lundi 7 février 2011 à 9:53
EXCLU

En décembre dernier, le coach de la team Limpers Alexandre Luneau réalisait son mois le plus lucratif de joueur de poker en remportant en ligne plus d'un million de dollars. Celui qui défie régulièrement les plus grandes stars du circuit sous le pseudonyme d'Alex Luneau a accepté de nous en dire plus sur son parcours et les objectifs qu'il se fixe pour les mois qui viennent. Entretien.

Alexandre Luneau
Alexandre Luneau (crédit photo : Limpers)

Club Poker : Salut Alexandre et merci d'avoir accepté de répondre à nos questions. Fin 2009, tu dressais un bilan de l'année écoulée sur ton blog en indiquant avoir constitué une bankroll à 7 chiffres. Tu ajoutais même qu'il s'agissait tout simplement de ta plus belle année. Un an plus tard, le décalage semble déjà gigantesque compte tenu de ton irrésistible ascension. Comment as-tu vécu l'année écoulée psychologiquement ? Facile de garder les pieds sur terre ?

 

Alexandre Luneau : Cette année 2010 a été beaucoup plus turbulente que l'année 2009, aussi bien dans les hauts que dans les bas. J'ai fait des choix de carrière qui m'ont amené à vivre une année agitée, donc je m'y attendais un petit peu.

 

Facile de garder les pieds sur terre ? Oui, car tout se fait progressivement au poker. Sauf dans de rares circonstances, on n'arrive pas du jour au lendemain en 1500/3000.

 

En décembre dernier tu as franchi la barre des 6 mètres du joueur de poker en réalisant un mois à 7 chiffres. Sur la base de ta propre expérience, existe-t-il quelque chose qui puisse provoquer chez un joueur de poker autant de plaisir et de satisfaction qu'un mois à 7 chiffres ? En dehors évidemment d'un mois à 8 chiffres ou deux mois à 7 chiffres...

 

La satisfaction financière de faire un mois a 7 chiffres est évidemment énorme, mais la satisfaction d'y arriver au prix d'un énorme travail en amont est encore plus importante. Après, je pense que la plus grande satisfaction pour un joueur de poker n'est pas dans l'argent qu'il peut gagner mais plutôt dans la réalisation des objectifs qu'il s'était fixés et la façon d'y arriver.

 

Il y a plus d'un an, j'ai voulu être parmi les meilleurs dans toutes les variantes de poker possibles et réussir à jouer contre les meilleurs joueurs au monde. Quand je jette un regard en arrière sur cette année 2010, je vois déjà plusieurs dizaines de milliers de mains jouées sur les plus grosses tables aux cotés de Phrticle], Patrik Antonius, David Oppenheim, Gus Hansen, Tom Dwan ou Phil Galfond... Et comme en plus cette expérience est couronnée par un résultat financier positif, je dirais que dans ce cas, niveau satisfaction, on ne doit pas être loin d'atteindre les nuts du joueur de poker.

 

Dans quelles circonstances as-tu été amené à réaliser une telle performance ? Enorme good run, A game sur la durée, table selection efficace, nombre d'heures de jeu particulièrement élevé ?

 

Un mix de tout. Mon niveau de jeu n'a jamais été aussi élevé qu'en décembre. J'ai beaucoup joué et bien joué... et bien sûr pas bad runné.

 

Compte tenu de ton winrate horaire, t'arrive-t-il d'être mal à l'aise à l'idée de rester éloigné de ton écran, ne serait-ce qu'en pensant aux sommes que tu n'es pas en train de gagner ? Quel est par exemple ton manque à gagner quand tu prends un quart d'heure pour descendre à la boulangerie et acheter quelques croissants ? 5 000 dollars ?

 

Je ne pense pas de cette manière sinon je ne prendrais jamais le temps de répondre à une interview comme celle-ci, de faire des vidéos pour la communauté des joueurs de poker sur limpers.com ou tout simplement d'avoir une vie personnelle équilibrée en dehors du poker. Même s'il m'arrive parfois, lorsque les parties sont incroyables, de passer plus de temps que prévu à jouer, cela ne m'empêche pas de me couper du jeu quand j'en ai envie pour partager du temps avec mes amis ou ma famille. Cette impression de perdre de l'argent lorsqu'on ne joue pas est probablement plus importante pour les joueurs professionnels de plus petites limites, mais pour ma part avoir un demi million de plus ou de moins ne changera pas ma vie. Je joue avant tout par plaisir et pas par besoin financier.

 

Revenons un peu sur l'année 2010 que tu viens de vivre. Une année durant laquelle tes résultats n'ont pas toujours été au beau fixe. Tu as même un temps songé à arrêter de jouer sur le .com.

 

Au cours de l'année 2010, j'ai réinvesti à de nombreuses reprises une partie de mes gains des limites inférieures dans des shots sur les plus grosses limites. J'ai run horriblement à chaque fois pendant 10 mois (de janvier à octobre environ), et même si je savais que j'étais un des meilleurs sur ces très grosses tables ça ne passait jamais. C'est donc plutôt au dernier trimestre que j'ai songé à arrêter de jouer sur les .com, notamment dans les plus grosses parties de mixed games. Psychologiquement c'était vraiment très dur et j'avais l'impression que tous mes efforts faits sur l'année ne servaient à rien.

 

Un peu désabusé, j'ai donc pris le temps de réfléchir et faire le point sur la situation. J'avais testé les sites .fr pendant l'été et l'idée de gagner moins mais "facilement" et sans aucun stress aurait pu faire du sens. Mais en y réfléchissant un peu plus, choisir cette voie c'était dans mon cas personnel renoncer au plaisir de jouer, renoncer au plaisir de progresser, renoncer à toute forme de compétition. Bref, renoncer à tout ce que j'aime dans le poker. C'est pour cette raison que malgré la variance et l'adversité, j'ai finalement choisi de persévérer dans mes efforts sur les .com.

 

Tu as également mis à profit ton colocataire, seb86, pour des séances de coaching réciproque dans différentes variantes. Peux-tu nous décrire un peu ces séances et en tirer un premier bilan ? Comment cela s'est-il traduit sur ton jeu ?

 

J'ai rencontré Sébastien il y a plus d'un an et demi. Vers novembre/décembre 2009, je me suis intéressé aux types de parties qu'il jouait online, principalement mixed games, deuce to seven et badugi. Je l'ai beaucoup regardé jouer au tout début quand nous étions en Thaïlande. Assez rapidement, je me suis rendu compte que sur les très grosses tables de mixed games, le niveau des joueurs pendant les rotations de No Limit Hold'em et Pot Limit Omaha (mes variantes de prédilection de l'époque) était beaucoup plus faible si on le comparait au niveau de jeu à des limites équivalentes sur des tables 100 % No Limit Hold'em ou 100 % Pot Limit Omaha.

 

Il ne nous a pas fallu réfléchir bien longtemps pour nous apercevoir que nous avions tout intérêt à travailler sur notre jeu ensemble. Je le coachais en Pot Limit Omaha et No Limit Hold'em, il me coachait en Deuce to Seven et Mixed Games.

 

Par la suite, il est devenu un très bon ami puis notre colocataire à Londres. Plus d'un an après, je crois que l'un comme l'autre nous pouvons être fiers du résultat. Indépendamment des résultats, nous faisons maintenant tous les deux partie des meilleurs joueurs mondiaux de Mixed Games et Deuce to Seven.

 

Comment se sont passées tes premières sessions en Deuce to Seven ?

 

Les débuts ont été catastrophiques. Je pense avoir bien perdu 200 000 dollars en Mixed et en Deuce to Seven à l'issue des deux premiers mois. Comme beaucoup de joueurs de NLH/PLO high stakes qui se sont mis à ces jeux, je suis arrivé aux tables avec un énorme ego, persuadé de pouvoir battre facilement ces games. J'ai joué des parties assez importantes dès le début alors que j'étais vraiment un monster fish.

 

A l'époque tu estimais le niveau en deuce to seven relativement faible, malgré la présence aux tables de quelques grands noms. Quel est ton jugement quelques mois plus tard ?

 

Le niveau n'a pas vraiment évolué, mais dans les mois qui vont venir il devrait augmenter énormément. Pas mal de nosebleeders allemands de Limit Hold'em se sont mis au Deuce to Seven dernièrement et ça ne fait aucun doute qu'ils seront tous très décents d'ici quelques mois.

 

Envisages-tu une orientation définitive vers le Deuce to Seven ou un retour aux variantes plus populaires dans les mois qui viennent ?

 

Je ne me suis jamais orienté définitivement vers le Deuce to Seven ou les Mixed Games. J'ai toujours continué à beaucoup jouer et étudier en NLH/PLO, variantes dans lesquelles je suis toujours un très gros gagnant. Jouer en Deuce to Seven ou Mixed Games me permet juste d'avoir plus d'action et de pouvoir jouer beaucoup plus souvent des grosses parties.

 

A posteriori, quel a selon toi été le plus grand déclic dans ton parcours de joueur ?

 

Sans doute les vidéos de DogisHead fin 2008. Sa manière de penser très rationnelle a beaucoup influencé mon jeu à mes débuts et m'a fait franchir un cap énorme. La première fois que j'ai vu ses vidéos, j'étais tellement scotché que je me suis enchaîné dans la soirée une dizaine de vidéos de lui avec mon fichier de notes à côté.

 

Je ne sais pas si tu en es conscient mais la team Limpers contient une bonne partie des joueurs français adulés pour leur niveau de jeu. Que représente pour toi le partenariat avec Full Tilt ? Quelles en sont les implications concrètes ? Et surtout, la question qui brûle beaucoup de lèvres, existe-t-il des interactions avec les autres membres de la team, comme par exemple des séances de coaching vestimentaire avec Pascal Perrault ?

 

Ca fait plusieurs sujets dans une même question tout ça. Pour la Team Limpers, effectivement, ce qui a été accompli depuis deux ou trois ans est exceptionnel et totalement inédit pour des "petits frenchies". Dire que nous soyons adulés me parait un peu exagéré par contre. En termes de niveau de jeu, je crois que nous avons gagné progressivement le respect de beaucoup de gros joueurs au niveau mondial, et sur le plan français celui d'une communauté de joueurs passionnés qui estiment que le contenu de nos vidéos est d'un très bon niveau technique et pédagogique.

 

Le partenariat avec Full Tilt Poker me fait très plaisir. C'est dans notre cas une forme de reconnaissance de nos qualités et nos valeurs par la meilleure équipe de joueurs de poker au monde. Quand les premiers contacts se sont noués avec Full Tilt Poker vers avril 2010, cela aurait pu ne pas être si évident s'ils s'étaient bornés uniquement à prendre en considération notre visibilité médias ou simplement nos résultats en tournois live de l'époque. Mais contrairement à d'autres rooms online, Full Tilt Poker est avant tout une room créée par des joueurs et pour les joueurs. Même si comme tout le monde, ils souhaitent disposer d'ambassadeurs connus dans leur équipe, ils sont aussi très impliqués dans la mise en valeur des meilleurs pratiquants de la discipline. Full Tilt, c'est la room sur laquelle tous les plus grands joueurs jouent. Pouvoir jouer les plus grosses parties avec mon nom et prénom en rouge à la table aux cotes de légendes du poker comme Phil Ivey ou Patrik Antonius, c'est juste incroyable.

 

Pour ce qui est enfin des interactions avec les autres membres, on m'a effectivement dit que Pascal Perrault nous avait invités au Brésil. Le coaching vestimentaire sera donc de rigueur pour respecter les us et coutumes locales.

 

Il est fréquent que les joueurs de cash game se plaignent d'une exposition médiatique très faible en comparaison des joueurs de tournois, alors qu'ils les surpassent généralement en termes de gains (si ce n'est de niveau). Quelle est ton opinion personnelle sur la question ?

 

Là aussi c'est un sujet plus complexe qu'il n'y parait. Déjà, dans la réalité, quasiment aucun joueur professionnel de cash game ne se plaint d'un faible volume d'exposition médiatique puisque leur vie et leurs revenus sont totalement indépendants de leur présence ou absence dans les médias. Avoir une bonne place dans les médias fait plus de sens pour les joueurs de tournois, qui dans leur quasi-totalité s'accordent à dire que le seul moyen de poursuivre leur carrière est d'être suffisamment visibles pour trouver un sponsor.

 

Quand les joueurs de cash game peuvent se plaindre, c'est donc uniquement sur la forme que prend l'exposition médiatique qui leur est accordée : souvent superficielle, truffée d'énormités ou d'abus de langage... Je ne jette pas la pierre aux médias sur ce point. Il faut avouer que parler de cash game en décryptant ce qui se passe pour le grand public, sans être un joueur de poker avancé, n'est pas une chose aisée. Pour une personne ne jouant pas ou très peu, il sera alors beaucoup plus facile de rédiger un papier sur un tournoi ou de commenter la table finale d'un tournoi où le tapis moyen ne dépasse pas 6 ou 7 big blinds.

 

Enfin les choses ont quand même beaucoup changé sur cet aspect au cours des deux ou trois dernières années. Les médias internationaux l'ont bien compris en augmentant sensiblement les compétences techniques de leurs équipes de journalistes et en y intégrant des consultants qui sont souvent des joueurs d'expérience. En France, avec un marché cloisonné et les conséquences que ça implique, cette évolution ne se produira peut être pas.

 

Après si on élargit le sujet on peut se poser la question de savoir ce qui booste le développement du poker et ce que les gens aiment voir dans les médias. Sur ce point, je partage assez l'avis que Cyril Andre avait donné sur son blog. Le cash game à haut niveau est déjà en lui-même pour les joueurs une discipline bien plus intéressante sur un aspect compétition pure. Comme indiqué précédemment, au niveau mondial beaucoup d'évolutions me laissent penser que le monde du poker commence à partager cette orientation. L'action en nosebleed online est incroyable et les shows tv comme High Stakes Poker ou Poker After Dark, avec leurs stars récurrentes, réalisent les meilleurs audiences et captivent beaucoup plus le grand public que les émissions de tournoi où les tables finales sont toujours constituées de joueurs différents. Les plus grands sites de poker en ligne au monde ne s'y trompent pas et choisissent maintenant de sponsoriser principalement des joueurs ayant un background solide en cash game car il devient primordial, en plus d'avoir de bons ambassadeurs sportifs ou people, de pouvoir montrer aux pratiquants passionnés de poker des joueurs ayant un niveau de jeu exceptionnel.

 

Quand on voit que le joueur de poker ayant eu la plus grosse exposition médiatique en 2010 est Tom Dwan, je me dis que ce qu'on pressentait depuis deux ou trois ans déjà est en train de se confirmer.

 

En tant que joueur de cash game, tu justifies notamment ta préférence par la frustration suscitée par le jeu en tournoi. Pourtant le cash game procure également son lot de frustration, les hautes limites étant notamment réputées pour offrir une très forte variance. Comment l'abordes-tu psychologiquement ?

 

J'ai un "cimetière à souris" où sont entremêlées une dizaine de souris juste à côté de moi la. Régulièrement je casse des souris.

 

Quel gestionnaire de bankroll es-tu ? Pratiques-tu des cash out réguliers ? As-tu considérablement haussé ton niveau de vie durant ces derniers mois ?

 

Mon niveau de vie n'a pas vraiment évolué depuis que je joue en 25/50, c'est-à-dire depuis plus 2 ans. Ca fait donc pas mal de temps que celui-ci reste sensiblement le même. La différence entre gagner un demi-million et plus d'un million par an, pour ce qui est du quotidien, n'est pas si énorme.

 

Niveau gestion de bankroll, plus ma bankroll a grossi plus je suis devenu prudent sur le plan du ratio entre caves et limites. Je pense qu'une fois dépassé le million de dollars de bankroll, se broker est proche de la faute professionnelle pour un joueur poker.

 

Et rayon technique, quel est le leak auquel tu te trouves le plus souvent confronté ?

 

Je dirais que les bons joueurs ne bluffent pas assez, voire jamais, les mauvais spots de bluff.

 

En parlant de bons joueurs, y'en a-t-il qui te font encore rêver ou, au contraire, certains grands noms t'ont-ils déçu une fois que tu as eu l'occasion de les croiser à la table, que ce soit par leur niveau de jeu ou leur attitude ?

 

Bien sûr je pense tout de suite à Phil Ivey. C'est un pur génie. Le meilleur ou l'un des meilleurs au monde dans tous les jeux de poker. Mais il n'est pas le seul à être vraiment très fort dans tous les jeux : je pense notamment aussi à Patrik Antonius, Daniel Alaei, Raffi Amit, Jason Mercier ou David Oppenheim... En PLO, des joueurs comme Scott Palmer, Rui Cao, Daniel Cates, Phil Galfond ou Ben Tollerene font partie du top de la discipline. En NLH, Daniel Cates, Viktor Blom et Phil Galfond ont encore quelques longueurs d'avance.

 

Il y a bientôt deux ans, tu entrais dans la lumière en relevant un défi heads up lancé par Roger Hairabedian. Depuis, tu as pris presque autant de millions que Roger de kilos. Une revanche aujourd'hui, ce serait éventuellement un truc qui pourrait te botter ?

 

Oui pourquoi pas, j'ai envie d'améliorer mon jeu en live. Tout ce que je pourrai apprendre en jouant contre des joueurs d'expérience en live me sera profitable un jour ou l'autre.

 

Quels peuvent justement être les objectifs qu'on se fixe en début d'année quand on n'a pas 25 ans et qu'on gagne déjà autant ? Tu as évoqué sur ton blog la perspective d'un bracelet WSOP en 2011. C'est encore quelque chose qui te fait rêver ?

 

Oui, je ferai tout ce je peux pour gagner des bracelets aux WSOP. Gagner de l'argent est une chose, mais écrire l'histoire du poker en est une autre. Et pour mémoire peu de joueurs, voire aucun, sont entrés dans cette histoire sans titre lors des WSOP. En plus, tous les joueurs que je respecte le plus en ont déjà gagnés plusieurs.

 

Phil Ivey sera très difficile à rattraper. J'ai donc un objectif personnel plus modeste qui est d'essayer de rejoindre, en nombre de bracelets gagnés, David Chip Reese, le joueur de poker considéré par Phil Ivey, moi-même et tout le monde comme la référence ultime des grosses parties de poker mixtes. Wish me luck.

 

Les World Series, ce sont les bracelets mais aussi Las Vegas. Ces derniers mois tu as justement été amené à énormément voyager. Quelles destinations t'ont le plus marqué ?

 

J'apprécie énormément la Thaïlande. Les conditions de vie y sont incroyables.

 

Serais-tu prêt à échanger une semaine de good run contre la possibilité d'y retourner immédiatement ?

 

Un des avantages quand tu es joueur de poker, c'est que tu peux jouer partout dans le monde. C'est une liberté incroyable ! Si demain sur un coup de tête je veux partir en Nouvelle Zélande, je peux le faire. Là je reviens d'ailleurs tout juste du Sénégal et je quitte Londres pour la Thaïlande dans quelques jours.

 

Sur le Club Poker, des dizaines de membres suivent tes aventures dès que tu ouvres une table. Si tu n'avais pas posté que deux messages sur le forum en 2010, tu aurais d'ailleurs sans doute concurrencé DonLimit pour le CP Award du meilleur joueur de cash game en ligne. Es-tu prêt à t'engager à tripler ce total en 2011, par exemple en répondant aux questions des membres du forum dans le sujet de cette interview ?

 

Hormis sur Limpers, où je suis relativement disponible en section vidéo, je poste très peu sur les forums en français mais il m'arrive souvent de les lire. Voir que des gens railent mes games et suivent mon parcours ça me fait toujours très plaisir et me donne encore plus envie de me dépasser. J'espère en retour que les contenus vidéo que je réalise pour eux les boostent autant dans leur passion pour le poker que le soutien moral qu'ils m'apportent.

 

Merci encore Alexandre d'avoir pris la peine de répondre à nos questions et rendez-vous l'été prochain pour ton premier bracelet.

Vos commentaires sur cette news dans le forum :
Alexandre "alexonmoon" Luneau : interview d'un des piliers de la team Limpers
Cette news a suscité 43 commentaires, et seuls les 15 derniers sont affichés.

Très belle interview et bravo à Alex pour ses perfs hors normes et son état d'esprit !

Malheureusement, il faut s'expatrier à Londres (... et avoir le niveau ...) pour pouvoir jouer avec les meilleurs mondiaux. J'ai bien peur que notre petit zoo français décroche rapidement du niveau mondial. Thanks Arjel :t-es-fou-toi:

Les meilleurs joueurs du .fr ont-ils des difficultés lorsqu'ils sont confrontés à des joueurs étrangers lors de tournois live?

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