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Le poker est réalisation (2ème partie)

Mr Sneeze

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Ce billet constitue la suite du je vous invite donc à le lire avant.

Donc j'ai avancé l'hypothèse que le poker constituait un terrain d'expression de nos pulsions de puissance, et en même temps un jeu qui punit ces mêmes pulsions.

Je vais essayer de voir maintenant, plus positivement, comment je pense qu'il est possible de se réaliser dans la pratique du poker.

La réalisation est un concept compliqué. Souvent, se réaliser consiste plus à lâcher prise qu'a accomplir quelque chose, et c'est de ce fait assez contre-intuitif à comprendre. Pour moi, se réaliser, c'est suivre la Voie. Ca veut dire apprendre de chaque expérience, et s'incarner dans le moment présent à la lumière de l'expérience accumulée. C'est exprimer notre potentiel de vie, et faire grandir la conscience. Ca demande à la fois une grande volonté, et en même temps un abandon de la volonté.

Se réaliser dans une pratique comme le poker implique partiellement de 'réussir'. Mais pas forcément nécessairement, et surtout pas uniquement. Un des dangers du poker est que l'argent compte comme points: il est l'indicateur de la réussite. Ceux qui gagnent le plus d'argent sont ceux qui réussissent le mieux à ce jeu. Mais l'argent est une matière morte. Consacrer sa vie à l'argent, c'est renoncer à vivre, c'est mourir.

Dans le même ordre d'idée, réussir dans le poker veut dire être bon, reconnu par ses pairs, craint même peut-être. La compétition est au coeur du jeu: ainsi arriver au sommet de la pyramide, jouer parmi les meilleurs, constitue un facteur de réussite. Mais ce n'est certainement pas une réalisation, si cette réussite n'est pas canalisée et harmonisée. Ainsi il existe beaucoup de joueurs très talentueux, mais qui ont quelque part consacré leur vie au jeu, ce qui est un peu moins mortifère que de consacrer sa vie à l'argent, mais tout de même pas très vivant.

Leur bonheur dépend de leurs résultats, et ils font ainsi une double erreur de conscience de mon point de vue: la première est de céder aux sirènes de leur ego, en cherchant du pouvoir. La réussite compétitive alimente notre satisfaction égotique, et ce n'est certainement pas une mauvais chose en soi ; cependant, ça le devient si notre ego prend toute la place, cad qu'on veut seulement vaincre et dominer, et qu'on utilise un jeu de domination pour cela. La seconde erreur est d'oublier la nature chaotique du poker, comme je l'ai déjà souligné dans d'autres articles, qui conduit à des moments de satisfaction ou de souffrance sans lien (direct en tout cas) avec le talent et le travail.

Je tiens à noter encore une fois que le poker privilégie certaines pulsions et caractères: les caractères obsessionnels, les personnalités très compétitives, auront certainement beaucoup plus d'aptitude à affiner leur jeu et à progresser dans cet univers où, au fond, il s'agit avant tout de survivre.

Mais mon idée est que la réalisation ne saurait se limiter à la simple réussite dans le poker ; si on limite la réalisation à cela, alors elle est au fond similaire à n'importe quelle activité qui amène du 'succès', de la 'reconnaissance', et du 'pouvoir'. Tout cela oublie une réalité fondamentale, qui est que l'on vit, que l'ont meurt surtout (autrement dit que notre vie ne nous appartient pas, et donc encore moins ce qu'on réalise. Or on s'attache à nos réalisations comme si elles pouvaient conjurer notre finitude), et que l'on est doué de conscience. Nous avons quelque part une responsabilité à faire émerger cette conscience, et ainsi à ne pas se retrouver dévoré par nos pratiques, sinon celles-ci deviennent stériles.

Donc la réalisation, ce n'est pas la réussite. Si l'on confond les deux, alors on fuit (ou on court après quelque chose, ce qui revient au fond au même). On peut être joueur de poker et ne plus être heureux, ça semble même assez commun. Quantité de grinders ont commencé le poker avec une passion, et finissent avec un job. Etre un 'sad grinder', c'est être esclave du poker, esclave de l'argent. Il n'y a pas de réalisation, parce que la réussite se fait sans conscience et sans joie (pas de volonté d'apprendre du jeu).

Bien, on arrive à mon hypothèse principale: si le jeu donne la possibilité d'exprimer nos désirs, pulsions, obsessions, il ouvre en même temps la porte à une élévation (permanente) de conscience. Comme je l'ai dit, le poker nous séduit, révèle nos pulsions, et les punit. Si on veut dominer, on finira par perdre (= notre énergie se retournera contre nous). Si on veut ressentir de l'adrénaline, on finira par perdre (= on va forcer les choses).

Mais de la même manière, le poker récompense ceux qui se connaissent. Le poker est réalisation parce qu'il nous encourage à nous connaître à un niveau très intime. En cherchant à progresser dans le poker et à survivre en étant pro, on se rend compte que tout ce qu'on fait dans notre vie influence notre jeu. Ainsi si l'on mange mal, si l'on dort mal, on limite énormément notre marge de progression, la persistance de notre A-game, et aussi, très important, le plaisir qu'on a à jouer. Si l'on ne connaît pas intimement nos pulsions, alors on ne détectera pas le tilt quand il viendra, on aura du mal à prendre un break quand il le faut, à ne pas jouer quand les conditions sont mauvaises, ou au contraire à se forcer à jouer dans d'autres situations ; bref on rester le jouet des forces inconscientes, et je pense que ces forces finissent d'une façon ou d'une autre par nous confronter à des revers, dans la matrice du poker.

Je suis convaincu de ce que j'avance, en tout cas en ce qui me concerne, parce que j'avais il y a quelque temps des blocages dans mon jeu, que j'ai réussi à identifier (des leaks). Cependant, ce que je n'arrivais pas à comprendre, c'est pourquoi ils étaient toujours là. Parfois je jouais tellement mal sans comprendre pourquoi, ça semblait tellement loin de ce que j'étais censé connaître en théorie. Alors j'ai remonté le fil dans mon esprit, j'ai vraiment essayé de m'écouter, d'identifier (sans jugement) ce que je ressentais quand je faisais des moves que je savais évidemment mauvais. Je me suis étudié moi-même, en prenant de la distance et en même temps en plongeant complètement dans mes entrailles. En remontant le fil, j'ai fait émerger des contenus en moi, des tissus d'émotions, qui bien que souterrains voulaient s'exprimer, et trouvaient que le poker était après tout un endroit particulièrement privilégié. Petit à petit, en ayant fait émerger ces émotions, les gros leaks que j'avais (surtout du tilt incompréhensible en fait) ont disparu. Je me suis senti mieux dans ma vie, parce que j'avais accepté d'écouter ce qui voulait parler en moi, et je jouais mieux, parce que je n'étais plus surpris par mes démons.

Ca a été un moment décisif dans mon rapport au jeu, qui m'a fait passer des paliers importants sur lesquels je bloquais. A terme je pense que tous les joueurs arrivent à des paliers insurmontables, et ils restent bloqués tant qu'il ne se sont pas trouvés (eux-mêmes, rien à chercher à l'extérieur, il s'agit de s'écouter).

Depuis lors, il n'y a plus de différence pour moi entre le poker et le reste de la vie. J'ai la même approche: tout est expérience, tout est présence, tout est conscience. Chaque instant de ma vie est l'occasion d'affiner ma conscience, et d'être plus honnête avec moi-même.

De même, chaque instant dans le poker peut être un apprentissage. Et quand on voit les choses comme ça, alors le jeu prend une autre dimension, et la passion ne meurt pas.

Le poker est créateur de moultes frustrations => je vois ça comme un exercice. Je ressens de l'exaspération, de l'impatience, de l'agressivité? de la confiance excessive? un manque de motivation?

Très bien, je respire, j'écoute, je laisse s'exprimer ce qui doit s'exprimer. Ainsi je me connais mieux, et plus je me connais, mieux je joue au poker. Et je dois naviguer dans ce tissu de frustrations, dans le fait d'être impuissant par rapport aux cartes que je reçois (et d'autres facteurs aussi, impliqués par le fait d'être entouré d'être humains qui ont des idées, des volontés et l'usage de la parole) d'avoir des mauvaises passes, essayer de ne pas me créer des illusions sur mon niveau de jeu, garder la confiance, etc.

Il est si facile de se mentir au poker. Blâmer la variance. Croire qu'on maîtrise des choses qu'on ne maîtrise pas. Si facile de perdre confiance. Si facile de dérégler son jeu, ou au contraire de ne pas réussir à le faire évoluer. Il est facile de devenir obsédé par les cartes, les résultats, l'agression qu'on prend dans la gueule. Toutes ces choses, de par leur violence et leur complexité, nous enseignent à garder notre racine, garder notre base. Faire silence à l'intérieur, et écouter ce qui se passe, autour de nous et en nous. Et à partir de là prendre les meilleures décisions possibles, sur une multitude de plans (tactiquement, stratégiquement, dans une main, dans une session, à la table, ou en dehors, etc). Et savoir qu'on va quand même se tromper! C'est pas grave, l'échec aussi fait partie de la Voie. Certainement pas la chose la plus facile à accepter, surtout pour les gens un peu perfectionnistes, ou qui ont des attentes pour eux-mêmes. C'est là toute la problématique du poker: comment faire le mieux qu'on peut dans le moment présent, tout en sachant que ce faisant, on va quand même échouer sur une base régulière? Qu'on va quand même encore se mentir, mais de manière plus subtile à chaque fois?

Et qu'il faudra retourner au front avec la même passion, la même innocence et gravité mêlées?

Le poker est réalisation parce qu'il nous oblige à écouter ce qui doit être écouté, et à faire taire ce qui doit être tu. Il nous oblige à cesser l'usage du mensonge à notre propre égard. Dans pas mal de boulots, on peut faire illusions vis à vis de ses collègues, de son boss, de ses clients. Dans le poker, on peut mentir autant qu'on veut, ça marchera pas. Grand paradoxe pour un jeu qui paraît basé sur la conquête d'information et le fait d'en dissimuler!

Vous connaissez ce grand mystère du poker: il faut penser sur le long terme, mais pour cela il faut complètement être dans le moment présent. Il n'y a pas de 'good run' ou 'bad run'. Seulement la main que je joue actuellement. Il faut faire le mieux qu'on peut dans la main en cours. C'est tout ce qu'il y a à faire! Pas si simple, n'est-ce pas?

La seule manière de vraiment jouer sur le long terme est de ne pas être affecté par le chaos permanent du poker. Il faut oublier le long terme pour concentrer son énergie sur l'absolu du moment présent. Alors le long terme se réalise de lui-même.

Le poker est réalisation parce qu'il nous enseigne à vivre dans le moment présent.

La seule façon de faire ça est d'être le plus conscient possible. Pour être concentré sur le moment présent, il faut faire taire toute la m**de qu'on a dans la tête, et qui veut nous ramener dans le passé (mécanisme du regret) ou fantasmer sur le futur. Pour être bon dans la main en cours, il faut donc trouver des moments d'apaiser le mental. C'est pour moi un énorme exercice de conscience que nous amène donc le poker: il nous oblige à discipliner notre mental, à canaliser les forces qui le mouvent à chaque instant. Se concentrer sur le moment présent à la table de poker nous aide à connaître le fonctionnement de notre corps-esprit (faut arrêter avec cette division à la con :)).

Donc, pour bien être clair: je dis que le poker récompense ceux qui se trouvent, et je dis aussi que le poker fait émerger des situations d'apprentissage (qu'on ne peut pas saisir si on est obnubilé par l'argent ou la réussite!). Pour éviter tous les pièges créés par nous-mêmes et par le jeu, il faut faire un véritable effort: c'est cet effort qui est réalisation. Le poker nous guide donc sur la voie en nous enseignant la souffrance. En apprenant à ne pas entretenir la souffrance impliquée par le poker, on devient plus libre de soi-même, et on devient un meilleur joueur. L'ego prend cher, mais la réalisation n'est plus le règne de l'ego. C'est le règne de la Voie. La Voie, c'est accepter de mourir sans renoncer à vivre.

La réalisation dans le poker, c'est se rendre compte que le poker est un maître spirituel, parce qu'il nous apprend à vivre dans la liberté et la vérité. Si on ne se libère pas de nos pulsions, le jeu nous punit. Si on refuse de se regarder en face, le jeu nous punit. Je rappelle que le jeu peut punir d'une infinité de façons. Vous pouvez perdre, ne plus avoir le succès que vous aviez, ou le succès escompté. Vous pouvez aussi avoir du succès mais devenir une coquille vide en dehors du poker. Vous pouvez vous détruire la tête parce que vous devenez obsédé par le jeu et/ou l'argent.

Ce n'est pas excessivement clair, j'en suis désolé, mais ce sont des choses difficiles à exprimer, surtout qu'à ma connaissance très peu de gens ont le même genre d'approche que moi dans le poker. J'ai d'ailleurs très peu d'amis dans le monde du poker, et ai donc assez peu l'occasion d'affiner mes idées et de les confronter avec d'autres joueurs conscients de la beauté de leur pratique.

Je complèterai possiblement cet article, peut-être me faudra-t-il préciser la notion de réalisation. Sinon, je donnerai des méthodes pratiques que j'utilise pour développer ma conscience, dans le jeu et en dehors.



10 Commentaires


Commentaires recommandés

J'ai lu tes deux articles et finalement, ou te situes tu ? J'ai l'impression que tu as une image assez négative du jeu (conséquences, isolement, manque de valeur ajoutée ) mais qu'étant dedans, tu dois bien lui trouver des avantages sans y croire pour autant : oui on se réalise en jouant au poker, oui c'est une métaphore puissante de la vie et un foisonnement de sentiments violent et parfois contradictoire. Jeu d'équilibriste - funambule ?

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Hum question intéressante. J'ai pas tellement une vision négative du jeu, je trouve qu'il est tellement subtil et puissant que j'ai du mal à jouer à autre chose! Ce que je vois de négatif, c'est ce qu'on peut facilement s'y perdre. Ce que ce jeu a de spécial par rapport à d'autres, c'est le niveau d'implication émotionnelle qu'on peut y mettre. Du coup le poker devient vraiment une matrice de qui on est nous. Je trouve ça fou que le poker puisse être à la fois quelque chose qui peut enfermer et limiter la conscience humaine, mais aussi la permettre de s'affiner et de devenir plus sensible, plus honnête.

 

Je dirais que je vois le poker comme un révélateur de nos états intérieurs: du coup, même si parfois c'est un peu dégueu à voir, même si c'est souvent la tempête, je trouve ça fascinant. Je joue surtout online, mais quand je joue en live, sérieux c'est un sacré exercice pour moi de ne pas me faire entraîner par l'énergie intense qui rayonne à la table ; par ailleurs je suis attiré par cette énergie et m'en nourris. Ya une intensité dans le poker qu'on trouve dans peu d'activités. Je suis clairement accro à l'adrénaline ; après j'essaie de rester en contrôle à ce niveau là, et voir ce que ça m'apprend.

 

Bref c'est ambigu, mais ce dont je suis sûr c'est que j'adore le pokey :).

Ce que j'aime, c'est la mise à distance obligatoire pour rester performant: on se retrouve obligé de trouver des techniques pour ne pas se faire entraîner par tout ce qui se passe, et plutôt rester concentré sur la main / session en cours. Pour moi, ça implique de m'observer, et j'ai l'impression de grandir grâce à ça.

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De mon point de vue le poker peut faire grandir, mais comme ambition de vie j'ai toujours trouvé ça limité (et d'ailleurs beaucoup de pros insistent souvent sur l'idée de "retraite", cf ceux qui s'en mettent plein les fouilles). Ce que je trouve fascinant dans ce jeu c'est être conscient de la possibilité de bad run / tilt ; et pour autant oublier toutes ses résolutions une fois ingame. C'est ce que tu soulignes bien quand tu parles dans ton précédent article d'une main gagnée qui fait oublier tout le reste, pour en arriver à perdre peu de temps après ("un jour roi, le lendemain clochard"). Du coup je m'interroge surtout sur ce qui semble vraiment être l'attrait de ce jeu : l'adrénaline, plus que les gains en dur.  C'est certainement l'élément clé du jeu , que l'on ne trouve nulle part ailleurs - ni dans les émotions fortes, ni dans le sexe etc. C'est le vecteur de tout comportement perçu parfois comme irrationnel, comme si à l'adrénaline succédait son manque (les whines à répétition, l'impossibilité de quitter la table quand on a rdv, les joueurs qui viennent de ship un EPT/WPT et qui s'en carrent presque). Bref, plein de pistes en suspens. Réflexion très intéressante de ta part, en passant.

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Merci!

Jsuis assez d'accord avec ce que tu dis: 'comme si à l'adrénaline succédait son manque'.

Je crois qu'une clé possible de réussite et d'épanouissement dans le jeu est justement de voir ce cycle, et d'arrêter d'y rentrer. Mais c'est vraiment pas simple, et ça demande un effort soutenu surtout (suffit pas de comprendre en théorie, faut l'appliquer dans l'instant).

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Je te rejoins sur plein de points. J'ai la même vision. Juste un commentaire néanmoins. J'ai l'impression que tu prends ton cas pour une généralité ( certes partagée par un grand nombre de joueurs ). Non le poker n'est pas là pour nous enseigner la souffrance. Il est là pour te l'enseigner à toi, de la même manière que l'asiat que tu décrivrais dans la partie 1 est là pour expérimenter sa voie : la peur

Ce que je crois, c'est que le poker nous donne ce que nous avons besoin de vivre, au moment où nous y jouons. 

 

 

Modifié par natanoj

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Il y a 5 heures, natanoj a écrit :

Je te rejoins sur plein de points. J'ai la même vision. Juste un commentaire néanmoins. J'ai l'impression que tu prends ton cas pour une généralité ( certes partagée par un grand nombre de joueurs ). Non le poker n'est pas là pour nous enseigner la souffrance. Il est là pour te l'enseigner à toi, de la même manière que l'asiat que tu décrivrais dans la partie 1 est là pour expérimenter sa voie : la peur

Ce que je crois, c'est que le poker nous donne ce que nous avons besoin de vivre, au moment où nous y jouons. 

 

 

Totalement. 3 ans ont passe depuis ce post :)

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Superbe billet ! 

Je partage à peu de chose près cette vision également et je n'aurais pas mis de meilleurs mots pour décrire cette notion de réalisation.

Ca fait un moment que j'essaie de tirer des parallèles entre les leçons qu'on apprend dans la vie et qu'on peut retranscrire au Poker, et vis versa. Je pense qu'il y'a une tonne à dire sur cette "Voie" comme tu la nomme. Le Poker m'a appris à y voir plus clair dans ma vie, surtout au niveau de mes défauts. 

J'ai entrepris un voyage au bout du monde- au bout de moi même et plus je me connais/ m'accepte, plus j'augmente mes capacités au poker (et dans la vie). La corrélation est assez dingue. Bref, je vais pas m"étaler la dessus ici car à la base je voulais juste te dire un GG pour cet article !

Donc GG pour cet article M.SNEEZE !

Cheers

Modifié par NICEBET

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Le 30/04/2017 à 09:49, NICEBET a écrit :

Donc GG pour cet article M.SNEEZE !

Thank you dude!

C'est marrant parce que j'ai écrit cet article (et le précédent) ya 3 ans, j'ai fait de la route dans le poker depuis et sur moi-même aussi. Donc j'suis à la fois super intrigué de me relire et de me retrouver dans certaines choses, et en même temps de m'être bien distancié de certains visions du pok' développées ici.

 

J'ai très récemment écrit un article pour le numéro 2 de SoPoker, j'te cite un p'tit passage:

Citation

Le poker, ça n'a littéralement aucune importance, aucune profondeur. C'est qu'un jeu de cartes, on y met vraiment ce qu'on veut. Le poker n'a aucun sens. Il y a quelques années, j'écrivais sur mon blog 'Le poker est réalisation'. C'est pas vraiment vrai. C'est juste moi qui met de la réalisation partout. Dans le fait de faire la cuisine aussi, pourtant j'ai pas écrit des articles dessus.

Nous mettons du sens dans le jeu parce que nous sommes créatures de Sens (de direction), du pouvoir parce que nous sommes créatures de Pouvoir (de volonté).

Le poker c'est notre reflet.

 

 

:) Cheers

Modifié par Mr Sneeze

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