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Poker, morale et liberté

ArtPlay

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Poker, morale et liberté

Disclaimer !

Je ne prétends pas que mon ressenti soit universel. Je le communique à titre strictement personnel, mais je vais pas m’emm**der à exprimer à chaque fois « à titre personnel gnagnagna »


Je n’ai jamais réellement adoré jouer au poker. En 2007 ce n’était encore qu’un prétexte pour me saouler la gueule autour d’une table avec quelques amis. Et si depuis 2008 je m’y suis pleinement investi, ça a toujours été avant tout pour une question d’argent. L’étude du jeu me fascine, mais le jeu de la carte en tant que tel m’a toujours blasé : trop de hasard, trop d’injustice, trop de frustrations.

C’est faute d’une orientation de carrière dont la perspective ne me rendît pas totalement dépressif que je me suis tourné vers le poker en quête d’argent facile et d’une grande liberté d’action et d’organisation.

Il semblerait bien que ces objectifs soient atteints sans problème. De janvier à juillet j’ai joué en tout et pour tout 400h, soit environ 2 fois moins qu’un salarié français, avec une flexibilité totale et en gagnant très bien ma vie.

Pourtant aujourd’hui et depuis plus d’un mois j’ai totalement arrêté de jouer. On pourrait s’attendre à ce que ce soit à la suite d’un tilt ou d’un gros bad run. Bien que j’aie vaguement breakeven en juin ce n’est pas le cas. J’ai simplement été frappé par la réalisation que ma soi-disant liberté était en fait illusoire, et que passer mes journées à faire quelque chose qui ne me plait pas n’était pas le moyen le plus épanouissant d’avancer dans ma vie.

Une liberté illusoire

Tout ceci pourrait fort bien ressembler à un caprice d’enfant gâté. Je pense que ce n’est pas le cas, et plus je réfléchis à mes désirs et à ma situation ces années passées, plus je m’en convaincs.

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Moi j'voulais des pâtes, ils sont dégueulasses tes haricots



Oui j’ai bénéficié d’une grande liberté. Chaque jour où je souhaitais glander en slip au lieu de grind je pouvais le faire. Je faisais même généralement les deux à la fois. Chaque soir où j’ai voulu sortir m’abrutir d’alcool sans réfléchir à arriver au bureau entier le lendemain j’ai pu le faire. Chaque fois que ma copine a trouvé un job dans un nouvel endroit j’ai pu la pousser à accepter et déménager sans souci.

Si toutefois je me penche en détail sur ce que j’ai pu accomplir grâce à cette liberté le bilan est assez maigre. Je me suis toujours fixé des objectifs en termes de développement personnel (apprentissage de nouvelles choses, investissement, réalisation de projets), et ai toujours été le premier à dire « le poker oui, mais il faut songer à une reconversion ».

A bien y réfléchir pendant ces années je n’ai jamais réussi à profiter de la liberté accordée par le poker pour m’atteler à tout ça. J’ai appris des bribes dans de nombreux domaines sans jamais avoir le courage de creuser en profondeur (je me suis inscrit à de nombreux nombreux MOOC sans jamais aller au bout d’un seul). J’ai lancé un projet de site de coaching vidéo qui m’aura certes beaucoup appris en gestion mais qui restera un échec parce que je n’ai pas su suffisamment m’y investir. J’ai eu des tonnes d’idées d’écriture sans jamais jeter la première ligne d’un roman ou d’un essai.

De manière plus étonnante encore, même lorsque j’étais sous contrat avec PokerStars, je n’ai jamais été réellement proactif pour leur proposer des challenges, promos ou autres qui auraient pu tourner autour de ma personne. Alors que j’aurais eu tout le temps du monde pour en designer, et tout intérêt à le faire.

Mon unique accomplissement au cours de ces années reste finalement l’écriture du Poker Apprivoisé. Paradoxalement je ne l’ai absolument pas rédigé lorsque je jouais au poker, mais à 90% lors mes trajets quotidien de RER durant les trois petits mois de ma vie où j’ai exercé un emploi salarié en 2010.

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Pourquoi donc, alors que le poker m’a offert l’argent et la liberté nécessaires à monter et à mener n’importe quel projet à bien n’ai-je jamais réussi à accrocher le train de la motivation ?

Raisons

Mon sentiment est que le poker professionnel n’offre finalement, si on n’y prend pas garde, qu’une illusion de liberté. Il y a encore trois mois je disais à un ami suite à une après-midi de grind difficile « pff, quel jeu de mer*de ». Lorsqu’il me répondit « arrête. » je me surpris à ânonner « impossible, je gagne trop d’argent ».

La vérité est que la pression et l’incertitude fiscale, ainsi la perspective de ne peut-être plus pouvoir gagner sous 2 ou 3 ans, m’ont tout simplement fait abandonner l’idée d'entreprendre d’autres projets que celui de jouer au poker pour gagner le plus d’argent possible, le plus rapidement possible. Ceci alors même que ma situation en l’état ne le nécessite absolument pas, et qu’il est sûrement bien plus judicieux à l’heure actuelle de me concentrer sur mon développement personnel.

On pourrait par ailleurs imaginer que j’organise mon quotidien de sorte de mener le poker et d’autres projets de front. Mais cela m’a également été rendu psychologiquement extrêmement difficile. En effet les jours où je perdais j’étais extrêmement motivé par le poker et par la volonté de redresser la barre. Les jours où je gagnais, généralement des sommes de l’ordre de 1000 à 2000€, il m’était aussi extrêmement difficile de me motiver : essayez de vous bouger le cul à vous lancer dans un cours en ligne ou dans l’écriture d’un début de roman (vraisemblablement voué à l’échec) alors que vous pouvez tranquillement filer à la plage et siroter un mojito en vous reposant sur les lauriers d’une journée productive. Ou jouer à Hearthstone ouais …

De manière générale que je gagne ou que je perde le poker est de toute façon une activité mentalement épuisante et je n’ai que rarement eu la volonté d’engager davantage de travail, même d’une autre nature, à la fin d’une session. Toutes ces raisons m’ont finalement rendu esclave d’un job qui semble pourtant fort ressembler à un des plus beaux du monde :)

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Morale

Eh oui ce billet n’a pas fini d’être long et chiant c'est le quart d'heure introspectif. Dans la même période de temps où j’ai commencé à prendre conscience de mon absence de liberté j’ai également eu une révélation tout à fait troublante pour moi qui me suis toujours considéré comme le pire des misanthropes : j’apprécie les gens et leur compagnie.

Alors rassurez-vous, pas celle de n’importe qui, je continue d’être emm*erdé par un solide 90% de la population. Mais j’ai réalisé que je ne pouvais pas réellement vivre seul, et plus important (et dérangeant pour quelqu’un qui s’est toujours considéré comme un enc*ulé solitaire) je ne peux pas non plus vivre sans une certaine reconnaissance des gens. C’est probablement une des raisons pour lesquelles j’ai démarré ce blog. Enfin, ne nous mentons pas, la raison principale était « je deviens connu et je me fais sponsoriser, » (Antho, tu me dois 1000 balles que tu as sûrement intégralement fumés en beuh).

De manière tout à fait coïncidente, probablement en raison de la récete sortie de Daniel Colman, c’est également le moment qu’ont choisi plusieurs personnes pour me poser ces questions particulièrement chiantes que j’avais étonnamment rarement entendues en tant que poker pro :
  • Ça te gêne pas de prendre l’argent de mecs qui se ruinent au jeu ?
  • Ça te gêne pas d’être une grosse mer*de qui contribue pas à la société ?
  • T’en as pas marre de passer tes journées à te gratter les cou*illes en calbar tout seul devant ton PC comme un geek ?


La dernière n’a rien à voir avec notre problématique mais elle m’a souvent été posée, quoi qu’en des termes moins triviaux. Sur les deux premières je ne m'étais jamais vraiment interrogé parce que, non, ça ne me gênait absolument pas. Mais puisque ces questions intéressent au moins trois personnes distinctes, je vais donner et étayer un peu mon avis.

Pouiller les misérables addicts


En préambule, j'ai souvent lu l'argument suivant : "les fishs veulent se divertir, les pros ont un rôle d'accélérateur de trafic". C'est ça. On est les joyeux-gentils clowns d'une industrie aussi rose que celle de la barbe-à-papa. Cet argument est à mon avis d'une hypocrisie totale, le brandir c'est se voiler la face et ne considérer que les joueurs récréatifs au comportement totalement sain. Ceci étant écarté, passons aux choses sérieuses.

Bien sûr la perspective de contribuer à la ruine de personnes ayant potentiellement un gros problème avec le jeu ne m’a jamais particulièrement enchanté. Pour autant, à part lors des rares occasions où je me suis retrouvé face à mes « victimes » autour d’une table de casino, je n’ai jamais ressenti le moindre malaise non plus.

J’ai essayé de rationaliser le pourquoi de mon désintérêt émotionnel. De manière très claire je pense que c’est parce que je ne m’identifie absolument pas à ces personnes et à leur malheur. Je déteste les jeux d’argent (oui, oui), j’ai un cerveau jusqu’à maintenant très résistant à toutes les addictions, bref sur le plan émotionnel l’addiction au jeu m’est aussi étrangère que pourrait l’être un arc-en-ciel à un aveugle de naissance.

Comme j’ai quand même un cœur (oui, oui) j’ai tenté de réfléchir à la question de l’impact que peut avoir mon activité sur le volume des pertes d’un joueur récréatif. Ma conclusion, simple mais réaliste, a été de me dire « si ce n’est pas moi qui lui prends son fric, ce sera un autre. Autant que ce soit moi ». J’applique très régulièrement et très volontiers ce genre de raisonnement, mais j’admets que d’un point de vue philosophique ce n’est pas très malin. Je me fais régulièrement rattraper par la brigade de la bien-pensance quand j’essaie notamment d’expliquer que le fait que je vote ou non a une utilité strictement nulle.

Pour éviter ce problème je vais ici généraliser l’hypothèse : quel est l’impact de l’activité de tous les regs « éduqués » sur les comportements addictifs ? En d’autres termes si on supprime les joueurs « éduqués » qui tentent de générer un profit en jouant au poker, améliore-t-on le quotidien des addicts ?

Il n’est malheureusement pas possible de répondre de façon totalement tranchée à cette question, mais j’ai malgré tout mon opinion. On pourrait se dire que la disparition des gagnants réguliers diminuerait l’attrait du jeu et que parmi le pool de perdants certains deviendraient gagnants et les autres perdraient moins vite : tout benef pour les perdants. Mais ce serait oublier que l’attractivité du poker n’est pas du tout constituée des regs online, mais bien par premières places des gros tournois et par les joueurs sponsorisés mis en avant par les rooms.

J’aurais donc personnellement tendance à penser que le marché engloutirait toujours des sommes d’argent comparables : oui certains perdants du passé deviendraient gagnants. Oui certains perdraient moins et moins vite. Mais à un jeu si facile où des amateurs complets parviendraient à sortir durablement gagnants on verrait peut-être alors apparaître une nouvelle frange de joueurs, des « super-fishs » qui n’auraient pas forcément été attirés par le poker technico-rébarbatif pratiqué actuellement sur les tables de poker online.

Bref disons qu’à tout le moins la question, même en partant sur une hypothèse générale finalement absurde, n’a rien d’évident. Donc non, que ce soit rationnellement ou émotionnellement, je ne me sens pas mal de prendre l’argent des addicts.

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Je manque officiellement d'idées pour aérer mon texte



Inutilité sociale

Cette question-là m’a également fait réfléchir à plus d’un titre.

D’abord parce que c’est une question extrêmement désagréable à poser à quelqu’un et qu’on aimerait bien avoir une réponse cinglante toute prête à donner qui commencerait par « pauvre fils de pute » et qui s’achèverait par « , conn**d ». Mais je ne vis malheureusement pas dans un sketch de Jean-Marie Bigard et je me contente donc généralement de répondre :

« c’est vrai, mais tu sais y’a plein de métiers qui servent à rien socialement voire qui sont néfastes, le mec qui t’appelle pour te vendre des options binaires, le mec qui se pointe chez toi pour te vendre un aspirateur foireux, ton conseiller bancaire … Est-ce que tu demandes à ton conseiller bancaire si ça le fait chi** de faire un job de con inutile quand tu vas le voir et qu’il essaie de te fourguer une assurance vie avec 1.5% de frais de gestion ? Non tu lui fous la paix …. » … je m’égare.

Donc pour répondre à la question : oui je réalise pleinement ma totale inutilité sociale. Mais j’ai un problème avec la façon qu’ont les gens de formuler cette question. Ils semblent bien souvent partir du principe qu’embrasser un job inutile est un comportement d’égoïste. Ils oublient en revanche totalement qu’un certain nombre de métiers sont inutiles, et que par ailleurs et indépendamment de cela, 90% des gens qui exercent un métier utile ne le font de toute façon pas pour leur utilité intrinsèque mais bien pour gagner du fric.

Personne ne va aller casser les couilles à la caissière de Carrefour parce qu’elle ne réalise pas que son boulot est utile socialement. Il l’est, mais elle ne le fait que parce qu’il lui apporte un salaire pas pour remplir un besoin de la société de consommation. Même chose pour un taxi, un éboueur ou un tourneur-fraiseur. Malheureusement il semble que pour beaucoup de gens gagner de l’argent doive nécessairement s’accompagner de culpabilisation et d’une nécessité de faire amende honorable. Lâchez-moi la grappe.

Malgré cette diatribe je ne suis pas entièrement un fils de pute égoïste. Car si cette question de l’utilité sociale me gêne, c’est bien souvent davantage par sa forme généralement culpabilisatrice et moralisatrice que par son fond. Couplée à ma récente réalisation que j’avais besoin pour m’épanouir des gens et de leur reconnaissance, j’ai également pris conscience du fait qu'avoir une utilité sociale me manquait. Je veux pouvoir collaborer à une société, je veux pouvoir faire profiter les gens de mes compétences.

Si la forme de cette question n’était pas culpabilisatrice mais au contraire constructive voire pleine de pitié (n’exagérons rien, OK, mais je ne trouve pas comment le formuler là, de suite, et après 2440 mots j’en ai marre de chercher) elle serait beaucoup plus acceptable. La caissière, le taximan, l’éboueur (!!) qui ne réalisent pas que ce qu’ils font est utile sont à plaindre – au-delà de leurs conditions salariales j’entends. Votre conseiller bancaire qui vous ouvre un compte-titre à la con, le mec qui vous appelle pour essayer de vous escroquer avec des options binaires, le joueur de poker, ça ne sert à rien de les faire culpabiliser et de les critiquer, ils s’en branlent. Ça ne devrait pas vous empêcher d’essayer de leur faire réaliser que peut-être ils peuvent obtenir plus de satisfaction personnelle autre part ou en ajoutant une autre composante à leurs activités quotidiennes. Mais par pitié de façon intelligente et raisonnée.

Pour ma part vous l’aurez compris j’ai résolu de changer un peu d’activité. J’ai plusieurs choses que je souhaite réaliser dans un futur proche, en particulier redonner un peu de coaching et écrire un second bouquin de poker, destiné aux joueurs avancés celui-ci, non plus aux débutants. Cela me permettra de conjuguer à nouveau deux passions, l’enseignement et l’écriture. J’ai par la suite d’autres projets plus ambitieux et hasardeux, hors poker, dont je vous toucherai peut-être un mot dans le futur. Je n’exclus absolument pas de reprendre le grind quand les circonstances seront plus favorables (l’accès au .com et au format Zoom me ferait le plus grand bien)

J’ai terminé d’échafauder des plans pour « l’après-poker » : je m’y mets tout de suite.


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Recommended Comments

Un bien joli billet, très agréable à lire et très intéressant.

 

Tu as des compétences (hors poker) alors mets-les à profit et fais simplement ce que tu aimes. Tu découvriras une autre forme de liberté, bien + épanouissante. Bravo pour ton début de prise de conscience.

Merci !

 

Indépendement du contenu de tes propos et de ta pensée du moment la seule question qui compte vraiment est : "Ce que je fais me rend t-il heureux ?" a priori la réponse aujourd'hui n'est pas "oui totalement". Tu as l'immense chance (grace au poker) à la différence de nombreux concitoyens (éboueurs, caissieres...) de pouvoir choisir de faire autre chôse. Profites en !

Si je peux me permettre d'exprimer le fond de ma pensée (en ne connaissant de toi que ce que tu rends public) je crois  en dehors de toute notion éthique que tu te situes à une période de ta vie ou tu as besoin non pas d'être (qu'est ce que ça veut dire au fond) mais de te sentir socialement utile.

A mes yeux c'est plutot sain

Merci, je crois que tu m'as parfaitement compris à tous les niveaux :)

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Merci pour ton post, est-ce que tu connais chiren40 alias athenewins ? C'est un gamer, Il a passé un grosse année à grind et puis il a retiré ses sous pour faire quelque chose avec son amis de longue date. Maintenant, il fait du streaming live et des vidéos avec lequelles il lève des fond pour la charité (projet en afrique construction d'école surtout).

 

Sinon il y a une grande utilité sociale au poker que tous le monde oublie, c'est le divertissement. Et c'est surtout vrai quand tu fais du live. Animer la tables, discuter avec les gens, détendre les amateurs pour qu'il passe un bon moment c'est important. En ligne si tu joue bien, tu rend le jeu plus intérressant et donc plus distrayant.

Je vois ça comme le boulot du barman. Il vend de l'alcool a des alcooliques d'accord, mais son vrai boulot c'est de discuter avec les gens et c'est très important. C'est pas la meilleurs des solutions mais c'est déjà un 1er pas et c'est ça à son importance.

J'avais vaguement entendu parler de lui à l'époque, j'ignorais ce qu'il était devenu :).

 

Pour l'exemple du barman je ne suis en revanche pas du tout d'accord avec toi. Enfin à 90% pas d'accord disons. Oui en live à tout prendre tu peux, en tant que régulier essayer d'être agréable et sympathique. C'est la moindre des choses.

 

Mais dans les faits le joueur récréatif n'a en aucun cas besoin d'un joueur pro pour s'éclater. Fais une partie avec 9 récréatifs moyens, ils s'amuseront vachement plus qu'à 3 avec 6 pros qui vont jamais limp, rarement aller voir les flops, jouer trop agressivement à leur goût, et souvent, par dessus le marché, ne pas trop causer ou animer les table. 

C'est comme je le dis un peu une fausse excuse. Quand tu sors au bar t'as besoin d'un barman pour te servir sinon sans alcool tu t'emm**des. Quand tu joues au poker le barman c'est le croupier et le patron du casino, c'est absolument pas le regulier, si sympa soit il quand il te prend ton fric.

 

Sur un autre débat, si sortir au bar comme jouer au poker sont des divertissements, sortir au bar est sain pour 95% de la population. Est-ce que les jeux d'argent sont sains pour une fraction comparable de la population, j'en doute fort. M'est avis que sur 100 réguliers d'un casino, au moins 70 se porteraient mieux dans leur vie si les jeux d'argent n'existaient pas, à des degrés divers.

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Ca fait en tout cas un article de plus sur les état d'âmes d'un joueur de poker. Les pros du poker c'est comme les progamers, au bout de quelques années ils se rendent compte qu'il faudrait peut être passer à autre chose et pourquoi pas avoir un métier :) ...

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Cela me parait assez logique que tu commences à péter les plombs ! Ton middle name doit être Sisyphe !

Tu es un OS du grind, toujours en journée, toujours en NLH, toujours en NL 200 / 400.

Tu l’as dit plusieurs fois, la 5/10 te faisait sortir de ta confort zone, et tu n’aimais pas trop y jouer.

Visiblement tu n’as pas voulu t’investir dans le PLO ni dans les MTT …

Donc tu es un OS du grind sans espoir de promotion, et sans plan de carrière … sans même avoir remis en cause la nature de ta pratique du poker.

Les joueurs ont tous des aspirations à court ou moyen terme : move up en 5/10 ou 10/20 , jouer en grosse limite sur le .com , jouer des gros cash game à Londres ou Macao, faire le circuit EPT, passer deux mois à Vegas et faire tous les events WSOP (ce qui semble avoir porté chance à ton ex collègue de travail Gabriel) , apprendre les mixed games ou l’open face chinese etc …

Par ailleurs, tu sembles découvrir que joueur de poker n’est pas un métier, c’est une activité plus ou moins rentable.

Si tu as besoin d’un travail pour te sentir utile et inséré socialement pourquoi ne pas essayer ? Tu as peut être eu un rapport trop exclusif avec le poker.

Mais bon ne tire pas de conclusions trop rapidement, tu fais un burn out, laisse passer quelques semaines / mois pour réévaluer ton appétence pour le jeu …

Enfin, il est amusant de voir que tu parles des « addicts » … Vu le nombre d’heures que tu passes à penser poker, joueur au poker, etc … ne rentre tu pas malgré toi dans la catégorie des addicts. Gagner ou perdre ne change rien à l’addiction selon moi !

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Salut ArtPlay, je ne te connais pas"beaucoup" et suis un joueur LIVE d'ou mes questions:

tu es un grinder pro donc tu dois jouer à des limites assez hautes en cash Question 1:-Y a t il vraiment "vraiment" des gros récréatifs ou autres addicts (addicts qui perdent ce qu'ils ne devraient pas)à ces limites?

Question 2:- Est ce que dans le volume des fields joueurs tournois les pros ont ils "vraiment" un si gros avantage?

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"Ca fait plusieurs mois voire en fait plusieurs années que j'ai totalement conscience que ma liberté est très relative et que j'envisage d'en parler dans un billet, toujours repoussé par flemme"

 

Qu'est ce qui te fait penser que si tu peux repousser autant un truc qui prend environ 1 ou 2 h a faire par flemme tu vas t'investir dans tes projets hors poker cette fois ci et pas les repousser aussi ?

Ca prend pas 1h ou 2h mais plutôt 5. Ce n'est pas facile de ressortir des idées personnelles de façon claire, et encore c'est un semi-échec parce que la moitié des lecteurs ont compris plein de choses de travers.

Autrement le simple fait que j'aie pris le temps d'écrire ce billet juste après avoir arrêté de jouer répond en partie à la seconde partie de ta question. Pour y répondre tout à fait je te dirai que c'est justement ce que j'ai expliqué dans mon billet. 

Si je regarde dans l'historique de ton blog, combien tu penses que je peux trouver de billets qui disent plus ou moins la même chose, c'est à dire que tu vas te motiver et faire tel truc ou tel autre et qu'au final tu n'auras jamais fait ?  Depuis combien d'année tu tiens ce discours sans réellement mettre en place des actions ?

Aucun je pense. Tu peux en revanche trouver pas mal de billet qui disent "je vais faire ça dans deux semaines", et trouver le billet correspondant 6 mois après, oui. De nouveau ça corrobore ce que je dis quand je parle du fait que le poker a eu tendance à vampiriser le reste de mes aspirations et projets.

 

 

Penses tu qu'il est cohérent de tenir un discours dans l'ensemble très pessimiste sur ton ressenti actuel de joueur de poker, de parler de notion d'enchainement, de fausse liberté, de faux bonheur, de dire que tu n'a jamais vraiment aimé jouer au poker, que tu as fais ce choix plutôt par défaut et par peur du conformisme

et de conclure ta remise en question personnelle poussée par cette phrase

 

"Je n’exclus absolument pas de reprendre le grind quand les circonstances seront plus favorables (l’accès au .com et au format Zoom me ferait le plus grand bien) "

Oui. Je ne vois pas ce qu'il y a de mystique à envisager que des conditions de grind plus simples puissent me redonner envie d'essayer de jouer pour voir si j'y trouve plus d'avantages que d'inconvénients ?

 

 

Combien de projets as tu lancé sans les terminer depuis les 7 dernières années ?

Quel est la dernière chose que tu as mis a bien et dans laquelle tu as eu du succès en dehors de ton passage au poker professionnel  ( qui d'un point de vue extérieur et selon les codes du monde du poker est considéré comme une success story) ?

Aucun. Soit j'ai réalisé ce que j'entamais, soit je n'ai pas entamé du tout. Plus souvent le 2è malheureusement. 

 

Autrement comme je l'explique dans le billet mon bouquin a eu beaucoup de succès. 

 

 

 

A quel degré tu évalues que tes problèmes de motivation et d'investissement personnel sont liés à la pratique du poker ?  A quel degré tu penses que ces problèmes sont liés à la personne que tu es et non pas à l'activité professionnelle que tu pratiques ?

 

As tu l'impression que si tu arrêtes le poker, tu vas assez rapidement retrouver une dynamique de motivation, d'investissement et d'accomplissement personnel ?

C'est difficile à quantifier. Comme ça là je dirais bien "à 80%" mais ça n'a pas vraiment de sens. Par ailleurs je trouve décidément ta remarque très bizarre. Quand bien même j'aurais des problèmes de motivation d'ordre personnel, tu viendrais donc me dire suite à un billet où je dis "j'ai peut-être trouvé une solution à mon problème de motivation" que ça ne va sûrement servir à rien car ça vient probablement de moi ??!

 

Ensuite j'ai déjà arrêté depuis un mois, également comme je l'explique dans mon blog. Et oui, j'ai beaucoup plus de facilités à m'organiser et à me lancer dans diverses tâches et objectifs.

 

Dernière question:

En étant honnête avec toi même, Jusqu'à quel point tu utilises le poker et le monde qui l'entoure pour te mentir à toi même sur la personne que tu es vraiment et sur ton évolution en tant qu'adulte ?

!? Je t'ai fait quelque chose de mal ?

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Cela me parait assez logique que tu commences à péter les plombs ! Ton middle name doit être Sisyphe !

Tu es un OS du grind, toujours en journée, toujours en NLH, toujours en NL 200 / 400.

Tu l’as dit plusieurs fois, la 5/10 te faisait sortir de ta confort zone, et tu n’aimais pas trop y jouer.

Visiblement tu n’as pas voulu t’investir dans le PLO ni dans les MTT …

Donc tu es un OS du grind sans espoir de promotion, et sans plan de carrière … sans même avoir remis en cause la nature de ta pratique du poker.

Les joueurs ont tous des aspirations à court ou moyen terme : move up en 5/10 ou 10/20 , jouer en grosse limite sur le .com , jouer des gros cash game à Londres ou Macao, faire le circuit EPT, passer deux mois à Vegas et faire tous les events WSOP (ce qui semble avoir porté chance à ton ex collègue de travail Gabriel) , apprendre les mixed games ou l’open face chinese etc …

Par ailleurs, tu sembles découvrir que joueur de poker n’est pas un métier, c’est une activité plus ou moins rentable.

Si tu as besoin d’un travail pour te sentir utile et inséré socialement pourquoi ne pas essayer ? Tu as peut être eu un rapport trop exclusif avec le poker.

Mais bon ne tire pas de conclusions trop rapidement, tu fais un burn out, laisse passer quelques semaines / mois pour réévaluer ton appétence pour le jeu …

Enfin, il est amusant de voir que tu parles des « addicts » … Vu le nombre d’heures que tu passes à penser poker, joueur au poker, etc … ne rentre tu pas malgré toi dans la catégorie des addicts. Gagner ou perdre ne change rien à l’addiction selon moi !

Je ne comprends pas ce que tu veux dire par "OS" :).

Sinon plusieurs choses : 

 

- D'abord je ne pète pas les plombs. Je suis tout à fait heureux dans ma vie, je pense juste que j'ai les moyens de l'être davantage. J'ai en tout cas les moyens d'essayer de l'être davantage sans réellement risquer le niveau de bonheur dont je dispose déjà. Ca a peut-être été mal compris dans mon billet. 

 

- Si je ne cherche pas à aller à Vegas ou que sais-je c'est parce que ça ne m'intéresse absolument pas. Comme je l'explique le poker a toujours été un moyen pour moi et non pas une fin. Je n'ai effectivement pas d'autre objectif dans le poker que d'avoir suffisamment de succès pour pouvoir faire ce que je veux derrière.

 

- Je crois que tu n'es pas la première personne à en parler, mais en aucun cas je ne veux exercer un "métier" ou me mettre à "travailler". S'il y a bien une chose que le poker, la publication du Poker Apprivoisé et la création de Carrypoker m'ont appris c'est qu'il y a de très nombreux moyens d'assurer sa subsistance sans nécessairement souhaiter "avoir un métier".

 

De manière générale je suis assez fortement opposé (en tout cas pour mon cas personnel) à la conception de carrière, et si ma principale activité rémunératrice change tous les 5 ans tout au long de ma vie, j'en serai extrêmement satisfait.

 

- Concernant l'addiction, bof. Ce serait comme demander à un médecin s'il est addict aux diagnostics. Ca fait un mois que je ne joue plus, et tout le comme le médecin en vacances je me sens parfaitement bien. Et aucunement en "manque". Et de manière générale au cours de ma carrière j'ai rarement eu "envie" de lancer mes sessions de poker, j'ai toujours au contraire cherché les bons prétextes pour ne pas jouer. C'est aux antipodes du comportement d'un addict.

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Beaucoup de desaccords sur  tes prises de positions, mais ce billet est un regal a lire, probablement le papier poker le mieux ecrit que j ai jamais lu, avec le blog de Galfond. Pour moi ta reconversion doit etre dans l ecriture, clairement.

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J'ai trouvé ton post tres interessant et qu'il reflete, j'en suis certain, le ressenti d'une tres grande majorité de joueurs "pro" online (edit : ou meme live). Mais c'est fou d'etre aussi incompri quand le dicrours est aussi clair!

Par ailleurs, penses-tu pas etre utile (vaste mot) en representant un exemple ou un eldorado pour beaucoup de passionnes récréatifs ou en construction, tout comme les footballeurs ou autres sportifs sont les idoles pour pleins de jeunes qui, hélas ne deviendront pour la tres grande majorité jamais pros, mais seront toujours passionnés par ce sport une fois vieux? En leur faisant partager ta philosophie et ta personnalité en écrivant ou en les affrontant directement aux tables? (Edit : le "tu" ne s'adresse pas forcement a toi mais aux joueurs pro en general)

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De mémoire (mais je suis pas sûr) dans ton well tu parlais de ce genre de choses, pas sur le fait de faire quelque chose de concret, mais il me semble que c'était plus autour de la question de la création, et de faire quelque chose d'important (au moins à tes yeux). 

En tout cas c'est intéressant à lire. C'est un questionnement en plein dans notre époque, notre génération (je parle génération qui a aujourd'hui 30/35 ans mais en vrai j'ai aucune idée de ton âge).

 

Bon courage, de ce genre de turpitudes (qui revient finalement à se poser cinq minutes et se dire, "OK, qu'est-ce qui est important pour moi?") ne peut sortir que du positif. Perso, je suis carrément retourné faire une année de fac pour fêter mes trente piges. Une des bonnes décisions de ma vie

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Robin Williams, ce serait suicidé.

A n'en pas douter, certains de ses proches n'avaient pas manqué de relever que la caissière du Walmart avait plus de raisons de se plaindre qu'un acteur riche et célèbre.

Tu n'en es pas là et très  heureusement, mais notre société est ainsi faite qu'il faut demander pardon de tout, se justifier à tous moments.

J'imagine un repas où tu serais assis avec une sage-femme, une assistante sociale, un proche de ce prêtre qui vient de décéder en soignant des malades victimes d'Ebola ou même un prof de ZEP style 9-3.

Sûr que l'on peut se sentir mal à l'idée d''avouer son "métier" et d'évoquer ses soucis ou autres états d'âme.

Ouf, le débat est parti sur ce malheureux père de famille trucidé pour avoir demandé un peu de silence du haut de son balcon.

Et alors ?

 

Tu n'as de compte à rendre à personne, ta pratique n'est pas illégale et les donneurs de leçons de morale, devraient commencer par se pencher sur leur propre cas.

En vérité, c'est dans quelques mois que tu sauras vraiment pourquoi tu entends arrêter.

Vouloir rationaliser une décision que tu sentais venir revient à essayer de mettre des mots sur ce que personne ne peut partager ou comprendre.

Ton plaisir c'est délité au fil du temps, comme un couple se décompose.

Qu'importe le dernier fait qui aboutit à donner le clap de fin.

C'est ainsi.

 

Si ton plaisir envolé peut revenir à écrire ou partager tes connaissances, ne t'en prive surtout pas, car en même temps tu pourras apporter à celui qui te lira.

Tout ça pour dire, que penser à soi n'est pas automatiquement un péché.

 

Age quod agis

Mais n'ai pas peur de passer pour un couillon si l'envie te reprend de t'y recoller : c'est ta liberté.

 

PS : en attendant si ton témoignage peut donner à réfléchir à certains qui veulent se lancer sans avoir assuré leurs arrières, ce sera tout bénef.

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Salut ArtPlay, je ne te connais pas"beaucoup" et suis un joueur LIVE d'ou mes questions:

tu es un grinder pro donc tu dois jouer à des limites assez hautes en cash Question 1:-Y a t il vraiment "vraiment" des gros récréatifs ou autres addicts (addicts qui perdent ce qu'ils ne devraient pas)à ces limites?

Question 2:- Est ce que dans le volume des fields joueurs tournois les pros ont ils "vraiment" un si gros avantage?

Il y en a à tous les niveaux. J'ai déjà pris 1000€ à un gars qui m'a supplié de lui rendre parce que c'était l'argent dont il avait besoin pour organiser son mariage.

Pour l'edge sur le field, oui, il y a un monde d'écart entre un pro et un récréatif. Après les fields sont de plus en plus composés de pros donc fatalement l'edge moyen se réduit.

Beaucoup de desaccords sur  tes prises de positions, mais ce billet est un regal a lire, probablement le papier poker le mieux ecrit que j ai jamais lu, avec le blog de Galfond. Pour moi ta reconversion doit etre dans l ecriture, clairement.

Merci, ça me fait très plaisir. C'est effectivement ce vers quoi je m'oriente, au moins en partie.

N'hésite pas à exprimer tes désaccords je serai ravi d'en discuter :)

Par ailleurs, penses-tu pas etre utile (vaste mot) en representant un exemple ou un eldorado pour beaucoup de passionnes récréatifs ou en construction, tout comme les footballeurs ou autres sportifs sont les idoles pour pleins de jeunes qui, hélas ne deviendront pour la tres grande majorité jamais pros, mais seront toujours passionnés par ce sport une fois vieux? En leur faisant partager ta philosophie et ta personnalité en écrivant ou en les affrontant directement aux tables? (Edit : le "tu" ne s'adresse pas forcement a toi mais aux joueurs pro en general)

Oui et non. Je pense que mes milliers de mise en garde sont utiles.

Néanmoins le métier de joueur pro de poker inspire davantage l'illusion de l'argent facile que la responsabilité et l'ouverture d'esprit. Mon inquiétude est que notre "caste" inspire trop de jeunes à se lancer à corps perdu dans ce grand miroir aux alouettes qu'est le poker professionnel.

De mémoire (mais je suis pas sûr) dans ton well tu parlais de ce genre de choses, pas sur le fait de faire quelque chose de concret, mais il me semble que c'était plus autour de la question de la création, et de faire quelque chose d'important (au moins à tes yeux). 

En tout cas c'est intéressant à lire. C'est un questionnement en plein dans notre époque, notre génération (je parle génération qui a aujourd'hui 30/35 ans mais en vrai j'ai aucune idée de ton âge).

Je ne pense pas, c'est vraiment un questionnement qui est tout récent chez moi, je n'en avais vraiment rien à foutre jusqu'à il y a peu. Du moins de manière consciente.

Sinon j'ai 27 ans mais je suis un vieux con avant l'âge :)

Merci pour tes encouragements.

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Franchement moi j'ai abusé à peu prés de tout, bon comme mauvais et j'espère pouvoir trouver encore longtemps de nouvelles choses qui m'attireront dans l’abus mais j'ai "que" 40 ans!!!  ;-)

Et toi Sylvain "maintenant qu'on est ami sur FB je t'appelle Sylvain!" à 27 ans tu as encore la vie devant toi, pas la peine de te rendre fou pour ça, prends le temps de savoir ce qui te motive, te donne l'impression de t'amuser en prenant du plaisir et en donnant du plaisir aux autres et si en plus tu peux gagner de l'argent grâce à cette activité, et bien t'as tout gagné  jusqu’à 35/40 et après c'est la vie familiale qui reprendra ces droits.

Moi à 27 ans , je faisais encore le tour de l'Europe pour chercher des blondes! ;-)  Alors la suite devrait pas être si complexe, Bonne chance comme si tu en avait besoin" à 27 ans"  

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