Aller au contenu
Ce billet
  • billets
    63
  • commentaires
    839
  • vues
    614 563

Joueur de poker : le bilan

ArtPlay

6 493 vues

Salut à tous,

Ca fait maintenant un petit bail que je ne joue plus pour gagner ma vie, et que j’ai promis de faire un report sur ma vie de chôm… branl… grinder ! Ce jour, le 24 juin 2010 à 7h52 en gare de Lognes, RER A, je m’y colle enfin.

Mon parcours

Mars 2008, je lis sur un forum quelconque, pas spécialement de poker, et absolument pas adressé à mon intention : « allez pas sur ClubPoker, c’est que des noobs ». Ni une ni deux je m’y rends, et avec mon tout petit niveau (à l’époque j’avais dû jouer environ 10kh entre la NL2 et la NL10), je me mets à lire les forums, en particulier stratégiques. Bien entendu, à l’époque je suis en stage de fin d’études.

Juillet 2008 mon stage s’achève. Depuis j’ai pas mal appris en lisant les forums stratégiques 5h par jour depuis 5 mois, j’ai même réussi à me monter une petite bankroll d’environ $1.800 en jouant en 5-card-draw limit, jusqu’en $3/$6. Je décrète unilatéralement que mon stage était vraiment nul (j’y avais réellement mis du mien, pourtant ). Après tout ce temps passé à lire les forums stratégie, et à distiller mes précieux avis sur les sujets de NL100 alors que je n’ai même jamais joué en NL25, je me dis que si les mecs qui postent des sujets aussi pourris sont capables d’être gagnants à ces limites, je le suis moi aussi – c’est une constante : je me crois souvent plus malin que tout le monde. J’effectue 2-3 calculs dans ma tête, en NL100 je dois pouvoir dégager des gains substantiels, et je n’ai pas envie de travailler. Vendu.

Novembre 2008 : j’attends que ma copine trouve un job, on emménage, et je deviens un grinder de la NL25. Je profite d’ailleurs de ce billet qu’elle ne lira jamais ( 8|) pour la remercier d’avoir accepté un truc pareil, à sa place je me serais envoyé chi**. Mon objectif à l’époque : je prends 2009 pour jouer, et si à la fin je ne suis pas gagnant de plus de 100k$, je me trouve un boulot, histoire de pas me retrouver avec un diplôme totalement inutile et sans porte de sortie.

Décembre 2008 : après des débuts laborieux (j’ai même dû demander à un pote de m’aider à régler mon jeu, cette honte) je passe en NL50.

Janvier 2009 : fort d’une bankroll astronomique de $4500, j’effectue mon premier cashout, $500. Je suis le roi du pétrole. Je passe en NL100.

Mars 2009 : avec près de $10.000, j’attaque la NL200. Bientôt j’ai une mauvaise série, ponctuée par ma première journée à -1k. Je me fâche tout rouge (oui, oui), cashout la moitié de ma bankroll et repars grind le 5-card-draw pendant deux mois, parce que la variance c’est vraiment trop nul.

Mai 2009 : après avoir regagné $10k en 5CD, je retourne vers le hold’em, en NL100 naturellement : 140BI de bankroll ne sont jamais de trop.

Jusqu’en mai 2010 : je continue de grind le NLHE, en passant d’abord par le fullring histoire de m’assurer de rester un énorme nit. Après avoir joué avec succès jusqu’en NL400€ (ok, 1000 mains, mais quand même), c’est le drame, je trouve un job alors que je commençais à faire 1-2 mois à $10k.

Micro-résumé pour les feignasses :

- 30k$ de gains en 2009

- $30k de gains sur les quatre premiers mois de l’année 2010

- Un pétage de plombs en mars 2009 parce que je me voyais déjà millionnaire et que j’ai vécu le DRAME de perdre 1k$ en une journée (soit 5 buy-in, mon dieu quelle horreur).

Retour sur la vie de grinder

Plein de choses me viennent en tête pour en parler. Plutôt que d’essayer de structurer ça comme une dissert’, je vais juste dire ce qui me passe par la tête et détailler après.

- C’est pas bien difficile…

… d’un point de vue pratico-théorique (hum…). J’entends par là que je pense qu’énormément de gens sont capables d’en vivoter. Dégager 4.000$ par mois en NL100 une fois qu’on a l’habitude de jouer, ça ne demande pas des trésors d’assiduité ou de génie. Et c’est déjà deux fois plus que ce que gagne la moitié de la société française.

« Ca ne permet pas de vivre décemment ! », j’entends déjà les râleurs. En fait ça ne permet pas de planifier décemment d’en vivre à long terme. Mais c’est une excellente solution court terme. Même maintenant que j’ai trouvé un vrai travail, avoir l’assurance de pouvoir le quitter demain et retourner me faire mes 3-4k par mois sans forcer, sous ma limite de confort, en bossant 4h par jour, c’est quand même un sacré confort. Rien que grâce à ça, je ne pense jamais me sentir enchaîné où que ce soit. Et même après avoir arrêté, ça contribue déjà en grande partie à mon bonheur.

- … mais ça pose quand même des problèmes

J’ai eu la chance pendant toute ma période de jeu de pouvoir compter sur le soutien moral et financier de ma chère et tendre (1800€ net par mois, 750€ de loyer, heureusement cela dit que j’ai pas trop tardé à être dans le vert). C’était je pense une condition sine qua non de ma réussite, en raison de deux facteurs.

• Déjà j’ai décidé de me lancer en jouant en NL25. Autant dire que je risquais pas de pouvoir m’auto-entretenir financièrement.

• Ensuite et surtout, parce que la variance tue. Vous le savez tous, et pour beaucoup d’entre vous sûrement mieux que moi qui ai été relativement épargné de ce côté-là. Toujours est-il que quand j’ai fait mon seul mois négatif, ben j’étais sacrément pas bien. Je pense que si j’avais eu en plus à payer un loyer, j’aurais été me faire passer sur une femme sur un forum de poker pour rechercher des life-stakers (Camelia2222, si tu me lis…)

Autant dire que si jamais vous souhaitez faire l’essai de jouer à plein temps pendant quelques mois je vous conseille d’avoir une assise financière stable pour ne pas avoir à vous en soucier. Ou bien c’est encore un facteur qui sera contre vous (et ils sont déjà nombreux)

- C’est pas facile tous les jours

Alors oui, le jour où vous gagnez 2k, vous êtes content. Le lendemain où vous en perdez 1.5 pourtant, vous êtes paradoxalement beaucoup plus énervé que vous n’étiez heureux la veille (pour ma part ça tient aussi au fait qu’en général j’ai joué 10 fois plus longtemps pour en arriver à ce résultat).

Mon humeur était souvent assez changeante au quotidien, et ce n’était pas forcément à vivre pour mon susdit soutien financier (heureusement ceux qui la connaissent savent que même avec un job régulier elle est pire – c’est une femme 8| - donc ça ne se passait finalement pas trop mal. Mais rien que pour vous, même si vous êtes un ermite, il y a de nombreux moments où vous êtes loin d’être joyeux. Et dans la mesure où vous avez choisi ce « job » pour être heureux, c’est quand même dommage.

- Pour vivre heureux vivons en nit

En conséquence de ça, et après avoir broyé du noir lors de l’épisode où j’ai cashout la moitié de ma bankroll pour repartir en NL100, j’ai eu une révélation. Pourquoi m’escrimer à vouloir à tout prix monter de limite extrêmement vite, quitte à me stresser et à me rendre malheureux en cas d’échec, alors que je pouvais tout simplement attendre d’être à l’aise.

A partir de là, et ayant réalisé que je n’avais pas besoin d’être en NL1k d’ici 3 mois pour être heureux, j’ai beaucoup mieux vécu ma situation, et paradoxalement, ne plus me focaliser sur « il faut que je move up » m’a aidé à me concentrer sur l’essentiel et à progresser. La montée s’est faite tout naturellement. Et quand j’en suis venu à faire mon premier mois à 10k$ (en février 2010), plutôt que de me dire « eh ! je vais moveup pour me faire encore plus de thunes ! », je me suis dit que j’étais plutôt bien avec 10k$ / mois (on le serait à moins), et que vouloir briguer plus ne risquait que de me rendre durablement malheureux (en imaginant par exemple que je perde 5k$ le mois suivant.)

Je sais néanmoins que les deux psychologies existent. Certains vont vouloir jouer beaucoup pour monter vite et haut, dans l’idée de mettre un maximum de côté. Je ne les en blâme pas, j’avais la même idée à la base. Seulement j’ai réalisé que le moral ne suivait pas (le niveau non plus peut-être) et j’ai choisi une approche plus conservative. Je lisais récemment un post, je crois de NLegend – le choriste aux dents longues – qui disait que beaucoup de grinders avec lesquels il avait pu parler n’étaient finalement pas heureux. Je pense que ça peut aussi être lié à cette façon de procéder, de chercher d’atteindre les sommets pour ne plus avoir à en redescendre. C’est peut-être l’idéal pour les happy fews qui atteignent leur objectif, mais je pense que la grande masse qui échoue (plus par manque de réussite que par manque de niveau souvent) se retrouve très frustrée et pas forcément heureuse. Alors même que leurs résultats sont souvent néanmoins excellents.

- Gardez le rythme

Si jamais vous envisagez d’embrasser pendant un temps cette activité, un autre aspect à mon avis crucial est de s’efforcer de garder un rythme de vie normal. Pour ma part je me suis efforcé de me calquer sur les horaires de ma compagne (en me levant même à 8h pour faire le petit déjeuner, la dèche put*ain), et de faire une session le matin, une l’après-midi (avec une pause de 3h entre les deux tout de même)

Se forcer dans une certaine mesure est à mon avis capital, car jouer pour gagner de l’argent quand c’est vous le faites 5h/j est finalement moins amusant que de se lancer des tables pour le seul plaisir du jeu. Beaucoup moins. C’est même fréquent de n’être pas motivé, mais pour ne pas devenir une superlarve, il faut tâcher de passer outre, tant que ça n’affecte pas votre qualité de jeu.

Si je devais résumer les éléments les plus importants pour réussir une « césure » poker, je dirais :

- Discipline

- Cadre stable

- Minimum syndical de compétence au poker : même sans être un crack parmi les cracks, avec du volume vous devriez être gagnant.

- Et puis re-discipline, parce que c’est je crois le plus important. En un peu plus d’un an de poker, je n’ai pas dû spew plus de 3-4 BI. Je n’ai pas un jeu extraordinaire, en particulier je n’aime pas les situations à forte variance et cela m’amène – parfois – à être légèrement weak et à ne pas aller au bout de mes reads. Mais ma discipline a compensé ça et m’a permis d’être malgré tout largement gagnant. Ne la considérez jamais comme moins importante que votre niveau général.

Retour à la vie civile

Depuis début mai donc, j’ai trouvé un emploi dans une petite SSII (70 salariés) qui a la particularité de placer l’organisation du travail au dessus de la technique pure. Bon, ça a l’air bien dit comme ça, et surtout ça a l’air bien pour quelqu’un comme moi qui ne souhaite pas devenir technicien.

En pratique ce n’est pas le boulot de mes rêves, mais ce n’est de toute façon pas le sujet, donc ne nous étendons pas plus là-dessus. Le point intéressant c’est comment s’est passé ce retour aux semaines de 39h + 15h de transports (dédicace à tous les galériens du RER A, kikoo PonceP) depuis les semaines de 5 x 4h à domicile.

Eh bien en fait … Plutôt pas mal. Je ne vous cache pas que la première semaine a été difficile, en particulier rentrer décalqué à 19h30 en ayant qu’une seule envie, me mettre au lit à 22h – ça ne me change pas diront les mauvaises langues – il ne reste pas grand-chose de votre vie après ça.

Dès la deuxième semaine en fait l’adaptation était déjà réalisée, et j’avais finalement en dormant moins davantage d’énergie : 4h de poker quotidiennes ne sont finalement pas forcément moins usantes que 12h au boulot et dans les transports. J’ai aussi rapidement réalisé la chance que j’avais : si un jour mon boulot me fait trop ch*ier, je me casse et j’aurai toujours une source de revenu à portée de main. Quand je discute avec certains collègues qui se sentent prisonniers de la boîte, parce qu’ils n’ont rien sur quoi se retourner, je prends conscience de la liberté que ça m’apporte, même si je n’aurai peut-être jamais besoin de la saisir (enfin … je dis juste ça desfois que ma patronne lise ce billet, on peut rêver)

Plein d’énergie donc, et de temps libre dans le RER, j’ai décidé de me lancer dans un projet qui va tous vous faire hurler : la rédaction d’un eBook pour apprendre aux milliers de fish français à jouer. Je m’ouvre au marché et je deviens moi aussi commercial, à l’image des maléfiques WebMaster et WebDesigner (ils sont très très méchants, ils passent des pubs Winamax). Bon, rassurez-vous, la cible du livre ne sera pas uniquement les débutants complets. Les microstakes grinders jusqu’à la NL50 devraient également y trouver des informations pouvant impacter positivement leur jeu. En effet, mon objectif étant de faire d’un débutant complet un gagnant en NL100, tous les joueurs dans ce scope y trouveront leur compte. Mais je vous en dirai davantage dans un prochain billet.

Bilan

J’ai un job, de l’argent en banque, un projet commercial, un « secteur d’activité » vers lequel me tourner si un jour je ne sais plus vers quoi me réorienter. Pas grand-chose à améliorer, malgré un an et demi à jouer au poker et à passer pour un dépravé dans la bonne société (dites que vous vendez de la drogue plutôt que vous jouez au poker, vous serez perçu comme plus respectable), je suis parfaitement heureux dans ma vie.

Pour autant, je déconseille à 99% des gens qui s’adressent ou pourraient s’adresser à moi de tenter la même aventure. Les critères les plus rédhibitoires que je vois et qui me font vivement déconseiller de tenter de vivoter du poker :

- Les étudiants qui comptent arrêter leurs études, soit de manière définitive, soit sans avoir planifié quoi faire sous une durée déterminée (un an, deux au mieux) : on ne sait pas de quoi demain sera fait – le beau poncif – et un diplôme est un sésame nécessaire si on souhaite pouvoir se retourner vers autre chose.

- Les gens qui n’ont pas une situation financière saine

- Les gens qui n’ont pas une expérience suffisante du poker – sous une forme ou une autre – en particulier qui n’ont aucune conscience de la violence de la variance. Qui monotablent aussi éventuellement (rare !)

- Plus rarement, les gens qui ont de manière évidente d’énormes lacunes techniques. Il y en a peu, mais ça arrive.

- Les gens qui s’imaginent qu’un gain moyen de 1500$/mois constitue une solution durable pour vivre (corollaire de la forte variance)

- Les gens qui pensent que ce sera facile.

- Les gens qui sont seuls. Avoir de l’entourage est important à votre bonheur et à votre santé mentale, et devenir professionnel de poker sur internet ne va pas vous aider.

Par contre, si vous avez un job qui vous saoule, 10.000€ de côté (ou une compagne arrangeante 8|), une bankroll de 4000$, que vous jouez en NL100, que vous pensez avoir une marge de progression … Lancez-vous. Au pire inventez sur votre CV que vous avez passé 6 mois à Londres pour accompagner votre compagne (testé et approuvé) si vous craignez le « trou ». Vous ne risquez rien. Mais vous avez tout à gagner.



47 Commentaires




Commentaires recommandés

J'ai tout lu !

très intéressant mais bizarrement n'aide pas à faire le choix...

Je viens de perdre un job bien payé dans l'informatique également.

pour l'instant, je n'en trouve pas d'autre.

Etrangement, me taper mes 3h de grind 3 fois par semaine après le TAF ne me dérangeait pas (loin de là). Par contre, l'envie de jouer est partie en même temps que le job

Merci en tous les cas pour ton retour d'expérience.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

nice job ... Je passe de temps en temps sur ton blog et je le trouve bien fait.

Beaucoup de joueurs pensent gagner bcp d'argent avec le poker mais ne se rendent pas compte des "à coté" que tu décris.

Je suis pour ma part dans la 2ème catégorie mais sans la BR :poke: et il est clair que si un jour je gagne de l'argent via le poker, cela devra rester un + et ne pas devenir l'essentiel

Good Luck pour ta nouvelle vie pro :up) mais comme au poker, il y aura des moments durs.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Article extrêmement intéressant. Je me suis également rendus compte que vouloir mouv-up trop rapidement était une erreur -ma zone de confort étant la NL50-

J'attend donc maintenant d'avoir 200BI avant de mouv-up :embrouille:

Sinon j'ai une question technique spécialement pour un nit : est-ce que tu penses que c'est ev+ de jouer les coinsflip ? 8|

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Article & blog trés sympa à lire. Ca donne des informations et un point de vue intéressant .

Fais mois signe si l'envie te reprend de faire progresser des gens bénévolement x).

Bonne continuation pour ton taf

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Très intéressant et bien pensé/écrit.

Etant pro actuellement, et ayant bossé 6 années aussi, j'aimerai bien avoir tes sentiments après qq années de taf.

Sinon, t'es pas titiller par le fait de te dire que tu pourrais gagner genre le double en jouant au poker à l'heure actuelle et éventuellement plus encore si une as une marge de progression?

Tu joues encore un peu en temps libre pour garder la forme?

Bon we maintenant que tu sais ce que çà veut dire :afro:

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

"je n'ai jamais spew une cave"

mouais tu as un peu romancé ton parcours non? :P

Tres sympa à lire et comme dit au dessus, un mec qui joue jusqu'en 3/6 en 5CD a surement plein de chose à nous apprendre

comptes tu vendre ton ebook ?

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

intéressant, je suis dans le même cas que toi. Perso j'ai décidé de voyager pour combler le manque de vie sociale lié au statut de joueur pro. Partir avec des potes grinder en Thaïlande ou a bali est très motivant et enrichissant.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Billet vraiment plaisant et instructif, je t'en remercie!

Bon courage pour l'Ebook que j'ai hâte de lire!

GL pour le job (cherche à moveup au sein de la boîte)

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

oh put**n, l alcool vient d me faire vomir( si si) , mais j pense vraiment qu t es un mec bien

gl

ps: et si on a payé sa baraque , qu on a 50k de côté et que la france a décidé que les joueurs de poker étaient des addicts , même si on gagne 3 sous régulièrement malgré un boulot de m**de bien payé qui nous emm**de , on fait quoi? aucun intérêt à la question j ai l impression, tant pis...bonne chance à ta femme

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

très bon article..Je suis né 20 ans trop tôt...

Quel est la part de rackback dans ces revenus et comment envisager la même progression sans celui-ci dans le nouveau contexte actuel franco-français?

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Yop,

merci à tous pour vos commentaires, c'est toujours agréable d'avoir un retour.

Chico,

Etant pro actuellement, et ayant bossé 6 années aussi, j'aimerai bien avoir tes sentiments après qq années de taf.

Tu ne les auras peut-être jamais :). Pour être tout à fait honnête, je ne m'imagine pas pour l'instant bosser plusieurs années de suite, du moins pas comme salarié (peut-être changerai-je d'avis si je trouve le job de mes rêves). Je trouverai bien autre chose à faire je pense (donner des cours, vendre de la drogue, prostituer ma femme, écrire des ebooks ... 8|)

Sinon, t'es pas titiller par le fait de te dire que tu pourrais gagner genre le double en jouant au poker à l'heure actuelle et éventuellement plus encore si une as une marge de progression?

Un petit peu parfois quand je parle argent avec mes potes (qui bossent tous depuis 2 ans et sortent de bien meilleures écoles que moi). Je me dis "bon si je jouais au poker je gagnerais 3 fois plus qu'eux quand même". Puis bon, j'arrête de vouloir être un conn*ard, et je me rends compte que je n'ai pas vraiment besoin de tout l'argent que je pourrais gagner.

Tu joues encore un peu en temps libre pour garder la forme?

Pas vraiment. Je me suis forcé à lancer une session en NL100 récemment. J'ai perdu 50$ en ayant pas vraiment envie de jouer, et avec ma psychologie de débile, j'ai dû jouer 4h pour revenir positif. J'ai du mal à voir le poker comme un loisir après en avoir vécu.

Sky,

J'ai oublié : à quand un article sur le 5CDL ?

Hmmm, quand ça intéressera des gens et qu'on y aura à nouveau droit en France :D

Billou,

"je n'ai jamais spew une cave"

mouais tu as un peu romancé ton parcours non?

Je n'ai pas dit ça, c'est toi qui romances :D J'ai bien dit 3 ou 4, et c'est un chiffre précis puisque j'ai même en tête chacune des situations.

(6bshove QJs parce qu'il avait min5b, shove 67 en 3b pot 150 deep sur 826, 5b shove A8s parce que je m'étais fait 4b pour la deuxième fois (demispew, ça aurait pu passer), call un overbet avec une flush sur une obv doublettefull river)

comptes tu vendre ton ebook ?

Oui. Je suis pas encore certain du prix, mais ce sera raisonnable, sûrement de l'ordre de 15-20€.

Luluroyal,

oh put**n, l alcool vient d me faire vomir( si si) , mais j pense vraiment qu t es un mec bien

gl

ps: et si on a payé sa baraque , qu on a 50k de côté et que la france a décidé que les joueurs de poker étaient des addicts , même si on gagne 3 sous régulièrement malgré un boulot de m**de bien payé qui nous emm**de , on fait quoi? aucun intérêt à la question j ai l impression, tant pis...bonne chance à ta femme

Hmmm, j'ai rien compris.

Dessoûle ? :D

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Odil-de-ray

Quel est la part de rackback dans ces revenus et comment envisager la même progression sans celui-ci dans le nouveau contexte actuel franco-français?

J'ai plus les chiffres en tête mais je crois entre 10 et 15k de rakeback.

Pour ce qui est du nouveau projet de loi je me fais pas un souci monstrueux, et personnellement avant de m'inquiéter outre mesure j'attends de voir ce qu'il va en être réellement. On voit ça demain :)

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant

English
Retour en haut de page
×