matthieup
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Las Vegas Mégalo en Espagne
12 mars 2012 - 16:48
http://www.lemonde.f...#ens_id=1271383
Après avoir été la Mecque de la construction, l'Espagne deviendra-t-elle le temple du jeu ? La question suscite la polémique de l'autre côté des Pyrénées, où le multimilliardaire américain Sheldon Adelsonconstruire le Las Vegas européen. Président et premier actionnaire de Las Vegas Sands (LVS), cet entrepreneur controversé, qui a bâti un empire grâce à ses casinos monstres au Nevada, à Singapour et à Macao, promet entre 15 et 18,8 milliards d'euros d'investissement jusqu'en 2022, la création de 164 000 emplois directs et 97 000 emplois indirects, et 15,5 milliards d'euros de revenus touristiques supplémentaires en quinze ans.
Qui oserait refuser une telle manne ? Surtout en Espagne, où 23 % de la population active est au chômage et où le gouvernement prévoit une récession de 1,7 % du PIB et la destruction de 620 000 emplois supplémentaires cette année… Pour certains, M. Adelson, descendant d'une famille pauvre d'immigrés juifs de Lituanie, quatorzième homme le plus riche de la planète selon Forbes – qui estime sa fortune à 24,9milliards de dollars –, est vu comme le Messie, capable d'apporter une bouffée d'oxygène et un peu d'optimisme dans un pays rongé par la crise. Pour d'autres, l'homme, qui débourse des millions de dollars pour soutenir la campagne du candidat aux primaires républicaines Newt Gingrich, incarne un capitalisme sauvage qui utilise une conjoncture négative pour s'enrichir au détriment des lois.
Car l'offre du magnat américain n'est pas gratuite. Son projet se veut très ambitieux : six casinos, 18 000 machines à sous, trois terrains de golf, neuf théâtres, un auditorium de 15 000 places, 12 hôtels, soit 36 000 lits, et 50 000 tables de restauration. Les exigences de Sheldon Adelson, 78 ans, réputé dur en affaires, le sont aussi.
Selon El Pais, LVS a dressé une liste d'une trentaine de conditions économiques, fiscales, sociales et environnementales préalables à son implantation. L'entreprise exigerait la cession gratuite du sol public où se situera le complexe, deux ans d'exemption de cotisations sociales, dix ans d'exemption de la TVA, de la taxe sur le jeu et de l'impôt sur l'immobilier ou encore une réduction de 95 % de l'impôt sur la transmission patrimoniale et de 50 % sur l'impôt sur les activités économiques. LVS demanderait aussi une réforme du statut des travailleurs, l'autorisation d'entrée dans les casinos pour les mineurs et les "ludopathes" – y compris ceux qui sont interdits d'accès aux casinos – et la possibilité de fumer dans les salles de jeux. Enfin, elle désire que les joueurs qui font des transferts de fonds aux casinos sans se déplacer ou utilisent des intermédiaires n'aient pas à s'identifier…
"Ce projet semble difficilement viable, car il implique des modifications législatives, en Espagne mais aussi en Europe, tels que changer la loi contre le blanchiment d'argent, autoriser la création d'un paradis fiscal ou annuler des droits du travail", dénonce Lorena Ruiz, de l'Association libre d'avocats (ALA), qui s'est positionnée contre "Eurovegas", le surnom donné au projet par la presse espagnole.
Jusqu'à quel point la crise justifie-t-elle de piétiner les lois et les droits acquis ? On peine à croire que l'Espagne cédera aux exigences du magnat américain. Mais difficile de savoir ce qui est mis sur la table. Les négociations sont secrètes. Le manque de transparence, total. Les responsables politiques, muets.
En fin stratège, M. Adelson fait miroiter le projet à deux régions : Madrid et la Catalogne. Il négocie patiemment (depuis cinq ans avec la capitale espagnole), fait monter les enchères et laisse régulièrement sous-entendre ses préférences pour l'un ou l'autre site pour voir lequel des deux cédera le plus.
La présidente conservatrice de la région de Madrid, Esperanza Aguirre, a été claire sur ce sujet: "S'il faut faire n'importe quelles modifications législatives, réglementaires (…), qui soient dans mes principes, elles se feront (…). Obtenir ces 200 0000 emplois signifierait que la moitié des Madrilènes qui sont au chômage cessent d'y être." De son côté, le président de la Catalogne, Artur Mas, a tenté de rassurer : "Dans ce complexe, les casinos finissent par ne représenter que 2 % à 4 % de la surface des édifices qui sont construits. Le reste, ce sont des hôtels, des centres de conventions, des palais des congrès, des spas, des restaurants, des centres commerciaux… Je crois que cela nous intéresse."
Quant au gouvernement, il se dit neutre mais, sans que l'on sache la teneur de la réunion, le secrétaire d'Etat au commerce, Jaime García-Legaz, a rencontré M.Adelson à la fin du mois de février. "Nous sommes inquiets", reconnaît Rodrigo Fernandez Miranda, membre de l'association Ecologistes en action, qui a créé une plate-forme contre le casino avec plusieurs associations civiles et obtenu 7000 signatures sur Internet contre le projet. "Ce n'est pas un hasard si cet investisseur a choisi l'Espagne, le pays d'Europe qui compte le plus de chômeurs, en pleine récession, pour installer son projet. Mais Eurovegas apportera seulement plus de spéculation, de destruction environnementale, de ludopathie, de prostitution, de mafias et de blanchiment d'argent. L'Espagne doit réfléchir à plus long terme à un modèle de développement économique durable."
La plate-forme a peu de chances de changer la donne. Les jeux sont faits et les Espagnols n'ont plus qu'à attendre la décision de LVS, qui a annoncé qu'elle dévoilera avant l'été qui de Madrid ou Barcelone est l'heureuse élue…
Sandrine Morel -
L'ARJEL ouvre une enquête
08 décembre 2011 - 11:38
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Un peu de Jordan
06 novembre 2011 - 12:10
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Inquiets pour leurs vacances, des lycéens cassent des voitures...
30 septembre 2011 - 14:00
J'ai hésité avec le zoo... J'avoue je ne comprends plus grand chose...
http://lci.tf1.fr/fr...es-6739517.html
Une rumeur de suppression de vacances a déclenché des manifestations de lycéens dans plusieurs villes. Elles ont dégénéré en violences urbaines autour d'un lycée du Chesnay.
On ignore encore d'où est partie la rumeur. Mais elle a mis en émoi plusieurs lycées d'Ile-de-France, du Nord et du Pas-de-Calais. Elle évoquait un projet de suppression de vacances, et s'est traduite par des manifestations lycéennes à Douai, Dunkerque, Béthune, Lens, et au Chesnay. Une douzaine d'établissements de l'académie de Lille ont en outre fait l'objet de tentatives de blocages, selon le rectorat.
Dans la ville du Chesnay, dans les Yvelines, cette colère s'est notamment traduite par des violences urbaines au cours desquelles une dizaine de voitures ont été endommagées. Tout a commencé en fin de matinée, lorsque des élèves du lycée professionnel Jean-Moulin ont refusé de regagner leur salle de classe, selon le rectorat. Sur place, quatre voitures étaient retournées sur le flanc et plusieurs autres véhicules avaient leurs vitres brisées. "Plusieurs dizaines" de lycéens auraient causé ces violences parce qu'"une rumeur sur la suppression de congés" se serait propagée dans l'établissement, a précisé une source policière.
"On a fait un blocus parce que le président Sarkozy veut nous enlever un mois de vacances et c'est pour ça qu'on s'est révolté", a dit une lycéenne de 15 ans, qui n'a pas souhaité dévoiler son identité. La jeune fille a cependant condamné les violences qui ont suivi : "C'est dégueulasse d'avoir cassé les voitures des gens". Des habitants du quartier se désolaient devant leur voiture endommagée. "C'est un acte gratuit, ils ne se rendent pas compte", a déploré l'un d'eux, une quinquagénaire en colère, qui a requis l'anonymat.
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REM se sépare: :(
22 septembre 2011 - 07:57
http://www.lemonde.f...75708_3246.html
Sans eux, il n'y aurait pas eu Nirvana, Radiohead, écrit un lecteur sur le site du Guardian. Après 31 ans d'existence et 15 albums, le groupe de rock américain R.E.M. annonce sa séparation. "Nous avons décidé de dissoudre le groupe", déclare R.E.M. dans un message à ses "fans et amis" publié sur le site officiel du groupe. "Nous partons avec un immense sentiment de gratitude, d'accomplissement et d'étonnement face à tout ce que nous avons accompli. A tous ceux qui ont un jour été touchés par notre musique, merci de nous avoir écoutés", ajoute le groupe. R.E.M., fondé en 1979 dans l'Etat de Georgie avait publié son premier titre, Radio Free Europe, en 1981, avant de signer quinze albums, parmi lesquels Murmur, Reckoning, Document, Out of Time et Automatic For the People.
Quatuor à l'origine, devenu trio après le départ du batteur Bill Berry en 1997, R.E.M. était composé de Michael Stipe (chant), Peter Buck (guitares) et Mike Mills (basse). "Un homme avisé a déclaré un jour : 'e talent, quand on est à une soirée, c'est de savoir quand partir'. Nous avons construit ensemble quelque chose d'extraordinaire. Nous l'avons fait. Et maintenant, nous allons le laisser", écrit Michael Stipe sur le site du groupe. "J'espère que nos fans se rendent compte que cela n'a pas été une décision facile. Mais tout a une fin et nous voulions le faire comme il faut, à notre manière", ajoute-t-il, avant de conclure: "Cela a été extraordinaire".
La séparation du groupe n'est le résultat d'aucun désaccord, souligne pour sa part Mike Mills, toujours sur le site du groupe. "Il n'y a aucun désaccord, aucune brouille, aucun avocat en embuscade. Nous avons pris cette décision ensemble, amicalement et dans l'intérêt de chacun. Nous pensions que c'était le bon moment", écrit-il.
Groupe culte du rock indépendant dans les années 1980, R.E.M. est devenu dans les années 1990 l'un des groupes les plus populaires de la scène musicale mondiale, à l'égal de U2.
Leur premier album Murmur (1983), qui appartenait encore à la scène américaine underground, avait été encensé par la critique, le magazine Rolling Stone le désignant comme le meilleur album de l'année, devant Thriller de Michael Jackson ou Synchronicity de Police. Mais c'est avec les albums Green (1988), Out of time (1991) et Automatic for the People (1992) que le groupe atteint la gloire mondiale, avec des titres tels que "Losing My Religion", "Drive", "Man on the Moon" et "Everybody Hurts".
Leurs albums suivants ne rencontreront pas le même succès mais la popularité du groupe est telle que Warner renouvelle en 1996 leur contrat pour la somme, alors astronomique, de 80 millions de dollars.
En 1997, le batteur Bill Berry quitte le groupe, qui continuera sans lui, en infléchissant pour un temps sa ligne musicale vers des sonorités plus électroniques et moins mélodiques que celles qui avaient fait son succès. R.E.M. a publié son dernier album studio, Collapse into now, en mars dernier.
A l'instar de Bono de U2, les membres de R.E.M. et plus particulièrement son leader Michael Stipe, ont milité pour de nombreuses causes humanitaires et se sont invités dans le débat politique, en soutenant notamment le démocrate John Kerry lors de la campagne présidentielle américaine en 2004. Le groupe avait également milité pour la fermeture de la prison de Guantanamo ou contre l'exécution de Troy Davis.




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Commentaires
Invité
30 mai 2010 - 08:05Invité
19 oct 2009 - 06:09Invité
19 oct 2009 - 06:08C'ETAITTTTT
TOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII