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Vancouver/Vegas

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Introl

Marathon, Acte I

"Avant de pouvoir prétendre raser la table, il faut se raser soi-même"

Doyle Burnson, barbier, Texas (NV)

C'est fort de ce conseil de sage que je décide donc d'avancer de quelques jours mon rasage mensuel, armé de ma toute nouvelle arme de guerre nommée Gillette Fusion Turbo Power Mach Douglas... enfin un truc du genre.

Il est 15h30 lorsque je retrouve Lucille, alias SoMuchB, dans un bar de la place Clichy. Le temps d'un café, histoire de mettre notre tactique au point. On a été assez vite, tombant rapidement d'accord sur un plan du genre : "on prend un max".

clichyul9.jpg

Nous prenons place côte à côte à la table 2. Pas grand chose à signaler du côté des adversaires, je ne retrouve presque pas d'habitués de cet horaire, à ma grande surprise.

Comme je l'ai déjà expliqué, j'ai malheureusement perdu (on m'a volé ?) mon carnet sur lequel j'ai scrupuleusement noté TOUTES les mains, jouées ou jetées, ainsi que les fluctuations de mon stack. Tout ce qui va suivre ne sera donc qu'extrait de ma mémoire, au prix d'efforts parfois surhumains. La texture des flops et les montants de relances risquent de ne pas être fidèles à 100%, mais le déroulement général des quelques mains dont j'ai réussi à me souvenir est certifié exact.

Je me cave donc à 200, comme à mon habitude, avec l'intention de jouer "sérieux".

L'une de mes premières mains m'opposera à Lucille. En MP, elle relance à 14. Je call avec :Ah:Th. Sur un flop totalement manqué, je me couche suite à sa mise, et elle montre :Qc:Qd

La suite se révèlera médiocre : card dead, je tente d'entrer dans des pots avec des mains spéculatives, mais ne trouve jamais de flop favorable. Je tombe à 100 et reload pour la première fois d'autant.

J'ouvre :Jh:Jc et paye en position une relance de 22. Nous sommes 3 à voir le flop :6c:7c:9c

check / check / je bet 60, relancé à tapis par un joueur. Je paye commited, il montre :Qs:Qh, et aucun valet ou trèfle ne vient à mon secours.

Je reload 200.

Je monte doucement aux environs de 240 lorsqu'arrive une main stupéfiante :

En MP, je paye avec :9s:9c une relance à 14 du joueur UTG, très "funky". Un joueur en LP relance à 41 et tapis, payé par UTG. Je le vois clairement sur "air", et mets le mec à tapis sur AK ou AQ. Je relance donc à tapis pour isoler. Mais UTG insta-call pour 150, ah ben finalement j'ai un peu m**dé dans ma lecture...

Le tableau sera le suivant : :2c:4d:Td:8s:5h

Le mec à tapis avait bien :Ad:Qc, quant à l'UTG il révèle fièrement son :Ah:Th

Retombé sous les 100, je vais faire un petit tour histoire de me ressaisir un peu. J'ai déjà lâché 500¤ en moins de 4h, il me reste 300 derrière, il va falloir serrer le jeu (et le reste) si je veux pouvoir mener l'expérience à son terme.

Je me rassois et reload 100.

Les heures qui vont suivre seront une âpre lutte pour remonter. Je me maintiens jusqu'au dinner break, au japonais d'à côté, qui nous fera un bien fou à Lucille comme à moi. Nous remontons petit à petit nos déficits, et une paire d'as bien négociée me permettra de revenir à -200 sur les coups de 1h du matin, heure à laquelle nous décidons de changer d'air et d'aller prendre celui de l'ACF...

clichy2fa8.jpg

Quelques petites phrases, glanées au cours de ces premières heures :

- (après une relance PF à 30, sur laquelle bien évidemment tout le monde se couche, le mec retourne :Kc:Ks et déclare "J'aime pas être payé avec cette main, parce que je serai payé par AQ ou AK, et si un as sort je l'ai dans le cul" - "Paire d'as c'est pas pareil, je relance pas avec".

- "J'ai tirage quinte fluch backdoor. Rigole pas, des fois ça arrive"

- "C'est pas une guerre, c'est une table et c'est chacun pour soi"

- "Y'a un dieu des fishs"

- "C'est Neptune non ?"

A suivre...

Introl

Un final mitigé

Si j'ai fait cette expérience de 24 de poker non-stop, c'était pour une raison principale : tout, absolument tout noter, comme expliqué dans un précédent billet. Mais le drame s'est produit vers 10h du matin, à l'ACF.

Je m'absente pour faire une petite pause, le temps d'aller prendre un café.

Lorsque je reviens à ma place, le carnet, qui était resté sur un guéridon, avait disparu...

J'ai eu beau demander à tout le monde : joueurs, floor, valets... personne ne se souvient de rien.

Anéantissement de tout le boulot effectué jusqu'ici : 16h de notes détaillées sur toutes les mains reçues (environ 550).

Il ne me reste que ma mémoire pour retracer à présent le déroulement de cette session à rallonge.

Sachez cependant qu'après le départ catastrophe raconté dans le billet précédent, j'ai finalement réussi mon pari : terminer en positif : +220¤.

GG églement à SoMuchB, qui m'aura accompagné de 16h à 8h du matin, et qui elle aussi aura fini par remonter en deux coups une situation bien compromise.

Un résumé, bien plus succinct hélas que prévu, à venir dans les prochaines heures...

Introl

Après des débuts catastrophiques (-500 après 4h à Clichy), je me porte un peu mieux (cependant toujours pas top), à -200.

Nous avons déménagé pour les Champs Elysées et l'ACF, et nous en sommes à 330 mains jouées depuis 16h cet après-midi.

Allez go, faut y retourner !

Introl

J-1

C'est le vendredi 3 octobre, à 16h, que mon marathon va commencer.

Les horaires et lieux indicatifs sont les suivants :

- De 16h à 4h : Au cercle Clichy-Montmartre

- Pause resto de 4h à 5h

- De 5h à 16h : à l'ACF

En pratique :

- Je pars sur une NL200, cavé au max. Le budget maximum pour cette maxi-session sera de 4 caves.

- Si je réussis à monter à 800, je passe en NL400

- Si en NL400 je redescend sous les 400, je redescend de limite

- Je ne décave JAMAIS. Si la table casse, si j'en change, si je pars manger, quand je changerai de cercle, je ne garderai pas un seul jeton dans la poche.

Tout sera noté. Les coups bien évidemment, mais également les adversaires rencontrés, le rake payé, les pourboires et consos... Un bilan sera fait à la fin de chaque heure sur mon état financier, physique, mental.

SomuchBe devrait m'accompagner, ainsi que quelques membres du forum le temps de quelques heures.

Si vous voulez passer dire bonjour, suivez le lapin blanc !

python_killer_rabbit.jpg

Introl

Cela faisait un petit moment que je souhaitais tenter une expérience : 24h de poker non-stop, en live. J’avais failli le faire il y a un an de cela, à l’époque du feu Cercle Concorde. Le plan étant de faire la tranche 15h/7h là-bas, puis 8h/15 à l’ACF.

La fermeture de l’aquarium de Cadet avait mis fin à ce projet, que je gardais néanmoins quelque part dans un coin de ma tête, au cas où. Le but étant de mesurer les effets de la fatigue, et de se rendre compte sur une journée entière des profils et caractères des innombrables joueurs que je serai amené à croiser à la table.

Avec l’ouverture du Cercle Clichy Montmartre, cette petite idée est revenue me titiller, à mesure que je prenais conscience du fort pouvoir anthropologique de ce lieu, sur une période de 14 heures, de son ouverture à sa fermeture, du jeu nit limite scare money de l’après-midi au grand n’importe quoi du petit matin, au milieu des cagoulés.

Je me suis donc lancé en ce vendredi 12 septembre, en me fixant tout de même une contrainte : un « budget » très serré, au vu de l’objectif, de 300¤.

img0057vb7.jpg

Je m’installe donc à 16h15, cavé à 200, sur la table 3, au siège 6.

La partie vient tout juste de débuter, et je décide de me laisser un ou deux tours de table pour observer mes premiers adversaires. Aux places 1 et 2 ont pris place deux drôles d’oiseaux, que je nommerai Heckle & Jeckle. A la 3 un regular sérieux. Aux 4 et 5, deux bons joueurs, serrés (j’apprendrai donc plus tard que n°4 est Willem, du forum, et que n°5 le fréquente également, même s’il poste très peu). Enfin aux places 7, 8, 9 et 10 et bien… je ne me souviens plus ! (la table cassera très vite).

La tactique à mettre en place semble simple : profiter du sérieux de mes 3 adversaires de droite ainsi que de mon image pour voir des flops en position et voler quelques coups. Et cibler prioritairement Heckle & Jeckle pour construire de gros pots avec des gros jeux. J’allais, malheureusement, être servi de ce côté-là…

Je joue ma première main plus tôt qu’escompté. Effectivement, :Ks:Kh en grosse blinde cela ne se refuse pas. Après 4 limpers, Jeckle a relancé à 14 et les bons joueurs ont jeté. La config est parfaite, je décide d’isoler le vilain (environ 60¤ derrière) en relançant à 34. Les limpeurs abandonnent, et Jeckle insta-call, comme prévu.

Le flop est bon : :9s:Qc:3h

Je check, il envoie son tapis pour 40 et je paye.

La turn est le :7h, la river le :6h

Le vilain retourne :Ah:5h pour la couleur max backdoor. Normal, nice hand…

2 mains plus tard, j’ouvre :Jd:Jh au bouton. Vilain a une fois de plus relancé à 14, je me contente de caller. Nous sommes 3 à voir le flop :

:Kd:9h:7s

Check check, je tente ma chance à 20. Jeckle accepte la danse et la turn est un très moche

:Ah

Check / check.

River : :6h

Il bet 30, et je lui demande s’il m’a refait la même. Je suis persuadé d’être devant préflop et au flop, et la réaction du 3ème larron à l’apparition de l’As à la turn me fait dire qu’il est peu probable que Jeckle en ait un en main. Je le mets sur JT ou QT, et paye.

Belle lecture, il avait bien QT… de coeur !

Mon voisin de droite me fait remarquer que j’ai eu tort de ne pas envoyer sur le turn, mais en y réfléchissant c’est ce qui m’a permis d’économiser un peu… En effet, avec tirage ventrale + couleur, même une grosse mise n’aurait pas fait coucher Jeckle.

En deux coups et moins de 20 minutes, me voici donc descendu à 50. Ca va peut-être se révéler plus compliqué que prévu, mais je décide de serrer les fesses et de serrer à mort, attendant l’occasion de doubler.

Deux tours passent lorsque Willem relance à 14 ma BB ( 4 limpeurs). J’ouvre une paire de 5, et décide de pousser mes derniers 46 au milieu. Les limpeurs passent rapidement, et Willem finit par jeter, l’occasion d’augmenter mon stack de 50%.

Main suivante je trouve une paire de 8 en SB. Il y a eu une relance à 10 en début de parole, payée 3 fois. J’étudie les options possibles : shover et jouer dans le meilleur des cas un coin flip face à un seul joueur, ou juste payer en espérant le jackpot. Je me décide pour cette dernière solution, et nous sommes 5 à voir un flop parfait : J85 tricolore. Je check, Heckle envoie 40, tapis chez moi et les autres passent. Il a AJ, et je reviens à peu près à jeu, à 170.

C’est alors que la table casse, et que je me retrouve à la principale.

Et là mes amis, nous rentrons dans une autre galaxie. Laissez-moi donc vous présenter tout ce beau petit monde, avec qui je vais frayer durant 5 bonnes heures…

browning_and_freaks_6.jpg

1 - VICTOR.

Surnommé ainsi en référence au « Nettoyeur » de Nikita. Une gueule cassée que l’on n’aimerait pas croiser dans une ruelle sombre… ni même sur un boulevard en pleine journée, à bien y réfléchir. Il est pourtant très sympathique, pas mauvais joueur bien que trop curieux et trop sensible au tilt. A du mal à lâcher une main.

2 – TESSIO.

Une autre vraie gueule de gangster. Tessio vient de s’installer en France, et ne parle pas encore notre langue. Il est américain, d’origine italienne, et semble tout droit échappé d’un épisode des Sopranos ou d’un film de Martin Scorsese. Mâchoire carrée, chemise ouverte sur torse velu, gomina dans les cheveux, rien ne manque. Et cela ne me surprendrait même pas que l’ami ait eu un flingue à la ceinture. Tessio dit venir du Nevada, où il était croupier. Il passe son temps à se plaindre des cartes –avec raison, victime de 3 beaux setups qui le mettront vite en tilt- et répète aux croupiers qu’heureusement qu’il y a un mélangeur automatique et qu’il ne peut pas leur jeter la faute (traduisez en ajoutant un f*** tous les 3 mots). Il nous laissera beaucoup d’argent.

3- CALIMERO.

« Carte Bleue à la principale » est la rengaine que l’on aura la plus entendue à la table. Réussit à se faire craquer 2 fois les rois, une fois les as, et une fois les valets (avec brelan floppé). Le tout en moins de deux heures. A bien laissé 1000¤ sur la table.

4 – SAMMY

A ma droite, un jeune marocain plein de maîtrise et de classe. Un joueur immédiatement classé comme bon et dangereux, avec qui j’éviterai dans la mesure du possible toute confrontation sans être solidement armé.

6 – ABEL

A ma gauche, un autre excellent joueur. Jovial, exubérant, mais très agressif et imprévisible. Je les soupçonnerai bientôt avec son ami Caïn, en place 9, de gentille collusion, mais mes doutes voleront en éclat lors d’un face à face bien sanglant entre les deux, se mettant sur la gueule pour un pot de 500¤ avec un simple tirage quinte pour l’un, couleur pour l’autre.

7 – NGUYEN

L’inamovible Nguyen, vietnamien en béquilles pour qui ne connaîtrait pas son nom.

Il arrive tous les jours au cercle le premier, vers 15h20, pour être certain de ne pas se faire prendre sa place fétiche, la 7.

Joueur très serré mais capable de moves un peu « funky » s’il sent de la faiblesse.

8 – TROIS BOULES

Il ne faut pas prendre de haut cet octogénaire bien tassé qui vient s’installer avec ses 50¤ et qui semble ne s’être jamais assis auparavant à une table de poker. Telle est la réflexion que je me suis faite en le voyant arriver. J’apprendrai que le monsieur est une véritable légende du billard français, ce que je ne peux qu’admirer ayant moi-même pratiqué durant une paire d’années. Il nous aura tout fait à la table. Calling station patentée, il est impossible de lui faire lâcher une main. Il triplera dès sa première donne, puis re-triplera de nouveau moins de dix minutes plus tard. Lorsqu’au détour d’un coup Victor lui demandera où est passée sa pile de jetons de 50, il répondra avec le plus grand aplomb « ben dans ma poche, j’ai pas envie de tout reperdre ». Entre string bets, fausses relances, ouverture des cartes avant la fin du coup et tant d’autres choses, il fera le yoyo mais finira par repartir avec un bénef de plus de 700¤.

9 – CAÏN

Le « complice » d’Abel, tout aussi bon joueur que lui mais dans un style radicalement différent. Très sérieux et concentré, serré, peu causant. Dangereux mais cible de choix pour passer un gros bluff.

10 - RENATO

Enfin ! Après tant de temps, et après en avoir tant entendu parler, j’ai fait la connaissance de ce Mr Renato si célèbre dans les cercles parisiens. Il ne m’aura pas fallu 2 coups pour comprendre pourquoi ! Coincé à Paris « A cause de l’Eurostar », il est « contraint et forcé » de rester jouer avec nous. L’occasion de distribuer allègrement les jetons, dans la joie et la bonne humeur.

Comme vous pouvez l’imaginer à travers ces quelques descriptions, la table s’est avérée très, très animée. Avec plus de 4000¤ en jeu, elle s’est bien vite transformée en une 100 et nous aurons eu notre lot de coups de l’espace, tableaux surréalistes et setups cruels.

Full floppé contre carré backdoor, couleur seconde floppée contre couleur max, brelan floppé vs quinte backdoor, paire d’as craquée par 8-3 dépareillé… les horreurs se sont enchaînées, et il n’était jamais rassurant de s’engager dans une main, quand bien même avec une très grosse paire (demandez à Caliméro !). Je jouerai très serré, me permettant juste un 3bet et un squeeze, à chaque fois sur Caïn, ma cible lockée depuis un moment.

Deux mains significatives :

J’ai :As:Js à la SB, tout le monde a limpé. Sachant que dans ce cas de figure Abel va placer sa relance à 18 deux fois sur trois, je le laisse faire et ça ne rate pas. Nous sommes trois (Sammy se joint à nous), et premier à parler je check blind avant que ne s’ouvre le flop parfait : :Kd:Qh:Tc. Abel checke, Sammy bet 50, je relance à tapis pour 140 de plus. Abel nous laisse entre grands garçons, et Sammy insta-call avec ses deux top paires :Kc:Qs. Pas de mauvaise blague, et je monte à 450.

Un peu plus tard, Caïn relance à 16 en début de parole, payé par Tessio. J’ouvre :Ac:Qc au cutoff et tente un squeeze à 50. Caïn abandonne mais Tessio me paie.

Le flop est ultra-scary : :8h:Th:Jd

Tessio bet 30, mais je ne le sens pas particulièrement confiant. Ayant un peu de profondeur, et le couvrant assez largement, je call.

La turn amène une brique noire. Tessio check. Il lui reste environ 80, je check derrière.

La river est un très vilain :6h

Tessio hésite, prend des jetons, regarde mon stack… et check.

Je le mets alors sur une bonne main, peut-être deux paires, très emm**dé par le tableau à tirages dans tous les sens. Il y a 180 dans le pot, et ma seule façon de les prendre est de bluffer. Mais la question est : Tessio saura-t-il lâcher sa main. Il est légèrement en tilt (ça sera bien pire plus tard), mais je pense avoir une image très sérieuse, et estime bénéficier d’une fold-equity d’une chance sur deux. 80 à mettre pour gagner 180, la côte me semble suffisante, je les mets.

Tessio me fusille alors du regard et se lance dans une grande tirade qui lui vaudrait quelques tours de suspension dans un tournoi majeur… Et il finit par jeter ses jetons avec un dernier bruyant « f*** ». Je tape alors sur la table pour lui signifier « good call », et sur le point de mucker, je décide de montrer le bluff histoire d’au moins tenter d’en tirer profit un peu plus tard. Et à la surprise générale il montre K9 dépareillé en expliquant que « I know you have shit, I have shit too but I put my balls on it…remember this boy… » avant de recaver à 400.

La table se durcit alors très fortement, et je décide après quelques tours de me lever avec mes 520¤, et de prendre un petit break afin de me restaurer.

De retour une demi-heure plus tard, il y a six personnes en liste d’attente pour la 50, mais 3 places dispos sur la 100. Je décide de m’y asseoir avec mes bénéfices, soit 320¤.

La table est fatiguée, cagoulée, alcoolisée… Très lisible, facile, un vrai bonheur. Je monte sans forcer à 550 ; Arrive alors le sale coup de la soirée :

Une option est limpée 4 fois. A la SB, Je découvre :Kh:Kc et relance à 30.

Vilain (qui vient de s’asseoir avec 300) paie, et un mec envoie sa boîte pour 96.

Je sens très mal le vilain et n’ai pas envie de le voir dans le coup. Il y a 170 dans le pot, et ça me convient tout à fait. Aussi je décide d’isoler le relanceur à tapis en mettant le mien. Vilain hésite à peine 10 secondes avant de caller. Il y a maintenant plus de 700¤ dans le pot.

On va la faire vite : le relanceur à tapis avait AJ, et vilain une paire de 7.

Evidemment un 7 à la turn boucle l’affaire…

Je contrôle tant bien que mal mon tilt, et pour m’aider décide de retourner avec mes 250 à une 50. L’occasion de tester pendant 3h un tas de choses différentes… changements de vitesse, calling station, maniaco-relanceur… une mine d’information pour le futur, tant au niveau des situations que des joueurs rencontrés.

Bien évidemment mon tapis fera le yoyo, mais je finirai la nuit à +200.

Certes le taux horaire n’est pas extraordinaire. Mais l’expérience aura été plus que bénéfique :

- Je n’ai pas perdu d’argent (j’en ai même gagné)

- J’ai pu tester ma résistance à la fatigue, à la déconcentration et au tilt (les trois ont été parfaitement contrôlés)

- J’ai eu un aperçu assez précis du type de joueurs présents par tranche horaire, avec des styles de jeu pour la plupart systématiques et très faciles à identifier.

- J’ai pu mettre en application des méthodes que je n’avais jamais osé tester en CG live autre que « entre amis », et constater la grande efficacité de certaines d’entre elles.

- Je me suis construit une « base de donnée » des joueurs rencontrés (une bonne soixantaine), dont beaucoup que je serai amené à rejouer dans le futur.

Edit :

célibataire le temps d'un week-end, je n'ai pas pu m'empêcher de remettre ça hier soir. De 21h à 5h30, pour un gain net de... 5¤ !

Je n'ai rien perdu, c'est l'essentiel, et plus que tout j'aurai joué plus de 800 mains en deux jours...

Ca, ça n'a pas de prix !

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