjà du mal à en finir la moitié... Je décolle finalement a 14h, avec pour objectif de filer directement à l'Orleans, mais en passant devant la PR du Flamingo je répète une table qui a l'air bien vivante : ça parle fort, ça rigole, bref le genre de table qu'on aime ! Deux places sont libre, je m'installe donc. Que des touristes entre 40 et 50, ainsi que des papys mamies locales. Je suis le plus jeune à la table, ça fait peur ! "Comment tu t'appelles ? Tu viens d'où ? Tu fais quoi comme boulot ? T'es marie ? T'as des enfants ? pourquoi tu joue ici, les petits jeunes ils jouent à l'Aria ou au Venetian, c'est quoi ta et marque préférée de protection contre l'incontinence et blablabla et blablabla ça n'arrête pas pendant deux heures... Je partirai finalement avec +$190 (+ l'equivalent de $40 en jetons de 5 pour me faire un cadre Flamingo), sans aucun coup marquant à raconter. Que des petits coups, des petits vols, de la value quand l'occasion se présentait, deux-trois bluffs bien crédibles... Bref du grind a la papa quoi ! Direction l'Orleans finalement ou j'arrive vers 16h30. Je register directement pour le tournoi du soir. Comme je l'ai souvent dit dur les threads dédiés, si vous êtes sûr Vegas un vendredi soir, vous DEVEZ jouer ce tournoi ! Car c'est tout simplement celui qui offre la meilleure value et une des meilleurs structures. Buy-in de $125, 250 joueurs en moyenne, entre $6000 et $7000 à la gagne. On démarre avec 12.500 jetons et c'est assez turbo sur les 4 premiers niveaux, qui correspondent à la période de late reg (le plus souvent une liste d'alternate) et de re-entry : 50/100, 100/200, 150/300, 200/400 avec des niveaux de 20 minutes. Mais ensuite, après la première pause, les niveaux passent à 30 minutes et la structure devient bien smooth. C'est Joolyz du forum, pote de Calouminou, qui''avait branche sur ce tournoi il y a 3 ans, et je le remercie encore aujourd'hui, même si je n'y ai encore jamais fait de place payée. Cela m'a permis aussi de découvrir une room dont je ne soupçonnait même pas l'existence, et qui propose des tournois en Variantes : du PLO, PLO8, HORSE, ROSE ... Du bonheur pour les amateurs. J'y avais fait une deuxième place sur une soixantaine de joueurs sur le $100 HORSE il y a deux ans ce qui m'avait rentabilisé le voyage en plus de me procurer un énorme kif tout le long du tournoi. Un mot sur la room en elle même : Avec ses 40 tables elle est énorme, sans aucun doute la plus grande off strip. Le floor est super agréable et professionnel, les croupiers sont très bons, rapides et souvent très drôles ils tiennent leurs tables très actives sans temps morts et cela contribue vraiment au plaisir que l'on prend à jouer ici. Je trouve donc une place en 1/3 et vais en 90 minutes realiser ce qui sera jusqu'alors ma plus grosse session du séjour en terme de gains. La table est très active, un peu gamblish, et personne n'a peur de pousser les jetons. C'est bien, je suis un peu dans mon élément puisque c'est toujours la même configuration à Vancouver. Je gagne quelques pots, recrache les gains, remonte d'une centaine, descend de 150,bref mon tapis fait le yo-yo mais je parviens finalement à doubler en rentabilisation bien mes Top 2 paires flopées. Puis arrive LE coup. J'ai un peu plus de 600 devant moi et ouvre UTG+1. Comme la table est très active, avec un énergumène notamment au cutoff qui joue 100% des coups et relance systématiquement les pots non ouverts en position, je tente ma chance de slowplayer ma main et limpe. Tout le monde fait de même jusqu'à notre ami qui fait 33. Le bouton et la SB paient et lorsque la parole me revient je me sens un peu piégé : si je me contente de caller je verrai un flop avec au minimum 3 autres joueurs, mais plus certainement 6 ou 7. Mais d'un autre côté si je place un gros raise ma main va devenir évidente et je risque de simplement gagner ce qui est déjà au milieu, soit environ $120. Je decide finalement pour un min-raise à 63. Suffisant pour faire passer les limpers, mais peut-être matière à induce de l'action chez OR. La première partie marche comme prévu, tout le monde jette, mais hélas le CO se contente de payer. C'est alors que SB envoie son tapis pour environ 350. Bon, y'a suffisamment à prendre désormais, je push mon tour et suis insta-call. Le pot fait $1600 et je prie alors pour ne pas voir d'as sur le board. Seule une Dame me donnera quelques sueurs froides tant QQ est tout à fait plausible chez l'un des deux, mais ils Muckent finalement lorsque je retourne mes rois. Je me lève une vingtaine de minutes plus tard pour aller manger un bon New York strip à la Steakhouse du Casino avant le tournoi. De retour une petite heure après, et à 3 minutes du début du tournoi, l'horloge annonce près de 200 joueurs inscrits. Avec les late registration et les re-entries on ne devrait pas être trop loin des 250. Le chiffre final sera finalement de 239 entries, pour 25 places payees et $6000 pile a la gagne. Mon portable etant tombe en rade de batterie, je n'ai pas pu prendre de notes, et comme ma memoire a tendance a tout melanger lorsque j'enchaine pas mal de sessions en quelques jours, je ne vais pas trop pouvoir rentrer dans les details. J'ai double des le premier niveau avec AA contre JJ sur un baby flop, puis destacke un autre gars avant la premiere pause avec une quinte max floppee qui a tenu face a un flush draw. Je traverserai le tournoi en roue libre, ayant toujours un stack largement au dessus de l'average, mais finirai par sortir suite a une mauvaise rencontre lorsqu'a 35 joueurs left mon KK se heurtera aux as chez le seul mec qui me couvrait a la table, pour un pot monstrueux de trois fois la moyenne. Il est pas loin de deux heures du mat lorsque je rentre au Flamingo. Demain c'est une journee sans poker, et il va falloir se lever tot. Au programme du Day 4 : Traversee de la Death Valley, L'Atelier Robuchon, Penn & Teller
  35. 23 points
    Day 2 : 13 juin 2014. Planet Hollywood Benz m'avait prévenu dormir à Vegas c'est pas facile, mais je ne l'avais pas compris comme ça, après plus de 60 heures de périple sans réel sommeil on s'est retrouvé à dormir seulement 4 heures. Il parait que c'est à cause du trop plein d'oxygène dans les chambres qui te monte au cerveau instantanément à la première grosse inspiration. Je vais rester rationnel et seulement penser que j'ai juste vraiment très envie de me cagouler. Petite douche, appel à la famille, et oui ça fait 10 ans aujourd'hui que je suis avec ma femme et je suis à Vegas alors quand même j'essaye de la contacter. Mes parents prennent bien soin de la petite quand Elise travaille, et cuisinent comme des chefs. Tout va bien, c'est super, je me sens chaud pour le tournoi qu'on va jouer. Chaud mais pas trop, on a finalement décidé de pas jouer le 600 $, et de se rabattre sur le 200 $. Une décision sage à Vegas, de temps en temps c'est bien. Bon allez direction Planet Hollywood, le ventre vide, boom, dehors c'est l'enfer il doit faire à peu près aussi chaud que dans un sauna, j'ai les narines qui me brulent et la lumière me met ko. Mais on décide quand même de remonter le strip à pied, faut pas déconner. J'avais prévu de prendre des photos magnifiques pour concurrencer les plus grands photographes, mais je supporte assez mal la chaleur donc je prendrai en tout et pour tout 4 photos et c'est bien parce qu’il y avait des feux rouges et qu'il fallait bien s'occuper à ces moments là. Remontons le strip : Les petites gondoles devant le Venetian Le Mirage et ses palmiers. Benz qui remonte le strip like a boss, avec motivation et une envie d'en découdre à tout épreuve. Et le Venetian sous un nouvel angle Bon on arrive au ph, l'ambiance est plus sombre, plus moderne que le Venetian, après on y retrouve toujours les mêmes choses, machines à sous, tables de black jack, craps, speed poker et assimilés, bars, restaurants mais quelque chose me frappe c'est que les croupières et les serveuses sont relativement toutes très jolies et plutôt jeunes. On ne m'avait pas menti le Planet Hollywood sait y faire de ce coté-là. Bon avec Benz on se met en quête d'un endroit où l'on peut manger rapidement avant d'aller jouer le 200 $ On se rabat donc sur Meatball Spot, un truc du PH qui a l'air de servir bien vite. Ça c'est si la vendeuse avait été motivée, fin bref on finit par récupérer notre bout de pizza qu'on engloutit, on fait notre carte du groupe Caesar pour participer à notre tournoi, ils font obv une faute à mon nom donc je devrai la faire corriger plus tard (quand je m'en rendrai compte) Donc on monte à la mezzanine du PH. Je sit à ma table et pose mon stack et j'ai de bonnes sensations, je suis plutôt à l'aise en MTT donc ça devrait le faire. Ma table : Siège 1 et 2 sont des serrures absolues, c'est assez marrant c'est les deux plus jeunes de la table. Siège 3 est un dégen Hongrois, assez chiant à jouer à part si tu hit top paire lol. Siège 4, peu d'info il joue peu, spew beaucoup ou gagne beaucoup. Un bon tag a priori. Siège 5, c'est moi, un sacré shark, tout le monde me craint et prie pour que la table casse. Siège 6, dat casquette, rentre dans beaucoup de coups et fold si il ne touche pas, très facile à jouer, mais c'est pas à lui que tu prendras plus de 10 blindes. Siège 7, le joueur bling bling, montre en or, arrive 1 heure après le début du tournoi, a toutes les pauses du bon joueur mais semble vraiment pas très bon dans le jeu. Siège 8 et 9, les Papis font de la résistance, deux joueurs très sympas et bavards qui jouent très large et hésitent pas à prendre des lines chamarrées, et oui le jeu évolue et eux s'adaptent. Il me semble que la structure c'est 12 000 de stack, des blindes qui commencent à 25/50 et des level de 30 minutes, quelques paliers de blindes qui sautent mais c'est globalement pas mal au vue du buy in de l'event. Le seul hic c'est que le payout est dégueulasse et que t'es obligé de deal. ça fait un truc comme : 1er 10k (garanti youhou) 2eme 4k 3eme 3k 4eme 2k 5eme 1 k et après du caca. Bon j'ai quelques coups, dans les premières mains du tournoi, je suis au bouton avec , papi chemise verte limp et un autre s'invite, je décide de raise vu que j'ai la position, juste papi chemise verte call. Il va donkbet sur , je vais me contenter de flat. Turn briquette, il va check, je vais donc prendre le lead, et il va tank call. River , il recheck et je vais checkback. Il show et je muck donc, bon c'est cool je prends de l'info et je perds pas grand chose. On est sage pendant le tournoi encore, je commande quelques bouteilles d'eau pendant le tournoi et des corona light avec un citron. Je vois pas grand chose de cool mais j'arrive à un peu monter des jetons. Overbet river quand les deux draws ont bust et je me fais call par top pair no kicker alors que j'ai top two. A un moment il y a un truc rigolo, je joue contre papi numéro 1, sur board j'ai , et je 3 barrel, papi show et a l'air dépité, le croupier a dû être induce par cet air dépité et pousse les jetons vers moi, personne ne réagit, pas un sourcil se lève. Je sors mon super ricain banlieusard : "Hey what happens bro ? this is just a split, 2 pair kicker K for both" . . . Silence de 30 sec . . . "oh you are right dude, you are a so nice guy, rly thank you blablabla" Du coup je passe pour le gentil petit gars à la table et papi chemise verte à l'air limite amoureux de moi. Bon j'espère que mon karma en sera renforcé car je vais commencer à avoir besoin de main à un moment. J'ai un stack réglo donc je vais call 9 bb d'un short avec , il a et va hit un river. Quelques orbites plus tard level 8, je 3 bet de bb vs bouton. Et le flop arrive comme dans un rêve Je vais cbet, il va raise, je vais sortir mon meilleur acting like a boss et vais me contenter de call, turn , ça part a tapis et il show , waou j'ai vraiment eu chaud, j'aurais bien pris cher la dessus. Je vais perdre un autre flip malheureux avec cette fois contre le de mon adversaire, malgré un flop les 9 vont hold et je vais me retrouver beaucoup moins bien : Bon c'est pas trop grave on va se mettre en mode fougère et attendre maintenant, je suis assez patient jusqu'à ce que je trouve en sb, Black Bling Bling limp utg, et joueur actif raise 4 bb pour isoler notre ami bling bling. Je trouve mille raisons comme quoi le spot est bon pour moi, et j'oublie les raisons qui me feraient fold, et je décide de shove mes 18bb. Bling Bling utg man va tanker des plombes et finir par call, le raiseur initial fais une comédie me pose pleins de questions et je réponds seulement avec un sourire colgate (btw je comprends rien à ce qu'il raconte avec son accent hongrois) Et fold. Bon je pense être crush complet par le limp call de bling bling man mais la il show loul, le pot de 40 bb avec cette main ! Yes ! Malheureusement les cartes ne seront pas de mon coté et le board va me crucifier, je garde le smile, salue tout le monde et souhaite bonne chance aux gens. Papi chemise verte me lance un : "thats rly nice, you keep your smile with this hand boy, good luck for the end of your trip" Bon forcément un peu déçu mais bon c'est le jeu du tournoi c'est comme ça. Benz est toujours in lui, donc je demande au tournament director si je peux prendre quelques photos et il me dit oui mais sans flash, alors c'est partis : mon bourreau dénommé BBB the black bling bling. Le virage avec papi chemise verte vraiment très très sympa. Vraiment le poker c'est exceptionnel pouvoir s'assoir autour d'une table, avec des gens de tout horizon, tellement différent rassemblé pour jouer au carte c'est vraiment magique, hésitez pas à essayer si vous vous ennuyez ! Une petite serveuse de dos, j'ai mieux par la suite mais là j'étais encore plutôt timide. Bon dinner break, Benz est toujours in mais plutôt short, on décide de pas manger tout de suite car on voudrait aller manger chez Gordon Ramsay Burger et il y a la queue, on va donc prendre l'apéritif chez Yolos Mexican, et ben PLUS JAMAIS : Alors on dirait pas mais ce qu'on mange là c'est vraiment evil, la sauce du milieu coté Benz a failli me tuer, j'ai transpiré comme jamais, ma gorge en feu, et ce manipulateur de Benz à réussi à me convaincre de retremper une chips dedans et d'en manger une deuxième, pour arrêter mon run dégueulasse du moment et repartir sur des bases saines. Je vous jure c'est le truc le plus épicé que j'ai pu manger dans ma vie. Bref dinner break fini, Benz repart jouer je prends quelques dernières photo de la mezzanine du PH et je rencontre un français qui me demande à quoi sert la carte rewards qu'on lui a délivré pour jouer le 100 $ du soir, on discute un peu et il viendra me raconter tous ses coups chamarés pendant que je mate les matchs de la coupe du monde sur l'écran géant de la pièce. A 4 tables left, il n'y a plus que quelques joueurs à bust pour faire de la maille, mais malheureusement Benz va bust à la presque bulle. Bon tan pis, pas de sousous en tournois aujourd'hui. On décide d'aller manger comme prévu Chez Mr Ramsay burger même si il est un peu tard et qu'il y a toujours la queue. (pick sur le net vu que j'ai eu la flemme d'en prendre sur place, c'est la vitrine) Bon comme d'hab cocktail vin burger. Comme d'hab on nous demande quand est-ce qu'on veut le cocktail, quand est-ce qu'on veut le vin. Et on commence à patienter et ma foi c'est assez long, on a vu sur le casino donc c'est rigolo, on voit pas mal de belles prostituées passer et un mec complétement ivre qui ne tient vraiment pas du tout (et croyez moi c'est assez rare, lui il en tient vraiment une couche.) S'en suit un dialogue de légende quand un serveur demande à Benz : Serveur : "did you order water ?" Benz : "yes, its for us" Le serveur pose 2 verres d'un liquide translucide avec une rondelle de citron, et benz commence à boire. Benz : "tain mais y a que de la flotte c'est pas possible" Moi : "ben en même temps tu viens de lui dire que tu avais commandé de l'eau" Avec la fatigue il ne nous en a pas fallu plus pour que ça nous tienne le repas. On nous emmène nos vrais cocktails, on picole tranquillement quand la serveuse me demande : "are you ready for the dinner, can i take your glasses ?" "yup we are ready, but i will keep my cocktail, it's not finish" Alors je sais pas ce que j'ai dis, si j'ai insulté sa mère ou autre mais elle prendra quand même mon cocktail alors qu'il devait rester 2 gorgées dedans. On continue à se marrer (oui oui on est bon enfant) car cette fois ci ils font quelques progrès ils nous ont emmené la bouffe qu'après nous avoir repris nos cocktails. Bon c'est globalement bon mais ça ne casse pas 3 pattes à un canard, et c'est un poil cher. On split le repas et je donne un tips quand un truc étrange se passe : serveuse : "oh, its for me ?" Moi : "yea, its for you" bah ouai quoi un tips quoi. Serveuse : "oh are you rly sure its for me ?" Mais omg qu'est ce qu'elle est en train de me faire, j'ai un mauvais pressentiment tout à coup lààààà, je jette un œil à sa main ou elle tient le billet, et mother of god elle a un billet de 100 balles dans la main. Moi : "oh god, i am so sorry, i don't want to give you this, but just ten bucks, oh god iam so sorry, rly sorry, apologize... zjtfrlqhglhegleq rend moi mon blé, rly sory blblablabla" Serveuse : "don't worry thats ok, thats a lot and i understand you won't give me that" Bien évidemment je me sens complétement honteux, encore plus que d'avoir soutenu l’Italie contre l’Angleterre, (Zidane pardon mon amour !), c'est vraiment infâme comme situation et en plus de ça j'ai l'impression que tous mes efforts pour améliorer mon karma sont en train d'être réduit à néant. Bref c'était le day 2 à Las Vegas car on décidera de pas enchaîner sur du cash, Benz était chaud bouillant, mais moi bien trop fatigué à avoir rail 2-3 heures avec si peu de sommeil, et puis bon un peu réticent à me poser en cash tout de suite. Demain, buffet au Wynn, 300 dolls du samedi au PH, suivi d'une drunk session au Flamengo. Hésitez pas à laisser un commentaire et/ou un like ça fais toujours plaisir, et si vous voulez faire part de vos critiques n'hésitez pas.
  36. 23 points
    Cher lecteur Je t'ai un peu délaissé dernièrement et je te prie de m'excuser. Suite à ma session à Oostende, je me suis pris pour la réincarnation de Stu Ungar, et j'ai pas trop compris du coup pourquoi je perdais de l'argent. La honte et l'agacement a un peu entâmé mon envie me livrer à toi. Tu as lu dans mon dernier article que j'étais en tilt, et que je me calmais un peu niveau poker. Notre cher commentateur Deepinyourace a eu la bonne idée de me proposer de profiter de ce temps de pause pour préparer un peu mon voyage, et expliquer à la communauté de quoi il s'agissait. Des propos d'une sagesse toute guinéenne ! Il a raison le bougre, voici 2 mois que je t'annonce que je vais grinder pour faire le tour du monde, mais je ne te dis rien à ce propos. Quel piètre blogueur je suis... Aujourd'hui je m'excuse solennellement, et te prie de prendre quelques minutes pour te mettre enfin au parfum. Avant de te présenter mon projet, je me dois de me présenter un peu moi-meme ( après avoir posté 19 billets, vgg natanoj !). Je m'appelle Jonathan. Jusque là, pas besoin d'un gros skill pour inverser les lettres de mon pseudo, tu l'avais déjà peut-être trouvé toi-même. Que j'adore le cash game live, ça aussi normalement tu l'as compris. Par contre, à moins que tu soies un gros reg du cp, je t'apprends peut-être quelque chose si je te dis que j'ai 25 ans, et que ca fait 2 ans que je suis architecte. C'est pendant mes études que j'ai appris à utiliser un peu le crayon et la palette graphique qui me permettent de troller sur le photoshop thread. C'est aussi pendant mes études que j'ai appris à voyager. Flashback J'ai 19 ans et suis en première année d'archi. Un midi, mon meilleur pote vient me voir et m'annonce qu'il a découvert un nouveau site : www.couchsurfing.org . Le concept à l'époque est inconnu, et a un petit côté aventure/undergroud qui me plait bien : l'idée c'est que tu t'inscris dans une ville en créant un profil. Quand un(e) membre du site débarque irl dans ta ville, il(elle) peut checker ton profil et éventuellement t'envoyer un message si il(elle) désire te rencontrer pour boire un verre/visiter/être hébergé... Réciproquement, quand tu débarques quelque part, tu peux aller voir les profils des membres qui sont inscrits dans la ville, et les contacter. Le concept m'a plu immédiatement. Mon pote s'était inscrit, et le soir même, on a accueilli 5 allemands qui venaient à Strasbourg. Rencontre énorme, bons délires, et l'impression à l'époque de vivre quelque chose d'assez unique et rare. Quelques semaines plus tard, je tentais avec mon pote l'expérience une semaine à Barcelone. Ca s'est super bien passé, et ça nous a donné le virus. La même année , j'ai découvert l'émission de télé "J'irai dormir chez vous". Le premier épisode que j'ai vu était celui du Maroc. J'ai été choqué... C'était limpide, c'est ce truc là que je voulais faire! Quelques mois plus tard, je débarquais chez un pote marocain. J'ai passé une semaine en sa compagnie à faire le touriste de base, puis ca m'a rendu fou. Un après-midi, j'étais à El Jadidah, et je lui ai dis que je voulais partir. J'ai pris mon sac, et un bus pour Casablanca. C'était la première fois de ma vie que je me retrouvais seul en dehors de la France. J'ai débarqué à Casa de nuit dans une zone complètement pourrie et je me suis trouvé bien con le soir même quand, n'ayant trouvé personne pour m'héberger, je me suis résolu à dormir dans un hotel miteux. Tout aurait pu s'arrêter là, si je n'avais pas persévéré. Le lendemain, j'étais en route pour Fès pour rejoindre un CS français qui vivait là bas. J'ai débarqué chez lui, il vivait dans un riad (une sorte de palais entourant un jardin ) de la vieille ville qu'il retapait pour en faire un hotel de luxe. Le premier après-midi, je suis sorti avec l'intention de me la jouer Antoine de Maximy ( le mec de j'irai dormir chez vous) et de rencontrer des types avec qui sympathiser. Je débarque dans le célèbre quartier des tanneurs, et me fais alpaguer par un jeune qui fait le faux-guide. Je le suis, il m'emmène voir les tanneries, c'est beau, mais ca m’intéresse moins que de le connaître lui. Il me fait le tour, et je lui pose pleins de questions. Puis je lui dis que j'ai faim, que je veux manger. Il me propose un resto pour touriste.. L'étudiant fauché que je suis trouve ça trop cher, et surtout il a une idée derrière la tête... Je lui demande où il mange lui, et il me dit qu'il rentre chez ses parents. Je lui demande si je peux venir avec lui... et il m'invite. Je le suis, rencontre toute sa famille, ils me préparent un repas royal. On rigole, on parle de nos vies avec ses frères... Des moments agréables, et de belles CSB. On se sépare quelques heures plus tard, avec l'impression d'avoir un peu dépassé la frontière habituelle entre le touriste et l'habitant. Sur le chemin du Riad, le sourire au lèvre, un jeune me dit bonjour. Je suis de bonne humeur, lui répond, et puis entâme la conversation... Je passerai les deux jours suivants à ses côtés, à visiter la ville, rencontrer ses amis, partager un bout de son quotidien d'étudiant en philosophie au Maroc... Puis toujours dans la rue, une discussion avec un autre jeune. Celui-ci n'est pas étudiant, il vivote de tout et rien. Une complicité s'installe, il me raconte sa vie, me fait partager lui aussi son quotidien... Je passe une semaine à Fès, et à mon retour en France, des souvenirs pleins la tête, je me dis que désormais mes voyages auront une autre saveur. Ce premier voyage m'a mis en confiance, et m'a permis l'année suivante de faire un petit trip en Italie de 3 mois qui fut un de mes meilleurs étés. Et puis l'année d'après, le voyage qui a changé ma vie, l'Egypte. A la fin de mes études, j'ai voulu partir faire le Tour du Monde, mais le fait d'être jeune diplômé m'a un peu refroidi. J'avais d'abord envie d'apprendre mon nouveau métier, et c'est bien tombé puisque j'ai trouvé un taf assez rapidement. J'ai reporté à quelques mois le temps d'avoir un peu d'expérience. Puis encore quelques mois pour finir tel ou tel projet. Autant te dire qu'au bout de deux ans, j'étais quasiment lancé dans ma carrière d'architecte, et j'avais un peu fait le deuil de ce voyage... Jusqu'à ce que je tombe sur ce thread : et que petit à petit, j'y raconte mes aventures... Faire remonter tout ça plusieurs années après, et voir l'engouement que ça a généré m'a mis une grosse claque dans la gueule, et je me suis rendu compte de deux choses. La première, c'était que la dernière fois que j'avais vécu quelque chose de vraiment intense, c'était deux ans plus tôt en Egypte. La deuxième, c'est que si je ne partais pas rapidement, la prochaine opportunité serait dans 40 ans, le jour de ma retraite... J'avais un CDD, et mon boss m'a proposé de continuer en CDI. J'ai pris l'une des décisions les plus importantes de ma vie puisque j'ai refusé. C'était décidé, 2013 serait l'année charnière, je partirais. Mais j'avais une autre idée derrière la tête. Je voulais profiter de mon voyage pour essayer un truc... Je kiffe le poker live, je kiffe écrire, je kiffe le voyage... Pourquoi je n'associerais pas tout ça? Genre jouer au poker, utiliser la tune pour voyager, et raconter ça par écrit... Limpide non? J'ai parlé de ça un peu autour de moi, et ça a eu l'air de plaire. Je me suis dit que je tenais une bonne idée, et j'ai donc un peu travaillé dessus... C'est ainsi qu'est né le : Entrons dans le vif du sujet... Le World Poker Trip, qu'est ce que c'est? Dans World Poker Trip, il y a 3 mots : World : Ben ouais mon con, depuis tout à l'heure je te dis que je vais le faire le Tour du Monde, et toi tu débarques... Ben on y est. Je pars de France vers mi-mars début avril grand max, et je rentre en France à peu près un an plus tard, sauf que je ferai pas de demi-tour. Comme Magellan, je vais aller toujours tout droit, et voir si je tombe dans le vide ou bien sur autre chose... Je commence par le Brésil, et je fais un gros tour en Amérique du Sud pour me diriger vers... Poker : Vegas Baby! Idéalement pour les WSOP (auxquels je participerai pas, j'ai pas la bk, sauf si un mécène se pointe ) ou sinon un peu après, vers fin de l'été/début automne 2013 je serai à Vegas et je vais grinder comme un goret... Parce que si t'as suivi un peu, t'as compris que mon TDM, j'allais le faire à travers le poker. Obv, je vais pas grinder partout, je suis pas fou, et je sais que y'a des endroits dans le monde où: - t'as pas trop envie d'être le pigeon victime de grattage intensifs - t'as pas spécialement envie de gagner, si tu veux pas te faire casser les côtes à la sortie... Tu imagines par exemple que je vais pas trop aller jouer à Caracas, ou à Kaboul... Par contre le poker sera le fil rouge du voyage,c'est à dire que à peu près partout où j'irai, j'essaierai de trouver des home games et d'appréhender la transition culturelle (attention on sort les grands mots) à travers le pok. Pour faire plus clair, tu imagines bien l'incroyable diversité, et le potentiel d'epicness qu'on peut trouver en faisant une partie dans l'arrière salle d'un café à Recife, dans un casino de Vegas, dans une partie underground à Montreal, dans une coloc de balla en Thailande ou chez des millionaires à New Delhi (sisi, d'ici à New Delhi, j'aurai la bk si je me suis pas fait tuer d'ici là...) Donc concrètement, tu comprends que le poker en voyage ce sera : - des homes games à petit buy in dans pas mal d'endroits que je traverserai juste le temps de quelques jours, et de faire des connaissances. - quelques périodes d'arrêt du voyage et de grind live,dans des villes ou je resterai un peu plus longtemps, genre 2/3 semaines, afin de monter la bk et continuer mon chemin ( Vegas, Montreal, Macao...) Ce qui nous amène au 3e point, le : Trip : Tu as bien compris qu'il y a avait le poker, et le voyage... Le voyage, je te l'ai expliqué plus tôt, ca sera du couchsurfing et de la route. Jamais d'avion, j'aime pas ça. L'avion ca va trop vite, ca te retire tout le plaisir de la transition culturelle. Tu passes d'un pays à un autre complètement différent sans rien comprendre à ce qui peut les relier, ou les séparer. Jveux dire, c'est pas comme si j'avais pas le temps hein? Du coup, si tu as un esprit de déduction hautement développé, tu as compris que pendant les 4/5 premiers mois de mon voyage, qui vont séparer Rio de Vegas, je vais traverser un tas de pays marrants : Brésil Guyane, Surinam, Venezuela, Colombie (si je passe par la côte Atlantique, peut être je passerai coté Pérou, Equateur etc par le Pacifique) Panama, Costa Rica, Nicaragua, Honduras, Guatemala et enfin Mexique... Bref, tout ça en Couchsurfing, on va avoir pas mal de matos pour raconter quelques CSB... Tout ça obv, c'est que le début... Ensuite on continue en Amérique du Nord, puis on débarque au Japon et.... Stop, pour l'instant, j'en dis pas trop. L'idée c'est aussi de pas être trop rigide par rapports aux dates et aux lieux. J'ai compris pas expérience que les meilleurs voyages se nourrissent des opportunités qu'on trouve sur la route. (et puis si ca se trouve, je vais jamais aller à Vegas, je m'arrêterai au Mexique tellement je vais kiffer...) Le blog Ben oui, le but c'est quand même de raconter un peu tout ça. Au début je voulais garder ça pour moi, c'est mon aventure et mon délire après tout... Mais déjà, j'ai promis à ma pauvre maman qui est déjà morte d'inquiétude depuis 1 an de lui donner des nouvelles régulièrement. Et puis tous mes potes m'ont dit "tu vas faire un blog j'espère...". Bon, ben du coup, quitte à faire tout ça, je vais le raconter au web entier non?? J'ai créé un truc exprès, ca s'appelle http://worldpokertrip.net/ . J'aurai bien aimé pouvoir le faire sur le cp, mais les possibilités techniques et graphiques étaient limitées, donc ca se passera là bas. Pour l'instant, ya pas grand chose, normal, c'est en construction... Mais bientot, y'aura des photos, des dessins, des CR de sessions, des articles sur la sociologie des femmes nés en avril en Honduras etc, etc etc... Le CP Je crée en plus de mon blog un thread sur le CP... Pourquoi donc ce double emploi?? C'est que j'attends de la communauté qu'elle me donne un petit coup de main. Comment? Au moins de trois manières différentes : - M'héberger! Ya des dizaines de milliers de membres sur le CP, vous allez pas me dire qu'il y'en a pas quelques uns fourrés à Tokyo ou Damas... 365 jours à parcourir le monde, ca veut dire 365 nuits à essayer de pas dormir sous les ponts. Non seulement y'a des membres un peu partout, mais on a tous un oncle ou un cousin qui vit à l'étranger. Sur le topic je mettrai régulièrement ma position, et vous demanderai un coup de main... - Me trouver des home games! Ben ouais, pour faire des home games, faut généralement être introduit, et quelle meilleure introduction que toi cher lecteur, qui vit dans la ville que je vais traverser?? - Me fournir un soutien logistique. Tu imagines assez bien qu'entre l'aventure en elle-même et le blog, je vais avoir des journées hyper hyper chargées... J'ai pas encore d'exemple précis en tête, mais c'est évident que je vais à certains moments de mon voyage être confronté à des situations problématiques devant lesquelles soit je n'aurai pas le temps, soit je n'aurai pas le skill... Et là, je vais profiter de l'incroyable diversité de compétence et de réseau qui existe sur le CP. Je crois qu'il n'existe aucun forum français où les membres sont tellement variés, et ca va probablement être un TRES gros plus pour me filer un coup de main... Régulièrement donc, je ferai part de mes problèmes techniques ou autres, et je ferai appel à la communauté pour m'aider à les surmonter. Voila, je crois que j'ai tout dit pour l'instant... Pour rappel, le début de tout ça, c'est mi mars environ.. Et maintenant, cher lecteur, j'espère que tu es in.
  37. 22 points
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    Le Run Rose [PART 3]

    Mes chers grindeur de la vie, adepte de tinder et de 3bet bien senti, bienvenue dans cette 3ème partie qui se voudra plus fragile Je vous ai laissé à la fin de mon plus long mais néanmoins décevant deeprun. Il est maintenant l’heure « du plus intense ». Ce deeprun que tu n’attendais pas. Tu n’étais aucunement préparé, tu n’osais même pas l’imaginais et pourtant… Tu buy in le tournoi sans espoir, proche d’être totalement broke, et la magie opère… Mais évidemment, la variance n’est jamais loin… Jane, 26 ans. Monteuse/ Assistante réal/ Réalisatrice/ Interprète. Une rencontre « live » lors d’une soirée chez une amie et pas sur un site pété (ça change) Elle à quitter la France à 18 ans pour s’installer à Berlin afin d’intégrer une école de ciné (montage/réal). Parle Français, Anglais et Allemand couramment. Féministe, cultivée, indépendante- bandante. Du haut de son mètre quatre-vingt, elle à un regard de renard et marche avec assurance. Une beauté sous toutes les coutures. Un visage fin, une silhouette de mannequin et un cerveau bien fait. Le genre de fille qui fait rentrer les marins au port bro. Je ne peux pas commencer lorsque je la rencontre car ça serait mal vous mettre dans l’ambiance. Je dois revenir quelques mois avant cette folle journée du 27 Décembre. Nous sommes fin Octobre 2015, quelques mois seulement après ma rupture avec mon ex et j’en chie une tonne. Je suis encore très triste de l’avoir rendu et pleure en PLS quasiment chaque jour que l’Homme fait. Je peine à avancer dans ma vie et à me reconstruire. Je suis shortstack- l’impression que je n’ai plus joué à ce jeu depuis 10 ans et que je serais de toute façon face up/ mauvais quand je devrais jouer une main. Totalement ruiné mentalement, sans repères, j’entreprends un travail sur moi-même et tente de mettre dans ma vie de nouveaux automatismes- de nouvelles habitudes. Je fais pas mal de sport à cette période par exemple et ça m’aide clairement à avancer. Pour la première fois depuis longtemps je me sens bien dans mon corps. Par contre, je galère avec les filles. C’est très bizarre. Sans être prétentieux, j’ai un physique agréable et un charme naturel puissant. Ce qui fait qu’en général j’accroche toujours des clientes. Le problème c’est que postflop je me tire une balle dans les deux pieds quand je parle. Ou plutôt quand je parle trop –Je veux beaucoup trop value. Je ne suis tout simplement pas habitué à « gérer » des meufs d’un soir ou des plans culs. En fait, je n’ai jamais eus de plan cul à 26 ans. Moi, je n’ai connu que deux grandes histoires d’amour qui m’on pris en tout 7 ans et demi de ma vie. Avant ça, c’était des relations de collège-Lycée. Je suis donc super maladroit et quand bien même je veux que du cul, elles pensent que je veux me mettre en couple. Toujours difficile d’auto identifier ses propres leaks, mais je commence à m’en rendre compte à cette époque. On est Samedi soir et mon meilleur pote me dis qu’il à une soirée avec ses copines du Lycée. Il a toujours gardé le contact avec elles mais ça fait longtemps qu’il ne les a pas vus. « What a spot » On est donc convié rue de la loge à Montpellier. J’y vais avec Ben et Yaya. On forme le trio célibataire du groupe et cette soirée marquera l’avènement de notre « tri force ». On arrive dans l’appartement ou se trouve une grosse dizaine de personnes, dont ses 5 copines. Je vous mets une Petite description rapide des filles en texte caché. Par la suite elles sont (presque) toutes devenues des amies et de surcroit mon fanclub attitré #TeamJonSnow : Votre fidèle serviteur en pleine époque "Jon Snow" (grosse fragilité sur cette photo) On arrive vers 21h30 et première surprise : pas de musique. On prend le lead et je balance des playlist. L’ambiance est très « radio nova ». Je discute avec une des 5. « Agathe N.». Elle a quelque chose qui me plait. Elle est discrète mais présente, d’une douceur palpable et d’un charme certain. On discute quelques minutes, je lui parle de mon futur voyage et de mon projet. J’apprends qu’elle a passé 8 mois au Canada et a peine ai-je le temps d’observer ce délicieux flop que sa copine Fanny Donkbet. « Salut Jon Snow » dit-elle avec une voix suave en prenant place juste à côté de moi- éclipsant au passage sa copine. Fanny nous a accueilli en bas mais j’étais trop occupé à discuter avec Yaya d’un groupe d’Italiens qui avait braqué pour 1,8M€ de Parmesan. J’avais spotté qu’elle était bonne mais j’étais dans mon truc. Elle a quelque chose de terriblement excitant. Pas de douceur chez elle, l’inverse même et ça interpelle mon côté bestial. Je change rapidement de cible car je sens clairement qu’elle est intéressée et délaisse mon premier feeling. Je le regretterai. Je décide de la jouer détacher et après avoir discuté 10-15 minutes de ma ressemblance avec Jon Snow, je sit out pour aller discuter avec les gens de la soirée et lâcher quelques référence d’oss117 bien senti à Ben. « A l’occasion, je vous mettrez bien un pti coup d’poliche ». La finesse. Mao, passe à ce moment-là- me regarde- regarde Fanny- rigole, puis s’assoit à côté d’elle. Quelques autres références fusent, deux verres de rhum se vident mais je ne lâche pas pour autant l’affaire. Fanny discute avec deux copines et me regarde très régulièrement. Lorsque nos regards se croisent, elles ricanent toutes les 3. Ca messieurs, c’est un tell de force. Ça veut dire que TU es en position de force. Ou alors qu’elles se foutent de ta gueule, mais pour le coup l’expérience me dis que je suis bon ici. J’ai les papiers et je veux lui donner une bonne cote pour vérifier. Je décide donc de retourner discuter avec elle. Je prends place sur le canapé à côté d’elle, et on discute longuement. Sur les coups de 1 ou 2h du mat’ tout le monde veut sortir au Rockstore (c’est l’endroit où tu vas quand tu veux finir ta soirée à Montpellier). J’apprends que Fanny n’y va pas et give up l’idée de me terminer la bas. De toute façon je suis ivre saoul, c’est aussi bien de rentré. Avant de partir, je l’embrasse. Pas un petit bisou- on se roule des pelles comme au collège pendant 5 minutes devant la porte de l’immeuble. J’entends les ricanements de Mao & Pauline et entrevois le regard déçu d’Agathe B. Je lui propose de venir chez moi mais elle refuse. Elle me propose de se revoir dans la semaine, j’accepte. Ben, moi, Fanny et Yaya à la soirée "triforce" Trois jours passent, on s’envoie quelques messages et prévoit de se voir le Mercredi mais elle annule au dernier moment et me propose finalement le Vendredi soir. Je sens que ça pue mais je reste cool et j’accepte la chose. Le vendredi matin, je lui envoie un message pour lui dire qu’il y’a une expo dans un bar que je connais qui a l’air cool. Ce à quoi elle me snap répond : « Je ne suis vraiment pas cool mais en fait je vois déjà quelqu’un depuis un moment et je crois qu’on est ensemble maintenant. C’est dommage car tu as l’air vraiment quelqu’un de bien et j’avais senti un feeling sympa… Désolé Jon Snow… ». Frustration intense. Ça me détruit sur le coup. Comme un con, je m’étais emballé. Car à la différence des autres, je l’avais rencontré en soirée et non sur un site de rencontre pété. On s’était plu au premier regard, vraiment dommage. Pour un mec qui ne bosse pas et qui n’étudie plus, c’est assez rare pour être appréciable. Encore une fois, je crois sur le coup que j’ai un problème car je les séduis rapidement mais aucune n’approfondit vraiment. Ce n’est pas la première qui me fait ce move. Les filles de cette liste ne représentent que la partie ou je suis allé à l’abattage. Alice est la partie émergée de l’iceberg des meufs qui m’ont dit « oui » puis « non ». Le classique : Je suis devant pf/ Je suis derrière flop/je suis devant turn/ je finis derrière à la river. Je me promets de ne plus m’emballer pour rien et qu’à l’avenir je prendrais la chose moins à cœur. Je me remets aussi en question mais peine à trouver ce que je fais de mal. En y repensant, je crois juste que c’était juste un mauvais timing. Un set up défavorable. Par la suite, j’apprends que le mec de Fanny est… Un f*cking musicien. Encore un bordel. Vraiment c’est une constante chez moi. Elles se tapent toutes des musicos après mon passage et c’est l’amour fou. Y’a quelque chose à comprendre selon vous ?! Le pire, c’est que j’ai toujours rêvé d’être un artiste. J’ai une âme d’artiste d’ailleurs mais je n’ai pas eus le courage d’approfondir cela quand j’étais jeune et peine aujourd’hui à la faire vivre. Ironique non ? Je rappel pour info que mon Ex est avec un bassiste d’un groupe qui connait un peu de succès, et vis l’amour fou. Le temps passe, et nous voilà à Noel. Période que mon ex adorait alors que pour ma part, je n’en étais pas fan. Mais pour le coup, je vais vraiment passer un Noel de m**de. Déjà, je le passe sans ma mère qui est en Bretagne, ni ma grand-mère qui est décédée en début d’année, ni ma sœur qui le fait chez sa belle-famille. En plus d’être totalement déprimé par le manque de mon ex. D’habitude, on le passait en famille chez ma mamie avec toutes mes tantes, mes cousines, mes sœurs, ma mère mon père et mon ex et c’était vraiment agréable comme moment. Mais pas cette année. Cette année, je me retrouve donc avec mon père, ma belle-mère et la belle famille. J’adore mon père et ma belle-mère mais ma belle-famille m’ennuie profondément et le manque de 75% des gens que j’aime me déprime de mutant. J’arrive sur place avec le moral dans les pompes à devoir passer un 20/80 en fin de tournoi. Ma belle-famille à prévu un repas « banquet ». Pas de grandes tables, pas de gigau de 8 heures, pas de rires. Une ambiance morte. Je reçois des textos de mon ex qui me dit que c’est vrai que c’est déprimant mais que c’est comme ça. Tout le monde se couche à 23h00 et je me retrouve seul dans le salon, à devoir dormir sur le canapé car tous les lits sont pris. Je me siffle une bouteille de whisky pure, m’empeste de joint et pleure toutes les larmes de mon corps jusqu’à 6 heure du mat. Vraiment un souvenir de m**de. On s’envoie des messages avec mon ex pendant une partie de la nuit et décidons de se voir le 27 midi. Le lendemain matin, mon père à des paroles réconfortantes lorsqu’il me ramène chez moi -je n’oublierai jamais ce qu’il m’a dit ce jour-là. « Tu sais Hugo, tu as fait un choix. Ton premier choix d’adulte. Ton premier choix d’Homme. Tu dois l’assumer et faire en sorte de ne pas avoir tout quitté pour rien. C’est normal d’être triste, mais c’est un choix délibéré de souffrir alors relève toi mon fils. Moi je crois en toi. » Ses paroles résonnent encore aujourd’hui. Merci papa. Tu ne te rends pas compte comme ça à fait écho en moi. Il est à préciser que je n’ai pas seulement quitté mon ex à cette période. Après 3 ans et demi à Toulouse, i’ai quitté un CDI à 28-32K€ net/An, des amis et globalement toute une vie. Une vie de confort. «Ton premier choix d’Adulte. Ton premier choix d’Homme ». f*ck yeah papa. Je rentre donc dans mon appartement et décide de dire à mon ex qu’il est temps d’arrêter de s’envoyer des messages et de passer définitivement à autre chose. Le lendemain nous sommes donc le 27, on se voit en terrasse par ce jour froid de Décembre et je n’arrive pas à être glacial. Elle non plus. On se dit néanmoins que c’est la dernière fois qu’on se voit avant longtemps car ça nous fait trop de peine d’avoir encore un contact. On sait très bien qu’on s’aime encore énormément, mais j’ai besoin de faire mon chemin et elle le sait. On passe la journée ensemble, on s’embrasse, se regarde longuement dans le blanc des yeux sans un mot. A la nuit tombante, nous sommes sur le point de nous quitter à Antigone. Aux portes de la galerie marchande, on se tient la main. On n’arrive pas à se lâcher. Elle fait quelques pas, puis reviens s’engouffrer dans mes bras en pleurant. On s’embrasse une dernière fois, on se regarde un dernier instant avec cette passion qui nous était propre et puis elle tourne les talons et fonce au pas de course sans se retourner vers son arrêt de tram. Je resterai debout stoïque et absent, jusqu’à ne plus voir sa silhouette. Après cet épisode, je ne me sens pas de rentrer tout seul chez moi et décide d’aller chez Yaya. Il ramasse de son Noel qu’il à passer avec un pote, et n’écoute pas un mot de ce que je lui raconte. Je parle seul dans ce grand appartement. Je me parle à moi-même. Il me sert une bière, puis deux et me rappelle que ce soir on a une soirée. Ce à quoi je lui réponds que je n’ai pas la force d’y aller mais Ben m’appel et me convainc de faire l’effort. « Ça te fera penser à autre chose ». La soirée en question, c’est chez Pauline et cette fois, elles sont toutes les 6. Sur le coup je n’y pense pas, mais plus tard je me suis souvenu que Ben m’avait parlé de cette soirée du 27. « Y’aura Jane, je pense qu’elle peut te plaire » Il m’en avait un peu parlé mais sans plus. Juste comme quoi ça faisait longtemps qu’elle n’était pas descendue pour voir ses copines et qu’elle était super cool. J’y vais vraiment la mort dans l’âme à cette put**n de soirée. Je me souviens que je suis complètement ailleurs lors de l’apéro. On rejoint son pote Remy en terrasse avant d’y aller et je suis déjà bien allumé quand on quitte le bar. J’arrive dans la soirée, on est accueilli par Pauline. Il y’a pas mal de monde dans le premier salon et je ne calcule personne. Je suis Ben et Pauline dans le petit renfoncement ou sont les canapés. Et là, au milieu des gens, je la vois. Jane. Ça peut paraître culcul mais il y’a vraiment eu un truc quand on s’est vu pour la première fois. Lorsqu’elle tourne la tête et m’aperçois, elle interrompt sa conversation une demi seconde avec un regard un peu béat, puis la reprend en me regardant et enfin tourne la tête. Je fais la bise aux filles et arrive vers elle. Mes premiers mots ? Maladroit as f*ck. « Ah c’est donc toi Jane » Elle me regarde du style « Euuuh, ouais » avec un petit rictus ankward. Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai dit ça sur le coup. Surtout que Ben ne m’en avait pas parlé plus que ça. Bref, la soirée se passe et je me dis que je me suis bien grillé comme un conn**d. Je fume joint sur joint, boit Rhum sur Rhum et discute qu’avec des mecs car de toute façon je me sens incapable de séduire. Vers minuit, je reçois un message de mon ex. Un bon New York back raise des familles. Le message commence par « Au revoir mon amour en espérant que ce n’était pas un adieu ». Bien qu’il ne se limitait pas à cela, je ne retiens que cette partie et je m’isole dans les chiottes pour pleurer un bon quart d’heure. Quand je reviens dans la soirée Ben me demande ce que je foutais. « J’ai vomis, je me sentais pas bien ». Il sait que je mens mais à la délicatesse de ne pas le relever devant l’assemblé même si à ce moment-là, la soirée c’est un peu vidé. Je m’assoie dans le canapé qui est vacant et Ben prend place sur le pouf en face. On discute et il sent bien que je suis triste. Il essaye donc de me faire rire en lâchant des trucs bien gras. Ce qui fonctionne, on se met à se foutre de la gueule des hippies qui joue de la guitare devant des filles en totale admiration. Il connait ma récente haine des musicos qui use de leurs guitares pour attirer l’attention des pouffiasses. Le pire c’est que ça fonctionne. #ChristopheMaé « Tellement obvious ». On continue à boire comme des trous et Jane arrive dans l’espace canapé. Elle s’assoit une première fois sur le siège libre à coté de Ben. Marque un court temps d’arrêt. Me regarde, puis finalement vient s’installer à côté de moi. Je suis ivre saoul et me sens incapable de jouer une main. Ben prend la tangente et elle commence à me tchatcher. On parle de voyage, de cinéma, de son métier, de mes projets. Elle me fait rire. Elle a des expressions bien à elle. « Hors suj ». Elle m’attendrit à tel point que j’arrête de boire pour retrouver mes esprits mais je ne calcule pas vraiment ce qui se passe. Je ne pense plus à mon ex et me contente de suivre ses lèvres lorsqu’elle les articule et répond par questions ouverte pour limiter mes mots. C’est un moment indescriptible ou je suis perdu dans cette soirée ou je ne devais pas être à écouter une fille à qui j’ai l’air de plaire alors que je suis au trente sixième dessous. Avec un petit sourire que je noterais de « tendancieux », elle me confirme que je ressemble à Jon Snow. C’est vraiment le tell universel du moment pour savoir que je suis bon dans ce spot, mais j’ai quand même du mal à y croire. Je sais qu’elle a un mec depuis longtemps à Berlin et ce n’est pas trop ma cam de détourner des filles maqués. Vers 4h du matin, on est encore à discuter et il ne reste plus grand monde. Depuis une heure, Pauline et Ben sont avec nous mais parlent de leurs côtés. Au bout d’un moment, ils partent se coucher et nous nous retrouvons seuls. Elle se rapproche alors de moi, son parfum m’envahit et nos jambes se touchent sans malaise. Lorsque je lui demande : « Tu te rends compte qu’il n’y a plus personne ? » Elle me répond : « Je me rends compte que toi tu es la ». Punchline. J’étais pas prêt. J’en reviens pas qu’elle m’ait dit ça et reste un peu con. Une fille qui a des couilles. Elle me regarde silencieusement avec des yeux qui me disent « vas-y mon con, embrasse-moi ». J’hésite, puis m’exécute. Le temps s’arrête sur ce canapé. On s’embrasse avec passion, je passe ma main dans ses cheveux d’or et entends son souffle qui s’accélère. Je passe en mode agressif, l’allonge et prend le contrôle. Elle me regarde avec un désir brulant. Mes gestes sont précis et elle apprécie. Après je ne sais combien de temps, on se relève et je lui lâche un très léger : « Bon. Soit je te baise sur le tapis, soit on va chez moi » #punchline Elle éclate de rire et on part dans la nuit en direction de mon appartement. Sur le trajet on rigole, gambade comme des gosses qui vont à la kermesse de l’école, dans ces rues sombres et silencieuses. On croise une patrouille de militaire qui nous fait un grand sourire, elle me lâche un « on est hors suj complet », on en rigole puis on s’arrête près du jardin des plantes pour s’embrasser sous un lampadaire. Elle me dit que c’est fou ce qu’elle fait mais que ça fait longtemps qu’elle n’a pas connu cette sensation, je lui réponds avec un sourire –un regard- et le silence qui suit en dit plus long que tous les mots que j’aurais pu trouver. On arrive finalement chez moi et pour la première fois depuis longtemps, je ne la baise pas, je lui fais l’amour. On fait l’amour. C’est génial. Comme si on se connaissait depuis toujours, tout est naturel, il n’y a aucuns gènes. Je suis sauvagement tendre. On se regarde dans les yeux avec une flamme qui nous brûle, elle hurle de plaisir. Pas de discussion post coïtale, juste un échange les yeux dans les yeux qui dure. Je m’endors avec sa tête sur mon pectoral et mes bras autour d’elle. C’est une nuit magnifique. J’en ai des frissons lorsque j’y repense. Cette nuit, on s’est abandonné l’un à l’autre sans penser au lendemain et c’était parfait. Elle m’a conquis. Le lendemain, j’ouvre les yeux et Jane me fixe en me tripotant les cheveux. « Salut toi » Salut beauté. Sans y avoir trop pensé mais un peu quand même, je suis surpris qu’elle ne regrette rien. Ce simple move me fait dire qu’elle assume totalement. Une femme. Une put**n de femme. Vous me connaissez, je ne suis pas le genre à check la turn quand j’aggresse le flop, je lui mets tout de suite « barrel matinal ». Je passerais les détails mais c’est aussi bien que la veille, même sans l’alcool. Je file chercher des viennoiseries pour lui préparer un petit déj de reine et cette fois je n’ai aucune envie d’être tranquille. J’ai envie qu’elle reste. Je remonte et madame s’est rendormie. Je l’observe un moment en me disant que ce n’est pas croyable qu’une beauté pareille dorme à poil dans mon lit puis m’active à lui préparer le petit déjeuner. Je sors le grand jeu- Viennoiserie, fruits, jus d’orange pressé et thé du palais des thés. Elle se réveille pour de bon et on déjeune ensemble. « Tu fais ça pour toutes les filles que tu ramènes chez toi ? » « Non, bien sûr que non. D’habitude j’achète du jus d’orange en bouteille » Petit sourire de sa part suivit d’une petite bagarre sur le lit. Je la maitrise, ça l’excite- 3ème barrel. L’impression que ça fait 1 an qu’on est ensemble tant on est déjà complice, c’est juste dingue. Une fois le petit déj et ma bite engloutie #poète, elle file à la douche et je reste dans mon salon avec une sensation d’imbécile heureux. Elle sort de la douche et nous parlons de tout et de rien, lorsque son portable sonne. C’est une copine Allemande qui l’appel pour qu’elles se mettent d’accord sur l’heure où elle viendra la chercher. Enfin, c’est ce qu’elle me dit. Je pense qu’elle lui a aussi fait un petit débrieff de ce qui se passe ici au vue de ses tells physique quand elle parle et de son intonation. Je ne capte rien à l’Allemand mais je sais reconnaitre ce genre de trucs. Instant culture, saviez-vous que lorsque vous parler seulement 15% de votre message est transmis par ce que vous dites ? Votre corps et vos gestes représente 80% et l’intonation 5%. Dingue non ? D’ailleurs, c’est bien la première fois que je trouve la langue des nazis aussi sexy. Sa voix est un peu plus aigüe quand elle parle Allemand, un peu comme quand elle crie au lit. Je lui mettrai bien un 4eme barrel mais mes couilles sont épuisées et m’obligent à check. Elle me dit qu’elle doit prendre son avion tôt dans la matinée et qu’elle devra partir de chez moi en milieu d’après-midi pour aller voir sa tante et ses cousins. Un poil déçu qu’elle reparte si vite mais c’est ainsi. Je commence à me dire que c’était très bien comme ça et que ça ne continuera pas. Je resterais « sa petite folie Montpelliéraine ». Elle a une vie bien remplie à Berlin et m’oubliera vite me dis-je. Je la raccompagne à la Comédie et on s’embrasse en se disant des mots doux. J’ai vraiment l’impression que c’est la dernière fois que je la vois du coup j’essaye de prendre le truc à la légère. Elle par contre, à l’air vraiment triste de partir si vite, mais je me dis qu’elle joue la comédie comme je l’ai fait de nombreuses fois « pour pas faire de peine à l’égo de l’autre ». Je tourne le dos et ne me retourne pas. Je rentre chez moi un peu dépité mais tente de me dire que c’est mieux d’avoir vécu ça, que rien du tout. Et soudainement, je me rends compte que je n’ai pas pris son numéro. Harba de con que je suis. En milieu de soirée, elle m’envoie un message sur Instagram pour me dire qu’elle aimerait bien garder contact et que c’était vraiment génial. OUF ! J’accepte sans me faire prier et lui souhaite un bon retour au pays des mangeurs de saucisse. Emoticône concombre, émoticône pêche. « T’es complétement hors suj mon pauv’ vieux, mais t’es mignon » J’aime sa répartie et son style. Il est à noter que je tâche d’être bon en terme de répartie et de phrasé et c’est vraiment la première chez qui je sens un vrai répondant. Quelques semaines passent [je rencontre J pendant cette période car « faut bien grinder »] et Jane continue de m’envoyer des messages, tous les 2/3 jours, pour prendre des nouvelles. Même à distance on rigole beaucoup. Elle a vraiment un truc cette femme. Un jour elle m’annonce qu’elle redescend pour 15 jours dans le sud dans un mois. Elle doit voir son père qui est dans l’Aveyron et qui n’est pas au mieux. Elle me dit qu’on pourra se voir 2 ou 3 jours si je veux bien, mais qu’elle devra faire le tour de sa famille et de ses copines. J’avais donc tort. Elle ne m’a pas menti, n’a pas jouer la comédie et souhaite me revoir. Dingue. J pars à Glasgow et le sur lendemain je rejoins Jane place de la Cannourgue. C’est l’hiver, elle est emmitouflé dans son gros blouson mais n’en reste pas moins sublime. J’avais oublié ce que ça faisait d’avoir des frissons à la vision d’une personne particulière. On s’embrasse, s’enlace et en bon gentleman je tire sa valise avant de la tirer elle. Nous arrivons chez moi, je lui prépare un thé, on discute 2 minutes puis un blanc s’installe. On se regarde. 30 seconde après on à poil. Après la déception coïtale de J, je peux vous garantir que je revis d’avoir une femme qui s’assume au pieu. Elle me dit qu’elle va à Millau voir son père dans trois jours et que d’ici là elle ne sait pas trop où dormir. Sa famille habite à Cournonterral (15 min de Montpellier) et ça l’embête d’aller s’isoler loin du centre, point névralgique de son réseau social, sachant qu’elle n’a pas le permis. Je lui propose naturellement de rester chez moi. En fait, je ne lui laisse pas le choix. Elle accepte et semble soulager. « Je pensais que ça ferait trop pour toi » J’avais envie de lui dire que je ne manquerais pas l’occasion d’avoir un ange dans mon enfer mais je me suis abstenu par peur de passer pour un gros fragile. On passe les trois jours ensemble et tout fonctionne. Elle part chez son père pour 72h mais laisse son gros sac chez moi. Elle m’appel deux fois pour me dire que c’est un peu dur mais qu’elle est contente d’être là pour lui. Moi qui étais insensible à toutes les autres, elle me provoque à chaque fois cette sensation de bonheur inexplicable. Je ne l’ai pas signalé dans les deux post précédents, mais je ne ressens tout simplement rien. Au mieux, une affection timide pour ma partenaire mais rien de plus. Pas de sentiments, aucuns. Aucune tristesse quand je les quitte, aucune sensation de manque- rien. Mes couilles ressentent quelque chose, parfois mon égo, mais pas mon cœur. Elle revient au bercail après sa visite paternelle et n’en décollera pas avant son départ. On passe nos journées à se balader dans Montpellier, à avoir des discussions tantôt sérieuse tantôt légère, à faire l’amour, elle me montre des courts métrage- son court métrage, on écoute de la musique en fumant des joints, allongé sur le lit à regarder le plafond, je l’emmène faire des soirées à droite à gauche. Elle s’adapte toujours, comme moi. A aucun moment je ne joue un rôle. Je suis moi-même car elle à ce qu’il faut dans le ventre pour voir mon vrai visage. On vit notre truc sans trop savoir ou ça mène. C’est d’une beauté rare. Petite anecdote, lors d’une soirée elle se fait draguer par « Al Sticking » (une figure du street art à Montpellier qui monte) devant moi et lui met un rebond mémorable ! On dit qu’il a rebondi jusqu’en Chine ce nain dalleux. Une des rares preuve de son passage dans ma vie. Soirée dans un appart ou on a finit rabat complet. Pour preuve mes yeux en mode 16:9eme et sa pose "grosse cochonne avec lunette" (elle ne porte pas de lunette au naturel). La fin de l'époque "Jon Snow" Une après-midi alors que nous étions en balade au bord de plage, on s’assoit sur un rocher face à la mer et pour la première fois elle me parle vraiment de son mec. Elle m’en avait déjà parlé un peu mais cette fois-ci c’était le sujet principal. J’apprends qu’il est chanteur/ guitariste dans un groupe qui marche assez bien sur Berlin. Quand je vous dis que j’ai un truc avec les musicos. Il est au courant qu’elle l’a trompé et qu’elle est avec moi en ce moment mais ça n’a pas l’air de le déranger plus que ça. Elle me dit que pour lui ce qui compte « c’est la musique ». Elle a l’air un peu dépité mais finalement résigné à accepter cela. Je comprends qu’elle ne sait pas bien ou elle en est avec lui et qu’elle va là où se sent le mieux. Pour le coup, avec moi. Son mec c’est l’Allemand type. Il n’exprime pas ses sentiments, est très terre à terre et très chauvin. Il est également très torturé et très spécial, obsédé par la musique. Un jour elle lui propose de partir à Londres car elle aimerait bien y vivre et il lui répond en gros « si tu veux y aller, vas-y ». 5 ans qu’ils sont ensemble. Je comprends mieux ce qu’elle me trouve. Lorsque je suis en confiance je suis absolument l’inverse. Tout ça pour dire que la dessus elle est paumé. Je sens bien qu’elle attend que je propose quelque chose mais je n’y arrive pas. Moi qui d’habitude n’ai aucun scrupule à me vendre, je n’y arrive pas cette fois. Je n’ai pas envie de forcer quoi que ce soit, bizarrement. Je l’écoute simplement en essayant de ne pas lui faire tout quitter pour un mec qu’elle a vu qu’une dizaine de fois. Certes il y’a quelque chose de fort entre nous mais je n’arrive pas à me dire que j’assumerai le fait qu’elle quitte tout une vie pour moi. C’est trop de responsabilité. C’est un trop gros pot que je ne veux pas jouer hors de position. Je l’enlace dans mes bras sur le soleil couchant et nous décidons de rentrer. Elle repart en Allemagne le lendemain et lorsque nous allons nous coucher, après avoir fait la sexualité, elle me lâche cette phrase : « Je crois que… Non, laisse tomber. Si je te le dis tu vas t’enfuir par la fenêtre » Je n’ai pas répondu. Lâche que je suis. J’aurais dû dire un truc du genre : « Je ne m’enfuirai pas car moi aussi je t’aime Jane. D’un amour que je n’ai pas construit et que je ne comprends pas vraiment mais je t’aime. Tu me rends heureux. » Je ne l’ai pas dit, j’aurais dû. Je le regrette et pourtant je ne regrette pas grand-chose en général car j’ai comme mantra «vis à fond ». Ça aurait peut-être fait une différence, qui sait. Elle se contentera d’un « arrête de dire des bêtises » J’ai tellement été mauvais. Je la sens déçu, elle n’ajoute rien et on s’endort. Le lendemain matin, je l’accompagne à la gare pour qu’elle prenne son train pour Paris. Cette fois, je crois vraiment que c’est la dernière fois qu’on se voit. Je déteste ce genre de départ, ça me fou dans tous mes états et je finis par paniquer. Le poker m’a aidé à gérer mes émotions afin de ne plus en être esclave mais pour le coup, je sais plus où j’habite. Quand c’est comme ça, je fais caca en plein milieu du salon. Voir la raison de mon bien être partir me fend le cœur mais encore une fois je n’arrive pas à lui dire que je l’aime et qu’elle m’a fait renaitre. Je l’embrasse, lui dit que c’était merveilleux et que j’ai hâte de la revoir. Elle attendait quelque chose de plus profond, je m’en rends compte aujourd’hui. Elle me dit « je t’apprécie beaucoup tu sais Jon Snow ». Je pleure intérieurement mais rien ne sort à l’extérieur. Je crois que je ne réalise pas. Je ne réalise jamais sur le coup et c’est bien sick. Je reste sur les quais jusqu’à ce que le train parte et nos regards ne se lâchent pas. Elle est partie, et j’ai tout foiré sur la fin. J’ai spew le HU comme un gros noob. Je m’en rends compte à l’ instant où le train avance et que je la vois me regarder les larmes aux yeux. Rien ne me consolera ce jour-là ni cette semaine-là d’ailleurs. On s’envoie toujours beaucoup de messages mais rien n’y fait, j’ai l’impression d’avoir loupé le coche. Pourquoi rien n’est sorti ?! Les jours passent et j’ai moins de nouvelles qu’avant. Après plusieurs jours sans messages et juste avant de prendre mon vol pour Glasgow, je lui renvoi un message du style « tient regarde ce que j’ai vu aujourd’hui, ça m’a fait penser à toi », histoire de relancer la conversation. Ça fonctionne ! Elle me répond vite et me dit qu’elle a beaucoup de choses à gérer en ce moment mais qu’elle comptait m’appeler pour me dire qu’elle avait accepté un job de traductrice ANGàFR lors du festival « Itinérance » à Alès. Elle revient ! Elle m’invite donc à venir avec elle pendant 7 jours. On sera logé dans une petite cabane au fond d’un jardin (true story) chez une des organisatrices du festival. Elle aura le devoir de faire les traductions de tous les acteurs/ réal/ intervenant anglophone du festival donc on ne passera pas tout notre temps ensemble, mais je m’en satisfais. L’événement à lieu dans un mois tout pile et alors que je suis dans le hall de l’aéroport en attendant mon avion pour aller voir J, je languis qu’une chose, de me réveiller un mois plus tard. Vous connaissez l’étape Glasgow. Le jour de son arrivé, je vais la chercher à l’aéroport de Fréjorgues. Nous sommes hyper heureux de nous retrouver et elle apprécie tout particulièrement que j’ai emprunté la voiture de ma sœur pour la cueillir. On dépose la voiture chez ma sœur qui au passage, insiste pour qu’on rentre. Jane n’est pas gênée pour un sou. Elles tchatchent ensemble un petit peu et nous allons chez moi. 1er barrel de rigueur. Je lui prépare une omelette aux champignons de bo goss et on part se balader au jardin des plantes avec une bouteille de rosé et un bédo. On ressort de là un peu pété mais surtout avec une sacrée fringale. On part manger un burger à Burger & Co (best burger sur Mtp, je recommande chaudement) et on rentre chez moi à la nuit tombante. 2nd barrel, la base. Toujours aussi bien, on passe une petite étape et je lui fais mon final préféré. Elle accepte sans sourciller et même si elle en prend un peu dans l’œil, elle se marre. Je lui collerais 24 gamins put**n. Le lendemain, elle part pour Alès et j’attends qu’elle voie avec son hôte pour savoir si c’est OK que je vienne. Le soir même elle me dit qu’il n’y a pas de problème et je débarque le jour suivant. Trépignant d’impatience, j’arrive donc à Alès pour mon premier festival de cinéma. D’une part parce qu’il y’a Jane et d’autre part parce que j’adore le cinéma. Jane m’accueille en coup de vent car elle à une trad’ à faire dans 15 minutes et je n’ai pas le temps de lui mettre une petite street de value, dommage. La cabane est petite mais nous avons notre intimité, c’est l’essentiel. Il y’a une rétrospective sur Steeve McQueen, personnage que j’adore et l’invité « star » du festival est le réalisateur Jerzy Skolimowski. Un pote à Roman Polanski au passage. Elle est fan de lui, et je vous recommanderai « deep end», un super film. « Le cri du sorcier » m’a beaucoup plu également. Bref. La journée, je visionne donc des films en attendant le soir. Car chaque soir, c’est soirée à la salle avec tout le staff et les artistes de la journée/ semaine. L’endroit en géniale. C’est un ancien laboratoire d’analyse, redécorer avec des lumières bleus, rouges, vertes, turquoises, des guirlandes lumineuses, des petites salles avec une tv qui passe des vieux films. L’ambiance est unique. Il y’a évidemment un bar ou tu peux boire des tipunch pour 1€ et des pintes pour 3€. Tous les soirs, il y’a un coktail spécial à 2€. En d’autres termes, tu finis ivre mort à la fin mais tu discutes avec des gens super intéressant. L’ambiance est vraiment géniale. Jane me présente à tout le monde comme étant son « Boy Friend ». Bien que très fier, ça me fait un peu bizarre. On rentre vers 3h ce soir-là et elle repart bosser à 9h le lendemain. On a une discussion sur l’oreiller et je lui dis que cette fois c’est moi qui ai peur qu’elle s’enfuit par la fenêtre. A ma grande surprise, elle ne répond mais m’embrasse. On va à l’abatage et on s’endort. La semaine se passe en suivant à peu près le même schéma. La journée je matte des films et le soir on se quinte au labo ! Arrive le dernier jour. Dès le matin, je sens une perturbation dans la force. Ce soir, mon pote Ben vient à Alès faire la dernière soirée au labo et nous ramène le lendemain à Montpellier. Il arrive vers 18h au festival, on va à une projection tous les trois et une fois la séance terminée on se dirige vers le labo. Jane est différente. Elle est plus distante, se moque de moi en public tout en restant semi correct. Très bizarre. Je sais pas trop quoi en penser et décide de faire comme si de rien n’était. On se met un gros tarif ce soir-là alors qu’on doit se lever à 7h30 le lendemain car on a une heure de route. On rentre, Ben vomit dans le salon de notre hôte (énorme lol) et Jane est un peu gavée. On va se coucher mais Madame est fatiguée. Je me la collerais sur l’oreille ce soir-là, et j’ai la quasi-certitude que ça va puer dans longtemps et que cette « distance » qu’elle a mis ce soir entre nous est loin d’être anodine. Après avoir dormi 3h, nous partons tant bien que mal d’Alès pour l’aéroport de Montpellier. Dans la voiture elle parle beaucoup alors qu’avec Ben on est plutôt en mode silencieux. Arrivé à l’aéroport, je l’accompagne jusqu’au Hall. Malgré mes perches pour avoir des infos sur notre avenir, elle ne répond rien de concret. On s’embrasse et elle est atrocement froide comparé aux autres adieu. Je sais qu’il y’a une couille dans le potage. Quand je rentre dans la voiture, Ben me demande comment ca s’est passé et je lui répond : « Je pense que c’est mort, je l’ai senti vraiment bizarre » Ça se confirme quand malgré quelques messages de ma part, madame répond toujours évasivement. Au bout d’une semaine elle m’écrit qu’elle aimerait bien qu’on se skype. Le « il faut qu’on parle » 2.0 quoi. On skype et elle me dit qu’elle a besoin de temps et d’espace pour réfléchir. Je la laisse donc tranquille et ne lui envoie plus de message. Au bout d’une semaine, elle m’écrit un pavé en me disant que finalement elle doit se concentrer sur sa vie à Berlin car c’est là qu’elle doit être. Elle est désolée et me dit à quel point « je suis une belle personne » mais qu’à présent, elle préfère en rester là. J’ai du mal à avaler la pilule même si je m’y préparais. Je crois qu’une fois rentrer j’en pleure un petit coup et je repense à cette fois où j’aurais dû lui dire « Je t’aime ». Je me fais une raison et me dis « tant pis, faut accepter la variance, c’est le jeu ». Encore aujourd’hui il m’arrive de repenser à ce que nous avons vécu et ce merveilleux sentiment « d’être amoureux ». Je suis quand même heureux d’avoir vécu cette histoire, même si forcément un peu frustré sur la fin. Même si ça n’a pas duré, je suis retombé amoureux un court instant et ça m’a fait du bien. Qu’importe la fin en fait. J’étais rassuré de voir que je pouvais plaire à ce genre de fille. Avec le recul, je me dis que ce n’étais pas le moment. En fait, ça m’a encore plus motivé à partir voyager. Ca a vraiment marqué le début de l’organisation de mon trip et la définition de mon « why ». J’ai vu ça comme un message de la vie : « Tu n’as pas quitté une femme que tu aimais pour te mettre avec une autre, ton plan de base c’était de voyager donc ne me remercie pas, c’est cadeau. Maintenant go mon petit » Voilà la fin de cette partie 3 qui comme annoncé, était sur un autre ton. On s’approche plus d’une CSB mais rassurez-vous, la part 4 repart sur les chapeaux de roues ! J’ai pris du poil de la bête sans épiler le torse de Caballero et celles qui suivent ont pris de gros barrel en tout genre ! Photo prise par Jane lors de sa seconde venu. Leçon 22: Pratiquer l'inception Fragilement votre, H PS : Je tiens à vous le dire : MERCI DE ME LIRE Vos commentaires me font chaud au cœur, vous me faites sentir un peu plus utile et c’est très appréciable pour le joueur à tendance misanthrope que je suis. N’hésitez surtout pas à commenter ou critiquer. J’entends bien finir cette aventure du Run Rose et trouver une suite qui n’en sera pas une mais qui me permettra de prendre la plume avec autant de plaisir et de passion que ce que cette série m’inspire et je l'espère, pour votre plus grand plaisir ! Bisous mes grinders
  38. 22 points
    Lors de mon dernier séjour à Sin City, j'avais pour objectif de filmer un peu de matière pour monter une sorte de modeste petit documentaire destiné à montrer un peu ce que je fais lorsque j'y vais. Ca devait s'appeler "Mon Vegas by Introl" et durer 45/55mn. Mais la combinaison de plusieurs facteurs, dont le plus important je ne le cache pas est la fainéantise, m'a fait lâcher l'affaire après quelques heures de montage. Trop de fichiers entassés sans queue ni tête sur mon DD, puissance de calcul réduite, youtube qui pète les couilles sur la musique... Bref ! Cependant il y a quelques semaines j'ai eu le déclic en regardant le blog vidéo de ce mec. Bon, lui il préfère montrer sa gueule et parler de sa vie, mais j'ai trouvé très intéressant l'idée de découper mon reportage en petites pastilles de 5 minutes, de manière thématique. Je m'y suis donc attelé, et constaté qu'il était beaucoup plus simple de procéder ainsi, puisqu'en moins de trois jours j'en ai déjà 4 dans la boîte. Voici donc la première, qui est consacrée à la visite d'une GO ROOM du Flamingo, et la découverte de la vue qui va avec. https://www.youtube.com/watch?v=yuOvw0g0KYA En vrac, les suivantes vous feront découvrir les joies de la conduite à Vegas, un petit tour au In N' Out, une expédition en hélico pour le Grand Canyon, une autre en voiture à travers la Death Valley, une visite de quelques casinos (Orleans, Bellagio), un tribute à l'ancienne PR du Caesar's, une astuce parking pour l'Aria, la découverte d'une chambre au Vdara...
  39. 22 points
    MARS 2014 : J'ai commencé le mois par quelques sessions sur la 1-3$ du Caesar. C'est amusant comme 1$ de blind peut très vite changer la taille du pot de façon rapide. Je me suis pris à avoir des sueurs en allant chercher mon dernier coeur au turn. Un soir j'ai joué avec un ukrainien que j'avais déjà croisé pendant le 6 handed du circuit WSOP. Je lui avais fait faire deux gros fold alors qu'il était dans le chiplead, mais n'ai pas eu le temps de le croquer m'étant fait sortir dans le niveau suivant (f*ckin' set of Js...). Sur un coup, il me met un 3e barrel un peu en dessous du pot (4/5?). Je prends mes jetons pour payer puis arrête mon geste un instant pour finalement raise bluff en utilisant mes jetons et non ma voix. C'est un petit move qui peut passer sur certains joueurs tard le soir, je ne pense pas que ça peut passer. Mais je le vois difficilement avec le jeux max, et je sais que je l'ai déja fait folder 2 fois sur de gros pots, alors allez Vegas Baby. J'ai la fâcheuse tendance à adorer fixer mon adversaire droit dans les yeux dés qu'on est sur de grosses raises. Il fold, mais me demande si on se connait. Je lui demande s'il a déja joué en France, et lui fait conclure qu'on a joué ensemble aux séries WPT d'Amneville il y a X années. ça a l'air de passer. J'aurai pu me trahir avec le regard. Mais alors pourquoi je me casse le cul avec cet ukrainien au fait ?! Bien entendu, j'ai un read. Le garçon a un chiptrick de faiblesse. Enfin de ce que j'avais vu, et de ce que je constate ce soir, ça marche. Il ne touche pas souvent ses jetons, quand il fait son truc classique il doit être content de sa main globalement. Enfin je pense. Mais quand il fait la version chaloupé saut carpé doradé passement de jambes cross over et qu'il finit avec le coup du Caribou (ouai je n'y connais rien en chips tricks en fait) ben là il est pas serein le garçon ! Et il fold ! C'est beau. Ce sera ma seule vrai bonne session de plaisir dans cette room. On se croirait dans une cafeteria. En plus c'est plein de vieux flippants, et on ne sait pas vraiment où l'on met les pieds. Rien qu'à voir leur daily tournements, les structures sont ultra dégueulasse pour le prix que tu payes. Alors que tu peux faire une meilleur structure pour moins cher de l'autre côté de la rue au même moment. Le Caesar est à mes yeux clairement devancé par le Flamingo, vis à vis de la Maison M du groupe éponyme. Et de plus, le Flamingo a ce cachet historique, cette clientèle particulière, mais tout est mieux en fait. Bon niveau serveuse, pas difficile de devancer le Caesar Palace, et le Flamingo ne sort pas le grand jeux non plus. Mais elles sont toutes de vraies femmes de Vegas, et débarque avec une sérénité et une efficacité hors pair. Pour la poker room, je préfère la 1-2$ du Flamingo et ses papys pleins d'histoires, qui partent se refaire sur la Limit avant de revenir avec une cave en NL. C'est juste génial, c'est Vegas bordel. Quand tu remontes ce couloir entre les tables de Craps, la cashier, que tu vois ces lumières roses, que tu vois la poker room en face, que tu y vas tout droit... Tu te sens perdu dans le passé, prêt à vivre les belles années cet ville magique. Tout ça pour en venir aux faits des défauts de la Poker Room du Caesar Palace. L'ambiance glauque est plus adapté à un robot casque lunettes qu'aux joueurs de live. En tout cas pour la 1-3$. Le rapport (Chips*Buyin)/Level(min) des daily tournaments est ridicule comparé aux concurrents autour. Aucun plaisir dans cette room, pourtant maison mère de Total Rewards que j'ai décidé de privilégier au vu des comps et cadeaux. Ils sont bien plus généreux que Mlife. Bon bien entendu, le gros souci est que les poker rooms des Mlife sont souvent bien plus appréciables que les Total Rewards. Mais la room du Caesar ne me servira qu'aux tournois officiels qui s'y joueront. Mais au milieu du mois, je suis rattrapé par ma BR Management à nouveau. Et je sais que ce n'est pas la dernière fois si je ne fais pas une grosse perf ou un bon weekend. L'autre soir, je me tape 6h au Planet pour repartir avec ma cave initial et sans avoir jamais vraiment pu construire un stack. Je préfère éviter le tilt et part en voiture me détendre devant le lac Mead. Un petit joint, une bière, juste de quoi décompresser avec le superbe Payback de James Brown comme fond musical. Quelques heures plus tard sur le retour, je ne peux m'empêcher de voir le totem du Green Valley et décide de tourner le volant. Je reprends mes 200$ et suis bien décidé à les doubler avant d'aller me coucher. Funny fact, 20min après moi débarque une de mes croupière preferé du PH. Cette femme n'est pas capable de sourire je crois, mais ça n'enlève rien à sa beauté. C'est amusant d'avoir comme adversaire une croupière qui t'as donné les As la nuit precédente. J'étais très curieux de voir son level, et j'aimais le fait qu'elle vienne jouer dans cette room géniale. Après 2 C-bet de suite sur moi que je fold, je ne peux m'empêcher de lui faire remarquer que je l'ai déja assez tipsé comme ça plus tôt. J'ai eu le droit à un sourire en plus. Il fallait forcement qu'elle soit en train de jouer au poker pour faire quelque chose d'aussi surprenant. On a même eu notre petit headsup avec des sous au milieu. J'ouvre les 7s au CO 4BB, elle call BB. flop A73o je cbet 3/4 pot et elle min raise assez rapidement. - Je prends un moment, l'air de douter du kicker de mon As. Turn 5 Elle bet pot. Je pense qu'elle a double pair. J'aime pas trop toute les m**des qui peuvent encore rentrer river, surtout avec l'as et le 5 de coeur. Je préfère raise tout de suite, ça fait plus bluff catcher que value car j'aurai payer avec les 7s normalement pour attraper ensuite. Et là elle me dit "didn't I... already gave you 7s earlier?" c'était fort possible. J'ai pris deux gros pots avec les 7s la nuit dernière. C'est fort possible qu'elle m'en ai offert un. J'étais un peu sur le cul qu'elle se rappelle de ça en fait, quand on voit le nombre de mains qu'elle deal et l'importance qu'elle semble y accorder. Mais j'ai envie d'y croire, donc j'y crois. Elle fold face up A3. Je montre un 7 et lui propose de parier 5$ sur mon autre carte. Il reste un 7 contre deux As à tirer en fait. Et je lui propose un double up, elle devait choisir l'As, mais elle choisit le 7. C'est le genre de moment qui me fait aimer le CG de Vegas plus que tout. Surtout hors strip ou ce genre de truc arrive souvent. Enfin ça n'a pas beaucoup arrangé ma BR cette histoire. Mais le Harrah's du samedi soir m'a sauvé. Il m'a fallu une grosse chattasse à partir du 4 handed pour dégommer les 3 autres en moins d'un level alors que j'étais short. Mais la chattasse de compet là. J'ai touché comme un porc et eux ils touchaient en dessous. Chip la win du samedi soir, belle win, un peu d'air, ça mérite d'aller fêter ça. J'ai pris une chambre au Planet avec mes comps, et ai profité du Samedi soir. Je me suis enfilé les Cuba Libre au Rockbar à regarder les coquines du samedi faire joujou avec le taureau mécanique. Le tout depuis la terrasse avec un bon 25° qui tient. Qui passe à 27° quand la voisine te fait un sourir. C'est cool la vie. Au final, je suis parti fumer sur Harmon Ave avant d'aller me prendre un burger compsé au Planet Dailies, to go to the room. Mais j'ai rencontré une fille en fait. Elle a rigolé en sentant mon herbe. Je lui ai proposé de fumer, on a parlé banal. Je comprends que c'est une escort qui va chercher son bonheur sur le strip. Elle fait la gueule, il lui manque des sous pour aller se coucher. Et elle a un cocard. Elle a pas l'air bien en point en fait. Je me sens tout mal en fait. Et je l'aime bien en plus, elle n'a pas été superficiel comme elle l'est avec un client. Elle me demande si je suis intéressé bien sur. Mais non, c'est pas mon truc. Et quitte à payer, je me prends le Real le mardi soir, pas le FC Seville un jeudi. Surtout que l'Europa League à Vegas t'as pas besoin de payer pour rentrer avec. La C1 c'est d'entrer dans le dernier carré. Ouai le foot me manque. Finalement je lui ai payé une pizza, et on est retourné fumer un joint. Et elle est parti. C'était marrant. Et j'ai regretté de ne pas me l'être tapé. Puis j'ai remarqué qu'elle m'avait piquer mes lunettes. Là je me suis sentit dépouillé d'une pizza et de mes lunettes. Comme quoi on peut être local et encore se faire avoir. Laissez moi maintenant vous parler d'un tournoi atypique du strip. Celui que je nomme le "Highly Drinky Donkament". Le principe est simple, le dernier tournoi de la journée sur le strip est au Flamingo pour 50$ à minuit et demi. Et là c'est la foire à la saucisse. 5k level 20' mais avec du débutant mauvais dont certains sont trop ivres pour comprendre ce qu'ils font ici, d'autres n'ont jamais joué au poker. Et globalement de tout en fait. Entre 10 et 20 joueurs, la table finale est une boucherie à cause des niveaux et des indiens genre calling 'center' qui mettent 1min à se décider genre "je fais les World Series". Génial en turbo. J'avoue que si la journée s'est mal passé, et que je n'ai pas de quoi caver à minuit... Je fume un peu d'herbe, fais ce tournoi avec une Newcastle, et je me rassure sur mon niveau tout en laissant la chatt... pardon, la Variance faire son boulot au vu de la structure. L'objectif du tournoi est d'arriver aux alentours de la bulle pour proposer un chop qui raviera tout le monde car ils ont peur de toi à ce moment en fait. Finalement, aussi surprenant que cela puisse paraître, je suis légèrement EV+ sur ce tournoi depuis Janvier en le faisant au moins 1 fois par semaine. Mais au delà de ça, quand on est broke, c'est une partie de poker marrante avec des personnages, eux aussi sont broke, alors tu bois une bière, tu level et laisse les flips te maintenir en vie. Je recommande vivement aux touristes pour sentir le Vegas moyen sans véritable pression mais avec toujours un Price Pool descend. J'en viens à mon problème le plus important si je pouvais dresser un bilan de mes 3 mois : La gestion de BR bien sur. Ma BR ne peut se permettre d'être rigoureuse. La table la moins cher de Vegas a beau être à 25c/50c, elle se fait sur ecran au Plaza. Et croyez moi, même pour le fun, c'est pas marrant. Alors c'est la 1/2, mais la 1/2 ça cave 200$, ce qui, en étant gambler, reviendrait au moins à une bankroll de 10'000$. Ce que je n'atteint pas. Malgrés de bons résultats globalement, en étant prudent bien sur, je n'arrive pas à combattre la variance. Je posterai surement sur forum pour ça. Mais il est très difficile d'encaisser plusieurs sessions négatives d'affilés et de voir ta BR plonger dangereusement. Je finis toujours par rebondir mais pour combien de temps...? Les tournois sont trop chers pour avoir une structure descente, et les rares intéressants à moins de 125$ (Monte Carlo 18h 65$ 8k L20'; Mirage 19h 80$ 10k L20' ; PH daily 75$ 5K L20' MAIS OVERLAY GPP1500) ne sont pas assez lucratifs et offres surtout des levels de 20'... C'est vraiment court avec 5k. Sinon on passe dans les 125$ intéressants car 10k ou 12k pour level 30'. Mais quand tu arrives vers la bulle, le level est bien supérieur à une table de 1/2 je trouve. Alors qu'être patient en CG et attraper les gros pots disponibles, ça rapporte de façon plus régulière. Ma seule solution serait de basculer en Limit de temps en temps. Mais je ne sais pas jouer au limit Hold'em. Je ne fais que le poker fermé en limit, et surtout le deuc27 SDraw... Si vous avez déja pratiqué cette variante sans limite de cave ou de mise dans un endroit privé, vous comprendrez pourquoi. Le mois prochain, je me lancerai peut être dans le limit pour voir si ça peut être assez EV+ pour construire des caves pour ensuite aller sur la 1-2. ça pourrait être intéressant, mais ça semble long et hasardeux sur ces tables absolument pas sérieuses. Mais le mois prochain, c'est surtout le HU Tournament des PHamous Series, une apparition à un deepstack des séries du Venitian, et surement une review du Rio vu que je viens d'emménager à deux pas.
  40. 21 points
    Zloty. Je parle en Zloty, la monnaie polonaise bien sûr, ce qui au taux de change actuel équivaut à exactement 2381.57€. Pour comprendre où je veux en venir avec ce titre, il est sans doute préférable de revenir un peu en arrière. Dans le cadre de mon master de finance, j'ai été affecté en université partenaire en Pologne, d'où cette volonté de m'entrainer dés maintenant à faire des conversions, et sans doute pour faire un titre plus accrocheur, il faut bien l'admettre. En effet, mon set pour les SCOOP et les Winamax Series est de... Oh attendez... Non. laissez moi revenir encore plus tôt. Ca faisait 6 mois que je ne dormais plus. Avec l'insomnie, rien n'est réel. Tout n'est qu'une copie d'une copie d'une copie... (Oups, pas le bon film, désolé) Donc on reprend : Ceux qui suivent mon blog se souviennent certainement j'avais écris il y a de cela un mois et demi. Les joueurs de poker le savent, les périodes fastes précédent assez souvent les périodes creuses et plus particulièrement quand on a le culot de s'en vanter. J'ai donc passé les quelques centaines de games (et une bonne trentaine d'heures, lol) qui suivent à ne plus rien gagner, voire à reperdre un petit pourcentage de ce qui avait été gagné durant cette première période. Pris de l'envie de faire une pause de quelques semaines, je propose à mon stakeur de mettre fin au contrat, ce qu'il accepte sans problème en prenant sa part des 1800€. Pour ma part, je clôture le mois de févier à +113€ pour 54h de jeu, ce qui en fait à la fois le mois le plus faible en termes de gains et en termes de gain horaire de ces deux dernières années. Bon appétit. Je passe donc le mois de mars à vaquer à d'autres occupations plus importantes comme par exemple la surcharge de cours et de travail assez démente en milieu-fin d'année scolaire. J'ai aussi pu passer un mois à améliorer un peu mon skillzz aux échecs. J'adore ce jeu. Dimanche dernier j'ai battu mon deuxième 2100+ en partie longue de toute ma vie (sur 5 affrontés en tout). C'était une partie intéressante car il faut situer le contexte : Je n'ai pas participé à la première ronde du championnat de Dijon, ce qui fait que je commençais le tournoi avec un round de moins que tous les autres. En voyant les 19 autres joueurs inscrits, je me rends compte que mon classement Elo de 1925 FIDE est le second plus haut de la liste. Au dessus de moi, Jacques, un senior adorable et avec une culture incroyable, qui avait un niveau assez fou dans les années 90 et qui aujourd'hui se maintient aux alentours des 2115. Et en dessous, quelques 1850-1800 et le reste du field composé de débutants sous la barre des 1600. Jacques va très certainement gagner toutes ses parties, et finira invaincu si je perds contre lui. Même si je gagne toutes les autres et perds contre lui, je finirais à 7/9 et je ne suis même pas sûr d'assurer la deuxième place. En revanche si je le bats et gagne toutes mes autres parties, on finis tous les deux avec 8/9 et j'aurais un départage très favorable. C'est donc après une partie de 6h très tendue, très tactique, que j'ai réussi à obtenir cette position qui a provoqué l'abandon de mon adversaire. En effet dans cette position, tous les coups noirs perdent, la prise du cavalier avec la dame entraine un échange des dames suivi du fou qui prend le pion f4, le pion c6 qui avance en c7 et le fou qui prend en a6 le coup suivant qui aboutira au gain de la tour. Sur dame noire en b6 ou a7 ou c8, je joue mon cavalier en d7 et mon roi ne craint rien, me laissant avec deux pièces de plus. Par la même occasion, la relégation de l'équipe de la N3 à la N4 pour la saison 2013-2014 m'a permis de réaliser ma plus longue winning streak (6 victoires à la suite) et la plus longue non-losing streak (12 parties à la suite sans défaite). #brag #indecent #osef Bref je m'emporte, cool story bro, on est pas là pour parler d'un jeu de plateau mais d'un jeu de cartes. Revenons en à nos moutons : comme chaque année Winamax organise ses Series (3 fois dans l'année je crois) et Pokerstars les siennes, modestement appelées les SCOOP, ou Spring Championship of Online Poker. Et comme chaque année, les deux concurrents la lancent en même temps pour se tirer mutuellement dans les pattes . Quelle belle occasion pour reprendre le jeu que deux grosses séries avec des espérances de gain assez énormes ! Je me suis monté un set de 1500€ pour 5 jours de jeu, dont les 3 dimanches de la compétition (obligé lol). Je prévois donc de jouer le 30 mars, le 6 avril, le 7, le 11 et le 13. Parmi les gros events, on compte le 100€ Scoop #2 high, le 150€ Full ko high, le 150€ Ultra Deepstack high et bien sûr le Million Event, point d'orgue de la compétition puisque le vainqueur est assuré de repartir avec un gain à 6 chiffes (!). Pour le reste, je garde une partie de l'enveloppe pour ajouter des back ups parmi les tournois réguliers que j'ai l'avantage de bien connaitre. (Scarlett Johansson dans "Scoop" de Woody Allen. See what I did there?) Effectivement, ces tournois sont plus chers que ceux que j'ai l'habitude de jouer mais pas de panique ! J'ai évidemment vendu des parts à droite à gauche. Le principe de la vente de parts est très simple : on prévoit un budget fixe pour une série de tournois et on la divise en action comme une société. On en vend ensuite à des joueurs désireux d'investir sur nous et à la fin de la période, ils récupèrent la part des gains nets correspondants à leur pourcentage. A l'heure actuelle j'en ai vendu la moitié, j'aurais aimé 70-75% pour être parfaitement tranquille, mais bon c'est déjà pas mal. En ce qui concerne mon niveau, étant donné que ces séries attirent beaucoup de joueurs récréatifs, je pense en toute objectivité être capable de dégager un profit moyen sur ces limites (enfin l'inverse me ferait quand même beaucoup me remettre en question, sans que ça soit toutefois un drame cela dit). Quand on fait une simulation sur la répartition des gains, on se dit plusieurs choses : déjà qu'on aurait du écouter le prof de stats à la fac quand il parlait de la loi de Poisson d'une part, et d'autre part que les MTTs c'est quand même vachement ressemblant au Loto sur un terme aussi court. 61% de chances de finir OTM sur 50 games avec 40% de ROI, il va falloir passer les lancers de pièce ! Mais passons, je vais ship de toute façon. Plus sérieusement, contrairement à mon titre (aguicheur, remember?), je ne me fixe pas d'objectif autre que celui de faire de mon mieux, jouer mon A-game tout du long et limiter au maximum mes erreurs futures. J'envisage aussi de tourner quelques petites vidéos vu que j'aurai très peu de tables de toute façon, ça n'affectera pas ma concentration. Je vous tiendrai donc au courant dans trois petites semaines de comment ça s'est passé. Mesdames, messieurs, bonsoir.
  41. 21 points
    Hello les Cpistes, après une journée sans poker, on s'est retrouvé entre Cpistes pour le daily de 19pm à l'Aria: kzu, Krystofff et moi Et nous voilà tous les 3 en demi finale à 18 left...kzu énorme, Krystofff dans la moyenne et moi short (comme d'hab) On va bien avoir 1 ou 2 Cpistes en TF Bon, on est plus short...double Up avec 8-2 en SB sur limp de 4 joueurs flop magique 8-2-5, je check, tous check, turn K, je bet...J'entends all in...il a AK...et pas de doublette river Tjs là tous les 3 à 14 left Krystofff est énorme...top 3 On est en TF et on paye le 10eme !!! krystofff est le cheapleader....allez là, la gagne au CP Un peu deg´, on a bust 7eme...les 2 short ont doublé, redoublé et moi 1er all in de short avec A6 de bb, je croise AJ relancé au bouton Encore un ITM mais pas la richesse...294$ Mais il reste un Cpiste pour la win, allez krystofff kzu avait bust 10eme Yesss, bravo à Krystofff....il l'a fait...2ème deal à 3
  42. 21 points
    Mr Sneeze

    Crazy monkey

    http://www.youtube.com/watch?v=bulibjyaQ0s L'esprit est un singe fou. Le poker nous offre une bonne opportunité d'étudier le singe qui est en nous . Après être sorti du tournoi Club Poker Series, je marche un peu dans Paris, et inévitablement, la main de mon élimination me revient en tête. D'autres mains reviennent aussi. Est-ce que j'ai vraiment joué mon A-game? Qu'est-ce que j'aurais pu faire différemment? Ou encore, j'aurais dû (faire X, ou Y). Quand j'ai commencé à trop penser au conditionnel, je me suis forcé à m'arrêter, et de là de meilleurs choses sont apparues. C'est très facile de se remettre en question après avoir bust un tournoi. C'est vrai aussi après une session de cash game perdante, bien que moins intense. J'ai beau avoir de l'expérience, savoir que je vais bust avant la TF dans 95% des MTTs que je joue, j'ai systématiquement un choc après avoir bust d'un tournoi. Même online, alors que j'ai encore 6 tables running! Sortir d'un tournoi, c'est souvent une défaite personnelle. Pareil après une session de cash difficile (parfois, remise en cause même après une session gagnante, si ya par exemple un coup que je pense avoir mal joué). Quand je lis des posts de joueurs de poker, ou que je les écoute parler, j'observe le même genre de réaction que chez moi: le fameux j'aurais dû. J'aurais dû shove le flop, j'aurais gagné le coup. J'aurais dû attendre de voir le flop, il aurait foldé AK plutôt que toucher son A river! Selon le niveau des joueurs, le 'jaurais dû' sera plus ou moins évolué, stratégiquement parlant. Les 'j'aurais dû' d'un bon joueur seront généralement plus sensés que ceux d'un joueur moins aguerri ; par exemple, un bon joueur pourra se dire qu'il aurait dû quitter la table plus tôt, parce que la fatigue l'a empêché de prendre une bonne décision. Il peut y avoir une leçon à tirer du conditionnel, des choses à travailler pour éviter qu'elles ne se reproduisent. Bon donc, alors que je marchais, je me suis rendu compte: quoi qu'il arrive, à chaque fois qu'une session de poker ne se passe pas aussi bien que je l'espère (ce qui va arriver très souvent, le poker étant ce qu'il étant), mon esprit va s'activer et chercher à se rassurer (ou à s'inquiéter, jsuis pas tellement sûr ). C'est là qu'est le singe fou. En permanence en train de naviguer entre passé et futur, il n'arrive pas à se contenter du présent. Pourtant, le présent, c'est la seule chose réelle. J'étais dans le tournoi avant le dinner break, je ne l'étais plus après. De même que je n'étais pas dans le tournoi avant qu'il commence. Pourquoi être affecté par une perte qui n'en est pas une? Certes j'ai perdu le buy-in, mais ça je le savais dès le début non? C'est aussi simple que cela. Le singe fou, c'est aussi l'attachement. Par exemple, j'ai un gros stack, je vais ship ce tournoi! Wait, il reste 60 joueurs, être chip leader maintenant c'est cool, mais ça garantit pas grand chose. Certains joueurs veulent être big stacks aussi vite que possible, alors même qu'avoir 3 fois l'average au bout de 2h ne garantit même pas d'être ITM, loin de là. Situation hypothétique de CG: vous gagnez une tonne. Vous êtes très vite up de 3 ou 4 caves. A la fin de votre session, vous n'êtes plus up que d'une demi-cave. Si on regarde dans l'absolu, c'est certainement un très bon résultat, dépendant de la durée de la session. Pourtant, pour quasiment tout être humain, ce résultat sera perçu comme une défaite. 'Man, j'étais up de X€! Maintenant je ne gagne 'que' Y€ '. Comparez cette situation avec un joueur qui perd plusieurs caves en début de session et finit up de juste 3 big blinds. Sa session lui paraîtra comme une victoire. 'Yes, j'ai remonté la pente!'. L'un se sentira mal, l'autre bien. Les 2 ont pourtant torts. Ils ont laissé le singe fou prendre le contrôle, ils se sont laissés séduire par l'attachement, chacun de manière opposée. L'un en s'attachant à la victoire, l'autre à la défaite, considérées en termes de résultat. Nous savons tous que le succès au poker ne dépend certainement pas des fluctuations journalières. Ca n'empêche pas d'être attaché à ces dernières! Même avec de l'expérience. On s'attache aussi à d'autres choses. 'put**n combien de temps va durer mon bad run!' Well good news, ce run n'est pas le tien. Il n'appartient à personne, il n'existe même pas, il n'y a que l'illusion de l'attachement. La seule chose qui existe, c'est la main en cours. Ce qui est arrivé la main précédente, ou les 3 millions de mains précédant, n'est pas à vous. Accumuler une pile de jetons ne vous garantit rien dans un tournoi. Gagner 3 caves en cash game ne vous rend pas propriétaire de ces caves, en tout cas pas avant que vous quittiez la table (et même en la quittant, l'argent reviendra sûrement au jeu le lendemain, et vous pourrez perdre ces 3 caves à ce moment là!). L'argent en jeu n'est plus à nous, et pourtant il y a cette maladie universellement répandue de l'attachement. De là les montagnes russes émotionnelles du poker. Le singe fou s'amuse de ces montagnes russes, il s'en enivre, il est prompt à l'addiction. Mais qui a véritablement envie de se libérer de l'addiction, du high du poker? Il faut savoir ce que l'on veut, et une fois qu'on le sait, se plaindre de la souffrance qu'on alimente devient sans fondement. La pensée au conditionnel, la pensée qui cherche à changer le passé ou à se projeter dans le futur ('dans le futur, jamais je spew!), c'est l'ego, la volonté de contrôle. C'est aussi l'enfer. Je ne dis pas qu'il ne faut pas apprendre de nos erreurs, ou anticiper l'avenir. Mais cette compulsivité à remodeler un passé qui nous dérange (par exemple un passé où on perd), c'est l'enfer. Cette tendance n'a pas de limite, chacun l'alimente ou la calme à sa manière, dans la mesure de sa liberté et de son pouvoir. 'Si seulement j'avais pris la caisse X au supermarché, je serais rentré plus vite chez moi.' 'Si seulement j'avais parlé plus tôt à cette fille, peut-être que j'aurais eu une chance'. 'Si seulement je pouvais ne jamais me tromper, je serais un mec génial ! ' 'Si seulement j'avais autant de chance que cet abruti, je gagnerais des millions au poker ! ' 'Si seulement j'étais riche....' A ce stade je pense que vous voyez bien à quel point le singe se réveille dès qu'on joue au poker. Mais il est là partout, dans tout ce qu'on fait. Il est chez tout le monde. Qu'on soit joueur ou non-joueur, homme ou femme, français ou indien, pauvre ou riche, en pleine santé ou non. Certains travaillent à le discipliner. Certains parviennent à l'observer, d'autres croient qu'ils sont le singe, il s'identifient à ses humeurs. Prendre un pas de côté par rapport à ce qui nous traverse, c'est le premier pas pour sortir de l'ignorance. Cette ignorance n'a rien à voir avec ce qu'on sait, ou ce qu'on ne sait pas. Ce n'est pas une question de connaissance, mais de vision juste. Pour ce qui est de mon singe, après qu'il ait commencé à parler au conditionnel, je me suis rendu compte que la remise en cause était sans fondement. Evidemment que j'aurais pu jouer des coups différemment. Evidemment que je fais des erreurs quand je joue. Tout le monde en fait, tout le temps. Evidemment que j'aimerais jouer parfaitement chaque jour, être une sorte de demi-dieu clairvoyant, jamais en proie à l'humiliation et l'impuissance de la défaite. Evidemment que je préférerais gagner tous les coups que je joue (wait, what? ). Autant dans le poker que dans la vie en général, j'aurai ce singe qui viendra me parler, et qui cherchera à remodeler passé ou futur, qui cherchera à m'éloigner de la paix du moment présent ; et je serai tenté, à chaque fois. Mais chaque fois que je décide de laisser passer, de me dire 'ce qui est, est', je deviens plus libre. Plutôt que de tourner en boucle, mon corps-esprit s'apaise, et les choses deviennent plus claires. Pas de regret, pas de remords. J'ai fait de mon mieux, et oui, mon mieux est perfectible. Et parfois, je ferai aussi mon pire. C'est ça être humain, nous sommes des créatures fragiles et perfectibles. Est-ce que je vais laisser mon mieux me tourmenter? Mon pire? La variation de mes états? La variation du monde qui m'entoure? Ce que pensent les gens? Le succès qui m'arrive? Les difficultés et échecs que j'affronte? Je ne possède rien de tout cela. L'impermanence est la réalité de toute chose, le défi de la réalisation pour un humain est d'accorder cette réalité avec le mouvement infini de résistance (l'ego, le refus de notre mortalité, de notre finitude) qui nous anime. C'est cela, être en phase avec l'univers. Si le poker m'apprend chaque jour à me libérer, comment aurais-je un jour envie d'arrêter?
  43. 21 points
    Day 3 : 14 juin 2014. Ph et Flamengo. Il est 01h30 quand on quitte Gordon Ramsay environ, direction l’hôtel car ce soir il faut vraiment dormir. Sur le chemin du retour des gens bizarres habillés avec un t-shirt rouge me donnent des cartes à collectionner gratuite. Arrivé à l’hôtel je vide mes poches. Non non c'est pas du racolage. Comme d'hab on s'endort très vite vers 2h00. Et boom j'ouvre un œil à 8h00, mais oui on s'améliore 6h00 de sommeil cette fois. Net progrès, on va pouvoir être un peu plus en forme la nuit tombée. On skype les familles, on se douche et décollage au Wynn vers 9h00. On est samedi matin à 9h00 et Vegas est totalement vide, j'ai l'impression qu'il y a eu une apocalypse cette nuit, et qu'il ne reste plus que Benz et moi, Seul Two In Vegas. On prend la passerelle vers le Wynn et j'en profite pour prendre un cliché plutôt pas mal. On rentre la dedans et vraiment pour le moment par rapport à tout ce que j'ai vu sur Vegas, le Wynn c'est au dessus, magnifique, de bon goût, c'est vraiment sensationnel, on se ballade un peu, on passe devant la poker room, vraiment si vous allez à Vegas, passez au Wynn, ça vaut le coup d’œil. Il y a également de belles boutiques mais bon faut avoir les moyens car même une peluche c'est 100 $. En entrant, on comprend tout de suite que le Wynn ça cartonne. Un carrousel totalement fait en fleurs. Une forêt enchantée Une cascade sur une des terrasses du Wynn La sculpture de Popeye de Jeff Koons Les tulipes de ce même Jeff, un bon pote. Bref l'art c'est joli, mais on va peut être se diriger du coté casino, salle de bet et poker room non ? Ça va 5 minutes le multicolore. Les machines à sous and co, samedi matin, si vous voulez du calme hésitez pas. Joli non ? La salle des paris. Une partie de la poker room vide mais tellement classe. L'autre partie de la poker room, où ça joue de bon matin. miam. Il doit être 9h30 et on se dirige vers le buffet du Wynn pour déjeuner avant d'aller jouer le 300 du samedi au Planet Hollywood. Par chance pour le moment il n'y a pas de queue, (il est trop tôt). Le buffet est relativement sympa, 36 $ par personne et régalade à volonté : On est poseeeyyyy. Petit mélange de saveur plutôt équilibré. Des desserts plutôt réglo. Puis bon faut pas déconner mais faut manger pour tenir le tournoi qui se profile. C'était bien bon, allez direction le PH (encore) le samedi ils ont un tournoi régulier un 300 dollars. En gros il est exactement comme le 200 de la semaine sauf qu'on commence avec 20 k au lieu de 12 je crois et que la garantie est légèrement gonflée. La préparation se poursuit avec Benz on a parlé de mon jeu et des différences ici avec le .fr, on a remarqué que ça limpait énormément et qu'il y avait énormément de raise pour info au flop. C'est vraiment le move le plus commun pour le moment. Allez c'est parti avec un petit selfie parce que c'est la mode hein. 20k des niveaux de 30minutes allez. Le plan c'est de monter des jetons, pour pas avoir à poireauter short. Pas de tour de table aujourd'hui mais quand même une photo du Doc qui est venu en DeLorean. Bon après quelques orbites de pionce infini, vient un coup intéressant, bouton raise un truc comme 3bb, et je vais 3 bet . Notre ami du bouton va tank et call tout gentiment. Sur un board je vais bet 13 bb dans un pot de 18. et vilain va raise à 30 bb, avec 90 bb derrière. Je vais attendre 30 secondes pour shove et vilain va snap fold. Comme discuté avec Benz précédemment, encore un raise pour info avec un as moyen ou une PP en dessous de l'as. Ça grimpouille un peu On part en break et continue à discuter, la table n'est pas facile et les jetons sont chiants à aller chercher, je suis très actif mais j'arrive pas à monter de stack. Première main après le break, 4 joueurs limp, je suis de sb avec et je vais squeeze à 6 bb (j'aime pas trop mais bon c'est fait), bb flat et tout le monde flat. 6 way pot et un petit flop se pointe . Bon je suis sb et il faut que je prenne une décision vite, et je vais check, mon plan c'est de cacher la super force de ma main, tenter de faire bluffer quelqu'un ou juste value turn et river. Et à mon avis (on en a parlé avec Benz) il fallait vraiment bet ici. Tout le monde check et le turn est un , vraiment reloud et je check car pour moi il y a vraiment plus de value à prendre en bettant. All check, et river , 2 cartes me battent maintenant et tout le monde check et je show ma main comme un mongolo et certains me regardent avec un air ébahi, pour la première fois du séjour je ressens un petit énervement, quelle line moisie. Je suis passablement soulé. Bon je me calme y a rien de grave. On fait de la méditation Zen avec bébé et sa mamie. Malheureusement derrière ça va mal se passer, je ne me souviens plus exactement du coup, mais je fais un heros call sur un double draw qui ne rentre pas river, je call un overbet avec top paire no kicker, après avoir tank, je suis assez sûr que mon call est bon ou au moins défendable mais cette fois si il est perdant. Je me retrouve short et je vais donc patiemment attendre la main pour go broke, Et cette fois mon perdra vs pour mes dernières 10 blindes. Et c'est le break Benz est toujours in mais plutôt short, on discute de mes mains, il me donne son avis mais globalement je n'ai eu que des spots assez compliqués sur ce tournoi mais j'en suis plutôt content car au final j'ai joué au poker et je me suis fié à mes reads même si ils ne sont pas bons. Je vais faire un tour dans le PH dans le but de prendre quelques vidéos de l'ambiance ici. Bon c'est pas de la grande qualité mais c'est mieux que rien : Benz bust finalement assez tôt également donc on passe vite fait faire du shopping dans un centre commercial plutôt sympa en face du PH, et là on tombe sur une boutique de magie, le vendeur est en train de faire léviter une carte et la fait tourner dans tous les sens, bien sûr magiciens en herbe que nous sommes nous sommes conquis, on s'approche et là il nous fait un spectacle de près de 15 minutes avec pleins de tours, notamment un qui m'a fait complétement flipper tellement il était ouf. Bien entendu avec Benz on se monte la tête mutuellement et on achète pleins de tours pour quasiment 100 dollars. Bien entendu on se fait semi-scam car le magicien aurait pu nous avertir qu'il fallait avoir sa licence de magicien de la fac de Poudlard pour pouvoir espérer avoir un rendu potable. Bon allez c'est pas grave, je trouve deux-trois trucs pour ma fille et ma femme et achèterai de l'alcool et du parfum pour mon frère et mes parents. Bonne chose de faite, il doit être 18-19 heures et on décide d'aller picoler un peu dans un bar avant de faire une session de cash au Flamengo. On s'assoit au bar, on nous demande nos ID, oui on te demande toujours ton ID à Vegas c'est complétement ouf, et vu que l'on ne sait pas trop quoi choisir, on décide dès maintenant qu'on ne partira pas tant qu'on aura pas commandé et bu une tournée de chaque cocktails figurant sur la carte. Le barman se met à jongler avec les bouteilles pour servir les cocktails et fait tomber une bouteille par terre et rougit instantanément, on fait genre on a rien vu (on est bon) et on se met à faire un hu avec notre monnaie en dealer choice avec le jeu de carte de magie que Benz vient d'acheter, je ne peux pas vous en dire plus sinon ça plomberait les tours de Benz, mais je peux vous dire que c'est totalement épique. Bien chauds on interpelle une nana qui s’apprêtait à commander au bar pour lui demander quelles pièces correspondent à quelles valeurs, car les pièces ricaines c'est vraiment une blague, les pièces de 10 sont plus petites que les pièces de 5 qui elles ressemblent aux pièces de 25... la nana hallucine et nous demande si on est sérieux, on lui répond tout à fait sérieux, que leurs pièces sont quand même sacrément mal foutues, l'ambiance continue à monter. Je gagne absolument tout aujourd'hui. Easy poker puis on fait un flash pour savoir qui paiera la bouffe ce soir et obv je loose, tan pis je l’emmènerai dans une pizzeria pourrie proche du flamengo pour me venger. Avant de partir Benz décide d'effectuer un nouveau tour de magie à la table d’à coté, Benz a compris comment le tour marchait mais il a oublié qu'il fallait faire de l'acting et savoir parler un minimum pour rendre ça intéressant, son tour est un épique fail, la personne en face est plutôt gênée et je vois ces yeux qui crient la détresse, je rappelle Benz et lui fait remarquer qu'il est vraiment pas bon et on file manger. Direction pizza au Flamengo, on attend (au moins 30 minutes une pizza lol) et en bavardant, sans l'heure et la date sous les yeux (impossible de trouver l'heure à Las Vegas) Benz se demande si il a pas raté son event au Rio qu'il a register. Il sait que c'est le 15 mais on ne sait pas quel jour on est. Fort de notre alcool dans le sang, je prends mon courage à deux mains, et accoste une jeune maman asiatique qui attend juste à coté de nous : Moi : "Scuse me "Madame" (avec le bon accent français), can you tell me what day we are ? Mama écarquille les yeux et ne répond rien, elle se demande ce qu'on veut. Moi : "i am sorry but after fews Days in Vegas we just lose our mind, and we don't know if we are the 14 or the 15" Mama explosé de rire : "Are you serious ? ah ah. We are the 14. So funny blablablablabla" Moi : "Oh rlyyyyyyy ! thx, thats so nice, rly thx blablabla" Benz est plutôt soulagé même si il s'en fou un peu ça aurait été un sale spew. Bon on mange notre pizza (vraiment pas terrible mais pas chere ) et on file à la poker room du Flamengo. Plusieurs tables sont open en 1-2 et on décide de pas s'assoir à la même table. Je sit à la mienne et commande tout de suite un mojito, Benz m'a convaincu qu'il tirait sa force de la boisson pendant ses sessions donc je vais tester ça ce soir, ça sera mojito sur mojito saupoudré de corona, puis bon faut en profiter, c'est gratuit. Ma table me plait, 2 chinois en face de moi, une dame d'une quarantaine à ma droite, un "reg style" casque-lunette de soleil-bouteille d'eau dans un coin, et des mecs cavés très petit. Il doit être 23h00 l'ambiance de la poker room est énorme, je me sens bien. A chaque fois que chinois numéro 2 est utg il minraise in the dark, une orbite m'a suffit pour comprendre que les deux chinois étaient clairement là pour s'amuser, ils ont du reload 1k chacun sur les 3 heures que j'ai joué. Je cave max 300 $. Je comprends mieux les clins d’œil des chinois avec la forme de mes jetons maintenant... Au bout d'une orbite je rente dans la danse, chinois à min raise utg in the dark, je flat en midle avec , on est en 5 way, flop . Chinois va pot et je vais me chauffer à call au feeling (merci la boisson) et magie de la turn . chinois repot et je vais me contenter de flat, la river est un joli . Vilain va bet et je vais shove, il insta call et show . il regarde ma main et explose de rire en me tapant dans la main. Good ambi is good. La table est démente, le chinois shove 6 fois le pot dans un 3 way river. Il gagne et show hauteur dame. Je gueule i like this guy et lui tappe dans la main, clairement une super ambiance. Bon après la table est relativement faible et du coup je monte pas mal de jetons. La dame à coté commence à faire que me parler. My name is linda, its nice to play with you, i love your accent... you are rly a nice player blablablabla. Mon charme naturel a encore opéré. 2h30 du mat sonne, et l'ambiance à la table est redescendu, je m'endors à la table, ré ouvre les yeux et je vais dire à Benz que je bouge car je m'endors. Benz me traite de papi on est à vegas blablabla. Bon il me demande de l'attendre 3-4 coups et 45 minutes plus tard il me rejoint et on peut enfin aller se coucher. Benz finit bien up tout comme moi. +5 cave à nous deux je crois en 3 heures de grind, bon ça aurait pu être clairement mieux vu ma table, mais on prend. Il faut être en forme car demain c'est France Honduras, et tournois au Rio.
  44. 21 points
    Préambule : Faut vraiment avoir envie de se cagouler Après un mois d'attente interminable, on y est, je ne sais pas si je l'ai déjà dis mais c'est ma première fois à Vegas, et je peux vous dire que ça a été vraiment très dure de penser à autre chose qu'à ça, heureusement le week end avant le départ a été bien arrosé du coup c'est passé assez rapidement pour finir. J'ai quand même réussi à m'imaginer gagner des centaines de milliers d'euros, être le king de vegas tout ça tout ça, j'étais déjà prêt à organiser le voyage de ma femme et de ma fille pour qu'elles me rejoignent et viennent me suivre pendant la table finale des wsop (l'event 5k de préférence que j'aurais cash in après avoir détruit les tournois au ph et au Wynn). Bref il était tant que je parte, mais je vous rappelle que j'habite au fin fond de la Corrèze et que chaque voyage se révèle être toujours un périple de tous les instants, et cette fois ça ne va pas changer. C'est parti. On est le 10 au matin, il est 5 heures, ma fille est pas d'humeur pour dormir plus, bon c'est pas bien grave, je suis pour le moment chez mes parents à 2h30 de chez moi. J'allume la télé car je suis bien entendu le seul levé, ma femme est déjà partie embaucher en se tapant 2h30 de route en pleine nuit. Et là une petite surprise pour bien commencer le trip, la SNCF décide de faire grève, mmmh, j'ai deux trains à prendre le 11 et un train sur trois circule, la question c'est est-ce qu'on va commencer à chatter ses 33 % de chance de gagner ? On verra bien. L'après midi, voir le soir la sncf met en place un système permettant de voir si les trains que l'on doit prendre sont maintenus ou non. Et boom mes deux trains ne passeront évidemment pas, je trifouille un peu à gauche à droite mais j'ai pas de solution super cool. (trajet de bus de 7 heures pour faire USSEL-Limoges, alors qu'il faut 1h30 en caisse) Je me lance pour la première fois de ma vie dans le covoiturage sans grand espoir vu que j'habite quand même un endroit légèrement reclus Et là chatte de ouf comme dirait Mr Nassif, un mec part pour limoges et habite à 5km de chez moi. Snap call et c'est parti pour la première expérience covoiturage de ma vie. Et honnêtement c'était pas triste, le mec part 2 heures plus tôt finalement (donc 9 heures du mat sinon c'est pas drôle) il roule dans un espace des années 90, il a 19 ans et conduit comme un dingue, dans tous les virages un peu serrés les pneus crissent et j'ai même la sensation que de temps en temps on est sur deux roues, btw il se plante 3 fois de route. On arrive dans le centre ville de Limoges, à un feu une mère de famille nous klaxonne pour qu'on ouvre la fenêtre, je m'exécute : - Votre voiture fume énormément, vous devriez faire attention. - Merci madame, je suis presque arrivé et vivant finalement yeaaaaaaa ! - No soucis c'est normal. Nous sort ce pilote de l'extrème. Tans mieux si c'est normal il tombera en panne 3 minutes après. - Bon ben salut hein. Je me taille à la gare, arrivé là bas le train est bien annulé, j'appelle Benz oui je voyage avec Benz mais lui il est encore au taff. Je lui dis que ça semble compromis le train que y en a juste aucun qui circule au départ de Limoges pour Paris, encore une fois on matte à gauche à droite comment monter à panam, mais cette fois je n’émets pas d'hypothèse covoiturage. Finalement on dira non au plan caisse, et on choppera un train qui apparaitra vers 20h15. Il est 11h00 du mat, j'appelle 2-3 potes pour aller bouffer en ville et passer l'aprem à jouer à la console, finalement tout s'arrange, et heureusement qu'on avait prévu large niveau timing pour l'avion, on prend la machine volante le lendemain à 11h00. On est censé dormir chez la tante de Benz, alors je pars acheter du vin pour la remercier, un petit argentin de plutôt bonne qualité et un bon Bordeaux feront bien l'affaire. Ça y est Benz débauche et passe me chercher pour filer à la gare, j'ai reçu quelques offres de stacking de dernière minute, c'est gentil de la part des coupains, le pote courtier va passer à la gare me filer le cash. Arrivé à la gare le train aura minimum 2 heures de retard, il est donc 18h30 et il partira minimum à 22h00, pour une arrivée probable à Paris à 01h30 du matin. Très vite on abandonne le plan dormir chez tatie Benz quand on entend parler d'une gréve des taxis qui a bloqué l’aéroport aujourd'hui + les rer qui ne circulent pas des masses. Le plan ça va être de passer la nuit à l’aéroport. Bon on a du temps à perdre avant le départ en train, donc on s'assoit au bar de la gare et on se met à discuter de tout et de rien avec l'ami Benz et Nasri le courtier, puis là on croise un pote qui doit monter à panam également et qui deviendra notre compagnon de galère. On décide de se mettre bien : Allez on bouge, on a pas de billet pour le train mais on nous a dis de nous assoir où on voulait, j'opte donc pour la première classe, on essaye de motiver Nasri à faire enfin un truc fou dans sa vie, à sauter dans le train et venir à Vegas, mais btw, il est prof et a un devoir moral. La blague. On vient donc se poser tranquillement, le train à l'air moitié vide, bon ce qui est chiant c'est qu'on est bien chaud pour continuer la fête mais on a pas de tire bouchon, mais voilà, Francis, le chariot ambulant passe et on lui soudoie un tire bouchon, il a l'air bien attaqué alors on l'invite à boire un coup, il va ranger son chariot et nous rejoindra boire 2-3 verres pour balancer un peu sur la sncf. On commence les choses sérieuses, je défonce le hu en omaha, pour être franc c'était du flash omaha une main mais c'est gagné ! Je vais arriver plein de confiance à vegas c'est bon ça ! Là on commence à faire des tours de magie (retenez bien notre passion pour la magie, on en reparlera par la suite). Et 3 petites nanas passent devant notre wagon et nous voient en train d'improviser un spectacle digne des plus grands talents mondiaux, on sympathise et elles s'installent avec nous, nos tours sont abracadabrants et on se met à jouer au kems (que je vais obv gagner). Bon notre chere demoiselle de droite se met dans le trip de retrouver le blog qu'elle tenait à 14 ans elle dit que c'était un truc comme Xx-lalie-xX. je vous laisse faire les recherches hein... Mais elle ira quand même jusqu’à filer son pass mail à Benz pour qu'il l'aide à le retrouver et il a maintenant accès à son entière life, ça va que Benz est un bon mec et qu'il s'en fou royalement, cette jeune fille ne se fera donc pas scam. Bref on arrive à Paris vers 01h30, et maintenant faut trouver un taxi pour l’aéroport Y a la queue et les taxis sont en gréve, y en a un qui passe toute les 20 mins (sans exagérer) un rapide calcul nous fera dire que ça va pas le faire, benz se rappelle qu'ils font gréve à cause des "vtc", un concurrent déloyal, bon ben c'est un call, appli smartphone -> commande vtc -> 5 min après vtc est là. On félicite l'association des taxis parisiens qui font de la pub pour leur concurrent déloyal. De plus les vtc proposent un service de très bonne qualité avec des chauffeurs plus que courtois, je pense que les taximan se tirent un peu une balle dans le pied et il va falloir qu'ils revoient leur service pour pas sombrer ou devenir à leur tour vtc. Benz pose 1 milliard de questions au chauffeur, j'ai l'impression qu'il veut écrire une thèse à ce sujet, perso je lâche l'affaire. On arrive à l'aeroport vers 2h30, puis on va essayer de dormir à l’aéroport. Ben je peux vous dire que tout est fait pour pas dormir dans cet aéroport, tout est calculé au centimètre près pour que ce soit assez inconfortable pour pas dormir, bravo pour les calculs savants, il manque juste 4-5 centimètres à une combo fauteuil + table pour que ce soit confortable et obv tout est scellé. Tans pis on dormira demain dans l'avion. Je fais mes 150 tours d’aéroport au milieu de mes semblables et j'ai des flashs de Tyler Durden quand je rentre dans les chiottes, ça fait flipper. Boom l'avion est là il est temps de prendre notre fly, CDG-Charlotte première partie du voyage, j'ai pas perdu mon passeport (chose qui arrive à chaque fois que je sors d'Europe). Le plan est obv de dormir dans l'avion, mais j'ai fait une erreur de débutant, je suis en short, t-shirt et je me les caille grave malgré deux couvertures (très fines) impossible de fermer l’œil, surement la combo, froid, excitation, et siège inconfortable et n'oublions pas les 2 bébés brailleurs . Bon c'est pas grave 1 heure de sommeil en 48 heures pour arriver à Vegas pour 6-7 jours de grind, y a mieux comme préparation mais c'est les aléas de la vie. La correspondance Charlotte-Vegas se passe plutôt bien également mais quasi sans dodo et on y est. J'arrive à sin city non sans mal et je suis prêt à pousser des jetons ! 18h10 heure locale, il est temps d'aller poser les affaires à l’hôtel avant de commencer la première session ! Je suis bien conscient que ce premier post est pas passionnant, mais j'ai décidé de faire un report assez complet, et ça aide à mettre dans l'ambiance la première partie : voyage. A demain pour la suite.
  45. 20 points
    Sebazimut

    mon départ

    je pense que ça sera peut être mieux de commencer a partager mon aventure ici... Tout est parti de Floride où j 'ai acheté mon bus.. après deux mois de travail acharné a l intérieur pour le rendre plus vivable, me voila sur le départ avec mes 2400 $ en poche. Je sais c'est peu mais j en avais marre de repousser a plus tard alors .. "qui vivra ..verra" Je ne suis pas parti que j'ai déja rendez vous avec mon meilleur ami, seul hic, il se trouve a 2600 km au Nord à Montreal, mais pas question de rater l'occasion de débuter mon trip avec lui et ses enfants. Je décide donc de tout remonter d'une traite au plus vite... enfin au plus vite est un bien grand mots quand on voyage a bord d'un Thomas international de 1997 qui ne dépasse pas les 100 km/h.. M'enfin, j arriverai tout de même à rallier Montréal en 5 jours m'octroyant un arrêt de 24 h dans le connecticut dans l immense et nouveau casino : FOXWOOD, pour essayer de faire un peu monter ma banqueroll.. Après deux formidables sessions et 14 heures de jeu, je ressors avec 1900 $ de gains qui font du bien au moral et me destressent un peu pour la suite.. Les 10 jours qui suivront je les passerai avec mon pote guillaume et ses 2 enfants a parcourir de long en large les belles contrées du Quebec. 10 jours sans toucher une seule carte.. Un fois mon ami parti, j ai 9 jours avant que ma copine Claire n'arrive pour 3 semaines. Nous avions prévu de faire la Gaspésie mais malheureusement, après avoir été arrêté par la police canadienne, écopé de deux amendes de 1000 $ et d'une interdiction de conduire mon bus.. hummm, les plans ont quelques peu changés.. Mais j ai tout de même 9 jours avant qu'elle n'attérisse. je décide d aller me terrer aux abord de Montréal dans une réserve indienne qui abrite la plus grande salle de poker du Nord des Amériques: LE PLAYGROUND Connu par les locaux pour sa restauration haute gamme et gratuite et ses serveuse toutes sorties des podiums de victoria secrets... Durant ces 9 jours je me mettrai en mode "No Life", je cumulerai 96 heures de jeux en 9 jours...Après un bon départ où je gagnerai 2000 $ au bout de 48h je verrai se pointer le bout du nez d' un terrible bad run qui me collera a la peau jusqu'à ma dernière main 10 min avant de rejoindre Claire a l 'aéroport . Je finirai avec une perte de 157 $ sur les 96 heures de jeu.. Certes une perte minime mais je comptait bien faire un peu d'argent sur ces 9 jours pour profiter un maximum durant 3 semaines avec Claire ... Mon interdiction de rouler sur le territoire canadien m'oblige a prendre la poudre d'escampette vers les USA ,fini la Gaspésie, nous rejoindront New York en traversant le Nord Est Americain... j' ai alors 2900 dollars en poche .. Ps : Si vous voulez suivre mon aventure en vidéo, rendez vous sur ma page face book ou you tubes : All in my trip Ps 2: Pour ceux qui veulent plus de détailles, c' est directement sur mon site sur ce lien: https://allinmytrip.com/2016/12/16/ce-tabernacle-dostie-de-quebec/ A plus dans l' bus..
  46. 20 points
    ben92120

    L'heure du bilan

    De retour sur Paris, un petit bilan s'impose sur cette "trop" courte semaine à Vegas... Tout d'abord je tiens à remercier Krystofff pour ses conseils, les moments passés ensemble en tournoi, la soirée Margarita...kzu pour cette folle soirée cash et bières...Wanass pour les plans hotels Et bien sûr tous les Cpistes, ceux que je connais déjà (Zizi, Calou,Yoyo...) et ceux que je serai peut être amené à rencontrer...d'avoir suivi mon blog et pour leur soutien, leur message, leur avis Je dois l'avouer quand l'idée m'a pris de faire ce blog, je ne pensais pas avoir autant de lecteurs et rapidement j'ai été un peu débordé par le manque de temps et la mise en forme. J'ai essayé de faire mon mieux afin de vous rendre la lecture interessante, distrayante et le plus proche possible de mon quotidien (poker, soirées, rencontres, vie à Vegas, joies, peines, galéres...) Au niveau financier, même si je partais aussi pour des vacances (le cout d'un séjour à Vegas n'est pas plus élevé qu'une autre destination) la réussite n'est pas présente. Je ne rentre pas gagnant et l'objectif de rembourser mon voyage n'est pas atteint - Sur 7 jours (le dimanche du retour ne compte pas) j'ai joué 8 tournois pour 2 ITM et 3 demi-finales (dont 11e et 12e place) cout des buy in: 1350$ et seulement 746$ de gains = -607$ J'avoue avoir les nerfs, car revenir perdant avec 2 ITM + une 12e et 13e place, pas cool !!! Mais c'est ainsi, on a pas passé les flips et pris 2, 3 bad en fin de tournoi qui n'ont pas permis de faire dans le top 3, places qui permettent de prendre le gros gain, surtout que generallement ça deal rapidement à Vegas. On se consolera avec 2 lignes Hendon Mob de plus, même si cela ne me rapporte rien...sauf la gloire !!! - Coté cash game, on est pas mieux même si on s'est refait légèrement sur les derniers jours - 310$. Après un départ catastrophique -900$, faute d'avoir joué fatigué, énervé parfois, sans préparation mental, impatient, sans sélection de ses poker room et joueurs aux tables, directement derriere les tournois et quelques bads...mais tellement l'envie de jouer et de ne pas perdre son temps. On a réussi à avoir la présence d'esprit de se calmer et de revenir aux fondamentaux pour ne faire que des sessions gagnantes (mais jamais d'exploit, comme pour les ITM) à partir du mercredi. Ce qui me fait vraiment chi** car revenir perdant de Vegas en cash game, 1ere fois en 4 séjours, normalement pas possible en jouant sérieux Mais j'en connais les raisons et ça me rassure un peu même si ça ne m'excuse pas !!! A ne pas oublier pour une prochaine fois papa...moi qui pensais tester la 2/4 cette année, on a connu la 1/1 du Linq !!! Pertes totales poker: -917$, on a pas tué sa bankroll $ mais on ne joue pas pour perdre non plus et cela gâche un peu le plaisir de revenir perdant. J'espère avoir réussi à vous faire un peu rêver en attendant l'arrivée des "vrais joueurs" pour les WSOP et leurs exploits; même si je pensais avoir plus de choses à vous raconter et à vous montrer...7 jours pleins à Vegas vraiment trop court !!! Moi en tous cas j'ai kiffé mon séjour, comme à chaque fois...On aurait pu faire mieux mais on a mal géré quelques situations, l'experience et se souvenir de ses erreurs pour faire mieux la prochaine fois.
  47. 20 points
    Il est temps de faire un bilan de mon année de jeu, un mois avant la fin de l'année et vous allez comprendre rapidement la raison de la sortie un peu en avance de ce billet. Je vous avait laissé ici à mon retour en France, avec une bankroll à 1.000€ et la promesse que j'allais arrêter les cash-out pour de bon. Évidemment, je ne m'y suis pas tenu et j'ai retiré presque tout ce que j'ai gagné, parce que ça coûte cher la coke et les putes les sorties entre amis toussa toussa. Venons en aux résultats, points par points : Volume : Considérablement abaissé par rapport aux deux années précédentes, 42 sessions pour 191h en 2015, contre 61 pour 381h et 88 pour 473h respectivement pour 2014 et 2013. Cette baisse de volume est liée à quatre facteurs : les trois premiers mois j'étais en Pologne, je n'ai pas pu jouer, j'ai eu un agenda professionnel bien rempli, j'ai eu globalement moins de motivation et enfin il reste encore un mois à grind. J'ai joué un total de 444 MTTs (924 en 2014, 1.119 en 2013), 100 SNG HU (508 en 2014, 654 en 2013) et pour la première fois cette année, 151 SNG Jackpot (expressos, Spin'n'go et Twisters).Résultats et hourly : +4.760€, dont 4.500€ aux tables et le reste en rakeback. C'est ma plus petite année depuis 2012, mais avec moins de 200h de jeu, c'est assez compréhensible. Mon hourly est correct : 25€/h, contre 22€/h en 2014 et 28€/h en 2013. J'ai quand même fais 4 mois à 500€+ ,dont deux à 1.000€+, et aucun négatif, ce qui montre que je peux maintenir une régularité. J'ai brièvement vendu des parts d'un set pour les Summer Shots de Winamax qui s'est joué à un flip en TF d'un gros field de me faire passer positif, mais qui finira un peu négatif pour les stakeurs. Globalement dans les tendances, on voit un accroissement du nombre de sessions positives, et seulement une seule session sous la barre des -200€ (-241€) contre 3 à +500€, mais à noter que mon ROI en MTT est légèrement plus bas que les années précédentes, bien qu'encore tout à fait à ma convenance. Les perfs : Pas de gros résultats cette année, même pas une perf à 4 chiffres. La raison est un ABI qui reste aux alentours de 12€, une sélection de fields en moyenne plus petits et à l'ouverture d'un compte sur PMU comme room d'appoint. Malgré tout je deal à 3 l'Eldorado (Encore, c'est la 3ème fois sur ce MTT ^^) et je gagne le Brunch, pour respectivement environ 900€ et 930€. Je dénombre également 21 tables finales sur des tournois de plus de 100 joueurs, dont 5 victoires supplémentaires. Le nombre de victoires total passe à 16 si on les compte toutes, mais certaines sont assez risibles car on peut trouver des victoires qui ont rapporté moins de 100€, voire une de 47€ seulement. Le jour où j'ai gagné le Brunch, j'ai également gagné deux 5R sur PMU, ainsi qu'un Deepstack sur Winamax, pour un total de 1.550€ net dans la soirée.HU SNG et SNG Jackpot : J'ai pu jouer seulement 100 HU cette année et le manque de motivation passe même devant les problèmes de trafic. Ils étaient tous au Buy-in de 20€, avec une majorité de regulars et quelques turbos, et j'en ai gagné 59. J'étais à 43/80 et j'ai enchainé sur une jolie winning streak de 16/20 sur la fin, ce qui me laisse un ROI sympa de 11.22% et un gain net de 224€ pour 12h passées dessus. Pour les Jackpots, j'étais pas très chaud à propos de cette variante au départ et je n'avais jamais accroché au concept. Mais le superbe thread de Pad et sa vidéo sur Kill Tilt m'ont convaincu de tester et j'y ai accordé 7h pour en jouer environ 150 à 10€. Je vous avoue que je n'ai pas encore le recul nécessaire pour commenter ces résultats, mais visiblement j'ai bien run sur les gros coeff, même si apparemment mon rake moyen d 11.3% m'indique que je n'en ai pas eu beaucoup. Globalement j'ai l'impression que les probas théoriques et effectives convergent assez vite et que mon rake moyen va se stabiliser aux alentours des 10.8%, ce qui est le rake moyen sans toucher de gros coeff (il est de 7% en moyenne, en comptant les gros coeff que les gens normaux ne touchent jamais). Au final, je prends quand même 190€ sur ce format. Le rakeback : Cette année il est de 251€, soit 37%, ce qui est beaucoup par rapport à l'année dernière, et pourtant sans jamais avoir dépassé Silverstar (d'ailleurs atteint une seule fois cette année) ni Bronze. C'est principalement dû aux promos "dépot jackpot" de Pokerstars, sur lequel j'ai optimisé en déposant chaque fois qu'il était possible et en faisant 2x un 50€ et 2x un 20€, plus plein de fois des 2€ et 3€. J'ai aussi débloqué quelques tranches de bonus deposit traditionnel, un stellar, quelques itms sur des tournois privilèges et tournois vip sur Winamax, ainsi que plusieurs milliers de miles, fpp et points PMU. Je trouve que c'est plutôt pas mal pour un grinder qui joue moins de 20h par mois et qui a rake 680€ toutes rooms confondues sur une année entière. Coaching : au cours de l'année j'ai eu 3 élèves, dont encore 1 avec qui je n'ai pas terminé le programme. J'ai simplifié le mode de paiement en proposant un forfait complet pour 250€. Il y a donc 750€ qui sont rentrés cette année et j'y ai passé 26h, avec encore 5-6 à venir en compagnie de l'élève qu'il me reste. Je vais peut-être essayer d'en reprendre un de plus d'ici la fin de l'année et un entre janvier et février. En dehors de ça, j'irais peut-être donner des cours au sein de mon ancienne école, pro bono cette fois.Challenge CP : Le challenge le plus intéressant de l'année pour moi était sans conteste le Team Challenge #2 sur le thème de Game Of Thrones. J'étais en équipe avec Allaniut et on a dominé à deux une grande partie du challenge, mais si vous ne l'avez pas lu, je ne vais pas vous le spoiler. Actuellement, je participe au Team challenge #3 sur le thème de Star Wars , encore avec Allaniut mais aussi D-vil cette fois. Malgré les très bons résultats de ce dernier, et ma maigre contribution, il semblerait qu'on s'achemine vers la 2ème place encore une fois (et la bulle, du coup). Il reste encore 3 grosses semaines pour mettre un gros coup de collier et rattraper le gros retard que nous avons sur les premiers. Vidéos : J'ai posté quatre séries au cours des 9 derniers mois :- Une série en 4 parties en live du début à la fin dont voici la première partie, où on peut voir notamment un tournoi de la première main jusqu'à la win pour 500€ environ - Une série spéciale Summer Shots en 7 parties, en live au départ, puis en analyse post-mortem sur les parties 3-7. On peut y voir notamment deux gros deep run sur le Classico et un Summer Shot 4-max. - Une série en 6 parties pas depuis le début mais jusqu'à la fin de la soirée ,où j'ai gagné 4 tournois pour un peu plus de 1550€. On peut me voir aussi tester PMU pour la première fois. - Une partie un peu plus théorique où je fais des mini-cours de 30-45min sur des thèmes précis. On peut aussi compter la vidéo où je review les mains clés de ma 3ème place de l'Eldorado dans cette série -En plus de ces vidéos, j'ai été l'invité des streamers de Jack-High lors d'un twitch en MTT live. Vous pouvez voir le replay ici, mais je vous conseille de commencer à la 30ème minute à cause de problèmes de son de la première demi-heure. : Mes plans pour les vidéos suivantes sont les suivants : -Un hors série sur les échecs et sur le stratego -Un vidéo sur les Spin And Go et une sur les SNG HU -Une vidéo-cours sur le limp au bouton -Une vidéo-cours niveau débutant sur la stratégie préflop -Une série sur les Micro-séries qui commencent dimanche -Un match vs Madskill813, qui me le doit toujours. Voilà, je crois que j'ai fais le tour de mon année au poker, il est temps de penser aux objectifs à venir. Comme le titre l'indique, mes potos du chan MTT auquel j'appartiens prévoient de partir 3 semaines à Las Vegas pour le début des WSOP. Ayant longtemps lurké les joueurs de tout le CP y participer chaque année, je me suis convaincu que cette fois c'était la bonne : j'allais y participer. Le premier problème, c'est du point de vue professionnel : je cherche actuellement un emploi (jeune diplômé) et il m'est difficile de prévoir ce que je ferai dans 7 mois, et encore plus si je pourrais obtenir 3 semaines, ou même 2 semaines de congés pour fin mai-début juin prochain. Mais en admettant que ça soit possible, j'ai décidé de payer le voyage et les tournois joués/activité là bas uniquement avec mes gains de poker. Seulement voilà, après avoir continué de cash-out pour diverses raisons, il ne me reste actuellement pas assez online pour financer avion/logement/restauration et surtout tournois, même si je n'ai pas l'intention de jouer des $1.500 non plus. Ma bankroll strictement réservée au poker est actuellement d'environ 1.300€ (+70€ de rakeback latent) sur les sites online, et 45% des parts d'un staking à 2.000€ d'un bon joueur (je sais j'avais dis que j’arrêtais les stakings, mais celui-ci à une très bonne équité). Mon objectif est d'arriver à environ 4.000€ d'ici mi-février, soit la deadline pour réserver avion/villa. Si je pars du principe que je récupérerais entre 1.000€ et 1.200€ du staking, cela me laisse entre 1.700€ et 1.500€ à gagner en deux mois et demi. (Si vraiment je n'y parvient pas, je paierais certainement de ma poche car j'ai les sous irl, mais dans la mesure du possible je préfère éviter d'y toucher pour le moment) The task has been set, ce n'est ni un objectif simple, ni insurmontable et ça me motive beaucoup à jouer. Je pense que pour le mois à venir, je vais certainement passer à un rythme de deux sessions longues (MTTs) par semaine, avec sans doute deux sessions courtes (HU et Jackpot). On en reparle dans 2 mois ?
  48. 20 points
    Shawn Michaels

    Vegas 2015...le poker!

    Comme je l'avais expliqué dans un précédent post, j'aime beaucoup le poker, mais pas autant que 95% du forum. Je fais parti de cette catégorie de gamblers border line, plus broke que balla et qui rêve... Quand je vois un jackpot énorme à une machine, je rêve tout de suite...beaucoup moins quand il faut que je pose mon cul sur une chaise pendant des heures pour éventuellement gagner un peu, car en plus d'être un gambler, je suis un piètre joueur de poker, faut parfois être lucide sur ses compétences. Bref, en tout et pour tout, j'ai joué 3 tournois pendant cette semaine. Le 125$ du vendredi soir à l'Orleans, le Monster Stack WSOP puis un event à 150$ au Golden Nugget. On notera que j'ai donc dépensé 275$ en tournois vu que le Monster Stack était en freeroll suite à la win du package. Pour un gambler invétéré, on à vu pire quand même... The Orleans Hotel and Casino: J'ai un petit faible pour ce tournoi que Calouminou à fait découvrir à la communauté CP. Déjà j'ai un gros coup de cœur pour l'endroit en lui même. Clairement, c'est pas balla, mais c'est toujours blindé, que ce soit le casino ou la poker room. Énormément de joueurs locaux, d'ailleurs j'ai reconnu plein de tête alors que la dernière fois que je l'ai joué c'était il y a 2 ans. Un peu comme si j'arrivais à la maison. Ma serveuse préférée est là, un peu défraichie mais peu importe, je la kiff toujours, et j'aime par dessus tout l'atmosphère qui règne dans cet endroit. Alors j'ai pas pu en profiter comme j'aurais voulu, car la fatigue de la veille avec mes soucis d'avion était vraiment omniprésente, puis j'aurais du clairement me reposer tranquillou à l’hôtel, mais bon, on est à Vegas, c'est un privilège, c'est pas souvent, et même ultra fatigué, je suis heureux d'être là. Je fais découvrir les lieux au poto Ntach et Calouminou est aussi de la partie, mais je n'ai rien à lui apprendre sur le lieu en vieux briscard de Las Vegas qu'il est! Pas grand chose à raconter sur ce tournoi hormis le fait que ça joue très très mal, c'est un peu le fond de la gamelle du poker. Par contre c'est sympa. Je le savais déjà, mais j'ai eu une petite piqure de rappel: un papy nit ne bluff pas quand il envoie gras sur la river, il value 100% du temps! Et c'est vrai pour 90% des américains en général je pense. Je n'ai pas voulu les croire, et plusieurs fois! Pourtant, à chaque fois ils m'ont bien montré les nuts. Je gagne le last longueur gratos, il me semble qu'on était en gros 200, je dois finir 65 ou un truc dans le genre. Ntach à fini depuis un bon moment et m'attend pour rentrer, Calou à lui pris le temps de busto, re entry, jouer un moment à ma table et se barrer en taxi depuis belle lurette. Puis première rencontre furtive avec Divinerites et sa femme qui ont play le tournoi également. Voilà, en gros je tenais à être là, plus pour être là que pour jouer un poker gagnant d'ailleurs car j'ai fait les montagnes russes, mais le niveau est vraiment horrible, je ne pouvais clairement pas espérer mieux. Il est tard, il est grand temps de penser à dormir, car demain, c'est le Monster Stack! WSOP Monster Stack Rio all-suite Las Vegas Hotel&Casino: Samedi 13 Juin 2015, en voiture Simone avec Ntach, Calouminou, Memeir2736 et Clément! Nous voilà parti du Palazzo plein d'espoir mais aussi plein de curiosité! Nous étions passé la veille pour nous inscrire histoire d'éviter de faire la queue et pour partir l'esprit tranquille. Le premier truc qui me marque en arrivant, c'est l'attroupement de français après les marches sur la petite place à gauche. C'est full français! Bon, ça me fait ni chaud ni froid, c'est comme ça! J'ai revêtu mon maillot de l'ASM Clermont Auvergne, la finale du top14 débute dans 2h (12h à Las Vegas). Je m'attends a deux trois chambrages ou un truc dans le genre, mais rien du tout lol, de tt façon personne se regarde, ou alors quand on te regarde c'est un peu méprisant donc rien à branler. Au passage Calou me présente ZozoleClown, un autre Cpiste et Skip. "Ha, c'est toi qui pleure sur les expressos"...oui voilà c'est ça mon ptit Skip, next! J'attaque dans la grande salle à l'entrée à gauche dont j'ai bouffé le nom. C'est immense de chez immense, ça grouille de monde, ma table est en plein milieu, pas très loin d'une vieille connaissance clermontoise que je passe saluer, le poto Phil est dans la place. Ma table à l'air plutôt soft...full USA sauf un jeune tchèque à ma droite qualifié sur William Hill. Il y a un acteur de cinéma en face de moi à la table, mais je suis incapable de mettre un nom dessus, je sais juste que je l'ai déjà vu. Je vais vite m'apercevoir que c'est pas si soft que ça puisque le tchèque est en fait un sick maniac et que ça va être compliqué. Les américains fan de sport sont interloqués par mon maillot et il me demande d’où je viens, quel sport, quelle équipe etc., bref bien sympa! Je me dis que j'ai le temps, donc on va prendre les bon spot tranquille Emile... Quelle stupeur quand deux mecs se retrouvent à tapis au bout de genre 5 minutes dans un pot 3bet sur un flop Q99. Pwoua, je me dis qu'il va pas falloir faire n'imp car les mecs ont la gâchette facile! Bon pour le coup ils ont tous les deux Q9, ça rigole et puis c'est reparti. Je navigue entre 12 et 20k pendant cette première heure en jouant quand même quelques coups histoire de pas trop s'ennuyer non plus. Le tchèque est maniac, n'hésite pas à 3bet, on va attendre pour le chopper. Ça tombe bien, j'ai les AS! Comme prévu le tchèque relance, et je décide de le 3bet. On doit être sur 50/100, il fait 300, je fais 900, il call. Sur un flop 568 rainbow, le poto bet 300, je remet 900 et il call. Le croupier retourne obv un 7 sur le turn. Il check, je décide de bet genre 925, et il 3bet à 2100...! Cool story, j'ai les As, soit il a flop set, soit il a fait quinte, soit il est en carnaval, et je décide de fold face up mais deux beaux as (pas sur que ça se soit passer exactement comme ça, mais en gros c'est ça) . Il muck en me disant qu'il m'avait bluff. J'y crois pas une seule seconde, si c'est le cas, c'est la vie. Je montre pour envoyer aussi un message à la table, je suis faible et je couche mes monstres, ou je suis fort et je suis capable de jeter des monstres, c'est à eux de voir! Il est midi, la finale du top 14 commence en France, et je peux regarder en streaming live sur mon phone! La connexion du Rio est apparemment au top cette année...mouai mouai mouai, ça marche moyen, mais je peux regarder quand même un peu mon match, ça me permet de pas faire n'imp à la table parce que je m'ennuie. Les américains s’intéressent au truc, ils rigolent quand je bouge tout seul comme un con, me demande le score etc...vraiment super sympa. Bon vous connaissez le résultat du match, mais vu qu'en Auvergne on est habitué, pas de tilt, juste une infime pointe de déception mais si petite que c'est pas bien grave. Bref, je prends quand même quelque pot, souvent en position. AT ou je fais quinte river que je value comme un cochon, A6 ou je flop set sur 266 que je vais aussi bien value, puis, puis, je vais pas trop vous parler des coups car je m'en souviens plus, puis je suis nul pour raconter, donc je vais un peu abréger sur la partie technique! Au bout de genre 5 heures de jeu, ma table casse, j'ai 26k et une bonne image, et je change carrément de salle pour aller dans une un peu plus petite et surtout plus classe. Il y a un espèce de shark à la table mais je ne saurais vous dire son nom. Il me semble qu'il n'y a que des américains et le niveau me semble plus relevé qu'à la précédente. Je vais pas jouer un coup pendant une heure, et quand j'ai commencé à jouer, j'ai eu l'impression qu'on me prenait au sérieux et que j'étais assez respecté donc plutôt cool. Je décide de jouer un coup sympa vs le shark de la table avec KQs...flop ATx...je bet il call, turn x, je bet il call...river J miam miam...je bet, il 3bet, je fais ma tête des mauvais jours, je tank puis je 4bet...il fold en me disant GG pour mes nuts! Bien vu l'aveugle, néanmoins je te montrerais pas qu'effectivement j'ai les nuts, même s'il me demande de show avec insistance... Bref, je grind tranquille jusqu'à 60k pour un moyenne à 30k je crois, c'est pas mal...mais un truc me guette depuis un moment...l'ennui. Ça fait bien 7 ou 8 heures qu'on joue, et ça ne m'est pas arrivé souvent. La fatigue + le stress + l'ennui, je commence à rentrer dans des coups foireux...puis je commence à me level un peu, et ce qui est entrain de se passer n'est pas très cool. J'ai oublié de raconter que pendant le dinner break, nous sommes partis avec Calou et Ntach manger dans un resto asiatique pas très loin du Rio, car tous les restau étaient full...on a tout juste eu le temps, on est arrivé aux tables à 30 secondes de la reprise, nice timing. Une pause salvatrice arrive, je suis un peu tilté, je suis prêt à balancer mes jetons et rentrer à l’hôtel, mais Pascal allias Calouminou va me recadrer d'une manière assez musclée. En gros il m'explique qu'il a passé sa journée entre 15 et 17k, qu'il a pas vu une main et qu'il est la et heureux d'être là. Moi le soucis c'est que j'ai vu beaucoup de main, mais j'ai du folder les AS, j'ai perdu deux fois avec KK, deux fois avec QQ bref, j'ai vu des monstres toutes les journée mais j'ai pas été vraiment chanceux. Il m'explique qu'il est temps de penser un peu à mes proches qui me manquent, de relever la tête et que tout va bien se passer, que je vais doubler que nous reviendrons au jour 2 ensemble sur-motivé. Il m'explique aussi qu'il a vécu des tournois a l'ACF ou il s'est retrouvé avec 10BB toute la journée, 5BB à la bulle et qu'il est arrivé en TF et s'est refait la cerise rapidement. Bref, il me remotive complet, me remet le moral à bloc, et comble du comble se retrouve à ma table à la reprise juste a ma droite! Un grand grand merci à lui, il était pas obligé, et sans se recadrage dans les règles, je serais déjà à l’hôtel entrain de me lamenter sur mon sort! OBV, tout ce passe comme prévu, je touche les As 15 minutes après pour un bon double up qui me remet en course! Bim, merci Calou, c'est reparti pour jouer un bon poker, et on va aller ensemble à ce put**n de jour 2! En plus de doubler, je prend des bon spot, puis on a un ricain bien lourd à la table qui ne fait que parler et qui discute avec le rail en permanence, bref un bon relou que je vais mettre à l'amende plusieurs fois dont une fois ou je lui demande son tapis en bluff dans un pot 4bet...la jouissance est de retour, et je dois remercier une personne, Pascal. Merci encore. Fin de journée, on est en jour deux avec 55.7k pour une moyenne à 40k peut être ou 50k, je ne me souviens plus. Le plus important, c'est que j'ai pas spew, que je reviens demain avec Calou, avec Ntach, mais aussi Memeir qui lui a 120k, et que le kiff est encore permis! Demain il faudra être patient, et attendre sagement la bulle, le stack le permet, donc go au lit! Jour 2 Retour au Rio, comme d'hab on arrive au Rio pile poile à l'heure, et on a changé de table. M**de, il va falloir recommencer à jauger la table, fait chi**. Le pote Calou est encore juste à côté de moi, mais à la table d'à côté! Bon nous sommes juste dans un coin de la salle en bord de rail, voyons voir. Oula, ya un mec qui a pas mal de jetons, j'ai déjà vu cette bonne bouille à quelque part...probablement un pro, j'en sais rien. J'ai une femme à ma table, toute fine, toute petite avec pas mal de jetons et des grosses lunettes noires. On dirait une asiatique, elle doit être aggro à mort, ya moyen de l'attraper! Bref, je prends des petits coups, puis je perds quand même pas mal de coups face à cette petite asiatique qui joue vraiment bien. C'est sizing sont parfait, elle hésite pas à 3bet, 4bet avec une assurance de fou...méfiance, elle sait tenir les cartes la maïmaï...puis le pro ricain que je ne reconnais pas n'a pas l'air farouche non plus, il va falloir serrer les fesses... PREMIER LEVEL DE LA JOURNEE, au bout d'un heure à lutter avec la ptite asiat, j'ai une vision...et quelle vision. Ça fait juste une heure que j'envoie et que je ramasse des grosses sacoches par...Annette Obrestad! Le rail était bien épais, mais j'avais pas compris. Puis quand elle a enlevé ses lunettes, j'ai compris tout de suite lol. Malheureusement, j'aurais préféré ne pas la reconnaitre du tout, puisque je n'ai pas joué le même poker contre elle après, je lui ai apporté beaucoup plus de crédit qu'en début de partie, et elle m'a pris pas mal de jetons. Tout ça parce que je l'ai reconnue et que j'ai pas joué de manière naturelle...sick! Bref le mec à ma droite bust, et il est remplacé par un gros rouquin qui faisait un peu gay, mais qui avait surtout beaucoup de jetons, vraiment beaucoup de jetons. Et bim, ça tarde pas, il se met en action et trouve de la résistance vs le pro que je ne reconnais toujours pas. Ça envoie des sacoches PF, sur un flop QQx ça continue, bref, jusqu'au bout, le pro tank river pour pousser son tapis! C'est chaud car il avait gras au début du coup, et le gros rouquin aussi...si ça call va yavoir une machine à la table. Obv le rouquin insta call. Notre ami le pro fait la gueule et montre AT pour air, et mon rouquin retourne tranquillement carré de Q floppé! On y est, juste a ma droite j'ai un mec qui a 20 fois plus de jetons que moi et qui va me casser les couilles...il reste quelque jetons au pro inconnu, et il va décider de les pousser 5 minutes plus tard quand j'ai AK en main, insta call, il montre KT je crois et sort de ce tournoi tête basse, un peu honteux d'être tombé face aux nuts en bluff, ça se sent. Pour la ptite histoire, ce fameux pro inconnu que je viens de bust, bein en fait c'est Michael Gathy. Bref, je me retrouve avec le maxi CL juste à ma droite...il me reste genre 30K sur les blinds 1000/200 avec ante, et c'est tendu pour moi. Annette qui est chaude la braise, mon voisin qui peut call mon tapis any two...ça va être gay! A ce moment du tournois, Calou a autant que moi et Ntach moins que moi. Ils me disent qu'il faut serrer les dents et attendre que ça se passe pour être au moins ITM. Malheureusement, j'aurais pas cette patience. Comme prévu, le CL décide de push dès que je suis de BB ou dès que j'ouvre. Au bout d'un moment je suis à bout de nerf, et je décide de call avec 66. Il a Q9o et touche son 9, fin de l'histoire. Je sors dans les 1000 pour 700 de payés. Descente de la pression, je suis exténué, et pas déçu plus que ça pour le moment. Je le serais un peu plus tard quand Ntach qui avait moins que moi a été bien moins débile, il a mis la carapace, a attendu d'être ITM, puis est retourné au charbon pour finir dans les 200 et ship 7K! Tellement déçu pour moi et tellement heureux pour lui! Calou lui a attendu, attendu, attendu pour push KK et tomber sur AA presque à la bulle. Ce jeu et parfois cruel, et Calou n'a vraiment pas chatté depuis son arrivée à Vegas...bien sick. Juste après mon bust, je suis allé pour la première fois prendre un vrai repas tranquillou au "all american grill" dans le Rio. OBV j'ai pris des Ribs, full rack, c'était pas terrible, je m'en suis mis partout, mais je me suis quand même casser le bide, c'est bien la le principal! C'est la fin d'un rêve. Je me suis suicidé tout seul, j'avais de quoi attendre à un moment après avoir bust Gathy, je ne peux que m'en vouloir à moi même, mais je suis pas trop du genre à jouer pour être juste ITM en fait. Une leçon à retenir, j'ai autant pris de plaisir que je me suis ennuyé. C'est un constat pas cool, mais un constat réaliste. Niveau poker je suis plutôt rassuré car j'ai quand même bien joué, j'ai perdu masse de coup avec mes monstres, si j'en passe qu'un quart je me mets bien de chez bien, mais c'est comme ça, c'est la vie, par moment il faut être patient, et je ne sais pas faire. NEXT! Golden Nugget Grand Series, event #33 , 150$ Alors celui-ci, j'y vais tout seul, décontracté du gland, sans objectifs aucuns. D’ailleurs j'hésite entre celui-ci et son jumeau en face au Binions. Je choisi celui du Golden car je n'aime pas la salle improvisée du Binions, et je trouve bien sympa celle du Golden. Je suis tout seul, le tournoi commence à 13h, j'arrive à Downtown à 11h histoire de manger un bout avant et de profiter de cet endroit que j'aime plus que tout ici. De 11h à 12h30, je bloque sur une wheel of fortune au Binions, j'adore ce jeu et j'y joue une heure et demi pour un gain de 100$ en gros. Faut vite que j'aille manger, donc je m'installe au Binions Café puis je commande un steak avec des frites, et je me sens incroyablement bien. J'aime être ici, ya pas à chi**, les avis sont partagés, mais ma maison à Vegas c'est ici point barre. 14h15, le tournoi a commencé depuis plus d'une heure, faudrait peut être que je me bouge le cul! J'arrive dans la salle, puis je vois que Divinerites et sa femme son assis et play le tournament. D'ailleurs je suis à sa table. Je suis plus que détendu, et je m'aperçois que je m'amuse avec les jetons etc...ce que je n'ai pas fait pendant le Monster Stack tellement j'étais tendu comme un string en fait, et je m'en rendais même pas compte. Bref, on discute, c'est plutôt cool, je sens l'ami Divinerites quand même un peu tendu, mais franchement bonne ambiance. Si je vais loin tant mieux, si je bust tant pis, aujourd'hui c'est no stress! On a un jeune bien maniac à la table qui passe son temps à 3bet, un Danois je crois ou un truc dans le genre. Je lui explique rapidement qu'on va être copain sur le ton de l'humour, mais il n'a pas bien envie de rire, et il me demande de parler anglais quand je dis un truc rien a voir avec Divinerites alors qu'on a plus de cartes...bref, il est pas mignon, mais on va s'occuper de lui plus tard. Dernier coup avant la pause, j'ai KK donc j'ouvre, papy nit 3bet et je 4bet push, c'est la pause, on va pas se prendre la tête hein! Sauf que Papy à AA. J'ai pas le temps de me poser la question de re entry ou de leave que le croupier me donne un K river. Thank you papy et have a nice day ;-) Quand le moral et la, la bonne humeur et la pêche, bizarrement ça passe. Bref, après la pause je me retrouve encore à tapis PF avec AKs face au KK de la meuf qui a joué un coup en deux heures? Tellement obv, je touche un A direct puis je suis énorme, j'ai plus qu'à dérouler. C'est bizarre, je sais pas si vous avez déjà eu cette impression, mais il y a des tournois ou tu sais d'avance que tu vas ship, ou que tu vas perfer. J'avais clairement cette sensation, j'étais bien, puis je jouais bien, puis j'avais la chatte, donc je savais déjà à 80 left (145 au départ) que j'allais le faire. J'ai donc déroulé tranquillement jusqu'en demie, j'ai bien own mes tables, puis j'ai expliqué clairement à tout le monde que c'était pas le jour pour prendre mes jetons. J'ai quasi tout fait, des 4,5bet, des monstres bluff, etc...! La demie a attaqué genre à minuit, après 10 heures de jeu, et on a joué une bulle interminable de 2h...et mes démons m'ont rattrapé. Que ce fut long, qu'est ce que je me suis fait chi**, qu'est ce que j'ai pu livrer...! J'avais tellement envie de faire sauter cette bulle interminable que j'ai animé la partie, totalement en ma défaveur, mais j'ai mis de l'ambiance et de l'action. J'ai attaqué la bulle avec 60BB pour finir avec 16BB avant d'être convié à revenir le lendemain à 14h. Pff, quel sick FDP je suis franchement. Je joue pour la win, puis maintenant je joue pour gagner un pallier et prendre 250 balles....pffff balltingue. Bref, on verra demain, on va se rentrer, se calmer, demain est un autre jour, on verra! Le pote Divinerites à sauté juste avant la bulle, je l'ai senti complètement vert de chez vert. Au diner break, on avait mangé un hot dog ensemble à The D avec sa femme. Ces gens sont vraiment cool, super état d'esprit! Retour le lendemain à 14h avec les idées plus claires. on est encore 9, dont un français aussi discret que sympa. Bref, je suis revenu avec l’œil du tigre, c'est reparti pour le show. Les américains savent que je suis pas complètement débiles et me respectent, puis je remonte tout doucement.Je sors un mec puis deux. Truc de fou, ya un papy qui a foldé sur une ouverture avec 2BB...et il a eu raison le papy, il a gagné un pallier! Bref, à 4 left, je suis second en jetons, les stack sont assez proches et les ricains décident de chop à l'ICM. Au début je suis un peu contre l'idée, car je me sens fort et je joue bien, mais je suis le seul qui est pas ok, et rapidement je décide de pas faire mon français moyen. Il y a 4k à la win et genre 1,5k pour le 4ème. Le chop me permet de finir deuxième et de prendre 3k sans risques. Allez go, on sert la main à tout le monde, on ship pas, mais on prend quand même 3k, c'est pas rien pour moi et il faut être raisonnable. Je finis au bar du Golden à déguster un jus d'orange bien frais, je savoure, j'aime cet endroit et je suis bien ici... Voilà, j'ai raconté en gros ma partie poker à Vegas en 2015. Je ferais en sorte de corriger les fautes au fur et à mesure car le texte en est truffé, puis aussi de rendre le texte plus clair. J'ai tapé vite, il manque plein de truc, mais si je le fais pas aujourd'hui, la semaine prochaine tout est oublié. Je m'excuse d'avance, je sais que je ne suis pas précis sur les coups, mais je n'ai pas la compétence pour expliquer mieux que ça. Je voulais vous expliquer un peu plus ce qui me passait par la tête par moment, mais ça aurait été trop long, vraiment trop long. Si vous avez des questions ou des remarques, n'hésitez pas. Je raconterais dans mon prochain billet mon vegas hors poker, et ce sera fini pour ce blog. J’espère que vous avez passé un moment agréable à me lire, même si je trouve ce billet pas terrible. @Bientôt
  49. 20 points
    Je joue à ce jeu depuis une dizaine d'années, et j'ai rencontré plein de monde. Un peu de tout d'ailleurs...mais souvent des gens tordus en fin de compte, dans le bon comme dans le mauvais sens. Je me considère moi même comme quelqu'un de tordu puisque un peu addicte. Rien que le fait d'être addicte à un jeu d'argent suffit pour moi à être un peu tordu. Après il y a les légèrement et les vrais tordus! - Pour commencer, je vais parler de la population locale et des américains en général. Les voyages s'enchainent et le constat reste le même: qu'est ce qu'ils sont cool ces gens! Alors ok, il y a peut être l'effet Vegas avec des gens qui viennent passer un bon moment et sont détendus, mais quand même. Quel plaisir à chaque fois de partager mes tables avec des locaux de tous âges qui ont envie de discuter, de savoir d’où je viens, de me demander l'age de ma fille et son prénom, et de s'émerveiller de tout. Oui oui, ces gens sont cool, et j'ai bien conscience que je suis un peu leur hôte, donc je rigole avec eux, je discute, j'essaye de partager un peu de ma vie avec eux puis je passe un bon moment à chaque fois. J'aime leur façon de parler de tout et de rien, et j'aime leur patriotisme. Je reviendrais peut être dessus, mais la remise du bracelet de Phil Hellmuth restera un moment gravé dans ma mémoire. Diffuser en direct dans toutes les salles du Rio, le jeu s'est arrêté, tout le monde s'est levé pour l'hymne nationale, j'ai juste halluciné...un grand moment. Que dire de cette femme qui à payé mon parking avec sa CB alors que j'avais que du cash sur moi? Elle n'a pas hésité la moindre seconde, comme si c'était complètement naturel...bref, j'aime ces gens, et j'ai l'impression qu'ils me le rendent bien. - Clément est un mec de Lodève qui s'est qualifié sur le même tournoi que moi sur Unibet. La trentaine, pas du tout un grinder, juste un mec qui joue de temps en temps online, et qui à la chance d'être là avec son pote Gabin qui lui ne joue pas. Ils ne vont pas jouer au poker (Monster Stack pour Clément) mais vont profiter d'être là, boire des canons, faire la fête et profiter de la vie. Je n'ai pas eu la chance de passer beaucoup de temps avec eux, mais franchement des mecs bien, bon esprit, deux bons copains d'une extrême gentillesse. Un soir, complètement blindé, Gabin me rejoue la scène de Gainsbarre et Catherine Ringer...une folie tellement il tient le rôle à la perfection. Bref, des mecs biens, pas du tout prise de tête qui ne se prennent pas pour d'autres, belle rencontre. - Calouminou: Un peu la surprise du voyage. J'ai eu l'occasion de le lire sur le forum, d'échanger un peu avec lui vite fait, mais je n'arrive pas a cerner le mec. C'est qui, il a quel age, il est sympa...? Dès le deuxième jours, Calou vient à ma rencontre au Palazzo en voisin, il réside à côté au Flamingo. On se fait toujours une idée de la personne à qui on parle sur le net, mais là, j'avais tout faux. Voilà mon Calou qui débarque et qui tout de suite est très avenant, très curieux et très intéressant. Contrairement aux deux copains de Lodève, j'ai à faire ici à un vrai joueur de poker, accompli, calme, la tête sur les épaules, un mec qui sait ou il va. Très vite on discute bien, j'accroche assez vite au personnage attachant. On parle, on va jouer ensemble, on va faire des restaurants ensemble, bref, une très très belle rencontre. On est pas du tout sur la même longueur d'onde niveau poker car lui est un vrai de vrai, pas moi. Je reviendrais dessus mais il me sera d'une aide incroyable au niveau psychologie de ce jeu. Puis j'ai vécu avec lui la scène mythique de mon voyage quand une envie de chi** de tous les diables me prend sur la route en sortant du restaurant avant de rentrer sur le strip...un moment magique que je compterais dans le Real du zoo plus tard...crise de rire assurée. Bref, c'est une des rencontres importantes de mon voyage. Un mec bien, un vrai gentil, un vrai joueur, un vrai bon bonhomme le Calou. - Léandre Memeir2736. Je n'ai sincèrement jamais entendu parler de lui avant. A mon arrivée, il va mettre a peu près 5 secondes à m'expliquer qu'il est le plus gros cashgamer de Betclic.fr etc etc etc. C'est un mec qui fait de la muscu, qui est grand, costaud,beau gosse et qui me fait un peu penser à la fusion entre Helmut Fritze et Brice de Nice. Si je dois me fier à la première impression, je vais pas trop trop être pote avec lui car il va vite m'insupporter. Et en fin de compte, en creusant un peu, pas tant que ça. J'ai en face de moi un vrai personnage hors du commun. Un mec de 28 ans qui réagit un peu comme un minot de 14 ans, et surtout complètement déconnecté de la réalité. Je me demande encore s'il ne m'a pas level plusieurs fois, voir même du début jusqu'à la fin. En tout cas, j'ai faillit le détester et non, je garderais le souvenir d'un mec hyper attachant et totalement crazy. Comme quoi faut pas toujours se fier à la première impression. Par contre j'ai peur qu'il aille au devant de graves désillusions, et ça m'ennuie un peu car une fois de plus, j'ai rencontrer un mec vraiment attachant. -Divinerites et son amour de femme Un couple d'une cinquantaine d'années qui kiff la vie et qui kiff leur passion commune pour le poker à Vegas. Je les ai croisé au tournoi de l'Orleans et du Golden Nugget. J'aimerais bien être aussi heureux et aussi amoureux de ma femme dans quelques années. Un chouette couple qui respire le bonheur, très belle rencontre. - Nico Ntach s'est qualifié sur Everest et j'ai suivi sa qualification en direct online. Suite à ça il a posté un message sur le CP puis on s'est rapproché via Facebook etc... Franchement, j'avais compris que c'était un super mec via les réseaux sociaux, puis j'ai eu confirmation de tout ça en live. Ce mec est reposant. Il parle doucement, à toujours le sourire, trouve du positif partout. C'est un vrai passionné de poker également. Il a perfé sur le monster stack ou il prend 7K, j'étais trop content pour lui. Le seul hic, c'est que son téléphone ne marchait pas aux USA, et que j'ai pas passé le temps que j'aurais aimé avec lui, mais c'est une rencontre premier choix, un vrai bon mec, une super rencontre, et s'il faut partir au bout du monde demain avec lui, c'est sans soucis. -J'ai furtivement rencontré ZozoleClown et un autre grinder du CP dont j'ai mangé le nom. Ils avaient l'air super cool, mais on s'est juste croisé aux pauses du monster stack donc peu de temps. Sinon, il y avait un attroupement de français à la sortie du Rio aux break, près des marches, mais sincèrement, j'ai jamais eu l'envie de rentrer dans ce cercle la. Peut être que je me fais des films ou que l'image que je me suis faite est fausse, mais j'avais juste pas envie. D'ailleurs je m'attendais un peu à une sorte de fraternité entre frenchy, mais je suis tombé de haut. Pas mal de mec se regardaient en chien de fusil, du coup ça m'a un peu refroidi. Après, une fois de plus, je me trompe peut être la, mais en tout cas je l'ai ressenti comme ça. Puis au fond, j'ai toute l'année pour discuter avec des français donc OSEF. Quand je vois que ces mêmes mecs ont insulté André Boyer pendant le HU avec Pecheux, ça me conforte dans l'idée que j'étais pas loin de la vérité...#Next
  50. 20 points
    Après cette première journée bien fructueuse, c'est en pleine forme que je me réveille vers 9h, avant même que le réveil ne sonne. Je craignais devoir check-out à l'arrache mais je vais finalement pouvoir prendre mon temps. L'occasion de commencer à bosser sur mon CR du premier jour. Puis à 11h00 direction les outlets sud. Je préfère ceux du nord, mais comme je n'ai besoin que d'un petit truc en vitesse, je sais qu'au sud ce sera désert à cette heure ci. Et puis ça me fait deux fois moins de distance à parcourir. Arrêt rapide chez Perfumania donc, car je suis à sec. Grâce à la promo "un acheté le deuxième à $9.99" je repartirai avec deux flacons de 100ml de Burberry pour $80 taxes comprises. Je ne m'attarde pas car j'ai prévu de repasser plus longuement samedi, et prends la direction du Palm's pour faire débloquer mon téléphone. Ça prend 3mn montre en main, et retourne chez Pasta Mia juste à côté pour le Lunch. J'opterai cette fois-ci pour un plat de viande, un chicken parmigiana (poitrine de poulet légèrement panée recouverte de sauce tomate et gratinée à la mozzarella). Une tuerie bien évidemment, toujours accompagné d'une soupe, d'un pain à l'ail et d'un café, et le tout pour $11.99 Repu, je me dirige vers le Bellagio pour un peu de CG. J'avais lu de nombreux commentaires sur l'attitude parfois un peu hautaine du floor, de la longueur des files d'attente et du manque d'espace entre les tables, mais j' ai été plutôt agréablement surpris du contraire. Les tables sont suffisamment espacées pour permettre une bonne circulation, le préposé à été super sympa, et bien que 8eme sur la liste une nouvelle table à immédiatement été ouverte. Tout le monde cave max (300) et je fais de même. Dès la première main je touche mon set de 3 (spéciale dédicace Coltrane, mais c'est vrai que je run comme jésus de ce côté là depuis la veille). Mais je me fais déstacker. Tout part sur le flop, je montre mon set, il retourne 88 et fera straight sur 53746. Je reload, et parviendrais à ne remettre un peu à jeu en deux mains consécutives : Une option à 6 est payée 4 fois, je raise à 22 au bouton avec KQ, un caller. Flop AAJss, check, je cb 30, payé Turn K, check, je check behind River 7, check, je value 40, payé par QJ La main immédiatement suivante, option encore, payée cinq fois. Je fais la même raise à 22 du CO avec KK, suis payé deux fois avant qu'un papy pousse 130 et tapis. Je push a mon tour fold des deux, et ça tient contre AKs - Je me lève au final au bout de deux heures avec ma première perte du séjour,-$60. Il est 16h30, l'heure de check-in au Flamingo et la queue au registration desk est interminable. Heureusement, comme j'ai réservé directement sur le site de l'hôtel, il me suffit de contourner le desk et de rentrer mon numero de reservation dans une des bornes prevues a cet effet pour immediatement recevoir les cles de ma chambre. 3 minutes chrono ! Je retrouve la GO Room telle que dans mes souvenirs de 2009, vraiment tres agreable chambre, sans fioritures excessives mais dans la top range pour ce budget. J'ouvre les rideaux pour decouvrir ma vue, et la premiere impression est une petite deception, car ce n'est pas une strip view, ni meme une garden-pool view, mais une side avec une vue imprenable sur le Bally's. Mais en m'approchant un peu je decouvre alors la tour effeil, le Cosmo et... le Bellagio et ses fontaines sur un bon 2/3 de leur largeur. Je posterais bien une photo mais les reflets et contre-jour ne donneraient rien. Ce sera par contre dans la video du Day 2. Je prends mon temps pour deballer mes affaires, assister a un show des fontaines allonge sur mon canape, prendre une bonne douche et terminer le CR du Day 1. Vers 18h30, je prends la direction du Mirage. Car ce soir, all I need is Je recupere mes billets pour la seance de 21h30, puis vais m'asseoir un peu en CG pour patienter, une session d'environ 90 minutes dont je sortirai gagnant de $100 tout pile. Pas de coup particulier a raconter, mais au niveau de la peuplade qui hante cette PR (tout comme celle du Flamingo, a peu pres equivalente) on est clairement loin de ce que j'ai pu rencontrer a l'Aria, au CP ou au Bellagio... La moyenne d'age doit avoisiner la cinquantaine et avec mes bientot 37 ans je dois etre le second plus jeune de la table. Beaucouo\p de monde se connait et a ses habitudes, ca parle beaucoup, chaque nouvel arrivant inconnu est bombarde de questions, ca chambre, ca deconne, les croupiers s'en melent... bref, on ne voit pas le temps passer. Et le niveau est tres, tres soft, que demander de plus ? 21h je quitte tout ce petit monde et vais m'installer dans la salle pour le spectacle. Je suis super bien place, au premier rang de la deuxieme section, en plein milieu. Meme un peu trop bien place en fait, car la forme de la scene (centrale et en croix) et le nombre d'artistes - parfois une quarantaine sur le meme numero- fait qu'il est souvent difficile d'apprehender le tableau dans son ensemble. Je pense que les meilleures places sont parmi les moins cheres, dans les premiers rangs de la troisieme section. Le show en lui meme est magnifique bien sur, avec deux troupes bien distinctes : les danseurs et les acrobates, les tableaux alternant entre l'une et l'autre. Mais comme je le disais precedemment, c'est souvent difficile d'apprecier les numeros lorsqu'il y a trop de monde, on ne sait pas trop ou donner de la tete tant ca part dans tous les sens. C'est pour cette raison que les tableaux que j'ai prefere sont egalement les plus intimistes, lorsque le nombre d'artistes sur scene n'excedait pas les 5 ou 6 : les trapezistes de "Something", les patineurs de "Help", l'acrobate soliste de "Lucy", et les rainboots beat box et la choregraphie des lumieres sur "Come Together". Pas le meilleur spectacle que j'ai vu donc, O reste insurpassable pour l'instant, mais c'est vraiment du tres bon, et j'ai ete bluffe par tout l'aspect technologie "invisible" : filins de securite avec arret au centimetre, rails mecaniques de support, scene modulable hydrolique... bref, ca a du leur couter bonbon tout ca. Retour au Flamingo pour une petite heure de CG (+$33) et au lit ! Au programme du day 3 : Le meilleur weekly tournament de Vegas se trouve à la Nouvelle-Orleans, monster pot et deep run.
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