Le décret permettant l'ouverture effective du poker en ligne, puis les politiques de prélèvement dévoilées par les rooms, ont suscité une levée de boucliers sans précédent de la part de la communauté des joueurs en ligne. Leurs revendications se focalisent sur le niveau des prélèvements auxquels ils seront assujettis, lesquels remettent en cause la perspective même de gain sur le long terme.
Il y a quelques mois, la lutte contre l'addiction et la garantie pour les joueurs d'être face à des opérateurs sérieux étaient les principaux objectifs avoués du projet de loi sur l'ouverture du marché de jeux en ligne. Les principaux points d'achoppement pour les joueurs résidaient alors dans la perspective de ne plus pouvoir jouer qu'entre Français, et par voie de conséquence ne plus participer aux tournois de référence internationaux, ainsi que l'instauration d'une taxe réglementaire de 2 % sur chaque pot disputé. Les joueurs avaient toutefois fini par se faire une raison et à avaler, comme une couleuvre, ces nouvelles dispositions.
Néanmoins, la parution du décret poker hier a considérablement assombri le tableau. Alors que celle-ci suscitait depuis plusieurs jours une grande impatience de la part des joueurs, l'ouverture effective des tables en argent réel sur les rooms en .fr y étant directement conditionnée, la frénésie a hier laissé place à la consternation. Il faut dire que ce décret et l'application que les rooms prévoient d'en faire remettent en cause l'essence même du poker, et a fortiori du poker en ligne : la perspective du gain pour le joueur.
L'un des principaux effets du décret, c'est la fin de la règle "no flop, no drop". Ce principe, qui veut que les opérateurs de poker en ligne ne ponctionnent rien sur les pots disputés preflop, est l'un des piliers du poker en ligne depuis des années. En le remettant en cause, l'État français a porté un coup très dur aux joueurs de l'Hexagone. La grande majorité des coups disputés le sont en effet sans que le flop soit dévoilé. Un prélèvement par les opérateurs sur ces pots rend presque impossible le gain du joueur sur le long terme. C'est d'ailleurs bien pourquoi la règle "no flop, no drop" prévalait jusqu'alors dans tous les pays du monde.
Si la taxe réglementaire de 2 % avait été très difficilement acceptée, la perspective de voir cette taxe s'appliquer aux pots disputés preflop a donc porté le coup de grâce aux joueurs français. Pire, les rooms ont à leur tour dévoilé des politiques de rake extrêmement décevantes, laissant clairement entrevoir que cette taxe serait entièrement supportée par le joueur. Certains opérateurs en ont même profité pour accroître leur ponctionnement. Au final, le niveau de prélèvement global auquel il est assujetti, que ce soit par l'État ou les rooms, fait du joueur le seul perdant du nouveau dispositif. En s'asseyant à la table, ce dernier ne sera plus habité d'un espoir de gain, mais d'une certitude de perte.
Dans ces conditions, la communauté des joueurs de poker en ligne se mobilise très fortement. Les différents forums français, au premier rang desquels le Club Poker, sont ainsi inondés de messages revendicatifs, voire vindicatifs, le mot "boycott" revenant souvent. Habitués à pratiquer leur discipline favorite de façon presque individualiste, joueurs de cash-game, de sit'n gos et de tournois parlent tous d'une seule voix pour faire entendre leurs revendications.
Celles-ci sont simples et visent, à tout le moins, à voir les rooms supporter au moins une partie de la taxe réglementaire de 2 %, et à revenir sur l'abolition de la règle "no flop, no drop". À défaut, c'est la conception même du poker que nous connaissons qui se trouverait remise en cause. Rendant presque impossible le gain sur le long terme, le poker deviendrait l'égal de jeux dans lesquels le hasard est total. Il ne serait ni plus ni moins qu'une nouvelle forme de Loto où les chiffres laisseraient place aux cartes, un jeu dont les gagnants seraient une poignée et ne devraient leur salut qu'à l'aléa le plus total.
Sur la seule base de la lutte contre l'addiction et de la garantie pour les joueurs d'être face à des opérateurs sérieux, la loi aurait pu être une réelle réussite et s'avérer bénéfique pour tous. En l'état il n'en sera malheureusement rien, les joueurs ayant le sentiment de faire office de dindons d'une farce réalisée au seul profit de l'État et de certains opérateurs.
Le décret poker publié au Journal Officiel : le 30 juin 2010
Mobilisation des joueurs contre le rake trop élevé : paroles de joueurs
La grogne des joueurs de poker en ligne : Le Monde, le 29 juin 2010
goldfinger, le 25 août 2010 - 11:50, a dit :
gotoL.V, le 25 août 2010 - 11:46, a dit :
MIK 22, le 23 août 2010 - 21:31, a dit :
goldfinger, le 25 août 2010 - 11:50, a dit :
Il reste 37 joueurs après cette deuxième journée du PPD Lyon. Le chip leader est Pierre Ricci qui avait devant lui un château constitué de 2 400 000 jetons. Parmi les membres du club poker, Joffrey "MagiJeoff84" Lhote termine dans le club des millionnaires avec 1 200 000 jetons. La reprise du day 3 se fera demain à 13h sur le niveau 25 : 10 000 / 20 000 ante 3 000.
Du 1er au 15 avril 2012, les SCOOP prendront la forme de 34 tournois garantissant une dotation globale de 3,5 millions d'euros. L'événement de PokerStars sera cette année en concurrence frontale avec les Winamax Series, prévues du 1er au 8 avril.
L'équipe de Club Poker Radio recevait hier soir deux sharks des tables de cash game high stakes : Samlane dragonallin Phomveha et Vuong Than Trong. Ce dernier a fait vibrer le forum en début de semaine en se hissant avec brio à la 3e place de l'EPT Deauville.
Comme lors des deux précédentes éditions, Club Poker et Winamax vous donnent rendez-vous au Winamax Poker Open, un tournoi deepstack short-handed au buy-in de 550 € qui aura lieu du 26 au 30 septembre 2012 à Dublin. Un championnat sur cinq mois met en jeu 2 550 € de prix ajoutés, dont 3 sièges pour le WPO.
Poker Leaders vient d'annoncer l'obtention d'une licence auprès de l'ARJEL afin de lancer prochainement sa propre salle de poker en ligne sur le marché français. La future room rejoindra le réseau Microgaming, aux côtés de MyPok, PokerXtrem et 888.
PokerStars et son partenaire Circus Groupe ont annoncé hier faire partie des premiers opérateurs officiellement agréés par la Commission des Jeux belge. À l'inverse, une liste noire des rooms illégales outre-Quiévrain a été publiée.
En début d'année, Winamax bouleversait la hiérarchie jusqu'alors bien établie entre les différentes salles de poker en ligne du marché. La room a depuis conforté sa position de leader devant PokerStars. Derrière, la lutte pour la 3e place fait rage entre PartyPoker et Everest.

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