vendredi 25 avril 2014 à 14:00

Depuis trois jours, les articles se multiplient sur la Toile à propos d'une petite phrase prononcée par le nouveau président de l'ARJEL dans le cadre d'une interview avec le journal Les Échos : "L'effet de mode [du poker] est passé". Une tempête dans un verre d'eau ?

Charles Coppolani
Le nouveau bouc émissaire des joueurs... et des médias spécialisés ?

Pas verni, Charles Coppolani ! Contacté par Club Poker dans la foulée de sa nomination afin d'organiser une interview, le successeur de Jean-François avait en réponse fait savoir qu'il souhaitait "dans un premier temps rencontrer l'ensemble des acteurs du secteur ainsi que les institutionnels" et qu'il "répondrait ensuite aux sollicitations médias". Une précaution légitime compte tenu de la complexité des dossiers à traiter et du caractère encore récent de son arrivée à la tête de l'ARJEL. Malheureusement, cette prudence ne l'a pas privé d'une volée de bois vert sur les réseaux sociaux au sortir de son premier entretien public.

 

C'est le journal Les Échos qui a eu la primeur, le 16 avril dernier, de la première interview officielle du nouvel homme fort de l'ARJEL. Sans surprise, l'exercice est convenu, l'entretien court et les quatre petites questions balayées avec des réponses que n'aurait pas reniées son prédécesseur dans les premières années de son mandat : "le marché du poker en ligne est peut-être arrivé à maturité", "il n'est pas au rendez-vous des espérances des opérateurs", "l'objectif de faire basculer l'offre illégale vers l'offre légale est en revanche atteint", "la protection des joueurs est une priorité permanente"... Rien de nouveau sous le soleil donc : un simple "changement dans la continuité" se cachait, comme attendu, derrière la révision d'organigramme induite par la démission de Jean-François Vilotte.

 

D'ailleurs, comme pour confirmer son caractère banal, cette interview est restée relativement inaperçue durant près d'une semaine. Il a en effet fallu que Pokerfuse la reprenne six jours plus tard (soit le 22 avril), et surtout la présente sous un jour nouveau avec un titre un brin provocateur ("Nouveau président de l'ARJEL : la mode du poker en ligne est terminée"), pour que l'entretien connaisse une seconde vie des deux côtés de l'Atlantique. Dès le lendemain, les médias spécialisés francophones s'en emparaient à leur tour, en usant au passage du même artifice : l'extraction en guise de titre de la petite phrase prétendument polémique. Le milieu du poker est ainsi fait : il s'arc-boute lorsque l'un des siens est dans l'œil du cyclone — c'est parfois tout à son honneur — mais il a la gâchette facile envers celui qui comme dirait Philippe Noiret "n'a pas la carte"*.

 

Que nul ne s'y trompe : la carte ou pas, Charles Coppolani n'a pas besoin que l'on vienne à son secours. Ca tombe bien, il ne trouvera ici qu'un soutien très partiel bien qu'à contre-courant. Avant d'examiner le sujet plus en profondeur, voici in extenso les propos tenus par le régulateur (en réponse à une question sur les mauvais résultats du poker et des paris hippiques) et dont est extraite la fameuse phrase : "C'est effectivement un sujet de préoccupation, et il faut s'interroger sur cette situation. Il y a des éléments communs et des éléments spécifiques qui l'expliquent. L'impact de la crise est le premier élément commun. Le pari hippique et le poker en ligne sont des activités de loisirs même s'il existe des joueurs professionnels. Autre élément commun : l'un et l'autre de ces deux jeux ont une difficulté à renouveler leur population de joueurs. S'agissant du pari hippique, le sujet est le vieillissement de la population de joueurs et le caractère un peu technique du jeu. La question est tout autre pour le poker pratiqué par un public plutôt jeune. L'effet de mode est passé. Au fond, le marché du poker en ligne est peut-être arrivé à maturité".

 

Cette déclaration justifiait-elle à elle seule un tel déferlement médiatique ? L'argument de l'effet de mode est en réalité un vieux serpent de mer. Il revient dans les discussions de la plupart des acteurs du marché depuis plusieurs années déjà, qu'il s'agisse des joueurs, des responsables de rooms ou des médias eux-mêmes. Fin 2013, il a par exemple été remis au goût du jour par le député socialiste Razzy Hammadi : "On peut se borner à constater qu'après des investissements faramineux en publicité et en développement, la mode du poker, après tout, est un peu passée." Mieux, il faisait partie de l'arsenal rhétorique de Jean-François Vilotte lui-même. Interrogé en octobre 2012 par Club Poker à propos de la santé déclinante du marché français, celui qui était encore à la tête de l'autorité avait entre autres arguments évoqué "un phénomène de mode". Puis quelques mois plus tard, dans les colonnes de Challenges, il s'était montré plus explicite : "Les causes sont multiples. Si l'on excepte la conjoncture et l'effet de mode, deux sujets doivent être réglés : premièrement, il faut davantage de variantes de jeu de poker qui soient ouvertes en lignes, deuxièmement il faut réfléchir à l'ouverture des liquidités à des opérateurs étrangers". Inutile de préciser que ces deux exemples, sélectionnés parmi d'autres, n'avaient suscité ni levée de boucliers ni cris d'orfraie.

 

D'aucuns objecteront que Jean-François Vilotte évoquait, parallèlement à la fin de l'effet de mode, quelques autres causes profondes de la désaffection subie par les salles de poker en ligne. L'argument serait recevable si les situations étaient comparables. Dans ses deux entretiens avec Club Poker, mais également sur d'autres supports, l'ancien président de l'ARJEL avait eu tout loisir de détailler son point de vue et de déplier sa feuille de route. Pour sa première sortie publique, Charles Coppolani a quant à lui préféré la discussion informelle à l'interview de fond, seule susceptible de permettre un traitement des sujets en profondeur. Le choix est cohérent compte tenu de son degré de préparation moins élevé que celui de son prédécesseur, lequel avait pour rappel traîné comme un boulet une déclaration au micro de RTL en début de mandat ("Il est impossible de gagner sa vie en jouant sur internet, pas plus en paris hippiques ou sportifs qu'au poker. [L'hypothèse d'une forme de professionnalisme] est une idée fausse"), avant de faire montre d'une belle capacité d'adaptation et de formuler des propositions accueillies favorablement par les joueurs.

 

Faut-il alors déduire de cette petite phrase que M. Coppolani considère la fin de l'effet de mode comme seule et unique cause — ou à tout le moins la principale — de la mauvaise santé du marché ? Fallait-il attendre de lui qu'il développe des questions plus pointues, comme le modèle de taxation ou l'ouverture des liquidités, dans un entretien de quatre questions avec un média généraliste ? Faut-il dès à présent lui tomber dessus à bras raccourcis ou au contraire lui accorder le bénéfice du doute en attendant un cadre de discussion plus propice aux détails et au débat ? À dire vrai, la réponse importe peu. Quelle que soit l'opinion que chacun peut avoir sur cette question, il est possible de s'accorder sur un constat : Charles Coppolani n'a strictement aucune responsabilité dans les défaillances du marché régulé franco-français. Pire, il est aisé d'imaginer que ses responsabilités ne lui permettront pas d'avoir un impact significatif sur la trajectoire de l'industrie dans les prochains mois.

 

En fin d'année dernière, suite aux débats législatifs qui avaient amené l'Assemblée Nationale à remettre aux calendes grecques la perspective d'un partage des liquidités à l'échelle européenne, Benjo s'était fendu de ###NOTREPLACE6### : "On ne pourra s'empêcher de penser que l'empêcheur de tourner en rond dans cette histoire n'est pas à chercher du côté de l'ARJEL, contrairement à une opinion régulièrement exprimée parmi les joueurs français". L'ARJEL et son président offrent il est vrai une cible facile pour les joueurs, qui l'accusent régulièrement d'être la cause de tous leurs maux. Nul doute que l'autorité tend parfois le bâton pour se faire battre, à l'image de ses campagnes de publicités inadéquates ou de sa gestion légère de certains dossiers. Mais on ne peut pas à la fois pointer du doigt son incapacité à se faire entendre du gouvernement sur des problématiques comme l'ouverture de nouvelles variantes ou les liquidités, et à la fois se montrer très inquiet de propos laissant entrevoir une analyse tronquée voire erronée.

 

Oui, on peut peut-être estimer que le président de l'ARJEL a tort lorsqu'il présente la fin d'un effet de mode comme l'une des causes principales de la chute libre du cash game. Peut-être. On peut peut-être voir dans ses propos une erreur de jugement ou de communication. Peut-être. Mais on ne peut certainement pas y voir une menace pour l'avenir compte tenu du peu d'écho dont bénéficie l'autorité dans les couloirs de l'Assemblée ou de la place Beauvau. Durant des mois, Jean-François Vilotte s'est révélé un homme de dialogue, un pédagogue et un interlocuteur attentif aux préoccupations des joueurs et des opérateurs. Sans lui faire injure, pour quels résultats ? Où sont les nouvelles variantes ? Où est l'assouplissement du modèle de taxation ? Où est l'ouverture des liquidités avec nos voisins italien et espagnol ? Si l'apathie des pouvoirs publics sur ces sujets prouve quelque chose, c'est que l'ARJEL est impuissante ou presque. Pas forcément sur tous les sujets, mais sans le moindre doute lorsqu'il est question de faire bouger les lignes sur le plan législatif ou réglementaire. Il est d'ailleurs permis d'imaginer que Jean-François Vilotte a, lui-même, tiré les enseignements de ce constat en rendant sa panoplie. Insigne de shérif et pistolet à eau compris.

 

On ne le dira jamais assez : cette régulation bancale n'est donc pas un problème de personne. Elle n'est pas le fruit de la défaillance d'un homme, mais un symptôme parmi d'autres de la faillite d'un système. Où est la clause de revoyure brandie en 2010 pour faire avaler plus facilement les imperfections de la loi, qui de facto ne devaient être que temporaires ? Où est l'Europe, construite entre autres sur un traité d'Amsterdam qui en 1997 fixait pour principal objectif la constitution d'un espace de liberté, de sécurité et de justice ? La porte fermée à nos voisins italien et espagnol ne va-t-elle pas à contre-sens de l'Histoire ? Comment des considérations politiques, voire idéologiques, peuvent aujourd'hui entraver la quête du mieux pour les joueurs mais aussi l'État à travers ses ponctions fiscales ? Eh oui, moins de mises pour les salles de poker en ligne c'est aussi moins de recettes pour l'État...

 

Alors on ergotera peut-être ici ou là sur les errements des acteurs même de l'industrie pour justifier la démarche titubante de la France du poker en ligne. Certes les pouvoirs publics ne sont pas seuls responsables et il incombe à chacun de faire son autocritique : les opérateurs à propos de leurs stratégies de développement et leurs choix de communication, les médias spécialisés (Club Poker au premier chef) dans leur traitement de l'information, les joueurs eux-mêmes à travers leur attitude aux tables en live comme en ligne... Mais tout ce petit monde aura beau faire amende honorable — c'est parfois déjà le cas — l'environnement global dans lequel chacun évolue n'en restera pas moins déséquilibré. Difficile par exemple de prospérer quand, comme le soulignent nos amis transalpins d'ARJEL, le modèle de taxation est en moyenne 50 % plus lourd dans l'Hexagone que chez nos voisins.

 

Si la petite phrase de Charles Coppolani peut interpeller aujourd'hui, ce n'est donc pas en raison du caractère imaginaire de la fin de l'effet de mode. D'une certaine manière, l'intérêt du grand public pour le poker s'est un peu tassé après une succession de booms qui, il est vrai, n'avaient pas la même onde de choc que la victoire de Chris Moneymaker aux États-Unis. La sortie du film Rounders, les retransmissions du World Poker Tour sur Canal+ ou l'énergie de Patrick Bruel ont tour à tour contribué à créer "un effet de mode". En 2010, l'ouverture du marché a eu elle aussi, l'espace de quelques mois, un impact en ce sens. Mais en dépit du ###NOTREPLACE8###, peu d'événements ont depuis eu un impact comparable sur la capacité des acteurs de l'industrie du poker à séduire de nouveaux adeptes.

 

Dire que l'effet de mode est terminé revient donc tacitement à mettre en exergue divers phénomènes : des émissions TV de plus en plus tardives ; des reportages de plus en plus clairsemés ; des articles de presse qui, à quelques exceptions notables (la finale du Winamax Poker Tour, les blogs poker du Point et de l'Express...), ne présentent pas le poker sous son meilleur jour... Mais dire cela ne revient pas nécessairement à remettre en cause la passion de milliers de joueurs qui, jusqu'à preuve du contraire, demeure intacte et n'est en aucune façon menacée. Le poker en a vu d'autres. Dans dix ou vingt ans, ce jeu continuera de vivre comme il le fait depuis des décennies : dans les maisons ou dans les clubs, entre amis ou en famille, dans les casinos et les cercles et — espérons-le — via d'autres vecteurs comme Internet.

 

Non, si la petite phrase de Charles Coppolani peut interpeller aujourd'hui, c'est parce qu'elle s'apparente dans l'esprit du lecteur à la consécration du fortuit. Empreinte de fatalisme, elle sous-entend qu'il n'y a rien d'autre à faire qu'à espérer un événement extérieur qui, comme le couronnement du petit comptable du Tennessee, remettra un peu d'essence dans le moteur. "On a tout essayé", susurre en quelque sorte le président de l'ARJEL à l'oreille de l'inconscient collectif avec des accents mitterrandiens de 1993. Eh bien non, monsieur Coppolani, tout n'a pas été fait. Comme votre prédécesseur, vous découvrirez bientôt que les leviers d'action ne manquent pas et que le marché ne souffre finalement que d'un manque de souffle politique.

 

Les gouvernements qui se sont succédé depuis 2010 ont tour à tour péché par méconnaissance, par rigidité, par désintérêt, par surdité et par manque de dialogue. Ces errements politico-administratifs ne sont pas une fatalité. Avec vos moyens, aussi limités fussent-ils, aidez les joueurs et les opérateurs à réunir les conditions d'un nouvel effet de mode ! Reprenez à votre compte les propositions de votre prédécesseur en matière de variantes et de liquidités ! Redoublez d'énergie et de conviction dans vos échanges avec le gouvernement ! Engagez-vous dans la voie d'un dialogue concerté par les joueurs et les opérateurs ! Il en va de l'avenir d'une industrie et d'une communauté de passionnés, mais également vous en conviendrez d'une manne financière non négligeable pour les caisses de l'État.

Vos commentaires sur cette news dans le forum :
Charles Coppolani et "l'effet de mode" : les coulisses d'un bad buzz
Cette news a suscité 50 commentaires, et seuls les 15 derniers sont affichés.

Il semblerait que les Echos n'aient pas eu l'exclusivité de l'entretien du 16 avril.

Trouvé par hasard sur Iga-Magazine (Résurgence de Igaming France porté disparu depuis un moment ?) :

http://www.igamagazine.com/interview-dans-les-domaines-ou-larjel-peut-agir-elle-le-fera-charles-coppolani-president-de-larjel

 

Concernant le Poker les réponses sont un peu plus développées.

On retrouve la fameuse phrase placée dans un autre contexte ...

On y apprend entre autres que lors des rencontres avec les opérateurs ceux-ci ont confirmé la tendance rencontrée partout dans le monde ... depuis deux bonnes années :

"Ce qui m’a frappé par ailleurs, c’est le souci de la plupart des opérateurs de développer un modèle de jeu responsable fondé sur le divertissement et sur la prévention du jeu excessif. Favoriser un modèle de jeu extensif et respectueux du joueur,  c’est sans doute un facteur de croissance à ne pas négliger."

 

En effet, si on regarde les résultats d'exploitation de 2012, les opérateurs dépensent pas moins de 136M€ en marketing soit 46% du PBJ (source Arjel : http://www.arjel.fr/IMG/pdf/20130731.pdf)

Et sur ces 136M€, pas loin de la moitié soit 61M€ partent en bonus.

Ce serait intéressant de savoir qui "profite de ce bonus" et se demander si mieux employé, il ne permettrait pas de faire en sorte que les récréatifs lessivés ne se retirent dès le 11 du mois, pour attendre de revenir une petite dizaine de jours le mois suivant.

On parle toujours de rake généré, c'est vrai, cela  a permis déjà de tuer la concurrence et se retrouver gentiment à 4 survivants. Mais qui donnera enfin l'info ?  Rake généré par les gros volumes - restitué en programmes de fidélité.

On serait très surpris je pense, mais tout  le système repose là dessus, alors c'est la loi de l'omerta.

 

Dinoseb, comme ManuB qq posts en arrière, parlent de respect :

Je vais donner mon avis de simple joueur récréatif sur l'effet de mode du Poker.

 

...

Je pense qu'il faudrait introduire d'autres variantes, interdire le trashtalk pour faire revenir les joueurs récréatifs -> le respect , ou encore améliorer les graphismes car même la Playstation 1 , c'est plus esthétique et plein d'autres choses qui ne me reviennent pas en tête mais ce marché à l'agonie doit EVOLUER pour ne pas mourir. 

Mais le respect passe aussi par ne pas monter une promo comme les Expresso qui, par le plus grand des hasards, et sans que celui-ci ne soit en cause, permet à un pro de la room de tirer deux gros lots en quelques parties. Un stagiaire voulait sans doute le consoler d'être sorti aux WSOP.

Le respect passe aussi par ne pas organiser une promo dite "milliardième main" sans tenir compte des antécédents de PS.com datant de 2011 et donnant une nouvelle fois une image lamentable du Poker.

Dans les deux cas, la chute de fréquentation qui s'en est suivie montre que la cible concernée, à savoir les récréatifs, en a tiré la conclusion qu'il se faisait avoir comme toujours.

Fin mars, on était sur les chiffres les plus horribles de Juillet-Aout de l'an dernier !

 

Dépenser près de la moitié de son PBJ en marketing pour organiser des trucs aussi foireux en termes d'image est plus que contre-productif.

 

Des propositions existent, bizarrement elles reçoivent très peu d'écho dans des milieux nourris par l'affiliation et les publis reportages.

Le monde entier débat de cela depuis facilement deux ans ;  chez nous zéro débat, sujet tabou :

- De vrais service clients qui ne se contentent pas de réponse standard ou copier/coller ... quand ils daignent répondre.

- Avant d'ouvrir de nouvelles variantes, développer celles qui existent cf Omaha pour lequel il a fallu se battre comme des chiens pour dépasser les quatre tournois/jours qu'on avait encore début 2012. On est encore très très très loin du compte.

- Publier les résultats de la lutte contre la fraude et la collusion, sans laisser penser que sans dénonciation sur les forums, les opérateurs ne font absolument rien.

- Même si l'Arjel annonce faire des contrôles (cf entretien de 2012 de JF Vilotte sur le CP), les rooms doivent publier et laisser accès aux données pour vérifier l'équité des tirages. Une certification par des organismes indépendants serait la moindre des choses.

- Interdiction de choisir ses tables et sa place pour lutter contre le bumhunting : on s'inscrit sur du nl..., c'est l'opérateur qui fixe aléatoirement la table.

- Interdiction des sit-outs prolongés.

- Montant minimal de mains à jouer sur une table avant de s'envoler dans la nature.

Et bien d'autres dont je suis las de fournir les liens :mon-maitre:

On touche à des intérêts et des positions acquises --> chuuuuuuuuut :D

 

Bref, à quand l'ouverture d'un débat qui ne tournerait pas à la chasse aux  joueurs à gros volume,  mais sur un rééquilibrage nécessaire pour la survie de cette industrie ?

Et la poursuite de notre plaisir de jouer, bien sûr.

Modifié par Fronk13

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Ne pas jouer aurait pour première incidence de mettre les rooms en difficulté, pas de faire comprendre à Manuel Valls qu'il faut modifier la loi des jeux dans l'heure. Ce n'est pas un service public, le concept "mouvement syndica"l est totalement inadapté.

Fait se réveiller, le système ne changera pas. Aux autres acteurs de réfléchir et agir dans le sens de pérenniser le marché.

pfff t'en a pas marre de penser qu'il suffit de faire un peu de cosmétique pour "péréniser" le marché. De tout temps les gens ont joué aux cartes pour de l'argent et sous pretexte que ca se passe sur internet et que ca devient un marché mondial on nous a pondu une régulation de m**de qui s'est faite en dépit du bon sens...enfin non dans l'interet de quelques uns. Dire que le marché du poker est arrivé à maturité c'est comme dire que le marché de la prostitution est arrivé à maturité. Si on pend par les couilles les clients l'activité va certes baisser mais il y aura toujours de la demande.

 

Grace à nos legislateurs, en CG les fish s'en vont donc a terme les mauvais regs s'en iront puis les bons regs car crush le rake du .fr entre (bons) regs va  devenir (est?) vraiment injouable surtout en basse limite. En mtt, le ratio vilain reg etrangers / francais augmente à toute allure et donc les garanties diminuent en parallèle que le nombre de comptes actifs augmente. Reste les SnG...non je deconne sur le .fr impossible de faire du volume.

 

Donc les regs pro partent, les regs qui ont autre chose dans la vie arretent, et les récréatifs reviennent dans le giron des jeux de la FdJ qui rappelons le a participé à élaborer la régulation des jeux online en France (ce qui est totalement normal pour un opérateur "privé" qui est en concurrence sur ce segment) . Rien que pour ca l'Etat francais, actionnaire de la FdJ, est condamnable pour conflit d'interet aupres de la cour de justice européenne.

 

A moyen terme le poker online est mort en France car le .eu qui serait une solution car ca nous abligerait à nous aligner sur l'esapgne et l'italie, arrivera bien trop tard. Quitte à perde de l'argent le plus gros opérateur mondial devrait attaquer en justice l'Etat francais. Il a tout à y gagner.

 

Car ce que n'ont pas compris nos politiques et hauts fonctionnaires c'est que la SEULE solution pour que le poker "revienne à la mode" en France c'est que pokerstars rende sa licence à l'arjel et rouvre ses tables .com aux joueurs francais. Et là ils bougeront !

 

La balle est dans le camp de PS, ce sont les seuls qui sont armés pour faire évoluer le marché online en France.

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La balle est dans le camp de PS, ce sont les seuls qui sont armés pour faire évoluer le marché online en France.

J'en ai pas marre, mais au moins je préconise pas que la room qui fait sans doute le plus pour que le marché se vautre soit élevée en sauveur du poker .fr. PS est bien tranquille à regarder le marché descendre, attendant de n'avoir plus qu'à ramasser les miettes, et bénéficiant de solutions fiscales plus avantageuses que ses concurrents français.

Tu mets que le le législateur comme seul responsable. C'est bien, on s'assied par terre et on whine sur notre regretté .com ? Oui le législateur a voulu récupérer de la thune, tous ceux qui ont cr/croient/parlent d'addiction, lutte contre le blanchiment sont soit très naïfs, soit très naïfs. C'est une affaire de gros sous, et c'est bien pour ça que ça ne changera pas avant des années.

 

 

A moyen terme le poker online est mort en France car le .eu qui serait une solution car ca nous abligerait à nous aligner sur l'esapgne et l'italie, arrivera bien trop tard. Quitte à perde de l'argent le plus gros opérateur mondial devrait attaquer en justice l'Etat francais. Il a tout à y gagner.

 

C'est pas le .eu qui solutionnerait le problème de fiscalité du marché, c'est un changement de fiscalité qui permettrait le .eu. 

 

@Fronk : C'est effectivement une problématique de rooms challengers qui refusent de prendre des mesures qui s'imposent, de penser à innover et travailler différemment, d'affiliateurs qui n'apportent plus grand chose au marché et sont devenus plus une charge qu'un vecteur de croissance, et de joueurs comme lepoulpe qui attendent que ça leur tombe tout cuit, moins de rake, plus de rb, un marché ouvert, des tournois à 100.000.000€ garantis tous les dimanches, ... 

En revanche, ta vision des Expressos particulièrement, ou autres "Milliardième main" est pour moi totalement à l'opposé de ce qu'elles sont : des bénédictions et surement les meilleures promotions depuis 4 ans, même si les joueurs ont pas mal œuvré pour faire capoter ces succès. L'expresso montre par exemple que la problématique de rake élevé n'est pas forcément totalement rédhibitoire.

Modifié par soxtea

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J'en ai pas marre, mais au moins je préconise pas que la room qui fait sans doute le plus pour que le marché se vautre soit élevée en sauveur du poker .fr. PS est bien tranquille à regarder le marché descendre, attendant de n'avoir plus qu'à ramasser les miettes, et bénéficiant de solutions fiscales plus avantageuses que ses concurrents français.

Tu mets que le le législateur comme seul responsable. C'est bien, on s'assied par terre et on whine sur notre regretté .com ? Oui le législateur a voulu récupérer de la thune, tous ceux qui ont cr/croient/parlent d'addiction, lutte contre le blanchiment sont soit très naïfs, soit très naïfs. C'est une affaire de gros sous, et c'est bien pour ça que ça ne changera pas avant des années.

C'est pas le .eu qui solutionnerait le problème de fiscalité du marché, c'est un changement de fiscalité qui permettrait le .eu.

@Fronk : C'est effectivement une problématique de rooms challengers qui refusent de prendre des mesures qui s'imposent, de penser à innover et travailler différemment, d'affiliateurs qui n'apportent plus grand chose au marché et sont devenus plus une charge qu'un vecteur de croissance, et de joueurs comme lepoulpe qui attendent que ça leur tombe tout cuit, moins de rake, plus de rb, un marché ouvert, des tournois à 100.000.000€ garantis tous les dimanches, ...

En revanche, ta vision des Expressos particulièrement, ou autres "Milliardième main" est pour moi totalement à l'opposé de ce qu'elles sont : des bénédictions et surement les meilleures promotions depuis 4 ans, même si les joueurs ont pas mal œuvré pour faire capoter ces succès. L'expresso montre par exemple que la problématique de rake élevé n'est pas forcément totalement rédhibitoire.

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Mouaip c la faute de ps et des joueurs. Bien vu. Quant au .eu relis mon post.

La grande différence, c'est que tu dis "c'est la faute au législateur" et "ZorroPS seul à pouvoir nous sauver". Je préfère dire que "le législateur est effectivement responsable par son incompétence et surtout son désintérêt total pour le sujet poker. Que peuvent alors faire les rooms, les plateformes, les joueurs, les affiliateurs, la presse, les associations, pour tenter de trouver des solutions permettant de compenser (au moins en partie) un état de fait qui ne changera pas ?" et "le Zorro du marché c'est un ensemble d'acteurs, pas un seul intervenant. Les joueurs devraient être bien plus présents / représentés auprès des rooms pour commencer. Quand c'est le cas, ça donne des choses plutôt pas mal".

Sinon, j'ai relu ton passage sur le .eu, ça correspond bien à ce que j'ai écrit. N'en faisons pas une affaire d'égo, si même entre joueurs, nous ne sommes pas capables d'en discuter sereinement, c'est pas gagné.

 

et nice one le +1 de derrière les fagots ... inopinément ;)

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News

Invité de BFM Business en début de semaine, Charles Coppolani est revenu sur le succès des paris sportifs depuis le début de la Coupe du Monde. S'agissant du poker, le président de l'ARJEL s'est dit inquiet avant d'assurer que l'institution se ferait prochainement force de proposition.

[...] Lire la suite…




Charles Coppolani

Modifié par SuperCaddy

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 "Il faut trouver de nouveaux ressorts pour ce marché [...] J'ai rencontré les opérateurs, nous travaillons sur ce sujet. Nous ferons des propositions pour redonner à ce marché un plus grand dynamisme".

C'est quand la rencontre avec les joueurs ? Ou il est considéré comme acquis que les rooms sont leurs représentants et défenseurs ?

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Propos à encéphalogramme plat de l'Arjel as usual.

Good game à Super Caddy pour arriver à faire des news intéressantes à lire malgré ces technocrates sans vision. 

Modifié par Christensen

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C'est pas une histoire de maintenir leur CA. C'est juste que si par un grand miracle un tel phénomène se produisait (grève générale des joueurs), ce serait se tirer une balle dans le pied car cela n'aurait aucune incidence sur le gouvernement, mais pourrait achever des entreprises qui, elles, se battent pour survivre, pas pour distribuer des milliards à leurs actionnaires.

Y a plein de choses à faire, mais ça, c'est limite du suicide.^^

 

@MrC. : pas faux en effet, il y a forcément eu une inertie, mais difficile de l'évaluer. De là à faire de la fiscalité des joueurs une raison majeure de l'état actuel, je pense qu'on s'emballe, ou du moins qu'on se cache derrière son petit doigt. Ces joueurs-là, salariés, n'ont quand même pas grand chose à craindre puisque non professionnels.

Ceci est une allégation sans fondement, pure spéculation. Les chiffres parlent d'eux mêmes, lepoulpe a raison le poker online à moyen terme est mort en France, je pense même qu'il l'est déjà.

Après les plus gros pourront repartir sur du .eu, quel beau gâchis en tout cas.

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Ceci est une allégation sans fondement, pure spéculation. Les chiffres parlent d'eux mêmes, lepoulpe a raison le poker online à moyen terme est mort en France, je pense même qu'il l'est déjà.

Après les plus gros pourront repartir sur du .eu, quel beau gâchis en tout cas.

Les joueurs n'arrêtent pas de ressasser que l'état perd de l'argent en laissant le marché diminuer. Mais on parle de quelques millions à l'échelle d'un état et face aux milliards de la FdJ, soit proche de l'infinitésimal pour eux. 

D'où ma remarque sur le fait de faire grève. Je n'ai pas dit qu'on ne pouvait rien faire. 

Tu affirmes que le marché du poker est mort à moyen terme et c'est moi qui spécule ? Le tien, le mien, peut-être. Je pense qu'il y aura toujours du poker, des récréatifs, quelques regs dans un marché plus petit et avec moins d'opérateurs. Dire que le marché mourra, c'est pas juste de la spéculation, ca ressemble à un non sens économique.Ce sera un marché différent, structuré différemment.

Modifié par soxtea

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Le marché "tel quel" est dead, dès le départ. Les 3 opérateurs restants à terme pourront peut être renverser la fiscalité à leur avantage mettant les décideurs devant leurs responsabilités.

 

Concernant le quote, ce qui me gène c'est ton pessimisme auto réalisateur. Effectivement ne rien faire dans l'optique que rien n'arrivera, ça se réalise.

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Le marché "tel quel" est dead, dès le départ. Les 3 opérateurs restants à terme pourront peut être renverser la fiscalité à leur avantage mettant les décideurs devant leurs responsabilités.

 

Concernant le quote, ce qui me gène c'est ton pessimisme auto réalisateur. Effectivement ne rien faire dans l'optique que rien n'arrivera, ça se réalise.

Ce qui me gène c'est que tu m'as lu en diagonale. Juste en dessous de la phrase que tu quote : "Y a plein de choses à faire, mais ça, c'est limite du suicide."

 

C'est faire grève qui ne fait pas de sens, Le problème des joueurs, c'est qu'ils ont un côté monotâche : faut sitout, faire grève.

Ca n'a jamais montré un succès phénoménal (même le premier pour le no flop no drop reste un succès très relatif). Les combats, c'est bien beau, mais faut savoir lesquels mener, contre qui les mener et avec qui les mener. L'agitement gréviste pour faire baisser le rake ? qui doit baisser, qui peut baisser ? L'agitement pour un marché .eu ? Qui en veut vraiment et pourquoi ? Et une grève contre qui ? 

Commençons par répondre à ses questions, et la grève ne sera pas la première action à entreprendre.

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Le problème initial c'est pas le rake mais la taxation équivalant à 40% du PBJ des rooms.

 

Pas sûr qu'après plus de 3 ans un sit out généralisé et prolongé ne fasse pas recette. Mais bon de toute façon ne suis plus concerné ( ce qui d'ailleurs rajoute une unité à ceux qui se déclarent ici même "sortis du jeu" pour diverse considérations) Tu n'imagines pas à quel point, pour l'avoir vécu de l'intérieur, un reg peut influer sur le CA d'une room.

 

Bref... On verra.

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 Tu n'imagines pas à quel point, pour l'avoir vécu de l'intérieur, un reg peut influer sur le CA d'une room.

 

Spéculation encore. :)

Je n'ai aucun doute sur l'influence qu'un reg peut avoir. Je pense juste qu'ils ne comprennent pas comment s'en servir.

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Les news à la Une
vendredi 22 mars 2019 à 13:21
Télex

Grand outsider de la compétition de heads up organisée entre membres du forum, checky s'est défait coup sur coup de deux épouvantails nommés Don_Revie et yoyop. Sa présence en demi-finale aux côtés de gobs974, Sissendeux et MicMacBigMac rappelle inévitablement la grande épopée calaisienne de la Coupe de France 1999-2000. Une chose est sûre : on n'avait plus vu une telle scène de liesse populaire depuis le 15 juillet.

jeudi 21 mars 2019 à 15:24
Télex

L'annonce de l'opération Spin&Go 20 avait incité bon nombre d'adeptes du format à sortir le bleu de chauffe. PokerStars est malheureusement contraint de renoncer à la promo "suite à un problème technique" qui empêchait certains joueurs de voir "leur progression prise en compte". L'opération pourrait néanmoins faire son retour prochainement.

mercredi 20 mars 2019 à 15:34
Télex

Il n'est pas encore parti, mais ses préparatifs avancent à grands pas. Fin avril, deivid décollera pour la deuxième fois de sa vie à destination de Las Vegas. Mais cette fois, il emmènera dans ses bagages sa compagne Sabrina avec une petite idée derrière la tête. Pas de poker au programme de ce road trip : voilà qui change un peu !

mercredi 20 mars 2019 à 10:50
Télex

En 2018, les revenus générés par le poker dans l'État du Nevada ont progressé de 2 % pour atteindre leur plus haut niveau depuis cinq ans. Et pourtant, le nombre de tables continue de baisser irrémédiablement. Une situation que Guy explique très simplement en décryptant les chiffres de la Commission des Jeux du Nevada : deux fois moins rentable que les autres jeux de table, le poker représente à peine 1 % des revenus du jeu pour les casinos.

mercredi 20 mars 2019 à 10:36
Braquage raté au Bellagio : les images de l'intervention policière

Pour la seconde fois en deux ans, la poker room du Bellagio a été la cible d'une tentative de braquage vendredi dernier. Le Las Vegas Metropolitan Police Department a confirmé hier, lors d'une conférence de presse, que les deux événements étaient imputables au même homme. Michael Charles Cohen, 49 ans, a été abattu alors qu'il tentait de prendre la fuite.

mercredi 20 mars 2019 à 9:23
Télex

Si vous êtes en manque de soleil et que vous n'êtes pas encore parvenu à vous qualifier pour le Wonder8 Marrakech, sachez que Winamax joue les prolongations avec un nouveau satellite à 125 € ce mercredi à 21h15. Du 23 au 31 mars, le festival marocain proposera pour rappel un Main Event à 800 €, un High Roller à 1 350 € ou encore un Monster8 à 450 €.

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