lundi 7 mai 2018 à 9:49
EXCLU

Runner up du WPT Seminole Hard Rock Poker Showdown le mois dernier, Faraz Jaka est un joueur qui assume totalement sa facette originale et excentrique. Gaëlle rêvait de longue date de s'entretenir avec le champion américain. La lecture de son interview vous est chaudement recommandée !

Faraz Jaka
(crédit : CardPlayer)

Salut Faraz et merci d'avoir accepté de répondre aux questions de Club Poker. Tu as récemment atteint la seconde place du WPT Seminole Hard Rock Poker Showdown en Floride. Comment se passe ton année pour le moment ?

Oui, cette deuxième place était assez incroyable. D'une manière générale, atteindre la seconde d'un WPT est quelque chose de génial. Mais là ça l'était encore plus car je ne joue plus à plein temps, et ce genre d'opportunité devient donc plus rare. J'étais vraiment très content. D'habitude, je suis un peu déçu pour tout autre résultat que la victoire. Là ce n'était pas le cas. C'est peut-être aussi lié au fait que j'avais entamé la table finale en sixième position.

 

Pourquoi cette décision de ne plus jouer à temps plein ? Quels sont tes autres centres d'intérêt aujourd'hui ?

J'ai lancé un site de poker au Brésil : CheckRaise.com.br. C'est un site en argent réel et qui ne vise que le marché brésilien. Je travaille dessus à temps plein depuis un an, avec mes partenaires qui sont des gars très talentueux de la Silicon Valley. Je ne dors pas beaucoup, je dois travailler en moyenne 50 heures par semaine. J'ai juste assez de temps pour prendre une douche et manger ! Et puis une fois tous les deux mois, je m'accorde une petite parenthèse et je m'éclipse pour jouer au poker.

 

Tu voyages donc très souvent au Brésil, où le poker est actuellement en plein boum. Comment est née cette histoire d'amour avec ce pays ?

On réfléchissait au lancement de notre site, et le choix du Brésil s'est imposé pour plusieurs raisons. Comme tu l'as dit, le poker explose là-bas. Il est d'ailleurs considéré comme un vrai sport mental dans ce pays. On y trouve du poker partout : dans les centres commerciaux, dans les stades... Partout ! Tout le monde est très passionné, c'est un endroit génial pour démarrer un site. Et j'ai aussi pas mal de fans là-bas. Quand j'ai entendu ça, j'étais un peu surpris, je ne comprenais pas... Et puis j'y suis allé. Je pense tout simplement qu'il y a quelque chose dans le style de jeu des Brésiliens qui résonne avec mon jeu. Ils aiment les gros hero calls, les gros bluffs... C'est plutôt mon style de jeu. Je me suis vraiment beaucoup amusé là-bas. Et j'ai aussi eu la chance de dominer pas mal de parties privées avec des locaux.

 

Comment décrirais-tu la mentalité brésilienne ? Qu'est-ce qui diffère par exemple du milieu du poker aux États-Unis ?

La première chose, c'est qu'ils voient vraiment le poker comme un sport. Ce n'est même pas une question là-bas : c'est un sport. Quand je participe à des parties privées, tout le monde à des maillots d'équipe, des noms de team... C'est tout à fait normal, c'est leur état d'esprit. Ce serait vraiment super si c'était comme ça partout. Ce serait tellement mieux pour le jeu. Dans la mesure où c'est considéré comme un sport, il n'y a absolument aucun a priori négatif sur le jeu et les joueurs.

 

Pour en revenir à ton parcours personnel, il paraît que ton apprentissage de la gestion de bankroll a été plutôt compliqué. Tu peux nous en dire plus ?

En fait j'avais 19 ans quand j'ai découvert le Hold'em. J'ai disputé mes premières parties dans les dortoirs de la fac. Et puis j'ai commencé à jouer en ligne et j'ai monté environ 10 000 $ sur les six premiers mois. Ensuite il y a eu une semaine où j'ai gagné 127 000 $. J'étais un gamin et je jouais déjà les plus grosses parties de l'époque. J'étais sur le toit du monde en train de compter le nombre de millions que j'allais accumuler… Et puis l'année qui a suivi, j'ai beaucoup perdu. J'ai même contracté des dettes. C'était une période très difficile. J'ai été très déprimé et j'ai même dû quitter la fac durant un semestre à cause de ça.

Mais a posteriori, je me dis que c'est sans doute la meilleure chose qui me soit arrivée. J'ai beaucoup appris de cette expérience. Je pense que les périodes difficiles qu'on traverse dans nos vies peuvent aussi bien nous briser ou nous rendre plus forts. C'est ce qui m'est arrivé plusieurs fois dans ma vie. Quand j'ai connu des expériences difficiles, ça m'a au final rendu plus intelligent et plus sage. Maintenant, je vois ces épreuves comme des chances, des opportunités. Certaines personnes essaient d'éviter ces situations à risque qui peuvent les mener à l'échec, mais en les évitant elles ne se donnent pas l'opportunité de grandir.

 

Tu n'as pas joué en ligne très longtemps. Tu t'es vite tourné vers le live.

J'ai rapidement commencé à jouer en live, en parties privées. J'ai joué un peu en ligne, mais quand j'étais à la fac je m'organisais déjà régulièrement des séjours pour aller au Bellagio ou à Barcelone. Si j'ai commencé à jouer davantage en ligne, c'est uniquement parce que mes études en pâtissaient. J'ai dû me résoudre à ralentir un peu sur le live et porter davantage d'attention à mes études. Mais une fois mon diplôme en poche, revenir au live a été une décision très naturelle puisque je me considérais déjà comme un joueur de live.

 

Comme tu l'as dit, même si ta carrière est impressionnante tu as connu des moments difficiles. As-tu déjà pensé à arrêter le poker ?

Non, je n'ai jamais voulu arrêter. J'ai en revanche toujours été intéressé par le business et entrepreneuriat. Avant de devenir pro, je pensais vraiment lancer mon propre business. Le poker a vraiment débarqué de nulle part. Et même pendant que je jouais, j'ai toujours continué à penser à entrepreneuriat. J'ai donc investi dans des start-up et essayé de me cantonner à un rôle passif. Et puis j'ai fini par réaliser que quand on essaie de faire deux choses à la fois, on finit par mal les gérer. J'en suis donc venu à me concentrer uniquement sur le poker. Mais j'ai toujours su qu'à la première bonne opportunité rencontrée, je poursuivrais mon chemin dans le monde des start-up. Cette opportunité s'est présentée il y a environ un an avec CheckRaise.

 

Quels sont les moments qui t'ont rendu le plus fier durant ta carrière ?

Probablement le titre de WPT Player of the Year. J'ai connu tellement de deep runs cette année-là. Je me suis aussi classé troisième d'un WSOP cette année-là, et je n'étais pas vraiment content de ce résultat.

Je me rappelle parfaitement du moment où j'ai appris que j'avais gagné l'award. J'étais dans l'avion, en route pour Monaco. C'était peu après avoir sauté du 25 000 $ du Bellagio. Shawn Buchanan et un autre joueur en course pour ce titre étaient encore en lice. Moi j'étais dans l'avion et je ne pouvais pas voir les résultats. Et puis à l'atterrissage, les premiers messages que j'ai lus étaient ceux de mon père et d'amis qui me félicitaient. C'était un moment très spécial.

 

Tu es aussi connu pour ta personnalité excentrique et drôle, très différente de ces joueurs qui ne parlent pas et ne montrent aucune émotion à la table. Tu avais même un surnom original, "le millionnaire SDF", car tu passais ton temps à voyager avec deux valises. Qu'en est-il aujourd'hui ? Comment décrirais-tu ta vie ?

En terme de personnalité, je pense être toujours la même personne. Excentrique et drôle pour garder les mots que tu as employés. En ce qui concerne les voyages, j'ai opéré une transition vers une vie plus sédentaire. Mais j'ai vraiment vécu avec des valises pendant neuf ans. J'adorais cette vie passée à vagabonder. J'allais sur un tournoi, à Prague ou ailleurs,mais en fait je passais mon temps à travailler. Exactement comme les mecs qui enchaînent les voyages d'affaires.

Et puis un jour j'ai réalisé que je ne découvrais pas grand chose des destinations que je visitais, alors je me suis débarrassé de mon appartement et je me suis mis à vraiment visité ces villes et ces pays entre les tournois. J'ai rencontré de nouvelles personnes, en Suède par exemple, qui me laissaient dormir sur leur canapé. J'ai adoré faire ça.

Mais il y a quelque temps j'ai senti que j'avais pris tout ce que cette expérience avait à me donner. J'en étais arrivé à un point où quel que soit l'endroit, je ressentais les mêmes émotions. Il était clairement temps pour moi d'entrer dans une nouvelle phase de ma vie.

 

À une époque, tu avais même un blog de conseils pour les voyageurs. Quels sont les destinations qui t'ont le plus marqué ou changé ?

Je pense aux endroits les plus insolites dans lesquels je me suis retrouvé. Une fois, je suis resté chez une famille que je ne connaissais pas dans une petite ville de République Tchèque, Ostrava. Pendant l'EPT Prague, un de mes amis de fac m'a conseillé de rendre visite à un de ses amis là-bas. Il pensait qu'on s'entendrait bien, alors j'y suis allé ! J'ai pris le train pendant trois heures pour le retrouver. Il savait que je jouais au poker et il trouvait ça cool. Je suis resté dans sa famille, des gens adorables. Ils m'ont beaucoup appris sur la culture tchèque. La ville avait une bonne centaine de bars, de restos, d'endroits où danser... C'était un endroit génial, mais dont je n'avais jamais entendu parler avant. Ça m'a fait prendre conscience qu'il y a de nombreux joyaux comme ça à travers le monde, qu'on ne découvre jamais si on reste dans notre bulle. J'ai aussi réalisé que même si on voyage souvent entre Prague, Paris ou Londres, on reste quand même dans notre bulle. Ces grandes villes sont d'une certaine manière toutes les mêmes. Ce n'est pas là-bas qu'on découvre la vraie culture du pays.

Je me souviens d'une autre ville en Ukraine, Ivan-Frankvisk, où j'étais allé voir un ami. J'étais encore dans un endroit où personne n'allait pour le tourisme et j'ai vécu un des meilleurs moments de ma vie. Les gens me demandent toujours "Où dois-je aller ? Je veux vivre les mêmes expériences que toi !". J'ai juste à leur répondre de ne pas absolument chercher l'endroit le plus cool ou le plus fun, mais d'aller simplement où on a des connexions, par exemple avec quelqu'un qui pourra nous montrer les choses autrement. C'est bien plus important que d'aller "au meilleur endroit".

 

De toutes ces années passées à voyager partout dans le monde, quelles leçons as-tu tirées ?

Je ne pense pas à une leçon immédiate, mais davantage à des enseignements recueillis au fil du temps. Je me suis rendu compte que beaucoup de choses qu'on pense importantes ne le sont pas vraiment. Au début par exemple, j'avais tellement de valises avec moi. Je devais avoir ces chaussures pour telle occasion, ce pantalon, ce haut... Plein de trucs ! Et puis un jour j'ai réalisé un tableau Excel en notant tout ce que j'emportais, et je me suis mis à y mettre des croix à chaque fois que je les portais. À la fin de l'année, j'ai constaté que je portais seulement 10 ou 15 % de ces vêtements. Tous ces trucs que je pensais indispensables ne l'étaient pas du tout. Je devais arrêter d'être attaché à ça. Au final, ça m'a rendu les choses plus faciles.

Autre chose. Quand je retrouve un groupe de personnes avec lesquelles j'avais l'habitude de passer du temps, je me rends compte à quel point la conversation tourne autour d'autres personnes. Ces potins, ces commérages, j'ai vraiment perdu tout intérêt pour ça. On se rend compte que beaucoup de gens prêtent attention à des choses sans importance. Je mets dans le même panier l'attrait pour les compétitions sportives. J'ai vraiment perdu tout intérêt pour ça. Je ne dis pas que je trouve ça mauvais, mais simplement que les gens s'impliquent parfois trop. Si leur équipe perd, alors ça gâche totalement leur journée. Ils sont énervés et se battent même à cause de ça. Ce sont des petits exemples de choses dont on se soucie trop avant de réaliser que ça n'a pas grande importance.

 

En ce qui concerne le poker, en quoi jouer pour vivre pendant plus de dix ans t'a fait changer ?

Ça a définitivement changé ma logique et ma façon de raisonner. Au poker, chaque décision qu'on adopte découle de la logique et de la raison. Vous pensez à la value potentielle, à la mesure des risques, à accepter que les choses ne marchent pas comme prévu tout en sachant que ça ne veut pas dire que vous avez pris une mauvaise décision... Ce sont des concepts qu'on peut utiliser dans la vie de tous les jours : décider de faire ce voyage ou non, de l'utilité d'acheter quelque chose, du potentiel d'un business et J'utilise à peu près les mêmes compétences partout, et dans entrepreneuriat c'est exactement la même chose.

 

Qu'est-ce qui d'après toi t'a rendu meilleur que la moyenne des joueurs de tournois ?

J'apprends très vite, et je me pose les bonnes questions. Je pense que c'est un de mes points forts. Je n'ai jamais été vraiment fait pour la lecture, je ne sais pas trop pourquoi. En général, j'abandonnais toujours au bout de trois ou quatre pages en me rendant compte que je n'étais pas du tout concentré. Donc j'ai procédé différemment pour apprendre. Mes amis lisaient les livres de théorie, et moi je leur posais plein de questions après. J'ai vraiment appris en parlant aux gens.

J'ai aussi une éthique de travail très sérieuse. Je prends tout ce que je fais au sérieux et j'essaie de séparer le poker du plaisir. Faire la fête, se lever tard... Ce sont des trucs qui peuvent vraiment dégrader votre routine de joueur. C'est très important d'être organisé, dans votre vie, dans vos calculs, dans vos choix de tournois, de réserver vos vols bien en avance etc. On ne pense pas que réserver son vol en avance change quoi que ce soit dans votre jeu, mais si vous avez à vous préoccuper de ça à la dernière minute, vous avez beaucoup plus de choses en tête quand vous jouez. Vous dépensez aussi plus d'argent. Beaucoup de petites choses auxquelles on ne pense pas ont un réel impact sur notre jeu.

 

Il y a des erreurs que tu aurais aimé éviter ?

Oui clairement. En terme de gestion de bankroll par exemple, que ce soit dans des investissements dans des start-up, dans des tournois ou même dans certaines parties privées. J'avais tout le temps le sentiment d'avoir devant moi la chance d'une vie, et d'être obligé de prendre des risques. Avec le temps, on réalise qu'il y a toujours des opportunités. Il n'y a pas de raison de se précipiter et de se mettre en danger. En matière de business par exemple, je pense que j'aurais parfois pu investir moins pour obtenir le même gain. Même chose au poker.

 

À l'inverse, quelles sont les meilleures décisions de ta carrière ?

Sans doute de quitter ma ville natale. Je n'avais jamais eu envie d'abandonner le sud de la Californie, mais j'ai dû me forcer à partir parce que je n'étais plus très heureux de ma situation. J'étais frustré. Quand je suis arrivé dans l'Illinois pour mes études, j'ai vu à quel point c'était différent. La culture n'y était pas la même. Les gens écoutaient de la country, jouaient au base-ball... Chez moi on était plutôt hip-hop, plage et basket. Tout un tas de choses m'ont rendu plus curieux. C'est d'ailleurs comme ça que j'ai commencé à voyager dans d'autres pays. Durant les six premiers mois, j'avais un peu le mal du pays. Tout était différent, je n'avais pas d'amis... Mais une fois que j'ai dépassé ce sentiment, j'ai compris que c'était en fait la meilleure choix possible.

Au cours de nos vies on change, on évolue constamment, mais on reste souvent entouré de ces mêmes personnes qui d'une certaine façon nous connaissent le mieux. Au final, on a l'impression qu'on doit rester cet ancien Faraz que les gens connaissent, et ce même si on est devenu un peu différent. Mais en voyageant, en rencontrant d'autres personnes, ça devient beaucoup plus facile de s'assumer tel qu'on est devenu. Je pense que c'est très important. Les gens devraient partir plus quand ils en ont la possibilité : c'est la meilleure chose que vous pouvez vous offrir.

 

Que te reste-t-il à accomplir dans les années à venir ?

Pour l'instant, je me concentre à 100% sur CkeckRaise. J'ai mis toute mon âme et mon cœur dans ce projet ! J'aimerais vraiment le voir réussir au Brésil, et pouvoir l'étendre à d'autres pays ensuite. On avait l'impression que les services proposés par les autres sites aux joueurs n'étaient vraiment pas les meilleurs. On pense pouvoir apporter une meilleure alternative.

 

On ne te verra pas aux WSOP ?

Si, chaque année pendant les WSOP je travaille à mi-temps. Je peux donc me permettre d'avoir un planning de tournois plutôt conséquent. Vous me verrez donc à Vegas, c'est mon moment poker !

 

Qui sont pour toi les joueurs à suivre de nos jours ?

Pour être honnête, je ne suis pas vraiment l'actualité poker. Si je ne joue pas, je préfère faire autre chose que m'intéresser au poker. Je suis seulement un joueur, pas un fan de poker. Si je regarde du poker, ça me frustre parce que ça me donne vraiment envie de jouer ! Même chose avec les autres sports. Plus jeune je jouais au basket, mais je ne m'intéressais pas pour autant aux compétitions télévisées. Pendant les saisons de basket, j'étais d'ailleurs vraiment triste parce que je me retrouvais tout seul au parc. Ils regardaient tous !

 

Que dirais-tu à des joueurs désireux de suivre le même chemin de carrière que toi ?

Je dirais que ça demande beaucoup d'efforts et de travail. Il faut vraiment se dévouer corps et âme au poker. Il faut étudier, être organisé... Vous allez commettre beaucoup d'erreurs en chemin, mais c'est une bonne chose. Il faut les accepter et les regarder comme des opportunités d'apprendre plus et de vous améliorer.

Il faut aussi discuter avec les autres joueurs et s'assurer d'avoir un vrai cercle d'amis avec qui vous pouvez tout faire : voyager sur les tournois, échanger à propos du jeu... C'est vraiment un élément essentiel pour devenir bon dans votre domaine.

Vos commentaires sur cette news dans le forum :
Faraz Jaka : interview d'un joueur pas comme les autres
Cette news a suscité 2 commentaires :
News

Runner up du WPT Seminole Hard Rock Poker Showdown le mois dernier, Faraz Jaka est un joueur qui assume totalement sa facette originale et excentrique. Gaëlle rêvait de longue date de s'entretenir avec le champion américain. La lecture de son interview vous est chaudement recommandée !

[...] Lire la suite…




(crédit : CardPlayer)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Lire les 2 commentaires sur le forum
Les news à la Une
lundi 15 octobre 2018 à 9:40
PokerStars Live Manila : la room perd son ancrage aux Philippines

PokerStars avait déjà perdu son pied-à-terre à Macao. La room enregistre un nouveau coup dur avec la fermeture de sa salle de poker au City of Dreams de Manille. L'établissement venait juste d'apporter sa contribution à la distribution de Platinum Pass à l'occasion des Super Series. La stratégie asiatique de la room au pique rouge est désormais en question.

lundi 15 octobre 2018 à 8:19
WSOP Europe : Corentin Schmauch cède, Darko Stojanovic s'accroche

À Rozvadov, le premier deep run tricolore est à mettre au crédit de Corentin Schmauch, éliminé à la 19e place du 550 € Colossus pour un gain de 6 700 €. Darko Stojanovic, déjà sacré lors des WSOP Europe 2013 à Enghien, tentera aujourd'hui de faire mieux que son compatriote sur le 1 650 € NLHE 6-Handed Deepstack. Il trouvera notamment Shaun Deeb sur sa route.

vendredi 12 octobre 2018 à 14:01
HOT !
Club Poker Radio S12E08 avec ElkY et Bruno Fitoussi

L'équipe de Club Poker Radio a eu l'honneur d'accueillir ce jeudi deux monuments du poker français : ElkY, toujours leader de la All Time Money List hexagonale ; et Bruno Fitoussi, ambassadeur de partypoker après avoir longtemps porté sur ses épaules le développement du poker à l'Aviation Club de France. Cerise sur le gâteau : le serial perfeur allemand Dominik Nitsche était également des nôtres via Skype.

vendredi 12 octobre 2018 à 9:00
PokerStars Play Chess : Daniel Negreanu et Liv Boeree derrière un échiquier

PokerStars organise ce dimanche soir une partie d'échecs de gala entre Daniel Negreanu et Liv Boeree. Les deux champions de poker seront coachés en direct par Jennifer Shahade, Grand Maître féminin, et Danny Rensh, Maître International. L'événement, diffusé en direct sur Twitch, verra aussi l'attribution d'un Platinum Pass à destination des Bahamas.

vendredi 12 octobre 2018 à 8:28
Télex

Du 4 au 9 décembre, le circuit WPT DeepStacks fera son retour au casino Barrière de Deauville sur la base d'un Main Event à 1 200 € qui avait l'an dernier souri à Bruno Benveniste. Du côté des side events, le 400 € Opener et le 2 000 € High Roller joueront naturellement les premiers rôles. À noter également un soupçon de Pot Limit Omaha ainsi qu'une épreuve Ladies.

vendredi 12 octobre 2018 à 8:06
Télex

Depuis deux semaines, Winamax met en lumière les plus beaux hero calls de Davidi Kitai à travers des vidéos commentées à froid par le génie belge. Le troisième et dernier épisode de la saga est aujourd'hui disponible, avec au menu des coups mémorables face à Andrew Chen lors de l'EPT Berlin 2012 et Tony Ruberto lors des WSOP 2014. Un régal !

mercredi 10 octobre 2018 à 13:04
Télex

C'est une conséquence parmi d'autres des déboires du Cercle Clichy-Montmartre : PokerStars a dû trouver un nouveau point de chute pour la finale de sa compétition réservée aux étudiants. Comme l'an dernier, celle-ci se déroulera finalement au Pasino de Forges-les-Eaux le samedi 15 décembre. À noter qu'une navette sera mise à la disposition de tous les qualifiés depuis Paris.

mercredi 10 octobre 2018 à 9:06
Bobby Baldwin et MGM : la fin en eau de boudin d'un partenariat au long cours

Architecte de la Ivey Room de l'Aria, Bobby Baldwin avait auparavant prêté son prénom à la célèbre Bobby's Room du Bellagio. Son apport au développement de l'industrie du poker aux États-Unis, ces trente dernières années, est unanimement reconnu. Et pourtant, son départ de l'organigramme MGM Resorts n'a donné lieu qu'à un court communiqué de la part du groupe. Un choix qui interroge bon nombre de médias spécialisés outre-Atlantique.

mardi 9 octobre 2018 à 13:30
Télex

Après Lille et avant la grande finale de Deauville début novembre, le Barrière Poker Tour pose ses valises à Blotzheim du 12 au 14 octobre. Comme à l'accoutumée, le festival s'articule autour d'un Main Event à 570 € de buy-in (à partir de vendredi à 19h), d'un 1 000 € Masters (samedi à 21h) ou encore d'un 340 € KO Random Bounty (dimanche à 15h). Bonne chance à nos CPistes alsaciens !

mardi 9 octobre 2018 à 8:09
Télex

Vainqueur du 25 000 £ High Roller pour un gain de 450 000 £ il y a quelques jours, Steve O'Dwyer récidive au Dusk Till Dawn en s'adjugeant l'épreuve à 10 000 £ (105 entrées) avec 314 000 £ à la clé. L'Américain, qui dans la course au trophée s'est chargé en personne d'écarter ses quatre derniers adversaires, en profite pour se rapprocher un peu plus du top 10 de la All Time Money List.

mardi 9 octobre 2018 à 8:01
Télex

Après une longue série de championnats par équipe, les compétitions individuelles font leur grand retour sur Winamax et Club Poker. Le Snowball Championship, qu'est-ce que c'est ? Un championnat articulé autour de dix manches à 1 € de buy-in, et doté de 4 000 € de lots dont quatre packages et un siège pour les événements live de Winamax. Une opportunité à ne rater sous aucun prétexte !

lundi 8 octobre 2018 à 14:08
Le film Rounders (Les Joueurs) raconté par ses acteurs et scénaristes (4/5)

Comment le succès de Will Hunting a-t-il indirectement impacté le tournage de Rounders ? Quel grand nom du circuit devait initialement croiser la route de Mike McDermott à la place de Johnny Chan ? La suite de notre traduction de l'article de The Ringer sur les coulisses du film Les Joueurs répond à ces questions ainsi qu'à quelques autres. Profitez-en bien : il s'agit déjà de l'avant-dernière partie du récit.

Tournois gratuits et prix ajoutés

Le Club Poker organise des freerolls avec bonus et des tournois spéciaux avec ajouts de prix.
Pour en bénéficier gratuitement, inscrivez-vous sur nos sites de poker partenaires :

Tournois Club Poker
6-MAX
$2.20
Big Poker League
demain à 19:04
$125 ajoutés
6-MAX
$2.20
Big Poker League
mercredi 24 octobre 2018 à 19:04
$125 ajoutés
6-MAX
$2.20
Big Poker League
mercredi 31 octobre 2018 à 19:04
$125 ajoutés