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Showing content with the highest reputation on 08/03/2010 in all areas

  1. 17 points
    olstar

    ca y est : je suis PAPA

    j'ai juste envie de vous faire partager mon bonheur d'etre papa depuis jeudi 4 mars a 23h15 avec 6 semaines d'avance, je vous raconte la surprise ! mais tt va bien pour mon petit bastian qui etait partie sur des grosses bases car il est mesure 46.5cm et pesait 2.8kg. avec de bonnes cartes en main il a pu rester dans la chambre avec ses parents et faire des pour ceux qui ont vécu cette expérience cela doit vous parler de cette émotion exceptionnel que cela procure, de sentir que cet enfant provient de sa propre chair, de son propre patrimoine. de le sentir si fragile (bon la un peu plus encore) et de vouloir le proteger et la rassurer face a un environnement completement different de ce qu'il a connu in utéro. pour ceux qui ne connaissent pas (encore) cela, je vous promet que c'est unique et que cela vous porte dans un etat d'adrelanine formidablement plus forte que toutes les quinte flushs royales du monde. dsl pour cet elan un peu niaiseux (a la quebequoise) mais j'ai tellement d'envie de que j'etais poussé a l'ecrire ici. you know what ? i'm happy
  2. 4 points
    PTCP

    ca y est : je suis PAPA

    comment t'as fais?
  3. 4 points
    tu nous fait chi** jamel
  4. 4 points
    J'ai pas encore eu le temps de lire le tread mais merci à tous pour le soutien!!! Pour ce qui est de la derniére main, il y a eu deal a 3, et finir 2éme ou 3éme ne changé rien financiérement pour moi, il fallait jouer la gagne pour gagner + Et avec JT en 3 handed sur J87 ma main a une trés bonne équité, dans ce spot il a le plus souvent 2 paires ou genre ATs et contre ces mains je suis pret a gamble, évidemment je suis deg quand je vois que je suis quazi drawing dead Encore merci à tous, je passe brievement sur le forum, je pense que demain je vais passer ma journée a lire tout le tread
  5. 3 points
    stephane0703

    High Stakes Poker

    Etre oop n'a pas d'importance quand tu as AA et un Stack to pot ratio de 2.
  6. 3 points
    Le palmares, c'est un peu comme le chiffre d'affaire d'une entreprise : ça ne dit pas si elle fait des bénéfs ou pas.
  7. 3 points
    Guest

    PasDeChance Room

    Si tu pouvais arrêter de vivre ca m'arrangerais. Merci.
  8. 3 points
    _TAAR_

    Pascal Perrault rejoint Full Tilt Poker

    Pour info pour 1H de coaching privé il demande 1pack de kro ( 6 ou 12 ça dépend des stakes ) et 500 grammes de pistaches et/ou cahuètes, avis aux amateurs.
  9. 3 points
    Jour 2 : le purgatoire (l'histoire qui suit peut sembler inventée, mais elle est authentique) Je fais un étrange rêve dans la nuit. Je mange des pâtes dans une restaurant italien avec ma femme, et lui fait la réflexion suivante : -"C'est vraiment un bon plan d'avoir un restau italien. Quand tu calcules ce que leur coûte un plat de pâte ou une pizza, et combien ils le revendent, ils se font une sacré marge !" -"Oui, mais tu oublies un truc Nounou (oui, je sais...) qui fait que ce n'est pas si intéressant que ça, me répond-elle... Le rake !" Je me réveille aussitôt et bondit sur mon lit. Il est 6h 30 du matin. J'ai dormi moins de 3 heures et je viens de faire mon premier cauchemar à bord du Costa Luminosa. Pourtant, je ne le sais pas encore, ce n'est pas le rake qui me hantera ce soir... Il est 22h30 ce mardi lorsque je quitte la salle de spectacle pour me rendre au casino. Au cas où. Les quatre Italiens de la veille discutent autour de la table. Lorsqu'ils me voient arriver, leurs cris résonnent dans la salle : "Ah ! El Francese ! Viene, Viene ! " Ils me prennent pour le fish de la soirée ou quoi ?! Je suis néanmoins flatté de me voir affubler du même surnom que Michel Platini lorsqu'il jouait à la Juventus. Peut-être le n°10 scellera-t-il mon destin ce soir. Nous nous attablons aussitôt tous ensemble. Et là, première bonne nouvelle. Mes amis italiens ont pris confiance et trois d'entre eux décident de se caver max. Fettucini vient apparemment de raser la table de roulette juste avant. Je sympathise avec Flavio. Comme il ne parle pas un mot d'anglais, nous parlons surtout avec les mains tous les deux. Le dialogue est difficile, mais en rajoutant un "i" ou un "o" à des mots français, je parviens miraculeusement à me faire comprendre de temps en temps. Je réussis notamment à lui faire "capicci" que mon arrière grand-père paternel était d'origine italienne, de Calabre plus précisement, qu'il se prénommait Fidelio mais que, selon ma grand-mère, il portait mal son prénom... Flavio me sourit poliment. Mais ma lecture infaillible du jeu adverse me laisse à penser qu'il s'en fout royalement en fait. Pendant ce temps, je parviens à grignoter petit à petit 40 euros à mes adversaires. C'est un vrai plaisir de jouer avec eux. Tous les pots sont limpés preflop. Ils sont d'une passivité incroyable, suivent avec n'importe quoi et misent gros dès qu'ils ont un gros jeu. Sinon, que dalle, ils préfèrent check/caller. J'ai juste à relancer preflop mes grosses mains et à garder le pot petit dans les autres cas. J'essaie de comprendre leur manière de fonctionner. En fait, sur Costa Croisière, peu importe la taille des mises ou du pot, la profondeur des stacks respectifs... Le concept de cote n'existe visible pas en Italien. Mes amis n'hésitent jamais à payer une très grosse mise avec une bottom paire ou une ventrale. Ils se doutent qu'ils sont derrière, mais ils se disent probablement que s'ils touchent leur quinte, leur deux paires ou leur brelan, ils vont piéger leur adversaire. Si jamais ils gardent leur bottom paire à la river, ils sont tout de même tentés de payer. Après tout, on ne sait jamais : même si l'autre à misé les trois streets face à quatre adversaires, ils est peut-être en train de bluffer... Enfin, le 3 bet preflop est apparemment un gros mot en latin, même avec une grosse paire en main. En résumé, le jeu est mégasuperloose, superpassif et très calling station. Le paradis pour un joueur de poker en somme ! Mais entre le paradis et l'enfer, il y a souvent le purgatoire. Celui-ci a la forme d'un pilier de rugby anglais, les oreilles décollé en moins. Tony s'asseoit à notre table en compagnie d'un sixième joueur, qui n'est autre que Penne Alarabiata. Tony nous révèle rapidement qu'il vient de Manchester. Il s'avère, de très loin, le meilleur adversaire à table. Visiblement, c'est un vrai joueur de poker, qui relance preflop (j'avais perdu l'habitude), tente quelques bluffs, ne surjoue pas trop ses mains, a une plutôt bonne lecture de jeu... Grâce à une série de set up favorables et beaucoup de réussite, il va passer de 200 à 550 euros en moins d'une heure ! Pendant ce temps, peu en verve, je parviens à perdre 100 euros et passe mon temps à mini recaver. Bruschetta nous sert une de ses spécialités : un induce bluff léthal à la river avec full max contre 3 joueurs... sauf qu'il est au bouton. Un jeune Allemand arrive à table et se cave à 50 euros. Cinq Italiens, un Allemand, Un Anglais et un Français à la même table. Je sens les larmes me monter aux yeux. C'est aussi ça l'Europe aujourd'hui ! Dire qu'il y a moins d'un siècle, on se foutait tous sur la gueule, chacun dans un camp différent. Aujourd'hui, on est tous réunis à la même table, comme lors d'une belle soirée entre amis, riant et palabrant tous ensemble. Même si on ne se comprend pas forcément toujours. Et même si l'objectif, in fine, est quand même de piquer le pognon de l'autre. Je ressens une douce euphorie, moi qui ai voté oui à tous les référendums sur l'Europe. J'ai envie de porter un toast avec mes nouveaux amis à Jean Monnet, De Gaspieri, tous ces pères de l'Europe. Mais je renonce finalement devant l'ampleur de la tâche. En plus, j'ignore comment on dit Jean Monnet en italien. Mon esprit divague. Il faut que je me ressaisisse, que je me reconcentre sur le jeu. Ce n'est pas évident. Je suis comme Sean Connery dans Goldfinger, lorsqu'il se fait klaxonner puis doubler par une nana. Il accélère aussitôt avec son Aston Martin pour montrer de quel bois il se chauffe avant de se calmer quelques secondes plus tard. "De la discipline 007, de la discipline..." Comme lors du siècle dernier, c'est notre Allemand qui va perdre la guerre. Une blitzkrieg en l'occurence. Quatre coups, pas un de plus. Il faut dire que lors de son 3e coup, Helmuth call un CB transalpin sur un board rainbow qui contient un As. Il call le second barrel adverse. Avant de faire un héros fold avec les 5 euros qui lui restent sur un pot de 110 euros... Pendant ce temps, Tony fait boire la tasse à tous ses adversaires. Mais Tony aime également boire. En une heure et demi, il doit boire pas moins de 10 verres de bières et /ou de champagne et est désormais en proie à un véritable coma éthylique. Tout ce que je vous raconte là est 100% authentique (en me relisant, je me rends compte que c'est presque trop gros pour être vrai) ! Une fois encore, je rentre rapidement dans la 5e dimension. Tony est complètement torché, il s'endort une fois sur trois, met un temps fou à miser à chaque street parce qu'il a du mal à appuyer sur les touches. Je suis assis juste à droite de Tony. Et la forte odeur alcolisée qu'il dégage désormais est compensée par le fait qu'il oublie parfois de cacher sa main. L'oeil perfidement oblique, il m'arrive en effet environ une fois sur quatre de voir une, voire même deux de ses cartes. Une avantage discutable d'un point de vue éthique qui ne me sera toutefois d'aucune utilité. Ou presque. Le jeu devient vraiment très pénible. Je suis remonté progressivement à 290 euros, grâce à mes amis italiens. Mais Tony est vraiment au fond du trou, et certains coups durent 6 ou 7 minutes tellement il est long à la détente. Ce qui a le don d'exaspérer Penne qui se lève bruyamment, agite les mains en pointant du doigt "il rosbifo" puis s'éloigne al pesto (en pestant). Il est 1h30 du matin. Nous ne sommes plus que 5 à tables et le drame se noue. Je suis au SB et découvre AA. Trois limpers avant moi, rien d'extraordinaire juque là. Je raise "à la cercle parisien" avec 17 euros. Au BB, Tony met 45 secondes à appuyer sur son tableau digital et me 3 bet à 39 euros.Les italiens sentent que les lasagnes sont cuites sur ce coup et préfèrent folder. Je 4 bet à 94 euros et Tony instacall... ou presque. Il lui faudra une bonne vingtaine de secondes pour trouver le centre du bouton "call", puis du bouton "valider" (il faut à chaque fois appuyer sur deux boutons différents, ce qui ne facilite pas la tâche de Tony). Le flop 9QJ ne me fait pas du tout plaisir. Tony est un joueur qui n'a 3 bet qu'une fois jusqu'à présent. Mais en même temps, il est complètement "torchon, chiffon, carpète". Je shove au flop en serrant les fesses. Je vois Tony, le regard globuleux, se précipiter vers le bouton "call" et appuyer dessus en seulement 12 secondes. Son record depuis une demi heure. Bon, ça sent mauvais. Les cartes se retournent. Tony possède TT. Cela aurait pu être pire mais j'aurais préféré un main comme AQ ou KK. Car avec ses 10 outs, le Mancunien doit avoir 38% de remporter ce pot de 586 euros, si mes calculs sont bons. Un 8 à la turn me foudroie. Tony se tourne lentement vers moi avec un souvenir goguenard, dénué toutefois de toute animosité. Je lui réponds par le même sourire que Ségolène Royal après le second tour des présidentielles, le même sourire que Dominique de Villepin lors de son arrivée au procès Clearstream. Je ressens alors l'humiliation suprême de devoir me lever pour aller me restacker à la caisse. Lors de cette soirée, j'ai réussi à perdre 300 euros face à quatre calling stations italiennes et un Anglais ivre mort. Malgré les 800 euros qu'il affiche au compteur, l'Etat de Tony continue de se détériorer. Je suis obligé de le réveiller toutes les 5 minutes. A cause de lui, chaque coup dure en moyenne 6-7 minutes. Quand vous venez de vous faire destacker et que vous avez envie de vous refaire au plus vite au milieu d'un aquarium foisonnant de fishs, croyez-moi, c'est terriblement frustrant. L'heure tourne. Les coups se jouent trop lentement et le casino ferme à 3h 30 du matin. A deux reprises je conseille à Tony d'aller se coucher. Il risque de perdre tout son argent, mais surtout, il ralentit beaucoup trop le jeu. C'est vraiment insupportable parfois, et je préfèrerais largement me retrouver face aux trois Italiens, dont deux sont 150 BB deep. Les deux fois, Flavio et Fetuccini me lancent un regard noir. "No, no, staye, staye", crient-ils à l'encontre de Tony. Visiblement, ils ont décidé de le dépouiller ce soir. Et c'est vrai que Tony commence à faire vraiment n'importe quoi depuis plusieurs minutes. Il devient de plus en plus aggro. Il oublie même de regarder sa main près d'une fois sur deux et ne la regarde parfois qu'à la turn ! Soudain, je vois mes trois Italiens s'arrêter net et suivre du regard une jeune fille en mini jupe, aux jambe interminables et à la poitrine opulente, défilant aux bras d'un Russe. Lequel, on se demande bien pourquoi, fait une gueule d'enterrement. Comme il n'y a rien d'autre à faire, je décide à mon tour de reluquer Tatiana. "Purée, c'est vrai qu'elle est sacrément bien roulée cette ...!!! ". Tony est le seul à s'en foutre complètement. Il cherche depuis deux minutes le bouton "raise" sur son écran, alors que ce n'est pas à lui de jouer. Ce coup restera dans les annales de Costa Croisière puisqu'il durera 11 minutes en se terminant pourtant à la turn ! J'ai grignoté 22 euros quand arrive le deuxième coup clé de la soirée (il y en aura trois). Au bouton, je relance à 12 euros avec une paire de dix, la main fétiche de Michel Platini. Je fais enfin honneur à mon surnom. De SB, Tony me call en 33 secondes sans avoir regardé sa main. Fetuccini participe à la fête. Sur un flop 883 dont deux piques, je CB à 22 euros. Tony call, mais a sans doute oublié qu'il n'avait pas regardé sa main. Fetuccini call. Le turn, un 4 de pique, apporte un troisième pique. Tony check, Fetuccini mise petit à 25 euros. Je call. Et là, Tony décide de balancer son tapis. "Mama Mia", mama mia". Fetuccini vient de folder. Tout d'un coup, le cartésien que je suis est au prise avec un effroyable doute. Tony a-t-il en fait vu sa main. Il me semble que non puisque je l'ai bien observé preflop. Est-ce qu'il n'y aurait pas jeter un oeil pendant une seconde d'inattention de ma part ? J'hésite. Je ne vois vraiment pas à quel moment il aurait pu le faire... Grrr... Pfuuhhh... Huumm. Bon, si j'ai raison, je suis obligé de payer ici. D'autant que j'ai un T de pique qui peut toujours me donner une couleur à la river. Je call et Tony dévoile A4o sans pique. J'avais donc bien vu. L'Anglais ne touche pas l'un de ses 2 outs à la river. J'ai refait une grosse partie de mes pertes. Tony commence à donner de gros signes de faiblesse. Il perd bêtement plusieurs gros coups contre les Italiens. J'ai des tells incroyables sur ces joueurs, leurs betitngs patterns, leurs ranges de mains... Ainsi, Flavio devient muet quand il a un très gros jeu. Plus il mise gros, plus il est gros. S'il mise petit, c'est qu'il n'est pas sûr, mais il call toute de même souvent un raise éventuel. J'identifie clairement son range de raise preflop : 88+/ AT+. Il n'a jamais relancé preflop avec moins bien. Fetuccini lui est le roi du limp preflop. Il est un peu plus aggressif (toute proportion gardée évidemment) que Flavio postflop. Lui aussi mise très gros ses gros jeux mais aime la jouer à l'envers dans son attitude. Comme lorsque je value bet à la river ma paire max sur un board avec un brelan possible. Il me fait alors tout un cinéma, gesticulant et soupirant en italien : l'air de dire, ma qué, je n'ai pas grand chose, mais allez je te fait un mini raise bluff pour te faire croire que j'ai un brelan en main. Evidemment, il a bel et bien le brelan... Quant à Bruschetta. Bah, on s'en fout un peu. Il est beaucoup plus discret à table et joue depuis une heure avant un stack oscillant autour de 30 euros. Il est 3h15 du matin. Les Italiens et moi, nous nous sommes partagés les dépouilles de Tony, à qui il ne reste plus que 90 euros. Flavio a désormais 450 euros, moi 470 euros et Fetuccini 510 euros. Hum, ça devient intéressant tout ça. C'est vraiment dommage que le casino ferme dans un quart d'heure. Bruscetta est tombé au champ d'honneur, résistant héroïquement de longue minutes avec moins de 5 BB. Avant de shover 4,5 euros preflop avec A2. En vain. Au cutoff, Flavio raise à 6 euros (il a donc 88+/AT+). Au bouton, Fetuccini 3 bet à 12 euros. Que veut dire ce mini 3 bet ? C'est la première fois, en deux jours et près de huit heures de jeu que Fetuccini 3 bet ! Déjà qu'il est très avare de raise preflop. Cela sent à plein nez la grosse main. J'avoue ne pas comprendre son mini raise. Peut-être, dans son esprit, veut-il faire grossir le pot preflop avec sa main premium. Mais pas trop n'ont plus pour attrapper le poisson dans ses filets... Difficile de se mettre dans la tête d'un joueur de poker italien labélisé Costa Croisière. Avec mes 22 au SB, je décide de caller. Quarante seconde plus tard, Tony nous rejoint. Le flop 2JK lance les hostilités. Tony instashove overbet ses 80 euros restant en moins de 10 secondes. il fait clairement n'importe quoi maintenant et peut avoir ici une bottom paire, une ventrale, une top paire, un As. Bref n'importe quoi. Flavio instacall aussitôt. Et là, Fetuccini me refait tout son cinéma de la dernière fois. Il se lève. "Ma qué, je vais payer, au point où on est est, c'est la fin de la soirée, tant pis on verra bien", semble-t-il dire en s'agitant. Mon rythme cardiaque s'accélère. On est tous 250 BB deep et c'est potentiellement un très gros coup qui se joue là. Je ressens un flot d'adrénaline m'envahir. C'est d'autant plus ridicule qu'il m'arrive parfois de jouer des pots bien plus élevés sur Internet, sans que cela me procure autant de frissons (il faut dire que sur le Net, ça va tellement vite qu'on n'a pas le temps de souffrir). J'hésite. Je suis assailli d'infos contradictoires. Face à de tels joueurs, je suis obligé de jouer mon tapis ici, même 250 BB deep. Je n'ai pas droit de la jouer petit bite. Oui mais... on est 250 deep. Et surtout, tout le cinéma de Fetuccini me fout vraiment les jetons. Je le connais tellement bien maintenant que je le vois sur 4 mains. JJ, KK, AK et KK (plus peut-être QQ). S'il ne me faisait pas tout ce cinéma, je relancerais sans doute. Oui mais. Oui mais là... En fait, je suis quasi sûr qu'il ne peut me faire ce cinéma qu'avec une de ses quatre mains. Et que même un AK pour lui, face à 3 joueurs, sur un tel board et sur un pot 3 betté preflop, aussi deep... c'est une main monstrueuse. Bref, j'ai grosso modo une chance sur deux d'être vraiment devant et une chance sur deux d'être vraiment derrière. La range de Flavio est également assez limpide. C'est AT+ avec une paire touché ou une ventrale plus un As. Ou JJ+ avec, éventuellement, lui aussi un set floppé (Flavio est tout à fait capable de juste caller KK ou AA preflop dans un pot 3 betté à quatre joueurs. Pour dissimuler sa main et piéger l'adversaire évidemment). Je réflechis près de 40 secondes. Un record pour moi, qui ai l'habitude de prendre mes décisions en moins de 15 secondes, Internet oblige. J'hésite vraiment entre le call et le raise (ou shove). Est ce que je peux m'envoyer en l'air aussi deep, dans une situation peut-être marginalement EV+ face à des joueurs sur lesquels j'ai un tel edge. Est-ce qu'il ne vaut mieux pas attendre un spot plus largement EV+ que celui-ci ? Oui mais, suis-je bien sûr que ce spot ne soit pas bien plus EV+ que je ne l'estime? Mon cerveau part dans tous les sens. Les 3h15 du matin n'aident sans doute pas. Je décide de caller. Je me dis au final que la turn m'apportera des infos supplémentaires sur les mains adverses. Je connais par coeur mes Italiens maintenant... Oui, mais est-ce que je peux me permettre de leur faire tirer une autre carte ici ? Tant pis, ma décision est prise. Je call. Je call donc et une Q apparait à la turn. Flavio donk bet immédiatement 120 euros et Fetucini call en continuant son cinéma. Là, ça sent vraiment le pâté pour moi. Lorsque Flavio donk bet comme ça, c'est qu'il est systématique très fort. Et le cinéma de Fetuccini ne me rassure pas le moins du monde. Cette dame tape en plein dans le mile de leur range. Le seul avantage ici, c'est que la situation s'éclaircie pour moi. Le fold devient désormais l'option la plus raisonnable (si je call juste je suis obligé d'aller jusqu'au bout). Il faut que je me mette dans la tête que même face à des gros fishs, je peux être dans une situation de set over set. Oui, mais, quand même, ce sont des gros fishs... Tant pis je folde. Et là, pour tout vous dire, j'espère vraiment que les deux (ou en tout cas l'un des deux) sont énormes. Car je sais que si je folde ici la meilleure main et lâche potentiellement un gain de 1000 euros, je vais passer une bien mauvaise nuit... La river : 9. Flavio check aussitôt et Fetuccini l'imite. m**de, c'est pas possible ! Second rush d'adrénaline. Me dites pas que vous aviez moins bien que moi les gars ! Non, pas ça ! Avec un large sourire Flavio dévoile alors AT pour une ventrale touchée à la turn. Fetuccini, lui, a AK. C'est ballot, mais je ressens alors une légère euphorie à l'idée d'avoir pris la bonne décision à la turn et économisé 370 euros. Je note au passage l'instacall de Flavio au flop avec une telle main. Ainsi que son terrible check induce bluff à la river avec les nuts. Une horreur absolue qui lui coûte potentiellement beaucoup d'argent. Mais bon, Flavio est heureux, ça se voit et c'est l'essentiel. Nous nous souhaitons tous allègrement une buena nutti. Et laissons prostré sur la table le Queen Mary, c'est-à-dire une épave anglaise. Je rentre aussitôt dans ma chambre à pas feutré pour ne pas réveiller mes deux femmes. Après la joie d'avoir pris une bonne décision, j'éprouve progressivement un sentiment de plus en plus mitigé. J'ai quand même réussi à perdre 130 euros sur l'une des tables de poker les plus faciles du monde. Certes j'ai pris la meilleure décision au turn. Mais l'ai-je pris également au flop ??? Certes, mon estimation du range adverse était juste. Mais j'étais devant eux au flop et ai laissé passé potentiellement un gros pot car je sais que Fetucinni n'aurais jamais lâché son AK ici, même 250 BB deep. De toute façon, il ne sait pas ce que ça veut dire 250 BB deep ! Je me dis pour me consoler qu'en relançant au flop, Flavio aurait été tenté de me suivre avec sa ventrale et son A. Et m'aurait horriblement suckouté à la turn. Et là, je vis ce que beaucoup d'entre nous avons sans doute déjà vécu à plusieurs reprises. Allongé sur mon lit, je rejoue dans ma tête le coup des dizaines de fois et ressasse toutes les options possibles, les avantages et les inconvénients, etc, etc, etc... Bref, je ne m'endors pas avant 4h30 du matin. J'avais prévu de faire un break poker d'une semaine et de me détendre en famille, au soleil, sur un navire de croisière. Loin des cartes, des jetons, des bad beats... C'est réussi.
  10. 3 points
    (Seconde partie) De mon côté pas grand chose à signaler lors des deux premières heures. Je monte à 250 euros avant de redescendre à 170 euros, frappé de plein fouet par la ventrale backdoor de Spaghetti Alabolognaise. Spaghetti est finalement assez redoutable et m'overplay à au moins trois reprises. Non sans une certaine cruauté. Comme lorsque face à 5 limpers, je découvre T8 au BB et opte peu courageusement pour un limp. Petit pot-pourri - au sens propre et figuré - d'une soirée. Le flop 43T rainbow m'oblige à fébrilement donk better 8 euros dans un pot de 12. Sans doute conscients de ma fébrilité, quatre de mes adversaires instacall aussitôt. Le flop, un 5, me donne un vérible haut-le-coeur. Je pressens aussitôt que Bruschetta a touché ses 2 paires avec son 53o et que Penne a eu ce qu'il voulait : sa quinte avec son 62o. Blême, je check illico, immité par mes quatre Italiens. Un silence pesant s'installe à table... La river, un J, n'arrange pas mes affaires. Tout le monde check à nouveau et Spaghetti s'adjuge ce family pot avec son terrible J6. "Bravvvoo, bravvvoo", le félicite sportivement Penne, qui finalement n'avait pas touché sa quinte. Sur le coup, j'avoue ne pas comprendre. Pourquoi Spaghetti m'a-t-il payé au flop en deuxième position dans un pot à six joueurs avec J6 ? Mais après une courte réflexion, tout s'éclaire : Alabolognese ne pouvait folder une telle main alors que le probable call de toute la table derrière lui donnait une belle cote pour toucher sa backdoor quinte. Sans oublier, que le J, une overcard, pouvait toujours s'avérer décisif ! Même redoutable, Spaghetti allait pourtant se faire destacker peu après sur un board QAT97 (dont trois coeurs) en callant avec A3 et plusieurs joueurs dans le coup le trois barrels CB de Tortellini, lequel détenait AJ... Les Italiens se destackent mutuellement dans un combat sanglant, où la ventrale touché (ou pas) fait souvent la différence au final. Sur les coups de 1h30 du matin, Tortellini, grand gagnant de la soirée, décide de nous quitter de son plein gré (les autres, eux, n'avaient pas choisi) et je me retrouve à table face à deux joueurs : Flavio plus un Espagnol, qui s'était installé peu avant. Entre temps, je suis remonté à 202 euros pour un bénef de 2 euros et un gain horaire de 80 centimes de l'heure. Mais, comme disait mon grand père, il n'y a pas de petit bénéfice. Le combat est âpre et il n'y a pas de temps perdre. Le rake rode autour de nos stacks respectifs, tel un vautour autour de sa proie. Et c'est encore plus flagrant à 3 joueurs ! Mes deux adversaires discutent. L'un parle en Espagnol et l'autre répond en Italien. Ils semblent très bien se comprendre. J'essaie de m'inviter dans la conversation dans un mélange de Français-Anglais qui laisse mes deux amis apparemment perplexes. Flavio me toise, sourcil levé, et me lance : "No capito !". J'avoue être désarçonné. Pourquoi donc, sur les coups de 2 h du matin, Flavio se sent-il obligé de me confier qu'il n'a pas vu le Capitan, un film d'André Hunebelle avec Jean Marais et Bourvil ??? Certes, j'aurais pu tenter de m'exprimer en Espagnol, puisque c'était ma deuxième langue au lycée. Mais le 5 que j'ai pris dans la face à l'oral du Bac m'a totalement complexé vis-à-vis de la langue de Cervantes. Enfin bref, le combat à trois, lui, continue. A 2h17 AM, j'inflige un terrible set up au valeureux Flavio. Sur un board 3546, les tapis volent. Flavio a K7 moi 78. J'ignore si Flavio m'a invectivé à ce moment-là. Mais une suite inniterrompue et indiscernable de mots finissant par "i" se sont échappés de sa bouche pendant une bonne dizaine de secondes. Seul un mot finnissant par "o" s'intercalant de temps à autre ("vafenc**o ?"). Flavio se lève alors non sans une certaine dignité et nous souhaite, l'Ibère et moi, "una buena nutti", bras dessus-dessous avec sa supportrice n°1. L'oeil grivois, je ne peux alors empêcher de penser qu'il rentrera dans sa chambre avec une grosse paire en main. Reste l'ultime combat, pas le plus facile, face à l'Espagnol. Antonio à encore 75 euros devant lui. C'est sans doute le meilleur joueur de la soirée car il est plutôt imprévisible, à fortiri en HU. L'avantage, c'est qu'il croit que je le bluff tout le temps. Il me faudra tout de même prêt de 3/4 d'heure pour venir à bout de ce jeune homme au catogan et au teint hablé. Petite précision : avant ce heads up final, j'avais 260 euros à table. Après avoir destacké mon adversaire, je culmine à 261 euros. Conclusion : j'ai lâché 74 euros en rake pendant ce laps de temps ! Il vaut donc mieux avoir un sacré edge sur son adversaire en HU et un minimum de profondeur de tapis pour que ça soit rentable sur ce genre de tables. Question : Est-ce que j'y retournerai ce soir ? Bah... c'est ça ou soirée bingo...
  11. 2 points
    (Première partie) En direct du golfe persique, pour une semaine de croisière en famille. Après deux jours de plein soleil, il fait un temps pourri. J'en profite donc pour vous narrer mes aventures pokeristiques à bord du Costa Luminosa, dernier fleuron de la flotte de navires Costa Croisières qui, comme son nom l'indique, est une compagnie italienne spécialisée dans les croisières... Pour la première fois depuis bien longtemps, j'avais prévu de faire un break poker de huit jours. Pas de check/raise, d'induce bluff ou de bad beats au programme, mais plutôt la visite de Dubai, Abu Dhabi, Bahrein et consorts entre deux séances de jacuzzi et quelques cocktails colorés. Un programme soudainement chamboulé lorsqu'hier soir, je traverse le casino du bateau en tout bien tout honneur (si, si !). Coincé entre deux tables de black jack et une poignée de bandits machots, je vois de loin quatre Italiens bruyants (pléonasme)et gesticulants (tautologie), attablés à une table ovale qui me rappelle vaguemment quelque chose. Mu par une curiosité légitime, je m'approche lentement et découvre qu'il s'agit d'une table de poker électroniquie. Diantre ! Je n'avais pas du tout prévu ce scénario. Sur le site Internet du bateau, j'avais évidemment vérifié au préalable la liste des jeux proposés au casino : machine à sous, black jack, roulette, stud poker... mais à priori pas de texas holdem. Je me renseigne immédiatement auprès d'un responsable du casino qui me confie que cette table a été installée il y a quelques semaines seulement. Caves minimum à 50 euros et maxi à 200 euros (blinds 1/2). Il est 23h sur le bateau (20h à Paris). Et ce serait pour moi une véritable faute professionnelle de ne pas m'asseoir à cette table. D'autant que je ne suis pas prêt de trouver le sommeil. Et qu'au programme de la soirée, c'est ça ou l'élection du Mister Costa croisière de la semaine. Mon choix est vite fait. Première déception, les quatre macaronis viennent apparemment de commencer et son tous cavés à 50 euros. Je ne suis pas prêt de rembourser ma croisière moi ! Il me faut deux-trois minutes pour me familiariser à l'engin. Les mises, ainsi que la taille du pot, ne ressortent pas assez clairement sur l'écran principal. Lors des premiers coups, mes adversaires et moi-même nous approchons systématiquement du centre (là où se trouve l'écran principal qui affiche les cartes et les mises) en fronçant les sourcils pour certains, en remontant les lunettes sur le nez pour d'autres, comme si nous examinions tous à tour de rôle au microscope un spécimen rare de lombric local. Un rituel systématique qui dure facilement un quart d'heure. Est-ce que c'est en raison de la tronche d'ahuri que nous faisons tous à chaque fois que c'est à notre tour de jouer ? Toujours est-il que rapidement, un petit attroupement se crée autour de la tablée. Et en quelques minutes, trois autres Italiens nous rejoignent eux aussi. Deuxième déception : le rake semble atteindre 10% et j'ai un affreux doute sur le fait qu'il soit capé ou pas... Les coups commencent à s'enchaîner. Tant bien que mal. Et là, je rentre rapidement dans la cinquième dimension. D'abord parce que certains semblent découvrir le fonctionnement de la table électronique... mais aussi le jeu lui même. Du coup ça tatonne, ça met trois plombes avant de miser et ça commet parfois quelques boulettes. Ainsi le dernier Italien arrivé, que l'on baptisera Penne Alarabiata (pour la facilité du récit), appuie sur le bouton all in d'entrée (50 euros) au cutoff avant de se rendre compte de son erreur. De SB, je découvre Q3o et décide lâchement de folder. Ce qui n'est pas le cas derrière moi de Fetuccini Alpesto, dont la paire de 22 viendra s'empaler contre le T7 adverse. Mes amis à table sont volubiles, le jeu est terriblement lent (surtout quand on a l'habitude de multitabler sur Internet) et à chaque tour, un joueur se fait sermonner par son compatriote parce que c'est à lui de jouer, mais qu'il ne s'en rend pas compte parce qu'il est en train de palabrer... Dans cette ambiance de carnaval vénitien, le jeu est très loose passif, à l'exception de Penne, qui tend à surjouer fortement ses mains (en gros, bottom pair = nuts). Parmi les personnages de cette commedia del arte, il y a d'abord Spaghetti Alacarbonara. Spaghetti a beaucoup de mal à cacher son jeu. Ainsi, lorsqu'il touche son brelan d'As à la river, il ne peux pas s'empêcher "d'eructer de joie" puis d'applaudir bruyamment. Le seul problème, c'est que ses deux adversaires dans le coup n'ont pas encore joué à la river avant lui. Quand il se rend compte de sa méprise, Spaghetti devient tout rouge (et est rebaptisé du même coup Alabolognaise), tand que tous ses amis, morts de rire, le chambrent allègrement. Pas fous, les deux adversaires qui le précèdent checkent prudemment. Ce qui n'empêche pas Spaghetti, pourtant peu réputé pour son jeu agressif jusqu'à présent, de miser 40 euros dans un pot de 24 euros. Fold adverse et Spaghetti de montrer, bravache, un brelan d'AS kicker 8. Et la table de s'giter aussitôt, chacun y allant de son commentaire, avec plein de mots qui finissent en "i". Il y a aussi Bruschetta. Le moins extraverti des joueurs à tables concourt avec Spaghetti pour le titre de Mister passif de la soirée. Il n'hésite ainsi pas à limper au SB ses KK puis, quelque coups plus tard, à checker son full max face à trois adversaires. Un induce bluff terriblement viscelard... sauf que Bruschetta est alors au bouton et qu'il n'y a plus personne derrière lui... Il y a le clone de Flavio Briatore. Flavio a plusieurs atouts. Il est sympa et est soutenu derrière lui par une blonde volupteuse, qui s'est faire opérer des lèvres par le même chirurgien qu'Emmanuel Béart (le professeur Delajoux ?), et qui vibre à chacun de ses exploits. Flavio a pour particularité de ne pas miser quand il n'a rien, de miser petit quand il a une petite main, de mise plus gros quand il a la paire max, et d'overbetter quand il a du très lourd. Il a également l'habitude de souffler de dépit quand il a raté son tirage ou quand il n'a pas de jeu, alors même que le coup se déroule. C'est assez destabilisant au début. On redoute la ruse de sioux, le coup classique du mec qui veut faire croire qu'il est faible alors qu'il est fort. Mais non. Flavio a un métagame bien plus élaboré et joue probablement sur le fait qu'il sait qu'on sait qu'il sait qu'on sait, etc... Flavio montre tout simplement son dépit lorsqu'il n'a pas de jeu. Mais si d'un seul coup, Flavio se tait, s'avance de 50 centimètres sur la table, grandit d'autant de centimètres... alors là méfiance ! Enfin, il y a Tortellini Alpomodoro. Pas grand chose à signaler sur Tortellini à part ses lunettes vertes et le fait qu'il soit sans doute un précurseur dans le milieu du poker. Tortellini a en effet inventé un nouveau concept : le donk bet fold, qu'il pratique assidument, face à un ou plusieurs joueurs. Tortellini n'hésite pas non plus à folder preflop au BB lorsque ses adversaires ont tous limpé. Sans doute se méfie-t-il du rake exhorbitant prélevé à la table, et prèfère-t-il en payer le moins possible...
  12. 2 points
    Quand vous aurez son palmares on en reparlera...
  13. 2 points
    jamel oui la chance fait toujours parti du jeu mais il a dominé la tf donc il le merite
  14. 2 points
    special K

    ROFL thread

  15. 2 points
    Orson

    ca y est : je suis PAPA

    alors ça c'est une bouteille de lait...
  16. 2 points
    And the winner is... ...le short stack du heads-up : Anthon-Pieter Wink. Il aura fallu environ une heure pour voir la flush gagnante composée de son sur le board , qui pèse bien plus lourd que le en face. Il remporte cet UPO et les 172 000 € de la première place. Son adversaire se consolera avec 110 000 €. Petit bilan à chaud de cet UPO Budapest 2010 Le moins que l'on puisse dire est qu'Unibet sait organiser un tournoi. Les joueurs ont été chouchoutés au niveau du package : ville magnifique, hôtel de luxe splendide, buffet gargantuesque, superbes sweatshirts (?)... Et côté poker, personne n'a trouvé à redire sur les conditions de tournoi. Tout au plus pourra t'on reprocher l'étrange idée du main par main à chaque palier de répartition des prix. La structure, sans être un modèle de deepstack, a tout de même permis de développer du jeu, notamment sur les day 1. N'oublions pas de saluer les quelques performances françaises, notamment Michael Donteville (notre chouchou en chef), Patrick Bousquié, Alix Sivanthaphanith, Frédéric Bottoli et Emmanuel Rosetta. Et saluons les d'autant plus, avec Marine Jouaillec, Jean-Paul Pasqualini, Morgan Polo et tous les autres, pour leur disponibilité et leur gentillesse. Sans oublier Ayesha Carmody et sa très belle place au ladies event, soutenue par Thomas Luisin et Eric Boquet. Troisième place que l'on devrait considérer comme première au regard du heads-up final qui a eu lieu entre deux hommes ! Côté défauts, ce sont essentiellement les journalistes qui ont souffert : salle de presse bondée où il fallait se battre pour trouver des places ; Connexion Internet particulièrement farceuse, voire taquine qui a vu plus d'un d'entre nous sur le point de tester la solidité des murs avec nos PC portables. Le rythme de parution des informations s'en est cruellement ressenti... Et puis, quelle drôle d'idée que d'organiser cet événement parallèlement à l'EPT de Berlin qui a totalement tiré la couverture médiatique à soi, y compris par des moyens involontaire. Le coup du braquage nous a fait totalement oublier ce qui se passait en salle pendant quelques heures ! Mais ne boudons pas notre plaisir ! Ce fut tout de même un tournoi sympathique qui, même sans grands événements palpitants, a amené son lot de bons moments.
  17. 2 points
    Duel final On ne peut pas dire que ce soit très violent entre le suédois Peter Skaj et le hollandais Anthon-Pieter Wink. Quelques coups ont ramené un semblant d'équilibre entre les stacks, mais on est loin d'un swing de LAG. Ca joue les standards, propre et simple.
  18. 2 points
    Suivi des sorties C’est avec une lenteur accablante que les éliminations s’enchainent. En huitième place est sorti le hongrois Gail Zsomba détenant contre . A la river est découvert un . Il quitte la table avec 14 835 €. Le chip-count à la pause est de : - Peder Skaj: 1.220k - Anthon-Pieter Wink : 1.100k - Maksim Tyurin : 580k - Claus Bek Nielsen : 420k - Nils Ral : 300k - Danny Dabbagh : 220k Après le dinner break, le belge Nils Ral est sorti en 7ème posiiton, soit avec 21 045 €. Quelques minutes plus tard, on assiste à la sortie du danois Danny Babbagh en 6ème place 28 290 €). Il avait fait tapis avec , payé ; son adversaire a . Le board dévoile .
  19. 2 points
    N!co

    Hot Babes, le topic sexy de Club Poker

    Merci Bibabuuuuuuuuu
  20. 2 points
    j'ai le droit de ne pas poster dans ce thread ?
  21. 2 points
    J'ai pas photoshop et je maitrise à peine paint mais le reportage sur le poker est un vrai vivier pour les dudley et autres
  22. 2 points
    Dernier jour (jeudi) : Incassable Le premier bad beat de la journée a lieu quelques heures avant que je m'assois à la table de poker. Accablé par des problèmes de dos depuis plusieurs mois et alléché par une offre promotionnelle, je prends rendez-vous pour une séance de massage au centre de beauté, situé au 10e étage du Costa Luminosa. En fait, il y a également une troisième raison. En visitant le "beauty center" en début de semaine, j'avais remarqué que la masseuse avait de faux airs de Monica Belluci, la poitrine généreuse en moins. Mais bon, 55 c'est moins bien que QQ (je vous laisse traduire), mais c'est toujours mieux que 93o ! Sur les coups de 18h, je me pointe donc à mon rendez-vous. Je me dis qu'une petite séance de massage avec Monica ne peux qu'avoir un effet relaxant positif avant mon ultime combat face à mes amis italiens. Mais lorsque les cartes apparaissent au détour du lounge d'accueil, je peux difficilement cacher ma déception. Ce n'est pas Monica mais une lointaine cousine de Martine Aubry qui me montre la table et me dit de me déssaper. J'ai envie de crier "misdeal", mais parvient à me contrôler. L'heure qui suivra sera rugueuse. Espérons qu'au moins, la soirée ne le sera pas... Il est 22h30 lorsque je me pointe au casino. Assis seul à table, j'entrevois une silhouette familière, un verre de champagne et un magnum à ses côtés. C'est Tony ! Nous nous saluons courtoisement et celui-ci me lance : "Tonight, I'm sober !". "For the moment", lui répond-je avec le même accent anglais que Jean Lefebvre dans "Le Gendarme à New York". Nous entamons un heads up qui durera à peine deux minutes puisqu'un banc entier d'Italien se rue rapidement à notre table. La roulette c'est bien sympa, mais le poker, c'est autre chose ! La table se remplit cette fois en moins de dix minutes. Cest tout juste s'il n y a pas une liste d'attente. J'en profite pour prendre quelques photos souvenirs avec mon IPhone, car c'est la dernière fois que nous nous retrouvons tous. Demain, le navire accoste à Dubai et le casino n'ouvre qu'en mer. A quai, c'est interdit. Penne n'est pas chanceux ce soir. Toutes les cinq minutes, il remet en doute la probité de la table électronique. La goutte d'eau de trop survient lorsqu'il part à tapis au turn avec un set face à Flavio, lequel n'a qu'un maheureux tirage quinte à lui opposer. Un tirage quinte qui rentrera évidemment à la river. Double hurlement primaire, de Penne et de Flavio. Un cri qui n'a sans doute pas la même signification pour les deux hommes. Lorsqu'il touche l'un de ses 8 outs miraculeux à la "riviera" - sa spécialité puisque j'en avais été la victime la veille - Flavio hurle, mais aussi agite les bras dans tous les sens. A tel point qu'on a presque l'impression qu'il fait un bras d'honneur à son adversaire... Penne n'en a pas l'impression. Il en a la certitude ! Il s'en prend à Flavio, lui reproche son geste. Flavio se défend, jure qu'il est innocent. Mine de rien, on assiste là à la première engueulade de la semaine à table. Le ton monte et Spaghetti doit jouer les casques bleus pour calmer les deux hommes. Pendant ce temps, Tony entame son sept ou huitième verre et commence à montrer des signes de faiblesse. Tortellini me demande ce que je fais dans la vie. Je lui réponds, avec un sourire malicieux, "joueur de poker". Cela fait rire toute la table, je parviens même à dérider Penne, dont la couleur hauteur K n'est pas suffisante face à la couleur max de Spaghetti. Mon bilan au bout d'une heure et demi de jeu n'est pas folichon. J'ai perdu une pot substantiel et je suis à -40 euros malgré un rush de cartes (99, AK, QQ, AA) sans précédent depuis le début de mon aventure à bord. Il faut dire que lorsque je touche mon set max avec QQ, mon CB ne trouve aucun preneur pour la première fois de la semaine. Idem quelques instants plus tard avec mes AA ! Il faut croire que l'histoire que je vous raconte depuis le début de la semaine finirait en eau de boudin. Un peu comme "Incassable", avec Bruce Willis et Samuel L. Jackson. Vous savez le film qui s'arrête au moment où ça devient intéressant. C'est aux alentours de minuit que notre histoire s'arrête brutalement. Ne vous inquiétez pas : ce n'est pas le bâteau qui coule ou Tony qui sort un flingue et fait un carnage. C'est simplement notre table électronique qui rend l'âme. Pendant près de trois quart d'heure, trois employés du casino vont s'employer à la remettre en état de marche. En vain. Penne demande au directeur si l'on peut continuer à jouer avec un vrai croupier. Il essuie un refus poli. Tony propose de jouer entre nous avec des vrais cartes et l'argent sur la table, comme dans les films. Seul Flavio semble chaud comme la braise. Perso, je ne sens pas trop le truc et je ne suis apparemment pas le seul. Nous nous levons (presque) tous et nous souhaitons una "buena nutti", les Italiens se dirigeant aussitôt vers les tables de roulette, moi vers ma cabine. Seul Tony reste assis, occupé à se servir un verre. Au final, si mes calculs sont bons, j'aurai dégagé un bénef de 110 euros en quatre jours et claqué sans doute plus de 500 euros en rake. Sans regret. J'ai l'impression d'avoir vécu une expérience unique et j'ai finalement passé quelques moments très sympas avec mes amis italiens. Je reste encore trois jours à Dubaï. Cette fois, c'est promis, je prend vraiment des vacances.
  23. 2 points
  24. 2 points
    ArtPlay

    High Stakes Poker

    Je voudrais bien savoir aussi
  25. 2 points
    ArtPlay

    High Stakes Poker

    Je sais pas pourquoi tu parles de "jouer ses cartes". Sauf si tu fais l'opposition classique "jouer ses cartes" / "jouer le joueur", mais c'est une conception totalement surannée , et une opposition qui n'a pas lieu d'être, on joue toujours ses cartes ET le joueur adverse. Profil moyen, en gros si tu considères que tu joues contre des joueurs loose pas totalement débiles et vraisemblablement pas super agressifs, tu risques pas de te tromper de beaucoup. Maintenant rien que de savoir si tu joues contre Doyle, Negreanu ou Durrrr, c'est déjà pas pareil. Parler de profil moyen est pas forcément pertinent parce qu'ils se connaissent tous. Pas vu les épisodes 2 et 3. Ca te choque que les gens te disent pas qu'ils callent avec de la m**de en disant "lolilol" ? Ou alors ça te choque que parfois ils fassent un mauvais call ? Comprends pas. Je comprends pas grand chose aux problématiques que tu soulèves et à leur cohérence dans l'ensemble cela dit.
  26. 2 points
    ArtPlay

    High Stakes Poker

    Ben oui c'est le principe si t'as pas d'infos (sachant que souvent si t'as pas d'info ton adversaire non plus ...) Tu "choisis" pas tes spots. Tu joues un coup quand tu estimes qu'il est +ev, point final. Si tu estimes que le manque d'info va rendre un coup ev-, ben ouais, tu fold, mais c'est pas le manque d'info qui est généralement déterminant. Surtout que globalement, ben beaucoup de bons joueurs jouent la plupart des spots de la même manière. Et quand t'as un mec vraiment déviant, tu le vois très rapidement. Eh ? J'ai pas tout compris, mais en général, je l'ai déjà dit, se baser sur le comportement de l'autre est au mieux hasardeux sans plus d'info.
  27. 1 point
    Défendre ses blinds I : en callant Avertissements Je tiens à préciser que contrairement au post sur les 4b, ceci n'est pas un recrachage en français de connaissances glanées sur 2+2 et que donc je suis un peu moins sûr de moi. N'hésitez pas à critiquer... C'est méga long, si j'avais su que cela allait être aussi long, jamais je l'aurais écrit, ça prend trop de temps. Vu la variété des concepts abordés et la disparité de niveau de ceux qui vont lire ce texte, j'ai été obligé de reprendre beaucoup de concepts basiques du poker et de les expliciter. N'hésitez pas à sauter une partie si vous savez déjà ce qu'il y a dedans. Bon courage à ceux qui le lisent. D'ailleurs à tous ceux qui m'ont demandé ce post dans celui sur les 4b, je préviens tout de suite, interrogation écrite mercredi prochain ! Bon, je ne sais pas trop par où commencer. Ah si ! Si vous êtes un joueur de NL25 ou de NL50 et que vous avez commencé le poker "sérieusement" il y a 3 mois, sachez que vous n'avez absolument pas besoin de ce que je vais dire ici. Ce thread s'adresse plus aux bons joueurs de NL100 et de NL200. En fait je ne vais pas mentir il s'adresse surtout aux joueurs de NL200 qui ont des difficultés pour passer en NL400. La première chose à dire sur "défendre ses blinds" c'est que cela n'est pas si important. Avec une bonne table sélection et en ne sachant pas défendre ses blinds, on peut être gagnant jusqu'en NL1000. Après, je ne sais pas, j'ai jamais joué plus haut, mais j'imagine que cela doit être plus dur. La deuxième chose à dire c'est que l'ensemble de ce post concerne une situation ou le joueur qui steal est aussi un regular : On ne défend pas ses blinds contre un fish ! Cela ne sert à rien. On a de toute façon la position sur lui assez souvent. Votre but est de gagner de l'argent contre lui quand il est oop pas quand vous êtes oop. En outre la logique de la défense de blinds est une logique de métagame donc elle ne joue que contre un adversaire face auquel on va jouer régulièrement ! La troisième chose à dire c'est que défendre ses blinds n'est certes pas nécessaire mais cela aide fortement à avoir un bon winrate. Qu'entend-on par "la défense des blinds" ? Le problème est simple : si SB et BB foldent trop souvent face à un steal, alors OTB peut open raise ATC. Il faut donc être capable de réagir lorsqu'on est SB/BB, soit en callant soit en 3bettant suffisamment souvent. D'un point de vu mathématique l'équation est assez simple : si OTB réussi son steal dans 66% des cas ou plus en raisant à 3BB alors il est Ev+ pour lui de raise ATC. Cela veut donc dire que chacune des blinds doit réagir dans plus de 18% des cas en moyenne. Rendre ce raise Ev- est clairement un travail d'équipe entre SB et BB, il est donc nécessaire de faire sa part du travail en réagissant face à un raise dans plus de 18% des cas (et idéalement dans plus de 25% des cas). Notre but est donc de construire une stratégie de jeu qui nous permette de soit caller soit 3b suffisamment souvent pour rendre Ev- le raise par otb/co d'une range très large (40%+). Cela nécessite pas mal de travail à la fois sur des ranges preflops adaptées ET sur le jeu postflop. Il y a deux façons de défendre ses blinds : en callant ou en 3betant . Dans ce premier post je vais donc juste m'intéresser au cas où on call. C'est de loin le cas le plus complexe parce que c'est une situation où on joue vraiment au poker : nos ranges de call doivent être fonction non seulement de stats mais surtout de l'historique récent avec le joueur qui vole. On sort du simple "je regarde les stats HM/PT3 et je sais ce que je dois faire". Il faut comprendre ce que le joueur veut faire, par exemple, comment il va réagir sur le flop avec une main forte mais par top (TPGK) et savoir s'adapter en fonction. Ce thread a quelque part pour but de vous faire comprendre pourquoi il est parfois correct de pusher 150 bb deep sur le flop avec contre un bon joueur. Comme je suis un pur produit de la formation française je vais vous faire un plan en 3 parties : 1) Les ranges de call preflop ou ne pas surestimer ses implied odds ; 2) Jouer sur le flop 3) On s'ajuste. Le but de ce post est de montrer comment en partant d'un range de call assez restreinte mais en étant très agressif sur le flop, amener votre adversaire à réagir et donc vous permettre de caller avec plus de mains et/ou avec d'autres mains que celles de la range de départ. Nous allons nous servir de l'historique pour améliorer nos implied odds preflop avec certaines mains. I. Les ranges de call preflop ou ne pas surestimer ses implied oddds oop. I.1 Dans l'absolu, face à un joueur compétent le set mining ne marche pas J'adore faire du set mining. Il n'y a rien qui m'énerve plus que de devoir folder 22 en bb face à un open raise d'un joueur au bouton qui a 40% de steal, surtout lorsque je clos l'action. Mais il faut bien s'y résoudre : sans historique particulier avec ce joueur c'est clairement Ev- de caller avec 22. Dans la plupart des cas on aura rien, on sera obligé de c/f le flop. Quand on touchera notre set, trop souvent notre adversaire n'aura rien et donc on gagnera en moyenne un cbet (parfois beaucoup plus mais parfois aussi il ne va juste pas cbet ou on va perdre le pot à la fin face à une meilleure main). La seule façon de s'en sortir sera donc d'utiliser le fait que quelqu'un dont la fréquence de steal est élevée n'aura en moyenne rien sur le flop. Il faudra donc réussir à gagner des pots de temps en temps sans avoir un set. Bien sûr parfois on aura la chance d'aller au showdown et de gagner sans avoir à caller un bet postflop avec une main marginale. Mais comme ce sera trop rare pour être efficace il va aussi falloir lui faire folder la meilleure main de temps en temps, c'est à dire le bluffer. On va donc devoir le c/r sur le flop ou encore faire un donk assez souvent dans le but de gagner le pot. Le problème c'est que dans l'absolu 22 n'est pas vraiment la meilleure main pour partir sur un plan du type "je call le steal pour ensuite c/r le cbet de mon adversaire sur des boards favorables". Au total c'est une opération qui va coûter assez cher : Face à un raise à 3bb de otb alors qu'on est sb et face à un cbet de 5bb en comptant un raise à 15bb, on va au total investir 2+15bb pour gain net de 1.5+3+5=8.5bb. Pour faire une analyse mathématique plus poussée on peut faire des hypothèses du genre : On gagne en moyenne 10bb quand on touche notre set. On néglige les cas trop rares où on va aller au SD et on va gagner UI. La question est donc quelle est la fréquence de c/r qu'il faut avoir quand on a pas de set pour rendre l'opération EV+ en comptant une grosse fold equity (70%) mais une equity assez faible quand on est callé, disons 5% ? Mathématiquement la résolution du problème est assez simple. On doit résoudre l'équation suivante : -2+12%x 10+88%x Fréquence (c/r)xEv(c/r)>0 avec Ev (c/r) = 0.7 x 26.5 +0.25 x 0.05 x 36.5 -15 = 5.7875 = 4 On obtient donc 88%x4xFréquence > 2 - 1.2 donc Fréquence > 0.8/4, soit une fréquence supérieure à 20%. Comme on ne veut pas être lisible en c/r avec bottom pair et en c/c avec set ou mieux, cela veut dire qu'on va vouloir c/r dans environ 30% des cas (0.88*0.2+0.12) . Le problème si on fait cela c'est qu'on va avoir une main complètement injouable dans 60% des cas lorsqu'on fait un c/r. En gros on va jouer contre un adversaire qui a la position et une range peu définie un pot assez gros avec une range très polarisée et contenant énormément de bluffs. C'est rarement une bonne idée. Il faut donc folder 22 preflop. Pour les mêmes raisons il faut folder 33-66. 77-99 cela se discute. TT+ on est tellement devant sa range qu'il vaut mieux 3b. Bref le set mining ne parait pas une bonne technique même lorsqu'on essaye de compenser les faibles implied odds preflop par une fréquence de bluff élevée. Pour que le set mining puisse marcher il faut réussir à limiter notre FE sur le flop quand on a un set et à construire des ranges de call PF qui permettent de c/r le flop en bluff ou semi bluff beaucoup plus souvent et avec une meilleure equity que celle offerte par une paire qui n'a pas touché le flop. Pour pouvoir set miner dans cette situation il faut amener l'adversaire à se poser des questions lorsque il a ou sur . C'est dans cet esprit qu'il faut construire nos ranges de call preflop et notre tactique sur le flop. I.2 Un exemple de range de départ On va donc construire une range qui nous permette de très souvent faire un c/r sur le flop avec une equity correcte face à la range de notre adversaire. Cela va nous permettre d'avoir une image plus agressive et donc cela va nous permettre ensuite face à cet adversaire de pouvoir jouer plus de mains. Si on reprend l'équation de tout à l'heure sur l'espérance de gain du c/r on se rend compte qu'on a la possibilité de gagner beaucoup en jouant des mains qui vont assez souvent avoir une equity correcte sur le flop lorsque le c/r est callé. En passant juste de 5% d'equity à 30% d'equity on obtient : Ev (c/r) = 0.7 x 26.5 +0.25 x 0.3 x 36.5 -15 = 5.7875 = 6.2 Cela signifie qu'avec une main qui a juste 30% d'equity face à la range de call d'un c/r de notre adversaire, on a juste besoin de c/r en semibluff 1 fois sur 4 pour pouvoir défendre nos blinds face à un raise à 3bb : On investi 2 preflop et on gagne en moyenne 6 sur un c/r. Si j'en crois flopzilla, avec une main comme T8s obtient 2 paires ou mieux ou un FD ou un GS ou un OESD ou FD+paire ou OESD+paire ou GS+FD ou GS+paires dans 35.3% des cas. En outre on va assez souvent avoir un draw avec 33%+ d'equity contre TPTK+ pour ne pas lui donner une trop grande FE lorsqu'il va tenter de nous rebluff. Hors avec des mains de ce type on obtient mieux que 30% d'equity contre la range de call du c/r de notre adversaire (ou alors on c/r plus souvent, ou il nous accorde plus de FE que 70%). C'est donc un candidat parfait pour suivre la ligne "je call le steal pour ensuite c/r le cbet de mon adversaire sur des boards favorables" et ce avec une fréquence générale de c/r de environ 33%. Il faut bien comprendre qu'une main comme ou a une très bonne equity sur le flop même face à AA (22.8%). Donc la première partie de notre range va essentiellement être composé de SCs et 1GS/2GS. Mais cela ne suffit pas : On cherche à "combattre" le cbet de notre adversaire en étant capable de le c/r sur pas mal de flops. Il faut donc aussi avoir des mains capables de jouer de temps en temps sur des boards A/K-high sans avoir une range uniquement composée de draws et d'une très faible proportion de sets/trips/doubles paires. Il faut éviter sur un flop d'avoir une range de c/r uniquement composée de 33 et de low FD. Pour éviter ce scénario il faut ajouter des broadways dans notre range pour avoir aussi TP dans notre range sur un board A/K/Q high. Pour leur capacité à nous donner des mains très fortes sur le flop, les suited broadways sont de très bonnes mains. On peut entre autre garder AQs+ parce que cela fait aussi du bien de pouvoir c/r un board en sachant que AJo ne foldera pas parce que "on a jamais mieux que AJo à part 88 et parfois 33 dans cette situation". On en arrive donc à une range qui par exemple pourrait être un truc du style : ATs+,KTs+,Q9s+,J8s+,T7s+,96s+,86s+,75s+,64s+,54s soit 7.8% de call. Ce n'est pas beaucoup et même pas assez en comptant 10% de 3b, mais d'une part on va rajouter 2-3% de call supplémentaire dans la section suivante, et d'autre part nous allons ainsi construire une image qui va ensuite nous permettre de jouer profitablement d'autres mains et ainsi d'étendre notre range de call preflop. I.3 Le lien range de 3b/range de call Il existe des mains qui ont beaucoup trop de value preflop pour être foldées mais avec lesquelles on a pas nécessairement envie de 3b parce qu'on est pas dans une dynamique de 3b/5b ne nous permettant pas de les jouer profitablement en allant AI preflop ou parce que lorsqu'on sera callé elles seront difficile à jouer. Je pense en particulier à des mains comme 77/88/99 qui vont rarement donner une overpaire ou un set. AJo est dans le même esprit pas forcément très agréable à jouer si notre adversaire folde ATo- au 3b et call avec AQo/ATs-AJs uniquement. C'est particulièrement dur à jouer sur board A high surtout oop. TT est un cas à part parce que c'est une main très forte. AQ aussi est un cas à part, surtout face à un adversaire qui va toujours 4b AKo/QQ+ et qui va rarement folder au 3b et donc garder des mains dominées dans sa range puisque alors AQ est très simple à jouer sur un board A-high ou Q-high : on veut tout l'argent au milieu. On va donc garder ces mains que l'on ne veut pas 3b preflop mais qui ont trop d'equity pour être foldé face à une range de steal. On peut donc ajouter à notre range de tout à l'heure 77-99 et AJo par exemple. Cela représente 2.3% de call en plus, ce qui amène à 12.3% de call au total. KQo peut aussi rentrer dans ma range de call si jamais je n'ai pas réussi à établir une dynamique en pot 3b où je vais pouvoir aller AI sans remord sur board K high. Bien sûr il faudra jouer ces mains sur le flop en les fastplayant sur board favorable : TP, overpaire, paire intermédiaire quand TP est peu probable sont des mains qu'il faut savoir c/r pour augmenter la part de mains faites dans notre range générale de c/r et ainsi empêcher que notre adversaire puisse profitablement cbet/call avec midpaire par exemple. De façon plus générale on peut dire qu'il y a des mains qui vont faire le trajet entre la range de cc et la range de 3b de façon assez fréquente. 99 et AQo sont de très bons exemples. Face à un raise d'un bon nit (genre 17/15/4 avec 25% de steal) qui va quand même pas trop hésiter à 4b bluff mais dont je n'ai aucune idée de la fréquence de 4b for value ni de la range, j'ai pas nécessairement envie d'aller AI preflop avec 99 ou AQo (en fait sans dynamique particulière je n'ai pas du tout envie). Donc je vais call parce que je vais certainement pas folder. De la même façon si jamais on est dans une dynamique très agro avec un 26/22/4 qui steal 45%+ au bouton et 4b bluff très souvent je vais me stack off avec AQo ou 99 pour value sans trop de problème. Et je vais aussi "retirer" AKs de ma range de call parce que je sais que j'ai un bon % de chance de me retrouver AI preflop face à une main dominée (AKo/AQs) ou de récupérer un 4b bluff ce qui dans les deux cas est un résultat très positif avec AKs. Ce trajet de mains entre nos deux ranges va être encore plus violent avec pas mal d'historique mais j'y reviendrai dans la dernière partie. II. Jouer sur le flop II.1 Notre principale arme : le c/r Notre but est donc : Soit de pousser notre adversaire à s'adapter et à sortir de sa routine "je cbet ATC, je fold si je me fais c/r et que je n'ai pas une très bonne main" pour pouvoir commencer à caller avec des mains qui ont besoin de meilleurs implied odds preflops. Soit, si il ne s'adapte pas, d'augmenter encore notre fréquence de c/r ainsi que notre fréquence de call preflop. Si il ne réagit pas à une fréquence de 70% de c/r ce n'est pas très grave, on gagne de l'argent a call ses steals avec ATC. Sur la taille du c/r, on ne veut pas faire un trop gros c/r pour ne pas avoir besoin de trop de FE pour le rendre positif. Un c/r x3 comme dans l'exemple précédent semble correct : il n'offre pas des directs odds trop bonnes comme le ferait un c/mr et donc garantie une FE correct. En outre cela laisse de l'espace à notre adversaire pour nous rebluff sans avoir à se marier au pot, même 100bb deep. Avec la range décrite ci-dessus on a "naturellement" 30-35% de c/r si on c/r toutes les fois où on a quelque chose ou presque. Dans certains cas on va préférer c/c surtout lorsque notre adversaire aura compris qu'on c/r très souvent, trop souvent pour tout le temps avoir un set. En outre notre but est de le faire réagir à nos c/r ou si il ne réagit pas de l'exploiter en le bluffant. Il faut donc, au moins au départ, ne pas hésiter à le c/r très souvent même quand on a rien ou pas grand chose. Tant que notre adversaire ne s'est pas adapté, le critère pour choisir quand c/r et quand ne pas c/r doit être plus sa fréquence de bluff en cbet sur ce type de board et donc notre FE plutôt que la valeur réelle de notre main. Suivant le type d'adversaire il va alors réagir de plusieurs façons possibles : Ne jamais s'adapter, c'est probable si il joue 12+ tables. Il faut alors continuer à l'exploiter tout en restant prudent quand il call ou 3b un c/r. Souvent il aura une très bonne main, inutile donc de tenter de le rebluff si on a pas touché sur la turn ou si on a AIR. Commencer à caller le c/r Commencer à relancer le c/r. Dans tous les cas dès que votre adversaire commence à réagir (et pas avant sur le thème il va sans doute réagir) vous pouvez commencer à ajuster votre range de c/r en faisant plusieurs choses : Merger vos ranges for value, en gros commencer à c/r avec KJs sur un board J high dans le but de better turn et pusher river ou 4b push le flop. Appliquer la règle des "il me faut 5 cleans outs ou à peu prêt pour c/r". Ne pas oublier qu'un bdfd c'est un out supplémentaire, donc GS+bdfd c'est une bonne main. GS+overs+bdfd ou paire+bdfd (en deux cartes) c'est near nuts. Enfin je veux développer ici le cas particulier du back door flush draw (bdfd). C'est très puissant. Si vous voulez c/r avec T8s sur un board rainbow J high et sans GS il vaut quand même mieux le faire avec un bdfd que air. C'est surtout le cas si votre adversaire se met à réagir en callant light vos c/r. Quand il les 3b c'est beaucoup beaucoup moins intéressant. Un bdfd c'est à peine 1 out en equity, mais si vous êtes sûr de voir la turn alors c'est clairement beaucoup plus fort que 1 out, c'est 10 outs vers une très bonne main sur la turn. Vous allez savoir si vous avez "touché" ou pas votre bdfd sur la turn. Après il faut savoir s'en servir. II.2 Que faire face à un call ? Souvent les joueurs qui vont vous voir faire cela et comprendre qu'il se passe un truc sans nécessairement comprendre exactement quoi vont avoir tendance à passer en mode cbet/call sans nécessairement ajuster correctement leur ranges de cbet, call de c/r et 3b vs c/r. En gros il vont continuer à cbet trop souvent et ne 3b que leur premiums sur le flop. Dans ce cas particulier je ne peux que difficilement vous aider. Cela dépend malheureusement beaucoup de la dynamique particulière que vous avez instaurée dans cette situation. Toutefois il faut faire attention à plusieurs choses donc je vais faire un inventaire à la Prévert. Tout d'abord certains joueurs vont juste call le c/r avec ATC pour voir ce que vous faites sur la turn. De mon expérience c'est le cas le plus fréquent en NL200/400: il vaut donc mieux, la première fois que vous êtes callé par un joueur particulier, ne pas trop hésiter à en remettre une couche avec un nouveau bet. Par contre s'il call encore turn, sachez que vous avez peu de FE river (et donc si vous touchez votre GS n'hésitez pas à push même si c'est un léger overbet). Ensuite il faut prendre garde avec les bdfd qui touchent à ne pas se retrouver commit avec 15 outs face à un push turn. C'est particulièrement le cas lorsque vous avez de la SD value. Supposons une main :: avec un c/r sur le board :::, turn :. Vous avez de la sd value face à beaucoup de main (et particulièrement un FD sur le flop) et vos outs sont déguisés. Avec des stacks à 100bb c'est en général mieux de c/c turn (ou de c/rai) que de bet/call ou bet/fold. Encore une fois c'est impossible d'énoncer une règle générale ici cela dépend trop de votre adversaire et des tailles de stack. Enfin dès que votre adversaire commence à trop caller vos c/r avec des mains moyennes (TPNK, 2PGK, paires intermédiaire) tout en 3bettant avec des mains fortes, alors il faut savoir modifier sa range preflop pour pouvoir exploiter cette tendance : Il faut réintégrer dans notre range de call un certain nombre de mains tels que QJo ou ATo. Il faut ensuite c/r le flop quand on touche TPGK et si jamais il call le c/r sur le flop, il faut bet la turn et push la river. II.3 Et le c/c dans tout cela ? Quand votre adversaire s'adapte en limitant sa range de cbet et en augmentant sa range de 3b sur le flop alors il devient moins intéressant de faire un c/r bluff avec une equity faible. La plupart du temps vous allez devoir soit folder à son 3b, soit 4bai mais avec une equity moyenne. Le cumul des deux modifications dans le jeu de votre adversaire (moins de cbet plus de 3b) fait que le % de 3b face à un c/r peut devenir très très élevé tout en conservant une bonne equity contre votre range de 4b push avec sa range de call 4b push. Cela peut être encore accentué s'il réduit sa range de steal preflop parce qu'il vous donne plus de crédit en défense de blind. Pour répondre à cette situation où la modification des ranges de cbet et de 3b sur le flop modifie la dynamique et l'espérance de gain d'un c/r avec une main plus ou moins marginales, il faut savoir faire deux choses : caller avec des pp preflop (le retour du set mining) parce que d'un coup nous avons gagné énormément en implied odds preflop ET savoir c/c avec une range bien faite. Une main comme est une très bonne candidate à un c/c sur un board face à ce type d'adversaire alors qu'il est plus logique de c/r/push avec par exemple.Dans le second cas (avec ), la turn va plus souvent vous faire perdre de l'equity que vous en faire gagner ou vous permettre de semi bluffer de façon efficace. Dans le premier cas (), sur la turn 6 cartes sont d'excellentes bluffing card pour notre adversaire alors qu'en fait elles vous donneront TPGK, 4 cartes vous donnent nuts et 9 cartes vous donnent un excellent combo draw bien déguisé. Cela fait 19 cartes qui vous intéressent sur la turn, soit 40% du deck. Dans le même esprit, avec AK/AQ ui un c/c sur un board très favorable (où notre adversaire cbet assez light) peut être très profitable lorsque l'on sait que : [*]notre adversaire va très souvent 2 barrel any A/K/Q sur la turn [*]notre adversaire va caller assez light un c/r turn (en gros avec TPGK ou overpaire sur le flop ou bien avec TP sur la turn) parce qu'on l'a plusieurs fois fait folder avec un c/r turn auparavant. [*]notre adversaire a une faible fréquence de second barrel bluff contre nous. On aura donc l'opportunité de voir une river et éventuellement un SD lorsqu'on a la meilleure main sur le flop. Rajoutons bien sûr une main comme ATs ou KJs sur un board T high ou J high lorsqu'on a pas suffisamment d'historique pour qu'un c/r soit Ev+ et que l'on ne sait pas trop où on se situe. C'est particulièrement fort si notre adversaire peut second barrel AIR très souvent même si la turn n'est pas un scary card. Maintenant il ne faut pas en abuser surtout au début : Ce sera presque toujours plus intéressant de merger sa range de c/r en rajoutant dedans des mains du type TPGK que de jouer pot control oop. C'est particulièrement vrai si vous pensez que la range de 3b de votre adversaire c'est genre AIR/set/any draw ou si vous savez qu'il sait jouer contre pot control (il 3barrels en bluff) On peut aussi bien sûr rajouter toutes les mains du type paires+bdfd qui ont intérêt à voir la turn et ne veulent pas prendre un 3b. Il faut bien sûr que le c/c soit en lui même Ev+. On peut aussi ajouter des mains très fortes (tptk+) quand on pense que sa range de 3b du c/r est assez réduite parce que le board ne lui plaira pas pour un 3b mais qu'il lui a plu pour un cbet. Un bon exemple est un board A72r quand jusque là on lui a uniquement donné de l'action sur des board lows. Néanmoins il ne faut jamais oublier lorsque l'on slowplay une main forte telle qu'un set ou TPGK dans cette situation que l'on réduit drastiquement notre FE sur les c/r à venir. C'est rarement une bonne chose. Il faut donc utiliser le c/c avec modération en prenant en compte que le gain en value lié au slowplay est potentiellement moins intéressant que le gain en value lié au métagame. Dans tous les cas ne passez pas du c/r au c/c par weakness mais juste parce que vous avez une bonne raison de le faire. Avoir une range de c/c sur le flop assez large peut permettre de mettre en place une dynamique de c/rai turn assez efficace. C'est même la raison principale pour laquelle on va c/c sur le flop face à un adversaire qui va bluffer un A ou K lorsqu'on a AK par exemple. Je ne vais pas rentrer ici dans les détails, mais si vous faites cela il faut être capable de c/rAI turn avec juste une paire ou un combo draw. Il faut aussi savoir tourner une made hand en bluff. III On s'ajuste III.1 La taille du 3b de votre adversaire sur un c/r a de l'importance Prenons un exemple : Otb raise à 3.5bb, sb fold, bb call, le pot fait 7.5bb, on va dire 7 sans le rake, otb cbet à 6bb et bb c/r à 18bb. Là si notre adversaire appuie sur le bouton bet pot il va faire un gros raise à 18x3+7=61. Si il fait juste x3 par rapport à votre raise ce sera 54bb. En cas de push si nous sommes 100bb deep il a besoin dans les deux cas d'une equity très faible pour caller. Comme il justifie sans problème un push avec any FD de notre part à cause du dead money il se met lui même dans une position où il doit caller avec 2 overs face à notre range de push si nous sommes 100bb deep. Par contre si jamais il 3b à disons 33bb, il garde une possibilité de folder. En outre si il bluff, cela ne lui coûte pas cher et il n'a pas besoin de beaucoup de FE tout en nous obligeant à prendre une décision délicate avec disons un naked FD 8-high. En effet on peut 4bai en se disant qu'on a encore de la FE alors qu'il a juste voulu induce bluff. On peut difficilement just call quand on a 30%+ d'equity face à sa range de push avec autant de dead money alors qu'on a pas de SD value. C'est possible parce que quelque part il nous donne de bonnes directs odds mais on va être obligé de c/f turn si on ne touche pas et qu'il rebet. Si cela ne vous rappelle rien, relisez le post sur le 4b c'est la même logique (du point de vu du vilain) : ne pas faire un rebluff trop gros pour laisser la possibilité à votre adversaire de tenter un rerebluff quand vous avez une main forte tout en réduisant pour vous le coût du rebluff et donc en en augmentant la rentabilité. Dans certain cas il peut être de ne pas lui laisser cette possibilité en augmentant la taille de son c/r sur le flop. Je ne vais pas rentrer ici dans un long débat pour expliquer quand et comment notre adversaire doit utiliser une taille de raise ou l'autre. Sachez juste que certains vilains vont faire exprès de se commit avec AKo par exemple parce qu'il pense avoir de la FE et qu'il pense qu'il va y avoir énormément de paires et autres draws contre lesquels AKo a une très bonne equity dans votre range de 4bai. L'important est de savoir que les deux tailles existent et d'essayer de comprendre pourquoi votre adversaire décide de faire un gros ou un petit raise. III.2 Les reads Il n'y a pas de recette miracle, il faut jouer au poker, il faut essayer de comprendre la nature de la range de notre adversaire lorsqu'il nous 3b notre cr et lorsqu'il le call, ainsi idéalement que le lien avec sa range de cbet, le tout en faisant le lien avec la texture du board. Je ne parle pas ici de pourcentage comme pourrait donner un tracker avec les bons filtres. Il faut comprendre la nature de ces ranges : sont-elles polarisées ou sont-elles mergées ? Il faut savoir que le comportement de votre adversaire va fortement évoluer à chaque SD. La force de toute bonne stratégie de jeu au poker consiste à amener votre adversaire à jouer des situations dont il n'a pas l'habitude mais que vous maitrisez parce qu'alors il commettra plus d'erreurs que vous. C'est comme cela que l'on devient gagnant face à un autre reg : en l'obligeant à sortir de sa zone de confort pour l'amener à jouer d'une façon dont il n'a pas l'habitude ou en l'obligeant à avoir un comportement très exploitable (tel que continuer à folder à nos c/r alors qu'on a une fréquence de c/r de 50%+ contre lui). Pour avoir une meilleure maitrise qu'un adversaire d'une situation il faut comprendre la logique de métagame de la situation (la part mathématique du poker) tout en développant des reads sur cette situation (la partie psychologique du poker). Là encore je n'ai pas de recette miracle pour y parvenir. Quelques petits trucs/exemple de read ne faisant pas de mal : [*]Savoir comment votre adversaire réagit en terme de fréquence de cbet sur un board A/K high est important. Cela permet entre autre de c/r avec juste un naked GS de façon ev+ si il cbet 100% de sa range. Savoir si ensuite il va call avec ses As sans kicker et 3b avec AQ+ et aussi utile parce qu'à ce moment là vous pouvez tranquillement le vbet turn/river avec AJ+ ou si votre GS touche. [*]Comprendre la nature de la range de vilain en cas de 3b est utile : si c'est une range composée essentiellement de AIR (beaucoup) et TPTK+ et FD/OESD alors il faut modifier ses propres ranges en conséquence. Dans ce cas cela consisterait à merger sa range (en pushant TP voir paire intermédiaire ou 2PTK) si jamais on a encore pas mal de FE parce qu'il y a beaucoup de AIR dans sa range et que en plus on a une equity correcte contre any FD/OESD. Cela dépend bien sûr de l'historique et de la nature du board. [*]Quand il fait les deux tailles de 3b il est aussi très utile de comprendre comment il réparti ses ranges suivant la taille. A contrario s'il se met a aller AI sur le flop de façon routinière avec A high alors faut savoir pusher paire intermédiaire for value sur des boards dry comme dans l'exemple pris précédemment. [*]Comme dit plus haut, comprendre quand la probabilité d'un 3b sur notre c/r est élevée (à cause du board, ou de l'historique récent avec l'adversaire) est très important pour, avec certaines mains, choisir de c/c plutôt que de c/r. [*]Certains adversaires vont avoir une range de 3b sur votre c/r très forte ne vous permettant pas de trop de réagir mais vont par contre caller assez light le c/r et les bets turns/river. Ne pas hésiter à les value bet thin turn/river quand il call le c/r sur le flop, ne pas aussi hésiter à devenir créatif preflop (cf post suivant). [*]Le principal read va être une forme de feeling, en particulier sur une session longue. Il est dur à mettre en place, mais faites un peu confiance à ce feeling. Si vous pensez que ce 3b sur votre c/r est très souvent un bluff alors n'hésitez pas à rebluff ai, surtout si vous avez un peu d'equity (gerne GS). [*]La principale difficulté va être de reprendre après une session longue où cette méthode a bien marché contre un adversaire particulier, sur une nouvelle session face au même adversaire 2 jours plus tard. On a peu de moyens de savoir si notre adversaire a une très bonne mémoire ou s'il a pris des notes ou si au contraire il ne se souvient de rien et reste dans sa dynamique normale. III.3 Ajuster en conséquence ses ranges preflop Il n'y a rien qui m'énerve plus que de voir un joueur qui joue 19/16/4 avec 7% de 3b, et 10%+ en bb vs steal, s'amuser à call un raise de otb avec AA en sb et ensuite c/r/4bai sur un flop assez drawy. En général c'est parce qu'il a vu que cela se faisait en lisant un thread de Aejones contre Krantz où le premier faisait cela au second 200bb deep (en rajoutant un call de 5bai il me semble). Ils ne comprennent pas la dynamique particulière du jeu et que avant de s'amuser à cela, Aejones savait que son adversaire allait accepter d'aller AI sur le flop avec une range contre laquelle AA ne sera pas sa/wb. Aejones avec l'image de notre TAG moyen il se pose pas de question il 3b AA en NL200 ou en NL400 et en tout cas il ne va certainement pas jouer contre un reg de NL200 sans historique comme il le ferait face à Krantz. Par contre si nous avons réussi à mettre en place la bonne dynamique dans les pots ou on défend en callant c'est potentiellement très efficace de caller avec AA : imaginons un adversaire un peu tight, qui défend ses cbet assez light (soit en 3b nos c/r assez souvent et n'héistant pas à aller AI avec tout ce qui a une vague equity contre nous sur le flop soit en callant 3streets of value avec une main très marginale) mais qui par contre continue à folder énormément aux 3b preflop. Là faire un call preflop avec AA en sb ou en bb c'est juste idéal. On tire plus de value à le call qu'a le 3b vu qu'il fold beaucoup au 3b ET qu'on aura souvent la meilleure main au SD ET que si on va au sd on va augmenter sa fréquence de 4b bluff et/ou de call de 3b IP. De façon plus générale, surtout face à un adversaire qui donne de la value et est facilement lisible (3b ses mains fortes sur le flop, call avec une range large le c/r) il est super intéressant de réintégrer des mains comme ATo ou KJo dans votre range de call preflop. Elles seront faciles à jouer : Si jamais votre vilain cbet/call et que vous avez TPTK ou TP2K ben vous pourrez le value town gentiment. C'est un peu mon truc préféré ça, stacker un nit qui a T9s sur un board T high quand j'ai AT et que la river c'est un K... Il ne faut pas oublier aussi de modifier sa range de call preflop quitte à sortir certaines mains comme Axs de notre range parce que par exemple on ne veut pas avoir à jouer TPNK contre cette adversaire vu la dynamique à ce moment là (trop de risque de faire une erreur telle que c/c flop et turn et c/f river alors qu'il va souvent 3 barrels les boards A high). Enfin quand votre adversaire est bien énervé c'est souvent le moment de vous remettre à faire du set mining avec 22-66 ! Vous aurez beaucoup beaucoup moins de mal à extraire quand vous toucherez votre set et en plus si cela vous arrive d'aller au SD avec un set alors votre adversaire vous redonnera un peu de FE sur le flop sur vos CR. Après tout est question d'équilibre. Contre un adversaire compétent il m'est arrivé par le passé lors de sessions particulières de repasser à une range de call preflop de type SCs/pp uniquement. De façon momentanée et grace à notre historique un poil sauvage cela a été super efficace. En un mot, soyez créatif, mais n'oubliez pas que vous devez avoir une raison pour sortir de la ligne classique avec une main donnée preflop et un plan pour la jouer postflop ! Conclusion En étant assez agressif lorsque vous avez callé preflop, vous allez établir une dynamique de jeu vous permettant de jouer pour value des mains plus marginales et d'augmenter vos implied odds preflop avec des mains faibles qui ont un gros potentiel sur le flop mais qui restent injouables si jamais elles ne touchent pas. Au final cela va vous permettre de jouer 25% à 30% (en 3b ou en call) de vos mains en défense de blind tout en contraignant votre adversaire à jouer des mains qui ont un vrai potentiel lorsqu'il steal. Il ne faut toutefois pas aller trop vite en besogne et suivre l'évolution de votre adversaire pour savoir à quel moment faire entrer dans votre range de call preflop telle ou telle main. Le but est d'arriver à créer des situations où un call est Ev+ avec une range assez large. Ce faisant votre adversaire ne pourra pas steal avec une main très marginale telle que A4o parce que vous allez caller ou 3b trop souvent preflop et que vous n'allez pas folder assez souvent à son cbet sur le flop pour que celui-ci soit Ev+. Du coup les mains aussi marginales que A4o seront perdantes sur le long terme puisque l'ensemble de l'opération sera Ev-. Il ne fera pas assez souvent une main solide postflop avec A4o, il n'aura pas le loisir d'utiliser trop la position (parce qu'on va réduire le PSR très vite sur le flop avec no c/r), il devra pour "défendre son raise" jouer trop de situations marginales postflop où il sera au final perdant. Bien entendu si votre adversaire réduit sa range de steal preflop il faudra modifier votre range de 3b et votre range de call en conséquence. Pour vous donner un ordre d'idée voici quelques une de mes stats face à un steal quand je suis BB et oop : vpip 28%, 3b 12%, c/r cbet 35%, c/c cbet 15%, donk 5%, W$WSF 48%. Bien entendu un bon adversaire va s'adapter plus ou moins vite suivant son expérience à ce style de jeu. J'ai pris ici le parti de me placer face à un adversaire classique de NL100/200/400. J'ai voulu expliquer comment faire évoluer ses ranges pour le sortir de sa routine. La situation face à un reg de NL400+ est légèrement différente : cette stratégie c'est peu ou prou ce que font pas mal de joueurs de MSNL dans cette situation (high 3b% vs steal + high c/r flop vs steal + high c/c flop vs steal). Il y est habitué et vous n'allez pas obtenir d'edge à jouer ainsi. Enfin en terme d'image il faut bien voir que cela va avoir un effet immédiat sur votre % de c/r flop qui va monter pour passer de 7-10%, comme la plupart des joueurs de NL100/200, à 15%-25% suivant la façon dont vous jouez lles autres situations où vous allez être oop sur le flop. En terme d'image c'est une très bonne chose : il est relativement facile de folder à un c/r AJo sur un board J83b face à un reg avec un pourcentage de c/r de 7% . C'est beaucoup plus dur de folder la même main si son pourcentage est de 15%+. Comme le pourcentage de c/r sur le flop est une stat disponible sur tous les trackers il est plutôt bon de ne pas tomber dans la catégorie 7%-. Cela évite de se poser 25000 questions sur ce que l'on doit faire avec sur en 3way pot lorsque le pfrer est un TAG qui a raisé UTG et le deuxième larron est un fish et qu'on a callé en BB. Pouvoir c/r ce flop même quand le fish a foldé sans avoir trop de FE est une bonne chose. Quant à comment améliorer cette stratégie, je pense qu'une première réponse peut être de travailler sur les ranges de donk bet / 3b AI sur le flop et de donk bet / fold. Cela rajouterait une arme à notre arsenal et je pense que cela est plus intéressant qu'un simple c/r dans certains cas. Pour l'instant j'ai juste tendance à c/r et j'utilise rarement le donk bet, sauf quand un adversaire check behind trop souvent sur le flop, en particulier quand il check behind lorsqu'il a un peu de SD value (bottom paire ou A high) sur un board où sa range est assez faible. Enfin ce post est un bon exemple de comment "penser poker" au delà de juste l'analyse d'une main. Tout est question de fréquence et d'historique. Pour bien jouer au poker il faut comprendre pourquoi dans certaines situations il va falloir jouer une main d'une façon et non d'une autre. C'est d'autant plus compliqué qu'il faut, par exemple, être capable de comprendre en quoi notre pourcentage de c/r sur le flop va modifier notre image et donc va modifier nos implied odds preflop et donc va vous permettre de caller avec des mains de tel ou tel type preflop dans certaines situations. Post Scriptum Toutes mes excuses à ceux qui attendaient une réponse du type "la range de 3b c'est ça, la range de call c'est ça, une fois sur le flop tu fais ça et ça marche." Dans ce cas précis c'est juste impossible. En réaction à ce post je veux bien : 4h pour rédiger ce post, 5h pour le relire et essayer de le rendre plus clair sans vraiment y parvenir. Tout ça pour que personne ne le lise en entier parce qu'il est beaucoup trop long... Peu de chance que le post sur les 3b contre steal voit le jour. [*]des compliments de gens qui ont lu, cela fait toujours plaisir [*]des commentaires/critiques de gens qui jouent essentiellement en nl200+ [*]des questions (mais tout le monde peut répondre) [*]mais surtout ce que je veux c'est si quelqu'un à essayé de modifier son jeu à cause de ce post un récit de comment cela se passe, des mains clés, son expérience quoi.
  28. 1 point
  29. 1 point
    deaven

    ROFL thread

    Je crois que t'as péter ton fusible de l'humour ...put1, ça craint les mecs !
  30. 1 point
    Ils seront tous présents demain à la club poker radio !
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    super l'emission, et vos invités sont très intéressant et sympathique ! Merci CP 1 RADIO par semaine, ce serait le pied bonne continuation
  32. 1 point
    Unibet Open Budapest 2010 - Table finale Désolé pour ce retard, mais la connexion Internet qui nous était gracieusement fournie par l'organisation d'Unibet était morte. La table finale est donc en place, malheureusement sans aucun français à soutenir. Notre dernier représentant est Michaël Donteville qui sort en 22e place après avoir tout envoyé les . Face à lui, le touche un qui scelle le destin de notre compatriote. Il se consolera avec 4209,00 €, lui qui s'était qualifié online pour trois fois rien. Nous vous avions quitté hier soir alors que treize joueurs continuaient de sa battre pour la constitution de la table finale. Le malheureux qui a fini par trébucher au pied de la 10e place est ..., sorti sur une belle horreur, un peu cherchée tout de même. Il s'agit d'un classique piège avec les As qui rencontre une main bien pourrie :x5 5, qui rencontre un board magique : brique. La table finale est ainsi constituée : 1. Nils Ral : 898k 2. Mitrovics Hrvoje : 139k 3. Gall Zsomba : 222k 4. Danny Dabbagh : 464k 5. Peder Skaj : 309k 6. Christian Kall : 235k 7. Claus Bek Nielsen : 576k 8. Maksim Tyurin : 758k 9. Anthon-Pieter Wink : 730k 10. Joachim Buch : 270k Ils en sont au round 21 (2k/6k/12k).
  33. 1 point
    Tu sais, si tu joues 50 tournois par an, t'as beau être le pire des trisos tu finis par en gagner quelques uns. (je précise que je connais absolument pas Perrault, juste que cet argument est totalement con)
  34. 1 point
    Mikki

    Pokerstars cracked

    How to use the CHAT BOX in poker stars to YOUR ADVANTAGE! je pensais que le chat ne servait à rien... comment pourrait il être utilisé a votre avantage ?
  35. 1 point
    Guest

    ca y est : je suis PAPA

    Plus que 4 pour la QUINTE ! OUAIS PAPA ! Bon courage, surtout
  36. 1 point
    laladonk

    High Stakes Poker

    l'episode 4 vient de sortir http://www.pokercast.tv/high-stakes-poker-season-6-episode-4
  37. 1 point
    Il est clair que tu ne bas presque que des bluffs car il va rarement bet pour value avec A9, TT, A6 (peu probable UTG) ou des mains de ce genre.. Il faut faire le calcul en faisant le décompte des mains qu'il bet pour value. Rapidement (j'ai peut être oublié quelques mains), en gros ça se résume à 55, 66, 99, QQ (certains joueurs vont checker), KK, AA, JJ (6x6 + 1 = 37 combos) car UTG il ne va pas relancer A5s ou 78s à priori (même si ça peut arriver de temps en temps). Ses mains de bluffs c'est AKs, AQs, AJs, ATs (1 combo de chaque) qui ont trouvé un tirage couleur et peut être des trucs comme AK voir AQ de temps en temps mais finalement relativement peu de mains. Peut être qu'il aussi peut tourner en bluff une main comme 77 ou 88 mais c'est même pas sur. Disons donc pas plus de 8 voir 10 combos grand maxi en moyenne... et souvent moins car peu de joueurs bluff 100% du temps avec un tirage raté (et presque jamais avec air total sur 3 streets en position). En gros je dirais donc qu'il bet en bluff au maximum 25% du temps si c'est un bon joueur agressif. Donc sans read sur ses sizings etc, ça veut dire que tu peux payer au maximum un bet d'1/2 pot environ. S'il value bet thin TT ou A9, il va souvent faire un truc comme 17 ou 21 donc je pense que décider de payer un bet de moins de 22$ et de fold sinon est pas mal. C'est ce que je ferais moi. Le blocking bet d'1/2 pot est une solution aussi mais je pense que check est mieux en général car il passera jamais une meilleure main et les joueurs de NL100 bluffent peu à ce stade (et comme dit ci-dessus il a peu de mains de bluff sur ce board). Le blocking bet c'est bien s'il a A9 ou TT et uniquement ça en gros, je préfère le check/fold sauf sur un petit bet.
  38. 1 point
    Out_Of_Order

    QFG le best of sport

  39. 1 point
    Retour de break Trois joueurs restant. Pas grand monde pour suivre les dernières mains. Ambiance de fin de tournoi assez morose. Quelques amis des joueurs crient lorsqu'il y a de l'action, mais on est loin de la foule en délire. Malheureusement, avec les caméras, on ne peut s'approcher de la table et profiter du coeur de l'ambiance de la finale. La salle de presse fait figure de champ de bataille fatigué. Le side à 200 se termine sur deux tables. J'ai demandé à la criée s'il restait un français, un suédois (je suppose) m'a répondu : "Suède, deux points !". De toutes manières, ce tournoi est rigged. Et non je ne suis pas frustré ! Les infos sur le round à venir...
  40. 1 point
    garfy, ce n'est pas parce que tu aimes ou n'aimes pas des jetons que tout le monde s'acharne contre toi C'est parce que tu n'arrêtes pas de raconter des conneries, et parce que tu ne te remets jamais en question, tu essaies de t'en sortir en feintant, en essayant de te rattraper aux branches mais tu ne peux bluffer personne car tu t'es ôté toi-même toute crédibilité De + comme l'a dit kidd32, tu te victimises pour ne pas voir les choses en face Le problème n'est pas de ne rien y connaître, je suis sûr que les habitués de cette section du CP sont prêts à aider Moi-même je n'y connais rien du tout, et j'ai voulu me mettre à jouer en live avec des vrais beaux jetons, mais j'ai cherché, j'me suis informé (bon après j'ai vu par MP avec kidd32 que j'ai la chance de connaître un ptit peu depuis l'époque Counterstrike, et qui m'a très bien conseillé), et maintenant j'm'y connais un tout petit petit peu + (mais rien comparé aux vrais chipgeeks (respect à vous les gars !)) Je vais t'expliquer ce qui ne va pas : Tu t'es mis à vouloir te mettre aux jetons "clay", c'est un très bon choix car ce sont vraiment les meilleurs types de jetons qui existent sur le marché Tu as ensuite regardé toute l'offre disponible, un peu comme j'ai fait Mais ensuite tu as donné des jugements de valeur sur des photos (surtout sur ce type de photos, les pr0ns rendent + justice déjà), qui ne rendent absolument pas pareil qu'en vrai Tu aurais du acheter plusieurs "samples" plutôt que de dire "tel jeton est moche" alors que ce n'est pas le cas Comme l'a dit Rounders, les jetons verts et gris de la série "Le Noir" sont objectivement très jolis (en vrai, pas forcément sur les photos), surtout le vert qui est bien mieux réussi que beaucoup d'autres séries Certains aiment l'inlay noir, d'autres détestent, là c'est juste une question de goût par contre, imo Pareil pour le TH&C, tu te demandes si le 5000 est marron ou gris, mais les photos n'ont pas été prises avec un bon rendu des couleurs, tu ne peux pas t'en rendre compte Ensuite tu marques que les Protégé sont des Paulson, mais ce n'est pas du tout le cas Peut-être as-tu mal vu/mal compris, mais ça ne peut pas être une erreur de ton site, car il faut savoir qu'il n'y a qu'un seul site qui vend(ait) des "Protégé", c'est buypokerchips.com, qui en a l'exclusivité Tu ne peux donc pas feinter en disant qu'il y avait écrit Paulson et que ça a été enlevé ou autre, puisque c'est faux ! Avoue que tu as mal lu au lieu de t'obstiner ! Pareil pour les Classics, comme l'a dit Rounders ils sont quand même en-deça de bcp d'autres séries, toi tu les trouves magnifiques... 'fin bref, quand tu n'y connais rien, évite de donner ton avis, demande plutôt celui de ceux qui ont la connaissance, mais arrête de dire connerie sur connerie Et ce n'est pas une question de fatwa ou quoi, juste des passionnés qui voient débouler un mec qui raconte n'importe quoi à propos de leur passion... Et ce ne sont pas des intégristes Paulson, puisque je suis sûr que parmi les chipgeeks il doit y avoir des aficionados BCC, ASM ou autres... qui préfèrent d'autres jetons que les Paulson... Tu t'es ensuite vraiment ridiculisé avec ta phase "leur aspect commun aux trois, c'est moins de contraste entre l'inlay et le reste" sur des jetons hotstamped Comprends que tu ne sois pas vraiment pris au sérieux après ça... Pour les Avalon, si tu étais allé voir sur apachepokerchips tu verrais que certaines dénoms ont plusieurs couleurs différentes à choisir, et si tu avais fouiné un peu +, tu verrais que le site permet une semi-customisation pour un grand nombre de jetons acheté, ce qui permet à certains de se faire des sets avec les couleurs qu'ils veulent pour les dénoms qu'ils veulent Puis tu mets les Classics en-dessous, genre "comparaison immédiate", alors qu'ils n'ont rien à voir... Bref, tu te ridiculises et te décridibilises post après post, sans te remettre jamais en question, et tu t'étonnes que les gens n'ont pas envie de te répondre ou t'envoient carrément bouler ?
  41. 1 point
    Bibabu

    Hot Babes, le topic sexy de Club Poker

    Souvenirs ...
  42. 1 point
    horou

    27 eme journée de ligue 1

    c'est une question d'équilibre concernant Brandao tu gagnes du'n coté mais tu perds de l'autre on l'a bien vu contre Paris, l'objet est de savoir si l'apport de Brandao permet de compenser son inefficacité et si la présence de Brandao contre des équipe plus forte ne serait pas meilleur, question de profil, Deschamps a tranché en début de saison, et je ne pense pas qu'il change d'avis.
  43. 1 point
    oupsss désolé tout le monde je me suis emmêlé le spinceaux j'ai du mal avec ce nouveau forum, les pages gèlent pendant des plombes du coup j'ai copié/collé mon post pour le finir et le corriger dans Word mais finalement il est parti quand même enfin bref la bonne version c'est la n°2
  44. 1 point
    tu donnes envie de venir voir un match au parc toi
  45. 1 point
    I lol'd hard sur la vidéo On en sait toujours pas + sur l'avantage mystère
  46. 1 point
    XDaemon

    QUICK se met au halal

    Donc tu compares "l'inquiétude" de Nicky Beck envers "l'Islamisation de la France" avec l'inquiétude que les Allemands auraient pu avoir envers la Shoah qui se préparait??? J'ai signalé ta stupidité mélangée à un racisme franchouillard nauséabond à la modération. Passe encore que tu déblatères des conneries où on voit que ton degré de réflexion dépasse péniblement celui de l'amibe, mais ce genre d'amalgame est proprement honteux. Ce que évidemment tu refuseras de comprendre.
  47. 1 point
    ArtPlay

    High Stakes Poker

    Oui c'est cool, mais tu peux aussi faire remarquer que la pluie ça mouille, ce sera vrai mais ça ne rend pas l'assertion intéressante ou pertinente. Donc en fait la question c'est pourquoi tu postes des incongruités pareilles ? P.S. : le truc sympa quand on discute avec toi c'est que tu réponds vite. Le truc moins sympa c'est que tu édites ENCORE PLUS VITE !
  48. 1 point
    ArtPlay

    High Stakes Poker

    Si, et pas que pour ça encore. Vois pas le rapport.
  49. 1 point
    forrest

    [jeu] Trouvez le film

    down by law ?
  50. 1 point
    J'ai tendance à raiser le flop. 88 est loin devant lui, on doit se protéger des draws. Et aussi des overcards. Le plan est de raiser le flop et checker le turn s'il call.
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