Jump to content
This Blog
  • entries
    2
  • comments
    29
  • views
    12577

About this blog

Coup d'oeil dans le rétro de plus de 10 ans de grind

Entries in this blog

SickLife

Hi all,

Dans mon précédent billet, j'évoquais quelques aléas de ma vie de random grinder, et plus particulièrement la place prépondérante qu'occupe les résultats et donc le "salaire" qui en découle.

gallery_64566_988_59464.jpg

Dans le concret, à mi-août pour 2012, après 1,2k mtt sur ma fav room (BI moyen 13€), en runnant pas terrible je dépasse les 3k€/mois, sharkscope ne répertoriant pas les gains annexes aux sat live et some stuff.

Je suis globalement satisfait car je ne joue cette année plus que 4 ou 5 soirs par semaine (19h30-02h++),

ce qui me laisse beaucoup de temps pour VIVRE.

Je pense que l'amélioration de mon jeu, de mes gains et de mon mental sont dus à quelques ingrédients, acquis avec le temps.

En effet, outre une pièce poker optimale, un grinder solide dans mon cercle d'ami proche, une BR imbrokable, +2k de notes sur les joueurs de ma room, la diminution du nombre de sessions par semaine mais augmentation volume/enjeux, une connaissance militaire des icm, l'absence de contraintes et pressions, les nombreuses sorties nocturnes dans la vieille ville et autre apéro quotidien, une vie sociale et familiale épanouie...

Et ben il y a aussi que ma femme repris le travail (osef), oui mais ce qui fait qu'en gros son salaire couvre loyer, bills,.... et que les gains nous servent à vivre, plus je win, plus on spew.. (Lol épargner)

Dans mon précédent billet, j'expliquais pourquoi j'avais l'impression de ne pas avancer et que bien qu'ayant quasi toujours fonctionné ainsi, ce mode de vie était voué à une fin certaine.

Mais les perfs sont la pour ça et permettent bien des choses...

Dans mon parcours, le poker est un peu comme l'activité bénite, découverte à la majorité qui allait être un moyen efficace et balla de mettre en application mes compétences, comme un métier. Cela m'a notamment permis l'acquisition de voitures, l'emménagement et équipement d'appart, voyages, events live... bref des choses improbables avec le SMIC.

Venant d'un milieu modeste (tout comme ma femme), j'apprécie depuis quelques années très bien vivre, mais clairement au jour le jour, de telle manière que si le monde s'arrêtait demain je n'aurais rien à regretter (demago inside but true).

Ce que je veux dire c'est que je ne me soucis plus du futur, je ne fais ni projet, ni plan, je profite au maximum semaine après semaine, conscient que c'est peut être la dernière, je n'aurais jamais de retraite? Ah..? Mais F***CK! Genre avec ce qu'on fume et boit y' à une chance pour qu'on y arrive!. Et quand bien même, j'aurais pas l'temps pour les regrets (frère) 8^

J'avoue que je ne me vois que difficilement abandonné ce mode vie, que j'ai choisis car me correspondant parfaitement. Je hais les obligations et espère toute ma vie continuer à me "débrouiller" pour vivre.

Plus je grandis, plus je perds des proches qui n'auront eu d'autres choix que d'aller chaque matin se casser le dos pour survivre.

Je me demande souvent ce qu'ils me répondraient à la question : "As tu eu une vie heureuse?".

Pour ma part, malgré les coups de pute de la vie, j'espère ne jamais avoir à y répondre "Non".

Ps : Ce blog est mon own psy, dsl pour les nb hs au pauker..

Thx aux lecteurs, see u.. And enjoy c'qui reste de l'été.. :bieres:

SickLife

Bonjour à tous,

Ayant découvert le poker à l'âge de 17 ans, et n'ayant pour ainsi dire vécu que de cela durant maintenant plus de 10 ans, je sors de l'ombre, bien que demeurant dans l anonymat, afin de partager certaines réflexions.

Je précise que je ne m'adjuge aucune légitimé particulière, mais qu'au vu de ce que j'ai pu lire et entendre ces dernières années (particulièrement sur les forums dédiés francophones) il me semble difficile de faire pire.

D'une nature très curieuse mais peu expansive, c'est donc dans l'ombre que je me complais à ne rien rater du monde du poker, tout en forgeant jours après jours mon jeu, sans jamais éprouver le besoin de partager mes mésaventures avec des inconnus, mes OK mon meilleur ami de poker à toujours fort bien remplit cette fonction, de toutes façons on a pas l'temps!

J'ai eu depuis mes premiers gros gains en mtt (.com oblige), eu bien évidement tout le loisir de passer par de longues, néfastes et meme dangereuses périodes, de down, de doutes, de malheurs; au point que cela n'affecte vraiment mon âme (tout vrai grindeur sait de quoi je parle : lorsque c'est votre métier, vous vivez mangez et dormez poker), car malchanceux et broke sur plusieurs mois, lorsqu'on à un foyer oui ça use l'âme même des bonhommes les plus coriaces. Heureusement mon entourage familiale ne m ayant jamais fait défaut (on parle de soutien, jamais d'argent soyons clair), c'est toujours avec autant de plénitude que je rattaquais pour une nouvelle grosse nuit, même négative. Car oui trouver ce juste équilibre entre plaisir de jeu et gains dépend de chacuns de nous, j'ai pour ma part tout essayé, des sessions full br ou overollé sur 12 tables en cg à toutes les limites, des sessions 1000 hu à différentes limites, sessions sng sur 10h et 12 tables, mtt en boucle quasi 48h,...... bref je ne sais combien de millions de mains il m à été donner pour l heure de jouer mais j'ai rapidement compris que les mtt, traités en gros volume allaient être une mane pour mon jeu.

J'ai donc également, revers de la médaille, souvent connus des matinées de gloire durant lesquelles, promenant mon chien, énième cône au bec, je m'etonne de mon style de vie, regardant les gens normaux traînant la patte comme tous mes proches à aller bosser, et moi avec cet indescriptible sentiment de devoir accompli, et pour seule obligation une bonne douche et une accolade à ma femme endormie depuis 03h, laquelle saura tendrement me réveiller vers les 18h pour rebeloter tout ca. Sick Life.

J'en viens donc à l'objet de ce billet, à savoir réussir à bien vivre du poker. Car j'ai pu m apercevoir que mes salaires relatifs au grind étaient certes exponentiels mais dépourvu de régularité, ce que je ne soupçonnais pas. J entends par la que n'ayant que mes revenus dus au poker pour gérer loyer, factures, courses, sorties, FEMME,.... et étant un sick spewtard dans la vie (elle est courte les gars!) il m'arrive souvent de jouer aux limites pour ma brm, avec l'obligation de résultat à court termes (4 chiffres) afin de recombler le ccp et respew tranquille.

Bien que gagnant en moyenne 3k/mois, notre train de vie fait que nous en dépenssons la totalité de plus en plus vite, sans réel progrès pour nos vies ce qui me laisse parfois perplexe. Ou tout cela mène t il? mais des le lendemain: Pour rien au monde je perdrais cette liberté.

Et quasi 10ans que ça dure, je m'estime objectivement heureux et épanoui, mais je dois bien admettre que bien vivre du poker (au sens plus large que l aspect financier lui même), reste une utopie réservé à une poignée de joueurs, dont je crains de ne pas faire partis...

Enfin, Sick Life. Merci.

English
Retour en haut de page
×