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11/07/12 : Voltiges en tous genres

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Le décalage horaire se fait de moins en moins ressentir, les réveils de plus en plus tardifs, je reprends de vieilles habitudes... C'est ainsi aux alentours de 13h15 que je rejoins Olivier pour aller déjeuner au Mesa, façe à la poker room du Caesars. On nous indique qu'il faut patienter un peu. J'ai rendez vous à 14h pour l'hélico, et pas question de le rater cette fois, donc je demande à la nana de l'accueil si c'est jouable de se faire servir dans les temps. Elle nous assied à une table ASAP.

Mouais ok tout s'éclaire. Vraiment une machine bien huilée cette ville. Ils te font toujours poireauter une dizaine voir une quinzaine de minutes avant de t'asseoir dans les restaurants des casinos, et ce alors même qu'ils disposent de nombreuses tables libres. Le but étant bien entendu d'inciter les gens à jouer en attendant, il ne faut donc pas hésiter à être un peu insistant pour éviter cette attente grand-guignolesque.

Un classique burger / frites / diet coke (pour la conscience) s'en suit, avec la particularité de voir notre serveur, Mike, manifestement ivre. C'est correct et relativement bon marché, et Mike fait l'animation, nous reviendrons. Je suis tenté de lui proposer d'aller se faire un craps, mais il faut que je file, Grand Canyon calling !

Sortie du casino, l'impression d'être une glace à la pistache passée au four, ou un sucre trempé dans un café. Je finis par trouver le point de rendez vous que j'avais manqué l'avant-veille, et y retrouve non sans un certain soulagement les autres qualifiés barrière ayant choisi ce jour de vol. Perdu parmi ces derniers, Comanche a pris la place d'Olivier qui, grand prince lui a filé "parce qu'il l'a déjà fait l'an passé". Sympa. Ce qui est bien c'est qu'il est presque plus tendu que moi (disons que je ne suis moi-même pas des plus rassuré en avion).

Une longue attente dans le bus sous un cagnard insoutenable (des records de chaleurs ont été atteints ce jour là) se profile alors, jusqu'à ce que le chauffeur du bus décide qu'il est l'heure d'y aller, et tant pis pour les absents. Le trajet jusqu'à l'aéroport est assez rapide, juste le temps pour Wally de me parler de ses nouvelles conquêtes, et nous entrons avec un plaisir non dissimulé dans les locaux climatisés de la compagnie en charge des vols en hélico.

Je m'achète une bouteille d'eau qui me semble tout simplement vitale, poireaute encore une vingtaine de minutes à attendre qu'on nous appelle, puis arrive notre pilote : "Group number two, group number two !". Here we go :) Il est jeune et à l'air sympa bien qu'il soit la caricature même du pilote à l'américaine, avec sa chemise blanche chevronnée et ses lunettes aviateurs - obv. Nous l'appellerons Maverick.

Quelques brèves explications de base plus tard (globalement, il semblerait qu'il soit dangereux d'ouvrir les portes en plein vol), nous avons le droit de prendre place dans l'appareil. Il faut cependant se plier aux consignes de Maverick, qui nous place en fonction de notre poid, "pour équilibrer l'appareil". Rassurant le mec ! Enfin, je suis à l'avant, c'est cool. Par ailleurs, les sièges sont absolument brûlants malgré un par-soleil installé dès l'atterrissage, ce qui donne une sympathique odeur de barbecue une fois tout le monde assis. C'est vraiment un put**n de Sauna, j'en viens presque à avoir hâte que notre hélico explose en plein vol suite à une défaillance moteur ou que Maverick se crash comme une m**de parce qu'il a bu trop de blue lagoon la veille.

On enfile les casques pour nous aussi nous mettre dans la peau de Goose, on rigole quelques secondes à coup de "Roger" et de "Copy that", et enfin, après quelques instants de pré-chauffe, il est l'heure de décoller. Nous pouvons observer l'hélico numéro 1 partir sous nos yeux, c'est assez impressionnant. En fait il semblerait que les pilotes mettent l'appareil dans un mode "piste" où l'hélico reste à environ 50cm du sol et peut être dirigé comme une voiture. Ainsi, nous survolons une route jusqu'à la piste, puis cette piste jusqu'à une zone plus dégagée où Maverick passe alors la seconde, non sans me remuer l'estomac.

Heureusement, le paysage vaut le coup d'oeil, c'est vraiment saisissant de voir tout cela de haut, que ça soit la ville en elle même ou même le désert. Du coup, trop occupé à regarder défiler le strip, le reste de la ville, les mines, le hoover dam et le lake mead pour être inquiété par le fait que je sois à 300m d'altitude dans une petite cage de verre et d'acier maintenue en l'air par des forces mystérieuses, c'est sans douleur ou presque (la soif se fait intense) que j'atteins le grand canyon.

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HooverDam

Pas de bol, il fait tellement chaud qu'il y'a de la brume de beau temps et de l'orage (nous avons même eu le droit à quelques grêlons - failli sauter de l'appareil quand on a foncé tête baissée vers ce menaçant nuage d'orage, mais je me suis souvenu des règles de sécurité, comme quoi ça sert parfois). Du coup la vue est moins bonne que ce que l'on pouvait espérer (notamment en terme de dégradés de couleur). De plus il y'a beaucoup de vent donc le pilote ne peut pas s'amuser à frôler les bords ou quoi que ce soit. Il a bien tenté à un moment de voler un peu plus bas dans une petite gorge, mais après avoir fait un trou dans le cockpit il a du renoncer.

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Grand Canyon Storm

Il est déjà temps de rebrousser chemin, nous n'avons plus de carburant. Ah ? Toujours aussi rassurant ce Maverick... En fait il est prévu dans l'itinéraire de nous poser sur une station de ravitaillement en plein milieu du désert. L'endroit est assez incongru, autant vous dire que le chauffeur n'a pas eu besoin de nous demander de ne pas trop s'éloigner de l'autocar ! Nous sommes tous en nage, il fait une chaleur à crever. C'est alors que Maverick choisit de dévoiler sa botte secrète : une glacière pleine de flotte. Thanks god, je t'aime bro. J'en bois une, en garde une pour la route, pose rapidement devant l'hélico puis remonte en selle.

Nous passons gobalement au retour par la même route qu'à l'aller, mais c'est l'occasion d'admirer les magnifiques couleurs que peut nous offrir le lake mead. C'est vraiment quelque chose ce lac... Réserve d'eau de Vegas, il est tout simplement ENORME, s'étendant à perte de vue. On peut y pêcher, y faire du ski nautique, ou tout simplement s'y baigner. Une vrai mer intérieure.

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Bordure du Lake Mead

Enfin nous revenons à la civilisation, c'est assez dingue de voir que du plein désert nous arrivons d'un coup à une ville aussi grande et active que Vegas. D'ailleurs le passage du désert à la ville est très brutal, les routes commencent à un endroit déterminé puis s'étendent à perte de vue :

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Désert à quelques centaines de mètres de la ville

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Début de la zone urbaine

Maverick nous offre un dernier petit kiff en survolant le Strip, où les grands hôtels défilent sous nos pieds. C'est vraiment sympa de voir Vegas sous cet angle, et ça nous en met plein les yeux avant d'atterrir, environ deux heures après être parti. C'était bien frais, notamment grâce à notre pilote qui nous racontait plein d'anecdotes concernant ce que l'on survolait, mais tout comme Olivier, je ne pense pas que je retenterais l'expérience de si tôt, je suis content de l'avoir fait, mais pour être honnête, j'ai quand même été un peu déçu. Et puis il parait que ça fait balla de toujours être déçu.

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Survol du strip - merci Maverick

Retour au Caesars vers 18h, la navette nous dépose cette fois devant l'entrée principale. Je souhaite good Luck aux deux qualifiés encore en course dans le main event, et je m'empresses d'aller prendre une douche bien méritée et de me changer pour la soirée. Nous nous étions donnés rendez vous devant la poker room avec Zozo et Olivier pour aller dîner, et tandis que nous attendons ce dernier, nous croisons XmoussX scotché devant un match d'UFC (c'est probablement le plus gros fan de ce sport avec ManuB sur le CP).

On discute un peu, le temps de comprendre qu'il est passablement énervé par le manque de passage de la serveuse, tente en vain de m'intéresser au combat, puis arrive Olivier, avec qui nous resterons un petit quart d'heure supplémentaire avant de nous décider à bouger pour dîner.

Clovis et Comanche sont au FatBurger dont Clovis nous parle avec émotion depuis plusieurs jours, et nous allons donc les rejoindre. Mouss tient à regarder la fin du match mais nous dit qu'il passera probablement un peu plus tard.

Le FatBurger est à l'autre extrémité du strip, en face du Monte-Carlo. Le taxi nous y amène sans problèmes, et nous pouvons découvrir ce lieu merveilleux. Bon, contrairement au In'n'out, ce fast-food est sur le strip, et les prix y sont donc 3 fois plus élevés. Cependant il y a plus de choix. En gros on peut prendre boeuf ou poulet, rajouter à notre guise bacon, oignons, salade etc, et surtout choisir la taille : Small, Normal, Large, XL ou XXL.

Clovis avait déjà tenté le XXL et nous a expliqué que même en une semaine il n'aurait pas réussi à le finir, donc on se contente tous d'un Large, et ça fera largement l'affaire pour nos estomacs si européens. Ayant envie de changer un peu, je tenterais le poulet, donc je ne peux pas vous dire ce que vaut le bon vieux fatburger au boeuf, mais le mien était bon, sans plus. J'ai clairement préféré le In'n'Out.

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xMouss nous rejoint pendant le repas et se prend à son tour un petit menu. On discute boulot, standard. Enfin c'est bien sympa, mais il est bientôt temps de partir. Zozo doit aller retrouver un pote qui vient d'arriver, Olivier et Clovis décident d'aller se faire une petite scéance photo dans le vieux Vegas, et pour ma part, j'ai rendez vous à 21h au Treasure Island avec Bobi pour aller voir "Mystère", le spectacle du cirque du soleil.

Tandis que les deux amateurs de photo prennent un taxi, nous partons à pied. Mais au bout de quelques minutes je commence à avoir peur de ne pas arriver à l'heure et décide de prendre un tacos à mon tour. Le problème de ce côté et à ce niveau du strip, c'est qu'il n'y a aucune taxi line en façade. Je suis contraint de rentrer dans le Planet Hollywood, de le traverser, et de descendre à la réception, où je pourrais enfin en prendre un, derrière l'hôtel donc.

Un groupe de personnes agées met une plombe à rentrer dans son taxi, avant de demander à en changer, et pendant ce temps, le mec en charge de la ligne d'attente (le métier le plus inutile du monde, il récupère 1$ de tip à chaque client juste pour lui dire "ok c'est bon avance" puis dire au chauffeur "to the T.I." alors que ça irait bien plus vite si on le faisait nous même) n'est pas foutu de caler des taxis en double file pour faire avancer la file qui commence à s'allonger dangereusement.

Du coup quand vient enfin mon tour, je décide de ne pas lui filer de tip. Je ne sais pas si je suis parano ou quoi, mais j'ai l'impression que les mecs ont un langage codé pour dire "lui c'est un conn**d, débrouille toi pour le faire raker" quand ils disent "to the T.I.", car après 8$ de course, on repasse devant le Planet Hollywood :lol: put**n de mascarade je commence à gueuler, le mec le prend mal et se met à griller tous les feux pour que je la ferme, standard.

Finalement à ma grande surprise il arrivera donc assez rapidement alors qu'il avait perdu 10 minutes à passer de la porte de derrière à la porte de devant du PH, et ce malgré un traffic des plus engorgés (j'ai vraiment cru que j'allais être à la bourre). Du coup je décide de croire en ce put**n de karma (what the hell, si y'a bien un endroit où faire des expériences de ce genre c'est ici) quand le compteur affiche 10$90, en filant 13$ au chauffeur, malgré l'immense tentation de filer 11$ pour le punir du début de course.

Ou intervient le karma là dedans me demanderez vous ? Et bien, il faut se souvenir que je suis broke, et que ces 13$ me font plutôt mal au cul, surtout que j'aurais probablement été aussi vite à pied entre l'attente et le trajet à la con. Du coup dès mon arrivée au T.I., je me rue sur une table de roulette pour jouer 20$ sur le noir. Obv je gagne et mon expérience est des plus concluantes. Ou alors la conspiration est plus grande encore que ce que je pensais, et quand a contrario on donne un bon pourboire, le chauffeur l'indique au portier qui transmet l'information aux croupiers. Makes sens.

NTMS : penser à faire une cure de désintox concernant le gamble.

Je pensais pas vraiment avoir ça en moi avant de jouer au poker, mais cette année c'est n'importe quoi. J'aime spew mes jetons aux slots, au craps, à la roulette, au chinese poker, au caribean poker, au reikjavic poker, au bowling, au beer pong ... N'importe où tant que je peux perdre un max dirait un psy. Et je ne m'en prive pas, même quand il me reste 80$ pour finir le séjour. C'est la faute de PS ça, avant qu'ils ne passent le mode d'attribution des points en Weighted-contributed, j'étais bien plus nit.

Je retrouve finalement Bobi à l'entrée du théatre. Il a la banane après avoir fait la session de sa vie au Bellagio. Il a même hésité à venir tant il ratissait sa table. Encore un peu et il se mettait en waiting list sur la Bobby's room... Comme tous les soirs, la salle est pleine, vraiment une belle machine que celle mise en place par Guy Lalibertée... Même l'attente entre l'ouverture des portes et le début du spectacle a été pensée, avec un clown des temps modernes qui distrait l'assistance en se jouant de quelques couples arrivant un peu plus tard que les autres, se faisant passer pour un ouvreur et traversant la salle de fond en comble avant de les placer de manière incongrue (j'aime ce mot).

Bon, nos places ne sont pas géniales, on est tout au fond de la salle, mais au moins on est face à la scène, et puis on voit malgré tout très bien ce qui se passe. Le spectacle est placé comme son nom l'indique sous le signe du mystère, l'ambiance générale est vraiment étrange, il s'en serait fallu de peu pour qu'on n'y comprenne rien :) Le show reste très impressionnant de par ses acrobates, et l'on passe un bon moment.

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Nous avons en gros eu le droit à toutes les acrobaties classiques de cirque, revisitées à la sauce Lalibertée. Les photos sont malheureusement interdites, mais entre les trapézistes, les férus de trampolines et les monteurs de poteaux, la troupe était énorme. Tout ce petit monde était habillé sur un ton médiéval/féerique dans de magnifiques costumes colorés, tandis que la bande sonore était assurée en live par un groupe de musique des plus complets. Un bon gros show familial, en somme. J'aurais préféré voir K ou surtout O bien sur, mais ne faisons pas fine bouche, j'ai passé un bon moment. Seul hic : je l'avais déjà vu il y'a 10 ans, et c'était exactement le même.

A la sortie, nous nous dirigeons inexorablement vers Kahunaville, un bar situé juste en face du Mystère theatre, où se déroule comme par hasard une exhibition de barmen à cet instant précis. Y'a pas à dire, ils sont doués pour nous pousser à la consomation ces enfoirés ! On admire un peu le show, puis convie Zozo et son pote à nous rejoindre. Une nouvelle fois il connaît quelques problèmes pour prouver qu'il a l'âge requis pour entrer, mais il avait prévu le coup et sort son passeport. C'est son pote qui en subira les conséquences et devra se taper un A/R au Mirage.

Bref, une fois ce léger détail réglé, on se fait quelques cocktails, ce soir c'est moitié prix donc on ne se prive pas, et après une petite heure, tandis que Ferdi, revenant tout juste de son road trip, préfère se coucher à se joindre à nous, Olivier et Clovis nous rejoignent. Nouvelle tournée, puis il est grand temps. Grand temps d'appeler le Rhino. Une limo viendra nous chercher devant le Mirage dans 10 minutes. Parfait. C'est jamais que la quatrième fois du séjour que je pense aller au Rhino, mais comme disait le message dans le fortune cookie de la semaine dernière : "Si jamais deux sans trois, la quatrième sera la bonne".

Malheureusement, le devoir appelle Clovis, même à 1h du mat', ça me rappelle SpiderMan et ses grandes responsabilités, et il doit nous laisser pour aller retoucher une vidéo. Xmouss à qui nous proposerons de venir est en plein beerpong avec CrocMonsieur et ManuB et ils ont d'autres plans (dommage ça aurait eu de la gueule de se faire parrainer par ManuB au Rhino) et le pote de Zozo va lui se coucher car il vient d'arriver, vanné. Dommage, ils n'auront pas la chance d'entrer dans l'escalade ornée d'un beau Rhino qui nous attend dehors :

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La voiture est classieuse, petit son de club à l'intérieur, chauffeur jeune et sympa, et en moins de temps qu'il n'en faut nous arrivons à destination. Le trajet est offert par le Rhino (ils savent bien que vous allez claquer bien plus une fois à l'intérieur), mais il est de coutume de laisser un bon pourboire au chauffeur. Allons y pour 5$ par personne. L'entrée ressemble à celle d'un nightclub newyorkais, avec une sorte de tapis rouge et plusieurs videurs / physios tandis que nous sommes les seuls à l'entrée.

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C'est assez intimidant au départ. Des nanas à couper le souffle un peu partout, on ne sait tellement plus où donner de la tête qu'on a l'impression qu'il y'a plus de danseuses que de clients. Une put**n de boite de chocolats, on ne sait pas quoi choisir, trop de choix, du blanc, du noir, aux noisettes, à la pistache, avec liqueur, sans liqueur, avec cerises, sans cerises ... il m'aura fallu le temps mais je comprends enfin le film Forrest Gump.

La musique est la même qu'en club. Je repère une scène centrale, d'une vingtaine de mètres carrés, disposant de barres de strip tease et où se produisent deux danseuses, un bar où une bouteille de champagne semble coûter le prix d'un appart downtown, et un cashier, où je me rends pour changer un billet de 20$ en billets de 1$, une petite idée derrière la tête. En effet le plus simple me semble être de s'asseoir au bord de la scène principale, pour prendre un peu la mesure de la chose.

Je trouve un fauteuil agréable où m'installer, stratégiquement placé, au coin entre deux allées de passages où défilent des rhino's girls, et bien entendu le long de la scène. Libre à moi alors d'admirer le spectacle tout en sirotant un bacardi&coke. Les deux danseuses se trémoussent une première fois en sous vêtements le long d'une chanson, puis font tomber le haut lors d'une deuxième, avant de rendre la scène aux deux prochaines. Pendant ce temps, elles se dirigent avec plus ou moins d'entrain vers les spectateurs avoisinants (moi par exemple) qui se font un plaisir de leur glisser un billet ou deux là où ils le peuvent.

La lumière tamisée, la tenue affriolante de ces dames, leur courbes irrésistibles et leur façon de bouger les mettent vraiment en valeur, et c'est dur de les quitter des yeux. Pendant que ces deux là dansent pour nous, donc, que ça soit avec ou sans poll bar d'ailleurs (certaines font des trucs assez impressionnants btw), les autres parcourent la salle à la recherche d'un client, proposant des lap dances à 20$, le temps d'une chanson.

Leur technique est des mieux rodées, elles arrivent avec une démarche assurée et sensuelle, te caressent délicatement l'épaule ou la chevelure en te glissant à l'oreille des petits mots doux genre "Salut beau gosse, tu veux que je danse pour toi ? T'es trop mon genre de mec, ça me ferait vraiment plaisir !". Parfois même une autre arrive en même temps "Ah non c'est mort, le petit frenchy il est pour moi il est trop cuuuuute".

Un peu l'impression de tourner une pub pour Axe. En gros, le feeling que ça procure correspondrait à peu de choses près à ça :

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Bref, elles sont vraiment très douées pour faire craquer le commun des mortels. Après un ou deux refus (je suis broke, m**de) auprès de quelques filles d'europe de l'est, je finirais par emprunter quelques $ après qu'une américaine m'ait fait une lap dance gratuite "pour que je ne parte pas sans avoir essayé". Bon emprunter du fric pour un strip m'a un peu donné la même sensation que de 4bet + cbet OOP xTof59x avant de giveup turn, mais ce sentiment s'est vite évanoui dans une paire de boobs.

Rapidement, des nanas semblant de plus en plus attirantes (les hormones travaillent) pop up de partout et proposent de passer un peu plus de temps avec elles dans la VIP room, pour 100$. Il s'agit en fait d'une salle avec plusieurs box où les clients ont le droit à une lapdance plus longue (par tranches de 15 minutes) et topless, à l'abris des regards indiscrets contrairement à celles à 20$ qui se font dans la salle principale.

Vous l'aurez compris mon portefeuille était à nouveau vide (comme pour la plupart des hommes franchissant les portes de sortie de ce piège machiavélique) et il était grand temps de rentrer. La puissance de cette "industrie" m'a véritablement impressionné, le fric spew dans cette boîte est tout simplement monstrueux. A vue de nez, une fille doit se faire là bas entre 2000$ et 5000$ par soir, sans parler des hypothétiques extras, dont elle reverse probablement la moitié au Rhino. Not too shaby...

En tout cas c'était vraiment un truc à faire, c'est quelque chose d'assez unique. Par contre vu la machine que c'est je pense qu'y aller bourré et avec une carte bleue en état de marche est une très mauvaise idée :lol:. Curieux de voir ce que le Saphire (et le Treasures, apparement) peuvent avoir de mieux que ça, en dehors de la taille du club (c'est vrai que le Rhino n'est pas très grand in fine).

Petit tacos de retour, qui ne se privera pas de nous proposer un arrêt supplémentaire (tu m'étonnes, à la sortie de cet endroit il doit avoir un sacré taux de succès), et arrivée au Caesars sans encombre. Bien content d'avoir fini par découvrir le Rhino, je serais quand même heureux de retrouver le chemin de mon lit après cette éprouvante journée.

Faites de beaux rêves !



2 Commentaires


Commentaires recommandés

Superbe article.

Superbes photos.

Me suis étouffé avec:

Bon emprunter du fric pour un strip m'a un peu donné la même sensation que de 4bet + cbet OOP xTof59x avant de giveup turn, mais ce sentiment s'est vite évanoui dans une paire de boobs.

Encore, on en veut encore plus.

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