Après avoir viré en tête aux alentours du 1er janvier, Winamax n'a plus quitté son fauteuil de leader du marché hexagonal. La room au W semble même en mesure de préserver durablement son nouveau statut.
En analysant de façon un peu plus poussée les chiffres de fréquentation publiés par Pokerscout, il apparaît clairement que le changement de hiérarchie est davantage lié à une poussée de Winamax qu'à un recul de PokerStars.
Calé depuis l'ouverture du marché en seconde position, avec une moyenne de joueurs connectés oscillant le plus souvent entre 1 600 et 1 700, l'opérateur affiche sur les sept derniers jours un score record de 2 150 joueurs.
Sans doute ses équipes tirent-elles aujourd'hui les fruits de leur travail de longue haleine : des campagnes publicitaires coûteuses mais efficaces ; des opérations fortes comme le Winamax Poker Tour ou le King 5 ; le team pro le plus étoffé du marché... Avec le lancement d'une application iPhone puis d'une émission de radio, la room a encore confirmé récemment sa capacité à occuper tous les terrains.
Même ses points faibles historiques vis-à-vis de PokerStars ont été partiellement gommés. De plus en plus ergonomique, le soft ne subit plus son lot quotidien de critiques. Même constat pour l'offre de tournois. Quant au programme VIP de la room, il a lui aussi subi des ajustements à la hausse en début d'année.
Autre illustration symbolique avec le rake des sit'n'go turbo et hyper turbo. Baissé récemment sur Winamax, il rend dans l'ensemble le format plus compétitif que sur PokerStars (à l'exception des sit'n'go au buy-in supérieur à 300 €). Les regs ne s'y trompent pas et demandent aujourd'hui à la room au pique rouge de s'aligner.
En résumé, sur de multiples terrains, Winamax a comblé une partie de son retard sur PokerStars. D'autant que dans le camp rival, on a dans le même temps été contraint de revoir à la baisse le programme de fidélité.
Et même si ce dernier demeure globalement le plus généreux du marché, la révision soudaine de l'offre durant les derniers jours de 2011 a contribué à écorner l'excellente image dont bénéficie l'opérateur parmi les joueurs.
En dépit de ces anicroches du début d'année (notamment une opération de boycott temporaire), force est toutefois de reconnaître que PokerStars n'a quasiment pas perdu de joueurs. Sa moyenne actuelle de 1 780 joueurs connectés sur les sept derniers jours correspond ainsi peu ou prou à la fourchette basse constatée tout au long de l'année 2011.
Il faut dire qu'à l'instar de son principal concurrent, la room ne s'accorde aucun répit et rivalise d'ingéniosité pour séduire les joueurs : nouvelle campagne publicitaire, opérations promotionnelles ciblées comme plusieurs Sunday Special à 50 euros, des séries de tournois événements comme les SCOOP ou les Flash Series...
PokerStars a même passé la surmultipliée sur le terrain du communautaire, qui n'est traditionnellement pas son domaine de prédilection. En lançant PokerStars Live, l'opérateur a sorti de son chapeau un concept original et novateur dont le succès semble indéniable.
Loin derrière les deux leaders du marché, le réseau PartyGaming et Betclic / Everest se livrent une lutte sans merci pour la 3e place, avec des moyennes respectives de 1 100 et 1 080 joueurs connectés sur les sept derniers jours.
Au rayon des atouts, le réseau PartyGaming (PartyPoker, PMU, WPT, ACFPoker) s'appuie notamment sur ses partenariats (World Poker Tour, Aviation Club de France) pour proposer des passerelles entre le online et le live. Au rayon des difficultés, en revanche, PartyPoker accuse sans doute un petit déficit d'image au sein la communauté online suite à l'affaire Nori.
À noter par ailleurs des campagnes publicitaires hors des sentiers battus puisqu'axées sur la mise en place de pop-up sur les sites pornographiques ou de téléchargement illégal. PartyPoker était par exemple l'un des plus importants clients de la régie publicitaire de MegaUpload avant la fermeture du site.
Du côté de Betclic / Everest, on opère en duo depuis le développement de l'offre poker de Betclic. La room a d'ailleurs fait parler d'elle récemment avec la mise en jeu de contrats de sponsoring et des offres promotionnelles mettant en scène Tony Parker.
Quant aux équipes d'Everest, elles peuvent se targuer du principal tournoi du .fr hors PokerStars / Winamax avec le Big Prime. La room a en revanche revu à la baisse son budget marketing et s'est séparée de la plupart des membres de son team pro.
Longtemps à la lutte pour la 3e place, le réseau Ongame (Bwin, Unibet, Winga, Sajoo) est aujourd'hui distancé avec une moyenne de 610 joueurs connectés sur les sept derniers jours. Ni l'arrivée d'Unibet ni les efforts communautaires de Bwin ne sont pour l'heure parvenus à endiguer cette mauvaise dynamique.
Enfin, une série de rooms se partagent en queue de peloton les plus petites parts du gâteau : le réseau iPoker (moyenne de 77 joueurs connectés sur les sept derniers jours), PKR (63 joueurs), Partouche (59 joueurs) ou encore Microgaming / 888 (42 joueurs).
Ces chiffres doivent néanmoins être analysés avec recul et prudence, au regard des objectifs respectifs de ces rooms : PKR a fidélisé un petit pool de joueurs autour de son soft en 3D ; Partouche, BarrièrePoker et Chilipoker proposent quotidiennement des satellites pour leurs tournois live ; Mypok et sa structure à taille humaine ont rapidement dégagé des profits, contrairement à certains géants du secteur ; PokerXtrem s'illustre régulièrement par son dynamisme et des offres originales...
En outre, chacune de ces rooms est parvenue à se constituer un noyau dur de joueurs fidèles. Depuis un an, sur la foi des données de Pokerscout, leur trafic n'aurait quasiment subi aucune altération.



Les définitions du 






























Classement 































