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Yeepaa

Psyché et Raison...

L’être humain est doué de raison, c’est d’ailleurs ce qui le différencie principalement de l’animal, en effet nous sommes tellement proche par bien des cotés avec nos compagnons de tous les jours qu’ils soient domestiques ou parce que nous les consommons dans nos assiettes.

Et oui, notre ami le porc a un ADN a 99% identique au notre, mais il lui manque la raison, je ne parle pas d’intelligence, on cite bien souvent une faune constitué d’entités qui sont pourvues de celle-ci mais bien de la capacité à la réflexion.

Un des problèmes majeurs du fait de penser, se remettre en cause est que nous perdons une part d’instinct, l’acquis annihile l’inné et même si en bien de points cela est très positif, comme un reflex conditionné.

Comme le geste du boxeur qui va esquiver le coup de son adversaire pour avoir répété et répété ce geste des centaines, des milliers de fois en salle. Il faut garder en tête que ce fait entendu en bien des situations a des cotés négatifs voir pervers, si on regarde ne serait-ce que la définition d’annihiler : cela signifie neutraliser, annuler,… donc notre apprentissage, notre éducation aurait tendance non pas à nous apporter un plus par rapport à nos aptitudes naturelles mais à se substituer a celles-ci.

Il faut bien prendre en compte que des choses ne s’apprennent pas et que d’autres ne sont que le fruit du travail, on ne sait pas compter naturellement, un enfant a qui on n’inculque pas les tables de multiplications ne saura jamais les faire, un enfant a qui on ne dit pas ce qui est jaune va trouver ce qu’il voit joli, mais ne vous dira jamais quelle est cette couleur, pour la simple raison (en dehors du fait que l’humain a décidé de nommer arbitrairement les coloris qui nous entourent au naturel) que cela ne s’invente pas et que nous ne naissons pas avec ce savoir spécifique.

La raison de l’Homme est un plus indéniable, elle nous a apporté nombre d’objets, bâtisses, outils qui nous entourent et nous servent au quotidien, un toit au dessus de vos têtes, la médecine, avant savoir il y a réfléchir. Des gens, des génies, des sommités intellectuelles ont œuvré pour nous et merci à eux, d’autres continuent tous les jours.

Le moteur a explosion a été « inventé » en 1859 par un Français d’origine Belge, monsieur Etienne LENOIR, mais il a pour ça utilisé les principes de Denis PAPIN et de James WATT qui avaient posé les jalons de cette technologie explosive par dilatation des gaz en 1690. Tout cela pour dire, que l’intelligence de M. LENOIR, son savoir a permis de travailler sur une invention qui avait 2 siècles, ce monsieur a utilisé ses acquis, ceux qu’on apparenteraient a ceux d’un ingénieur dans notre vulgarisation de langage actuel.

Mais ceux qui inventent, créent sont partis d’une chose, une seule, leurs réflexion, ils ont pensé, tourné autour d’une idée et ont construit ou développé ensuite par leurs compétences. Quid dans ce cas ? Quelle est la part d’inné et d’acquis ? Il est évident que l’acquis est celui d’un physicien, d’un chercheur… mais la part d’inné, la volonté de fabriquer, d’où vient-elle ?

Nous pouvons faire le parallèle avec des tas de moments de notre quotidien, que vous alliez travailler au bureau, entouré de collègues sympas (ou pas), que vous preniez votre poste sur la chaine de production de l’usine qui vous emploi ou que vous vous asseyez derrière votre ordinateur pour jouer au poker. Il y a aura un moment où ce que vous avez appris prendra le pas sur tout ce qui est en vous de façon instinctive, l’instinct vient de l’inné, de ce que nous sommes intrinsèquement, des animaux.

Et oui, c’est dit, nous sommes des animaux, nous n’avons qu’une « couche » supplémentaire qui nous a permis de prendre le pas sur mère nature (pas toujours en bien d’ailleurs) et de façonner des outils, des lieux d’habitats, des moyens de locomotions, etc.

Après cette longue introduction, voilà le cœur de l’article, la psyché et la remise en cause, il me fallait poser les jalons de ce qui compose la remise en cause, notre cerveau comporte de nombreuses facettes (Le cerveau aurait trois niveaux : un cerveau reptilien qui gérerait les comportements de base (manger, boire, se reproduire). Le système limbique qui donnerait naissance aux émotions. Et le cortex qui permettrait la pensée abstraite.)

Nous allons dans un premier temps oublier volontairement le système limbique car les émotions même si elles entrent en ligne de compte et ce, pour une part énorme dans le processus décisionnel (ce qu’il faut essayer de limiter chez le joueur de poker) elles ne devraient pas jouer sur la raison a laquelle elle s’oppose.

Le cerveau reptilien : Nous savons tous que notre corps nous envoi des « signes » pour que nous répondions a ses besoins, notre estomac crie famine, il faut manger, notre gorge est sèche, il faut boire, nous ressentons un élancement caractéristique dans une partie de notre corps avec tout le bagage de dilatation des pupilles, d’accélération du rythme cardiaque, il est temps de passer dans chambre (en espérant que votre conjoint ressente le besoin au même moment pour que ce soit un moment de plaisir partagé).

En gros on pourrait penser que l’on est dans l’instinct et oui et non, notre cerveau communique a notre corps un message clair, ciblé pour que nous assouvissions le besoin, cela n’est pas un instinct a proprement parlé mais la réponse a un besoin pour nous maintenir en vie (même le sexe, son besoin a la base est la procréation pour renouveler notre espèce).

Le cortex ou néocortex quant à lui gère l’abstrait, mais en abstrait il faudrait aussi intégrer connaissance, c’est lui qui sera le siège de l’apprentissage des nouvelles choses, c’est lui qui traite les informations vous permettant d’être synthétique et logique, son utilisation est toutefois réduite en période de stress, moment durant lesquels notre cerveau reptilien reprend quelque peu le dessus pour nous guider de façon « primitive » et instinctive.

La gestion par ces 2 parties de notre cerveau des moments de notre vie associé a la capacité d’éducation et ce dans un sens large nous permet en théorie de répondre aux besoins de tous les moments et de toutes nos pratiques quotidienne.

Nous pouvons commencer à parler de psyché qui peut se définir sommairement par : intégralité des manifestations conscientes et inconscientes de la personnalité et de l’intellect. On peut rapporter la psyché à l’âme par corrélation, puisque si vous êtes croyants vous donnerez a ce mot une connotation qui touche au divin avec la survie de l’âme après la mort et l’accès a une « autre vie » celle là éternelle, par contre si on rapporte l’âme a la psychologie ou aux sciences sociales on sera plus dans un système analytique qui apparente celle-ci a un continuum qui englobe nos comportements avec les autres et donc nos capacités à la moralité et aux vécus sociétaux.

Aparté pour les croyants : si vous parlez a Dieu vous êtes croyant, s’il vous répond, vous êtes Schyzo !! Consultez !! Smile

En associant les éléments décrits nous pouvons faire le lien entre la psyché et la raison, cette dernière s’opposerait parfois à la première puisque celle-ci comporte la part d’inconscient de l’humain.

La remise en cause intervient à ce moment précis, quand il y a « conflit » entre psyché et raison, nos instincts nous dictent une pratique, une ligne directrice mais notre raison, nos réflexions nous amènent vers d’autres cibles.

Même si cela est a priori une preuve d’intelligence, que cela fait montre de ce qui nous distingue du genre animal, il est important de prendre en compte que son instinct sera souvent plus probant que nos cogitos les plus poussés et que parfois s’en remettre a l’inné en le laissant reprendre le dessus nous permettra de sortir de bon nombres de pièges.

Si a chaque action vous analysez, réfléchissez jusqu’à vous convaincre que cela est la bonne chose à faire, au poker le bon move, vous allez peu a peu refuser d’entendre cette petite voix qui vous dicte a mi mots ce qu’il faudrait faire, là vous touchez a l’inné qui n’a pas été annihilé par l’acquis mais renforcé par celui-ci, l’expérience, la pratique ont fondé un amalgame symbiotique a vos caractéristiques naturelles, il faudrait tendre a cela pour toute chose qui nécessite une prise de décision qui n’est pas fondée uniquement sur des préceptes étalonnés par biais mathématique ou théorisable en physique par exemple. Nous convenons donc évidement que le fait de peser le pour et le contre, de mettre en balance arguments, contraintes, points positifs, etc. … fait souvent, très souvent prendre la bonne décision, reprenez les moments où vous avez pris une décision « raisonnable » contre l’avis de votre orientation instinctive, de votre envie du moment et où en fait celle-ci était la bonne.

Ceci se retrouve dans le poker comme dans la vie, le fait de remettre en cause les choses, de vouloir toujours bien faire, d’avoir étudié les tenants et aboutissants qui sont omniprésents dans les décisions du quotidien est naturel mais n’oubliez pas que le fait de remettre en cause ce que votre instinct primal vous conseil peut très souvent vous faire vous convaincre d’une chose alors que l’évidence était devant vous.

Je finirai donc par le système limbique, qui comporte donc les émotions, la sociabilité, les rapports aux autre mais aussi toutefois la gestion d’apprentissage plus complexe combinant les 2 facettes précitées, il permet de faire le lien entre les données (celles que l’on a appris, que l’on maitrise) et le ressenti (l’émotion, l’instinct, l’impalpable), cela voudrait tout de même sous entendre que les personnes les plus aptes a faire un amalgame et qui prendraient les meilleures décisions sont les plus sensibles puisqu’elles utiliseraient plus fortement ce siège cérébral que quelqu’un d’ultra-pragmatique qui va vouloir toujours avoir le contrôle et prendre les décisions raisonnées.

Yeepaa

On entend parler régulièrement du small ball, un des représentants majeurs de ce style étant Daniel Negreanu, on peut évidement accorder le plus grand respect a ce style. Techniquement parlant, on abordera la réduction de la variance par le biais de ne pas jouer les coups a fonds tout le temps et en offrant que peu de cote implicite a ses adversaires même si on va leur permettre de toucher des cartes aidantes pour pas cher. On dira aussi que l’on a une range équilibré en misant plus souvent mais moins cher et on ne protègera pas sa main car on sera souvent en pleine pampa avec un couscous merguez en main et pas un royal évidement.

Le souci est qu’il faudra affronter des joueurs qui vont pédaler des trucs innommables car ayant quasi toujours la cote. Ok, souvent ils ne l’auront pas mais ça ils n’en ont pas conscience. On pourra jouer beaucoup de coups, super, et alors ? On prendra souvent des coups dans la tronche parce que on aura pas de crédit puisque l’on sera dans tous les coups, vous pourrez me répondre que c’est un des objectifs et que on pourra bonifier nos grosses mains en jouant de la même façon que nos jeux spéculatifs. On prendra par contre nombre de bad beat qui nous ferons peut être tilter mais qui nous materons le cul à jouer aux petits malins.

Je pense que ce style de jeu peut avoir son intérêt mais tout dépend du format, en cash game, je pense clairement que c’est de la m**de ! Le concept de contrôle du pot serait il mort ? Fort probable ! En tout cas, encore une fois en cash game. Je ne vous dis pas de vous envoyer en l’air avec la moindre top paire ou avec tous les bons tirages que vous pouvez toucher avec vos SC (suited connectors) ou vos petites-moyennes paires. Mais put**n de m**de, raisez, misez, envoyez du lourd, vous aurez souvent du monde pour vous payer. Plus vous monterez de limite moins vous aurez ces joueurs qui sont enclins à call/call/call avec une underpair ou un tirage miteux, quoi que, matez des vidéos si vous ne pouvez jouer a ces limites et vous verrez que la chasse aux clochards est belle et bien présente, alors lâchez vous (faites gaffe à vos caleçons quand même).

Vous avez brelan sur un board pété de tirage, vous faites quoi ? Vous misez pour quoi ? Value ? Oui – protection ? Oui !! Alors pourquoi miser 40-60% du pot avec un résiduel de tapis micropouyeux ? Envoyez du lourd, faites parler la poudre, que l’AK47 (surtout le AK pas le 47…) fasse parler le feu !

Si on parle technique, vous me présenterez la théorie des blocs, le contrôle du pot, et patati…

Oui, oui et pourquoi pas, par contre ok, on ne joue peut être pas a fond KK préflop avec 300BB alors que avec 50/100BB allez a tapis préflop est plus que correct (on tapera suffisamment rarement AA en face pour le justifier.). Ak a 13BB sera inlachable préflop sauf mammouth read sur le vilain en face qui ne 3b QUE les AS.

Yeepaa

nOliFe ?

Le joueur de poker a une vie atypique. Il se lève tard, pue des pieds (normal il prendra sa douche plus tard, là un MTT commence). Il consomme des quantités outrancières de caféine. S’il est fumeur, il cumule les excitants avec son adrénaline dans les spots tendus.

Le Joueur de poker se meut dans des eaux bien troubles, il allume son pc, ne voit que la moitié du logo Windows, il a encore plein de crottes de n’œil aux coins de ceux-ci. Mais il est content ainsi, pas de compte à rendre (à sa copine sur son hygiène de temps en temps, s’il en a une, de copine hein, pas d’hygiène). Le Djeun joueur de poker vivant chez papa maman aura de temps à autre une tâche ménagère sur requête express de ses parents et bien que cela le fasse grandement chi**, il s’exécutera, et oui, qui assure gîte et couverts pendant que monsieur grind toute la journée ??

Le joueur de poker écoute moult musiques et regarde grand nombre de vidéos, qu’elle soit de poker (of course) ou autre, nous négligerons ici, le player qui matte du porno en jouant, délaissant quelques dizaines de secondes concentration et souris !

Le joueur de poker est un joueur, mais dans ce qu’il a de plus beau, je parle ici ou du gagnant, celui qui fait rêver les foules, la cohorte de fans transcendés par ses exploits aussi bien que du loser magnifique, le joueur au winrate proche du néant ou plutôt des profondeurs abyssales de sa bankroll, qui de part ses downswing faramineux mais ô combien naturels vu son A game qui serait le E game d’un joueur de NL0,001 fait pâlir de honte ses amis. Celui-ci même s’il a déjà entendu parler des concepts et théorisation du poker ne cherchera jamais à progresser, ou plutôt il pense être au top et que ses pertes ne sont que cette fameuse variance et qu’un jour ou l’autre, sur le long terme comme disent les winners, lui sera gagnant à n’en pas douter.

Le joueur de poker a son écosystème, il a les cartes de réduction de toutes les pizzérias alentours, du quick, macdo et autre… il aime la bouffe rapide, les snacks sont ses amis, il tutoie tous les tenanciers de kebab dans un rayon de 2km autour de chez lui, s’ il prenait le temps de lire autre chose que des magazines et à fortiori ceux de poker, il pourrait citer les propriétés énergétiques du coca, des madeleines et de nombres d’autres petits encas qu’il consomme à un rythme effréné, et oui il faut bien nourrir son outil principal : son cerveau.

Le cerveau du joueur de poker est proche de celui du sociopathe, à la limite de la catatonie, se repliant sur lui-même, en se focalisant sur le move à venir et sur le fait de rentabiliser sa paire d’AS tant et tant attendue, et pourtant il est en général féru de réseaux sociaux, et oui c’est son seul lien avec la vraie vie, celle de dehors, l’extérieur où il ne se rend qu’une fois l’an et cela pour la bar-mitsvah organisée par sa poker room favorite, ou Bat-Mitsvah car et oui par joueur de poker je sous- entend la classe et non le genre de l’homo-erectus playatus, les femmes sont bien présentes dans cette caste. Avec quelques menues différences malgré tout, notamment pour ce qui est de l’hygiène….

Quoi que ! Bref, les différences mâle/femelle au poker pourront faire l’objet d’une palabre ultérieure mais le propos du jour n’en a cure.

Depuis un moment je cite le joueur de poker sans distinction d’âge, même si en effet le prototype décrit ci-dessus est plus celui de la tranche d’âge des 18-25, et oui après un certain âge la vie reprend un peu ses droits, sociabilité, envie de diversité, propreté, et oui avant l’incontinence et la sénilité l’humain aime être propre !

Attardons nous un instant sur le sénior, le joueur qui cumul sérénité et bouteille, je ne parle pas d’expérience, car nous admettrons facilement que le joueur online peut à un âge où nos aïeux devaient bouger de villes en villes pour trouver des parties, n’a qu’à allumer notre ordinateur pour trouver une partie à toute heure du jour ou de la nuit. Le nombre d’année nous séparant de notre naissance n’a donc que peu d’impact dans le nombre de mains potentiellement jouées. Nous parlerons donc bien des joueurs qui de part leur état civil dépassent les 35/40 ans, ce joueur est un peu différent et ce à plusieurs égards, il se lèvera plus tôt et se couchera de même, jouera moins, il est là pour son plaisir et non pas pour d’hypothétiques paillettes que peu de personnes verront un jour leurs choir dessus grâce au poker. Il aura une hygiène meilleure, aussi bien de propreté que de vie en général, il sera plus attentif à son rythme de sommeil, repas régulier et équilibré et apportera à son jeu des éléments que le junior omettra de prendre en compte, en effet, qui des joueurs avoisinant la vingtaine n’a jamais fait une session de 12 heures en dépit de toute cohérence et en perdant au fur et a mesure du temps qui passe ses facultés, sa concentration et son acuité dans le jeu.

Celui-ci n’en reste pas moins en dehors de ces quelques vertus un joueur, et donc par essence un gambler si vous préférez, en effet, il est là pour prendre du bon temps, il sera plus sérieux, souvent plus serré, quoique, mais il consacrera son temps de jeu à « dépenser » et non pas à rentabiliser chaque main, à la différence du djeun il ne se brokera pas ou en tout cas ce sera un broke sans conséquence car il ne dépose que peu à chaque fois dans la mesure où il n’espère pas Vegas, il regardera lui aussi par moment de jolies jeunes femmes dans des positions dans lesquelles nous n’oserions imaginer nos mères mais si une frénésie s’empare de lui il ira voir bobonne qui aura peut être son 3ème orgasme de l’année en ce fabuleux mois de septembre ! Sa vie n’est pas centrée sur le poker mais il s’y adonne en joueur discipliné, avec le respect de 2 ou 3 règles de jeu mais cela reste un jeu et sa vie continue lorsqu’il perd une ventrale payée 3 streets en dépit de toute considération de cotes.

Lui, sa vie, c’est l’hédonisme, et le poker en fait partie, nombre de joueurs plus jeunes finiront comme lui, avec un job et un loisir qui parfois prendra le pas sur le quotidien, une semaine de vacances sans tondre la pelouse où madame braillera en le traitant de fainéant et d’addict à un jeu à la con, à moins qu’elle-même soit joueuse et qu’ils se tirent la bourre sur 2 pc en se lançant des challenges qui n’ont d’autres vertus que de se chambrer gentiment (ou pas).

Pour résumer, la vie du joueur de poker ( à fortiori online) est une vie de dépravé et vous feriez bien d’adopter un mode de vie qui vous permette de concilier une vie sociale digne de ce nom et la pratique de votre passion ou source de revenu si vous en vivez dans de meilleures conditions, je ne suis pas votre maman et vous avez tous loisirs pour me dire d’aller cueillir des baies de genièvre dans les champs, pas de soucis avec ça. Cela me permettra de soigner mon arthrite dans quelques années puisque cette plante est censée avoir cette vertu. Le dimanche étant le jour des MTT les plus richement dotés, je me doute bien que pour ceux qui auront eu la chance dans leur set de tournoi de se voir propulser par dame Sainte Marie la Moule ou leur talent en Table Finale que le lundi sera un jour de sommeil et de glande intersidérale. Il n’en reste pas moins que le reste de la semaine, vous avez, nous avons, des amis, sauf cas très rare d’asociabilité excessive et de connerie avérée par tous, alors entretenez ces relations avec les autres, un jour il sera trop tard et ce sera dommage.

Gl a tous et faites gaffe à vos jetons ;)

Yeepaa

Si l’on adhère tous au fait que l’on y joue parce que l’on aime ce jeu, que ce soit pour sa richesse, pour le côté ludique ou simplement parce que c’est un phénomène de mode (qui est bien dépassé en tant que tel), il convient de faire la part des choses entre les différents type de joueurs.

Certains se voient comme le futur Monneymaker, riche, en ayant investi un minimum, beaucoup d’appelés, peu d’élus. D’autres, plus pragmatiques le prennent pour ce qu’il est en fin de compte, un jeu. Ceux-là vont donc consacrer un budget loisir à sa pratique, que le montant soit minimum pour quiconque souhaitant « essayer » ou plus élevé pour ceux qui se disent que quitte à y jouer autant le faire dans de bonnes conditions et donc en « investissant » un peu plus. Il en va de même dans toute pratique, sport ou loisir. Le joueur de tennis amateur qui entame sa première année en prenant des cours ou non va tout d’abord et ceci est légitime se cantonner à un achat raisonnable, une paire de tennis correcte, une raquette entrée de gamme et un ou plusieurs tubes de balles jaunes, mais s’ il accroit sa compétence et son temps de jeu et a fortiori s’ il s’adonne à la compétition il sera enclin à investir dans du matériel plus performant.

Il en va de même pour celui ou celle qui dépose ses premiers deniers sur une room de poker, qu’il le fasse sur les conseils de l’un de ses amis qui est déjà inscrit depuis longtemps et qui lui vante les mérites de cette activité ou qu’il réponde en tant que bon consommateur que nous sommes tous aux appels de la publicité.

A ce moment précis, entre en ligne de compte, le pourquoi nous jouons. Il est tout à fait concevable, et ce en vertu de l’égo qui nous anime tous, que nous envisageons la chose comme un loisir qui a la possibilité de rapporter de l’argent et que donc quitte à engager de l’argent dans une pratique oisive autant prendre celle-ci. Comme il est communément admis que de faire une sortie avec ses amis au resto, dans un bar ou en boite de nuit pour les plus jeunes (ou pas), il est à mon sens tout à fait acceptable que le fait de consacrer 30 ou 50 € par mois à jouer en poker en les perdant ne soit pas une aberration mais utiliser son argent dans un loisir qui lui convient, il ne serait pas pour autant un fish mais bel et bien un joueur récréatif et dans ce mot je ne vois rien de péjoratif.

En effet, pourquoi considérer que celui qui prélève un pourcentage de ses revenus pour se faire un plaisir quel qu’il soit, bowling, cinéma, bar ou que sais-je serait quelqu’un de « normal » mais que le joueur de poker occasionnel ou en tout cas amateur et revendiqué en tant que tel, serait un fou, un marginal… ?

Vous pourrez me répondre que si ce n’est qu’un loisir, il pourrait se cantonner à l’argent fictif mais ma vision et ce, pour avoir pratiqué nombre de jeux différents en valorisant la victoire ou la défaite par une dotation, qu’elle soit financière ou via un bien matériel, est que cet apport d’enjeu fait prendre tout son sens à la partie. Pourquoi aimons-nous les shoots d’adrénaline ? Parce que notre corps nous amène à de nouveaux « sommets », cette hormone de la famille des catécholamines, augmente notre vigilance, dynamise notre tonicité musculaire, oxygène plus efficacement notre cerveau, etc… Cet état de stress « positif » amène tout un chacun à se sentir meilleur, plus fort, cela peut avoir des effets néfastes certes mais le corps est une machine bien faite, et mère nature a fait en sorte que chaque organe, chaque effet biochimique du corps est un intérêt.

La conclusion à tout ça est que, peu importe pourquoi vous jouez, si vous aimez ça, faites-le ! Et que celui qui vous traitera de fou ou qui dira que vous êtes addict se voit renvoyé à ses propres passions (pour peu qu’il en ait et sinon que sa vie est triste) au sein desquelles il sera dans la même situation que vous lorsque vous êtes à une table de poker.

Ah oui ! Pour info, il apparaitrait que les premières traces de notre jeu favori remontent au milieu du 19è siècle en France, vous pourrez donc dire que vous entretenez une tradition perdue pendant des années et que par foi en la nation vous voulez faire perdurer les us de nos aïeux. ;)

Good Luck à tous et faites gaffe à vos jetons ;)

Yeepaa

Musique et Poker

J’aimerai jouer au Poker comme Queen faisait ses morceaux…

Une réflexion, ou plutôt une pensée m’est venue dans la voiture ce matin. Radio aidante, un petit morceau de Queen était diffusé : « I want it All » pour ne pas le citer. Que vous aimiez ou pas ce groupe et sa musique n’est pas le propos, en tant que personne douée de raison, nous savons tous que ne pas apprécier quelque chose ne fait pas que cette dite chose soit mauvaise, nulle ou autre.

Pour ma part, j’aime une grande majorité des morceaux de ce groupe défunt en même temps que son leader, RIP mister Mercury, mais surtout ce qui m’a frappé lors de l’écoute, alors que c’est un tube mainte fois entendu est la construction et la mise en place de chaque note, chaque accentuation et l’homogénéité de l’ensemble.

Chaque protagoniste a sa place et apporte à l’ensemble, comme au poker les mathématiques, la mémoire, la psychologie, la technique et l’instinct sont des éléments qui font ou feront de vous un joueur qui non seulement gagne mais s’éclate.

L’intro du morceau, un solo en préambule, excellent, lyrique, chatoyant dirais-je… ! La rythmique qui démarre, agréable, suave, se déroulant d’elle-même sans heurts. Le chant, oscillant entre rauque et envolé, tantôt un peu agressif, tantôt transportant un bagage de douceur. La batterie, discrète au début et montant en puissance au fur et à mesure. La basse, transparente mais pourtant tellement présente et en soutient de tout ce qui est autour.

Voilà donc maintenant le corolaire, les entrecroisements, chaque compétence du joueur de poker est au service de son jeu, chaque musicien est au service du morceau, le tout est composé, compartimenté mais dans une vision globale. Chaque parcelle que vous maitrisez n’a pour but, ou en tout cas ne devrait l’avoir que de vous envoyer vers le A Game, au même titre que Queen faisait de la musique en maitrisant chacune de ses arcanes mais avec comme volonté de faire de bons morceaux, le mieux tout le temps, en chaque instant.

J’aimerai donc parvenir à avoir mon jeu aussi clairvoyant que la guitare de Brian May, la « Red Classique » qu’il avait d’ailleurs fabriqué lui-même comme chacun de nous pourrait par expérimentation « créer » de nouvelles moves ou tout du moins se les approprier par la pratique et la maitrise. Bon, nous n’aurons malheureusement pas les forces créatrices de cet ingénieur en électronique qui a travaillé au ministère de l’aviation britannique. Mais, ce que je pense savoir, c’est que tout un chacun, peut par le travail, l’acquisition par l’expérience se forger un jeu qui amalgame toutes les qualités que nous possédons dans ce jeu mais aussi de part nos personnalités.

Si l’objectif est de maitriser toutes les facettes de ce jeu, il faudra faire comme les musiciens de ce groupe, ô combien mythique, il faudra, jouer, jouer, travailler, travailler et réunir l’ensemble, Monsieur May a obtenu à l’âge de 9 ans un « degré IV » de piano que peu de gens n’obtiennent, et ce, s’ils sont déjà talentueux qu’aux abords de la vingtaine puisqu’il requiert un minimum théorique de 11 années d’études !!! Donc je ne jouerai jamais au poker aussi bien que ne jouait Queen mais je peux en tout cas en tout instant faire en sorte de pratiquer Mon A Game.

Voilà pour cette petite pensée, si vous aimez écouter de la musique lors de vos sessions de jeu, je vous encourage à vous intéresser aux morceaux de ces illustres anglais qui ont fait de grandes, très grandes choses.

Good Luck à tous et faites gaffe à vos jetons ;)

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