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Yeepaa

Le député socialiste du Cher, Yann Galut, vient de poser une question écrite au gouvernement, pour rappel (ou information pour ceux qui ne savent pas ce que c’est) la question écrite a pour vocation d’offrir au député une ligne directe vers les ministres. Elles se doivent d’être sommaire et ne contenir que les éléments de compréhension.

Elles sont publiées chaque semaine et ont un délai de réponse qui est fixé réglementairement (2 mois).les ministres publient leurs réponses dans un fascicule spécial du Journal Officiel.il y a eu à une époque un tel engouement pour cette procédure que les questions étaient souvent sans réponses (nous aurions pu avoir un espoir à cette époque) mais elles peuvent maintenant être « signalées » pour être certain d’obtenir une réponse si elle est jugé de premier intérêt ! Gageons que la manne financière espérée ici par notre gouvernement sera jugé de premier ordre.

En substance, cette question ne couvre pas que le poker, il est évoqué en son seing une taxation du jeu de hasard dans son ensemble, Loto, Euromillions, etc… et donc, au-delà de n’importe quel gain supérieur à 30000 Euros, il y aurait une imposition à hauteur de 15%. A ce jour, il n’y a aucun impot ou taxe sur les gains issus des jeux de hasard, le patrimoine est taxé l’année suivante en vertu soit de l’ISF, de l’impot sur le revenu du capital (rente locative par exemple),…).

La Française des Jeux à dors et déjà rappelé qu’une retenue est déjà effectué à la source directement sur les mises, on rejoint ici le même concept que celui que nous connaissons au poker, une taxe directe – le rake – et une seconde taxe sur les gains ! France 2 a lancé le débat en demandant l’avis des joueurs et d’un député de l’opposition.

Depuis octobre 2010, en théorie, seuls les joueurs de poker tirant l’essentiel de leurs revenus via ce jeu peuvent être imposable. Un député PS avait proposé une imposition dès que les gains excédés 5000€. Notre cher député veut lui aller beaucoup plus loin, il veut maintenant s’attaquer aux gros gains et profiter de tout ce qu’il peut gratter et que ce soit à la source de joueurs professionnels ou non ! il déclare- On pourrait définir un plafond en-deçà duquel les gains ne seraient pas imposés pour les joueurs professionnels. Mais cette définition n’empêche en rien l’impôt pour les joueurs qui gagnent parfois des sommes considérables lorsqu’ils en font une activité à part entière –

Dans le contexte actuel et la montée au créneau incessante du Fisc vis-à-vis des joueurs redressant à tour de bras pour plusieurs centaines de milliers d’euros. Ce qui reste quand même étonnant de fait puisqu’un des principes du droit Français est la non rétroactivité de la loi « L’office des lois est de régler l’avenir. Le passé n’est plus en leur pouvoir. »

C’est dans ces mots que Jean-Étienne-Marie Portalis présente et définit en 1801 le principe de non-rétroactivité des lois pour le premier projet de Code civil. Et une loi fiscale ne devrait pas faire exception ![Comment expliquer que la rétroactivité des lois est possible, alors que le principe de non-rétroactivité des lois est un principe incontestable du droit ?

La non-rétroactivité des lois est un principe codifié et important dans le droit français qui répond au principe de sécurité juridique, mais qui peut être facilement interprété et contourné pour créer des lois rétroactives.

Alors même que les affaires dans le milieu du poker se multiplient comme les poux sur la tête d’un gosse, nos chers gouvernent par l’entremise d’un député sous la forme d’une question au gouvernement a souhaité voir taxé les gains de jeux de hasard et ce à hauteur de 15% au delà de 30000 euros. Il n’y a ici aucune distinction entre le joueur amateur ou le professionnel et tous y serait assujetti mais on ne connait pas encore quelle forme cela prendrait – impôts sur le revenu (nous aurions tous une case « avait vous touché le badbeat jackpot cette année ? » ou prélèvement en direct lors de la remise du chèque ?

Citons maintenant les déclarations de notre député PS Yann Galut :

«Il ne vous aura pas échappé que nous traversons une période de crise économique et sociale sans précédent. Une grande partie des Français vont être mis à contribution, même si nous faisons porter l'effort sur les hauts revenus et les grandes entreprises. À ce titre, certains gains issus des jeux de hasard me paraissent tout simplement hallucinants. Pensez au dernier gain de l'Euro Millions : 169 millions d'euros, soit 126 siècles de smic, le prix de deux Airbus A320 ou encore l'équivalent de l'aide exceptionnelle décidée par le gouvernement pour permettre aux départements de conduire leurs missions de solidarité. Je considère qu'il faut y regarder de plus près, au nom de la justice fiscale et du rétablissement de nos comptes publics. »

Il continue ainsi « C'est le caractère exceptionnel et exorbitant du gain auquel je souhaite m'intéresser. Pour le poker, je ne suis pas du tout opposé à la définition d'un statut pour les joueurs professionnels. Car je considère, comme Aurélie Filippetti l'avait fait en déposant un amendement il y a un an, qu'il est nécessaire de rationaliser la fiscalité des gains. Dès lors qu'ils sont réguliers, ils sont d'ailleurs imposables au titre de la catégorie des bénéfices non commerciaux à l'impôt sur le revenu (article 92 du code général des impôts). On pourrait définir un plafond en deçà duquel les gains ne seraient pas imposés pour les joueurs professionnels. »

Nous avons constaté que le cas français n’est pas isolé, en effet la Suède se lance elle aussi dans une opération massive et brise par la même l’omerta présente jusque là. Le principe est sensiblement que celui que nous avions en France jusqu’il y a peu de temps – les jeux de hasards n’étant pas taxés. Or, les joueurs nordiques ont eu la désagréable surprise de recevoir une vague de courrier leur exprimant l’obligation de fournir les éléments concernant leurs gains au poker pour tout ce qui est extra UE.

En effet, les gains réalisés dans la communauté Européenne ne sont pas imposables au regard du législateur Suédois mais tous les autres sont imposés à hauteur de 30%. Selon la cour suprême Suédoise, le poker peut être aussi bien un jeu de hasard qu’un jeu de compétence (hein ?quoi ? mais qui fait quoi et comment alors ?), selon le format pratiqué, vous êtes ou un space chattard ou un génie du poker… une affaire remontant à 2007 l’a confirmé avec le jugement qui fut cassé lorsque les organisateurs furent interpelés pour compétition ouverte au public et contrevenante à la législation sur les jeux de hasards locales.

La cour d’appel a donc rendu un jugement contradictoire en précisant qu’il fallait distingué un main Event sur plusieurs jour et avec des structures profondes qui permettent aux joueurs compétents de réduire à peau de chagrin la part de chance pour figurer dans la liste des gagnants (ITM) alors qu’un Side Event de part sa structure de boucher (surement pas kasher) laisse une part belle à Dame Chance. Elle a aussi du fait statué sur le fait que le cash game soit lui un jeu de hasard (monsieur les pros du cash game quotidien, vous ne faites que jouer au loto si vous êtes Suédois).

Il faudra tout de même noté que les membres de la magistrature locale à demandé à être formé et coaché pour comprendre le poker et pouvoir exprimer un avis. Là ou le bas blesse pour les Victor Bloom et compatriote, c’est que si le poker en tant que travail est reconnu, il ne sera plus taxé à hauteur de 30% mais de 50. Une interrogation demeure, il semblerait que le cash game soit taxé non pas sur les bénéfices réels mais sur les gains – le gagnant de 200K€ du lundi mais perdant 430K€ le lendemain ce joueur devra t’il payer sur les 200K€ ? Cela semble difficilement concevable… à suivre donc. A défaut d’un syndicat des joueurs à l’échelon français, on pourrait peut être trouver du monde si on passe à l’international !

Pour revenir à la France, peut donc se dire que le sujet est loin d’être clos et que l’administration fiscale pour l’instant semblerait refuser tout rescrit (alors qu’elle en à le devoir - L'administration vous répond dans un délai de 3 mois à partir de la réception de votre demande ou, en cas de demande incomplète, à partir de la réception des compléments demandés.) a ceux qui lui demande comment gérer tout ceci avant de se voir contrôlés et redressés. Attendons nous encore a de nombreuses péripéties en la matière, bonne chance à vous, bonne chance à nous !

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Yeepaa

Call Me if U Can !

Une fois n’est pas coutume on va parler un tout petit peu de technique (enfin pas au sens strict non plus). Que souhaites-t’on réaliser quand on ne fait que payer (I Call !!!) ? On paye en pensant avoir la meilleure main alors qu’on a encore la place de miser, on paye parce que l’on est à tapis, on paye avec un bluff catcheur mais on n’est pas trop sur de remporter la main, on annonce un bon gros call de frustration en se disant qu’on est derrière mais bon que cette ## !!!@@ carte à la river qui change tout et détruit quasiment certainement notre brelan flopé ou notre paire d’As qui ne bat plus rien, etc… etc…

D’un point de vue technique donc, qu’accomplit on par un call pour ne pas miser ? (exceptons donc le call à tapis) – on a de la showdown value et on ne sera payé que par mieux si on relance - > ok, quel est le pourcentage de fois dans ce spot ou on sera derrière et quel est le pourcentage ou l’on sera devant : à partir de là, pourquoi ne pas fold et sauver ses jetons si on sera plus souvent (60-70% du temps) ou pourquoi ne pas relancer si on est à la même probabilité devant ? – on peut poser des équations probabilistiques et dire « si je suis à 60% du temps derrière mais que vu le pot et ce que j’ai a call, je n’ai qu’à remporter le pot 25% du temps et donc, mon call se justifie » - ok sur un précepte purement matheux, oui, mais ! A-t-on des informations sur le vilain en face de nous qui nous indique que l’une ou l’autre des options est meilleure ?

- online par exemple, l’usage d’un trackeur permettant de voir l’agression par street (flop/turn/river) et le W$SD (win $ at showdown – gagne de l’argent à l’abattage) et donc de « savoir » si quand vilain met un barrel (une mise) sur la dernière carte du board (la river et donc 5ème carte)

- live, le type qui dès qu’il bluff vous fait des gouttes de sueur grosse comme les chutes du Niagara mais qui d’un coup à tellement l’air serein que le Dallai Lama semble être un gros nerveux gavé aux amphétamines.

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De plus, entre un play de cash game et un tournoi il y a un monde ! si le fait de réaliser ce call vous mets dans une posture où il faudra un miracle (au Bellagio, ils pensent ériger une chapelle à « Sainte Marie la Moule ») pour atteindre les places payés, qu’est ce qui peut nous pousser a payer ??

On pourra imaginer des Fancy play (jeu fantasque) ou un tilt aussi fulgurant que destructeur pour vos petites montagnes de jetons. La fatigue lors d’un long tournoi, le stress bloquant complètement nos neurotransmetteurs et nous incapacitant tellement qu’envisager le bon choix parait impossible.

La présence des tables TV peut avoir un double effet (Kiss Cool inside ?), soit nous rendre nit (serré, peureux) soit nous faire tenter des heros calls pour avoir notre heure de gloire sur GSN et Youtube.

Quelque soit les raisons de payer et donc de ne pas relancer, mettez en balance les arguments, refaite les coups, ramener à votre conscient les moves passés et comment votre adversaire du moment à procéder quand il était max et quand il partait en pampa complète avec sac à dos mais sans canif et uniquement ses coui****.

Un cas concret :

Vous ouvrez avec :
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Le flop vient :
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Cbet (Normal et standard… sur un tel flop) mais vous prenez un Check/Raise qui porte les enchères à 60% de votre tapis ! Vous faites quoi ?

Call ici me parait bien ambitieux, à la limite partir à tapis ? (lol) même si il joue Qx assorti à carreau il à un minimum de 15 outs et vous jouez un flip ou bien vous ne jouez plus que 2 outs et êtes vraiment mal.

99% de vous me diront : FOLD

Evidement mais comme tout un chacun, il y a un moment où vous pourrez on ne sait pas pourquoi « CALL ! »

Un exemple rigolo que je vous laisserais chercher sur le net, lors d’un interview Guillaume Darcourt raconte une main en NL2000 (les blinds sont donc 10/20 soit du pognon quand même et pas qu’un peu) – Guillaume fait du Darcourt à savoir que au bouton 64s (assortis) ce n’est rien de moins que AA (bon il y a un historique et avant de voir sa main, il se dit qu’il a AA), bref, le coup se joue avec 3bet et 4bet, il call – flop K52 – pas terrible à part une super ventrale. Il mise en protection de sa paire d’AS (en français dans le texte ;) ), son adversaire envoi tapis pour environ 6000€.

Bon, un peu de cinéma de Guillaume, pas grave, t’as fait le malin, tu vas faire style de … et fold.

Et là, arrive ce dont on parle, il raconte le coup ainsi : « dans ma tête ça fait « Fold, Fold, Fold, Fold, Fold, et « CALL ! », c’est sortie tout seul !» - bon pour la petite histoire il touchera son 4 outers mais le souci n’est pas là.

On pourra ici parler de lecture du deck (paquet de cartes restantes) mais surtout d’un bon gros pétage de cable qu’on à du mal à identifier.

Tout ce que je peux vous conseiller, est de combattre ces calls de frustration, de gambling (je parle de vrai gamble pas des flips), prenez un moment avant d’annoncer call et surtout si vous êtes crevés.

Vous souhaitant bonne chance aux tables, surveillez vous, surveillez les !!!

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Yeepaa

L’argent au Poker !

Selon Ilana Reiss-Schimmel, docteur en psychologie clinique et psychanalyste entre l’homme et l’argent c’est une vieille histoire pleine de passion. Amour, convoitise, mais aussi haine et mépris. L’argent est-il Dieu, est-il le Diable ? La psychanalyse dépeint notre relation a cet argent par le fait qu’il soit le support de fantasmes inconscients. Pourquoi aimons-nous tant l’argent ? C’est le domaine de « l’avoir », le nourrisson se meut dans cette sphère (il ne se souci pas de l’être), avoir faim, avoir soif, souffrir du manque… a l’âge adulte on transfert tout cela sur le maitre argent, symbole de l’avoir le plus parfait. (Attention, attention) pour une part, notre relation à l’argent est animée par des fantasmes élaborés lors des phases orales et anales du développement psychoaffectif. (Qu’on soit d’accord, rien de salasse ici, inutile de faire des commentaires ayants trait au S*x*).

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Freud a surtout théorisé le rapport entre l’argent et le stade anal… au stade oral, l’enfant (donc chacun de nous à une époque) est en état de dépendance et rêve donc d’un « sein » inépuisable – l’outil nourricier intarissable. On retrouve ce fantasme chez les gens qui courent après l’argent et le toujours plus, c’est l’équivalent ou le substitut du sein permanent et prodigue. Pour ce qui est de la relation à l’argent en tant qu’avarice (ou radinerie primaire, selon le degré), c’est le rapport au jeune âge dont la rétention obstinée le protège contre la menace imaginaire de se voir vidée de sa substance (comme quoi le pipi caca peut nous ramener à bien des choses).Bon nous avons posé « des jalons » psychopathoschmilbikien de nos rapports au fric et maintenant en relation avec le poker, qu’en est t-il ?Ici, il ne sera pas question (encore une fois) de l’économie du poker, on parlera de l’argent de chacun, celui que j’utilise pour jouer, que vous gagniez ou perdiez et de comment, pourquoi et surtout du rapport à celui-ci dans ce jeu.

Comment voit-on l’argent misé au poker ? On peut envisager cet argent comme un outil de travail, le trader utilise de l’argent en capitalisant un risque, il en va partiellement de même pour le joueur de poker, nous pourrons évidement faire la distinction tout de suite entre le professionnel. Lui, qui utilise une partie de son patrimoine en tant que Bankroll (tapis d’argent servant à jouer, fond de roulement si on veut) et le joueur amateur qui consacre une partie de son budget loisir ou foyer (plus dangereux) pour assouvir ses instincts de joueur. Certaines personnes jouent de l’argent alors qu’elles détestent ça, je ne saurais trop leurs conseiller d’aller consulter au plus vite un psy, je n’aime pas avoir mal, j’évite donc tant que faire se peu de me mettre en situation de souffrance (sado-maso s’abstenir de tout commentaire ;) ).

Il est intéressant de voir que l’on peut aussi envisager la vision du non joueur dans ce rapport à l’argent, il verra tout ceci comme un risque (probablement défini comme inutile et stupide). Il ne comprendra pas que tout un chacun puisse balancer aux chiottes une somme prédéfinie en s’adonnant a un jeu qu’on pourrait pratiquer pour le plaisir uniquement. Il n’entreverra jamais que comme un trader encore une fois, on peu pratiquer ce jeu avec un bagage de compétences qui permet de gagner de l’argent sur le long terme, mais il suffit même en lui expliquant cent fois la même chose et en lui montrant les chiffres qu’il vous voit perdre une session pour que son avis ne soit conforté à vie. Il y a un aspect assez amusant, on entendra souvent parler de respect de l’argent, personnellement je ne vois pas en quoi il faut respecter la monnaie fiduciaire (pour rappel : c’est la valeur accordé par la confiance et par un support, l’or est le garant de la valeur des monnaies actuelles, le billet de 10€ ne vaut pas 10€ en relation avec les couts des matières qui le compose).

Quand on parle de respect de l’argent, de quoi parle-t-on ? Si on me parle du fait que balancer 20€ dans les toilettes est irrespectueux je peux répondre oui, mais par en rapport à l’argent mais en rapport à ce que j’aurai pu faire avec, ne serait-ce que le donner à la première personne croisée dans la rue qui aurait pu l’utiliser à sa guise. En fait, cette réflexion dite à l’encontre du poker ou d’un joueur de poker concerne le montant des mises faites, on pourra donc pour celui qui fait un buy-in disproportionné a ses moyens, définir un manque de respect mais pas de l’argent, de lui-même, pour la panade dans laquelle il peut se mettre et de ses proches si il ‘tape’ dans le budget de la famille pour jouer. (Veuillez composer le 0….. je ne connais pas le numéro et mon rôle n’est pas de vous intimer quoi que ce soit), par contre quand Guy Laliberté, le multimilliardaire bien connu (fondateur des cirques du soleil) engage 1 million de $ dans le tournoi qu’il a lui-même lancé, à savoir le one drop, qu’y a-t-il a redire sur le montant de son investissement ? Cela reviendra pour un smicard à payer 50 centimes d’euros ?

Ou quelque chose dans le genre, et qui irait critiquer cela ? A mon sens, pas grand monde. On pourra tout de même se poser la question des limites, jusqu’à quand et surtout jusqu’où les tailles des blinds vont t’elles monter ? Jouer a des blinds 400/800 a 100BB de profondeur (et donc avec un tapis au départ de 80000 € ou $ peu importe) implique raisonnablement de disposer de 2.4M minimum soit une trentaine de « caves », ce qui est une gestion de Bankroll relativement tendue.

Une phrase de Gus Hansen :

Ca ne me dérange pas de jouer de gros pots, mais il faut que ça reste raisonnable. Je n'ai pas 200 millions de dollars pour jouer des coins flips à 1 million et personne ne peut se le permettre. Je m'écarte le plus possible de ces tables de fous..

Celui qui renvoi donc une des images les plus prononcées de gambling et de jeu ayant une variance folle serait il fait comme vous et moi ? Il serait affecté par la perte de grosses sommes et tendrait à amoindrir les facteurs risques ?

Qu’en est-il des visionnages des épisodes d’émissions de poker où les pots misés montent à des montants extraordinaire – il suffit de mettre une vidéo avec « bigger pot of online poker » (le plus pot du poker online) pour que le nombre de vue sur Youtube monte exponentiellement. Voyeurisme ? Envie, jalousie ? Respect des personnes qui sont capables de jouer de telles sommes ?Ceci nous amène au détachement dont font preuve certaines personnes, on peut voir depuis la réouverture de Fulltilt.com, le retour des highs stackers comme Isildur ou Gus Hansen (ce dernier aurait d’ailleurs perdu près de 2 millions depuis son retour sur la room qui l’a révélé au monde), est -ce un détachement incroyable ou seulement un esprit rationnel qui dit que l’argent posé au milieu n’est que l’outil du quotidien et que les comptes se font en fin de période ?

Un petit rappel d’un des plus gros pots joué en live dans High stakes poker :Les 2 protagonistes sont David Benayamine et Guy Laliberté (et oui encore).On va prendre le coup au flop, David a Ac8c (As de trèfle 8 de trèfle pour ceux qui n’ont pas l’habitude) et Guy détient Kd5d (diamond = carreau).Le flop est révélé : Kc3d5c (pot 27.900$)Ce qui nous donne un tirage Nuts flush (couleur max) pour David contre 2 paires flopées pour Guy.David Mise 43K$ et Guy relance a 168K$(Sam Farha se sauve en courrant)blogentry-70849-0-14932700-1353851688_th

– David prend connaissance du tapis de Guy et => « i’m all in ! » Guy réfléchi a cartes découvertes avant de « i Call »Ici David commet de prime abord une erreur, Guy lui demande si il veut un tirage ou deux tirages des turn et river (ce qui se pratique a cette table)

– n’ayant que 35% de chance de remporter le coup, David aurait du instantanément prendre l’option de 2 tirages mais ne le fera pas. On pourrait d’abord penser que justement c’est un gambler et que cet argent, il l’a joué en connaissance de cause, mais tout son corps exprime le contraire, cela semble plus être une réponse du type qui a la tête bien dans le guidon et qui n’est plus capable de prendre la bonne décision posément.Ce qui donne un pot a 1.227.900$On peut voir ici que David n’est pas trop a l’aise, c’est de l’argent et beaucoup d’argent, même pour des gens qui sont censés jouer a des limites aussi grande en connaissance de cause.Là, on va pouvoir relativiser certains points :

-Guy, conscient de ce que représente tout cet argent pour David lui fait une proposition « je sais que c’est beaucoup d’argent pour toi, et c’est comme tu veux, mais tu as dit 1 tirage… tu peux prendre la bonne décision » (ici, Guy, conscient de l’écart de portefeuille entre son adversaire du jour et lui-même lui fait une proposition à tête reposée de choisir l’option multi-tirage)

-David essai de garder de la prestance répond « c’est ok, pas de souci » mais on voit bien que la réalité est tout autre.

Doyle Brunson présent à la table aura cette phrase à l’adresse de notre compatriote « Pour Guy ce pot représente une journée de sa vie, mais pour toi cela représente toute ta vie »

C’est là ou peut concevoir le gouffre entre un joueur qui joue réellement aux limites auxquelles il peut s’adonner et un autre qui surjoue clairement sa bankroll, ainsi que le détachement (aisé diront certains) de Guy pour un pot a plus de 1 million de $.L’histoire se terminera par un élan de générosité de Guy qui propose « d’arrêter » le coup au flop et que chacun reprenne ce qui a été misé ultérieurement.

La question ici, est ce que les joueurs qui jouent des sommes folles sont conscients de ce qu’ils font (je ne juge pas le bien fondé des mises engagées) dans le sens où misent t’ils de l’argent en connaissance de cause ou leur esprit est-il focalisé sur le fait que ce ne sont que des jetons qui sont le moyen en fin de session de tenir les comptes et de savoir si leur journée de travail à été profitable ou non ? Ici, quand David mise son tapis pour 600000$, a-t-il espoir de prendre le pot tout de suite et une somme confortable ou se sent il fort et espère t’il a priori gagner le tapis de son adversaire ?Toute la balance se situe là, entre l’espoir et le gamble, la folie et le détachement. Certains seront estampillés comme fous parce qu’ils auront perdu leur coin flip à 500000€ et d’autre comme des génies au détachement incroyable parce qu’ils l’auront remporté. Personnellement, je n’ai pas de réponse ni de jugement.

Nous pourrions aussi parler des folles parties de Macao qui attirent les joueurs pro pour se frotter aux richissimes hommes d’affaires locaux en mal de sensation et pour qui miser 10 millions sur la table revient a offrir 100€ a un casino en jouant à la roulette pour un quidam ‘normal’. Mais, ici, pas d’exposition médiatique, pas d’affichage au grand jour des mises folles, cela reste dans un contexte « confidentiel » et ce même si on en parle partout autour de la planète. Ceci, n’est encore qu’un exemple de la démesure, on arrive au poker a ce qui a fait la richesse des casinos en des temps bénis pour eux, les baleines, ces richissimes joueurs qui affichaient cette richesse en perdant des millions à l’heure en jouant a des tables de craps, de roulette et de Blackjack (en ne connaissant qu’à peine les règles).Une critique que je ferai ici par contre, la confusion entre une Bankroll et le budget de vie, le joueur de poker si il en vie doit (je dis bien dois) maintenir une marge entre son argent en tant qu’outils de travail – sa bankroll – et son budget du quotidien (loyer, bouffe, charges, etc…), je ne vais pas refaire une sempiternelle refonte des points qui font d’un joueur un addict ou un joueur raisonné et ici je m’en cogne, c’est un point de raison pure.

Comme un gestionnaire de patrimoine pour les particuliers va tenter de faire prospérer une portion de ce que les gens détiennent sans pour autant les démunir, il va prendre une quotte part de ce qu’on lui aura confié pour le miser sur du capital risque (risqué mais plus rentable) et le reste sur des placements sécurisés mais a lents dividendes. Il en va (ou devrait) de même pour le joueur, par respect non pas de l’argent mais de sa vie.Maintenant si on prend le gout pour ce jeu, j’aime le poker et je m’y adonne, point barre !Ok, mais pourquoi pas en play money uniquement alors ? Si c’est le jeu qui te passionne, tu dois pouvoir te faire plaisir en jouant pour des cacahuètes, non ? En fait, ici on touche a tout ce qui fait l’être humain et on remonte aux aspirations les plus profondes et lointaines citées au début de cet article.Si on fait un petit parallèle avec les jeux de hasards purs (l’administration fiscale ayant bien défini que le poker n’en est pas un, merci beaucoup pour les impôts…), une étude Québécoise dit ceci (elle est confirmé par de nombreuses autres, ce n’est pas juste un coup de cœur pour nos amis Caribous).blogentry-70849-0-22608300-1353852125_th

-On persiste à jouer en raison d'une conception erronée du jeu plutôt qu'en raison d'une quelconque carence dans notre éducation, notre environnement social ou notre personnalité. Bien qu’on soit relativement rationnels en dehors d’une situation de jeu, il se produit une sorte de dérapage lorsqu’on joue puisqu’on continue d'appliquer les principes de raisonnement de la vie de tous les jours à une situation qui est pourtant dominée par le hasard.-Le piège dans les jeux de hasard et d'argent est de les considérer comme des jeux d’adresse, ce qui engendre une illusion de contrôle et fait surestimer nos chances de gagner. Dans un jeu d’adresse, on apprend de ses erreurs passées pour améliorer sa performance, alors que dans les jeux de hasard, il est absolument inutile de tenter d’améliorer nos «stratégies» en examinant les coups précédents.

Les résultats sont déterminés au hasard, les stratégies ne sont d’aucune utilité. (NDR : messieurs qui utilisez une martingale pour la roulette, renoncez s’il vous plait.)Il ya aussi, tout de même le fait que l’on aime l’interdit, le tabou, on nous a toujours dit «non, non, non » « tu ne feras pas ça », « ce n’est pas bien », etc… je sais bien que c’est réducteur comme vision mais ne me dites pas que le fait de jouer –avec le mal- n’a pas un coté excitant.

Il en va de même du défit d’une éducation reçu, il suffisait de voir les tenues arborés par les jeunes Anglais au milieu des années 90, ce n’était pas une question de mouvance punk mais du fait de se voir obliger de porter un uniforme toute la journée au seing de l’école, il leur fallait se démarquer les uns des autres sitôt sorties.Nous voyons pourtant de plus en plus de clubs amateurs loi 1901, avec des fréquentations de plus en plus importantes, alors, pourquoi trouvons-nous des joueurs qui vont jouer pour « rien » ? en tout cas pour rien de valorisable instantanément, nombres de clubs vont proposer un classement et via un partenariat avec une room online offrir aux vainqueurs des packages ou tickets de tournois.

Pour autant, il n’y a ici aucun assouvissement brut, pas d’instantanéité. Ces joueurs sont en grande majorité par ailleurs joueurs online (+98% me parait réaliste), ce sont des joueurs qui ne jouent pas pour l’argent (mais quelle honte !).Voilà, ici, je ne vous demanderai qu’une seule chose, pas de respecter l’argent, le billet que vous avez dans votre portefeuille n’a d’autre valeur intrinsèque que de pouvoir acheter un bien nécessaire, et par nécessaire j’englobe le plaisir et le loisir sans lequel la vie n’aurait que peu de sel.Respecter donc, non pas l’argent mais bien ce qu’il vous permet de faire – et si vous souhaitez me faire un cadeau de Noël avec votre argent, envoyez un mail ici et je vous donnerez l’adresse d’expédition ;).

Yeepaa

Nouvelle Pokerschool entièrement gratuite !

fisc10.jpg "Venez nous rejoindre au sein de la plus grande et plus efficace des école de poker de France ! Vous trouverez ici tout un tas de conseils pour être un joueur gagnant et toutes les clés pour que le poker ne soit plus pour vous un jeu de hasard !"

Ceci pourrait être la phrase d’accroche du Fisc...

En effet en ayant réaffirmé l’année dernière que le poker en tant que jeu de hasard ne pouvait être taxé mais que les joueurs pro de part leurs compétences « éliminaient » cet aléa, notre cher (très cher) gouvernement pourrait et voir devrait pour être sûr de s’en mettre plein les fouilles à nos dépends, envisager de prendre le taureau par les cornes et de fournir à tous ceux qui le souhaitent les outils pour se faire taper dessus à grand coup d’imposition.

Petite citation : "dès lors que le jeu de poker ne peut être regardé comme un jeu de pur hasard et sous réserve qu'il soit exercé dans des conditions assimilables à une activité professionnelle"

Imaginez un programme de fidélité :

Notre boutique :

Cumulez des points de fidélité en rakant auprès de nos rooms partenaires (contraintes et forcées – mais ça ce n’est pas dit !), ainsi nous saurons quel bon contribuable vous êtes en payant pour jouer, on a interdit les jeux en sein privé pour être certain qu’aucune fuite de capital ne pourrait se faire et on veut vous grignoter jusqu’à l’os.

Les rooms s’engagent (elles n’ont pas le choix) à nous fournir les statistiques de vos jeux en argent réels et nous sommes ainsi à 100% assuré de ne pas rater un centime !

Plus vous gagnez, plus on gagne ! Ainsi tout le monde est content – edit : surtout nous !

Quoi de plus logique en effet que de pouvoir contrôler tout depuis le début jusqu’à la fin ?

On pourrait envisager un bonus premier dépôt et un reload – abattement de 1% sur tous vos prélèvements pour tout dépôt d’un minimum de 100€ (quoi qui a dit que le gouvernement voulait protéger les addicts ?)

Cessez d’être un joueur de bingo devenez un joueur gagnant ! L’état vous remercie par avance !

Si l’on reprend ce qui a été annoncé, soit on est joueur de bingo soit on est joueur de poker ? Je ne sais pas, j’ai un peu de mal avec cette vision de la chose – soit un type travaille son jeu, qu’il soit pro ou non, soit il est un sick chattard de l’espace ? et l’un doit être taxé et l’autre non ? Mais bon ceci est un autre débat !

Le fisc devrait vraiment ouvrir une pokerschool pour pouvoir taxer tous les joueurs qui s’y inscriraient ! Ils auraient pignon sur rue et pourraient même faire un programme de add-rake (quitte à plomber les joueurs autant le faire 3 fois plutôt qu’une) pour les meilleurs !!!

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On pourrait envisager une team Trésor Poker ! Ce ne serait pas sympa de voir un joueur à votre table arborer fièrement un sticker TPoker avec le super logo de notre organisme étatique ? Ça mettrait une pression d’enfer de jouer une TF, imagninez un Heads Up vs Pierre Moscovici (ministre du budget), il vous fixe bien droit dans les yeux avant de dire :

« écoute mon gars, de toute façon si tu gagnes ce tournoi, dès la sortie tu as un contrôle fiscal et je te prélève 49% de ce que tu vas prendre ! On deal ?? »

Comment refuser ? A moins d’avoir son avocat qui vous rail à chaque tournoi, on ne pourrait que prier pour éviter les tables de la mort qui ne serait plus une table avec des tops sharks (des joueurs très bons et gros gagnant) mais une table avec un de ces représentants de la Tpoker Team !

Bon, là je suis clairement dans le trip du mec qui se fait des plans débiles mais on pourrait quand même tomber sur des options qui rejoignent ces idées dans pas si longtemps que ça !

Et oui !!

A quand une requête du législateur auprès de PA, ECF, CP, PSrategy, … ? Pour avoir les noms de ceux qui ne sont pas des noobs et qui ont « éliminé » le hasard de leur play ?

Les données des opérateurs étant déjà dans les mains de notre législateur, les lignes hendon mob, les coverages et couvertures de magazines sont là pour le live, il ne manque plus grand-chose (voir rien) pour que nous soyons transparents pour nos bourreaux.

A part ces divagations je conclurai sur un conseil de François Montmirel :

François Montmirel, auteur et éditeur de nombreux ouvrages sur le poker, a rappelé un conseil donné sur son blog en décembre 2011: "A partir du 1er janvier 2012, conservez précieusement les preuves de tous les frais inhérents à vos tournois et cash-games. Tickets de buy-in, emails confirmant vos inscriptions, billets de trains, d'avion, kilométrage de voiture pour calculer les indemnités kilométriques, tickets de péage et de carburant, nuitées d'hôtel, notes de restaurant... tous vos frais professionnels de poker, sans la moindre limitation."

Il serait aberrant, évidemment, de voir un joueur professionnel au bilan négatif à la fin d’une année sur le circuit (ce qui est très fréquent) de payer des impôts sur ses quelques résultats.

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Aparté : Vous pourrez trouver ici la définition législative des jeux d’argent en France et en complément un excellent article sur le sujet ici même

article a retrouver sur : http://lkteam.over-blog.fr/article-nouvelle-pokerschool-entierement-gratuite-incroyable-112236263.html

Yeepaa

Petit CR de mon WiPT

La veille préparation :

- 2/3 trucs à manger, ajouts de morceaux sur mon tél, tout ça ok !

- Itinéraire mis dans le GPS

- Check pièce d’identité

- Clopes

Matin, départ 7h15, et oui 2 heures de routes voir plus selon le bordel inhérent à la circulation Parisienne. Arrivée 9h30, une vingtaine de minutes pour trouver une place de stationnement hors parking payant et pas trop loin du parc de la Villette.

Enfin, arrivée devant le grand Halle de la Villette, là, comme tout bon mouton je me dirige vers la grande file d’attente avant de m’apercevoir qu’en fait il y a des accès par groupe d’initial du nom de famille et là good run, mon bureau d’inscription est vide de tout participant.

Entrée, un type à la mine patibulaire me dit sèchement « uniquement les noms qui commencent par A, B, C ou D ! » - « t’inquiètes bonhomme, je sais lire ! » - bon en fait ça a plus fait « oui, oui, merci, c’est le cas ! ».

Par contre il me fera une nouvelle réflexion après que la charmante demoiselle m’est rappelée après ma petite signature (j’ai failli lui noter mon numéro de téléphone à coté…) pour me dire qu’elle devait me mettre un bracelet. Tu ne veux pas me passer une bague au doigt plutôt ? Bref, il me grondera qu’il faut écouter les gens sinon c’est le bordel (la miss ne m’avait rien dit avant !), et moi de lui répondre pas plus gentiment que lui de se détendre et pis c’est tout. Sur ce le lui souhaite une bonne journée. Il ne mouftera pas plus (encore heureux pour lui hein !! – ou pas :super-desole: ).

Revenons vite fait sur l’acueil féminin aux bureaux d’arrivés, comment dire que je voudrais être le responsable du casting ou que je voudrais bien l’adresse de la boite d’évènementiel qui les a fournis histoire de choper le carnet d’adresse, en gros, rien de chez rien à jeter, et pour dire les choses tranquillement – l’armée française devrait s’inspirer des demoiselles présentes pour le fuselage des prochains avions de chasses !!! de plus les tenues portées sont tout à fait à propos histoire d’avoir un bon « petit » coté stimulant pour les mâles que nous sommes. Je résume : un gang de bombasses subatomiques !!!

Passons…

Une fois ceci fait, j’accède aux gradins où on trouvera un écran géant avec une vidéo en boucle où les membres de la team Winamax sont à Vegas et des photos toutes plus sympas les unes que les autres avec tous les W dans différentes mises en scènes. Là, f*ck, premier bad beat de la journée, j’ai zappé mes écouteurs… bon un petit tour là dedans, 2/3 photos de la salle vide avec ses 200 tables alignées au cordeau et les petites mains qui s’affairent à peaufiner les derniers trucs et let’s go pour trouver un bouiboui qui pourra me vendre un petiot casque pour pas me faire iech si je suis à une table de bollos.

Je trouverai après quelques centaines de mètres un bazar bien miteux mais qui aura mon bonheur (enfin jusqu’à ce que j’essai d’écouter quelque chose… proprement inaudible !! un bon up and down genre tu hit ta flush turn et le mec fait full river !)

Je vous passe les 2h30 qui ont suivi, café dans un rad, petit macdo à 11h30 pour ne pas avoir le casse-dalle sur le bide et d’être en phase de sieste au début du tournoi ! retour aux balcons du Halle et on se fera jeter plus ou moins sympathiquement pour prendre la direction des portes d’entrées avant que ne débute le tournoi !!!

Enfin !

A l’entrée, un plan des tables par zone permet de trouver facilement sa table et c’est très bien indiqué, good job ! Ha, ma table, ok ! je m’installe, je suis le premier à y prendre place, un mec arrive tout de suite derrière moi et s’installe siège 3, je suis au 9, on sera tous les 2 pendants un bon moment, un floor venant même nous demander si on a vu qui que ce soit d’autre venir et signifier qu’il serait avec nous, bah non, mais dans l’absolu, ça roule si il y personne, on se partagera 8 stacks et on sera à 80K très rapidement, ça nous va !

Re bad beat, elle sera complète sur le fil mais bel et bien au « shuffle up and deal ». arrivée de P14B qui nous gratifiera d’un petit speech, accompagné de la jolie Cannelle Frichet (DG winamax) avec un contraste frappant entre les 2, Pat semble être levé depuis environ 7 minutes et 11 secondes, coiffé (ou pas), fringues empilées les unes sur les autres (bon c’est vrai que ça meule !) alors que la miss Frichet est joliment vétue (ici tout est affaire de gout) et arbore même des strass sur une petite veste noire !

Présentation rapidos des W avec les perfs marquantes de l’année, et là petit show de pom pom girls (duquel je n’ai vu que les images sur les écrans géants étant à une extrémité et dos à la tribune TV où une partie des misses à pris place et excentré donc vu zob de celles en roller au milieu !).

Le directeur de tournoi fera un petit préambule et voilà donc le shuffle up & go !!! Bon là on s’apercevra vite de ceux qui n’ont aucune expérience du live à la table ! le mélange des cartes, c’est une ramasse pour certains, il faut leur dire de mettre les blinds… pas grave ça va se faire, ils vont intégrer ! un joueur à 2 places de moi dis « wow super, des niveaux de 20 mns, 200BB, c’est énorme comme structure », un joueur et moi-même lui feront remarquer que entre la vitesse du online et celle du live, les 20 mns vont être une équivalence de 5/6 minutes online, il semble incrédule mais comprendra vite que c’est assez proche de la réalité quand on fera à peu près une orbite par level (un grand merci au type le plus âgé de la table, fort sympa mais prenant 3 minutes pour toute main, il nous fera perdre 6 mains par level sur de sur !).

Petit profiling des joueurs, directement à ma gauche un type ultra nerveux qui n’aura de cesse de gigoter et aura surement besoin d’une centaine de live avant de pouvoir se détendre. Un type, béret sur la tête, cheveux ultra court et tresse de 1 mètre de long qui dit pas un mot (donc en fait aucun profil de lui), 1 type qui arbore un bracelet différent des notres (nous rouge, lui doré), tiens étrange, je me dis qu’il est peut être un VIP… ?

Et dans la foulée, 2 types avec un logo MypokerSquad viennent le saluer, ok, surement pas un random ! On fera avec !

A sa gauche, un jeunot qui parle à 200 à l’heure et qui a décider déjà d’en imposer avant même qu’on est poussé le moindre jeton au centre.

Le reste n’inspire pas grand-chose, standard, la combi du parfait live player, sweat capuche, mp3, lunettes (qu’ils ne porteront pas forcément).

Passons maintenant aux mains et coups les plus significatifs, en tout cas ceux qui m’auront concerné. Je passe mon temps à jeter jusqu’à ce que je sois de SB, là suite à limp quasi générale je complète mon KJo, flop 89T, « i check » et tout le monde jusqu’au bouton fait de même, celui-ci misera 450 dans les 600 présents. « i call » et 2 autres feront de même, turn : 7 (hahahahahaha), re-check général jusqu’au bouton qui mise 2K, bah pas de raison de le faire partir ni de me level aussi tôt au cas bien improbable où il est Qj dans les pattes ! Donc, « i call », les 2 autres fold, HU pour la river qui sera un beau 2, check de ma part et mise de 4k de Bouton, j’instacall et instashow – je m’attends a un partage et je ne pense pas prendre de value si il est en pampa donc, là encore, no reason to bet !!

Lui : instamuck, m**de à pas vouloir slowroll je rate l’info de savoir avec quoi il mise comme un bourrin 3 streets !

Up de plus de 6K, 26K en une orbite, « mais dis donc, ça commence pas mal ça !!).

Rien de très bandant par la suite (open bouton après un flod général, les blinds folds) je cold call au bouton 55 dans un pot open utg et payé par le CO, flop AKx – i fold !

Arrive ensuite un petit :Ac:Kc UTG, open 550 sur 100/200, min 3b utg+2 soit 1100 – tout le monde fold de concert et je snap.

Fold - :2s:7c:Ks – check/call de ma part sur un cb a 1200

Turn - :4h – c /c de sa mise de 2000

River - :3s

Check/check, il show KK pour un brelan flopé  down de 4K, so sick

Dans la foulée, 2 mains plus tard, UTG open 600, tout le monde fold jusqu’à moi au CO – je 3bet a 1450 mon superbe :Js:Ts. Il call après 10 secondes.

Flop - :Jc:Th:3d – il check, fort de ma DP (miraculeuse) je cbet à 1800, le pot faisant déjà 3200 et je peux représenter une overpaire qui veut protéger sur un board qui touche sa range.

Turn - :Qh – bon, pas la meilleure mais bon on va pas restreindre sa range à AK non plus hein, QJ très improbable en open UTG et défense vs 3b mais bon je n’ai pas encore tant d’infos que ça sur les vilains, bref je mise 2.2K, il instacall ! (sur le coup je pense qu’il a Kx en main et peut être KQs qui ferait TP + SD vu sa vitesse pour payer).

La river est une brique de plâtre – :4c

Il prend une quinzaine de secondes pour annoncer son « check » et je check behind assez rapidement mais sans montrer mes 2 paires ne pensant pas être devant (bizarre comme sensation) et lui show QQ pour un set hit turn ! WTF ! (petite note mentale sur ce joueur avec son play)

Tout un tas de poubelles injouables, quelques blinds perdues, de petits pots insignifiants pris.

Encore 2/3 mains perdues – open/F3B – défense petite paire en blinds et flop de mammouth, au revoir - … - me pose à 14K quand en midpos je reçois encore AK que je m’empresse de relancer a 1350 sur des blindes 300/600, ma voisin de gauche me 3B à 4.5K (wow) et la BB shove ses 33K, bon bah AK va aller à la poubelle, je vais garder mes 20BB pour une meilleure occasion. Snap de mon 3betteur qui show KK vs AA – les As tiennent, good bye Lénine !

Un passage de blinds plus tard me laisse a 11K+ et je bronche plus jusqu'à ma SB suivante et donc 10K où j’ai :Tc:8c et après un open à 1750 MP et d’un call de 2 vilains, je complète en priant Sainte Marie la Moule et en lui promettant un quintal de cierge si je moulasse !

Flop - :Ts:3c:7c – wow wow wow ! > TP +FD ça va aller loin ça !

Le relanceur initiale mise 2.5K et vu les 8K+ de mon stack ce sera après un call d’un des vilains un gros « i’m All In !! », il repush derrière moi ce qui chasse vilain caller.

Il show - :Kc:Kh

Turn 6:c (come on boy !) il me reste à éviter un trèfle et tout ira bien !!

River, un parpaing dont je n’ai pas mémorisé la teneur étant tant focalisé sur les trèfles qui m’épargneront !

Je reprends du poil de la bête et rien de très particulier n’adviendra pendant un bon moment sauf des rencontres chez les autres – un floor nous surnommera la table carnage !les sorties d’une vingtaine de joueurs entrainant une belle rotation.

Le coup suivant dont je vais parler est bah juste une horreur que j’ai infligé au jeune pressé de tout casser qui aura joué très en ligne mais sur lequel j’ai « développé un read » qui aurait pût (dût ?) me conduire très près de la sortie.

Mon read ! quand il mise en minraise, il a du jeu (3 abattages l’ont confirmé – AQ, 99 et AJs) et des folds ont étayé cela quand il avait open 3x (pas un échantillon très important mais bon j’ai décidé de me fier à ça), il open donc quand je suis en BB à 4800 sur des blinds 800/1600 et après un fold général devant moi je shove mes 34K qui le couvre légèrement, il instacall et show :Ah:Qh quand moi j’ai :Qc:4c (et ouais j’ai choisi quand même une main ayant une équité de folie – suitée quoi : lol)

Le flop se déroulera : :2c:4h:6d – bon est bien là non ?

Turn - :Th – rho put**n non quoi, si je chatte que ce soit vraiment !

River - :5d

Je remonte a 60K+ (je reste stoic, il salut tout le monde très élégamment, moi y compris et nous souhaite bonne chance, je le remercie et lui dis au revoir, je ne m’excuse de principe jamais quand je mets une horreur et je n’apprécie pas spécialement qu’on le fasse à mon encontre - faut pas déconner, bien sur que je ne suis pas désolé de t’avoir pris tes jetons !! bon par contre, je cite Tom Berrenger qui s’adresse à Wesley Snipes dans ‘les Indians’ « on ne danse pas devant les morts » !!

Tout se passera bien par la suite, esquivant ENCORE avec AK le bad spot vs KK et AA (où KK hitera son seul out dès le flop – au passage sa victime sera le même à qui j’ai craqué KK avec mon T8s).

Je navigue tranquillement jusqu’aux 110K là où la moyenne est aux environs de 60K, presque X2 l’average, c’est pas une montagne mais on est bien aux blinds 2K/4K et là, 1 niveau après avoir eu l’annonce du directeur de tournoi qu’on prolongera la journée jusqu’à 500 lefts et non 21H30 comme prévu, on est 700+ left, je défend Btn - :Ah:Qh vs un open MP.

Flop - :As:Qd:6c

L’opener instashove ses 44K restants sur le pot qui en contient 22 – instacall et il dit « et m**de ! » j’instashow donc ma DP et lui :Ks:Jd

Turn - :Ts River – :6d (put**n quitte à avoir une doublette ça pouvait pas être Q ou A non ?)

J’apprécie l’expression de mon bourreau qui semble se décomposer d’avoir chatté sa ventrale et qui ne dira pas un mot pendant 3 bonnes minutes (pourtant promis, je l’ai pas regardé méchamment !), et comme quand je moulagasse, je ne fais pas le fanfaron, j’aime bien que les autres évite le « allezzzzz » ou le « Yesss, c’est qui le patron ? ».

Et 1 orbites plus tard en situation Bvb, j’ai 55 avec 7BB lefts et SB me minraise, je call sec, pas envie de partir en vrille avec : 5d :5h !

Flop (érectile) – :5c:Jd:2d

Il mise directement 2BB soit le pot et moi j’ai pas envie de mégoter et je peux tenter de représenter un draw avec les 2 diamonds et le 57 qui peut hit une bouse en blinds donc « All In ».

Il mettra 30 secondes à call son :Ah:Jc pour TPTK (je suis très étonné qu’il mette autant de temps, je devais avoir une meilleure image que je ne pensais, surtout après mon Q4o…)

Turn - :Jh River - :2c

Bim bam boum, renard renard ! full vs full !

Out – merci les mecs et bonne chance !

Je salues tout le monde à mon tour (sick, j’aurai préféré ne pas avoir à le faire, obv !) et me voilà parti, non sans un gout amer dans la bouche !

Bon, pour rester pragmatique ! j’aurai être crippled avec mon resteal dégueulasse bien plus tôt et il y aurait eu de grandes chances que je bust rapidement derrière en étant obligé de bouger très vite !!

Hope you enjoy !

Je ne suis pas certain que grand monde sera arrivé jusqu’ici !

Si c’est le cas, bravo et merci wink.gif

Yeepaa

Comment retrouver l’envie (dixit Johnny « qu’on me donne l’envie, l’envie d’avoir envie ») ?

Et bien c’est loin d’être con comme phrase, l’envie, la volonté de faire quelque chose est bien souvent simplement atteignable par le fait de se focaliser sur le but. Comme un état de transe ou de méditation profonde ne s’atteint pas en claquant des doigts, le fait de se conditionner pour être dans de bonnes dispositions pour pratiquer son jeu du mieux possible et avec envie ne se fait pas toujours de façon immédiate (sauf a être un joueur compulsif mais là on n’est plus dans un leitmotiv de motivation mais de besoin à assouvir au niveau du psychisme) et on cherche la « récompense, la satisfaction » plutôt qu’autre chose, et ce de façon inconsciente dans la plupart des cas, mais là je m’égare.

Je ne traiterai pas ou peu le sujet de la perte de motivation due à un bad run et des bad beats qui s’enchainent, et ce tout simplement, parce que ce n’est pas une perte de motivation dans le jeu mais une souffrance psychique et un état neuro-dépressif qui en découle.

Posez-vous des questions :

- Pourquoi est-ce que je joue ?

Argent, loisir, plaisir, passion – rien que des réponses positives non ? mais pour autant cela induit pour l’argent, le besoin, la nécessité de gagner sa vie.

- Dois-je absolument jouer aujourd’hui ?

La réponse sera toujours non (ou presque)! si vous êtes inscrit a un tournoi, désinscrivez vous, si vous aviez prévu une session de cash game, ne posez pas d’argent sur la table, etc… bien sur que si votre ticket a une date bien précise pour un tournoi important qui peut « changer » votre vie, il serait mieux de tenter votre chance, en vous focalisant sur l’argent potentiel que vous pouvez remporter, même si c’est à la base une mauvaise idée de focus uniquement sur ça, ici, il vous faudra trouver un palliatif à une envie saine en prenant un but comme motivation.

- Qu’est ce qui fait que je ne m’éclate plus en jouant ?

La routine, le manque de créativité, les plays stéréotypés – tout cela peut se « combattre », on peut trouver des « biais » aux actions répétitives et sur le long terme rébarbatives pour passer aux actions roboratives. Je cite Alec Torelli : « L'ennui survient lorsqu'on arrête d'apprendre.

Et au poker, cela signifie que nos décisions deviennent machinales.

Plutôt que de se dire : "Je suis supposé miser au flop parce que c'est le move standard", demandez-vous : “Pourquoi ?” Par définition, un move standard est un move auquel s'attendent vos adversaires. Et donc, ne serait-il pas intéressant de faire l'exact inverse ?

Il est très facile de devenir créatif dans un jeu ou aucune main ne ressemble à la suivante. »

- Puis je reprendre le cheminement qui m’a amené a cet état de fait et surtout de pensée ?

Très souvent, vous pourrez associer à un état d’esprit qui se dégrade une somme d’éléments si ils ne sont déclencheurs ils auront été catalyseurs. Un échec dans un tournoi majeur alors que tout était prédisposé au résultat enchanteur, une mauvaise session emprunte de Bad Beat à répétition, une prise de tronche avec votre petite amie, parce que « non pas ce soir ma puce, aller manger chez tes parents alors que j’ai ship le ticket pour le 750€ sur laroomquidéchire », etc… essayez de suivre en rétrospective les éléments, les jours qui se sont enchainés et où votre bien être quand vous êtes à une table s’est étioler petit à petit. Une fois identifié le point de départ (il ne sera pas forcément issu d’un seul fait, il faudra cumuler plusieurs petits facteurs très souvent), cela fait, posez vous les questions sur ce que sont ces éléments de façon indépendantes et si ils affectent votre état psychique général ou uniquement l’envie, la motivation quant au poker.

- Que pourrais-je faire d’autre si j’arrête le poker demain ? Cette question est vraiment pour ceux qui vivent exclusivement du poker ou qui ont le poker comme plus grande part de leurs revenus.

Que savez vous faire ? (pleins de trucs j’en suis sûr, mais qu’est ce qui sera aussi rémunérateur et avec ce minimum de contraintes – je parle des pro online ici -), qu’est ce qui vous ferez plaisir dans la vie – aller au bureau pour 9 heures tous les jours ? Avoir a vous frotter aux embouteillages ? etc… tentez de valoriser les atouts de votre pratique quotidienne plutôt que de ne voir que les mauvais cotés.

Vous pouvez aussi, tout simplement moduler un peu votre pratique !

Vous êtes un joueur de MTT, passez au Cash game, prenez de petites limites, ces jeux sont très différents. Vous êtes joueur de Holdem, essayez le PLO, même conseil sur les limites. Pour les cash gamers, passez aux MTT ou SNG, etc… cassez la routine du quotidien – non seulement dans la pratique mais aussi en sortant du statu quo créatif.

Passer d’un jeu a un autre va vous obliger à réfléchir et de ce fait générer une nouvelle envie, comprendre, apprendre, progresser, ce qui vous manque peut être de plus en plus à jouer 12 tables 6 heures par jours de façon certes profitable financièrement parlant mais pas intellectuellement.

C’est peut être d’ailleurs ce qui vous manque le plus, la reconnaissance, pas international, pas médiatique mais la votre – savoir que vous êtes bon, que vous apprenez et que vous aimez ça !

Si l’on prend l’exemple de Lucille Cailly, suite a sa 2ème place a l’EPT de San Remo, elle avait non pas une perte de motivation vis-à-vis du poker mais une baisse de celle-ci dans sa capacité à être focus sur un tournoi suite à sa superbe perf. Elle a donc commencé ses WSOP par un event PLO – histoire de casser la routine et de se mettre en état d’envie pour pouvoir être concentrée et prendre plaisir à être à une table.

Vous pouvez aussi, si vous avez des amis grinders pas loin de chez vous, faire des sessions communes, prenez une room, lui une autre et penchez vous sur les décisions à prendre ensemble, c’est non seulement amusant mais aussi très intéressant au niveau poker.

Passez du temps avec des joueurs, personnellement j’ai souvenance d’une session a l’ACF où j’ai passé plus de temps à discuter avec des joueurs connus (F. Soulier, A. Lellouche… – j’ai eu du bol quand même et je les remercie de leurs disponibilités et gentillesse – put**n ça date quand même !!– que assis à une table, et je pense que j’ai beaucoup gagné dans cette journée, pas en argent mais en connaissances et en motivation. Mais qu’ils soient connus ou non, ne change rien, discuter autour d’un verre d’une main pendant des heures peut être très amusant et enrichissant, si en plus vous pouvez côtoyer des joueurs meilleurs que vous, pas une minute de ce temps ne sera perdue !

Abordez les choses sous un autre angle : « il faut que j’aille courir, j’ai grossi » et « on se fait un petit foot entre pote ce soir ? » sont 2 façons très différentes d’aborder une pratique, il en va de même pour le poker. Prenez mentalement les bons cotés de votre pratique du poker et valorisez les en rapports aux autres, pas de transports, pas d’horaires astreints, etc…

Je stop ici, on pourrait trouver encore et encore des leviers de re-motivation, des interrogations sur le pourquoi, mais faite des introspections et en général vous trouverez tout seul et envisagerez les solutions les plus adaptées à vous-mêmes.

Gl a tous

Yeepaa

La routine génère l’ennui, qui n’a jamais éprouvé un vif plaisir a pratiquer une activité quelle qu’elle soit pendant des heure et des heures et a fini par se lasser ?

Disputer une session sur 8 tables pendant 6 heures vous a certainement provoqué bien du plaisir (autre que le winrate) pendant bien longtemps mais il arrive un moment où cette flamme s’affaiblie, où vous avez du mal à rester focus sur l’action très longtemps.

Alors que vous avez comme a l’accoutumé rempli votre rituel pré-session, vous reculez imperceptiblement le moment de vous assoir devant votre pc ou de prendre vos affaires pour aller à votre cercle de prédilection. Là, vous commencez à vous rendre compte que quelque chose s’est déréglé, que vous n’avez pas envie de vous lancer dans votre activité habituelle.

Pour autant vous aimez toujours ce jeu, ce n’est pas lui qui est la cause du problème, c’est l’ensemble de la démarche. Penchons nous sur les points positifs de la routine – si vous aimez le foot, vous aurez probablement vu le reportage sur les bleus où Zidane dit « la jambe gauche d’abord, toujours la jambe gauche… », le fait d’avoir une routine permet au cerveau de se mettre en mode ON, l’état d’esprit est focalisé sur ce que nous allons accomplir, on peut aussi prendre l’imagerie mentale comme levier de conditionnement, un joueur de tennis va visualiser mentalement non seulement le geste parfait pour son service mais aussi la trajectoire de sa balle et son point d’impact alors que celle-ci est encore dans sa main.

Hors, donc, pourquoi cette perte d’envie ? le problème est que nous devenons esclave de notre propre routine, de notre activité quotidienne, combien de joueurs émérites avons-nous déjà entendus ou lus sur le sujet, disant qu’ils avaient fait le tour de la question et que le jeu ne leur apportait plus rien (en dehors d’un profit ).

Tout comme n’importe quel job peut vous amener a prendre une décision de radicalité en changeant non seulement d’employeur mais aussi de voie, le poker peut vous amener a vous demander si vous penser pouvoir jouer encore longtemps à ce jeu et que vous n’éprouviez alors rien d’autre que contrainte, celle de gagner votre vie ou d’arrondir vos fins de mois, ce qui revient sensiblement au même. La perte de motivation ne touche pas le joueur occasionnel, récréatif, ou plutôt il s’en fout comme de son premier caleçon.

En effet, comme nous tous, qui avons essayé moult sports et/ou loisirs changeant au gré de nos humeurs ou des modes, le joueur lambda qui joue au poker pour le simple plaisir d’un jeu épisodique n’aura cure de savoir si il en a ras le bol de jouer, il cessera ou jouera moins et s’adonnera a une autre pratique qui –au moins sur l’instant – lui procure plus de plaisir.

Personnellement j’ai des phases où je cesse le jeu, l’envie reviens somme toute assez vite mais je peux ne pas toucher une carte (virtuelle ou en dure) pendant plusieurs semaines. Je n’ai pas le problème de subvenir a mon quotidien par les cartes (encore heureux, je ne sais pas si j’en aurais la capacité, tant sur le plan technique que sur la motivation et la pression attenante aux résultats quotidiens et perpétuels), j’ai un job et le poker est une activité totalement annexe, dans laquelle je passe soit beaucoup de temps, parce que j’aime ça mais qui n’est pas un centre de vie ni un moyen de vivre.

Le fait que pour certains (beaucoup plus qu’on ne peut le penser) le poker soit ce qui rempli le frigo et paye les factures est un centre de la problématique de cette perte de motivation, comme un joueur de football professionnel qui va tomber dans un cycle où il n’est pas motivé, il va déjouer mais lui aura un contrat qui lui assure un salaire mensuel et pour la durée d’un contrat et donc son quotidien n’est pas en péril, la suite de sa carrière s’il ne se reprend pas, est un autre sujet.

La standardisation des plays au poker est elle à mettre en cause ? si le fait de toujours (ou presque) cbet un flop A high quand on est HU au flop est intégré par la majorité des joueurs, ne fait t-il pas rentrer le joueur dans une robotisation qui sur le moyen/long terme engendre la monotonie et la lassitude ?

Nous avons a peu près je pense, fait le tour de la question de la perte de motivation, chacun aura des raisons plus personnelles, on pourrait rentrer dans des considérations plus psychologique pour approfondir le sujet mais ce ne serait pas les 2 volets prévus initialement (qui vont finalement être 3) qui suffirait, il faudrait une dizaine d’article de 2 pages types A4 pour effleurer les tenants et aboutissants de façon la plus exhaustive qu’il me soit possible de faire.

Le prochain volet sera donc sur le comment tenter de reprendre le train en marche, et ce train c’est sa propre émulation pour le fait de jeu, se mettre en état de vouloir jouer avec plaisir et non pour la contrainte pure des responsabilités du quotidien.

Yeepaa

Il faut dors et déjà distinguer la motivation en tant que but et la motivation en tant que moteur de jeu, l’envie de jouer.

La motivation en tant que but rejoint le billet sur le pourquoi joue t’on au poker ?

Que ce soit donc pour gagner de l’argent, soit en complément d’une activité salarié ou comme seul et unique façon de gagner sa vie, donc d’être joueur professionnel (il n’y a pas que les joueurs sponsorisés qui peuvent se voir nanti de ce titre).

On peut aussi jouer avec comme seule motivation le jeu en tant que tel, je passerai évidement sous silence les joueurs de play money, je les respects mais ils ne rentrent pour moi pas en ligne de compte dans l’écosystème pokeristique. Nous avons donc, le joueur, amateur, récréatif qui a pour seul et unique but l’oisif, le fait de s’amuser via un jeu qu’il a découvert via les medias ou de amis et qu’il a découvert et apprécié. Il le pratique donc en assignant un budget comme moi quand je fais une soirée bowling avec des potes (jeu auquel je suis passablement nul, soit dit en passant).

Enfin, nous avons ceux qui jouent avec comme seule motivation d’être dans une activité pour rejoindre leur groupuscule d’amis, et oui si les potes que vous avez l’habitude de fréquenter tous les vendredis soir ont pris le pas de jouer un sit and go avant de sortir au bar puis en boite, vous vous mettrez surement a jouer aussi pour ne pas être exclu (où en tout cas le ressentir).

Passons maintenant à la motivation en tant que moteur, en tant qu’envie.

Le fait de jouer procure une sensation, un ressentie, positif en tant normal, il peut aussi amener des émotions ultra négatives et vous faire perdre tout le gout de ce jeu si passionnant habituellement.

Le fait de pratiquer un tel jeu (ou sport cérébral, chacun trouvera midi à sa porte) apporte subsistance a divers points :

- l’hédonisme – je pratique quelque chose qui me plait et me fait plaisir

- l’excitation – l’adrénaline et le stress généré par le fait de perdre ou gagner de l’argent

- l’estime de soi – satisfaction de l’ego en étant meilleur que les autres et a ce jeu c’est très vite quantifiable, si vous prenez le fric des autres joueurs a la table vous êtes meilleurs non ?

- le besoin primal de domination, et oui encore de la bestialité latente, nous avons un besoin d’assoir le fait que nous sommes le plus fort – beaucoup moins présent chez la gente féminine

Mais qu’est ce qui fait que l’on perd une partie ou toute motivation pour le jeu ?

- les pertes – évident, mais pourtant des études ont montrés que les perdants avaient une plus grande motivation a rejouer, ne serait ce que pour récupérer ce qu’ils ont perdus et qui génère frustration et souffrance psychologique

- les bad runs, une mauvaise série entame sérieusement votre capital confiance et vous fait déjouer, et en tant que personne douée de raison, vous savez que pour pratiquer votre A-game, il vous faut être a 100%

- le contexte familial, ah tiens ? et oui, les reproches ou incompréhension de votre entourage familiale ou amicale peut vous faire réduire petit a petit votre volume de jeu pour ne pas sortir du cercle et subir la critique.

Dites vous que quelque soit la raison de la perte de votre motivation, vous pouvez toujours reprendre gout a votre activité de jeu, si la raison est vraiment une lassitude, essayez d’autres choses, d’autres activités, découvrez la peinture, les expos, etc… discutez avec des gens qui ont d’autres activités de loisirs et hobbies et vous verrez qu’ils peuvent ressentir la même chose, le photographe amateur vous dira qu’il aimerait bien par moment se poser dans son salon, un pc sur les genoux et jouer pendant des heures ou aller dans un cercle et passer du temps avec des gens plutôt que de parcourir la campagne en chassant la belle image !

Retrouvez le plaisir de la compétence dans la pratique sera souvent salutaire, relisez des bouquins, participez activement a des forums…

Nous verrons dans le prochain article des approches pour tenter de retrouver votre motivation à passer du temps à jouer. Que ce soit pour en tirer un profit sonnant et trébuchant ou pour le plaisir pur (et ce n’est pas incompatible !!)

gl et faites gaffes à vos jetons

Yeepaa

What si Bad RUN ?

Qu’est ce que le bad run, en effet, nous avons tous entendus cela et nous avons déjà tous évoqué cet état de fait pour « justifier » des pertes plus ou moins lourdes sur une période donnée. Donc, tout d’abord, kesako BAD RUN, c’est une période durant laquelle dame variance n’est pas de notre coté, rien de plus, cela affecte non seulement notre bankroll – du fait des pertes – mais aussi (voir surtout) notre mental, ce qui fait que c’est un cercle vicieux qui va encore plus entamer notre BR et nous mettre en état de tilt quasi permanent.

Mais êtes vous sur d’être en bad run ? En êtes vous sortis mais vous ne vous en rendez pas compte ?

Il est aisé de mettre sur le dos de la « malchance » les pertes de la session d’hier, de celles d’avant-hier… et de toutes les sessions depuis 15 jours MAIS….

Le vrai Bad Run, si on ne peut malheureusement pas prévoir sa fin comme on ne voit pas poindre le bout de son nez (les multitableurs le verront plus rapidement en multipliant les mains et donc le phénomène) ne dure souvent pas aussi longtemps que l’on veut bien le penser, il peut durer 1 semaine, 1 mois voir beaucoup plus mais parfois il n’a fait qu’un passage exprès par nos tables mais à générer tant de souffrance que nous sommes dans un état psychique néfaste à notre jeu.

Le bad run n’est que variance, une paire d’as ne gagne « que » 20% du temps a peu près, si on a passé les 7 dernières que nous avons reçus, c’est déjà un exploit en soit (80%*80%*80%*80%*80%*80%*80%=0,209 soit 20,9% de réussite pour l’ensemble des ces confrontations très favorite), ici on ne pourra pas parler de bad run !

Il ne faut pas restreindre non plus le bad run a des bad beats, en effet si KK rencontre moins de 1% du temps AA il est quand même hallucinant d’avoir cette confrontation 8 fois lors d’une session de 1Kh.

A l’identique, la confrontation set over set, flush vs flush sup, etc… là on est dans le bad run, le sort s’acharne ou plutôt là encore cette vilaine variance.

Il faut toutefois apprendre a la gérer et l’accepter, sinon c’est le tilt assuré et les autoroutes vers la ruine d’efforts de mois entier, aussi bien en terme d’argent que de qualité de jeu.

Je pense qu’un des biais pour sortir de cet engrenage est de faire autre chose, une activité qui vous plait, vous amuse et pour laquelle vous savez être au dessus des gens avec qui vous la pratiquez ! Cela vous permettra de reprendre de la confiance, de vous évader un peu et de pouvoir revenir l’esprit un peu plus léger aux tables de poker.

Vous pouvez aussi (j’enfonce une porte ouverte) descendre de limite pour limiter les effets sur votre bankroll – un bad a 10€ fais moins mal qu’un a 100 ! –

Pour être sur que c’est de la variance et non du jeu qui s’est dégradé, faites des reviews de vos sessions, postez vos mains sur les forums, commentez celles des autres (vous y retrouverez parfois des leaks de votre jeu que vous ne pensiez pas avoir), étudiez, c’est un bon moyen de rester focus sur le jeu mais sans le pratiquer et donc de laisser passer un peu le gros nuage noir qui s’amuse a vous suivre comme le bourriquot court après la carotte qui est accroché devant ses yeux mais qu’il n’attrapera jamais.).

Je vous invite aussi à approfondir la psychologie attenante a un état de stress prolongé, cela vous permettra de mieux passer au dessus de cette lame de fond qu’est un bon gros bad run.

Je vais vous donner le détail d’une soirée de décembre 2010 – room pokerstars – 4 tables PLO100, en pleine période bad run avéré, déjà une mauvaise idée de jouer en PLO quand je traverse ça (mais bon ça c’est personnel) 23 caves sous l’EV – une myriade de coups ultra favoris (94% turn – 80% quand l’argent part, etc…) et là je vous garantis que j’ai bien pris l’uppercut au foie.

Descente de limites, pause de 15 jours, analyse des mains qui vont soit réconforter (c’est pas mon jeu c’est de la déchatte, donc ça va revenir) soit faire prendre conscience que ce n’est pas la variance mais un peu (ou beaucoup) de bad play et il faut corriger le tir, mais c’est postif pour la suite dans tous les cas.

Evitez de penser Bad Run a la fin de la semaine quand vous avez fait 3Kh… ce n’est pas représentatif et là ce sera souvent une petite variance ou une session un jour en jouant crevé ou bourré (lol) qui aura plombé toute votre période.

Gl a tous

Yeepaa

On parle toujours du poker en se demandant si c’est un jeu de compétences ou de hasard – je ne parle bien sûr pas des joueurs qui pratiquent ce jeu au quotidien et qui en ont fait une source de revenu d’appoint ou la seule et unique activité qui rempli le frigo, paye le loyer, etc…

Mais ne pourrait-on pas se demander si le poker est un jeu de compétence ou plutôt de son absence, et des erreurs qui en découlent ?

Lorsque votre adversaire tire mort depuis le flop en jouant un tirage couleur à l’as sur un flop monocolore alors que vous avez déjà quinte flush ? Bon, dans ce cas extrême peut on parler d’erreur ou de juste pas de bol ?

Mais bon, quand vous placez un 3b bien sizé et que vilain défend OOP avec un A mal kické – c’est déjà une erreur en soit, qu’il touche sa carte miracle ou pas – ou bien quand il paye 3 streets 1 high sur un board dégueulasse pour un A isolé – là encore c’est une erreur couteuse.

J’ai lu un très bon article une fois dans cardplayer il me semble, où l’auteur disait que les joueurs se pensaient compétents parce qu’ils voyaient les erreurs des autres, oui, mais ils ne voyaient pas les leurs. A cela, un joueur répondait qu’il voyait sur les 30 erreurs que l’autre joueur commettait au moins une quinzaine que lui-même ne faisait jamais et que donc il était logique de dire qu’il était meilleur.

A cela, l’auteur répondait que l’autre joueur, celui qui commettait ces fameuses 30 erreurs voyait chez notre joueur sur de lui un panel d’erreur au moins aussi grand et qu’il arrivait au même constat puisqu’il savait qu’il ne commettait pas au moins la moitié des erreurs relevées. (je n’ai plus les chiffres, ni la formulation précise mais l’idée est là – je n’ai pas envie d’éplucher toutes mes revues pour retrouver le détail complet).

Le fait de tenter un float au cbet contre une serrure qui ouvre par une relance dans 7% des cas toutes positions confondues et qui ne cbet que 66% du temps – me parait bien suicidaire sans une équité très importante et pourtant on le voit au quotidien – je vous engage parfois au lieu de jouer a ouvrir quelques tables a une limite donnée et d’observer les abattages et de reprendre les historiques de main quand quelque chose vous a interloquer (en positif ou en négatif), vous aurez de sacrées surprises.

Ici, nous parlons d’erreurs de jeu mais il y a pléthore d’autres erreurs qui peuvent être encore plus grande, le fait de jouer alcoolisé, le fait de s’assoir a une table tout en sachant que l’on aura aucun edge (sauf a se sit in en toute connaissance de cause et vouloir « dépenser » un peu pour progresser (why not…), le fait de jouer en dépit d’un état de fatigue ou de lassitude avéré (put**n je suis un spécialiste…surtout crevé…), etc…

J’aimerai lancer un sondage tiens !

Quelles sont les erreurs que vous rencontrez le plus souvent – vous pouvez me MP pour ne pas influer sur les réponses des autres ce serait super ! en contrepartie je ferai un compte rendu avec un classement des dites erreurs et cela pourra permettre peut être a tout un chacun de relever ses propres fautes !

Bises a tous

:frantics:

Yeepaa

Petit compte rendu de la session de cash game d’hier soir (soirée entre « potes »)

Equivalent financier NL50 – équivalent attendu de niveau – NL-2(oui oui niveau moins 2)

Le contexte, un pote m’appelle dans la journée

- Lui : il y a un cash chez le beauf ce soir, t’es de la partie ?

- Moi : si c’est un short handed, yes, on sera combien ?

- Lui : on doit être 6, et peut être un 7ème max

- Moi : ouais, ok mais si on est plus de 7, moi je m’arrache, ça roule poto ?

- Lui : ok, a toute ma poule, bises

- Moi : a toute gros, bises

-

Bon, inutile de faire des commentaires sur les appellations dont nous nous affublons ! Nous avons une relation très proche (tout cela pour dire que j’aime pas spécialement prendre du fric a un pote autour d’une table de poker, mais que en l’espèce j’aime encore moins lui en filer :engueule: ).

Bon donc départ de la partie : 21H

Avant l’heure fatidique, préparation : bouffe, clopes, lecteur MP3 (si je me fais chié – on sait jamais je connais que mon pote, les autres sont peut être des gros relous). Check de mon grigri (c’est une pate de poulet mais il faut que j’en chope un autre a égorger, celle là commence a dauber la mort sévère).

Je passe prendre mon Bro et nous voilà en train de discuter du niveau probable :

L’un des joueurs est un « reg » de l’Acf, c’est apparemment ainsi qu’il se décrit – entendez par là, qu’il va y perdre du fric au minimum une fois par semaine. Le beauf de mon pote est un joueur de NL5 perdant – il dépose en moyenne 50€ par mois, c’est un loisir pour lui et il assume. Les autres protagonistes nous montrerons ce qu’ils valent sur place, on n’en a aucune idée…

Nous serons donc 7, mise en route, une cannette de bière (un des vilain totalement inconnu carbure au whisky, il semblerait que ce ne soit pas le premier vu l’altération de son phrasé (ou alors il n’a pas eu la chance de consulter un orthophoniste en son jeune temps, je mise sur le fait qu’il soit imbibé tout de même), les autres sont plutôt mignon tout plein, racontage de faits d’armes online – en gros ils cumule,t 1K de gain depuis l’ouverture du .fr, bref, passons a la partie.

Vu que c’est du cash game, on se positionne comme on veut, j’aurai préféré un tirage au sort pour plus d’équité dans la mesure où il n’y aura pas de turn over avec du cash circulant de mains en mains, c’est une partie cloisonnée, le point positif, c’est que a priori j’ai la position sur le seul joueur de poker en présence (les autres pour moi n’en sont pas ou peu…), à savoir, mon pote.

1ère main, je suis UTG+1 et du coup HJ-1 donc un bon MP :

:As:Ac (put**n ! sick comment ça attaque)

Utg folds

Utg +1 raise : 1.5

HJ : call - CO : call - BB : call

Pot 6.5€

Détail de l’action : Je relance a 1.5 – payé 2 fois dont mon pote –ici il peut tout avoir, n’importe quelle pocket – des CS ou des broadway, la BB complète aussi, nous serons 4 dans le coup.

FLOP

:Ah:Qh:3c

(rhoooooo, first hand hit set nutsy baby)

Ici, hors de question pour moi de slowplay, évidement du fait des 2 cœurs et de toutes les possibilités de ventrales, mais aussi (voir surtout) parce que il y aura bien 1 ou 2 joueurs qui aura de quoi suivre, voir mieux, miam, miam.

Je mise après le check de la BB, un petit 4.25€

HJ (mon pote) relance a 11€ - BB instashove ses 48€50 – je ne prends pas le temps de faire semblant de réfléchir et annonce instantannément « CALL » - là je vois Tonio qui se gratte la tête et sa dure 2 bonnes minutes (m**de il a vraiment quelque chose… ?), il finira pas jeter :Kh:Th face up (très bonne nouvelle pour moi, si BB est sur un FD, il vient de perdre 2 outs, la vie est belle).

Ici, je suis prêt a ouvrir ma main sur la table quand l’hote de la soirée annonce : « Non, tu n’es pas obligé de montrer, ici, on joue en cash… » - « ok, ok, pas grave, j’étale mon jeu tout de même, ça va tuer le suspense mais surtout m’éviter de slowroll le pauvre bougre » - du coup il ouvre aussi sa main, non sans faire une tronche de 6 pieds de long

:3d:3h:3cvs :As:Ac:Ah
– sick set up à la première main.

Turn et river anecdotique (si ce n’est que HJ aurait fais flush a la turn… merci le shove de BB qui n’a pas essayé de trap son set!!).

Plus que doublé à la première main, cela s’annonce plutôt pas mal tout ça !

BB commence a me fixer d’une manière un peu bizarre, j’évite son regard un moment, ne voulant le provoquer et je puis comprendre que de prendre un set up pleine face pour une première main, ça fout un peu les boules. Il semble se calmer !

Passent quelques mains ou je n’ai strictement rien, surviendra une main rigolote ou 2 partent à tapis en semi bluff et le « reg » de l’Acf gagne avec Q high contre 8 high sur un flop FD où ils tirent la même flush.

Je perds quelques petits coups, je vole 2/3 blinds, bref, normal.

Arrive ensuite ce coup (qui va mettre le feu aux poudres…)

Moi – CO – et mon copain 333 se retrouve donc UTG+1 – il limp a 0,5 – HJ folds

J’isole :Kd:Qd, fort de mon image sur la première main et de ce que j’ai montré pour l’instant à l’abattage qui tient plutôt la route dans les petits coups qui se sont développés.

Action :

UTG+1 : Limps – 0,5

HJ : Folds

CO : raise 1,75

BTN, SB, BB, UTG : folds

UTG +1 – raise : 4

Ah tiens, un NYBR, bon alors vu ce que j’ai vu, j’enlève la première main où a sa place j’aurai surement perdu un stack aussi. Il n’a jamais limp un A correct ni aucune paire – sick, que peut il avoir d’autre que AA… après réflexion je me dis qu’il avait déjà mal vécu le set over set et qu’il peut tout simplement savoir si j’en ai sous la semelle sur cette main ou si je suis chassable.

CO – Calls 4

Pot : 9,5

Flop

:Jd:9d:4s

Bon, on est pas mal là, gutshot + second nuts FD + 2 overs (en gros dans ma tête je suis nuts) – même si il a vraiment KK ou AA – j’ai au mini 12 outs pour le plier ! et c’est un coin flip !!

Là il fait une mise très bizarre – il mise 2,75

Houlà, quoi ça ? il est monstre et se sent impétable ? ou c’est une bonne vieille mise pour infos ?

Ça tourne a plein régime sous mon crâne mais je m’en tiens a mon plan quand j’ai vu apparaitre ce si beau flop – i raise !!

Par contre, il me fait chié son montant, moi je voulais essayer de faire partir un max de blé maintenant, et en gros de me commit pendant que j’ai un max d’équité, si la turn est un parpaing, elle va chuter de façon monstrueuse – et là !! Mais oui, que je suis con, un minraise !!! contre ce profil, il y a pas mieux !!!

CO raises : 5,5

UTG+1 goes All in – 54

I call – avec mon call le pot fera un peu plus de 120 –

Il claque sur la table un magnifique :Qc:Tc

Et nous gratifies d’un « allllllllééééééééééééééééééééé, tu t’attendais pas à ça hein ? »

« J’avoue que non, mais que je suis ravi »

Et je retourne une main qui le crush a des années lumières.

Turn :

:8c

So sicccccccck

UTG+1 « et là t’es ravi mon con ? »

Je lui gratifies mon plus beau sourire et lui dit « ohoh, il reste une carte » - ai-je essayé un coup de maraboutage, de solliciter dame chance ou juste de garder de la contenance devant cette carte juste à vomir (j’ai du mal a perdre contre un nain atrophié même si c’est en NL2 pour infos)

Lui me crache toute sa morve a la figure et me nargue de son regard victorieux !

River : :2d

Hit the flush baby (dans ma tête, même si il aurait mérité de l’entendre – par principe, je ne danse pas devant les morts)

Et là il s’écroule sur sa chaise, avant de commencer a vociférer que je suis qu’un fish, que je devrais aller rejoindre tous les guiguis de l’ACF qui joue a la 2/2 – je lui précise que je l’ai pratiqué assidument bien avant lui !

Il se lève, il bouscule son voisin de table, ne s’excuse pas ! Monsieur a de la classe, et annonce qu’il va fumer une clope dehors (alors que le lieu est fumeur et passablement tamisé de douce effluves et volutes de tabac).

Je ramasse gentiment mes jetons, et sur cet entrefaite, il entre à nouveau (environ 34 secondes et 8 centièmes après sa sortie), et m’insulte copieusement. Bon, je ne suis pas d’un naturel forcément belliqueux mais il y a des limites à tout. Je lui demande donc une première fois de se calmer et que je ne vois pas pourquoi il prend si mal les choses dans la mesure ou il était derrière du début a la fin du coup – « ah ouais, ah ouais ? Et a la turn je suis derrière ? » - « bah euh non, mais les jetons sont déjà au milieu a ce moment là non ? » - bref, notre si sympathique hôte lui précise gentiment qu’il est ici chez lui et qu’il n’aime pas les histoires a la con pour des peccadilles et que soit il se calme soit il se casse. Il annonce alors qu’il va retirer des sous parce qu’il est hors de question qu’il en reste là et qu’il est perdu du fric contre un tel fish (moi quoi  ).

On ne le reverra jamais !!!!

Le reste de la soirée, c’est passé de façon très détendu et avec un niveau de jeu hétérogène mais avec en tout cas le sourire pour les personnes présentes. Et ça c’était l’essentiel !!!

un bilan financier positif, je n'ai pas eu de très gros coup en dehors des 2 cités ci dessus mais quelques petits coup gagnés et surtout pas de gros perdus - des vannes pourries racontés, un coup de café/goutte a 1h du mat, et voilà comment passer une bonne soirée une fois le boulet - mais aussi le plus gros spot de table - envolé.

on aura eu droit a un vomi en bon et due forme de mister whisky aussi - mais qui nettoiera consciencieusement le carrelage des WC - et qui en dehors du fait qu'il soit difficilement compréhensible était très sympa.

bises a tous

Yeepaa

La concentration

Il faut être focus pour jouer son A-game, c’est une vérité mais elle est toujours bonne à répéter.

La concentration nous permet non seulement de prendre les bonnes décisions mais aussi d’avoir tous les schémas en visu, de ne pas perdre son objectif et de les réaliser.

La technique

Elle vous permet si vous ne surestimez pas votre niveau personnel d’avoir un edge sur les talbes que vous pratiquez, elle se doit d’être adaptée au niveau de limite auxquelles vous jouez. Un overbet bluff River en représentant de part la ligne prise tout le long du coup n’aura pas le résultat escompté sur un NL2 alors que a la NL200 elle pourra probablement être efficace.

Le feeling (instinct)

L’instinct (et oui ça existe, ce n’est pas qu’un truc de livetard) va par moment vous faire réaliser le call qui fera la différence ou le bon fold, il ne faut pas le négliger mais pour autant ne pas essayer de se transformer en Oudini et ne jouer que sur des pseudos read d’extraterrestre.

Les tells

On parle plus communément des tells en live mais pour autant il y en a online, les betting pattern, les timings tells, etc…

Les reads

Développer un read demande pratique et entrainement, se demander à chaque moment ce que l’autre peut avoir (en terme de range que l’on peu affiner en rapport en développement du coup.)

Les mathématiques

Les maths du poker, quelles sont les cotes, dois-je call ?etc… il ne faut pas se restreindre a 100% de mathématique mais dans l’absolu en se basant sur des statistiques de jeu des adversaires et la robustesse d’une main on peut être gagnant en petites limites en ne faisant que les utiliser (test du shortstacking par exemple)

Le tilt (frustration)

Le facteur tilt, le paramètre si commun à chacun, celui qui peut vous ruiner une super session avec un winrate proche de 20BB/100 (juste énorme) en une session perdante et donc une frustration juste énorme. Le meilleur service à vous rendre est parfois de stopper le jeu – a partir du moment où vous ne chercherez plus à jouer de votre mieux mais juste a récupérer cet argent pour soulager votre souffrance inconsciente.

L’argent ou être scare money

Le poker est un jeu d’argent (je ne parle évidement pas de play money) et en cela il peu induire une pression qui peut soit vous faire déjouer soit au contraire vous stimuler, par contre jouer « trop » cher n’est que rarement une bonne idée – monter de limite ponctuellement quand un joueur que vous avez catégoriser comme spot a suivre se justifie mais faire attention au reste de la table en présence tout de même.

Le stress

Il apparait notamment en relation avec l’argent, rien a cirer de shove une ventrale et une over au flop en play money – par contre le fait de jouer « pour de vrai » génère une tension, un stress qui peut vous bouffer et vous faire perdre concentration et faire déjouer encore une fois.

Il existe des formes de stress qui sont positifs (eustress) et chaque personne a une réaction propre a ce facteur, cela peut être un booster comme un frein à main, ici chaque personne doit apprendre a se connaitre pour savoir où il se situe.

X factor ou la matrice

Bon nombre de joueurs professionnels disent que l’on n’entrevoit toutes les possibilités qu’a la millionième main.

Les options préflop (open/3bet/4bet/shove/squeeze…), La texture du flop et ce qu’il convient d’y faire, flat, relance, shove, etc… le jeu à la river (je passe volontairement la turn – qui pourrait a elle seule faire un long texte) – la thin value, l’overbet bluff ou value, le call sec…

Qu’est ce qui fait que l’on réalise que l’on a pléthore d’options mais que peu voir une seule est la bonne ?

Lorsque l’on arrive a cela – un pseudo 6ème sens – on peut toucher du doigt la quintessence de ce jeu et gagner de l’argent.

Chez certains joueurs, ce facteur X est encore plus important et les amène à un niveau que le commun des mortels ne pourra que regarder lors d’un coverage mais ne pourra jamais effleurer.

Yeepaa

Prenons le cas d’un HU, nous avons les bumhunters qui vont attendre le pigeon, le clochard comme le sous entend le terme, ils ont un listing des joueurs (qu’il soit dans leur tête ou sur un papier ou fichier) contre lesquels ils ne jouent pas, ok, donc pas de guerre de reg !

Ici ou touche a un concept de rentabilité, de lutte contre le rake et d’edge. On ne veut pas jouer contre les autres « bons », ah, donc on se considère comme un bon joueur ? Oui et non, puisque le but est d’éviter les meilleurs que soi et/ou les joueurs de niveau équivalent ou le seul gagnant de la confrontation sera la room puisque dans un jeu a équilibre le seul participant ayant un EV+ est celui qui prélève sur les pots.

On a donc une conscience de son niveau mais surtout de celui des autres, oui mais, prenons le cas d’un joueur qui n’a jamais joué sur votre room de prédilection, et qui pourtant sur une autre est un joueur très gagnant.

Il se peut que vous perdiez 2 caves avant de vous apercevoir qu’il est au dessus de vous (au moins sur cette session) et que vous décidiez de sit out et d’aller jouer avec un adversaire moins coriace, qu’est ce donc ?

- De la lucidité (bravo, vous êtes là pour le fric pas le fun)

- De la peur (qui c’est ce c** ? P ; Galfond qui est installé en France et qui va nous prendre notre blé)

- De la frustration (qui c’est ce random qui me crush 2 buy-in a moi le reg !)

Toutes ces visions sont compréhensibles mais qu’allez vous faire demain si il repointe le bout de son nez a une table ou vous êtes en attente de la bonne poire a déstacker ?

- Sit out et attendre qu’il quitte la table ?

- Le rejouer pour être sur qu’il n’a pas eu qu’un gros coup de bol hier ?

- Lui parler dans le chat en attendant de décider pour lui demander sur quelle room il joue habituellement ?

Là encore, on peut se dire que quelque soit la décision que vous prenez, elles sont respectables.

Etudions maintenant les décisions et ce qui est sous-jacent a chacune d’elle.

Sit out : vous mettez de coté votre égo, pas de soucis là-dessus, vous savez pourquoi vous êtes ici, a la limite vous railerez un peu ce joueur lors d’autre HU avec des REGS qui ne l’ont pas encore joué pour vous faire une idée et le jouer à nouveau ou pas.

Le rejouer sans plus d’infos, là vous pouvez vous dire que sans parler de tilt mais vous êtes dans une prédisposition a la confrontation mais pas au poker, a la rage, vous voulez lui reprendre ce qu’il vous a (indûment ou pas) pris la veille – le problème est aussi, avez-vous visionné les mains jouées contre lui ? Avez-vous analysé le fait qu’il soit meilleur ou qu’il a juste run comme Jesus ?

Si oui, bravo, sinon faites attention a votre état d’esprit qui parait revanchard et basé sur un orgueil.

Lui parler ? si il vous répond (et rien n’est moins sur)

qu’allez vous faire des informations ? si il vous dit que c’est un random qui vient du live, personnellement je me méfierais, si il vous dit qu’il est un shark sur LaRoomdesBustos.com, je serai tenté de me dire qu’il ne doit pas être si bon que ça (ou en tout cas que lui aussi a un problème d’égo qu’il sera peut être possible de retourner contre lui), il fait excès de vantardise et cela peut être néfaste a son jeu.

Voilà, nous venons de dresser une peinture du possible, des cas (non exhaustif) que vous pourriez rencontrer et qui fassent naitre un souci d’égo, une volonté de confrontation mais non plus pour le but primal de votre jeu, à savoir gagner de l’argent mais là on est a poser ses couilles sur la table et voir qui va exploser celles de l’autre. Avant de parler de psychologie ou d’acception philosophique de l’Ego faisons un parallèle sportif et une leçon qui m’a été donné par quelqu’un il y a très longtemps.

Un pratiquant talentueux montera, montera mais si il ne travail pas la technique il stagnera très vite et si il ne fait preuve d’humilité il ne sera jamais un grand.

Vous pourrez répondre que l’on peut voir bon nombre de joueurs de poker qui ne font pas réellement preuve de retenue sur leurs propres compétences et ce qu’ils sont et jouer a un niveau très très élevé.

Là, il ne faut pas confondre un état d’esprit conquérant et le fait d’avoir un égo démesuré. Quand un Tom Dwan défie tout le monde en HU multi tables, on peut voir cela comme un gros gage de vanité, d’orgueil, « je suis le plus fort, venez vous battre contre moi ! ».

On peut effectivement le voir comme cela, mais, pour ma part, je vois plus de l’ego dans les prétendants qui ont voulu affronter Durrr… lui a déclaré vouloir trouver de l’action a des enjeux rarement atteints et repousser ses limites – il a même dit être conscient du risque qu’il prenait (on est donc ici dans une conscience des risques et des gains – qui ne sont pas que financier dans cette opération, souvenons nous que son sponsoring FT a été enclenché suite a des pertes dans ce challenge, il faut donc voir que le rake généré aura été tellement profitable pour la room qu’elle a voulu faire perdurer ce type de bataille quitte a la « payer » de sa poche, la subvention octroyée au joueur initiateur et contre qui « tout le monde » voulait se battre étant inférieure au montant des prélèvements attenants.

On ne m’enlèvera pas de la tête (et donc de mon excès d’égo puisque je suis persuadé d’avoir raison) que Dwan n’avait pas des idées comme celles là derrière la tête, ce cher Tom étant depuis coutumier de défis générateur de gros Buzz, il me semble que ce n’est pas qu’une expression d’un amour propre hors norme mais une ligne calculée pour mener sa barque)!

On peut voir l’Ego du joueur de poker dans bien des domaines, la certitude d’avoir joué le coup parfait – le bluff du siècle – et que le call avec la 3ème paire du board par le vilain n’est que l’œuvre d’un spaceFish, j’ai pour ma part déjà cédé a ce type de certitude expression de ma perception erronée de ma surcompétence (plouf, plouf), et après vérification, le vilain en question est un top reg et après une analyse (merci les copains) de la main (a la 19ème analyse) j’aurais call aussi a sa place, mais moi il m’a fallu voir et revoir alors que lui l’a cerné en moins de 30 secondes de timebank.

Je me souviens de moments où un joueur écrit dans le chat d’un tournoi ou d’une table de CG et qu’il se fait déstacker – que c’est n’importe quoi, que « mais qu’est ce que c’est que ce pauvre débile qui chatte tout le temps… » alors qu’en fait il est loin derrière dès le flop et pas si loin devant avant…

Là nous avons la plus pure expression de la démesure de l’Ego, le manque d’introspection et de lucidité sur ses propres compétences et la remise en cause non pas de soi même mais seulement de l’autre qui serait le mauvais mais qui pourtant nous prend nos sous.

La morale (je ne vous la fait pas, j’en énonce une) : avant de penser que le fish de la table vous chatte dessus et que c’est erf, énervant au minimum, demandez vous si le fish de la table en fait ce n’est pas vous ou que en tout cas vous n’êtes pas en excès et par la même en manque de réalisme sur le niveau de compétence générale de la table et donc du votre dans ce contexte.

Avant de construire un hélicoptère avec des LEGO, commencez par faire un truc plus simple, ne surestimez pas votre compétence.

Un auteur sur le poker a dit : si le 10ème meilleur joueur du monde joue contre les 9 meilleurs a la même table il perdra !

Je ne vais pas me lancer sur le table selection mais plutôt sur le fait de vous demander a chaque instant quel est votre état d’esprit, pourquoi jouez vous là tout de suite, le joueur qui vient de vous prendre 1 caves a-t-il juste eu de la chance ou est il meilleur ? et si oui, il est peut être temps d’aller voir ailleurs…

Gl a tous ;)


Yeepaa

les Maths du poker

Hello

j'ai décidé de faire une petite série de billets ou articles issus des vidéos et articles Deucescracked par Winontilt.

les vidéos sont en anglais ainsi que les articles -je vais donc prendre le temps de faire ça gentiment en espérant que ça serve a quelqu'un ;)

go pour la 1ère partie

______________________________________________________________________________________

Tout d’abord voici l’approche

Les maths donnent les bases de la décision.

Ils donne toutes les considération dans une main, ils nous guident sur l’action la plus profitable a prendre dans une main pour autant ils ne sont pas un palliatif aux tells physiques, les timings tells, à nos feelings et nos lectures de mains.

Les maths sont un outil que nous utilisons pour déterminer quel est le meilleur plan d'action et il est basé sur les informations recueillies dans le cadre que nous avons, notre feeling, et nos déductions logiques de read des mains.

PROBAS ET COTES (Kesaco?)

Que voulons-nous dire quand nous parlons de probabilité ?

(stats basiques, calcus simples.)

Proba :

c'est la probabilité que certaines conditions auront lieu ou que certaines conditions est le cas actuellement

la probabilité peut être exprimée comme un ratio (par exemple 99:1) ou en tant que pourcentage (par exemple 1%). le rapport et le pourcentage nous donner une base mathématique pour la façon dont probablement quelque chose va arriver

Convertir un ratio en pourcentage.

Conversion 2 :1 > pourcentage

Si on est favori a 2 contre 1, cela signifie que vous gagnerez 2 fois et que vous perdrez 1 fois dans cette même situation. On peut dire que vous gagnerez les 2/3 du temps. 2 divisé par 3 égal 0,6666666, donc vous avez 66% de chance de remporter le coup.

Application mathématique :

Il suffit d’ajouter les 2 parties – 2/1 - 2+1 =3 et de remplacer la partie droite et de diviser par le nombre de fois ou on gagne (partie gauche)

2/1 --- 2/(1+2), soit 2/3, soit 0,666666 ou 66% (0,6666666*100)

Conversion 3 :2 > pourcentage

3 occurrences gains – 2 occurrences pertes

3/(2+3) soit 3/5 soit 0.6 ou 60%

Important :

Nous avons pris les cas ou nos chances de victoire sont supérieures a nos chances de pertes.

Mais si on inverse et que l’on est derrière a 4 :1. Comment cela change t’il les choses ?

Calcul : victoire/(Gauche+droite)

Donc ici, nous perdons 4 fois et nous gagnons 1 fois

Victoire/4pertes+1victoire= 1/5 = 20% de gagner.

Si nous avons 75% de chances de gagner, cela signifie que sur 100 occurrences, nous gagnons 75 fois.

Avec un ratio, nous mettons les victoires a gauche et les défaites a droite.

(je reprend la terminologie anglaise par gain de temps ;) ) (W=win=gain /L= lose=perte)

75wins, 25loses = 75 :25

On simplifie le ratio avec le diviseur commun le plus grand

75% = 75W, 25L = 75 :25 = 3 :1 (il y a 3 fois 25 dans 75)

Conversion d’un pourcentage vers un ratio !

33% --- > ratio

33%= 33/100

Donc on prend les 100 (le total des occurrences ou des cas de simulation si on préfère) – on retire le nombre de W et cela donne L.

W33, L67

Le diviseur le plus grand est 33

67/33~~2 :1 (2*33=66, on est donc tout proche des 67, on négligera ici les décimales)

83% --- > ratio

83% =83/100

W83, L17

Diviseur = 17

83/17=4.9

On a du 4.9/1

On peut procéder par mémoire de valeurs simple pour trouver des approximations correctes.

On prend des approximations « rondes » qui seront plus simples a calculer de tête et rapidement.

80/20 => 4 :1 et 100/20=> 5 :1 – on peut déterminer que nous sommes donc entre ces 2 valeurs.

Pour etre plus précis tout en étant rapide on peut faire un déterminisme inverse.

Si on est a 4 contre 1 – 17*4= 68 (10*4+7*4) – on a 68

Si on est a 5 contre 1 – 17*5=85 (10*5+7*5) – on a 85

On voit ici que l’on est tout proche des 83 et on peut donc dire que l’on sera très proche d’un 5 :1

On peut aussi dire : combien de fois j’ai 17 dans 83, 17*5=85 – donc j’ai 4 fois soit 68 et il me reste 15, 15/17 – sans réaliser le calcul on voit que l’on est très proche et peut faire l’approximation a 5 au lieu de 4.

Si on a du 77% - 77/100 – 77/23 – combien on a 23 dans 77 – 3*23 = 69, il me reste 8 soit 1/3 de mon 23 – on a en gros du 3.3 ici.

C’est une petite gymnastique au début qui nous ramène à nos années collèges mais qui revient vite avec la pratique.

Variance.

C’est la dispersion statistique – le delta entre la réalisation prévue et la réalité.

Qu’est ce que le jeu a haute variance.

Exemple :

Main

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Board – 110 au pot

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Vilain mise 10

Comme nous le voyons nous avons la cote ici pour call. Nous allons toucher notre tirage quinte ventrale environ 1 fois sur 11 (4 outs – donc environ 4*2,2=8 ;8 – 100/8.8=11,36 donc 1 fois sur 11). Donc on pourra payer dans cette situation et rater notre tirage mainte et mainte fois avant de toucher et d’être payer en retour pour tous les autres calls.

Les cotes à mémoriser :roulette: pour s’éviter des calculs en permanence…

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Yeepaa

Art ou Science ?

Le poker est il un art ou une science, voilà une question qui pourrait peut être permettre de comprendre les arcanes de ce jeu si complexe.

Si l’aphorisme, « 5 minutes pour l’apprendre, toute une vie pour le maitriser » est passé dans la conscience collective de l’agora pokeristique, c’est bien parce que nous avons intégrer qu’il y a tant de subtilités et de notions techniques à appréhender que c’est un jeu qui demande rigueur et temps d’apprentissage.

En cela, déjà nous pouvons parler d’art, en effet une des définitions de ce terme est bel et bien : « Ensemble des règles et techniques d'une activité professionnelle ou autre ». Nous sommes ici en plein dans la définition du poker en tant qu’art.

Les règles sont connues (quoi qu’il perdure des différences entre les pays et les institutions, notamment au niveau des mises – minimum de relance par exemple.) et écrites.

Les techniques sont théorisées et accessibles via le net, les livres et les supports multimédia des coachs ou pro du poker qui nous apporte la manne d’informations si précieuses.

Comme dans un art « non fermé », le poker est en constante évolution, en tout cas au niveau technique, nous avons un renouveau des tendances (minraise, 3/4/5bet light…) tous les 6 mois.

Comme au niveau de l’informatique où la loi de Moore définissait un doublement de la puissance des processeurs tous les 18 mois (ce qui a été tenu pendant bien longtemps et qui est maintenant dépassé tant les évolutions sont rapides) nous pouvons prédéterminer que nous aurons de nouveaux moves a maitriser pour être de « bons » joueurs tous les 6 mois et que tous les ans nous avons des bouleversements quasi complet du jeu.

Ici, nous tombons dans le domaine scientifique, il est dors et déjà admis que le poker revêt un coté mathématique important, en jouant de façon relativement basique et en s’appuyant sur les cotes offertes entre notre jeu et les mises du pot nous pouvons nous prévaloir d’un jeu EV+, c’est ce qui a été réalisé à grand renfort de simulations pour générer un jeu shortstack qui permet de combler le gap technique avec les Sharks et autres génies maitrisant le jeu Deep à merveille.

Les bots, ces logiciels robots qui s’ils ne peuvent rivaliser avec les meilleurs dans les parties aux tapis profonds peuvent faire des carnages en partant de simples postulats de probabilités de rencontres et de profondeurs de tapis. A 40BB Deep, partir AI avec AK ne sera jamais une erreur et encore moins en étant le premier à effectuer une relance. Ce ne sera pas un jeu optimale ou le plus rentable possible mais il aura le mérite de générer du profit sur un moyen terme contre les mêmes opposants et même sur du long terme du moment qu’il y a un renouveau d’opposition pour éviter les adaptations des plus observateurs et pertinents.

Quiconque pourra me répondre que de toute façon quasiment tous les domaines sont assimilables à une science puisque la définition de ce mot fait état de la somme des acquis et compétences dans un domaine précis. Et que donc ce n’est pas le poker qui est une science mais sa maitrise.

On peut a priori distinguer 3 types de science :

1. les sciences exactes, comprenant les mathématiques et les « sciences mathématisées » comme la physique théorique ;

2. les sciences physico-chimiques et expérimentales (sciences de la nature et de la matière, biologie, médecine) ;

3. les sciences humaines, qui concernent l'Homme, son histoire, son comportement, la langue, le social, le psychologique, le politique.

Et c’est plutôt dans cette acception du terme que je veux « élever » le poker, je parle bien sur ici d’une élévation de constat et non pas d’en être l’instigateur. Je ne suis que le messager du messie (gooooooooaaaaaaaaaaal) et non le messie lui-même.

Le poker n’est bien sur pas une science exacte et pourtant, il est pour une part de concepts et de théorisations basés sur une exactitude, ici j’ai la cote ? Oui/non – pas de biais a cela (je considère ici les 2 ou N mains en présences connues). Quel est mon EV, quel pourcentage de temps dois-je réussir à faire folder ce vilain pour que mon bluff soit profitable, etc…

Le poker ne peut être assimilé a une science humaine mais en garde bien des similitudes et ce avec bon nombre d’entre elles. Quel est le comportement de ce joueur quand il bluff ? Quand il value ? De quel rang social vient-il (utile pour savoir si il sera scarry money…) peut on me catégoriser psychologiquement parlant et en tirer un edge et à l’inverse, puis je le faire contre celui-ci ou celui là.

Revenons un moment à l’art, le poker est aussi un art particulier, celui de la manipulation, je ne parle pas de chip tricks, mais bien de la manipulation de l’autre, le bluff par exemple, n’est rien d’autre que le fait d’induire l’autre en erreur (de le manipuler) pour lui faire me laisser ce qui lui revenait de « droit » avec la main gagnante. Partout où il y a interactions sociales, il y a manipulation, et le poker est un condensé de la société avec ces joueurs issus de tous horizons. A contrario, on peut aussi manipuler l’autre pour l’amener à nous payer le jeu gagnant en simulant de la faiblesse ou en répétant une action à l’identique avec la fois où nous nous sommes fait prendre la main dans le sac (ou plutôt le stack) avec notre bluff.

Enfin, au niveau, artistique, il y a la créativité et son application, un artiste pourra avoir les meilleurs idées et les choses les plus pertinentes a dire, s’il ne maitrise pas la technique, son œuvre sera peut être intéressante sur le fond, avec ce qu’elle a dire mais n’aura pas un réel impact sur le quidam qui l’observe car elle échappera a des critères de beauté et de qualité.

Pour en conclure, le poker est donc un art et une science. Il combine les éléments des 2 domaines, il faut un apprentissage, une créativité, un cadre réguler (je ne parle pas de l’ARJEL), des éléments comportementaux des autres et de soi ! Bref, et comme dis Christopher Walken dans « Man on fire »

« A man can be an artist ... in anything, food, whatever. It depends on how good he is at it. Creasey's art is death. He's about to paint his masterpiece. I have nothing else to say. »

[un homme peut être un artiste… en tout, la cuisine, en tout, en n’importe quoi. Cela dépend de combien il est compétent dans ce qu’il fait. L’art de Creasy c’est la mort et il est sur le point de peindre son chef d’œuvre. Je n’ai rien d’autre à dire]

le poker peut être un art et une science mais tout dépend de quelle est la compétence que l’on déploie en y jouant, de la créativité que l’on veut bien injecter……..

Yeepaa

Cash game PLO100

yop yop yop

comme promis devant tant de pression pour suivre mes "exploits" (enfin c'est peut être que dans ma tête ça !! :la-classe::clap-clap: je vous mets une session de PLO joué il y a un mois ! pourquoi une si vieille, parce que je n'ai pas joué beaucoup depuis mi septembre en CG et que celle là m'avait quand même filé un début d’érection.

une grosse giga réussite, pas d'horreur (que c'est rare a ce jeu) ! et une courbe gain quasi = a EV !!! wow so fun !

je mettrais prochainement une belle grosse losing session, il n'y a pas de raison.

http://www.dailymotion.com/video/xu30gc_sessionplo05092012_sport

Yeepaa

Serions-nous une société de Démago ?

Je me pose quelques menues questions ces derniers temps. L’actualité évidement apporte son lot d’inquiétudes, de réflexions.

Mais surtout, ce sont les réactions, les idées et les mises à profit qui me dérange le plus.

Je ne fais pas de politique, je ne juge pas (bon si ça m’arrive, je suis comme tout le monde) mais cela ne m’empêche pas d’avoir mes opinions et de les partager.

Prenons le cas de la vidéo concernant le prophète et surtout de l’enchainement des évènements qui en ont découlés. (Je ne vais pas parler du bien fondé de la chose, je suis un agnostique convaincu mais de base je respect toute croyance, religion et courant de pensée)

- La publication de cette vidéo (fait d’un idiot ? d’un provocateur ? ou réelle volonté de mettre le monde a sang ?)

- Les déclarations de B. Obama – que celui-ci condamne les exactions contre les ambassades, consulats, … rien que de plus normal, ces enclaves sont des territoires souverains du pays auxquelles elles appartiennent. Par contre quand il fait un amalgame (certainement par maladresse plus que par volonté) entre un musulman et un extrémiste, bah hem, ça gratte un peu quoi

- Les caricatures de Charlie Hebdo – et même si je fais partie des gens qui regrette le Professeur Choron et ses diatribes – qui ne me choquent pas en elles mêmes (je laisserai chacun y trouver ce qu’il veut), c’est plus le timing qui me dérange ! pourquoi a ce moment, si ce n’est pour attiser le feu, pour mettre un peu plus de comburant dans un incendie bien lancé ?

- Les medias télévisuels – ah ! nos chers journaux TV ! notre sublime Claire Chazal !- qu’est ce que c’est que cette idée d’inviter Marine Lepen ? non mais il faut être sérieux par moment ! évidement qu’elle allait relancer le sujet sur le voile, sur les expulsions, sur l’immigration en période de fort chômage et bien sur le financement des mosquées.

Donc, voilà bien ce qui me dérange, le fait « isolé » d’un imbécile, d’un fauteur de troubles – la vidéo – était déjà bien suffisante pour générer un état conflictuel dans le monde musulman et bien évidement partout dans le monde car il faut garder en tête que la liberté de culte est garantie dans la majorité des pays du monde (sick les autres) et que les réactions allaient venir.

Je ne cautionne pas ni n’excuse les attaques, les maltraitances de ceux qui en réaction a ce qu’ils prennent pour une attaque des plus insupportables ont fait subir mais pour moi le fait de voir tout cet imbroglio de ricochets pour amplifier le problème pose question.

– juste foutre la m**de ?

– faire diversion ? (et oui en période de crise – un état de guerre civile ça masque bien des choses)

– servir des intérêts que nous ne pouvons concevoir ?

Bref, bref et re bref – merci a vous, tous les politisans, les médiatisants, les peudos- réactionnaires qui ne faites que regarder votre trou du cul pour être sur que ce n’est en son centre que l’ogive a tête chercheuse va venir se ficher bien profond mais qui préférez foutre la m**de qui en sort partout où cela peut soit vous servir soit vous faire marrer (et oui, je pense que certains foutent la m**de par plaisir sadique et rien d’autre)

Ce n’est surement pas le billet le plus plaisant à lire, il n’est certainement pas a sa place sur un blog de Poker mais ici je mets ce que je pense avoir à dire.

Je vous invite à lire Boris Vian (Les Morts ont tous la même Peau) ou Roger Merle (La mort est mon métier), je vous invite à écouter Leonard Cohen (Partisan) ou Saez (Fils de France), je vous invite à regarder la Liste de Schindler ou Holocauste.

Je vous invite un jour à lire une version traduite du Coran (faites le avec respect comme pour une bible – pour moi les 2 ont la même valeur – celle que les croyants leur donnent), je vous invite à lire la Bible, le Talmud ou la Torah.

Bref, bref et re bref, je vous invite a pas me faire chi** quand je suis de mauvaise humeur et a arrêter de vous regarder le nombril sans penser que le type à coté de vous il a surement plein de chose a vous apporter et vous en réciproque aussi. C’est un peu le principe d’un Forum – vous y venez, j’y viens pour l’échange, la progression, l’amélioration ! Ok là on est sur un truc ciblé, le poker mais si on applique ceci a la vie – l’échange, la cohabitation sans se préoccuper du « Où » du « qui » du « quoi », ça apporte quand même pas mal !

Bisous a tous – et même si je n’aime pas spécialement au niveau musique – par contre un grand SALUT A TOI ! Des Berrus – ça me parle !

Edit PS : j'adore aussi la presse, les politiques, les biens pensants qui pour l'affaire des Handballeurs qui sont dans l'affaire de match truqué : "le handballeur d’origine Croate....." - il y a une 15 jours, "c'était Karabatic, le français, meilleur joueur du monde..."

on avait la même chose avec Zidane, avec Diagana,... vive la France ! pays des droits de l'homme, de la déclaration universelle, première terre d'asile mondiale pour les éxilés politiques et protectrice de précepte sociaux...

http://www.dailymotion.com/video/x28490_berrurier-noir-salut-a-toi_music

Yeepaa

hello guys

today i post a brand new video of a PLO Tourney.

i played it this night and you can see a very bad move early :(

in fact, i just had a big bad beat an another NLHE MTT and i was thinking "it's time to sleep" but just after i said to myself "WTF, if i play a tourney i have to do my best !!"

then just POWER INSIDE :)

enjoy !!

bon les les anglophobes -

aujourd'hui je poste une toute nouvelle vidéo d'un tournoi de PLO.

je l'ai joué cette nuit et vous pourrez voir que je fais un move bien dégueux très tôt !

je vennais juste de prendre un bon gros bad beat (je 3B AK en BB vs le CO - on est plus très deep, une petite trentaine de blinds, dans la moyenne quoi - CO me call - flop AKT -miam miam - mais peut il avoir QJ?? oui mais bon ça ira a toque ! je CB il m'instashove - j'instacall (ma décision était prise avant son raise) il montre KT, YESS !! turn T pas YESS :( busto, agacé !!

donc je me dis qu'il est temps de dormir et c'est tout mais juste après je m'autoengueule "mais put**n, si tu joue un tournoi, tu le fais du mieux possible espère de molusque, vile amibe que tu es !!"

et May the Force be with me !

en son : Pearl Jam, Kravitz, REM (du bon quoi )

comme d'hab sur les presque 200 mains du tournoi je ne mets que celle ou j'ai un VPIP

http://www.dailymotion.com/video/xu2pfx_deepplowin

Yeepaa

tournoi de bienvenue en même temps que le mallette tour !

encore des moves d'ET par moment que je ne saurais surement pas tous expliquer :D

Inutile de me clouer au pilori pour la 5:14 (main 43) j'ai pas shove parce que je faisais 2 autres tournois en meme temps et que j'ai coché call sans avoir vu que le mongo a ma droite allé call (si tu me lis, dsl pour le terme mais tu joues pô bien imo - limp/limp/limp - typiquement je limp, je chatte, je prends des jetons...)

http://www.dailymotion.com/video/xu0lni_benvenudo_sport

Yeepaa

hello tout le monde (enfin les rares courageux qui lisent mon blog)

je mets ici une petite vidéo (12mns a peu près) des 50 dernières mains d'un tournoi joué en début de mois (today is review day) ou j'ai une fréquence d'open, de défense et de 3B voir resteal AI a proprement parlé indécente. (en gros j'aime beaucoup :) )

http://www.dailymotion.com/video/xtzfsk_48mains-fin-de-mtt-2nd

n'hésitez pas a critiquer certains moves (je me suis déjà flagellé pour certains).

ciao les loulous

Yeepaa

Ca chambre ?!

Profil de chambreur en mtt

Il existe de nombreux joueurs quelque peu « particulier », en effet, non contents d’être des grosses buses (et ouais, je me lâche… tant que ça coule pas le long de ma jambe c’est que tout va bien).

Donc, ces chers « amis », les Bro du poker, les talker killer, trash talker, et tatatiti, sont des spécimens ô combien charmants qui compensent un play des plus, comment dire sans être méchant, minables ? Pourris ? Pitoyables ?, bref, z’aurez compris, ils sont ce que l’on appelle des FISHS, donc, ils compensent ce gap technique, par des tentatives de déstabilisation verbale (écrites plutôt au regard que ce sont des chats online…).

Ce qui m’a frappé lors des mes derniers MTT online, c’est le fait que ceux qui ont cette activité incessante dans le chat du tournoi ont pour ma part une jolie pastille Violette ou Blanche issues de tournois précédents, le violet pour ma part est le degré 2 du Fish et le Blanc est pour les dieux du fishing, les bouses… bon, je sais, qui suis-je pour non seulement juger un être humain en tant que déjection animale et en plus quel joueur de poker suis-je pour me permettre de dresser un portrait si peu glorieux d’autres joueurs ? Non, je n’ai pas de bracelet venant de Vegas, enfin si, mais c’est un pote qui m’en a ramené un d’une boîte de nuit locale, est-ce que je cumule 200K€ online absolument pas, ça dépend le play money ça compte ?

Ils se permettent donc de dire d’un autre joueur qu’il est nul, ils beuglent parce que le dit joueur prend son temps pour faire son action en arguant qu’il ne faut pas 2 heures pour prendre une décision, ce qui est sûr, c’est qu’ eux ne prennent pas le temps de la réflexion, ils ne réfléchissent tout simplement pas. Ils sont grossiers, insultants et surtout sans à propos.

En résumé, j’accorde le crédit à quiconque me critiquera pour cette diatribe à l’égard de mes amis joueurs de poker cacatalkers. Je reconnais que je n’ai d’autre légitimité que celle que je m’octroi, et oui, j’ai ce degré d’égo qui fait que je me donne des droits, héhé… Mais, toutefois, reprenez mentalement le fil de certaines discussions sur les chats de vos rooms préférées et vous constaterez que vous en avez déjà croisé plus d’un et que vous avez eu la même réaction que moi.

Bon pour faire amende honorable sur ma prétention je vous colle les 2 courbes Sharkscope des 2 compères qui m’ont inspiré ce petit texte.

La conclusion, et oui il y en a une, si vous trash talkez, sachez pourquoi, si le mec vous semble proche du tilt pour avoir pris déjà 1 ou 2 bad bien moches, alors là oui, ce n’est peut être pas très reluisant mais vous y trouverez votre compte, un tilteur peut booster vos gains sur un pétage de plomb, ça c’est admis, ce n’est peut être pas fairplay mais allez savoir, vous lui rendrez peut être service, la prochaine fois qu’il sera en tilt il ira faire un tour pour se calmer plutôt que de spew comme un Phacochère Molitor qui a senti des truffes au pied d’un chêne, il ira gratter, même avec le canon du chasseur posé sur sa tête !

Mais surtout, vous prendrez les sous qu’il voudra bien jeter aux chiottes (enfin dans votre stake). Vous pourrez aussi lors d’un MTT très long, ce qui voudra dire que vous avez fait un grand pas vers l’ITM voire la TF, pour lâcher la pression, raconter de la m**de sur le chat, l’essentiel étant de ne pas livrer d’infos sur votre jeu par la même, on ne va pas parler des tells, mais si vous ne parlez sur le chat que quand vous êtes énorme, un joueur qui est à la même table que vous depuis un certain nombre de mains s’en rendra compte, sauf si c’est un nain andromorphe et Lapon de surcroit (je n’ai rien contre la Laponie, sauf que ça caille).

Gl à tous et faites gaffe à vos jetons ;)

PS : si quelqu’un se retrouve dans les courbes ci après, mon conseil : le baby foot c’est sympa ;)

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Yeepaa

Live is Live ! nana nanana

Pensée sur les similitudes entre les micro-limites online et les tables de cercles de poker.

Je me suis fait cette réflexion en regardant mon tracker et en re-visionnant les mains jouées pour différents besoins a ces limites (nl2/nl5).

J’ai repris mon petit calepin qui me servait de cerveau lors de longues sessions dans quelques cercles Parisiens à une époque ou j’écumais avec un plaisir non dissimulé ces lieux de perdition, de débauche ô combien appréciés et envahis par une cohorte de soiffards du jeu et des shoots d’adrénaline pour quelques deniers perdus ou gagnés.

Celui-ci m’a montré une chose, une qui m’a grandement réconforté, notant à cette époque mes résultats, les coûts de mes déplacements et autres frais lorsque je m’adonnai à mon vice avec délectation : je gagne de l’argent sur toute la période ou j’y ai été présent. Ceci étant ma petite minute d’auto contentement, passons à l’objet du délit.

J’ai donc sur ce carnet des réflexions personnelles, et donc bien sûr suggestives sur les tendances de joueurs « réguliers » que je croisais sur ces tables de « NL200 » où les blinds sont en fait de 2/2 avec donc une équivalence entre la SB et la BB.

Nous trouvons donc après cette fameuse ou fumeuse comparaison, les mêmes leaks de jeu mais pourtant à des limites très différentes. Bon de là à parler de livetards, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas, ou alors plus tard.

Nous trouvons donc :

- le génie du limp : « bah quoi, tant que le flop n’est pas arrivé on ne sait pas ce qui va tomber alors pourquoi relancer ??? » - tu as raison ne protège ni ne value pas ton KK, laisse entrer 6 joueurs dans le coup qui vont toucher pour te déstacker, c’est une excellente idée.

- le raiser fou : « oui je ne vais pas laisser la cote aux autres pour suivre donc je relance » - tout à fait d’accord, sauf que raise OOP avec 83o je ne vois pas vraiment en quoi tu protèges contre des overcallers ou des limpers….

- Le calltout : « on sait jamais ce qui va tomber pourquoi je callerai pas 12BB préflop avec mon Q3o, si je touche 2 paires je fais un massacre » - oui, oui, vu comme ça.

On pourrait dresser une liste des plus longues, ou relater des anecdotes qui soient ou bien des coups joués ou des commentaires entendus en live ou lus sur le chat des tables online, mais je pense que le résumé se bornera à ça : JE VOUS AIME.

Oui, je vous $aime$ très fort même, et même si parfois vous m’emmenez au pays du tilt et du pétage de plomb, je m’astreins à vous insulter dans ma tête et à vous servir le plus beau de mes sourires en live pour vous dire par la pensée : « ne t’inquiètes pas mon petit, tu ne fais que me garder mes jetons, ils sont miens et me reviendront avec le bonus que tu leur adjoindras »

Pour finir, en fait, j’ai omis un profil : le Isidulriencompris, celui qui raise, reraise, New York Back Raise est son prénom, All In est son nom, lui c’est sur il joue le joueur et pas les cartes, bon après ce charmant jeune homme (ou pas) n’a pas la lecture ni le bagage technique d’un Victor Bloom mais et alors !!! Bazooka au bras, sulfateuse à l’épaule, monsieur va vous montrer que l’agressivité au poker n’est pas un vain mot. Celui la aussi je l’aime fort, même s’il peut être le plus tiltant de tous s’il est dans un bon jour (chagatteland quoi…).

Je ne souhaite pas être outrecuidant avec quiconque, ni me pâmer prétendant être un bon joueur mais juste mettre en exergue le fait que : à un rapport de 1 contre 100 sur le plan de l’investissement financier pour jouer (et oui le poker est un jeu…) on trouve le même niveau de jeu ou en tout cas les mêmes profils et surtout les mêmes défauts.

Je ne prétends pas qu’un joueur de NL2 gagnant online le sera de facto en dur dans un cercle dont c’est le rôle de nous donner un cadre agréable et professionnel pour nous adonner à ce jeu si passionnant mais uniquement que les corrélations sont là. Il faudra tout de même jouer d’adaptation et ce surtout sur le montant des relances préflop si vous ne souhaitez pas voir la table entière vous suivre parce que vous ne raisez que a 5X UTG+1 avec vos si jolis AS qui seront en bien vilaine situation si vous ne faites pas brelan au flop et ou les 2 paires, quinte et tirage flush seront certainement là pour vous mettre à jour sur les patterns – GROSSE GACHETTE, le small n’a pas cours en ce lieu !!!

Good Luck à tous et faites gaffe à vos jetons ;)

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