lundi 11 mars 2019 à 9:18
EXCLU

Ces deux dernières années, Alex Foxen a multiplié les tables finales et les victoires au point de conclure l'année 2018 au sommet du classement Global Poker Index. Cet honneur, le compagnon de Kristen Bicknell y accorde beaucoup d'importance. Il le confie d'ailleurs à Gaëlle dans cet entretien qui passe en revue son parcours et ses plus beaux faits d'armes.

Alex Foxen
(crédit : Drew Amato / Poker Central)

Salut Alex et merci d'avoir accepté de répondre aux questions de Club Poker. Tout d'abord, pour les gens qui ne te connaissent pas très bien en Europe, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur toi et ta carrière ?

Je suis canadien. J'ai commencé le poker très jeune, comme beaucoup de joueurs, mais je ne me suis mis à jouer sérieusement qu'à partir de 23 ans, juste après l'université. J'ai joué en ligne plusieurs années avant de faire la transition vers le live en 2016. J'ai débuté assez bas, avec des tournois de 200 à 500 $, puis j'ai progressé et grimpé les échelons progressivement. C'est d'ailleurs ce que je continue à faire aujourd'hui !

 

Ta progression a été particulièrement rapide. En 2017 tu n'avais encore aucun résultat à six chiffres, et en à peine un an et demi tu es devenu le numéro 1 du classement Global Poker Index. Comment expliques-tu cette ascension éclair ?

Ça s'explique par l'essence même du poker. On ne voit jamais le travail fourni par quelqu'un jusqu'à que ses résultats soient là. Je pense que j'ai réalisé beaucoup d'efforts. J'ai vraiment dédié ma vie à ça pendant plusieurs années. Les résultats qu'on a vus dernièrement n'en sont que le résultat.

Il y a aussi un aspect mental, une vraie volonté d'être meilleur. Beaucoup de gens progressent lentement et grimpent les échelons avec beaucoup de prudence. Ils sont heureux là où ils sont, satisfaits de leurs résultats... Parfois aussi ils ne sont pas certains d'être capables de jouer au niveau supérieur. Personnellement j'ai toujours été confiant quant à ma capacité à jouer au niveau suivant, et d'une manière générale le plus haut possible. J'ai toujours voulu avoir l'opportunité de prouver que j'en étais capable. J'ai donc saisi toutes les occasions qui se sont présentées, là où d'autres auraient peut-être été plus timides.

 

Tu évoques le fait que les gens ne voient pas tout le travail qu'il peut y avoir derrière une progression. Quelle a été la chose la plus difficile sur laquelle tu as travaillé ?

Honnêtement, c'est l'aspect mental et émotionnel du jeu qui m'a donné le plus de fil à retordre. J'ai un passé de sportif et parfois, par exemple quand je perds contre un certain type de joueur, j'ai une une certaine tendance au tilt. Clairement, le truc le plus difficile à travailler pour moi ça a été le mental. Surtout à mes débuts. Dans le sport, cette rage peut parfois être bénéfique et aider à être performant. Mais au poker ce n'est pas le cas du tout.

 

Comment as-tu procédé ? Est-ce que tu as eu recours à un coach mental par exemple ?

Oui, je travaille toujours avec Elliot Roe. Il accompagne de nombreux autresjoueurs. Dans mon cas ça fait un petit moment que nous collaborons. Je pense d'ailleurs continuer à travailler là-dessus : du fitness à la compréhension théorique et aux réactions émotionnelles, au mental... C'est important de travailler sur tout ça de façon continue.

 

Ton premier très gros résultat s'est produit au WPT Five Diamond Poker Classic fin 2017. Tu as terminé à la seconde place pour un gain 1 134 000 $. Lors de ce tournoi il y a eu un très gros coup contre Sean Perry, avec un call pas évident de ta part. Qu'est-ce que cette main représente dans ta carrière ? Est-ce que ça a été un moment clé ?

Oui, tu parles de ce coup où il avait K7 et moi 89. C'était effectivement un moment très important pour moi. L'ensemble de la table finale l'était d'ailleurs. Un vrai grand moment. Je n'avais pas encore connu le bonheur d'un résultat majeur, et d'une certaine manière je n'avais pas eu l'occasion non plus de montrer ce que je pouvais faire. Je m'en étais approché plusieurs fois, mais rien de vraiment comparable. Ce moment a permis aux gens de me découvrir, mais aussi de se montrer plus enclins à acheter mon action. C'était quelque chose d'essentiel pour mon niveau de confiance autant que ma bankroll. Un véritable accélérateur.

 

Tu es devenu un visage familier des tournois high rollers et super high rollers. Tu as disputé énormément de tournois à 25 000 $ et plus. Tu t'es entre autres hissé à la seconde place du 300 000 $ Super High Roller Bowl pour un gain de 2 160 000 $. Pourquoi ce choix de jouer autant de gros tournois ?

Comme je l'ai dit, j'ai toujours voulu atteindre le plus haut niveau possible. Quand j'ai commencé à jouer, je regardais beaucoup de streamings de gros tournois comme par exemple les high rollers EPT. C'était l'un de mes outils de travail pour progresser. Je pense que tous ceux qui jouent au poker sérieusement aspirent à atteindre un tel niveau. Bref, j'avais l'ambition de repousser mes capacités et ma zone de confort aussi loin que possible.

 

Tu as empoché plus de 6,6 millions sur le circuit en 2018, avec notamment cinq titres et de nombreuses tables finales. En l'espace de douze mois, et alors même que plein de gens n'avaient jamais entendu parler de toi auparavant, tu es devenu un grand nom de la planète poker. Ça te fait quoi de te retrouver dans la lumière aussi soudainement ?

C'est... comment dire... Disons que je pourrais faire sans. Mais c'est comme ça, ce n'est pas si important. C'est toujours agréable d'obtenir de la reconnaissance, c'est quelque chose que j'apprécie. En revanche, se retrouver sous les projecteurs quand on s'assoit à une table de poker, ce n'est pas toujours idéal.

 

Est-ce que ça a changé la façon de jouer de tes adversaires, voire la tienne ?

Oui, je pense que les gens jouent un peu différemment maintenant. C'est compréhensible. Ils ont probablement du respect pour ma façon de jouer, alors ils ont tendance à se montrer un peu moins entreprenants. Ça peut avoir du bon, car généralement ils vont avoir tendance à être plus passifs.

 

Être numéro un au classement GPI représente un objectif important pour de nombreux pros. Qu'est-ce que ça signifie pour toi ?

Ça voulait dire beaucoup, et ça veut toujours dire beaucoup. J'ai travaillé très dur pour y parvenir. Se retrouver au sommet de la hiérarchie, quelle que soit votre activité, est toujours un accomplissement. En ce qui me concerne, ça a toujours été un objectif : être le meilleur quoi que je fasse. Ça avait une grande signification pour moi et je suis très fier de ça. J'espère réussir à rester là encore un peu !

 

Certains considèrent que les classements de ce type ne signifient pas grand-chose. D'autres estiment que le barème GPI favorise les joueurs de high rollers. Quelle est ton opinion ?

Il y a une part de vrai dans ces commentaires. Je ne pense pas que la place de numéro un au classement suffise à faire de vous le meilleur joueur de tournoi du monde. Vous avez simplement obtenu les meilleurs résultats sur une période donnée, ce qui implique une part de chance significative.

Néanmoins je trouve la formule actuelle du GPI très équilibrée. Tous mes résultats les plus généreux en points viennent de tournois au buy-in plus accessible. Une victoire sur un high roller ne rapporte pas tant de points.

 

Depuis tes débuts, comment ta façon de travailler ton jeu a-t-elle évolué ?

Ma façon de travailler n'a pas tellement changé. J'essaie de m'améliorer dans tous les domaines et par tous les moyens à disposition. J'aime à penser que mon jeu a beaucoup changé et va continuer à changer. J'essaie continuellement de le changer en réalité.

 

Tu te focalises uniquement sur le live et les tournois aujourd'hui ?

Oui. Je joue en ligne quand je peux, quand je suis au Canada ou dans un pays ou c'est possible. Entre les voyages live en fait.

Alex Foxen et Kristen Bicknell

Ta compagne, Kristen Bicknell, est elle aussi première au classement GPI féminin. L'été dernier, vous avez même fini premier et deuxième d'un grand tournoi à 5 000 $ au Venetian. Comment organisez-vous votre vie autour du jeu ?

On est partout ! On a tous les deux une très grande passion pour ce jeu. On adore autant y jouer l'un que l'autre, donc ça rend la relation beaucoup plus simple. On a jamais besoin d'essayer de convaincre l'autre d'aller sur telle ou telle destination. On sait toujours que le prochain tournoi on va le jouer ensemble. C'est vraiment cool. On regarde un peu les tournois qui sont susceptibles de nous plaire et on s'y rend ensemble.

 

Quand vous travaillez votre jeu ensemble, sur quels aspects est-ce qu'elle t'apporte le plus ? Et réciproquement ?

C'est intéressant. Je pense que quand on a commencé à sortir ensemble, nos jeux étaient très différents. Ils sont devenus de plus en plus similaires au fil de notre relation. J'ai pris beaucoup de choses dans son jeu, et je vois aussi dans sa façon de jouer des trucs qui viennent de moi. On a vraiment beaucoup appris l'un de l'autre. On a surtout constamment échangé nos idées et testé celles de l'autre. Quand vous avez quelqu'un qui écoute et comprend vos idées, si vous dites quelque chose de stupide il va tout de suite vous corriger. Ça vous aide à grandir et à mieux réfléchir. Je pense qu'a tous les deux beaucoup progressé depuis qu'on est ensemble.

 

Kristen est sponsorisée par partypoker. Est-ce qu'un contrat pourrait aussi t'intéresser ?

C'est un peu difficile de répondre. Je suis affilié à Chip Leader Coaching, la compagnie que Chance Kornuth a créée. Pour moi c'est ce qui s'en approche le plus aujourd'hui. Et ce n'est pas vraiment quelque chose que je recherche. Je ne dis pas que je ne suis pas ouvert à l'idée, mais disons que je n'ai pas cherché quoi que ce soit dans ce sens.

 

Quels sont tes objectifs dans la vie aujourd'hui ?

Oh... Je peux déjà difficilement dire quels sont mes objectifs pour dans six mois ! Je veux vraiment continuer à jouer quelque temps, m'assurer une situation financière confortable pour ma famille, et aussi peut-être pour une future génération... J'espère pouvoir apporter des choses aux gens, avoir un impact positif sur le monde... C'est quelque chose qui me tient à cœur. Je veux gagner assez d'argent pour pouvoir avoir une activité philanthropique plus tard et faire une vraie différence.

 

Tu as aussi investi dans BlockDrop, une firme légale de crypto-monnaie, ainsi que Quasar Mining Group, une société de crypto américaine.

Oui, c'est un peu mon approche de la vie : utiliser l'argent que je gagne au poker pour l'investir dans des projets que j'aime. Ces entreprises sont de bons investissements à mon sens. Je fais partie de ceux qui croient totalement aux crypto-monnaies et au bitcoin.

 

En regardant un peu en arrière, et en particulier en 2017 et 2018, quels sont les moments marquants que tu gardes en tête ?

Il y en a eu tellement ! Je pense que le 50 000 $ à Macao a probablement été le plus gros tournant dans ma carrière. J'avais connu le succès lors du WPT Five Diamond quelques mois plus tôt, mais ce 50 000 $ marquait une nouvelle étape dans mon ascension. J'avais gagné un satellite pour ce tournoi, donc j'avais en plus beaucoup de mon action. La table finale était particulièrement difficile. J'étais avec Patrik Antonius, Christoph Vogelsang, Rainer Kempe, Brian Rast… Arriver jusque-là, et surtout gagner au milieu de ce field, c'était un sentiment génial. Ça m'a donné encore plus de confiance pour franchir un cap.

J'ai senti ce jour-là que j'avais gagné ma place dans la communauté high roller. Gagner un 25 000 $ ou un Main Event à 10 000 $, dans une certaine mesure ça peut arriver à tout le monde. Vous pouvez avoir de la chance, vous qualifier pour un 25 000 $ et le gagner. Mais devenir un habitué des high rollers, et surtout être vu comme tel par les investisseurs et les autres joueurs, c'est très différent. Ça a été un tournant pour moi.

 

À ce propos, est-ce qu'il est difficile de gagner le respect et la reconnaissance dans le field des super high rollers ? C'est un club très fermé ?

Complètement. Je pense qu'il y a beaucoup d'arrogance dans les fields des super high rollers. Quand ils discutent du style de jeu des autres, la plupart des joueurs ne respectent pas vraiment le jeu de ceux qui ne font pas partie du cercle. Être un nouveau visage dans ces fields, c'est très dur. Vous n'obtenez que très peu de respect de leur part si vous n'êtes pas un habitué. Gagner ce respect, c'est quelque chose qui représente beaucoup pour moi.

 

Quel genre de joueur es-tu à la table ? Comment te décrirais-tu ?

Je suis très concentré et je prends tout très au sérieux. Pour moi, c'est plus un sport qu'un jeu. J'ai un passé de sportif, alors ce sont des choses que j'ai transposées au poker : l'intensité, la concentration, l'abnégation... Certains n'aiment pas trop partager ma table à cause de ça. Mais bon, personne n'aime affronter les meilleurs de toute façon. Quel que soit le domaine, ils ont cette intensité. Je pense que je suis bien plus performant quand je m'appuie sur ce haut niveau de concentration.

 

Tu sembles toujours très calme et peu bavard.

Et bien ça dépend de l'environnement. Si je dispute le jour 1 d'un Main Event avec des amis à la table, je vais être plus bavard que si c'est un High Roller ou si la table finale est en approche. Dans ce cas il y a beaucoup plus de choses auxquelles je dois penser, et je deviens alors plus silencieux.

 

Qu'est-ce que tu voudrais encore améliorer dans ton jeu ?

J'aimerais peut-être avoir un peu plus de contrôle. Réaliser des folds dans des spots où je peux vraiment éviter de perdre des jetons. Oui, être un peu plus en contrôle et coucher plus souvent mes mains.

 

Quels sont tes prochains grands rendez-vous ?

Le L.A. Poker Championship pour commencer. J'ai décidé de ne pas aller à Jeju pour les Triton Super High Roller Series. Dernièrement on a fait pas mal de voyages entre l'Asie, l'Australie et les États-Unis. Le LAPC est un super événement donc je vais rester. Ensuite il y aura les tournois partypoker à Rio.

 

Dernière question : quels seraient tes conseils à l'attention des joueurs en ligne qui ambitionneraient de réaliser une transition vers le live ?

Prendre l'habitude d'être entouré de gens. Je pense que beaucoup de joueurs se sentent inconfortables à une table avec huit étrangers autour d'eux. Il faut juste accepter cette idée et essayer de devenir plus à l'aise. Parler avec des étrangers va vous aider à prendre plus d'assurance à la table. C'est vraiment quelque chose qui peut sembler bizarre au début quand on passe au live. D'un seul coup il y a huit personnes autour de vous que vous n'avez jamais vues. Tout le monde est assis là, à se regarder sans forcément se parler. Il y a vraiment quelque chose de gênant, mais il faut savoir dépasser ça.

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