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What happens in Vegas won't stay in Vegas

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UP

Well, well, well ...

Pratiquement un an que j'ai raccroché les gants, et entre et la description de je dois bien dire que j'ai moi aussi l'envie de reprendre ma plume...

What's up, donc ?

Et bien mon année fut bien chargée, ayant depuis l'été dernier un nouveau poste dans ma boite, entraînant des responsabilités accrues, et les horaires qui vont avec...

Peu de temps pour le poker donc, mais je conserve un attachement certain pour ce milieu, et continue à squatter allègrement la cuisine de la radio le mardi soir tout en côtoyant fréquemment les regs du CP, autour d'une table, d'un verre ou même d'une balle de basket.

Je vous avais d'ailleurs laissé l'an passé sur ce petit clin d'oeil présageant que Deauville serait mon prochain grand rendez-vous poker:

Quelques heures plus tard j'arrive chez moi. Petite douche, petite collation, petite sieste, puis j'allume mon macbook pour taffer mon Objective-C. M**de, réflexe à la con, je double click sur l'icône de ma poker room favorite. Ah tiens ! Le sat pour la finale des FPS a commencé ...

Oops, un nouveau missclick ... :ninja:

A la prochaine ! wink.gif

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Et bien je n'ai pas été déçu, et je vais donc me permettre un petit aparté pour mieux remettre les choses dans leur contexte ... Deauville, c'est un grand festival de poker, avec la finale des FPS et l'EPT qui s'enchaînent, avec tout un tas de sides supplémentaires. Tous les ans, c'est LE rassemblement du poker français, mais cette année était particulière puisque je m'y rendais pour la première fois ;)

Enfin pu mettre une tête sur tous les regulars de PS.fr que je ne connaissais pas encore, et je dois dire qu'on a vraiment passé de bons moments, tout le monde (ou presque, ) s'entendant très bien malgré les tensions inévitables rencontrées aux tables par le passé.

Arrivé en voiture avec G2T6R, nous retrouvons ainsi la veille du day1(b) une joyeuse bande de SNE en train de diner au Drakar, qui deviendra rapidement notre repère : Bilou, Plato, Popi, Tof, Quintinio, Niko44, Nodix ... que du beau monde. Ca parle inéxorablement de poker, mais pas que. L'ambiance est très bonne, et on a rapidement l'impression de se connaître depuis plusieurs années, ce qui n'est au final ... pas tout à fait faux.

Nous sortons du resto vers 1h, et le tournoi commençant à midi le lendemain, nous avons plein de temps pour discuter avec tous ces ballas ... autour d'une table au Seven ... Et oui, nous ne couperons pas à cette boite de renomée mondiale, que nous saignerons chaque soir avec entrain, à coup de tournées de vodka malgré la cruelle absence d'autres clubbers.

Bon, je suis mauvaise langue. Sur le coup de 3h débarquent quelques TV stars PS et bien entendu Poloker et ses acolytes, dont la dernière soirée sans commander de bouteille de Dompé ou de Greygoose doit remonter à l'année 2010. La soirée bat donc son plein, et c'est sans réelle surprise que je me retrouverais à faire la fermeture, comme un con, alors que j'ai un tournoi à jouer 6h plus tard.

bg_529.jpg

Réveil pépouze à l'hôtel du Golf 10 minutes avant le début du tournoi, transport express jusqu'à une boulangerie du coin pour éponger un peu tout ça, et on retrouve une demi heure plus tard (bah oui, ils nous ont foutu dans un hôtel à 5kms du casino, standard :)) Virus Zubz, Shishi, NTZ, Zozo et surtout Horn33t devant le casino. Pourquoi surtout Horn33t ? Vous allez comprendre très vite.

Quelques semaines avant ce FPS, petite session MTT chez Bilou avec Horn33t, Utopik, Zozo et Virus, au cours de laquelle nous mettons en place un side bet sympathique : le premier qui bust du sunday special devra jouer le FPS dans le déguisement choisi par les autres participants. Sautant sur l'occasion, Horn33t shove quelques minutes plus tard avec 4ème pair contre nut flush, impatient de connaître son déguisement...

Après avoir pensé dans un premier temps à un déguisement de Fish + une pancarte "ça m'apprendra à slowroll" (sa spécialité), nous tomberons finalement sur un déguisement lui allant à la perfection, celui de DONKEY. Nutsé. Il me fallait donc impérativement lui remettre le déguisement avant le début du tournoi, et le temps qu'il l'enfile, nous négocions non sans mal son entrée dans le casino (C'est Deauville qu'han même) avant de prendre nos bracelets*. Ship it !

*d'entrée

HaQo1BJ.jpg

Bon nous finirons par rentrer en jeu avec une petite heure de late reg, et toujours 2g dans chaque bras. Difficile dans ces conditions de monter du jeton ? Tu parles ... jamais aussi bien grind un donkament :D Probablement relancé plus d'une main sur trois, pour passer rapidement de 30 à 55k et me placer parmis les chipleaders au premier break.

Malheureusement l'alcool finit par redescendre un peu, et la gueule de bois est sévère. Je me souviens pas bien des coups, mais je finis par faire un call litigieux sur le shove de Patrick Braga - Spoiler : le vainqueur de l'épreuve - avec :Kc:Qc alors qu'il cold 4bet shove 23bb suite à mon 3bet à 6bb façe au spot de la table (contre qui je 3bettais mergé 1 main sur deux)

Il avait :6h:6d et, oh, surprise, je perds le flip, me retrouvant à mon tour dans une situation délicate et perdant, toujours contre le même joueur, mes jetons sur un random combo draw vs trips qui ne passe pas.

Toute ma vie toussa, il est temps de retourner à l'O2, bar du casino et rendez vous incontournable tant que le seven n'est pas ouvert. NTZ à bust rapidement aussi, Olivier (qui nous a rejoint au passage) est à l'average, Horn33t, qui fait les gros titres de la presse spécialisée avec son costume, est plutôt bien, et Popini est énorme. Bon CSB, mais il est temps de retourner se la coller.

Rapide diner au Drakar, rencontre mouvementée entre Junkyboy et Bilou au Seven, et je ne tarderais pas à rendre les armes, sur le coup de 3h, me préservant pour le lendemain.

Le lendemain, donc, réveil tardif, remise en forme avec un rapide passage sur la plage, puis retour au casino vers 15h pour faire l'ouverture des tables de cash game avec Zozo. Que de la 5/10 qui tourne, on décide ainsi de swap 50% avec ce dernier pour réduire la variance. Bon, il perd sa cave en 10 minutes de tilt, et je me retrouve dans une situation délicate. Heureusement Papa est là et réussit à remonter la pente, avec un petit bonus pour la soirée.

Cette dernière arrive d'ailleurs très vite puisque le day2 du FPS s'achève et que tandis que Horn33et et Olivier ont bust, le chipleader n'est autre que Niko44, ce balla, qui a au passage chopé le numéro de Vanessa Rousseau parce qu'elle voulait une part de son action, et plus si affinités. eZ.

Bon, le day3 est demain matin (enfin midi) et il y'a un beau billet à la clé, mais on ne va pas s'asseoir sur une si belle occasion de célébrer tout de même. Petit tour au Royal où Bendo a organisé un bel apéro pour les SNE & consorts au frais de la princesse ; belle tablée au Drakar puisque nous sommes ce soir une petite vingtaine, et débarquage massif en boite, une autre que le Seven, mais dont j'ai oublié le nom :(

Les bouteilles sont de sorties, Niko est ivre saoul et tente d'apeller Vanessa pour lui demander de nous rejoindre, mais ce balla n'a plus de crédit sur son portable. LoL. Bon, il est 3h, l'heure où débarque tout le monde au Seven, ne manquons pas au rendez vous. Finement joué, il y'a pour une fois pas mal de monde, et nous y retrouvons Farfalla, LTH Corp, MerciFish et d'autres encore probablement mais je suis moi aussi dans un état d'ébriété avancé.

Refusant finalement de quitter la salle lors de la fermeture, la sortie n'en sera que plus violente, mais de retour à l'hotel, et après avoir couché Niko dans un état proche du coma alors qu'il joue le tournoi de sa vie quelques heures plus tard, nous partons en after avec Bilou, son pote Pierrick, Plato, Quintinio et Popini dans la chambre de Bilou.

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Un minibar et une télécommande dans le jardin plus tard, on a faim. Popi essaye bien de commander une entrecôte, saignante, au room service, mais ces enfoirés lui raccrochent à la gueule en lui faisant remarquer qu'il n'est pas dans son état normal. Well, il est 8h, le petit déj est servi, let's go !

Et LA ... ce qui devait arriver arriva. Le roi du trashtalk et du trashplay, le grand, l'unique n0testin, est le seul client attablé, en compagnie de sa nana. La rencontre est pleine d'émotions, notamment pour Quintinio, autre grande figure du trashtalk .fr, qui ne se privera pas de lui rappeler tout au long du petit déjeuner que ça reste lui le patron en trashtalk live.

L'ambiance est tendue, le maître d'hôtel excédé, et tandis que Plato mange littéralement l'intégralité du saumon du buffet, il nous refuse à plusieurs dizaines de reprises le whisky demandé, ce qui n'est, vous en conviendrez, pas digne d'un hôtel à plusieurs centaines d'euros.

Nous finirons par quitter les lieux à son grand soulagement, non sans avoir croisé un Dominik Nitsche enchanté de trouver tant d'animation avant son footing matinal, mais se coucher ne semble toujours pas être une option. Nous décidons ainsi de repartir au casino, et attendons plusieurs dizaines de minutes la navette censée venir nous chercher, avant de nous rendre compte que cette dernière ne passait pas avant 10h.

Embettés mais pas découragés pour autant, nous embarquerons rapidement sur une voiturette de golf. Les clés ne sont pas disponibles, mais qu'à cela ne tienne, la route est en descente jusqu'au casino après tout. C'est dans un buisson que le maître d'hôtel viendra rechercher l'engin, fort heureusement en parfait état puisqu'il remontera sans problème jusqu'à son emplacement initial.

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C'est lorsque Popi à décidé de remonter en scelle que j'ai compris qu'il était peut être temps d'aller se coucher. Mieux vaut tard que jamais ..

Bon la soirée était assez epic mais le réveil n'en a été que plus difficile. Je trouverais tout de même la force d'aller déjeuner vers 14h avant d'aller rail un peu Niko, qui somnole à sa table à l'approche de la TF. Il finira par bust 14ème me semble t-il, sur un beau spew, on peut désormais le dire je pense : Niko, c'était terriblement spewy :D

Pour cette dernière soirée, PS organise une petite sauterie ou tout le monde devrait se retrouver, à la veille de la TF du FPS et à l'aube de l'EPT itself. On y fait donc un tour, mais ça sera rapidement un fold, entre ceux qui ne se sont pas remis de la veille et celui qui n'en revient toujours pas d'avoir bust si près du graal.

Désormais traditionnel diner au Drakar, puis petit tour au Seven pour la forme, mais nous finirons bien tôt après un dernier verre bien appuyé et la promesse que l'on se reverra tous bientôt.

Retour sur Paris le lendemain après un petit détour par la charmante Honfleur, et il est temps de revenir à des réalités bien moins sexy ...

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Bref, tout ça pour dire (oui, je sais, c'était un long aparté) que nous avions envie de remettre ça.

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Et quoi de mieux pour cela que ... Las Vegas ?

ET OUAIS on y est, il est là le UP, bien caché sous une danette à la vanille : Las Vegas, episode II, bitches !

BOOM.

Longue préparation donc, au moins un mois à l'avance, pour décider des circonstances de cette nouvelle réunion. Pensant être entre 6 et 8, on a longuement hésité à louer une villa, notamment celle ci : https://www.airbnb.com/rooms/810977

Mais bon, loin du strip toussa, pour un court séjour finalement, c'est peut être mieux de rester dans un hôtel. Du coup Zozo à eu une idée bien sympa, de prendre une suite bien balla + des rooms standard, et de partager les frais. C'est donc tout naturellement que nous nous sommes tournés vers cette merveille au Mirage :

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110m2, deux chambres, 3 lits, un énorme living room, c'était parfait.

Mais bon comme on est des branleurs, on s'y est pris trop tard (elles sont toutes book 3 mois à l'avance), et il faudra attendre l'année prochaine pour ce kiff.

Nous nous retrouverons au final dans des suites bella (à une lettre près on était bon) au Venetian, avec notamment Zozo, BVRPS et Horn33t. C'est un cran en dessous mais ça reste bien sympa, et put**n que j'ai hâte de retrouver cette ville de degens.

Bon au passage vu que j'allais à Vegas j'ai joué quelques sats, et obv j'ai ship, à la fois l'event #60 (un 1500$) et le main event, les deux sur Barrière. On prend les même et on recommence, donc ! Sauf que cette fois c'est tout bonus, pas de pression, on va juste essayer d'apprendre un peu de nos erreurs, et attendre un peu dans le main avant de jouer trop aggro :)

Du coup mon planning est assez MTT oriented, dans l'idée ça donne ça :

Programme des festivités

Arrivée le 28 juin -> repos / unjetlaggage

29 juin à 12h au Venetian : DSE 600$ day 1A pour bien se mettre dans le bain

30 juin au Bellagio: grosse session CG 5-10 / 10-20 tant qu'on a quelques $ en poche :D

1er juillet à 12h au Venetian : DSE 600$ day 2 ou sats pour WSOP #57

2 juillet à 12h au Rio : WSOP event #57 - 5000$ NLHE si qualifié, ou 235$ donkament à 15h (jusque 2000 joueurs + et 100k + à la gagne)

3 juillet à 15h au Rio : 235$ donkament

4 juillet à 14h au Marquee : Pool party day

5 juillet à 12h au Rio : WSOP event #60 - 1500$ 3days event

6 juillet à 12h au Rio : day 2 event #60 ou SPA

7 juillet à 12h au Rio : WSOP event #62 - 10k$ main event

8 juillet : retour Paris (Jinx Jinx Jinx)

Tout ça entrecoupé avec parcimonie de CG (on va essayer de shot assez haut) et de clubbing, on devrait se mettre assez bien :)

ONE TIME !

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13/07/12 : Black Day

Vendredi 13, y'a mieux comme jour pour rentrer de la ville du hasard en avion ...

L'avantage c'est que les américains sont très superstitieux (la plupart des hôtels américains n'ont pas d'étage numéro 13) et que les prix s'en font ressentir.

Après cette longue nuit et malgré mon intention de ne pas dormir du tout avant l'avion pour me recadrer, je sombrerais vers 11h du matin, sachant que j'ai rendez vous à 13h13 avec Ferdi pour déjeuner. Ca sent le drame à plein nez.

Deux courtes minutes heures plus tard, je me réveille avec une horrible migraine, d'énormes valises sous les yeux, et des jetons du bellagio plein les poches. Pour la première fois de ma vie, je ressemble vaguement à Stu Ungar !

Cette nouvelle de premier ordre me donne le courage de me lever, et après avoir fait mon sac tant bien que mal, je vais me faire une fat pizza avec Ferdi au food court du Caesars, pour notre dernier repas in Vegas. Une bien bonne pizza Peperroni/Nostalgie/Fromage qui sera ingurgitée sans un mot ou presque, la réalité du retour à la grisaille londonienne prenant soudainement sens.

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Le temps presse, mais il me reste dans les 400$ sur ma gift card, donc je fais un détour, comme prévu la veille, par l'apple store, le temps d'acheter un iPod à ma nana, histoire de dire que j'ai quand même un peu pensé à elle entre deux lap dances. f*ck, il en reste toujours, première fois de ma vie que j'enrage de ne pas réussir à bust ma carte bleue.

Allez tant pis, plus le temps, je fonce chercher mes bagages, vérifie une dernière fois que je n'ai rien oublié, puis quick check out à la réception. Ah si, petit tip : on peut payer les dépenses en wifi (15$ par jour au Caesars ...) avec la gift card :)

Petit coup de fil à Sylvain pour savoir où la limo nous attend, et une fois cette dernière retrouvée, direction l'aéroport, non sans que le chauffeur nous prodigue les meilleurs conseils pour passer un bon séjour à Vegas. Sorry budy, but we are LEAVING (asshole).

Nous avons la chance d'inaugurer le tout nouveau terminal 2 de l'aéroport de Las Vegas, et après quelques derniers coups infructueux de bandit manchot, notre avion quitte le sol de cette ville si fantasque.

Le long vol de retour qui m'attends est l'occasion de faire le point.

En me remémorant mon parcours en tournois au cours de ces 10 derniers jours et étant donné ma décision de me focaliser à mon retour un peu plus que par le passé sur mon boulot et ma famille, et par conséquent jouer de plus en plus occasionnellement et sur des parties avec de moins en moins d'enjeu, je n'ai pu m'empêcher de penser au black day de Patrick Bruel :

Franchement si je suis content de la façon dont j'ai joué en cash et sur le crapshot des WSOP, j'ai vraiment beaucoup de regrets quant au jeu que j'ai produit durant le main event. Bien sur je bust sur une énorme horreur, mais avant ça, j'ai joué bien trop agressif pour le début de tournoi, sans m'adapter à mes adversaires, en ayant toujours les mauvais timings. Je me suis auto-level tout du long, l'impression d'avoir pris 100% de mauvaises décisions :)

Je l'explique relativement facilement cela étant dit, la pression était intense du fait que c'était mon "jubilé", je n'ai qu'une maigre expérience du live, et je n'avais jamais joué un tournoi plus haut que 1k, soit tout juste DIX fois moins que le buy in du main ...

Enfin, en tout cas j'ai pris mon pied, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'à côté de ça je n'ai pas chômé. J'ai joué dans toutes les plus belles poker rooms au monde, visité les plus beaux hôtels, côtoyé les plus beaux night clubs, passé un cross over à Kevin Durant, fait un vol en hélico au dessus du grand canyon, une partie de beerpong avec un champion de tennis de table et un bowling avec des degens québécois, mangé un 3x3 animal style au In'n'Out, kiffé un lapdance au Rhino, et puis m**de, joué le main event des WSOP à la table d'Elky :)

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(Mon pénis m'a interdit de transformer Kely en Elky - close enough)

Non y'a pas à dire, c'était un séjour bien nutsé. Les rencontres furent nombreuses et bonnes, et malgré quelques déceptions sur le point de vue sportif, j'espère bien sur revivre ça un jour futur. Cette ville est complètement dingue, et si vient un moment ou effectivement on sature complètement, ça reste une put**n de drogue dont on sait qu'on ne pourra pas refuser un fix si on nous le propose.

J'ai fait une métaphore que je trouvais intéressante l'autre jour en en parlant à un pote hors poker. En fait être à Vegas (sur le strip :D) c'est comme être ivre. Si l'on est dans un bon état d'esprit, ce qui sera toujours le cas à notre arrivée, on a l'alcool joyeux et c'est merveilleux : on aime tout le monde, on rit de tout, on dépense sans compter. Par contre si il arrive une m**de suffisamment grave pour nous faire partir en bad trip, on peut avoir l'alcool triste, voir violent. C'est ce qui m'est arrivé le lendemain du main par exemple. Ce qui était si beau la veille devenait soudainement démesuré et sans vie, les gens que je trouvaient si sympa étaient devenus des escrocs de premier ordre, et cette ambiance que j'appréciais tant était devenue malsaine.

Et puis quoi qu'il arrive, en fin de soirée (en fin de séjour), la fatigue se fait ressentir. Fatigué de toute cette agitation, de tout ce bruit, de tous ces excès. Le problème quand on est bourré, c'est que l'on continue à boire plus que de raison. Vient un moment où, la fatigue aidant, le corps dit stop, et demande à s'échapper ... ici c'est la même. On se gave de jeu, de sexe, d'alcool, de rêve tout simplement, et vient un moment où la réalité refait surface et l'esprit, fatigué par cette agitation constante, dit stop à son tour. L'ivrogne s'échappera alors en s'endormant, tandis que le touriste à Vegas s'échappera en avion ...

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C'est, je pense, une fatalité absolue. C'est très tentant de se dire qu'il ferait bon vivre à Vegas, où je n'ai au cours de ces 12 jours pas eu le temps de me faire chi** une seule seconde tant il y'a à voir et à faire. Mais vient un moment où la saturation est réelle et la ville devient véritablement malsaine. D'ailleurs la plupart des joueurs venant pour toute la période des WSOP ne s'y trompent pas et louent une villa plutôt que de rester dans l'ambiance insoutenable des casinos, histoire de faire la cuisine, avoir une piscine avec moins de 400 personnes dedans, se faire une soirée télé, bref, d'échapper un peu à la folie du strip.

Le problème est qu'entre rester 6 semaines dans une villa avec des potes avec un objectif aussi précis que les WSOP et vivre à Vegas toute l'année, il y'a un monde. Comme j'ai brièvement tenté de le décrire dans mon précédent billet, cette ville, en dehors du strip, pue la tristesse et la pauvreté, même downtown. On peut acheter des maisons de 100 mètres carrés ici pour moins de 80k$, ça montre bien le clivage ridicule qui existe entre le strip (où le prix moyen d'une chambre est de 100$ la nuit) et le reste de la ville.

De plus, dans une ville brassant autant d'argent et où la pauvreté est omniprésente, le taux de criminalité est très élevé, et certains quartiers craignent véritablement. Tout ça pour dire que vivre l'euphorie procurée par le strip sur une longue période est une hérésie. Au final, cette ville a un format parfait pour ce qu'elle est aujourd'hui pour la plupart des gens : un échappatoire. La plupart des américains que j'y ai rencontré y vont pour le week end, juste le temps de décompresser, de sortir de ce monde de fou l'espace de quelques heures, se vider la tête par tous les moyens, à l'aide de vodka, de dés, ou de boobs.

D'ailleurs c'est ça qui rend l'ambiance si particulière sur le strip. Tout le monde est là pour s'éclater, et c'est un sacré cercle vertueux. C'est vraiment un endroit très spécial, où l'on aura insatiablement envie de retourner après y avoir goûté. Enfin, je ne sais pas trop si j'envie ou pas les Californiens, car si à leur place j'irais probablement à Vegas à coup sur au moins une fois par mois, il faut bien reconnaître une chose, nous y sommes de sacrés pigeons. Tout, absolument tout, est fait pour que vous dépensiez votre argent sans compter. L'effet qu'a cette ville sur l'esprit est absolument incroyable.

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Je l'ai remarqué chez la plupart de mes amis. Au départ, on a du mal à lacher 15$ pour une conso, c'est hors de question de foutre 50$ pour entrer en boite, et on préfère marcher 20 minutes à prendre le taxi. Mais très vite, l'argent n'a plus la même valeur. Les Benjamin Franklin deviennent des put**n de billets de Monopoly, que l'on balance sans même se poser de question pour qu'une random péruvienne de 25 piges se trémousse devant nous, pour passer une soirée au bord d'une piscine remplie d'autres pigeons de notre espèce, ou encore pour regarder un spectacle d'une heure juste parce que ça porte le nom de notre groupe préféré.

Je prends un ton sarcastique mais ça n'est en rien une critique. Je suis plutôt admiratif. Franchement, chaque fois que j'y retourne je suis de plus en plus impressionné par la faculté qu'ont ces puissantes organisations à nous pousser à dépenser plus et plus encore. Champagne au petit déjeuner, absence d'horloges dans les casinos, tables de roulettes face aux ascenseurs, tables de craps devant les restaurants qui annoncent toujours 15 minutes d'attente, spectacles hors de prix qui font salle comble, femmes, ooooh femmes aux corps sublimes qui vendraient père et mère pour prendre leur part du gâteau ...

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Et dire que tout ça est en plein milieu du désert, dans un des endroits les plus arides au monde, et que les gens parcourent des milliers de kilomètres pour assister, et participer à cette folie ... C'est tout simplement machiavélique. Tout étudiant en économie ou en psychologie devrait avoir à rédiger une thèse sur les rouages de Las Vegas, c'est véritablement passionnant, je pourrais y songer des heures ...

C'est le commandant de bord qui m'en sortira, de mes songes : nous voilà arrivés au dessus de l'Angleterre ... L'atterrissage se déroule sans encombre, et nous sortons victorieux de ce combat face au fameux vendredi 13. A vrai dire ça m'a même permis d'avoir plus de place pour les jambes car moins de monde dans l'avion ! Complètement cinglés ces ricains et leur superstition ! Grand sourire en pensant à PP the Bandit qui garde son caleçon porte bonheur tout au long des tournois qu'il joue, et il est temps de descendre de l'avion.

Dernière bière de ces vacances avec mon petit Ferdi, grande inspiration puis direction l'Eurostar et Paris, synonyme de boulot et de train train quotidien. Allez, il est grand temps de sortir le jeu, les strip et les piscines de ma tête et de focus sur l'avenir. Je commence un nouveau taff la semaine prochaine, ça va être sympa de découvrir un peu autre chose. D'ailleurs je dois plonger le nez dans deux trois tutos pour être au point lundi !

Quelques heures plus tard j'arrive chez moi. Petite douche, petite collation, petite sieste, puis j'allume mon macbook pour taffer mon Objective-C. M**de, réflexe à la con, je double click sur l'icône de ma poker room favorite. Ah tiens ! Le sat pour la finale des FPS a commencé ...

Oops, un nouveau missclick ... :ninja:

A la prochaine ! ;)

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12/07/12 : Ultime soirée

Après la belle journée de la veille, les mauvais sentiments de début de semaine sont bien loin, et je ne peux m'empêcher d'être un peu déçu à l'idée de passer ma dernière journée complète sur Vegas. Cependant je ne partirais qu'en fin d'après midi le lendemain donc j'ai une entière liberté concernant mon programme.

Celui ci commencera par un nouveau déjeuner au Mesa avec Ferdi, Olivier, Vincent et son pote finlandais. Burger pour changer, et Mike est toujours fidèle au poste, visiblement un peu gêné de nous avoir servi dans un état second la veille :)

Il me reste encore pas mal de pognon sur ma gift card, et comme je sais très bien qu'elle va finir empoussiérée dans un tiroir, je décide que je ferais dans la journée une OlivierP à l'AppleStore. Le truc c'est que c'est mon dernier jour et qu'il y'a encore plusieurs trucs que j'aimerais me faire, genre la piscine du Caesars, celle du Bellagio, downtown ... Ce qui est sur c'est que je vais me faire plaisir et m'offrir un bon gros Spa :)

Ma digestion aura cependant lieu à la piscine du Caesars, que je découvre donc malgré la petite semaine que je viens d'y passer, en compagnie de Ferdi. Franchement impressionnant, les volumes sont dingues, et les différents bars/piscines très agréables. A la vue de beaux matelas vides le long de la piscine principale, nous décidons de nous y poser même si il devrait a priori y avoir une raison pour que personne n'en profite alors qu'ils sont tous libres.

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Le temps de se baigner un gros quart d'heure et nous nous ferons d'ailleurs gentiment

virer à coup de "it's 200$ if you want to stay here guys". Pas grave, on a repéré des transats le long d'une piscine secondaire, où nous nous prenons une petite mousse avant une courte sieste digestive.

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Bon cette piscine a vraiment de la gueule, mais le SPA m'appelle. Le temps de saluer Olivier, qui est sur le départ, et de croiser Clovis, qui me conviera à un apéro se déroulant en début de soirée au Voodoo, et je me rends à l'étage du SPA, comme souvent au Caesars impressionnant de par sa dimension. C'est juste fou, des couloirs avec fontaines et de grandes salles de relaxation à perte de vue, un lounge où de jeunes américains regardent en buvant une Bud leur équipe de basket foutre une branlée à un pays du tiers monde en préparation des JOs, des vestiaires, des douches, et bien entendu une quantité ahurissante de salles de massage.

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L'hôtesse d'accueil me présente une carte sans fin, massage suédois, thaïlandais, japonais, hawaïen, à l'huile, à sec, par des hommes, des femmes, une demi heure, une heure, une heure et demi ... Je suis complètement perdu. Finalement voyant que je n'ai pas l'habitude de ce genre d'endroit, elle me conseillera le massage traditionnel (suédois me semble t-il), et je choisirais une durée d'une heure, ainsi que la gent féminine. Je m'acquittes de la somme due (150$), et on me propose de donner le pourboire avant même d'avoir eu mon massage. Etrange ... j'ai bien entendu l'esprit complètement perversifié par mon passage au Rhino de la veille, mais je ne peux m'empêcher de me dire qu'il s'agit probablement d'un code pour demander un happy finish. Je demande à tiper plus tard.

Direction le vestiaire, où l'on me fournit un peignoir et des sandales avant de me diriger vers un sauna / salle d'attente où je patienterais quelques instants en compagnie d'un couple américain. Ma masseuse attitrée, Tanya, finira par m'emmener dans une salle parfumée aux huiles essentielles et éclairée par des bougies. Depuis le départ chaque salle est accompagnée de musique relaxante, mais celle ci à un réel côté apaisant.

Tanya me dit que je peux au choix rester en maillot de bain ou me mettre nu, et qu'après ça je n'aurais qu'à me laisser faire. Décidément... non c'est moi qui doit avoir l'esprit mal tourné :)

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Je reste en maillot, m'allonge sur la table de massage, et me laisse, comme convenu, faire. Franchement génial, le combo musique relaxante + éclairage apaisant +

massage pro fait son effet, je me sens bien, et je finirais même par m'endormir comme une loque :lol:

Je sors du centre de SPA plus serein que jamais, j'aurais vraiment du me faire masser le matin du main event, c'est je pense les nuts absolues pour ne pas être trop aggro au cours des premiers niveaux ;) Enfin bon, il est déjà tard avec ces conneries. Le temps de me changer et direction le Rio, pour l'apéro Barrière au Voodoo lounge.

J'arrive rapidement, et, le temps de trouver le Voodoo et surtout de faire comprendre que je suis attendu en haut alors que la boite n'ouvre pas avant 3h, il ne doit pas être loin de 20h quand je retrouve Gilles et Clovis sur le rooftop du Rio. La vue est tout simplement exceptionnelle, et l'endroit magique. La terrasse à été privatisée pour la team Barrière, et boire un verre en dominant tout Vegas comme ici est vraiment quelque chose que je ne voulais pas rater.

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On prend quelques photos, discute un peu avec les team pro, répond à une rapide interview, on découvre comment chacun a bust du main, on se plaint de notre bad run, puis inexorablement on aborde la suite du programme, EPT, WPT, BPT... le retour de Vegas va être difficile pour la plupart, mais faut pas se laisser aller. Pour ma part ça sera plutôt RTT et VTT mais bon on va pas chipoT (©Bibabu).

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Je retrouve en bas Ferdi, Zozo et son pote finlandais, et on décide d'aller tester le secret menu du In'n'out, qui n'est pas très loin en tacos. Après avoir failli réussir à faire commander à Ferdi un Flying Dutch (inversion du pain et du steack dans le burger), je me prendrais un bon gros 3x3 animal style (Trois steaks et la sauce débordant de tous côtés), et je dois dire que ça envoie du lourd :) Bon gros kiff, définitivement à la hauteur de sa réputation !

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Nous sommes tous partants pour aller dans la vieille ville, et cherchons donc un taxi à la fin du repas. Un jeune chinois ne manque pas la scène et nous propose de nous emmener, disant s'appeler Yvan et proposer ses services de taxi privé dans un anglais très approximatif. A la vue de sa voiture, une magnifique BMW coupé sport flambant neuve, nous acceptons malgré un certain scepticisme.

Il nous faudra quelques minutes de conversation pour comprendre qu'il doit de l'argent à la mafia chinoise et qu'il est bloqué à Vegas le temps de réunir suffisamment d'argent pour rentrer chez lui. Autant dire qu'on est super rassuré, surtout quand à 180km/h il passe brutalement sur les deux files de gauche (réservées aux voitures ayant plus de deux passagers), entraînant des cris de terreur chez Ferdi, persuadé qu'Yvan vient de prendre la route à contre-sens :lol:

Nous ne sommes pas mécontents de quitter l'engin une fois arrivés devant Fremont Street, et bien qu'il nous dise rester dans le coin et attendre notre coup de fil pour nous ramener sur le strip, nous espérons tous ne plus le revoir de sitôt :) Bref, une fois remis de nos émotions, il est temps de découvrir downtown baby !

Fremont street est vraiment un endroit à part. Il s'agit d'une longue rue piétonne au dessus de laquelle se dresse un écran géant constitué de grosses LEDs et sur lequel se déroule 24h/24h un show son et lumière, fréquemment renouvelé. Par ailleurs on y retrouve les casinos les plus prestigieux ... des années 70, tels que le Golden Nuggets ou le Binion's.

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On a même retrouvé FPC !

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Mais très sincèrement, si ça m'a fait plaisir de visiter le casino où ont été tournés les épisodes de high stakes poker et la poker room où ont eu lieu les WSOP durant de nombreuses années avant d'être déplacées au Rio, victimes de leur succès, je dois bien avouer que je suis loin d'avoir aimé cet endroit, qui respire la pauvreté et la tristesse.

C'est vraiment très particulier de se balader à Vegas... Sur le strip, tout le monde est jeune, beau, riche et flambeur. Downtown, tout le monde est vieux, marqué, pauvre et accroc. Les serveuses passent de Rihanna à Maïte, les casinos puent la clope et le renfermé, les clients sont glauques et pour la plupart complètement broke et désespérés ... franchement ça ne me donnait pas du tout envie de gambler, malgré les tables de craps à 3$ la mise (c'est pour dire !).

En fait si je devais résumer cet endroit en un mot, ça serait "désespoir". Bon j'en rajoute un peu, c'est quand même quelque chose à voir, les néons des vieux casinos et le plafond lumineux exercent toujours un pouvoir certain sur moi, mais un exemple qui je trouve résume bien la situation : quand sur le strip, les street artistes imitent avec brio batman ou un acteur de "The Hangover", sur Fremont Street, on a le droit à ça :

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Il s'agit d'un homme d'une trentaine d'années, qui danse depuis maintenant plusieurs heures en bikini avec un panneau "Yes, I need money". Ca pourrait être drôle, mais non, c'est juste glauque. Peut être est-ce également du au fait que traînait à ses côtés un père Noël sentant le gin à 100 mètres à la ronde ... en plein mois de juillet :ninja:

Non mais franchement je me sentais pas à l'aise du tout, c'est un ressenti global, c'était lugubre.

Bon allez, les casinos de ballas me manquent, ça suffit les conneries, en plus j'ai 600$ en poche, qu'Olivier m'a gentiment avancé avant de partir, va falloir que je les flambe d'une façon ou d'une autre, et le problème ici c'est que si je les perds ça sera plus probablement un couteau sous la gorge en cherchant un taxi ... Ouf, on est dedans, road to Ballys please !

Aaaaah ! retour à la civilisation, aux nanas qui dansent à poil sur les tables, aux groupes de touristes bourrés qui crient leur joie au craps, et à ces poker room qui ressemblent enfin à quelque chose ! Ah oui car j'ai oublié de le préciser, mais la poker room du Binions, soit feu la poker room des WSOP, m'a demandé une boite entière de Xanax pour résister à l'envie de me pendre avec les toiles d'araignées ornant la plupart des tables.

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Heureusement, les plus grands champions étaient là pour garder un oeil sur cet endroit qui fut par le passé si prestigieux :

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Enfin bon, retour sur le strip où, vous l'aurez compris, je me pose à ma table préférée, la 1/2 du Ballys. La table est dramatique, je monte rapidement un stack de 500$, mbn. Puis arrive une jeune fille semblant connaître la plupart des joueurs à la table et qui s'avérera être une grosse reg avec qui je me fritterais avec plaisir à coup de grosses sacoches. Je ne me souviens pas très bien des coups car ça commence à dater un peu, mais elle m'a bluff catch un 2barell (pas eu les balls de 3barell) dans un gros 3betpot, avant que je ne lui reprenne tout ça en touchant deux paires turn contre ses deux paires flopées, easy game :)

Bon je viens de passer à environ 900$ de bankroll, il est temps d'aller shooter la 2/5 ! Comme il est 5h du mat' je rembourse le sympathique dude qui m'a stacké pour le rhino la veille, et direction le Bellagio, où je me retrouve rapidement à la table la plus soft que je n'ai jamais eu l'occasion de jouer. A croire qu'ils étaient tous là pour me donner leur argent, incroyable. Que ça soit la joueuse "pro" from Vegas, complètement scared money, le jeune black bourré ou le gambleur asiat, je ne voyais que des raisons de me réjouir.

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Bon cette fois ci j'ai eu la bonne idée de noter deux coups majeurs, que je vais m'empresser de vous compter :

Après être monté aux alentours de 700$ (from 500$), notamment grâce à un 5bet shove avec :Ac:Kh qui m'a l'air de rien donné quelques sueurs froides (j'étais pas loin d'être full BR commême) mais qui trouve un fold chez mon adversaire, et après avoir globalement été très aggro et avec pas mal de succès, je retourne :Qh:Qc au BTN, ce qui à cette table et avec mon image revient à trouver un billet de 100$ dans la rue.

EP open à 20$, payé par le sosie de Ben Lamb à ma droite, un allemand un peu tilté. Je squeeze à 75$ et le plus gros spot au monde, un vieux touriste qui fait absolument n'importe quoi - il n'a manifestement jamais joué à ce jeu de sa vie puisqu'il demandera même à sa femme un peu plus tard de venir le rail et de prendre des photos -, paye à ma gauche, en SB. OR décide de fold, et Ben Lamb call.

Le flop arrive :Kc:Ks:8h bon ça pourrait être mieux, genre :Qx :Qx :Qx, mais il me semble que j'ai encore pas mal de value surtout avec ce sick fish en blinde. Ce dernier check ainsi que Ben, et je balance donc une petite sacoche de 75$ dans 245$. Le fish paye et Lamb aussi.

Turn :5d je met 150$ dans 395$, le fish call for stack (112$) et retourne :Ac:Ts après que l'allemand ait foldé. NH sir.

River :Ah obv et je perd ce joli pot de 600ish$ pour retomber en dessous de ma cave de départ :( Allez je recave 100 bucks, me commande un coke et c'est reparti pour un tour.

Quelques mains plus tard j'open 20$ avec :Ah:Qs en EP. Ben Lamb, qui vient de perdre un gros coup, est le seul payeur, en BB.

Le flop vient :Qc:9c:2h et il donkbet 35$. Je pense qu'ici il a très rarement une main forte, souvent une weak Q ou un draw, et je sais qu'il sait - d'après mon style - que je suis susceptible d'autoraise ses donkbet avec ATC. Du coup je fais 90$, prêt à stackoff, d'autant plus qu'il est tilté. Cependant il décide de flat (ce qui confirme mon read).

Au turn arrive le :Ts et il donkbet à nouveau, pour 100$ cette fois. WTF tu veux rien dire bro, put u on :Qd:Js -> je shove 340$ et il tank call. Je hold et ship ce joli petit pot :) Je finirais la session une petite heure plus tard quand la table cassera avec un stack de 1200$, bien content de ce passage en 2/5. Bon on est loin de finir positif sur le séjour, mais ça fait bien plaisir de finir sur une petite note positive ;)

Allez il est plus de 10h du mat', j'en peux plus, j'avais prévu de faire une nuit blanche mais je tombe de sommeil et je ne m'appelle ni Viktor ni Blom, donc je vais me coucher, en espérant être en mesure de me réveiller à temps pour faire mon sac, bouffer, passer à l'apple store et choper la limo m'attendant vers 17h pour m'emmener à l'aéroport. Et puis sinon ... tant pis, je me ferais bien une petite semaine de plus après tout ! :D

Skip

Le décalage horaire se fait de moins en moins ressentir, les réveils de plus en plus tardifs, je reprends de vieilles habitudes... C'est ainsi aux alentours de 13h15 que je rejoins Olivier pour aller déjeuner au Mesa, façe à la poker room du Caesars. On nous indique qu'il faut patienter un peu. J'ai rendez vous à 14h pour l'hélico, et pas question de le rater cette fois, donc je demande à la nana de l'accueil si c'est jouable de se faire servir dans les temps. Elle nous assied à une table ASAP.

Mouais ok tout s'éclaire. Vraiment une machine bien huilée cette ville. Ils te font toujours poireauter une dizaine voir une quinzaine de minutes avant de t'asseoir dans les restaurants des casinos, et ce alors même qu'ils disposent de nombreuses tables libres. Le but étant bien entendu d'inciter les gens à jouer en attendant, il ne faut donc pas hésiter à être un peu insistant pour éviter cette attente grand-guignolesque.

Un classique burger / frites / diet coke (pour la conscience) s'en suit, avec la particularité de voir notre serveur, Mike, manifestement ivre. C'est correct et relativement bon marché, et Mike fait l'animation, nous reviendrons. Je suis tenté de lui proposer d'aller se faire un craps, mais il faut que je file, Grand Canyon calling !

Sortie du casino, l'impression d'être une glace à la pistache passée au four, ou un sucre trempé dans un café. Je finis par trouver le point de rendez vous que j'avais manqué l'avant-veille, et y retrouve non sans un certain soulagement les autres qualifiés barrière ayant choisi ce jour de vol. Perdu parmi ces derniers, Comanche a pris la place d'Olivier qui, grand prince lui a filé "parce qu'il l'a déjà fait l'an passé". Sympa. Ce qui est bien c'est qu'il est presque plus tendu que moi (disons que je ne suis moi-même pas des plus rassuré en avion).

Une longue attente dans le bus sous un cagnard insoutenable (des records de chaleurs ont été atteints ce jour là) se profile alors, jusqu'à ce que le chauffeur du bus décide qu'il est l'heure d'y aller, et tant pis pour les absents. Le trajet jusqu'à l'aéroport est assez rapide, juste le temps pour Wally de me parler de ses nouvelles conquêtes, et nous entrons avec un plaisir non dissimulé dans les locaux climatisés de la compagnie en charge des vols en hélico.

Je m'achète une bouteille d'eau qui me semble tout simplement vitale, poireaute encore une vingtaine de minutes à attendre qu'on nous appelle, puis arrive notre pilote : "Group number two, group number two !". Here we go :) Il est jeune et à l'air sympa bien qu'il soit la caricature même du pilote à l'américaine, avec sa chemise blanche chevronnée et ses lunettes aviateurs - obv. Nous l'appellerons Maverick.

Quelques brèves explications de base plus tard (globalement, il semblerait qu'il soit dangereux d'ouvrir les portes en plein vol), nous avons le droit de prendre place dans l'appareil. Il faut cependant se plier aux consignes de Maverick, qui nous place en fonction de notre poid, "pour équilibrer l'appareil". Rassurant le mec ! Enfin, je suis à l'avant, c'est cool. Par ailleurs, les sièges sont absolument brûlants malgré un par-soleil installé dès l'atterrissage, ce qui donne une sympathique odeur de barbecue une fois tout le monde assis. C'est vraiment un put**n de Sauna, j'en viens presque à avoir hâte que notre hélico explose en plein vol suite à une défaillance moteur ou que Maverick se crash comme une m**de parce qu'il a bu trop de blue lagoon la veille.

On enfile les casques pour nous aussi nous mettre dans la peau de Goose, on rigole quelques secondes à coup de "Roger" et de "Copy that", et enfin, après quelques instants de pré-chauffe, il est l'heure de décoller. Nous pouvons observer l'hélico numéro 1 partir sous nos yeux, c'est assez impressionnant. En fait il semblerait que les pilotes mettent l'appareil dans un mode "piste" où l'hélico reste à environ 50cm du sol et peut être dirigé comme une voiture. Ainsi, nous survolons une route jusqu'à la piste, puis cette piste jusqu'à une zone plus dégagée où Maverick passe alors la seconde, non sans me remuer l'estomac.

Heureusement, le paysage vaut le coup d'oeil, c'est vraiment saisissant de voir tout cela de haut, que ça soit la ville en elle même ou même le désert. Du coup, trop occupé à regarder défiler le strip, le reste de la ville, les mines, le hoover dam et le lake mead pour être inquiété par le fait que je sois à 300m d'altitude dans une petite cage de verre et d'acier maintenue en l'air par des forces mystérieuses, c'est sans douleur ou presque (la soif se fait intense) que j'atteins le grand canyon.

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HooverDam

Pas de bol, il fait tellement chaud qu'il y'a de la brume de beau temps et de l'orage (nous avons même eu le droit à quelques grêlons - failli sauter de l'appareil quand on a foncé tête baissée vers ce menaçant nuage d'orage, mais je me suis souvenu des règles de sécurité, comme quoi ça sert parfois). Du coup la vue est moins bonne que ce que l'on pouvait espérer (notamment en terme de dégradés de couleur). De plus il y'a beaucoup de vent donc le pilote ne peut pas s'amuser à frôler les bords ou quoi que ce soit. Il a bien tenté à un moment de voler un peu plus bas dans une petite gorge, mais après avoir fait un trou dans le cockpit il a du renoncer.

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Grand Canyon Storm

Il est déjà temps de rebrousser chemin, nous n'avons plus de carburant. Ah ? Toujours aussi rassurant ce Maverick... En fait il est prévu dans l'itinéraire de nous poser sur une station de ravitaillement en plein milieu du désert. L'endroit est assez incongru, autant vous dire que le chauffeur n'a pas eu besoin de nous demander de ne pas trop s'éloigner de l'autocar ! Nous sommes tous en nage, il fait une chaleur à crever. C'est alors que Maverick choisit de dévoiler sa botte secrète : une glacière pleine de flotte. Thanks god, je t'aime bro. J'en bois une, en garde une pour la route, pose rapidement devant l'hélico puis remonte en selle.

Nous passons gobalement au retour par la même route qu'à l'aller, mais c'est l'occasion d'admirer les magnifiques couleurs que peut nous offrir le lake mead. C'est vraiment quelque chose ce lac... Réserve d'eau de Vegas, il est tout simplement ENORME, s'étendant à perte de vue. On peut y pêcher, y faire du ski nautique, ou tout simplement s'y baigner. Une vrai mer intérieure.

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Bordure du Lake Mead

Enfin nous revenons à la civilisation, c'est assez dingue de voir que du plein désert nous arrivons d'un coup à une ville aussi grande et active que Vegas. D'ailleurs le passage du désert à la ville est très brutal, les routes commencent à un endroit déterminé puis s'étendent à perte de vue :

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Désert à quelques centaines de mètres de la ville

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Début de la zone urbaine

Maverick nous offre un dernier petit kiff en survolant le Strip, où les grands hôtels défilent sous nos pieds. C'est vraiment sympa de voir Vegas sous cet angle, et ça nous en met plein les yeux avant d'atterrir, environ deux heures après être parti. C'était bien frais, notamment grâce à notre pilote qui nous racontait plein d'anecdotes concernant ce que l'on survolait, mais tout comme Olivier, je ne pense pas que je retenterais l'expérience de si tôt, je suis content de l'avoir fait, mais pour être honnête, j'ai quand même été un peu déçu. Et puis il parait que ça fait balla de toujours être déçu.

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Survol du strip - merci Maverick

Retour au Caesars vers 18h, la navette nous dépose cette fois devant l'entrée principale. Je souhaite good Luck aux deux qualifiés encore en course dans le main event, et je m'empresses d'aller prendre une douche bien méritée et de me changer pour la soirée. Nous nous étions donnés rendez vous devant la poker room avec Zozo et Olivier pour aller dîner, et tandis que nous attendons ce dernier, nous croisons XmoussX scotché devant un match d'UFC (c'est probablement le plus gros fan de ce sport avec ManuB sur le CP).

On discute un peu, le temps de comprendre qu'il est passablement énervé par le manque de passage de la serveuse, tente en vain de m'intéresser au combat, puis arrive Olivier, avec qui nous resterons un petit quart d'heure supplémentaire avant de nous décider à bouger pour dîner.

Clovis et Comanche sont au FatBurger dont Clovis nous parle avec émotion depuis plusieurs jours, et nous allons donc les rejoindre. Mouss tient à regarder la fin du match mais nous dit qu'il passera probablement un peu plus tard.

Le FatBurger est à l'autre extrémité du strip, en face du Monte-Carlo. Le taxi nous y amène sans problèmes, et nous pouvons découvrir ce lieu merveilleux. Bon, contrairement au In'n'out, ce fast-food est sur le strip, et les prix y sont donc 3 fois plus élevés. Cependant il y a plus de choix. En gros on peut prendre boeuf ou poulet, rajouter à notre guise bacon, oignons, salade etc, et surtout choisir la taille : Small, Normal, Large, XL ou XXL.

Clovis avait déjà tenté le XXL et nous a expliqué que même en une semaine il n'aurait pas réussi à le finir, donc on se contente tous d'un Large, et ça fera largement l'affaire pour nos estomacs si européens. Ayant envie de changer un peu, je tenterais le poulet, donc je ne peux pas vous dire ce que vaut le bon vieux fatburger au boeuf, mais le mien était bon, sans plus. J'ai clairement préféré le In'n'Out.

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xMouss nous rejoint pendant le repas et se prend à son tour un petit menu. On discute boulot, standard. Enfin c'est bien sympa, mais il est bientôt temps de partir. Zozo doit aller retrouver un pote qui vient d'arriver, Olivier et Clovis décident d'aller se faire une petite scéance photo dans le vieux Vegas, et pour ma part, j'ai rendez vous à 21h au Treasure Island avec Bobi pour aller voir "Mystère", le spectacle du cirque du soleil.

Tandis que les deux amateurs de photo prennent un taxi, nous partons à pied. Mais au bout de quelques minutes je commence à avoir peur de ne pas arriver à l'heure et décide de prendre un tacos à mon tour. Le problème de ce côté et à ce niveau du strip, c'est qu'il n'y a aucune taxi line en façade. Je suis contraint de rentrer dans le Planet Hollywood, de le traverser, et de descendre à la réception, où je pourrais enfin en prendre un, derrière l'hôtel donc.

Un groupe de personnes agées met une plombe à rentrer dans son taxi, avant de demander à en changer, et pendant ce temps, le mec en charge de la ligne d'attente (le métier le plus inutile du monde, il récupère 1$ de tip à chaque client juste pour lui dire "ok c'est bon avance" puis dire au chauffeur "to the T.I." alors que ça irait bien plus vite si on le faisait nous même) n'est pas foutu de caler des taxis en double file pour faire avancer la file qui commence à s'allonger dangereusement.

Du coup quand vient enfin mon tour, je décide de ne pas lui filer de tip. Je ne sais pas si je suis parano ou quoi, mais j'ai l'impression que les mecs ont un langage codé pour dire "lui c'est un conn**d, débrouille toi pour le faire raker" quand ils disent "to the T.I.", car après 8$ de course, on repasse devant le Planet Hollywood :lol: put**n de mascarade je commence à gueuler, le mec le prend mal et se met à griller tous les feux pour que je la ferme, standard.

Finalement à ma grande surprise il arrivera donc assez rapidement alors qu'il avait perdu 10 minutes à passer de la porte de derrière à la porte de devant du PH, et ce malgré un traffic des plus engorgés (j'ai vraiment cru que j'allais être à la bourre). Du coup je décide de croire en ce put**n de karma (what the hell, si y'a bien un endroit où faire des expériences de ce genre c'est ici) quand le compteur affiche 10$90, en filant 13$ au chauffeur, malgré l'immense tentation de filer 11$ pour le punir du début de course.

Ou intervient le karma là dedans me demanderez vous ? Et bien, il faut se souvenir que je suis broke, et que ces 13$ me font plutôt mal au cul, surtout que j'aurais probablement été aussi vite à pied entre l'attente et le trajet à la con. Du coup dès mon arrivée au T.I., je me rue sur une table de roulette pour jouer 20$ sur le noir. Obv je gagne et mon expérience est des plus concluantes. Ou alors la conspiration est plus grande encore que ce que je pensais, et quand a contrario on donne un bon pourboire, le chauffeur l'indique au portier qui transmet l'information aux croupiers. Makes sens.

NTMS : penser à faire une cure de désintox concernant le gamble.

Je pensais pas vraiment avoir ça en moi avant de jouer au poker, mais cette année c'est n'importe quoi. J'aime spew mes jetons aux slots, au craps, à la roulette, au chinese poker, au caribean poker, au reikjavic poker, au bowling, au beer pong ... N'importe où tant que je peux perdre un max dirait un psy. Et je ne m'en prive pas, même quand il me reste 80$ pour finir le séjour. C'est la faute de PS ça, avant qu'ils ne passent le mode d'attribution des points en Weighted-contributed, j'étais bien plus nit.

Je retrouve finalement Bobi à l'entrée du théatre. Il a la banane après avoir fait la session de sa vie au Bellagio. Il a même hésité à venir tant il ratissait sa table. Encore un peu et il se mettait en waiting list sur la Bobby's room... Comme tous les soirs, la salle est pleine, vraiment une belle machine que celle mise en place par Guy Lalibertée... Même l'attente entre l'ouverture des portes et le début du spectacle a été pensée, avec un clown des temps modernes qui distrait l'assistance en se jouant de quelques couples arrivant un peu plus tard que les autres, se faisant passer pour un ouvreur et traversant la salle de fond en comble avant de les placer de manière incongrue (j'aime ce mot).

Bon, nos places ne sont pas géniales, on est tout au fond de la salle, mais au moins on est face à la scène, et puis on voit malgré tout très bien ce qui se passe. Le spectacle est placé comme son nom l'indique sous le signe du mystère, l'ambiance générale est vraiment étrange, il s'en serait fallu de peu pour qu'on n'y comprenne rien :) Le show reste très impressionnant de par ses acrobates, et l'on passe un bon moment.

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Nous avons en gros eu le droit à toutes les acrobaties classiques de cirque, revisitées à la sauce Lalibertée. Les photos sont malheureusement interdites, mais entre les trapézistes, les férus de trampolines et les monteurs de poteaux, la troupe était énorme. Tout ce petit monde était habillé sur un ton médiéval/féerique dans de magnifiques costumes colorés, tandis que la bande sonore était assurée en live par un groupe de musique des plus complets. Un bon gros show familial, en somme. J'aurais préféré voir K ou surtout O bien sur, mais ne faisons pas fine bouche, j'ai passé un bon moment. Seul hic : je l'avais déjà vu il y'a 10 ans, et c'était exactement le même.

A la sortie, nous nous dirigeons inexorablement vers Kahunaville, un bar situé juste en face du Mystère theatre, où se déroule comme par hasard une exhibition de barmen à cet instant précis. Y'a pas à dire, ils sont doués pour nous pousser à la consomation ces enfoirés ! On admire un peu le show, puis convie Zozo et son pote à nous rejoindre. Une nouvelle fois il connaît quelques problèmes pour prouver qu'il a l'âge requis pour entrer, mais il avait prévu le coup et sort son passeport. C'est son pote qui en subira les conséquences et devra se taper un A/R au Mirage.

Bref, une fois ce léger détail réglé, on se fait quelques cocktails, ce soir c'est moitié prix donc on ne se prive pas, et après une petite heure, tandis que Ferdi, revenant tout juste de son road trip, préfère se coucher à se joindre à nous, Olivier et Clovis nous rejoignent. Nouvelle tournée, puis il est grand temps. Grand temps d'appeler le Rhino. Une limo viendra nous chercher devant le Mirage dans 10 minutes. Parfait. C'est jamais que la quatrième fois du séjour que je pense aller au Rhino, mais comme disait le message dans le fortune cookie de la semaine dernière : "Si jamais deux sans trois, la quatrième sera la bonne".

Malheureusement, le devoir appelle Clovis, même à 1h du mat', ça me rappelle SpiderMan et ses grandes responsabilités, et il doit nous laisser pour aller retoucher une vidéo. Xmouss à qui nous proposerons de venir est en plein beerpong avec CrocMonsieur et ManuB et ils ont d'autres plans (dommage ça aurait eu de la gueule de se faire parrainer par ManuB au Rhino) et le pote de Zozo va lui se coucher car il vient d'arriver, vanné. Dommage, ils n'auront pas la chance d'entrer dans l'escalade ornée d'un beau Rhino qui nous attend dehors :

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La voiture est classieuse, petit son de club à l'intérieur, chauffeur jeune et sympa, et en moins de temps qu'il n'en faut nous arrivons à destination. Le trajet est offert par le Rhino (ils savent bien que vous allez claquer bien plus une fois à l'intérieur), mais il est de coutume de laisser un bon pourboire au chauffeur. Allons y pour 5$ par personne. L'entrée ressemble à celle d'un nightclub newyorkais, avec une sorte de tapis rouge et plusieurs videurs / physios tandis que nous sommes les seuls à l'entrée.

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C'est assez intimidant au départ. Des nanas à couper le souffle un peu partout, on ne sait tellement plus où donner de la tête qu'on a l'impression qu'il y'a plus de danseuses que de clients. Une put**n de boite de chocolats, on ne sait pas quoi choisir, trop de choix, du blanc, du noir, aux noisettes, à la pistache, avec liqueur, sans liqueur, avec cerises, sans cerises ... il m'aura fallu le temps mais je comprends enfin le film Forrest Gump.

La musique est la même qu'en club. Je repère une scène centrale, d'une vingtaine de mètres carrés, disposant de barres de strip tease et où se produisent deux danseuses, un bar où une bouteille de champagne semble coûter le prix d'un appart downtown, et un cashier, où je me rends pour changer un billet de 20$ en billets de 1$, une petite idée derrière la tête. En effet le plus simple me semble être de s'asseoir au bord de la scène principale, pour prendre un peu la mesure de la chose.

Je trouve un fauteuil agréable où m'installer, stratégiquement placé, au coin entre deux allées de passages où défilent des rhino's girls, et bien entendu le long de la scène. Libre à moi alors d'admirer le spectacle tout en sirotant un bacardi&coke. Les deux danseuses se trémoussent une première fois en sous vêtements le long d'une chanson, puis font tomber le haut lors d'une deuxième, avant de rendre la scène aux deux prochaines. Pendant ce temps, elles se dirigent avec plus ou moins d'entrain vers les spectateurs avoisinants (moi par exemple) qui se font un plaisir de leur glisser un billet ou deux là où ils le peuvent.

La lumière tamisée, la tenue affriolante de ces dames, leur courbes irrésistibles et leur façon de bouger les mettent vraiment en valeur, et c'est dur de les quitter des yeux. Pendant que ces deux là dansent pour nous, donc, que ça soit avec ou sans poll bar d'ailleurs (certaines font des trucs assez impressionnants btw), les autres parcourent la salle à la recherche d'un client, proposant des lap dances à 20$, le temps d'une chanson.

Leur technique est des mieux rodées, elles arrivent avec une démarche assurée et sensuelle, te caressent délicatement l'épaule ou la chevelure en te glissant à l'oreille des petits mots doux genre "Salut beau gosse, tu veux que je danse pour toi ? T'es trop mon genre de mec, ça me ferait vraiment plaisir !". Parfois même une autre arrive en même temps "Ah non c'est mort, le petit frenchy il est pour moi il est trop cuuuuute".

Un peu l'impression de tourner une pub pour Axe. En gros, le feeling que ça procure correspondrait à peu de choses près à ça :

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Bref, elles sont vraiment très douées pour faire craquer le commun des mortels. Après un ou deux refus (je suis broke, m**de) auprès de quelques filles d'europe de l'est, je finirais par emprunter quelques $ après qu'une américaine m'ait fait une lap dance gratuite "pour que je ne parte pas sans avoir essayé". Bon emprunter du fric pour un strip m'a un peu donné la même sensation que de 4bet + cbet OOP xTof59x avant de giveup turn, mais ce sentiment s'est vite évanoui dans une paire de boobs.

Rapidement, des nanas semblant de plus en plus attirantes (les hormones travaillent) pop up de partout et proposent de passer un peu plus de temps avec elles dans la VIP room, pour 100$. Il s'agit en fait d'une salle avec plusieurs box où les clients ont le droit à une lapdance plus longue (par tranches de 15 minutes) et topless, à l'abris des regards indiscrets contrairement à celles à 20$ qui se font dans la salle principale.

Vous l'aurez compris mon portefeuille était à nouveau vide (comme pour la plupart des hommes franchissant les portes de sortie de ce piège machiavélique) et il était grand temps de rentrer. La puissance de cette "industrie" m'a véritablement impressionné, le fric spew dans cette boîte est tout simplement monstrueux. A vue de nez, une fille doit se faire là bas entre 2000$ et 5000$ par soir, sans parler des hypothétiques extras, dont elle reverse probablement la moitié au Rhino. Not too shaby...

En tout cas c'était vraiment un truc à faire, c'est quelque chose d'assez unique. Par contre vu la machine que c'est je pense qu'y aller bourré et avec une carte bleue en état de marche est une très mauvaise idée :lol:. Curieux de voir ce que le Saphire (et le Treasures, apparement) peuvent avoir de mieux que ça, en dehors de la taille du club (c'est vrai que le Rhino n'est pas très grand in fine).

Petit tacos de retour, qui ne se privera pas de nous proposer un arrêt supplémentaire (tu m'étonnes, à la sortie de cet endroit il doit avoir un sacré taux de succès), et arrivée au Caesars sans encombre. Bien content d'avoir fini par découvrir le Rhino, je serais quand même heureux de retrouver le chemin de mon lit après cette éprouvante journée.

Faites de beaux rêves !

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Bon allez après cette journée de déprime il s’agit de ne pas non plus se laisser aller, il me reste 3 jours sur Vegas et je compte bien en profiter. J’ai fait part à Sylvain de mes difficultés de la veille à accéder au trip en hélico sachant qu’un autre vol aura lieu demain, et il a réussi à me dégoter une place, ce qui me donne de bon matin le sourire. C'est vraiment sympa de sa part puisqu'au final je m'étais juste rendu au mauvais point de rendez vous alors que c'était écrit noir sur blanc dans un mail.

Hier, Zozo jouait le day 1C. J’avais des parts, mais il a lui aussi bust en fin de journée. Je le retrouve donc vers midi et demi pour faire un petit debrief. Comme je me suis broke, je lui propose d’aller dans un des restos où la gift card fonctionne. Pas de buffet cette année au Caesars pour cause de travaux, nous allons donc du côté du Ballys, d’autant plus qu’on pourra y jouer en CG par la suite. On nous indique qu'il n'y a pas de buffet non plus au Ballys, mais qu'il y’en a un au Paris, juste à côté. Bon allez va pour le buffet du Paris...

Quelques minutes de queue puis 24$ l’entrée, le moins cher que j’ai vu jusqu’alors. A vrai dire ça me fait plutôt peur. La salle est relativement petite par rapport aux autres buffets, et le choix assez limité. Ils ont tenté de faire plusieurs zones, par régions gastronomiques françaises, mais très franchement ça n’est pas très réussi. C'est tout de même une ambiance assez rigolote, en fait le buffet s'appelle "le village" et on comprend très vite pourquoi.

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Fait amusant : il n’y a pas de “french fries” au buffet du Paris :)

Je mangerais malgré tout pour 4, étant donné que je n’ai rien mangé la veille, en tentant de placer quelques fruits et légumes pour me donner bonne conscience. Zozo m’explique quant à lui qu’il a eu une table difficile et qu’il n’a pas réussi à passer un seul steal ou un seul cbet.

Pendant ce temps se déroule le day2b, dans lequel sont notamment encore en course Olivier et Bobi, à qui l’on souhaite bonne chance par SMS. Ferdi de son côté me dit qu’il s’est levé à 4h du mat’ pour descendre en rando au fond du grand canyon et qu’il y fait environ 50° à l’ombre. Je suis bien content d’avoir décliné son offre :)

Après le déjeuner nous irons donc à la poker room du Ballys avec Zozo nous inscrire en 1 / 2. Je vais donc au ATM retirer 500$. Il y’a un hic, il semblerait que j’ai dépassé le plafond autorisé. Panique complète je m’imagine en train de bust mon compte en banque en appliquant la martingale de la roulette toute la soirée du 8. Je tente 400 ça ne fonctionne pas, 300 non plus, 200 oui. Bon, mettons de côté nos craintes, ça doit être un signe, je peux retirer très exactement une cave de 1 / 2 !

Le temps de faire part à Zozo de mes déboires, et viens notre tour. Malheureusement pour la première fois du séjour, le floor nous demande une pièce d’identité valable pour nous installer : ID américaine, Passeport ou … Permis de conduire ! Lol. Nous protestons en disant que c’est quand même assez obvious qu’on a plus de 21 ans, mais rien n’y fait et nous décidons alors de partir pour le Planet Hollywood, dont la room à déjà fait ses preuves.

Nous arrivons quelques instants plus tard mais alors que je m’assied sans problème, Zozo connait à nouveau quelques problèmes d’authentification et est contraint à aller chercher son passeport au Mirage … Connaissant son âge c’est vraiment drôle mais bon soit. Pendant ce temps, Bobi m’annonce malheureusement qu’il a bust et je l’invite à nous rejoindre.

Ma table est extrêmement soft, pas mal de jeunes mais tous terriblement exploitables. Je sympathiserais très vite avec mon voisin de table, un californien qui vient claquer tous les 3 mois un peu de pognon à Vegas avec sa femme, le temps d’un week end prolongé. Il joue au basket et tandis qu’on discute NBA, le softplay est de rigueur. Bon a vrai dire il était extrêmement prévisible, et du genre à donkbet pot / fold avec :7x:6x sur :Tx:9x:8x (oui, oui un bet pour info quoi :lol: ).

Je ne me souviens pas de coups majeurs mais j’ai littéralement marché sur la table, pas scared money pour trois sous même si j’étais full bankroll, et je monte jusqu’à 450$ sans aucun showdown avant ce coup : un mec limp, un ricain prof de maternelle que j’aime bien mais qui est lui aussi super prévisible relance à $7 alors qu’il fait $12 UTG quand il a du jeu, je le 3bet à $20 avec :5c:2c et tout le monde couche sauf lui qui complète.

Le flop arrive :Jd:7c:4s et il donkbet à $20. Sa line pue la faiblesse, je décide de le raise pas trop cher flop pour récupérer un peu plus d’argent si il choisit de payer, et d’envoyer la couscoussière turn. $50 donc, mais il tank fold dès le flop, me suppliant de lui montrer qu’il a fait un bon laydown. Je lui dit qu’il vaut mieux qu’il ne sache pas mais il insiste et je le laisse retourner mon jeu. Il tilt complet et me demande comment je fais pour être génial à ce point. Rofl il est gentil ce jeune homme :)

Un jeune frenchie à la table en profite pour me saluer et m’expliquer qu’il suit assidûment clubpoker, toujours marrant à l’autre bout du monde. Bon malheureusement ce showdown aura été catastrophique puisque loin de vouloir me calmer comme j’aurais du le faire, j’essaie de poursuivre l’aggression, et vais me heurter à un mur face à un mec complètement tilté par la perte successive de deux caves (sans aucun lien avec moi) qui va me call down 3barells avec :Tx:Tc sur :Kc:9c:2d:8s:As alors que j’avais :Qc:Jd.

Entre temps Olivier m’indiquera qu’il a bust à son tour, décidément, tous mes poulains bustent les uns après les autres, il ne reste plus que Gaby auprès de qui j’ai des parts, autant dire de la deadmoney :lol: . Malheureusement je ne serais pas plus en veine en cash puisque je ne gagnerais plus un coup à partir de ce :Qc:Jd, descendant petit à petit à 80$, après avoir notamment perdu :Qx :Qx < :Ax :Ax 80bb deep.

Du coup quand Gaby justement me propose de le rejoindre au Paris pour boire un verre, je snap call pour éviter de spew le reste de ma bankroll. Bon par contre si il me propose ça c’est qu’il a bust lui aussi, erf, toute ma vie les swaps moisis :)

Je fais part à Zozo et Bobi de ma motivation à aller rejoindre Gaby au Paris et ils se joignent à moi, étant eux aussi down et en ayant marre de jouer (surtout Bobi puisqu’il a bust un peu plus tôt du ME).

Très modestement, Gaby nous donne rendez vous “Chez Gabi”, le salon de thé / steackhouse du Paris. Je propose à Olivier de nous rejoindre pour qu’il se remette de son bust tandis que nous arrivons à destination. L’hôtesse d’accueil nous indique que c’est fermé, mais je lui rétorque que nos amis sont à l’intérieur et qu’ils nous attendent. En fait, Gaby est avec toute sa colloc et Duhamel semble avoir obtenu l'ouverture d'une table. Bon j’avais pas compris ça mais va pour boire un verre avec eux.

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LeSnake est de la partie lui aussi, je l’avais croisé rapidement dans les couloirs du Rio, mais ça fait plaisir de lui parler un peu, vraiment un mec cool. Je m’offre un petit cocktail pour le quart de ma bankroll restante, que je savourerais jusqu’à la dernière goutte, apprends que Gaby a bust sur un joli spew des familles (tapis préflop avec JJ 120bb deep :) ) mais il en ri de bon coeur, il avait swap 75% :lol:

Olivier nous rejoint au moment ou nous sortons, et tandis que la plupart des québécois vont en boite, nous décidons avec les français et LeSnake, GabyGaby et sa blonde d’aller au GoldCoast nous faire un petit bowling. Ca tombe bien je n’avais ni l’envie ni les moyens d’aller en boite, et voilà enfin un jeu où la variance ne devrait pas trop m’affecter ;)

Plutôt que de prendre deux tacos à 15$ nous nous offrons une limo à 50$ que LeSnake snap négocie à 40$, et nous décidons de flipper le règlement de la course au Bowling (le moins bon payera la note). Bon c’est un peu un hustle parce que je suis pas mauvais à ce jeu, mais ça rajoute un peu d’intérêt à la partie.

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Gaby, toujours aussi heureux de figurer dans mon blog

:lol:

Le GoldCoast est un vieil hôtel à proximité du Rio, et par conséquent en dehors du strip. Comme tous les hôtels de seconde zone à Vegas, il est bien moins agréable et moins bien fréquenté que les hôtels du strip, ça sent le renfermé et le tabac froid, et la population est bien moins fringuante que ce dont nous avions l'habitude au cours des derniers jours (beaucoup de vieux brokes, et les serveuses sont presque laides). Cependant nous rencontrons pas mal de jeunes attirés par le bowling et l’alcool pas cher. Car si il y’a bien un avantage à ce genre d’endroits, c’est les prix coupés. Après plus d’une semaine habitués à payer quoi que ce soit une fortune dans nos hôtels de luxe, c’est une vrai surprise de payer 3$ pour deux parties de bowling + location des chaussures et 5$ pour un pichet de bière …

Le bowling est immense, une cinquantaine de lignes, et nous sommes très rapidement installés sur deux lignes conjointes. Le temps de choisir nos boules préférées, et c’est parti ! LeSnake, Gaby et sa copine d’un côté, Bobi, Olivier, Zozo et moi de l’autre : Québec vs France ! Le niveau est assez homogène, même si Gaby nous fait croire pendant un temps qu’il est lamentable, avant d’enchaîner les spears pour finir en tête de la première partie aux côtés du Snake. En queue de peloton, ça se jouera entre Zozo et la copine de Gaby. Zozo gagnera d’un petit point sur le dernier lancé, mais grand prince choisira de régler l’addition.

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Team Canada

La deuxième partie aura pour enjeu le règlement du bowling, et, suite à l’affront des deux premières places trustées par les québécois lors de la première, je me ferais un devoir de la remporter, tandis qu’Olivier finira bon dernier. Bobi pendant ce temps, affichait une insolente régularité, révélant son côté sportif de haut niveau :)

Les pichets ont défilés et alors que le bowling touche à sa fin je propose alors d'aller nous faire un beer-pong. Les québécois, assommés par la défaite, décident de rentrer, mais LeSnake me confie que malgré la fermeture du O'Sheas (où se déroulaient tous les ans les championnats du monde de beer pong avec 50k$ à la gagne !), on peut encore jouer au Bills. Bills it will be then !

Nous voilà donc reparti en taxi avec Zozo, Bobi et Olivier. Le chauffeur nous indique qu'on ne peut plus jouer au beer-pong à Vegas et qu'il y'a mieux à faire à cette heure, mais nous tenterons tout de même notre chance au Bills. Bien nous en a pris puisqu'il y'a effectivement une dizaine de tables à disposition. Nous achetons de quoi jouer puis nous installons pour cette partie que Bobi m'avait promise. Bon au final je me mettrais avec lui et je dois dire qu'il a tenu son statut puisqu'on a mis une déculottée à nos adversaires.

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Je passerais rapidement sur les détails puisqu'Olivier à déjà fait mais c'est vraiment un jeu sympa, où le fair play domine comme en témoigne cette vidéo qui retranscrit bien l'ambiance au cours de notre partie :

(notamment vers 8m25)

La fatigue commence à se faire ressentir à la fin de notre deuxième partie, mais nous ferons tout de même un rapide tour au craps où comme l'a dit Olivier nous avons eu le droit à 100$ en jetons pour 80$ investis (sympa le Bill's :D ) pour finalement tout perdre de façon assez improbable statistiquement (notre technique était pourtant bien rodée m**de ! :lol: ).

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Une chance d'admirer le symbole de ma réussite (la casquette remportée lors du freeroll)

On se retrouve finalement sur le coup de 4h à chercher le numéro du Rhino, que je finirais par dégoter auprès du desk de l'hôtel après m'être fait filer le numéro de la limo du saphire par un mec douteux qui m'assure que le Rhino est passé derrière son stripclub dans les classements. Non mais osef nous on veut la légende !

Mais encore une fois le Rhino nous passera sous le nez après que le chauffeur de la limo nous indique au téléphone qu'il y'en avait pour 15 minutes d'attente alors que nous étions déjà en train de poireauter en bas du Caesars. Bon il est 5h du mat, on commence vraiment à fatiguer sévèrement, ça serait dommage d'aller au Rhino et de ne pas être en mesure d'en profiter ! Allez on se fait la promesse d'y aller plus tôt dans la soirée de demain, et on va se coucher.

Un peu resté sur ma faim donc, mais malgré tout passé une très bonne soirée, le moins que l'on puisse dire, c'est que ça va mieux que la veille :) Vivement demain !

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Réveil midi la bouche pâteuse et le cerveau en chou-fleur, un mal de crâne comme jamais je n’ai eu et beaucoup de mal à me souvenir de quoi que ce soit, ça sent la journée de m**de.

Je tente un instant de remettre mes souvenirs en place, je fais le point, je suis bien dans ma chambre, aucun tatouage n’est soudainement apparu sur mon corps, et il semblerait que j’ai conservé tous mes organes. Le plus important est donc là. Vient l’épreuve redoutée du vidage de poche. Facture, facture, facture, des tips de plus en plus élevé, mais tout semble être dans l’enceinte du Caesars, c’est plutôt bon signe.

Bon, j’ai mon portable, mes deux clefs, mon portefeuille … Ah par contre il est vide comme jamais … Omg, plus un $, pas même un cent, et par ailleurs mon permis de conduire manque à l’appel :/ Sick, j’avais quand même dans les 800$ sur moi hier, et j’ai payé toutes les consos avec les gift cards. Raaah enfin bon, mes cartes de crédit sont bien en place, au final y’a juste cette histoire de permis qui me fait vraiment chi**, mais j’ai trop la tête en vrac, on essayera d’y remédier plus tard.

Rapide purge, douche, je descend me chercher une grande bouteille de flotte le temps que la femme de ménage fasse ma chambre, et je tente de me rendormir. Seulement un étrange phénomène m’assaille, chaque fois que je suis sur le point de m’endormir, je me réveille en sursaut avec une boule au ventre, comme si j’avais peur de mourir en me laissant aller. Ca me rend fou de m’en rendre compte et de le subir malgré tout, mais rien n’y fait, je n’y arriverais pas.

Je comate malgré tout une bonne partie de la journée à regarder de la m**de sur internet, avant de recevoir un SMS de Ferdi me disant un truc du genre “Wtf mec, on a été drogué ou quoi ? Je ne me souviens de rien et suis dans un état lamentable”. Après avoir établi la liste des possibilités, passant de “c’est le barman qui nous a vraiment filé du GHB (on en rigolais la veille)” à “on a voulu faire comme dans “The hangover” et prendre des roofies pour oublier ce foutu main event (en plus l'endroit est à quelques mètres près le même)”, nous abandonnerons finalement notre enquête en statuant que les armadas de shots ingurgitées n’avaient pas du aider.

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Ferdi trouvera finalement le courage de bouger à l’aéroport pour louer une bagnole et se faire un road trip de 2 jours direction le grand canyon. Déclinant son offre, je continuerais à chercher en vain mon permis de conduire dans la chambre et à errer sur le net. Malheureusement, le CP, twitter et même facebook n’avaient de cesse de me remémorer le main event et me rappeler que j’avais bust dès ce put**n de day1.

Je le vivais bien plus mal aujourd’hui que la veille, ce bust prenait enfin tout son sens, et, couplé à cette gueule de bois plutôt nutsée, je badais sévèrement. J’avais beau avoir encore plusieurs jours sous le soleil de Vegas devant moi, avec en perspective le cirque du soleil, le SPA et le vol en hélico, je n’avais qu’une envie, c’était de rentrer à Paris, quitter cette ville de fous et dormir 48 heures d’affilée dans mon lit.

A propos de vol en hélico, c’était censé être mon tour aujourd’hui. Après une longue hésitation, je me motiverais finalement à y aller. Le problème c’est que lorsqu’on a rendez vous devant un hôtel aussi vaste que le Caesars Palace, il vaut mieux savoir où attendre... Je me poserais une quinzaine de minutes devant l’entrée principale, puis finirais par give up, préférant aller me refoutre au pieu.

Je finirais par émerger vers 17h quand Ponzi et Madoff me signaleront qu’ils sont sur le départ pour New York. Je les rejoindrais au Bellagio histoire de me faire une petite crêpe – qui à ma grande surprise passera crème – et de refaire un peu le film de la soirée. Madoff s’est couché vers 2h, après le pure, mais Ponzi à fini bien mal, avec un passage au Rhino dont il garde un souvenir ému. Pour autant, tous deux ont perdu ma trace vers 2h et n’ont aucune idée de ce qu’a pu devenir mon permis de conduire.

Les deux compères finissent par partir, et je rentre tranquillement à ma chambre en passant par le lac du Bellagio ou je regarderais pour la première fois du séjour le spectacle des fontaines en entier. Plutôt sympa, mais je tanguait tellement que j’ai failli en tomber à l’eau. Il me semble ainsi plus sage de rentrer sans passer par la moindre poker room, ce que je ferais rapidement.

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Un petit passage sur les réseaux sociaux le temps d’entrapercevoir les plus gros deep run de la journée me fait découvrir le petit buzz qui a eu lieu autour de mon 3bet avec :Jc:8c et dont je vous parlais dans mon précédent billet. Voici le tweet original d’Elky à la première pause du day1 :

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Puis alors que Galfond se plaint lors de son day1 de s’être fait 3bet à plusieurs reprises au cours de la même orbite, Elky en remet une couche :

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Ce tweet sera alors salué par mon japonais de bourreau tandis que John Juanda prendra ma défense.

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Du coup je proposerais un Heads Up for Rollz à Elky, mais toujours pas de nouvelles, il est probablement terrifié.

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Bref, la fatigue se fait ressentir, le temps de regarder un random nanar et je me couche, sur le coup de 23h. Quelle journée palpitante :)

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Nous y voilà, dimanche 8 Juillet 2012, cela fait maintenant 14 longues années que Lilian Thuram a marqué les deux seuls buts de sa carrière dans cette demi finale victorieuse de la coupe du monde de football nous opposant à la Croatie. Il y’a 14 ans j’étais au stade de France, et aujourd’hui, je suis à Vegas, pour jouer notre coupe du monde à nous, joueurs de poker, le main event des WSOP.

J’avais mis une sizaine de réveil entre 9h30 et 10h pour être sur de me réveiller, mais pas besoin, l’adrénaline me gagne dès 8h du matin, et je suis bien incapable de me rendormir. J’en profites pour écrire un billet pour ce même blog, et je rejoins Olivier, qui se retrouve dans la même situation que moi, sur le coup de 9h30.

Nous décidons alors d’aller prendre le petit déj au buffet du Bellagio, qui propose pas mal de fruits, ce qui nous semble optimal pour bien préparer la journée. J’essaierais d’y prendre quelques forces, mais sincèrement, la faim me manque et je suis plutôt nauséeux. Le stress, sans doute.

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Histoire de ne prendre aucun risque inutile, et ce même si l’on a tous deux d’or et déjà notre ticket pour le main event, comprenant la salle, la zone, la table et le siège où l’on jouera le tournoi, nous décidons de prendre un peu d’avance et nous arrivons vers 11h au Rio, où l’agitation est à son paroxysme.

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Le temps de passer voir à quoi ressemble la radio Winamax (un des qualifiés King5 m’y avait donné rendez vous mais on ne s’est au final jamais rencontrés), puis direction l’amazon room, où peu à peu tout le monde s’installe ou tout du moins se rapproche. On discute à droite à gauche avec les joueurs français que nous croisons, comme Franck Boyer, Nicolas Lambert ou les qualifiés Barrière que nous commençons à connaître. Madoff et Ponzi sont là aussi pour m’encourager et prendre quelques clichés de Dan Harrigton et Phil Hellmuth.

Puis vient l’heure de s’installer à table. Amazon room, section orange, table 399, seat 3. Let’s go. Petite frayeur lorsque je vois deux caméras pointées sur ma table, mais il semblerait qu’il n’y ait que des randoms. Petite interview pour Barrière où je fais preuve de toute ma motivation, discours d’accueuil de Jack Effel, et “Shuffle up and deal !” prononcé par un champion de MMA.

Omg c’est parti, 30k chips devant moi (4x5k, 7x1k, 4x500, 8x100 et 8x25), la table a l’air friendly et plutôt soft, pas même un jeune online, tout du moins en apparence. Il y’a même un mec qui demande “Well well well, will we have fun or will we have to play at this table ?”, accueilli par des rires et quelques regards vers ma personne (j’ai mis lunettes et hoody en bon linetard que je suis).

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Première main, je suis UTG. :As:Td, j’ai décidé d’imposer mon rythme à la table, bien l’intention de leur montrer qui est le patron dès le début. Blindes 50/100 pour les deux prochaines heures, I raise : 250. UTG+1 flat calls, UTG+2 squeeze à 800. Okayyyyy ! Ca a pas l’air très scared money tout ça. Finbon, je suis peut être mal tombé. Fold around, et le squeezer, que l’on appellera désormais Ronaldo, show :9d:9c. Bon. Je suis un peu étonné, mais je prends note.

Je fold tranquillement mes blindes, et lorsque Ronaldo limp UTG, overlimpé une fois, je décide de raise à 450 au bouton avec ma merguez (:Ks:4s). Ronaldo NYBR à 1500 et je fold. Bon on repassera pour la domination tranquille de la table …

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, arrive avec fracas au seat 1, qui était vide jusqu’alors, un jeune joueur français du nom de Bertrand Grospellier, un certain Elky. Rofl. Je whine un peu sur facebook et twitter, je pose pour quelques photos, et je renfiles le hoody en essayant de ne pas trop y penser.

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Malheureusement cela influe forcément sur la partie. D’une part parce qu’il va lui même être chiant à jouer, même si j’ai la chance d’avoir la position, et d’autre part parce que ça risque de rendre les autres joueurs plus actifs, soit “pour jouer avec Elky” soit pour faire bonne figure auprès des médias qui ne sont désormais jamais bien loin de notre table.

Me voici à nouveau dans un coup contre Ronaldo. Je retourne :Ad:Jc au CO et ce dernier call mon raise à 250 en BB.

Flop : :Qc:Th:2h il check/call mon cbet à 300.

Turn : :2s on check tous les deux.

River : :9s il donkbet cher à 900 je trouve ça étrange et décide de herocall.

Il retourne :Kx:Jx et comme un con je suis persuadé que mon herocall est bon et retourne mon jeu, surpris de voir les jetons partir de l’autre côté de la table et énervé de donner gratuitement de précieuses informations à mon adversaire.

Pendant ce temps je suis étonné de voir Elky très nit, il semble vouloir se forger une image de serrure (lol) ou tout simplement attendre que les gens soient plus scared money, quand les tapis seront moins profonds. Cela renforce mon idée de vouloir prendre le contrôle de la table, même si j’ai compris qu’il faudrait compter sur Ronaldo qui ne me lâchera pas, ainsi que sur le seat 9 qui sait ce qu’il fait et le fait plutôt bien. Le reste de la table est assez inoffensif.

C’est alors que je retourne :Qs:Ts au Hi-jack. Je relance à 250 comme à mon habitude, suivi par Ronaldo en SB. BB se couche et le flop arrive : :9d:8c:3s

Bon le flop est pas extraordinaire pour cbet, mais j’ai la position, deux overs, une gutshot et un backdoor flushdraw, je mise donc quand même 300, payé dans l’instant par notre ami.

La turn est le :Ks que demande le peuple ! La carte parfaite pour un 2-barell des familles. Il check et je mise 525. Il réfléchis un instant puis call. La river est une belle brique, le :2h, et vilain check rapidement. Vu sa line, je pense qu’il a souvent une paire intermédiaire ou un draw, je pense donc que le 3barell est profitable et décide de miser 1000.

C’est alors que ça devient intéressant puisque Ronaldo me snap relance à 3000. WTF ? Je ne comprends vraiment pas ce qu’il peut avoir en value ici … le flop est drawy et il a montré au préalable qu’il n’avait pas peur de relancer, donc je pense qu’il aurait raise double paire ou brelan au flop ou au turn … A contrario, il peut avoir :7x:6x, :Jx:Tx ou any flush draw et miser sur le fait que j’ai été assez aggro jusqu’à présent et que je vais souvent 3barell à poil. Hum, d’un autre côté il m’a vu herocall avec Ace high … J’essaie de déceler un tell dans son attitude, il bouge beaucoup mais ne me regarde pas, il en fait limite un peu trop, je suis partagé entre la peur que je call ou l’acting de base. Mouarf je ne comprends vraiment pas ce qu’il peut avoir et puis bon si il me croit pas avec un draw Ace high il aurait préféré hérocall à raisebluff non ? Allez je hero call Q high au premier niveau du main event des WSOP what the hell ! I call.

Vilain retourne :8s:9s et je commence à sentir la moutarde me monter au nez tant Ronaldo m’est antipathique. Je compte mes jetons et me rends compte que j’ai déjà perdu 5k sur les 30 de départ en une demi heure de jeu et ce juste en prenant des spots marginaux alors qu’il me suffirait de faire comme Elky et attendre en profilant un peu mieux mes adversaires. Ouais, définitivement, j’ai voulu trop en faire dans ce premier niveau, et ça m’énerve beaucoup.

Je m’infligerais un tour de fold obligatoire à part pp ou AJ+, gagnerais mon premier coup du tournoi sur :As:Qd suivi une fois qui touche un flop Q high et prend le pot sur le cbet (toute ma vie) puis attends calmement mon bouton pour tomber dans ce spot prometteur :

Ronaldo mise 300 UTG, suivi QUATRE fois. Bon là faut pas pousser mémé dans les orties, je vais squeeze ATC ou presque. Je regarde mes cartes histoire de dire, retourne :Jc:2c et relance à 1250. Bon pas de bol, Ronaldo call, ainsi que 2 autres joueurs … Mal barré cette histoire.

Un peu plus de bol, le flop arrive :Jd:7d:2s ! Ronaldo donkbet à 2400, les deux joueurs intercalés foldent, et je me retrouve avec une décision intéressante. Raise/fold est une solution, mais je préférerais flat call pour call turn et fold river, avis qui sera par la suite plutôt appuyé par mes confrères. Je pense en effet que sa range est constituée de top paire bancales contre lesquelles raise n’accomplira rien tandis que call pourra induce encore un bet, de draws contre lesquels je ne suis pas certain de vouloir faire grossir le pot à ce moment du tournoi, et de sets qui me crushent. Call, donc.

A la turn arrive la :Qc. Bon il a des :Qx:Jx dans sa range, mais c’est mieux qu’un :Td donc on va pas se plaindre ! Ronaldo poursuit son agression à hauteur de 5000, et même si je suis loin d’en être ravi, je suis mon plan et call, avec un fold en tête sur anybet river. La river est justement le :Td, qui fait tout rentrer, et Ronaldo check. Après coup je pense que bluffer dans ce spot était la meilleure chose à faire, mais sur le moment j’étais ravi de pouvoir check back.

Il me retourne :Qs:Jc et je rentre dans un tilt infini. Je calcule mentalement combien je viens de perdre, estime que je suis descendu aux alentours de 15k, regarde la tournament clock (il reste encore une demi heure dans ce premier level) et me lève pour aller faire un tour et détilter un peu. Je passerais au final plus d’une demi-heure au lounge Barrière, où je retrouverais Loïc Sa dans le même état et le même cas de figure que moi.

Le temps pour nous de refaire le tournoi et d’insulter gratuitement nos chats noirs, et ce dernier retournera jouer tandis que Ponzi et Madoff viennent me remonter le moral. Je leur expose mes déboires, parle un peu d’autre chose pour me changer les idées, et me remotive à bloc pour aller grinder sereinement. J’arriverais à la table au milieu du niveau 2 (100/200) et mon tapis sera plus précisément de 16800. Bon, 84 blindes, on est encore deep, let’s roll !

Concentré, je jouerais nitty et gagnerais quelques petits coups pour remonter à 18k avant l’arrivée de ce coup juste avant la pause : Elky, qui s’est mit au cours de ce deuxième niveau à jouer plus de coups, relance en MP à 400. Je retourne :Jc:8c et décide de le 3bet à 1050. Vu mon image depuis mon retour et sa volonté affichée depuis le début du tournoi à ne pas vouloir prendre de risques en ce début de tournoi, je pense qu’il va fold très souvent.

Malheureusement Ronaldo cold call au BTN et du coup Elky complète. Flop :7c:6s:4h … Deux overs, une gutshot et un backdoor flushdraw avec Ronaldo dans le coup, ça rappelle quelque chose ! Elky check, je cbet à 1050, et les deux payent.

Au turn tombe le magique :5h, je 2barell à 1900, Ronaldo paye et Elky passe. La river est un :Ac, une nouvelle scary card pour mon adversaire et je me contente donc d’un maigre 2400. Il tank et finit par call avec 99 en disant que de toute façon il m’en doit une.

Pendant ce temps, toute la table s’était levé sauf Elky qui avait refusé une interview car il voulait à tout prix savoir avec quoi j’avais pu le 3bet et 3barell ce board. Du coup un petit rail s’était formé dans mon dos et après avoir empilé les jetons, on me demande comment j’ai atterri avec J8s dans un tel pot. La réponse viendra d’elle même quelques instants plus tard avec un tweet d’Elky qui fera un petit buzz. Bon il a pas l’air content, on va tout faire pour en profiter ;)

Retour à 24500 pour cette première pause, le moins que l’on puisse dire c’est que c’est une sacrée bouffée d’oxygène. Bon, globalement tout le monde parmi les autres français a plus que moi, mais je suis bien content d’être remonté, et motivé pour poursuivre mon grind au retour de pause. En attendant c’est l’occasion de rencontrer Bobilovic, qui possède 30k à sa table et qui m’a promis un beerpong sur Vegas (il est champion de Tennis de table, CQFD). gL gL, et c’est reparti.

Les blindes passent à 150/300 pour ce troisième niveau, j’ai donc encore une fois environ 82 blindes. Elky est désormais très actif et doit avoir un attempt to steal de 100%. Je le 3beterais une nouvelle fois avec succès quand il tentera de me voler ma blinde, avant quelques mains plus tard de retourner :As:Kh en MP. Elky relance comme à son habitude à 600, et je décide vu l’historique mis en place de 3bet à nouveau, à 1500. C’est alors que se réveille papy nit en small blind, qui cold 4bet à 3500. Elky fold un peu énervé, et après un léger tank, je déciderais de fold sagement. Il retournera :Ac:Kd et ça m’énervera quelque peu, mais je pense que c’était la meilleure décision overall.

Arrive ensuite la vengeance d’Elky : je raise à 650 d’EP avec :Ah:Jc (oui, j’ai eu beaucoup de :Ax:Jx:lol: ) et Bertrand est le seul payeur, de BB. Arrive au flop :Td:7d:7c il check et je cbet à 650. Il paye rapidement et arrive sur le turn le :4c, sur lequel Elky me surprend quelque peu en plaçant un donkbet à 1250. Je suis un peu perdu mais me dis qu’il est souvent en bluff ici, surtout qu’il pense probablement que je vais second barell la plupart du temps. Call, donc, avec vaguement l’idée de call any blank river. Sauf que sur le :3h, le blank parfait, donc, il mise 4400 et malgré ma très forte envie de call, je me souviens de mes deux herocalls foireux et j’ai peur de m’autolevel à nouveau. Après tout il a joué très solidement depuis le début, et puis ce call amputerait pas mal mon tapis … Hum, allez fold, laisse tomber. Obv il retourne :9d:8d “Ah je suis obligé de te montrer là” et son tilt induce fonctionne puisque j’aurais juste adoré call Ace high face à Elky lors du Main Event :)

Quelques cbet manqués plus tard, je me retrouve à environ 20k quand arrive ce coup contre mon voisin de droite. Ce dernier est un japonais que Roro m’a décrit comme “sérieux” et qui à l’air de savoir lui aussi ce qu’il fait. Je suis UTG et open à 650 avec :As:Qh. Tout le monde couche jusqu’à Elky de SB qui call, ainsi que le jap’ de BB donc. Au flop arrive :Ah:8s:7c, ck, ck, je cbet à 850, Elky paye et le jap’ relance à 2400. Bon, j’ai vraiment l’impression qu’il en a marre que je sois si actif et vu qu’il sait que je vais cbet 100% sur ce flop, je pense qu’il peut prendre le spot de bluff. Je décide donc de payer. Elky fold et vient le :7h au turn. Ça réduit quand même énormément son range de value, il reste globalement 3 combos de :8x :8x et 9 combos de :Ax:8x, ça mérite un call, d’autant plus que je pourrais slowplay mes nuts comme ça pour faire rentrer Elky dans le coup flop. Le prix ? 5000.

Malheureusement la river est un :6c et vilain 3barell 8k. Je snap fold et FML, je suis down aux alentours de 13k … En plus un des fishs de ma table vient d’être remplacé par un jeune internet des plus compétents, contre qui j’aurais notamment manqué de balls juste après qu’il arrive à table : Elky minraise à 600 en EP, je flat :6h:6c avec mes 45 blindes, un autre mec flat, et le nouveau vilain squeeze à 2400 du bouton. Elky fold, et je n’ai pas osé push, me disant que j’avais encore de quoi faire avec 40 blindes+.

Bien m’en a pris puisque quelque peu soulagé de la pression de mal faire avec ce stack réduit, je grinderais insatiablement la table à coup de squeeze et de cbet, n’hésitant pas à pousser mes jetons au milieu, sans jamais aller au showdown. Bien vite je remonte à 18500 quand arrive ce coup, vers la fin du niveau:

MP joueur compétent relance à 750 comme il l’a fréquemment fait jusqu’alors. Le jap à ma droite flat au bouton comme il l’a fréquemment fait jusqu’alors, et je squeeze de SB à 2400 comme je l’ai fréquemment fait jusqu’alors (notamment dans cet exact spot aux deux orbites précédentes, une fois avec :Ax:Qx où j’étais prêt à stackoff, et une fois light avec :Ax:4x). Sauf que cette fois j’ai :Ad:Ac.

Le joueur de BB tank très longuement mais finit malheureusement par jeter ses cartes, MP fold tranquillement, et quand la parole revient au jap’, il snap shove mes 18k. Je call debout sur la table, il se lamente et retourne :Kd:Qd tandis que j’étale mes pocket rockets sur la table. BB affirmera avoir fold :Ax:Kx et le dealer retourne rapidement un flop :Jc:3d:3h.

Nice !!! Je les ai bien own me dis-je ! Je commence à compter mes jetons, je devrais a priori passer à plus de 40k ! :) A priori … Turn :Kc … Bon il reste un seul K dans le deck, je me fais pas trop de soucis, faut pas déconner commême … River :Kh … Cris de joie du jap’, mine atterrée d’Elky, il ne me faut que très peu de temps pour réaliser que je viens de bust du main event sur une horreur. Je ne sais par quel miracle je conserve mon calme, lâche un timide “alright, good luck gentlemen” avant de me diriger vers le rail où ZozoLeClown vient d’arriver.

“Alors ?”. Arf. Besoin d’être seul. C’est vraiment un moment particulier que celui où l’on perd un tournoi aussi important. Ce moment où l’on quitte l’arène alors qu’on ne s’y attendait pas … L’apellation de “mini-mort” est particulièrement bien choisie: c’est FINI, le tournoi continue comme une machine bien huilée tandis que tu en sors dans l’indifférence la plus totale. C’est vraiment très désagréable, et le sentiment d’injustice en est décuplé. Je vais en direction du lounge Barrière sans dire mot, m’écroule sur un canapé, et ferme les yeux une dizaine de minutes. Le staff comprend de suite, et j’ai le droit à quelques minutes de répit. xMoussx tentera de me faire marrer, mais c’est encore trop tôt, je suis en pleine descente,

Finalement après une période bien calme de déception, puis une période des plus amères de frustration, où j’en veux à la terre entière, je me résigne, rouvre les yeux, essaye de relativiser. Après tout, je m’y étais préparé, j’avais globalement 6660 chances sur 6670 de perdre ce tournoi dans la semaine :) On me demande ce qui c’est passé, je racontes mon bad beat avec le sourire, on me plaint, tout le monde compatit, pendant quelques minutes, quelques heures, quelques jours pour certains, puis on oublie, il faut bien, faire le deuil, focus sur les autres participants, des bustos y’en a tout le temps, tandis que des joueurs en course, il en reste de moins en moins, et c’est bien d’eux qu’on se souviendra, pas d’un random bad beat, aussi violent soit-il.

Le plus pénible reste auprès des novices. Pour ma famille ou la plupart de mes amis, que je bust sur une telle horreur ou sur un vulgaire flip au day3, ils ne voient pas la différence, là j’ai bust au bout de 5h de jeu, lol naab ! c’est quoi ton classement final ? Ma copine m’apelle, elle est en larmes, elle savait déjà quoi faire de ces 9 millions de dollars. Non, bien sur, elle est vraiment déçue pour moi, probablement encore plus que moi même. L’air de rien ça m’aide à relativiser. Je lui explique que ça fait partie du jeu, et que c’était assez probable que ça finisse comme ça de toute façon. C’est sur que j’aurais aimé vibrer un peu plus, passer ce put**n de day1 par exemple, mais bon … Comme on dit that’s poker, baby ! Allez, une bonne petite biture ce soir et on en parlera (presque) plus.

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Retour sur le strip en taxi avec Zozo, petit passage par la chambre histoire de prendre une douche et de se changer, et direction la poker room du Ballys pour retrouver Ponzi qui grind toujours sa 1/2. On retrouve une petite dizaine de frenchies au Burger Brasserie, et on commence à se chauffer un peu. Il paraîtrait que la gift card fournie par Barrière fonctionne au Pure, on va donc y faire un tour dès notre sortie de la brasserie pour vérifier ça.

Entrée par la file d’attente rapide grâce à quelques VIP pass récupérés dans la journée par Ponzi, puis direction le bar. Le tuyau n’était pas percé, et après quelques tournées, on commence à me rendre la pareille et je finis rapidement dans un sale état à coup de chiens fous (un cocktail polonais constitué de shots vodka/grenadine (enfin, cranberry juice ici vu que la grenadine n’existe pas)/tabasco, petite pensée pour Virusz, Bilou et ShiShi - qui n’ont pas eu la descence de venir à Vegas cette année - en vidant mes tripes aux chiottes au passage).

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C’était le but me direz vous… Enfin, le rooftop du pure est sympa, même si c’est clairement un cran en dessous du Marquee, on a une belle vue, et le barman qui nous drague allègrement nous offre même une tournée de shots vodka/GHB. Le mélange m’est fatal et pendant que d’autres vont au Rhino (thanks god je n’y ai pas été dans cet état, c’est un coup à prendre un emprunt à 50% auprès d’un mafieux local) je me retrouverais vers 3h à perdre 200$ au craps avant de faire all-in pour mes 500$ restants sur le noir à la roulette (“Allez one time ! On peut pas déchatter toute la journée commême !”). A vrai dire je run tellement bad que même quand on chatte un Full aux Jacks par les Jacks en 3 dimensions aux slots, on ne gagne que 1$20 :lol: . Tout cela est terriblement confus mais je finirais par trouver le chemin de mon lit, non sans avoir mystérieusement perdu mon permis de conduire au passage.

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Las f*cking Vegas …

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Here we are, dans 24h je jouerais le main event des World series of Poker, le plus important tournoi du monde, que je rêve l'air de rien de jouer depuis plusieurs années. Quel pied, ça va être énorme :) Plus qu'à passer une bonne journée pour le jouer dans les meilleurs conditions. J'ai vaguement pensé à la passer à manger des fruits et me faire masser au Spa, mais les choses ont tournées différemment...

Réveillé peu après midi, Olivier me convie à aller déjeuner au buffet du Aria avec Comanche. Nous avons le droit pour 35$ à un buffet correct proposant de choisir entre la plupart des grands thèmes culinaires, mais sans beaucoup de choix in fine. Bien moins impressionnant que le Wynn par exemple, ou même que le Mirage.

Après avoir enchaîné entrée/plat/dessert sans plus de conviction que ça, donc, nous laisserons Comanche vaquer à ses obligations professionnelles à la piscine pour aller jouer avec Olivier au planet Hollywood, qui parait-il est une room assez soft.

On file 1$ de tip au mec qui apelle les taxis, rentre dans le premier arrivant, lui demande d'aller au Planet Hollywood, avant qu'il ne se marre et ne nous demande si on est sur de vouloir aller de l'autre côté de la rue en taxi alors qu'il y'a un simple pont à traverser. Damn it Vegas, on devient vite balla malgré nous !

Une fois arrivés, Olivier se met en liste d'attente sur la 2/5 tandis que nous prenons tous deux place à la 1/2. La table est comme prévue très soft, et nous prenons tous deux pas mal de spots de steal.

Les quelques mains que j'ai noté :

:As:Js je raise à $9 en MP sur un limper c'est payé par un mec à ma gauche et par le limper.

Flop :Qs:Ts:4d je cbet à $16 c'est payé à ma gauche fold chez EP.

Turn :9s je decide que vilain peut faire un move et décide donc de Check (je me ferais engueuler par Olivier à ce propos lol). Bon il bet $40 je raise $100 il shove avec :Kh:Jd. Easy game.

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:Kd:Qs un mec raise à $10 en EP je call en MP. Flop :Qs:9s:2d il Check je bet $13 il call.

Turn :As il Check call $26

River :Qh il donk $50 je call et il retourne :Ac:9h.

Je suis up de $350 quand Madoff me propose d'aller à la independance pool party du marquee. Après le fail de la veille ça me fais bien plaisir qu'il propose ça et je snap call, ça finit à 18h, ça ne devrait pas gener ma préparation pour le main que l'air de rien je joue dans quelques heures !

Le temps de repasser par ma chambre au Caesars me changer rapidement, je retrouve Madoff au Bellagio et nous arrivons au Cosmo vers 16h. Cela nous laisse 2 heures pour voir de quoi il retourne.

Nous nous acquittons des 40$ de fee ($30 annoncés au Tél 1h avant :)), montons au Marquee par un ascenseur, et découvrons avec plaisir l'endroit !

Une grande piscine remplie de jeunes gens dansants sur le son envoyé par le Dj présent sur la scène juxtaposant la dite piscine, des podiums sur lesquels se trémoussent les moins téméraires de ces dames, des sortes de lits privés flottant dans une piscine plus calme, et des tables couvertes (cabanas) le long de la terasse, possédant chacune un jaccuzi privé.

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Encore une fois l'alcool coule à flot, les filles sont bien foutues (et bien entendu en bikini), et l'ambiance excellente, c'est donc un réel plaisir de se joindre à la fête.

Nous aurons au détour de quelques bacardi/coca été marqués par deux ou trois trucs, tels que ce couple fraîchement formé laissant aller leur pulsions aux yeux de tous, cette jeune demoiselle dansant frénétiquement pendant deux heures de rang au milieu de la piscine, sans marquer le moindre signe de faiblesse, ou encore et surtout ce groupe de degens dans l'une des cabanas qui commandent une douzaine de magnums de Moët, apportées avec fracas par 12 magnifiques hôtesses, pour les sabrer une à une et avoir le simple plaisir de déverser ces 5k$ sur la foule sans en boire la moindre goûte, à moins de boire la tasse dans le jaccuzzi.

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Les 18h sonnent malheureusement bien vite, et nous en sortons bien motivés pour sortir, ce qui est probablement pas génial étant donne ma situation. Le temps de repasser brièvement par la chambre du Bellagio, et nous retrouvons Ponzi au Ballys, où nous jouerons environ 2h en 1/2, le temps que je passe de $200 à $300 avant de tout perdre en tentant un 3barell bluff sur une nana que je voyais nit sur un board :Jx:8x:7x:8x:Ax. Elle call down :Kx:Jx for stack, Good read.

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J'ai pendant ce temps sympathisé avec mon voisin de table, un hollandais qui me conseille d'aller faire un tour à la "Burger brasserie", au Paris, à deux pas de la poker room du Ballys.

Je motive alors Ponzi à venir avec moi y retrouver Ferdi. Il accepte finalement de lâcher sa table de 1/2 tandis que Madoff préfère rester grinder.

Une demi heure plus tard nous retrouvons 4 potes de Ponzi qui sont de passage sur Vegas alors que nous avons devant nous une girafe de blue moon (un beer tube, ici).

Les Burgers sont bons, et l'ensemble est vraiment à un prix très correct pour Vegas. Et puis pour un beer tube acheté, on a le droit de lancer la roue pour gagner des goodies type réduction sur l'addition. C'est fun et plutôt sympa.

Bon obv on gagne un truc pourri, à savoir un verre Burger brasserie, mais le manager n'en n'ayant plus sous la main, on négocie d'avoir un beer tube gratuit à la place, ship it !

Par contre on commence à être un peu fait, surtout moi qui m'était bien chauffé avec le Marquee, et il s'en est fallu de peu pour que ça tourne au drame puisque j'ai failli rentrer au Pure.

Heureusement je finirais par aller sagement me coucher vers minuit et demi, prêt à en découdre avec le plus gros field mondial le lendemain...

Bon et puis comme je sais qu'au final vous êtes aussi là pour ça, la vidéo sexy de la journée revient à cette demoiselle qui à eu la bonne idée de passer devant mon objectif quand je filmais la piscine :)

Enjoy !

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06/07/12 : Tilt

En rentrant au Caesars le matin après la soirée au haze, nous rencontrons quelques grinders MTT français devant la poker room : IamCandide, SuperPanda et Naazim sont effectivement en train d'hésiter à jouer. Finalement quand Roroflush, Smc Michigan et Gloub feront leur apparition, Candide tentera de motiver les troupes pour un sng.

Nous finirons par nous installer avec ce dernier ainsi que Roro et Michigan en cash game sur la 1/3. À peine le temps de refuser la proposition de swap de candide parce qu'il a l'air en mode ultra gamblish qu'il a déjà triplé ses 300 de départ. De mon côté je suis bourré et exténué, c'est vraiment pas glorieux :)

Je joue assez nit et comprends pas grand chose à ce qui se passe. Un peu l'impression de jouer 24 tables. En plus Alban a la pos sur moi et marche sur la table. Du coup pas grand chose à raconter, à part les deux coups principaux de ma courte session :

:Ks:4s en main je raise à $15 en LP après un limp, vilain 3bet à $36 en SB je call. Flop :Ac:Tc:3h il Check je mise $40 il minraise et je fold. Il show :8d:2s.

:Qh:Js au BTN je raise à $24 sur option à $6 payée 2 fois. SB cold call, puis Fold around. Flop :Qs:9c:2d il Check je cbet $31 il shove $90 je call il retourne :9s:8s. Turn :8d river :Jd.

Je partirais finalement even après une heure de jeu et après avoir vu Roro se prendre une belle horreur avec :As:Ks vs :Ad:Qs aipf pour un pot de 800 (flop :Qh:Jc:Tc Roro show sa quinte, turn :Ah, river :Qc ...)

Petite nuit de 8 à 13, puis après un rapide repas au food court du caesars avec Ferdi, Ponzi, Madoff et Olivierp qui est arrivé la veille mais qui vient d'emerger, nous allons avec ce dernier au Rio ou nous sommes attendus pour un event barrière.

C'est demain le day 1a du main event, et il commence déjà à y avoir un peu d'animation dans les couloirs, même si l'affluence attendue pour ce premier jour de compétition est assez faible.

Barrière a installé pour l'occasion son lounge réservé aux joueurs du groupe, un grand barnum juste à l'extérieur de l'enceinte du casino, à 100m de l'entrée de la brasilia room où la plupart des qualifiés joueront demain.

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(crédits photo barrièrepoker)

L'endroit est bien entendu climatisé, et l'on y retrouve un buffet avec quelques sandwichs et fruits ainsi que des boissons de toutes sortes. Sont également à disposition un coin FIFA avec deux canap et une grande télé, un babyfoot, et une table de poker avec quelques jetons.

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(crédits photo barrièrepoker)

Nous y retrouvons tout le monde, avant de nous diriger vers la Brasilia room pour disputer un freeroll dont la TF doit se dérouler sur la table finale du main event, et promettre des prix alléchants.

Très vite, on nous fait comprendre que les lots seront finalement assez anecdotiques, et un last longer à 100$ se met alors en place avec Loïc Sa, Yann Migeon et quelques autres pour redonner de l'intérêt au tournoi.

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Nous serons au final 9 à y participer (sur la soixantaine de joueurs au départ du crapshot) et après avoir du coup joué assez sérieusement je me retrouverais en demi finale avec un short stack. Nous ne sommes plus que 3 dans le LL et Yann Migeon vient de poser un bounty à 50$ sur ma tête. Tendu face à des mecs qui sont tous en freeroll à la table !

Je finirais par éliminer le bubbleboy et me retrouver en tf avec mes deux collègues de LL. À peu près à tapis équivalent on décidera de deal à $300 chacun, toujours bon à prendre.

La table finale se déroule malheureusement sur une table normale, obv, et le bad run continue puisque je finirais en heads up final après avoir notamment chatté un carré d'as dans un énorme pot, puis éliminé Pedro en 3way, pour finalement gagner une casquette wsop pour ma place de runner up. Toute ma vie le montage de jetons dans les tournois useless !

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(départ 10k stack - noir = 100, rose = 500, jaune = 1k, orange = 5k)

Bon au final ça a duré plus longtemps que prévu mais c'était assez chouette, l'ambiance était bonne et ça nous met dans de bonnes conditions pour apres-demain.

On partage un tacos avec Olivier pour rentrer puis alors que nous retrouvons Ferdi dans un resto italien du caesars forum, nous y donnons rdv aux newyorkais.

Posés en terrasse au rythme de la fontaine imposante qui se dresse derrière nous, on y mange plutôt bien. Malheureusement nous sommes assez pressés pour aller au XS où se produit ce soir Tiesto, et nous devons ecourter notre repas, laissant Olivier toujours jetlaggé retourner à sa chambre.

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Sans avoir eu le temps de boire le moindre verre depuis le repas, nous faisons donc une grosse heure de queue malgré les 50$ d'entrée affichés et le prix des consos qui va en découler.

Malheureusement une fois arrivés à la caisse, le prix à doublé ("si vous n'êtes pas contents allez vous faire foutre") et alors que je tente en vain de négocier même si au point ou j'en suis je suis prêt à accepter, mes 3 compères sont déjà partis, et je me vois contraint de les suivre, dégouté.

Petit passage devant le Surrender où l'un des videurs nous propose discrètement de passer sans queue pour 70$, les autres acceptent presque, je tilt complet et me barre.

Pas de cul la poker room du wynn sera sur mon chemin et j'y spewerai joyeusement $400. Hahahaha j'aurais mieux fait d'inviter tout le monde au XS c'est vraiment trop laid !

Surtout que ça finit par un coup ou L'on se retrouve à 4 à tapis pf dans un pot à 800 ou j'ai :Qs:Qc. La :Qh tout de suite, je show, un des vilains show :Ah:Ad rageur, turn :Ac:(

Bien maigre consolation, je pourrais rail quelques instants Andrew Robl en NL5K HU contre un random grinder à capuche.

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Bon, plus qu'a rentrer à pied par le strip, la cagoule n'en sera que plus belle. Je finirais par me coucher vers 3h, bien blasé d'avoir tout fait à l'envers ce soir.

Enfin, c'est pas grave, le main approche et il me reste une semaine de vacances à Vegas, je suis pas vraiment en position de faire la tronche ! Puis demain est un autre jour :)

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05/07/12 : Balla

Bon je suis pas très en forme, mais je commence à prendre pas mal de retard l'air de rien donc je vais essayer de relater ça au mieux :

Comme prévu la veille suite à notre décision de ne pas aller au Surrender, je vais essayer d'en profiter pour jouer le dernier crapshot à 1k de ces WSOP 2012. Levé 10h15, petite douche, on enfile notre tenue de livetard, on prend bien sa CB, son ID et sa clé de chambre, et direction le Rio donc, pour la deuxième fois du séjour.

J'arrive là bas peu après 11h, ce qui me laisse donc un peu moins d'une heure pour récupérer ma carte de joueur et pour m'inscrire au tournoi. Je salue deux trois français dont Sylvain qui en profite pour me filer un badge BarrièrePoker.fr, et j'entame la file d'attente pour récupérer ma carte.

C'est long et je ne m'y attendais pas vraiment, beaucoup de joueurs sont dans la même situation que moi. J'arrive finalement au guichet vers 11h20, la nana me baratine quelques minutes puis me demande mon passeport. Je lui tends ma carte d'identité mais elle m'explique que c'est insuffisant ... AH.

Comment dire, le tournoi commence dans une demi heure, je n'ai pas encore ma carte de joueur, il faut encore faire la queue pour l'inscription, et il me faut faire l'aller retour à la chambre pour récupérer ce put**n de passeport que je n'avais pas pris parce qu'il prend trop de place et que m**de j'ai mon ID je vois pas la différence !?

Bon heureusement dans mon tilt j'ai un instant de lucidité et j'apelle Ferdi qui est encore à la chambre pour lui demander de m'apporter mon passeport. Il débarque 15 minutes plus tard en tacos, nickel. Je grille tout le monde dans la queue pour aller voir ma guichetière, qui ne bronche pas et me files ma carte total rewards et mon ticket pour le main event. Good :), me reste plus qu'à filer à l'inscription.

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Malheureusement la file est interminable et je dois bien me résoudre à late reg, alors que la structure est plutôt rapide. Petit moment de panique quand j'apprends qu'on ne peut payer qu'en cash ou en jetons, mais par chance j'ai sur moi ... 1004$. Si ça c'est pas un bon présage, je ne sais pas ce que c'est ...

Inscription effectuée sur le coup de 12h15, ça va, on a raté que le quart du premier niveau, on va pas trop se plaindre étant données les circonstances. Pavillon room, plutôt impressionante par sa taille, le temps de trouver la table et on est prêt à caler quelques 3bets avec J8s. Ma table est comme prévu plutôt fishy, et j'ai montré dès mon arrivée qui était le patron en mettant une bonne pression à ma table.

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Par exemple je retourne :Ks:7s au bouton, je relance à 75 sur les blindes à 25/25, un fishou aggro (appelons le AggroBob) me 3bet de BB à 200, je 4bet 450 histoire de lui faire comprendre que ça va pas se passer comme ça (on a tous les deux environ 3200 au départ du coup). AggroBob call.

Flop : :Qd:7d:3s on est nutsé il check et je cbet à 500 (chéro mais le flow m'a dicté mon action). Il tank call.

Turn : :7h easy game. Je 2barell à 750 il reste 1500 derrière ça me semble pas mal, mais il tank fold et je passe à 4k :)

Quelques cbets manqués plus tard, j'ai environ 3800 et AggroBob dans les 1700 quand vient ce premier coup important :

Il minraise à 50 UTG, tout le monde passe, et je retourne :Qs:Qc de SB. Je le 3bet cher à 200, sachant qu'il va avoir du mal à fold contre moi et bien entendu ravi de stackoff. Mais il call juste.

Flop : :Th:9h:Ts plutôt un très bon flop pour ma main, je cbet à 225. AggroBob décide alors de raiser à 600, se laissant 900 derrière. Je shove et il snap :Kd:Td ... "I knew I was behind preflop, but sometimes you have to hope to be lucky" weeeeeeeeeeee !

Me voilà donc down à 2k quand les blindes passent à 25/50. On a toujours 40bbs, pas de quoi s'affoler, mais ça va devenir compliqué de faire le bully, et il faut garder en tête que cette structure est rapide. Quelques minutes plus tard, le sort s'acharne et ma table casse. Petit kiff de foutre tous mes jetons dans un sachet comme si j'avais passé le day1, et direction la brasilia room.

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Cette nouvelle table est un peu moins fishy, il y'a notamment un très bon scandinave 2 crans à ma droite qui me vole tous mes spots de steal. Il fera d'ailleurs un grand chelem, en passant une orbite complète à relancer à 2.5bbs et à obtenir 8 folds. Sa stratégie est simple, il fait ça jusqu'à ce qu'un mec le 3bet (bon bien sur ça a été moi dès que j'ai touché un As), puis change de vitesse et joue TT+ pour attraper tout ce petit monde.

Bref rien de particulier à raconter au cours de ce niveau, j'ai 3bet light mon nouveau pote scandi à chaque fois que je repérais son petit manège, mais perdu un peu contre un joueur correct situé juste à ma gauche et qui m'a mis une bonne petite pression.

Nous passons finalement au troisième niveau, les blindes montent à 50/100, 20 blindes, on va 3bet shove à gogo.

Le temps de le faire 2 fois avec :Ax:Qx sur des opens à 2.5bbs, et je me retrouve à la tête d'un stack de 2750 quand arrive ce coup :

Le spot de la table a open shove un peu plus tôt ses 15bbs avec :Ah:Ad au bouton, que le scandi s'est empressé de payer en BB avec :Ks:4c (ORLY?) et à donc doublé aux alentours de 3k. Deux coups plus tard, sur ma BB donc, il openshove à nouveau (30bbs lol). Je retourne JJ, et je n'hésite pas trop longtemps avant de call for stack, me disant qu'il essaye probablement de profiter de l'image qu'il vient de se créer avec ses AA.

Là à la façon dont j'ai écrit ça vous vous dites qu'il retourne obv AA, mais je vous ai bien eu, (non pas KK vous n'y êtes toujours pas) il retourne :Ah:Jh et je me retrouve dans un excellent spot pour doubler à 6k. Mais ce jeu est cruel puisque le flop vient :

:As:Th:3h:lol:

Il se payera même le luxe de toucher sa couleur, et me voilà donc out au troisième niveau de ce crapshot bien nommé.

Bon un peu déçu bien sur mais je suis plutôt agréablement surpris par mon assurance à la table, je suis pas du tout impressionné par la dimension de ces WSOP et absolument pas scared money, il faut croire que les deux mois que je viens de passer à écumer les donkaments des cercles parisiens (pas un seul ITM, belle perf') ont finalement servi à quelque chose :)

Allez c'est pas grave, il est environ 15h, faut que je me dépêche d'aller check in au Caesars, où je récupère ma chambre aujourd'hui. Direction le Mirage donc, pour aller récupérer mon sac, puis le Caesars Palace pour prendre possession de mes nouveaux quartiers. La chambre est pas trop mal pour l'entrée de gamme, avec notamment un canapé design et une belle SDB à coup de télé incrustée dans la vitre et de douche à double jet (une dans le dos et une au dessus).

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Par contre la vue est absolument dégeu puisque j'ai vue sur un parking sur l'arrière du casino. Bon je vois le Rio, encore un bon présage ça :) Sinon, le Caesars Palace est vraiment grand, ça fait un peu usine, mais y'a plein de qualifiés français partout c'est plutôt sympa, et l'entrée de la poker room qui est juste en bas de ma tour est devenu le point de rencontre de tout ce petit monde.

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Cependant ce soir ça n'est pas la poker room qui nous intéresse, mais la salle juste à côté, celle du Pure, le nightclub de l'hôtel. En effet Barrière organise ce soir une soirée de bienvenue où tous les qualifiés pourront se rencontrer et échanger un peu avant d'entamer les choses sérieuses quelques jours plus tard. Open bar, on se met bien.

La soirée est vraiment très sympa, tout le monde joue le jeu, les team pros sont là pour assurer la prestance de l'événement, les serveuses ont mis tous leurs atouts en valeur, et comme c'est l'anniversaire de Rémi (Biechel), on a même le droit à un petit gateau. La cerise (sur le gateau) c'est l'arrivée d'Elky et de son pote Eugène Katchalov, qui crée la sensation et engendre quelques prises de photos.

Puis tout à coup un énorme attroupement à lieu dans un autre coin de la boite, les gens délaissant ainsi notre Bertrand national. Je me demande qui peut être à ce point plus important qu'Elky pour un joueur de poker français, mais ça n'est pas Phil Ivey qui squatte la soirée Barrière, c'est le bracelet du main event 2012 qui vient de nous être amené !

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Là je dois dire que je ne l'avais pas vu venir, je suis même étonné que le bracelet ne soit pas au chaud dans un coffre fort en attendant de connaître son futur propriétaire, mais bon c'est avec plaisir que je le brandis comme si je l'avais déjà gagné. Certains me diront que ça porte malheur, je serais donc obligé d'aller toucher Elky après pour me déjinxer.

La soirée continue sur ses bonnes bases, les bacardi & coke fusent, j'ai entre temps fait squatter Ferdi pendant que je plaisante avec Barbara Martinez, Wario, Adrien Allain et Yann Migeon. Je sympathiserais bien avec Gilz, le photographe officiel de Barrière pour ces WSOP avec Clovis, et nous irons d'ailleurs dîner ensemble à l'asiat du Venetian quand l'open bar prendra fin et que le pure ouvrira ses portes à la plèbe.

J'aime beaucoup cet endroit, juste en façe de la meilleure poker room de Vegas, et quelque chose me dit que si il y'a tant d'asiats dans ce resto c'est qu'il doit effectivement pas être mauvais. Pendant que nous épongeons un peu le litre de rhum ingurgité au cours de la soirée avec de bonnes nouilles sautées, je donne rendez vous à GabyGaby avec qui nous avions prévu de sortir ce soir.

Ce dernier arrive accompagné d'un ami québécois vers la fin de notre repas, et il nous convie au Haze, le club du Aria, où Johnatan Duhamel, qui est le colloc de Gaby à Vegas, throw a party. Snap call chez papa et chez Ferdi obv, mais Gillz fold ainsi que le pote de Gaby. Nous partons donc à 3 en direction de l'Aria.

Nous y arrivons un peu avant minuit, et je suis étonné de voir aussi peu de monde dans la file d'attente, ça me fait presque un peu peur, après tout on est jeudi soir. On paye les 40$ à l'entrée, et je découvre pour la première fois un club à Vegas. Wow... Wow.

Les boites parisiennes sont tellement ridicules par rapport à cet endroit ... Et encore, le Haze est loin du niveau d'un XS ou d'un Marquee (bien qu'apparemment ça soit the place to be le jeudi soir pour leur industry night).

Il y'a deux étages, une grande salle au rez de chaussée où l'on trouve une scène où se produisent les 3 DJs de la soirée ainsi que de superbes danseuses professionnelles qui se trémoussent au rythme du son hip-hop ou electro qui passe (assez mainstream). Façe à cette scène, un gigantesque dancefloor avec quelques estrades "girls only" pour que ces dames attirent l'attention de ces messieurs lorsqu'elles se déhanchent. Bon ça va être dur de dévier leur attention de la scène principale mais c'est plus sympa que de voir des gros beauf à moustache sur les estrades en question. Enfin, des tables privées sont mises à disposition tout autour du dancefloor, plus ou moins bien placées. Le prix d'une table standard est de 4000$ à Vegas, elles sont toutes remplies.

Le deuxième étage est en fait une mezzanine du premier (qui a donc une hauteur de plafond très agréable, avec un light system des plus impressionants (le son est également exceptionnel). On y trouve une zone plus calme, avec un long bar, quelques tables supplémentaires, et une vue imprenable sur le dancefloor. L'ensemble est plutôt sobre et élégant contrairement aux hôtels de Vegas qui sont tous kitch au possible, mais les nombreux jeux de lumières et des tubes fluos distribués à la foule donnent beaucoup de vie à l'ambiance générale.

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Gaby nous paye un long island au bar ($50 pour 3, c'est pas hors de prix, mais on est content de sortir d'un open bar), nous faisons le tour du propriétaire, puis un autre colloc de Gaby vient nous chercher et nous emmène du côté de la scène principale. Juste à côté à vrai dire, sur le plus bel espace privé de la boite, 2 tables où sont entreposés des magnums de GreyGoose et un peu de soft servi par une charmante hôtesse, le tout collé à la scène où dansent les nanas du Haze et suffisament proche du dancefloor pour que l'on puisse à la fois se poser tranquillement sur les banquettes ou se lever pour danser avec le reste de la foule sans sortir de la zone privée.

Vous l'aurez compris il s'agit de la table de Duhamel, que Gaby nous présente à notre arrivée. Il est très sympa, ou alors complètement bourré. Bon probablement les deux en fait :) Gaby me présente toute sa bande de québécois, tous dans le même état que John. Une nana que je ne m'attendais pas du tout à voir là est également de la partie, il s'agit de Gaëlle de la maison du bluff, que j'avais déjà rencontré à la soirée organisée en Juin par le CP au MadaM, et qui est très proche du clan québecois depuis son arrivée à Vegas il y'a deux semaines.

Elle danse joyeusement avec John, qui semble des plus intéressé, mais autant dire que Gaëlle n'est pas la seule. Car ce qui est marrant quand on se pose à une table de ce standing, c'est de voir la concentration d'avions de chasse au mètre carré au bout de quelques minutes. L'ambiance est folle, les filles sont belles, l'alcool coule à flot, bienvenue chez les ballas.

On passe vraiment un bon moment, même si Gaby a parfois des trips bizarre à foutre des coups dans les dents de ses potes. Enfin vu son style aux tables de poker ça n'est pas si étonnant qu'il ait des trips bizarres en fait :)

A un moment quelqu'un me tapotera sur l'épaule et me demandera d'apeller John pour lui. Je me retourne et découvre Ilan Boujenah et Clément Thumy, qui venaient saluer Duhamel. Je demande leurs papiers et suis obligé de leur refuser l'entrée quand Clément Thumy me présente 5 cartes d'identité a des noms différents.

Le temps passe trop vite dans ces conditions, et quand les québecois se motivent à rentrer sur le coup de 4h, nous décidons d'en faire autant. Entre temps, Gaby s'est fait virer de la boite pour avoir cassé mon verre et a payé 100$ pour re-entrer, alors que la boite fermait une heure plus tard. Vous avez dit balla ?

On s'arrêtera quelques instants à la table de quelques français quand je croise Barbara Martinez avec qui j'avais sympathisé au Pure en tout début de soirée. Il y'avait entre autre à cette table me semble t-il Tristan Clemencon et Anto Lellouche, en plus des deux membres de la mif sus-cités. On ne s'éternisera pas, de toute façon les gens commencent à partir. Après avoir brièvement étudié l'éventualité de finir la nuit au Rhino, nous déciderons finalement (fort sagement) de rentrer nous coucher.

Une bien belle journée, sommes toutes !

Et pour me faire pardonner d'avoir été si long à pondre ce billet, petit bonus avec ma danseuse préférée et une apparition furtive de Gaby :

Skip

4th of July, Independance day, la fête nationale américaine, je m'attends vraiment à un truc de FOU, les pools parties, les gens euphoriques dans la rue, les plus belles boites de nuit accueillant une foule au taquet, bref, les nuts quoi.

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C'est donc avec plaisir que je me lève en ce beau mercredi de Juillet ...

Wait, what ??? après avoir ouvert les rideaux, stupeur : il fait un temps de m**de, de l'orage et même de la pluie sont prévus pour la journée. WTF j'avais jamais vu un nuage à Vegas, même en Novembre.

Ca semble donc bien mal parti pour les pool party. Il fait si doux que se balader sur le strip est agréable tandis que la veille à la même heure c'était un véritable enfer. Boah, c'est pas grave, on se rattrapera ce soir. En attendant, je sais quoi faire !

Et ouais, car après avoir vu des mecs bourrés s'éclater au craps la veille, j'ai décidé d'apprendre ce jeu qui m'intrigue depuis que je l'ai vu joué dans tous les films de casino et depuis que je sais qu'Ivey y perd 120% de ses gains poker, ce qui prouve bien que c'est un jeu des plus sympathiques :D

Petit tour sur le net avec Ferdi, donc, pour apprendre les règles, qui consistent globalement à parier sur les résultats d'un lancé de dé. Comme ce jeu est méconnu en France et que je trouve ça dommage, voici quelques explications :

Un mec lance les dés une première fois, c'est le "coming out". Cette première phase va déterminer "the point".

Les gens peuvent parier sur "Pass" (parier en faveur du lanceur) ou sur "Don't pass" (contre le lanceur). Si le lanceur fait un 7 ou un 11, les pass doublent leur mise. Si le lanceur fait un craps (2, 3 ou 12), ils la perdent. Si le résultat est autre (4, 5, 6, 8, 9 ou 10), cela devient "The point" et on rentre dans la deuxième phase.

Dorénavant le but du lanceur est de réaliser "the point" et d'éviter les 7. En effet tant qu'il ne fait pas de 7 il va relancer le dé. Comme durant toute cette phase on peut miser sur les chiffres qui vont tomber et laisser sa mise en place tant que le 7 ne tombe pas, plus cette phase est longue, plus la table est heureuse ;)

Généralement on mise sur le 6 et/ou le 8, qui sont les plus probables, mais qui rapportent aussi le moins (14 pour 12 misé, mais ça peut arriver 10 fois d'affilée).

Quand "the point" est atteint, les mises "pass" sont payées, et on refait un "coming out" tout en laissant les mises en place.

Cette phase dure jusqu'à ce que le lanceur fasse un 7, cela peut durer plusieurs dizaines de lancés de dés, au plus grand bonheur des gamblers. Lorsque finalement le 7 tombe, la partie s'arrête et c'est au joueur suivant de lancer les dés.

Il faut savoir qu'en respectant des règles très simples, le craps est le jeu où l'edge du casino est le plus faible. A vrai dire en ne misant que sur "Pass" et en misant le maximum en free odds (augmentation de la mise une fois qu'on rentre dans la deuxième phase), cet edge est quasiment nul. Il y'a donc moyen de s'amuser longtemps, même si bien entendu vous ne resisterez pas à l'envie de placer quelques side bets ;)

Bref, retour à notre apprentissage, on s'entraine sur un simulateur pendant une petite heure et on est parti pour spew quelques dollars. On descend au casino, trouve une table où la mise minimale est de 10$, on fout 100 chacun que l'on met en commun, et une demi heure plus tard nous repartons avec 280 et le sourire :)

Bien sur ça n'était qu'un entrainement il faudra revenir plus tard quand les gens seront bourrés et que des avions de chasse viendront pour souffler sur les dés et plus si affinité, might be fun.

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Pendant ce temps là, Panzi et Maddof galèrent pour venir. En effet leur premier avion à beaucoup de retard à New York (décidément), et ils risquent de rater leur escale. Ca promet, le 4th of July à Milwaukee ! :lol:

Heureusement, comme c'est la même compagnie et que beaucoup de gens étaient dans la même situation, le deuxième avion attendra, et nos compères arriveront au Bellagio vers 15h.

Nous les retrouvons au Caesars Palace vers 16h pour boire un verre dans un des bars de l'hôtel, puis après ces émouvantes retrouvailles, nous nous empressons de leur expliquer à quel point le craps est un jeu génial, et nous dirigeons vers la table la plus proche pour leur montrer. +50 en une demi heure, la démonstration était de qualité.

Tandis que les deux zouaves vont refaire un tour à leur chambre pour se changer, nous renonçons à faire la queue au cashier tant elle est longue, et c'est donc sans hésitation que je retourne au craps. Quelques "Seven OUT" plus tard, le craps redescend bien bas dans mon estime et je broke mes 250 dols. Quel jeu de m**de ! :lol:

Allez, ça suffit le gamble, time for partying ! C'est le 4 Juillet, on va se faire la soirée de l'année dans une des meilleurs boites au monde, let's go to the XS !!! On se chauffe bien avec les autres qui sont revenus de leur chambre, on vérifie sur le net si l'on peut check in online, et là stupeur, la boite est fermée ce soir. Wtf ? ok on est mercredi, mais c'est la fête nationale je croyais que c'était la folie ici ? On enchaine les grands noms, mais tout est fermé, Marquee, Voodo, toutes les soirées sont prévues pour le week-end :(

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On finit par découvrir que le Surrender est ouvert et accueille Eric Pridz. Bon, pas trop mal commême. Le temps de diner et nous nous dirigeons vers le Wynn et le Encore. Petite préchauffe anti-balla aux machines à sous à 1cent (les boissons y sont gratuites - si vous arrivez à chopper une serveuse). J'arriverais à y spew 40$ malgré la win d'un petit jackpot à 45$, bon plan ces boissons gratuites ! D'autant plus qu'histoire de pas avoir de regrets j'irai placer les 60$ restants de mon beau billet sur le noir à la roulette la plus proche. 9, rouge, et passe, chéro le bacardi&coke :)

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Mais cet épic fail n'en est pas à son terme puisque lorsque nous décidons finalement de nous rendre au Surrender, nous abandonnons la partie façe aux 50$ d'entrée et à la longue file d'attente qui nous attend pour une boite qui n'était pas notre premier choix. En plus les NewYorkais sont fatigués et de nombreuses soirées sont à venir pour ce week end du 4th of July.

Arf, bon bah j'irais jouer le 1k event demain finalement, tant pis !

On ira quand même se faire un petit cash au Mirage avant d'aller dormir, et comme vous voulez peut être un peu de poker et pas que du craps, je vais m'empresser de vous raconter un peu ça, même si ce fut bref.

:Kd:Qd, j'open à $7 en EP, payé par 4 mecs. Flop :Ad:7c:6h je check, MP bets 16, payé 2 fois et foldé une fois. Je raise 44 et tout le monde couche. Bah quoi, j'avais backdoor royal flush non ?

Enfin, le coup le plus important de la soirée et qui reflète bien mon sérieux sur ces tables :

:Ks:4c j'open à 7 au CO, payé par BTN (oups). BB squeeze ... à 14 (rofl). Je snap call, et BTN fold (woooooow)

Flop : :Th:9h:Ts on est nutsé. Vilain bet 25 je call obv.

Turn : :8s il tank check je bet 40 il snap call.

River : :4c il snap check je shove ses 80 et il fold. Easy game.

Thinking process ? Lol nit.

Bon allez une centaine de $ dans la poche, on va aller se coucher pour être au Rio en forme le lendemain et register le 1k, ça sera un bon entraînement pour le main !

Ah j'oubliais : j'ai croisé Kevin Durant, et en grand fan de NBA, c'est non sans un certain plaisir que j'ai eu la chance de lui toucher quelques mots (dont des félicitations pas vraiment de rigueur méban :lol:)

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Bon je pensais écrire plus d'un billet ce matin, d'autant plus que la suite est vraiment chouette, mais je suis un peu fatigué et je vais pas tarder à me préparer pour le main event. Je me contenterais donc d'un petit teaser, le prochain article s'apellera "Balla" ;)

Skip

Comme prévu après avoir sombré à 20h, je suis complètement jetlaged et me réveille à 4h30. Le temps de visualiser un peu mes différentes options et ayant un excellent souvenir de la poker room du Mirage de nuit, je décide d'aller ramasser les drunk players sur la 1/2.

A ma grande surprise le casino est presque vide et seule une table tourne à la poker room. Il s'agit d'une 1/2 où 8 joueurs s'affrontent avec des tapis plutôt conséquents. Une fois cavé à 200$ il me faudra d'ailleurs peu de temps pour repérer les "sharks" de la table, un norvégien ayant 800 devant lui et un asiat qui a un peu moins mais qui semble savoir ce qu'il fait.

Le reste des joueurs est d'un niveau aussi élevé que la sélection de films que l'on m'a proposé dans l'avion (oui, ça m'a marqué) et c'est donc plutôt serein que j'attaque cette session, d'autant plus que l'ambiance est excellente, bien aidé par notre ravissante croupière mexicaine, appelons la Natasha.

Je rentre dans beaucoup de coups et essaye d'imprégner mon rythme à la table, mais mes trop nombreux bluffs ne passent pas et mon image n'a de cesse de se détériorer. Je suis contraint à aller rebuy 100$ et calmer un peu le jeu. J'en profite pour sympathiser avec mon voisin, John, qui ne parle pourtant pas un mot d'anglais (au sens propre du terme, je serais d'ailleurs sont interprète tout au long de la partie), en bon français qu'il est.

Tandis que je stagne aux alentours de 200$, une chose étrange se passe, Natasha rend la veste, va au cashier récupérer ses pourboires puis s'assied à notre table avec 100$. Vous l'aurez compris, la croupière, copine comme cochon avec la dealeuse qui vient de la remplacer, joue avec nous. Bon évidemment personne à table ne peut résister à son sourire et tout le monde ferme sa gueule, mais petit WTF commême.

Rien de rigged en tout cas, puisque je commencerais alors à grinder tranquillement, beaucoup de petits pots, sans prendre trop de risques, bon entraînement pour les WSOP donc. Bon le fait que les deux sharkys du début soient allé se coucher aide peut être. C'est alors que vient ce coup :

Je raise à $7 en MP avec :Ts:Td, payé par 3 mecs.

Flop :Kc:Tc:2h Fish en SB donkbets $15, BB fold, je call, CO fold.

Turn :6h il bet $25 et je tank raise $65, qu'il s'empresse de payer.

River :9h, pas exactement la meilleure carte du deck.

Il check rapidement, et après encore un peu d'acting je le pousse à tapis pour $85.

Je pense en effet qu'il a très peu souvent les coeurs et même si j'ai peur de :Qx:Jx je pense que j'ai encore beaucoup de value à prendre contre cet énorme fish.

Il tank un peu puis call énervé avec :Ks:8c avant de rage quit en découvrant ma main.

Ce coup me remet bien en scelle, et je continue à grind tranquillement, jusqu'à atteindre environ 600$.

Vient alors un coup plutôt propre, que je vais tâcher d'exposer objectivement :

Mon poto John a eu quelques emm**des avec sa nana pour être resté toute la nuit à la table de poker, et ça fait plusieurs tours qu'il parle de partir la rejoindre. Cette fois il semble bien décidé et dit "Allez dernière main", en commençant à ranger ses jetons dans un rack. Il gagne le pot avec un random brelan, et s'apprête à partir, mais la croupière lui donne des cartes. Je lui dis en rigolant "Les regarde pas, tu va le regretter" mais il les regarde ...

Pendant ce temps là après 2 limps je raise à $10 avec :7h:9h, et John donc, flat (il m'a 3bet à plusieurs reprises avec KQ+, donc je le vois ici sur une petite ou moyenne pp. Les deux autres limpers payent (je leur ai appris quelques orbites au préalable que "qui paye 2 paye 10", ils suivent donc scrupuleusement mes conseils :))

Flop :2h:2c:3s, parfait, un bon spot de 3barell, en plus j'ai un backdoor lol.

Ck, ck, je cbet $17. John snap call et les deux autres foldent.

Mon read se renforce, il a une pp, et mon 3barell sera ultra profitable, surtout qu'il doit leave, et ne veut pas perdre gros sur le dernier coup.

Turn :Kd, que demande le peuple, il est supposé fold 100% là. C'est parti pour un 2barell à $36, mais John paye à nouveau. NP, je suis toujours assez sur de moi, même si le petit "Ah l'enfoiré" qu'il place ne me réconforte pas vraiment (tant pis, va falloir envoyer la couscoussière).

River :9c, qui me donne une paire. Bon, si mon read est bon, il a très souvent une paire entre le 4 et le 8, bien sur parfois :3x :3x ou :Tx :Tx mais bon je décide de prendre la showdown equity de ma rivered pair, absolument persuadé qu'il va check behind.

Sauf que John décide de bet $55. Wow. Il représente genre rien d'autre que :3x :3x là. Qui plus est je l'ai déjà vu transformer une paire en bluff. Je le fixe un peu, il a vraiment pas l'air à l'aise. Allez, call. Il retourne :5h:2h et je whine comme un conn**d, le laissant partir dans un mood "désolé pour toi mec" (enfin bon probablement un peu content de prendre ce pot loul). Pas cro cro compris sa décision pf, méban nh sir.

Arf, on a perdu pas mal sur ce coup, le moral est pas au mieux. Heureusement quelques minutes seulement après le départ de John, la chatte pointera le bout de son nez :

Vilain est arrivé il y'a peu à la table et semble solide, avec 200$ devant lui environ. Il raise d'EP à $7 et je décide de flat avec :Ah:Ad, espérant qu'un des shorts stacks en blinde envoie la boite, même si c'est pas vraiment le style de la maison, ou que la joueuse expérimentée au bouton place un petit squeeze des familles.

Finalement tout le monde se couche, mais le flop est plutôt fun :

:Ac:2d:As oO

Vilain cbets $10, je flat après un très léger acting.

Turn :9d vilain 2barell $15 avec quelques tells de faiblesse. Je tank call.

River :Td vilain réfléchis brièvement puis 3barell $30.

Je l'observe longuement, feint le décellage de bluff puis raise à $90.

Il prend 2 secondes puis shove pour 150 environ.

Je snap bien entendu et retourne mon carré floppé tandis qu'il avait :Tx :Tx pour un rivered boat.

Exclamations à la table puis dans la salle. Je pense dans un premier temps que j'ai le droit à du champagne, mais en fait non, je suis qualified pour le jackpot bonus, qui consiste à jouer une partie de video poker avec une mise de 50$ offerte par le casino.

Je fais 2 paires et empoche donc 100$ de mieux. MBN.

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Je jouerais encore une petite heure sans rien de bien intéressant à raconter, puis Ferdi viendra me retrouver à la poker room vers 11h pour qu'on se bouge à l'autre bout de Vegas. En effet nous avons décidé d'aller déjeuner au In'n'Out, les fameux burgers de la côte ouest.

Départ 11h30, il fait déjà une chaleur écrasante, et la sortie du casino et de sa clim me donne presque envie de renoncer. Enfin bon j'ai tellement entendu parler de ces burgers qu'il en faudra plus pour me décourager. On nous a dit que c'était au niveau du Tropicana. On décide donc d'aller choper le monorail au Harras. 5$ chacun pour faire 500 mètres, on aurait mieux fait de prendre le tacos :)

On arrive finalement au Ballys, puis au Paris que nous empruntons pour rejoindre le strip, que nous devons traverser pour accéder au Cosmo, où l'on nous dit qu'il faut aller jusqu'à l'Excalibur pour accéder au In'n'Out à pied. Bon on se coltine encore quelques traversées de casinos, au plus grand plaisir de Ferdi qui découvre cet univers, puis nous prenons la route qu'il nous a été indiqué. Je me rends compte pour ma part que la ville a déjà changée depuis mon dernier passage il y'a un peu plus d'un an et demi. C'est vraiment un paysage en perpétuelle évolution.

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Seulement au bout d'un moment nous nous retrouvons séparés du restaurant par le Las Vegas freeway, un autoroute parallèle au strip. Il faudra passer par une zone interdite aux piétons et cotoyée par les clodos du coin pour enfin accéder au Graal, vers 13h. Bon, on le saura désormais, pour aller hors du strip, quoi qu'on vous dise, il faut prendre la voiture.

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L'endroit est bondé malgré son accessibilité limitée, c'est une pagaille sans nom. Il y'a environ 2 fois plus de gens que de places disponibles, certains courageux ont même préféré braver la nature en s'asseyant dehors, sous un cagnard ahurissant. Pendant que Ferdi tente de trouver une table qui se libère je fais la queue. Le menu est plutôt simple, on a le choix entre un burger, un cheeseburger et un "double-double" qui consiste juste à doubler tous les ingrédients du cheese. A vrai dire il faudra que j'y retourne car je viens de voir sur le net qu'il existe un secret menu :) (http://badmouth.net/in-n-outs-secret-menu/)

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Bon bien entendu je prendrais un menu double double, tandis que Ferdi se contentera du burger. 12$ à peine pour 2, surprenant étant donné la réputation de la boutique, mais peut être cela y contribue t-il (et encore, j'ai pris des large drinks comme un con, alors que c'est unlimited refill). On me file un numéro, et j'attends qu'on m'apelle, tout en aidant Ferdi à chercher une table. Ce dernier finira par en trouver une et quelques instants plus tard nous pouvons déguster.

C'est franchement super bon, aucun rapport avec un Mac Do, j'ai presque la sensation de bouffer sainement avec ce burger plein de vie, et les frites faites maison sont très réussies. Bref, pas déçu malgré mes expectations, je reprendrais même un cheeseburger pour la route.

Bon, il est environ 14h30, j'aimerais désormais faire un tour au Rio pour rencontrer Sylvain, qui est mon contact chez Barrière dans le cadre de mon package. Nous prenons donc un taxi qui attendait sur le parking du In&Out, puis arrivons rapidement dans l'antre des WSOP.

J'étais déjà venu au Rio, mais la partie réservée aux World Series était alors fermée. J'ai donc découvert pour la première fois cet incroyable spectacle en arrivant dans la pavillon room, où plusieurs centaines de tables et plusieurs milliers de joueurs sont soigneusement disposés. Vraiment fascinant.

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Nous restons plusieurs minutes à contempler le spectacle, puis passons rapidement voir la Brazilia room avant de rentrer dans la fameuse Amazon room, où se déroule alors la table finale du 1million$ event, 1drop. L'ambiance est très particulière, beaucoup de public et beaucoup d'argent en jeu ($18M à la gagne). 6 joueurs restants, dont Phil Hellmuth, Guy Lalibertée et Sam Tricket. Pour la petite histoire ça sera finalement Esfandiari qui empochera la pactole et décrochera au passage le spot de #1 de la all time money list, probablement pour un long moment avec environ $8M d'avance sur le deuxième me semble t-il...

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Finalement nous nous dirigeons vers la salle de presse à la recherche de Sylvain, mais il ne semble pas être là, ce que nous confirme Rémi Biechel que nous croisons et qui nous dit qu'il reviendra d'ici une heure. Après avoir rail un peu Thibavol, Xmouss et Gloub sur le $1500, nous irons spew quelques $$ à la roulette et aux machines à sous, assistant parfois à d'étranges spectacles comme cette serveuse qui tout à coup monte sur scène le temps d'un instant, pour une danse des plus sexy.

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Je retrouverais finalement Sylvain vers 17h, qui me filera mon portable US et mes gift cards Caesars entertainement (1k pour la bouffe et $250 pour le SPA), et qui vérifiera avec moi le planning de ces prochains jours :

Un programme détonnant

5 juillet : soirée de bienvenue au Pure.

6 juillet : tournoi freeroll avec les autres qualifiés, avec TF sur la table principale des WSOP

7 juillet : sport & spa pour cartonner le lendemain

8 juillet : day1B du main event

9 juillet : tour en hélico au dessus du grand canyon

10 juillet : day2B du main event

11 juillet : Mystère du cirque du soleil

12 juillet : day3 du main event

etc. jusqu'à la tf obv.

On repasse rapidement dans le rail pour constater que Gloub est out mais que Thiba et Mouss sont still in, puis alors qu'on regarde un peu la tf du 1drop, on décide de rentrer parce que Ferdi ne se sent pas bien et pense avoir chopé la crève. Navette pour le Harras, traversée pour le Caesars, et au final tandis que Ferdi rentre j'irais faire quelques emplettes.

Retour vers 20h à la chambre après une studieuse observation des tables de craps (il faut VRAIMENT que j'apprenne ce jeu ça à l'air très sympa) et avoir regardé sur ESPN Antonio malmener Tricket. Bon pas question de refaire la même erreur qu'hier, on va tenir. A vrai dire à l'heure où j'écris ces lignes il est 23h et je suis suffisamment fatigué pour refuser l'invitation de GabyGaby (rendez vous compte) à me rendre au Voodoo, le rooftop club du Rio que j'avais pourtant mis sur ma todo list. Je finis par me coucher un peu avant minuit.

Il faut vraiment que j'arrive à faire une bonne nuit de sommeil, car demain c'est le 4th of July, la fête nationale américaine, et les deux Juliens débarquent de NewYork. Ils taffent dans la finance et ont l'air bien chauds pour spew quelques $. Bon comme ils sont chiants à s'apeller tous les deux Juliens, on les apellera Ponzi et Madoff.

à suivre, donc ;)

Skip

Quelle épopée ...

Partant à Vegas avec un pote qui habite Londres, appelons le Ferdi, et le package avion+hôtel d'expedia étant moins cher de là bas que de Paris, j'ai passé le week-end dans la capitale anglaise pour qu'on en parte le lundi 2 au matin.

Nota Bene

J'avais prévu d'aller à Vegas avant de ship le sat Barrière, et bien entendu si je n'ai qu'un A/R en avion, les chambres sont non remboursables ni pour l'un ni pour l'autre et je me retrouve du coup dans la situation plutôt balla d'avoir deux chambres, une au Mirage à partir du 2 et une au Caesar à partir du 5. Bon, comme on avait réduit les frais en prenant une chambre pour deux au Mirage (moins balla), au final on a une chambre chacun c'est très bien.

Réveil 6h30 lundi matin donc, alors que mon avion est à 11h, mais bon Gatwick c'est loin, et puis surtout c'est un vol pour les USA, AND YOU DON'T MESS WITH SECURITY WHEN IT COMES TO USA.

J'arrive vers 8h à Victoria pour acheter mon aller/retour sur le gatwick express (35£ \o/) et prend l'express de 8h15, parfait je devrais être en avance. En effet une demi heure plus tard je suis arrivé et c'est avec un plaisir intense que je découvre que mon vol aura 2 heures de retard au décollage et partira à 13h10. J'ai par réflexe failli prendre le vol de 11h50 mais je me suis plutôt dirigé vers les hôtesses Virgin Atlantic (oui je dénonce).

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Bon, ça commence bien comme on dit :) Après un échec des négociations pour avoir une compensation en nature auprès de l'hôtesse d'accueil, Ferdi me rejoint, on check-in en quelques instants et on se retrouve coincés à l'aéroport avec 4 heures à tuer...

Allez c'est pas grave, on va en profiter pour imprimer l'ESTA au cas où les douaniers font chi** (pléonasme), puis aller se faire un bon english breakfast au Wetherspoon. Petite pinte malgré l'heure, mais m**de, c'était bien mérité. Nous finirons par passer les contrôles de douane en une vingtaine de minutes avant d'atteindre la zone d'embarquement très rapidement (bien la peine d'arriver 2h en avance ...)

Décollage à l'heure annoncée de notre beau petit Boeing 747, avec quelques turbulences dès le départ histoire de bien me mettre en jambe pour ce long vol de 10 heures. Bon obv le badrun continue et nous sommes dans la SEULE rangée de l'avion où les écrans personnels ne fonctionnent pas.

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Il faudra 2 heures à l'hôtesse pour nous apporter des lecteurs DVD portables, avec une sélection assez remarquable, dont la note moyenne sur IMDB ne dépasse probablement pas les 2.5/10. Judicieux conseils de notre amie à qui je fais confiance en regardant The Sitter, qui a eu le mérite de me permettre de dormir un peu. Heureusement Bad teacher est à titre de comparaison digne de la palme d'or et sauve un peu mon périple culturel.

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Bref, après ce douloureux trajet (grandes jambes et transports longue durée n'ont jamais fait bon ménage), nous atterrissons vers 16h heure locale malgré de nouvelles turbulences qui ont bien failli me faire rendre l'intégralité des 6 snack/repas servis au cours du vol (Lol, Americans).

L'épreuve de la douane est passée sans trop de soucis (Ferdi a quand même failli passer à la fouille du fait de sa gueule de terroriste) et malgré le retard, le chauffeur de la Limo nous attend. Je dois dire que ça fait bien plaisir d'être arrivé et que tout semble en place. Bon la limo avait été garée plusieurs heures au soleil il devait y faire 40°, mais on va pas chipoter, VEGAS PAPA !

Nous arrivons rapidement au Mirage, et filons au lobby pour check-in le plus rapidement possible, n'ayant que la piscine en tête. La chambre est réservée au nom de Ferdi et je tente donc de lui expliquer le 20$ trick (mettre 20$ dans le passeport que l'on tend au guichetier pour qu'il upgrade la chambre réservée). Il ose pas trop, signe pour la chambre prévue à la base, puis une fois que tout est réglé et que l'on s'apprête à partir, file les 20$ au mec. BALLA.

Bon je tilt un peu, la journée commence à être longue, mais on va pas se prendre la tête :) On monte les bagages à la chambre, qui est vraiment nickel, j'avais à mon actif le Luxor et le Treasure Island, je pense que le Mirage est légèrement devant. Puis direction la piscine tant attendue pour se faire un petit cocktail à l'américaine (1L de Frozen Daiquiri + Pina Colada) posés dans le jaccuzzi.

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La piscine n'est pas aussi grande que je l'imaginais, mais ça reste très agréable, et on y restera à siroter notre boisson jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de soleil. Retour à la chambre vers 19h30, petit tour sur le net, puis malgré tous les efforts du monde pour résister à l'appel de la couette, coucher à 20h. Sick !

Skip

Bon et bien on y est, départ demain matin pour ce qui sera déjà mon troisième séjour à Sin City ...

Celui ci aura cependant une saveur bien particulière puisque pour la première fois j'y jouerais le main event des World Series Of Poker. Ce tournoi est un véritable must pour tout joueur de poker passionné, et j'ai la chance de pouvoir le disputer cette année.

A vrai dire je considère les deux semaines à venir comme une sorte d'aboutissement, après avoir lutté comme un forcené pour atteindre ce statut de SNE puis réussi petit à petit à m'imposer sur les tables de $500/$1000 auprès de joueurs comme Nodix86, n0testin ou SomCorp56, voir même comme une sorte de jubilé comme j'aime modestement à le dire, puisque j'ai décidé de désormais consacrer le plus clair de mon temps à des activités plus intéressantes, telles que la famille ou le travail.

La pression semble donc des plus poussées. Mais c'était sans compter sur ma chatte légendaire :) En effet au début du mois de mai, suite à une news parue sur clubpoker relatant l'overlay se dessinant à l'horizon sur un sat' pour le main event des WSOP, je décide de créer un compte BarrierePoker.fr à 19h, de deposit le maximum de 750 euros à 19h30, puis de jouer le sat' à 20h pour la somme de ... 750 euros.

Full Bankroll Papa, n'en déplaise à Artplay. Quelques heures plus tard et après avoir notamment split avec :8h:8c vs :Kd:Ks qui part all in sur :Js:Jc:Jh (:As turn, :Ac river, standard), puis suckout Thibavol avec :Ad:Jc > :Ac:Kd, je ship le sésame tant recherché, et plutôt bien accompagné. En effet le package comprend :

Not too shaby !

- L'inscription au Main Event du 7 au 16 juillet 2012

- 9 nuits d’hôtel au Caesars Palace, du 5 au 14 juillet 2012

- 1600€ crédités sur le compte joueur BarrierePoker.fr

- Un transfert A/R en limousine entre l'aéroport et l'hotel

- Un accès au Lounge V.I.P BarrierePoker.fr au Rio

- Un Tournoi réservé aux qualifiés BarrierePoker.fr sur la Table Finale du Main Event

- Une carte créditée de $1000 pour les restaurants et le casino ressort Caesar Palace

- Un tour d'hélicoptère au dessus du Grand Canyon

- Deux tickets pour assister au Cirque du Soleil

- Un crédit de 190€ au SPA Qua Salon du Caesar Palace

- Un téléphone portable avec crédit illimité à disposition du 5 au 14 juillet

Autant dire que ça aide à être dans les meilleurs conditions pour appréhender puis apprécier au mieux ce tournoi ! Bon le côté un peu pénible c'est qu'il va falloir écouter sans broncher les - inévitables - histoires de badbeat de Rémi Biechel ou les conseils techniques de Pedro - alors que même OlivierP le own en HU - pour faire bonne figure auprès de la team pro !

Bon je précise que je plaisante bien entendu, pas envie non plus qu'on me bizute à mon arrivée en me refilant la chambre de Barbara Martinez :)

J'ai par ailleurs décidé d'y aller un peu plus tôt, avec quelques amis hors poker - qui feront peut être d'admirables apparitions sur ce blog - pour avoir le temps de bien me mettre en jambe, notamment avec le 4th of July, la fête nationale américaine, qui parait-il est propice à la concentration à Vegas.

Tout ça pour dire que l'objectif de ce blog est bien entendu de relater mes diverses péripéties pokeristiques, que ça soit en CG ou en Donkament, pour vous public, mais probablement aussi de me faire un petit carnet de voyage sur un ton léger et décalé, à des fins un peu plus égoïstes.

En espérant que ça vous plaise, et puis bon, également un peu que ça se passe bien, je vous souhaite à tous une bonne lecture !

Bisous les loulous.

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