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Inde 2007

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Un mois sur une autre planète...

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Dav_Introl (PokerStars)lecaribou77 (Winamax)

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Posté 11 février 2009 - 09:37

Vendredi 02 Février 2007
Préambule - Et pourquoi pas... l'Inde ?


Nous nous étions promis, Katy et moi, que sitôt rentré de Nantes et ma folle semaine d'Enfoirés, nous nous pencherions sur l'organisation d'un petit week-end peinard loin de Paris.

Chose promise, chose due, nous parcourons donc les méandres du net à la recherche d'une destination, avec un cahier des charges fourni :
- Ne pas y avoir déjà été (oublions donc Londres, Dublin, Amsterdam, Bruxelles & Bruges, Barcelone...)
- Départ le vendredi et retour le lundi (éventuellement le mardi)
- Départ d'Orly (à 15mn en bus de chez nous)
- Budget transport max : 300¤
Après quelques heures, seules 3 villes restent en compétition : Budapest avec SkyEurope, Pise et Berlin avec Easyjet.

Seul petit problème, nous avions oublié de nous intéresser à un élément capital : l'emploi du temps ! Et là, catastrophe... pour faire court, lorsque l'un(e) avait des disponibilités, l'autre ne pouvait absolument pas se libérer, et vice-versa. Et ce jusqu'à la fin mai !

Et là, magie et grande puissance de la capacité de réflexion d'un cerveau humain, je propose que l'on ne parte pas avant les vacances d'été, et que nous poussions bien plus loin que les années passées (Tunisie, Irlande, Espagne). Tope là, banco, et trois qui nous font cinq.

Retour à la case départ donc, à la recherche de la destination. A vrai dire un choix restreint puisque l'on partage les mêmes envies de découvrir le Vietnâm, le Pérou et l'Inde...
Mais une grosse surprise au niveau des tarifs nous fera renoncer aux deux premiers : il faut compter près de 1200¤ par personne pour le transport. Même avec un coût de la vie sur place très bas, ce n'est vraiment pas dans notre budget.

Reste l'Inde, donc. Quelques clics nous indiquent 650¤ l'A/R. L'affaire se présente plutôt bien. Et même très bien après quelques heures de recherche supplémentaires, puisque l'on déniche via Finnair 2 aller-retours Paris/Delhi via Helsinki pour 1030¤ TTC.

Ce sera donc l'Inde cet été, pour un peu moins de 4 semaines, du 23 juillet au 17 août.

Il s'agit maintenant de se pencher sur l'organisation, et l'affaire ne s'annonce pas de tout repos. Les 5 mois et demi qui nous séparent du départ s'annoncent chargés : Visas, vaccins, itinéraire, prises d'informations et de conseils auprès de personnes ayant effectué le périple, etc...

Ce message a été modifié par Introl : 11 février 2009 - 10:19

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Posté 11 février 2009 - 09:40

Dimanche 11 Février 2007
Dans la peau d'un intouchable



Journaliste hors-normes passé maître dans l'art d'emprunter des identités différentes, exceptionnellement doué pour les langues, Marc Boulet s'est fait passer tour à tour pour un stalinien en Albanie, un milliardaire à Canton, un musulman très croyant en Europe, un mendiant intouchable en Inde, un protestant à Hong Kong, etc. À chaque fois, pendant plusieurs semaines, il s'est coulé dans la peau de ces personnages pour témoigner, de l'intérieur, d'une réalité radicalement « autre ».

"Dans la peau d'un intouchable", au delà de l'expérience proprement ahurissante à laquelle s'est livrée Marc Boulet et dont il n'est pas ressorti indemne, nous fait entrer au plus près de la réalité et du quotidien de l'indien ordinaire.
Nous en apprenons plus et comprenons mieux leur culture, où la religion est omniprésente et où le système castaire s'y révèle dans toute son horreur et son inhumanité. En voici un extrait édifiant :

"Je me sens inutile et sale. Je me dégoûte. Même mon odeur de sueur me répugne. Et quand j'examine mes pieds et mes mains, les seules parties de mon corps visibles pour moi, je ne peux croire que j'en suis arrivé là. Mes pieds surtout. Des plaques noires comme du goudron les tapissent et entre les orteils poussent des croûtes molles semblables à de la mélasse avec la transpiration. Je ne me lave plus les pieds. Je ne le désire pas. Je m'en fous. Pourquoi être propre ? Chaque jour, je mendie de l'aube au crépuscule et la nuit je somnole sur un parvis de gare. Voilà ma vie ! C'est pas grandiose.

Je me moque que l'on me juge beau ou laid, propre ou sale. Ca ne changera pas mon quotidien. D'ailleurs je n'ai envie de rien. Sauf de manger du pain, de boire de l'eau, de fumer des biri et de dormir le plus souvent possible car, ainsi, je perds connaissance, j'oublie que j'existe. Je ne désire surtout pas me laver ni chercher un meilleur boulot, même si cela était possible. Ce serait trop fatigant et je fais la manche parce que c'est devenu une habitude et une obligation pour m'acheter à manger et à fumer.

Je suis un mendiant d'âge moyen, crasseux et sans infirmité particulière, un produit ordinaire de la société indienne. Un accessoire du décor de la gare. Je m'écoeure. Ce matin, je n'ai même pas osé me regarder dans le miroir. J'ai peur de découvrir ma sale gueule."

Après lecture de ce passage, depuis combien de temps d'après-vous est il immergé dans sa "nouvelle vie" ?
Un mois ? Deux semaines ?
Non, à peine plus de 3 jours !

Un livre essentiel, une bonne introduction à la réalité qui nous attend...

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Posté 11 février 2009 - 09:41

Samedi 24 Février 2007
L'équilibre du Monde



Auteur anglophone né à Bombay, en Inde, Rohinton Mistry signe avec "L'équilibre du Monde" un véritable chef-d'oeuvre, qui pourrait s'apparenter aux "Misérables" de Victor Hugo ou "Oliver Twist" de Charles Dickens transposés dans l'Inde contemporaine.

De l'indépendance jusqu'au milieu des années 80, nous suivons les destins croisés de Dina, jeune veuve qui pour survivre et surmonter sa solitude se lance dans la confection à domicile; Maneck, jeune étudiant à qui elle loue une chambre; Ishvar et son neveu Omprakash, deux tailleurs intouchables au passé tragique.

Autour d'eux gravitent toute une galerie de personnages hauts en couleurs : Ramajan le ramasseur de cheveux, Shankar le mendiant cul-de-jatte, Nusswan le frère ainé de Dina, autoritaire et intolérant, Le maître des mendiants, exploitant et protégeant à la fois son "armée", Ibrahim le collecteur de loyers, ainsi qu'une multitude de politiciens véreux et de flics corrompus.

Sur fond de réalité politique bien ancrée (celle d'Indira Gandhi, jamais nommée directement), on se prend souvent en seulement quelques lignes à tour à tour s'émerveiller, s'émouvoir, s'indigner, s'amuser et s'interroger, au gré des heurts, bonheurs et malheurs de chacun. On y découvre tout ce qui fait l'Inde d'aujourd'hui : la beauté, la bonté, la solidarité, l'absurdité, la misère, la dignité, la violence. Une violence omniprésente, qui se mue parfois en horreur pure, tout le talent de l'auteur étant de l'expédier en quelques lignes sans jamais nous la cacher. Résultat : on se surprend souvent à remonter dans le texte afin de relire la phrase précédente en se demandat si l'on a bien compris ce qu'on vient de lire. L'impact n'en est que plus violent.

"L'équilibre du Monde" est un livre essentiel, bouleversant et passionnant, on ne voit pas filer les 880 pages.
Je me permets rarement de donner des conseils de lecture mais là, faites-moi confiance et jetez vous dessus, vous ne le regretterez pas !

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Posté 11 février 2009 - 09:43

Lundi 11 Juin 2007
Visa, première tentative


A un mois et demi du départ, il est grand temps de songer à une formalité indispensable : l'obtension du visa. C'est en théorie très simple, il suffit de se présenter au consulat d'Inde à Paris entre 9h15 et 10h30 muni des papiers remplis, de son passeport, de deux photos d'identités et de 50¤ en liquide...

Un contretemps la semaine dernière m'en ayant empêché, c'est donc ce matin que je me présente à 8h30 devant le consulat. Et là grosse surprise : la queue est déjà interminable. Elle s'étale sur une centaine de mètres. Le mélange à peu près équitable entre indiens et touristes, et le contraste étant saisissant entre l'attitude des premiers, prenant simplement leur place dans la file, et les seconds, ayant systématiquement deux réflexes : 1- Demander "vous faites la queue pour les visas ?" (on a envie de leur répondre "non, on attends l'ouverture de la boulangerie"), et 2- Dégainer son téléphone portable pour appeler sur le champ mari, femme, père, mère ou patron pour leur dire "j'y crois pas, je me suis levé à 7h exprès et y'a une queue pas possible, franchement on dirait qu'ils se sont tous donnés le mot pour me faire chi** ce matin"...

A 9h00, on avance subitement de 40 mètres. Cela n'a pas encore ouvert, mais les gens se rapprochent les uns des autres, comme si quelqu'un allait leur piquer leur place dans la file. Puis régulièrement, toutes les 10 minutes, on avance à nouveau de quelques mètres.

A 9h45, je me trouve à une vingtaine de mètres de l'entrée. Chouette, j'avais eu un peu peur sur le coup en arrivant, mais là ça va, je serai largement entré avant 10h30, ce n'est plus qu'une question de minutes. Mais j'avais oublié un détail. Il n'y a pas que l'horaire pour limiter les demandes, il y a également un quota journalier (une centaine à priori). Et une dame sort toute contente en narguant la file : "c'est fini, y'a plus de tickets, j'ai eu le dernier. Faut revenir demain !".

Je repasserai donc demain. Et cette fois j'arriverai à 7h30 pour être certain d'être dans les premiers à rentrer. Ca tombe bien, je n'ai pas encore attaqué la lecture de mon dernier Connely, le pretexte sera le bon pour m'y mettre...

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Posté 11 février 2009 - 09:45

Jeudi 14 Juin 2007
Visas, la suite...


Le lendemain, il est donc 7h40 lorsque je me présente devant le consulat. Je pensais naïvement être dans les tous premiers… que nenni! Il y a déjà une sacré queue, d’une bonne cinquantaine de mètres !

Je prends donc sagement ma place dans la file, et chaque minute qui s’égrène voit arriver de nouveaux postulants. On ne distingue bientôt plus le bout de la file, qui se perd quelques part après un virage, dans une rue adjacente (là même où j’étais la veille lorsque je suis arrivé). Un indien jovial mettra un brin d’animation en nous expliquant que c’est la 4ème fois qu’il se présente pour obtenir son visa, mais que les premières tentatives furent infructueuses. Effectivement il travaille de nuit et termine son service à l’autre bout de Paris à 7h. Il a bon espoir cette fois ci, puisqu’il compte et recompte sa place dans la file, calculant qu’il se trouve en 90ème position (pour 100 tickets distribués). Je souffle en apprenant par la même que je me situe au rang 87. Ce devrait donc être bon pour aujourd'hui…

Comme ce fut le cas la première fois, peu après 9h la queue avance soudain de quelques dizaines de mètres lorsque le portail du consulat s’ouvre, les rangs jusqu’ici lâches se resserrant sensiblement. Une petite demi-heure plus tard, ouf ! Je suis à l’intérieur, le ticket n°742 à la main. Et j’entends quelques secondes plus tard le préposé à la distribution dire «c’est fini, plus de tickets, revenez demain». En consultant le panneau lumineux je constate que je me situe en 92ème position, puisque le premier appelé est le 650. L’indien de tout à l’heure m’apprends que je dispose de 2 bonnes heures devant moi. Bon, heureusement j’ai mon bouquin… et il y a à disposition une machine a café.

Le temps passera entre lecture et discussions avec mes voisins et voisines. Cela s’avère utile pour rectifier et simplifier quelque peu notre itinéraire, au gré des conseils avisés des locaux et des routards expérimentés. Adieu donc Ajmer, Pushkar et Bikaner, nous zapperons la première et nous contenterons d’un arrêt express dans les deux autres. A la place, un peu plus de temps sera accordé à Udaipur et Ranakpur, ainsi qu’un passage par Mount Abu. J’aurai également la confirmation que Finnair est vraiment imbattable actuellement sur les tarifs pour Delhi, pour peu que l’on réserve à l’avance.

Peu avant 13h, je suis enfin appelé au guichet. Je tends tous les documents à la dame, en étant soudain pris d’une angoisse: il va manquer un papier et cette demi journée d’attente n’aura servi à rien. Mais non, ouf, tout se passe bien, elle tiquera juste sur mon nom «c’est bizarre comme nom, ça vient d’où ?» et sur ma profession «c’est quoi prompteur ?» Mais quelques secondes plus tard elle me délivre le reçu attendu. Il faudra maintenant retourner les chercher, lundi entre 16h et 17h. Mais tout le monde l’a promis, ce sera cette fois beaucoup plus rapide!
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Posté 11 février 2009 - 09:46

Lundi 18 Juin 2007
Mission accomplie !


Ca y est, c'est fait, nous avons enfin nos visas.
Pour les retraits, il y aura "beaucoup moins d'attente" que pour le dépôt des dossiers, nous promettaient des affiches placardées à l'intérieur du bureau des visas du consulat. Et je confirme, cela aura été BEAUCOUP plus rapide, puisqu'il n'aura fallu poireauter que 2 petites heures sous un soleil de plomb.

On m'avait conseillé de venir en avance, et je me suis donc pointé sur le coup des 15h. Peu de monde, à peine une petite trentaine de personnes devant moi. Il était précisé sur le ticket remis lors du dépôt des dossiers qu'il fallait se présenter "entre 16 et 17h". Sachez que cela ne signifie pas que le bureau de retrait est ouvert de 16h à 17h, non, c'est l'horaire même d'ouverture qui est très variable... sûrement en fonction de la qualité de la sieste de l'après-midi.

A 16h45, le bureau ouvre enfin, et le semblant de liste d'attente se transforme en une grosse cohue où chacun tentera tant bien que mal de garder sa place et de chasser les resquilleurs.
Dans la salle des guichets, c'est du grand n'importe quoi. L'avantage cela dit, c'est qu'il faut se présenter au même guichet que lors du dépôt des dossiers, et que le mien était totalement déserté de candidats là où d'autres en avaient déjà une dizaine à faire la queue.

Un petit quart d'heure plus tard, me voici donc dehors, visas en poche... Je jette un oeil à la longue file qui patiente à l'extérieur, une bonne cinquantaine de mètres. Je remercie intérieurement la personne m'ayant donné le tuyau tout en compatissant pour ces pauvres qui ne savent peut-être pas qu'il leur reste au bas mot une grosse heure à patienter.
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Posté 11 février 2009 - 09:50

Lundi 23 Juillet 2007
Incredible India !


Nous y voilà enfin !

Il est 23h15 lorsque nous quittons notre avion et sa belle climatisation pour nous prendre une belle bouffée de chaleur sur le tarmac de l'aéroport. Il fait 31 degrés, l'air est moite.

Contrairement à nos attentes, le contrôle de l'immigration est très rapide. Entre ce dernier, la récupération des bagages et le change d'un peu de monnaie, il ne s'est pas écoulé plus de 20 minutes avant que l'on ne se retrouve dehors, dans un taxi pré-payé.

327 roupies pour relier l'aéroport a la gare d'Old Delhi en express. Et quand on dit en express, le mot est terriblement bien choisi. Nous étions pourtant au courant, avions lu les récits de dizaines de voyageurs, mais rien ne prépare à la circulation indienne. Il faut le vivre pour réaliser a quel point cela secoue de partout (Space Mountain a côté c'est un manège pour enfant). Pas de code de la route ici, aucune signalisation, c'est l'usage du klaxon (l'une des deux pièces les plus importantes d'une voiture indienne avec les freins) et la taille de votre véhicule par rapport a celui avec lequel vous êtes en concurrence qui déterminera lequel prendra la priorité. Ce qui donne dans l'ordre : vache sacrée (hors catégorie elle a priorité sur tout et tous), Bus, Camion, Éléphant, Voiture, Auto-rickshaw, Rickshaw, Vélo, Piéton.

Nous traversons de nuit les faubourgs de Delhi et avons un premier aperçu très rude de la précarité dans laquelle vit une grande partie de la population. Partout sur le bord des routes se dressent des abris de fortune faits le plus souvent de trois ou quatre piquets de bois et d'une pièce d'étoffe. Beaucoup dorment à même le trottoir (ou ce qui en tient lieu), les plus chanceux ayant une couverture ou un morceau de carton en guise de couchette.

Nous atteignons enfin la gare d'Old Delhi.
La première tache consiste a vérifier que nous sommes bien dans la bonne gare et train part bien d'ici. Nous sommes finalement rassurés : Il s'élancera à 4h45 de la voie 1A. Il faut donc traverser toute la gare, en enjambant les corps endormis ne laissant que quelques centimètres carré pour poser le pied, et gagnons notre quai. Il n'y a pas grand monde, et une longue attente commence. Quatre longues heures à patienter.

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Posté 11 février 2009 - 09:55

Lundi 23 Juillet 2007
Incredible India ! (suite)



L'ordinateur vient de faire des siennes et de m'effacer la moitie de mon article, je reprends donc...

Quatre longues heures à patienter...
Sur le quai, presque tout le monde dort. Sur des bancs ou le plus souvent par terre, allongés sur des couvertures ou des cartons. Seul un petit bonhomme de 4 ou 5 ans, à quelques mètres de nous, restera éveillé toute la nuit, veillant sur ses parents et ses frères et soeurs.

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Le temps s'écoule tranquillement, ponctué par de nombreux ravitaillements au stand ouvert sur le quai, pour de l'eau ou un thé. Le jour finit par pointer le bout de son nez, et à mesure que tout le monde se réveille le quai se remplit de plus en plus.

Il est 5h et toujours pas de train en vue. Je retraverse la gare pour aller consulter le tableau des départs, où il est indiqué que notre train est maintenant annoncé à 6h05... Bon, après tout on n'est plus à une heure près !

Le problème, c'est qu'à 6h30 nous ne voyons toujours rien venir... Les gens sur le quai nous rassurent, il va bien finir par arriver. Enfin, quelques minutes plus tard; effectivement, un train pointe le bout de son nez et s'arrête au bout du quai. Nous nous dirigeons vers lui quand tout à coup c'est le drame ! Katy s'aperçoit que sa pochette contenant son passeport, sa carte bleue, 250¤ en espèces et autant en travellers cheques a disparu ! Nous aurons beau vider nos sacs, arpenter le quai de long en large, rien n'y fait...
Des militaires nous annoncent que le train à quai n'est pas le notre, et nous avons donc le temps d'aller déclarer la perte (le vol ?) au poste de police de la gare. J'y laisse Katy tandis que de mon côté je vais me poster sur la passerelle surplombant les quais afin de guetter l'éventuelle arrivée de notre train.

Moins de 10 minutes plus tard Katy me rejoint; et rien qu'à voir sa tête et ses joues toutes rouges je comprends ce qu'elle va me dire. Bingo, la pochette était... autour de son cou, sous ses vêtements ! On va mettre ça sur le compte du décalage horaire...

8h15, toujours pas de train... Nous retournons chercher quelques informations sur le panneau des départs. Notre train n'y apparaît plus ! Nous frappons à la porte du bureau du "Station Manager".
- "Namaste; can you tell me if this train is still alive ?"
- "Wait 5 minutes"
Et là commence un sketch d'un burlesque comme je n'en ai jamais vu. Pour définir le tableau, imaginez : un bureau sur lequel sont posés 2 téléphones à cadran, trois autres à manivelle, et deux combinés supplémentaires reliés on ne sait où. Pour pouvoir appeler via un téléphone à cadran, il faut d'abord en mouliner un autre, puis essayer les combinés un à un pour trouver le bon, et enfin parvenir à joindre le bon interlocuteur. Tout cela en répondant en même temps aux autres téléphones lorsqu'ils sonnent... Notre moustachu passera donc 10 minutes avec simultanément 2 ou 3 combinés à l'oreille, pour enfin nous annoncer que notre train va arriver dans 10 minutes sur un autre quai que celui sur lequel on l'a attendu toute la nuit.

Et chose incroyable, vous le croirez ou non, à 8h40 le train arrive. Une cohue indescriptible se fait sur le quai. Imaginez la station RER de châtelet un jour de grève, ajoutez-y des tonnes et des tonnes de bagages de toutes sortes et toutes tailles, des vendeurs ambulants par dizaines... Nous trouvons finalement facilement notre compartiment, que nous partagerons avec deux autochtones souriants.

Le train part à 9h30, soit avec un léger retard de 4h45... C'est à se demander si ce qu'on a pris pour l'horaire de départ sur nos billets ne correspond pas finalement au retard prévu...
Je vous passerai les détails du voyage, 6h30 de coma à 45 km/h.

Nous arrivons finalement à Jaipur. Il est 16h15...

A suivre...

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NB de Katy :
Malgré les circonstances, la visite au poste de police de la gare de Delhi était aussi un véritable sketch...
Essayez d'expliquer à 4 fonctionnaires locaux avec lesquels il est très compliqué de communiquer en anglais que vous avez perdu (ou qu'on a volé) vos affaires quand vous attendiez le train de 4h45 ("But it is 7h30", "Yes but the train is not arrived" , "Which train?", "Jaipur – 4h45", "But it is 7h30"... et cela en boucle pendant 5 minutes)... Finalement, je décide de couper court et de repartir sans avoir déposé plainte, le policier me donnant le conseil avisé de prendre mon train comme prévu et de porter plainte a Jaipur... Ben tiens, "ok I will, thank you, goodbye!" (j'étais d'autant plus pressée de repartir qu'en reprenant mon sac j'avais retrouvé ma pochette perdue au milieu des plis des mes vêtements et que je me sentais très très bête...)...


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Posté 11 février 2009 - 10:17

Jeudi 26 Juillet 2007
Jaipur / Bundi


Wahou, 26 juillet ! Je viens de réaliser en l'écrivant que ce n'est que notre cinquième journée en Inde. On a l'impression d'être arrives il y a 2 semaines...

J'avais l'intention d'essayer de tenir un petit journal au jour le jour, mais cela s'avère impossible. Nos journées sont tellement riches, et les connexions si aléatoires que j'ai renoncé à poster chaque soir. Je note tout et écrirai un compte-rendu détaillé a notre retour en France, en me contentant d'un petit résumé tous les deux ou trois jours histoire de vous tenir au courant et de raconter les expériences extraordinaires que nous pouvons vivre...

Nous sommes donc arrives dimanche après-midi a Jaipur. Une ville pas franchement agréable, très polluée et bruyante. Notre hôtel par contre, un peu a l'écart, était très très bien (Pearl Palace Hotel - chambre "deluxe" avec sdb, eau chaude et ventilateur - 450Rs). Pendant deux jours nous avons arpenté les bazars de la vieille ville, histoire de commencer à mettre au point nos techniques de marchandage. Pas encore au top, mais on s'en sort pas trop mal et ce sont toujours des moments sympas. Rien a voir en tout cas avec le souk de Tunis il y a quelques années. Les gens sont polis, souriants, et même s'il y a ici et là quelque insistance, la plupart du temps un simple refus poli suffit a s'en débarrasser. Une phrase magique pour ceux qui partiraient a l'aventure : "Koutch Nehi Tchaiye" (Je n'ai besoin de rien) ou "Nehi Tchaiye" (je n'en veux pas)...

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En bons touristes nous avons été faire un tour au City Palace (bof), au fort d'Amber (bof pour le fort en lui-même, mais la vieille ville en contrebas a 7h30 du matin avant l'invasion des cars de touristes est très sympa) ; et Galta, aussi surnommée "Monkey Temple". Un endroit magnifique, à ne pas rater et à faire en soirée au coucher du soleil. Pas de touristes occidentaux, simplement des familles indiennes en goguette venues voir les centaines de singes peuplant le site et prendre un bain dans un petit bassin a flanc de falaise.

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Mercredi matin nous retrouvons Sanjay, notre chauffeur, qui va nous accompagner durant deux semaines. Nous prenons la route de Bundi. Sanjay est vraiment un excellent conducteur, au regard des critères indiens. Il ne roule pas trop vite, ne s'aventure pas dans des manoeuvres risquées, prend soin de sa voiture et de ses passagers. Il nous explique qu'il est originaire d'un petit village sur la route de Bundi, ou vit encore toute sa famille, et nous propose de s'y arrêter pour le visiter. Nous acceptons et ne le regretterons pas. Car après s'être cassés les reins en traversant en tracteur un fleuve large de 3 kilomètres, complètement asséché, nous pénétrons dans l'Inde profonde, rurale, authentique. Sanjay nous informe que nous sommes simplement les seconds occidentaux à visiter le village, les premiers ayant été un couple d'allemands il y a... 5 ans ! Autant dire que notre arrivée n'est pas passée inaperçue, dans ce petit village d'agriculteurs. Nous sommes passes de maison en maison, faisant connaissance avec toute la famille (et elle est nombreuse !). Partout on nous assoit, on nous propose le chai et on nous regarde fixement, sans rien dire... Etrange sensation, mais très loin du malaise que l'on peut ressentir lorsque nous sommes dans une pièce avec des gens et que l'on ne sait quoi se dire. Alors on se sourit, et cela suffit. Ici, on ne peut juste rien se dire, car personne ne parle anglais, ni même indhi.

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La langue locale est un patois rajasthani et les quelques phrases d'indhi que l'on connaît ne nous servent a rien. Heureusement Sanjay est là pour nous traduire. Nous sommes invités a manger. Tableau irréel, on se croirait dans un film : Katy et moi en tailleur par terre, mangeant a même le sol dans des assiettes faites de feuilles cousues, au milieu d'une nuée de mouches, et une centaine de personnes tout autour a nous regarder manger. Assez déstabilisant, je dois le dire. Au menu, de petites boules jaunes faites de farine de mais et de sucre, des petits bâtonnets de farine de maïs aux épices et frits dans l'huile, et du dal. Ce dernier étant très, très, trop épicé pour nos petits palais d'occidentaux, boire du tabasco semblerait de la rigolade a cote. Après le repas nous finirons le tour du village, visiterons le vieux fort décrépi ou habite encore le descendant du dernier maharadja local. Et nous finirons par une séance photo qui déclenchera l'hystérie chez les enfants (et chez les grands), nous offrant de magnifiques cliches et des souvenirs inoubliables.

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Nous reprenons ensuite la route pour Bundi, ou nous arrivons sous la pluie... Une magnifique petite ville de 180.000 habitants nichée au pied d'une colline et surplombée par un magnifique palais. Une ville indienne encore authentique, à l'écart des circuits touristiques. Et cela se ressent des les premiers pas dans la vieille ville. Partout ce ne sont que des "hello", "namaste", "welcome to bundi" désintéressés. Les gamins courent vers nous le sourire aux lèvres pour nous demander nos noms, d'ou l'on vient, et nous serrer la main. Tout ici respire la sérénité et la joie de vivre, ce qui est vraiment reposant et nous fait du bien après le tumulte de Jaipur.

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Ce matin, petite promenade intensément physique mais très agréable pour découvrir Jargarh, le fort surplombant le palais. Personne en vue si ce n'est des centaines de singes, maîtres des lieux, et une vue époustouflante sur la ville. Au programme cet après-midi la visite du palais et promenade dans la vieille ville. Nous reprendrons demain matin la route, direction Udaipur. A bientôt pour la suite !


ALBUM PHOTOS JAIPUR

ALBUM PHOTO VILLAGE

ALBUM PHOTO BUNDI

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Posté 11 février 2009 - 10:28

Dimanche 29 Juillet 2007
Udaipur - 27 au 30 juillet



Notre séjour à Bundi s'est achevé par la visite de Ghar Palace, le superbe palais surplombant la ville... Un guide officiel des plus sympathique assurera la visite et nous fera découvrir toutes la beauté et les subtilités de l'architecture, et surtout des peintures recouvrant les différentes parties accessibles du palais, nous apprenant en particulier à distinguer les principaux dieux hindous les uns des autres (les différences ne sautent souvent pas aux yeux) ainsi que leurs familles, montures et attributs.
Une visite agréable, dans un lieu désert et, abandonné de tous (sauf des chauves-souris).
Le guide se nomme Keshav Bhati, il est le doyen des guides de Bundi où il officie depuis 11 ans après avoir pris sa retraite de l'Indian Air Force. Si vous avez l'occasion de passer par Bundi, ne vous privez pas de sa compagnie, vous ne le regretterez pas.

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La journée se terminera par une petite visite du vegetable market, un petit marché rustique et authentique ou les producteurs de la région viennent vendre leurs fruits et légumes. On se fera alpaguer par un vendeur de balais, qui n'essaiera pas de nous vendre toute sa boutique, celle du frère ou celle du cousin (et c'est rare depuis le début de notre séjour), mais nous demandera simplement de le prendre en photo avec toute sa "petite" famille (oncles, frères, femmes...) et nous par la même occasion. Il nous offrira la banane de l'amitié, et nous lui promettons en retour de lui envoyer les photos.

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Cette fin de séjour nous aura également permis de découvrir une guesthouse très sympathique, où nous n'avons malheureusement pas dormi (si on l'avait su plus tôt..!) mais où l'on a divinement bien mangé. Une cuisine indienne familiale toute simple mais succulente. L'accueil de Pinky, la fille de la famille, est tout simplement extraordinaire. Une adresse à noter : Shivam Guesthouse (tel 0747 244 78 92).


Vendredi matin nous retrouvons Sanjay et prenons la route d'Udaipur. Enfin quand je dis "route" je me comprends. Durant une centaine de kilomètres ce ne seront que nids de poules, chemins de terre, routes défoncées... Mon estomac n'attendait que ce signal (je me sentais nauséeux depuis le réveil) pour se révolter et rendre a la nature tout ce que j'avais ingurgité depuis la veille au soir (c'est a dire pas grand chose, 95% de flotte et le reste de riz et de lentilles).
Nous mettrons la bagatelle de 4 heures pour parcourir 110 kilomètres jusqu'a Chittorgarh, puis la route s’améliorera considérablement et en a peine deux heures nous avalerons les 130 kilomètres restants jusqu'a Udaipur.

Le Panorama Hotel est un petit établissement sans prétention mais propre, la chambre est sympa (nous la partageons avec nos premiers Geckos du séjour) et le restaurant très correct. Et puisque l'on parle de restauration, Udaipur sera une étape de "transition culinaire" puisque je décide au vu de l'agitation qui gouverne mon estomac depuis quelques heures de n'y manger que des plats continentaux. A moi donc les spaghettis bolognaise au mouton, les penne au poulet, les chicken noodle soup... Cote santé Katy n'est pas en reste puisqu'elle enchaînera durant trois jours, coup sur coup, avec des aller-retour : rhume, fièvre et allergies ! Sans doute principalement du a la climatisation plutôt musclée de la voiture... Difficile de trouver le bon compromis entre la chaleur étouffante qui règne si on ne l'allume pas et la température glaciale de l'habitacle lorsqu’elle est en marche.

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Udaipur est une belle petite ville, sereine et calme, mais hélas très, très touristique... Non pas que ceux-ci (on n'oublie pas de s'inclure dans le tas) soient particulièrement nombreux et envahissant en cette saison, mais on sent clairement que les commerçants du centre ville sont plus insistants pour nous vendre tout et n'importe quoi (puisque je te dis que je n'en veux pas de ton costume Armani 100%authentique et fait sur mesure !), et déploient des trésors d'imagination pour nous faire visiter leur boutique, nous abordant n'importe ou et sous n'importe quel prétexte pour au final nous conduire ou ils le désirent. La tactique qui fait fureur en ce moment c'est : "ah vous êtes français ? Je vais en France la semaine prochaine avec mes élèves pour y exposer nos peintures... Vous connaissez 15ème arrondissement ? Motte Grenelle piquet ? C’est là où on va pendant 8 jours... Alors venez vite visiter notre école d'art, elle ferme cet après-midi pour emballer les toiles"... Sans dec, on nous l'aura fait quelques fois ce joli speech...

Il faut que je vous parle à ce propos de ces fameuses "art school". Dès que les quelques jeunes assis sur le porche comprennent que l'on va entrer, ils disparaissent en courant.... et nous les retrouvons quelque marches plus haut, en train de peindre comme s'ils n'avaient pas bouge depuis des heures. Puis le patron de la boutique commence son grand déballage : "nous pas boutique, juste fabrique... on a 35 élèves, bon là ils ne sont que 3, les autres sont au village a 50km d'Udaipur... Ici on ne travaille qu'avec les meilleurs produits : soie 100% naturelle (mon cul), couleurs minérales (sur), os de chameaux (ton), et or pur 24 carats (nez), mais l'or pas pour élèves, juste professeurs".

Les élèves justement, ne faisant rien lorsque l'on ne les regarde pas et se dépêchant de prendre la pose dès que l'on tourne la tête vers eux (petit jeu répétitif mais très amusant). On aura beau scruter durant 10 minutes, aucun des 3 ne sera capable de tracer une ligne ou mettre correctement en couleur les toiles devant eux (on aurait dit des gamins de 2 ans incapables de colorier sans dépasser les bords). Puis enfin, passage par la boutique où l’on nous présente tout un tas de toiles plus moches les unes que les autres, au traits grossiers et mal finis, à des prix atteignant un ridicule tel qu'il est difficile de ne pas être pris d'un fou rire (4000 roupies ton coloriage A4 sur soie 100% synthétique ? oh yes very interesting !).

Nous craquerons quand même et achèterons quelques miniatures (le nom des peintures spécialités d'Udaipur) dans une petite boutique un peu à l'écart du centre touristique, au patron honnête qui n'essaiera pas de nous vendre du plastique pour de l'os de chameau (interdit) ou un mélange soie/polyester pour de la pure soie. De plus les prix annoncés avant même négociations sont tout à fait raisonnables. Nous repartirons donc avec deux portraits sur soie A4 en pied de Shiva et Parvati chevauchant leurs montures, ainsi qu'une petite plaque de plastique dentelée et très finement peinte de leur fils, Ganesh (dieu a tête d'éléphant, divinité préférée des hindous et symbole de chance, bonheur et prospérité) qui sera du plus bel effet au dessus de notre porte, comme le veut la tradition indienne.

Dernière petite précision avant de se quitter, en ce moment c'est la mousson, et si elle nous avait plutôt laissé tranquilles jusque là, aujourd'hui elle s'est déchaînée toute l'après-midi... Imaginez la plus grosse pluie d'orage que vous n'ayiez jamais vu par chez nous, et vous serez encore très très loin de la vérité. Jamais l'expression "pleuvoir comme vache (sacrée) qui pisse" n'aura aussi bien porté son nom (et il faut les voir, les vaches, pisser dans la rue sur les pompes des passants, pour comprendre).

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Demain nous quittons Udaipur pour Kumbalgarh et Ranakpur, ou nous resterons 2 ou 3 jours et où l'on nous promet un véritable émerveillement devant les temples jaïns locaux. Il n'est pas sûr du tout que l'on trouve internet là-bas, on se donne donc rendez-vous a Mount Abu ou Jodhpur, début août.


ALBUM PHOTOS BUNDI

ALBUM PHOTOS UDAIPUR

Ce message a été modifié par Introl : 11 février 2009 - 10:30

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Posté 11 février 2009 - 10:34

Vendredi 03 Août 2007
Coucher de soleil a Mount Abu



En attendant de vous livrer dans les prochaines 24h un résumé complet de nos aventures à Ranakpur et Mount Abu, je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager le plus beau coucher de soleil auquel j'aie jamais assisté (le précèdent datait de 3 jours plus tôt a Udaipur).

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C'est tout simplement incroyable, ce que vous voyez sur la photo est vraiment "hundred percent pure" comme disent les indiens lorsqu'ils vous vendent leur camelote.
Mais là, pas de chiqué : aucun réglage spécial sur l'appareil, aucune retouche.
Les photos représentent vraiment ce que l'on pouvait voir ce soir la...
Tout simplement magique !


ALBUM PHOTOS MOUNT ABU

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Posté 11 février 2009 - 11:04

Dimanche 05 Août 2007
Ranakpur / Mount Abu / Jodhpur



Pour commencer, je tiens à dire que si le délai de 24h n'a pas été tenu, ce n'est pas de notre faute... J'avais fait un joli petit résumé des jours précédents, hier matin à Jodhpur, quand une brutale coupure de courant s'est produite. Résultat : une bonne demi-heure de foutue en l'air.
Et comme je n'avais pas le courage de recommencer dans la foulée (et d'attendre pour cela que le jus revienne), je m'étais dit que je le ferais en soirée... Grave erreur ! La mousson, la vraie, celle que l'on voit dans les films, s'est abattue sur la ville. Les petites ruelles de la vieille ville ont vu monter progressivement le niveau de l'eau, jusqu'a ce qu'un véritable petit torrent de 15cm de profondeur ne se forme. Et ça a duré jusqu'a la tombée de la nuit. Inutile de préciser que nous n'avons pas eu droit a une minute d'électricité pendant cette période.

Petit flash-back rapide donc sur les jours précédents :

- La route d'Udaipur a Kumbalgarh, puis de Kumbalgarh a Ranakpur, est vraiment sublime... Très peu fréquentée, elle traverse les collines et les champs, on assiste à la vie rurale quotidienne, les enfants sont heureux de voir la voiture passer et nous saluent... Sur le bord des routes, un peu partout, des norias. Ces roues tractées par des boeufs permettent de puiser l'eau afin d'irriguer les champs. Mais, mousson oblige, nous n'en verrons aucune fonctionner.

- La forteresse de Kumbalgarh, avec ses 36 kilomètres de remparts, est impressionnante, certes, mais c'est à peu près tout. L'intérieur se révèle très décevant.

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- A Ranakpur, nous avons eu le malheur de nous fier au Lonely Planet pour le choix de la guesthouse. Le Shivika Lake est à fuir comme la peste !!! A notre retour je vous posterai quelques photos édifiantes, mais en résumé si vous aimez dormir sur une fourmilière (et pas des fourmis de tapettes comme chez nous, des vraie grosses de 3cm de long), si vous voulez risquer de mourir électrocuté ou égorgé par les pales d'un ventilateur qui ne tient au plafond que par un fil (l'expression est on ne peut mieux choisie), alors bienvenue au Shivika Lake.

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On n'est pourtant pas trop exigeants sur le standing de nos chambres, mais la c'était la totale. Et en plus on nous en demandera 650 roupies !!! Je lâcherai 300 en partant, et encore c'est toujours au moins 3 fois trop cher. Si l'on avait su, on aurait logé à l'ashram du temple d'Adinath.
De plus, c'est certainement à cause du repas du soir au Shivika Lake que Katy est tombée malade. 3 jours a suivre de fièvre, nausées et dérèglements intestinaux qui lui vaudront un passage chez le docteur, à Mount Abu (message pour sa famille : elle est guérie, tout va bien!) et la forcera au régime bananes / riz bouilli.

- Sinon, le temple d'Adinath est vraiment sublime. Nous avons dû abréger la visite a cause de la sus-nommé, mais le spectacle vaut le détour ! Du marbre si finement ciselé que par endroits on croirait de la dentelle. Des idoles un peu flippantes certes, mais une ambiance des plus mystiques...

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- Mount Abu : un petit passage agréable dans cette "station balnéaire" a l'indienne, où l'on croise les familles en goguette et les jeunes mariés en voyage de noces. Le coucher de soleil, le premier soir, était réellement stupéfiant (voir article précèdent). Le lendemain soir nous avons été au Sunset Point, ou le sunset en question s'est révèlé bien fade par rapport a la veille sur le lac, mais le déplacement valait surtout par le folklore des touristes indiens en masse et le défilé des vendeurs ambulants de tout et n'importe quoi (barbapapas, toupies lumineuses, fausse barbe+moustache, marionnettes faite en peau de chaussette avec langue de belle-mère intégrée, et même... vendeur de viagra ayurvedique !).
Visite également a Mount Abu des temples Jaïns, sublimes mais loin selon moi de valoir celui d'Adinath à Ranakpur.

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- Jodhpur : Nous logeons, suite a différents avis concordants, à la Saji Sanwri Guesthouse. L'accueil de la maîtresse de maison, Indu, et de son fils Manoj, a été exceptionnel. La chambre était correcte, sans plus, mais l'ambiance de la maison et surtout les repas -gargantuesques- du soir, autour d'une grande tablée francophone, méritaient assurément que l'on s'y installe.
Cote shopping, Jodhpur étant réputée pour ses épices nous avons fait le plein, notamment de Safran. Et touristiquement, la visite de la forteresse de Merangarh était vraiment très intéressante...

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Nous sommes arrives cet après-midi a Pushkar, après un arrêt a Ajmer pour visiter le Dargha. Et chose suffisamment rare ces temps ci pour être notée : il n'a pas plu !

Mardi, retour a Jaipur, où nous en terminerons avec le Rajasthan et l'itinéraire avec chauffeur... C'est de la que sera poste le prochain billet !


ALBUM PHOTOS RANAKPUR

ALBUM PHOTOS MOUNT ABU

ALBUM PHOTOS JODHPUR

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Posté 11 février 2009 - 11:08

Jeudi 09 Août 2007
Pushkar + Jaipur



Que dire a propos de Pushkar ? Qu'assurément c'est une jolie petite ville bien tranquille, sans circulation, reposante... Mais le problème c'est que bien que l'on soit en Inde, tout à Pushkar semble fait pour nous le faire oublier. Les touristes occidentaux y sont présents en masse, la rue principale n'est qu'une succession de boutiques vendant toutes les mêmes articles, et une sorte de racket organisé a été mis en place pour plumer les touristes lorsqu'ils ont le malheur de s'approcher du lac sacré (un seul conseil, faites comme nous et gardez les poings fermés dès que vous arrivez à proximité, même -et surtout- si un inconnu vous offre des fleurs... On n’est pas dans une pub, et ça peut se terminer bien plus mal...).

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Nous quittons donc sans grand regret Pushkar pour regagner Jaipur, ou nous en terminons de notre boucle rajasthane de deux semaines. Nous abandonnons notre chauffeur, Sanjay, et sa Tata Indica. A partir de maintenant nous nous déplaçons par nous mêmes, ça fait tout drôle de devoir de nouveau porter les sacs. Nous ne restons qu'une demi journée de transition a Jaipur, le temps d'acheter quelques babioles, et prenons le train a 6h du matin, direction Agra et sa désormais nouvelle merveille du monde, le Taj Mahal...


ALBUM PHOTOS PUSHKAR
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Posté 11 février 2009 - 11:12

Jeudi 09 Août 2007
Agra



Bon encore une fois Internet a fait des siennes et j'ai perdu une demi heure de rédaction...
Je m'y remettrai plus tard (ça énerve un peu ces choses la) et certainement en une version un peu plus abrégée, mais en attendant, voici LA photo incontournable :

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Et, tout aussi intéressant, voici la vue que l'on a lorsque l'on pivote de 180 degrés :

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Et encore, là il est a peine 7h du matin...




Dimanche 12 Août 2007
Bye Bye Delhi...



Désolé, on vous doit toujours les résumés d'Agra et de Delhi (et il y en a, des choses a raconter !!)...
Mais vraiment pas le temps de s'installer pour les rédiger. Ce sera fait à Varanasi, promis !
Car nous quittons Delhi pour Varanasi cet après-midi... Apres le train, la voiture, les rickshaws et le métro, nous allons tester un nouveau mode de transport local : l'avion...
Rendez vous donc dans la soirée ou demain...
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Posté 11 février 2009 - 11:20

Mardi 14 Août 2007
Agra (enfin !)



Bon, désolé pour le retard, mais promis c'est parce qu'on n'a pas pu faire autrement...

Donc, Agra. Veuillez me pardonner mais je vais abréger un petit peu et me contenter des quelques faits marquants :

- On arrive a la gare a 10h30 soit avec a peine 15 minutes de retard... Wahou !!!

- On négocie un rickshaw avec un moustachu en sortant de la gare, mais surprise... ce sera un gamin d'à peine 12 ou 13 ans qui conduira ("coaché" par notre rabatteur) ! Il est sans doute en apprentissage, et il se murmure que dès qu'il aura sa pleine moustache bien à lui il pourra conduire seul...

- Apres s'être installés a la guesthouse et avoir déjeuné, nous partons a la recherche d'un rickshaw à louer pour la demi-journée. Le patron de la guesthouse nous conseille d'ignorer ceux qui circulent autour des hôtels, focalisés sur les touristes, et de s'enfoncer un peu dans le quartier ou nous en trouverons de plus "authentiques" et (théoriquement) honnêtes. Nous en dégotons un qui accepte de nous conduire où l'on veut durant toute l'après-midi pour 300 roupies. Il est lui aussi très jeune, 17 ans (il nous l'a dit mais on l'avait deviné à son léger duvet), et ne parle pas anglais, juste quelques mots.

Nous avons commencé par le Chini-ka-Rauza, un vieux mausolée tout défraîchi et sans véritable intérêt, si ce n'est une superbe vue sur la Yamuna, la rivière qui traverse Agra, et où se baignent d'énormes troupeaux de buffles et des enfants.

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Puis nous prenons la direction de l'Itimad-Ka-Rauza, un autre mausolée surnomme un peu pompeusement "Bayby Taj", car il aurait parait-il servi de brouillon pour le Taj Mahal.

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Nous enchaînons avec le fort rouge, imposant édifice de grés rouge implante en pleine ville et duquel nous pouvons avoir une vue magnifique sur le Taj Mahal et sur la Yamuna serpentant a travers la vallée.

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Sur les conseils de notre rickshaw-walla nous terminons par une visite du Mausolée d'Akbar a Sikandra... Derrière une imposante porte d'entrée se trouve un agréable petit parc où gambadent gaiement des dizaines de gazelles, de singes, de paons et d'écureuils. Le mausolée en lui-même, bien que massif, est très banal, mais la crypte renfermant le tombeau d'Akbar est extrêmement impressionnante par sa simplicité. Les murs sont nus, et a l'exception de la tombe et d'une lampe a huile la surplombant, il n'y a absolument rien. L'acoustique y est ahurissante, comme nous le démontrera le gardien au moyen de retentissants "Allahu Akbar".

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Notre petit tour s'achève, et au moment de quitter notre rickshaw-walla celui ci nous demande le double de la somme convenue. Je reste ferme : ce sera 300 roupies, pas une de plus. Mais impossible de lui faire entendre raison, il refuse carrément de prendre les billets que je lui tends. Un autre chauffeur, parlant anglais, intervient et nous lui expliquons le litige. Il semble nous donner raison et essaie à son tour de persuader le gamin, qui ne change toujours pas d'avis. Finalement au bout d'une dizaine de minutes je rempoche mes billets et entre dans le restaurant devant lequel il nous avait laissé en lui disant que s'il voulait ses 300 roupies il pouvait venir les chercher, et que sinon il n'avait qu'à repartir sans rien.
Le resto étant archi-bondé on ressort un petit quart d'heure plus tard, le temps d'avoir profité de la terrasse et de la vue magique du Taj au coucher du soleil. Le gamin est toujours là et semble avoir retrouvé la raison, sans doute conseillé par son aîné, prend ses billets, me jette un regard haineux (que je lui rends sans aucun remord) et détale.

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Fin du Day 1- à suivre


ALBUM PHOTOS AGRA
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Posté 11 février 2009 - 11:25

Mardi 14 Août 2007
Voir le Taj et mourir (enfin pas trop quand meme)...



Le lendemain matin, réveil bien avant l'aube, a 4h, afin d'être au Taj dès l'ouverture.
Nous déjeunons dans une sympathique et minuscule petite gargotte puis gagnons la porte d'entrée Ouest, où une petite queue commence à se former aux guichets.

A ce propos, vous connaissez l'expression "file indienne" ? Qui signifie faire gentiment la queue les uns derrière les autres en attendant son tour ? Et bien cette expression devait designer les autres indiens, ceux avec des plumes sur la tête... Car il faut voir le bordel que peut engendrer l'arrivée d'une poignée d'indiens dans une queue jusqu'ici composée de touristes occidentaux disciplinés. En gros le principe c'est : je pousse, je pousse encore, je double par le droite, la gauche, ou même entre tes jambes si tu fais pas gaffe, mon seul et unique objectif étant d'arriver au guichet dans un temps record et de toutes façons avant toi... Ce schéma nous l'aurons observé à la poste, à l'aéroport, aux passages à niveaux, dans le métro à Delhi (on y reviendra un peu plus tard)... bref partout où il faut faire la queue...

Bref, revenons au Taj. Apres une fouille sévère, nous pénétrons dans l'enceinte et, passée l'imposante porte de grés rouge et marbre blanc, le Taj Mahal se dresse soudainement devant nous. La c'est le KO, un véritable uppercut à l'estomac. Mes yeux saignent tellement c'est beau... Pourtant on en a vu des photos, des vidéos, on en a lu des récits de voyages. Mais rien ne peut vraiment préparer au choc que l'on éprouve au moment où on le découvre pour la première fois.

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Nous passerons deux heures à en arpenter de long en large le pourtour, le regarder sous toutes les coutures, au gré des variation du soleil qui le font passer par toute une gamme de couleurs et d'ambiances différentes. Nous serions bien restés plus longtemps mais un mal de crâne et des douleurs a l'estomac me font soudain sentir très mal, et nous rentrons nous reposer (enfin surtout moi) a la guesthouse.

L'apres-midi, cela va un peu mieux, nous rendons visite au médecin du quartier (enfin a l'un des médecins du quartier, qui en regorge). Celui ci m'examinera et m'interrogera sans jamais dévier son regard de la télé, le Bloomberg local, diffusant en continu les cours de la bourse... Apres lui avoir lâché 200 roupies (plus du double de Katy à Mount Abu) je me rends a la pharmacie attenante pour y acheter les médocs prescrits. Et la un bon conseil si vous avez l'intention de vous rendre en Inde : n'emportez rien d'autre que des basiques tels aspirine, paracétamol ou ibuprofène... Pour le reste en cas de soucis consultez sur place et prenez les cachetons locaux. L'effet est radical, en moins d'une journée vous êtes remis sur pieds (ça avait été le cas de Katy, c'est aussi vrai pour moi). Du coup on va fêter ça au Levi's Store du coin ou je me dégote un 511 pour 34 euros. En effet Levi's fabrique en Inde, et une loi stipule que 40% de la production doit être réservée au marché local (comme pour toutes les grandes marques fabricant sur place). Il y a donc de sacrées affaires a faire (et encore, l'article acheté n'était pas en solde).

En rentrant a l'hôtel nous récupérons les billets de train pour Delhi que nous leur avions demandé de réserver... 142 roupies pour deux, wah c'est pas cher ! Normal, le gus s'est trompe et nous a pris les billets les moins chers pour ce train, des 2eme classe, alors que nous avions demande la classe "CC", soit "Chair Car" un siège individuel inclinable...

Quelque chose me dit alors que nous allons bien souffrir durant les 3h de voyage.

A suivre...


NB de Katy :
Règles de "survie" dans une file d'attente lorsqu'un groupe d'indiens se profile à l'horizon:
n1: ne jamais lâcher la barrière (la balustrade, la corde, etc)
n2 : garder un oeil sur l'extérieur et être prêt a tendre le pied pour empêcher quiconque de passer
n3 : occuper le maximum d'espace (être a 2 de front représente un certain avantage)
n4 : inutile de dire pardon quand vous jouez des coudes avec un indien
n5 : se méfier des petites vieilles en sari qui ont l'air toutes mimi comme ça mais qui se retrouvent à 15 devant vous alors que 2 secondes avant elles étaient 10 mètres derrière (on vous avait dit de pas lâcher la barrière...)


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Posté 11 février 2009 - 11:28

Dimanche 19 Août 2007
Delhi (1)


...et on était bien loin d'imaginer à quel point !
Serrés à 3 sur une planche de bois recouverte de skaï, nous mettrons 4h30 pour rallier Delhi, sous une chaleur accablante. A mi-parcours, le wagon est si bondé que les indiens se massent à 5 par banquette tandis que d'autres doivent se contenter du marchepied des portes (ouvertes) donnant sur les voies. Chaque centimètres carré restant étant occupé par des gens debout faisant passer la ligne 13 du métro parisien un jour de grève pour un havre de paix paradisiaque.
Chaque arrêt suivant jusqu'à Delhi verra quelques personnes descendre, certes, mais au moins le double monter. On n'a toujours pas compris comment ils faisaient... y'a pas à dire, ils sont forts ces moustachus !

Arrive alors notre plus grosse mésaventure de ces 4 semaines… A l’arrivée à la gare de Delhi, en provenance d’Agra, nous nous présentons au «Amax Inn» à Pahar Ganj, référencé dans le Routard. Il ne reste plus qu’une chambre, un placard à balais pas très propre. Le gérant nous propose alors d’aller voir au «Hindustan Hotel» à quelques dizaines de mètres, qui appartient au même propriétaire.
Pour 400 roupies, la chambre est correcte, relativement propre, et épuisés comme nous sommes après notre éprouvant voyage en train, nous signons pour les 2 nuits.

Le soir, après avoir bien récupéré, nous sortons dîner. A notre retour, Katy se rend compte que 4000 roupies (env. 75¤) ont disparu de sa pochette à documents, placée dans son sac. Ils y étaient en début de journée, et il est donc clair que c’est quelqu’un appartenant au personnel de l’hôtel qui a sévi.

Je passerai toute la fin de soirée et une bonne partie de la nuit à gueuler contre le gérant, qui me prendra tout du long pour un demeuré («cherchez encore» alors que l’on a retourné 3 fois les sacs tout en sachant précisément où était rangé l’argent, «je vous assure que nous n’avons pas de double des clés de chambre»…). Le pompon étant lorsque je lui demande d’appeler la police. La première fois je suis accueilli avec un «What you want my friend» par mon interlocuteur, je ne savais pas les flics si familiers… Je raccroche et lui demande de réellement appeler la police, pas un de ses potes se faisant passer pour tel. Il compose un nouveau numéro (un numéro de portable, je sais donc d’avance qu’il se fout encore de ma gueule) et me passe un mec qui baragouine 3 mots de français, et qui m’avouera après que je lui ai gueulé dessus qu’il est agent de voyage… Cela ne l’empêchera pas d’essayer de me vendre un tour de Delhi en taxi… Je ne tiens plus et menace le manager de me rendre directement au poste si un flic, un vrai, n’était pas là dans la demi-heure. Comprenant que ses autres potes éventuellement disponibles n’auraient pas le temps de trouver une boutique de location de costumes ouverte à cette heure là, il se résout à vraiment appeler le commissariat. Vingt minutes plus tard, deux «chiens kakis», le surnom des flics indiens équivalent de notre «volaille», débarquent dans le hall. Notre ami gérant, si arrogant jusqu’ici, voit tout à coup son petit sourire narquois déserter son visage et la sueur perler à son front, ce qui me conforte dans ma certitude que cet hôtel n’est pas net. Après une bonne demi-heure à échanger les points de vue, j’informe les flics que je souhaite porter plainte contre l’hôtel, et ils m’invitent à les suivre jusqu’au poste. Le gérant bondit alors sur le téléphone pour appeler le propriétaire de l’hôtel et le mettre au courant de la situation. Le flic discute quelques minutes avec ce dernier, et me dit après avoir raccroché que le proprio propose de venir le lendemain matin afin de trouver un arrangement à l’amiable. Il est plus d’une heure du matin et passer un long moment au c½ur de l’administration indienne ne m’enchante guère, aussi j’accepte tout en prévenant que je porterai plainte si aucune solution n’était trouvée. On se quitte tous en se serrant la main (celle du gérant étant la plus moite et poisseuse que j’aie jamais serrée de ma vie –le fond de son pantalon ne devait pas être beau à voir), et je m’en vais parcourir le quartier à la recherche d’un autre hôtel pour la nuit suivante, car il est hors de question que l’on passe une nuit de plus chez ces voleurs.


Je trouverai finalement le bonheur au «De Holiday Inn», où la chambre présentée est d’une «classe» encore jamais vue depuis le début de notre séjour, presque digne d’un Mercure. On me demande pourquoi je n’ai pas de bagages et pourquoi je veux la chambre pour la nuit suivante, j’explique donc les mésaventures du soir, ce qui n’a pas l’air d’étonner mes interlocuteurs… Seul hic lorsque l’on m’annonce le prix : 1295 roupies (25 ¤). Ma moue de dépit doit faire comprendre au réceptionniste qu’il va perdre un client, aussi me propose-t-il une super réduction : 700 roupies pour la nuit. Ca reste élevé par rapport à la moyenne des sommes payées jusqu’ici, mais donne un rapport qualité / confort / prix plus que convenable. Et au moins nous serons ici en confiance…

Le lendemain matin, le proprio du Hindustan Hotel est là à l’heure dite. Après une heure de discussions parfois houleuses et devant ma menace finale de porter plainte contre l’établissement à la police et à l’organisme indien du tourisme, ainsi que d’écrire aux guides où son autre établissement est référencé, il me propose de me rembourser 2 500 roupies sur les 4 000 volées, par «pure charité indienne». Pressé d’en finir j’accepte le deal et nous prenons la direction du «De Holiday Inn» pour la fin de notre week-end Delhiesque (Katy penche elle pour Delhisien).
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Posté 11 février 2009 - 11:32

Dimanche 19 Août 2007
Delhi (2)



Avec Delhi, c’est la fin de l’Inde «carte postale» du Rajasthan. Au niveau de la circulation, de la pollution et du bruit, c’est Jaipur (la ville la «pire» qu’on ait visité) puissance 100 ! Delhi est une ville oppressante, où chaque pas est un combat et la chaleur écrasante (et encore, ce n’est rien comparé à ce qu’ils doivent subir lors de la saison chaude) rend vraiment pénibles tous les déplacements.

On n’a pas beaucoup visité Delhi, se contentant de marcher dans le quartier de nos hôtels (Pahar Ganj), d’arpenter la Connaught Place et d’aller admirer la Grande Mosquée dans «Old Delhi». Mais ces 3 quartiers nous ont déjà donné un bon aperçu de la diversité de cette ville gigantesque :

PAHAR GANJ
Pahar Ganj ne nous a pas beaucoup dépaysés. Ca pourrait ressembler à un quartier de Jaipur ou Jodhpur par exemple. Des hôtels/restaurants, des échoppes, des petites gargotes, des charrettes, des vaches, des motos, des indiens…

CONNAUGHT PLACE
Connaught Place par contre, quel choc ! On découvre une Inde qu’on n’avait pas du tout vue, une Inde moderne, celle dont on entend parler depuis quelques années et qui se développe principalement dans le sud du pays et les grands villes (Bombay-Mumbai, Calcutta-Kolkata, Delhi…). En gros, Connaught Place c’est une sorte de Champs Elysées organisés en cercles concentriques autour du jardin central (constitué de quelques carrés de pelouse, n’allez pas imaginer une végétation luxuriante avec des arbres et des fleurs) et sans les « bandes de jeunes » qu’on peut voir à Paris.

Connaught Place c’est :

- Des magasins pour riches avec toutes les grandes marques occidentales (Bose, Sony, Nike, Adidas, Reebok, Levi’s…) et les vendeurs de saris, de bijoux et de vaisselle haut de gamme.

- Des restos chics (bon, pour un européen, ça reste pas cher) pour les jeunes indiens branchés ou les businessmen (d’ailleurs, un des restos accepte les Tickets Restaurant, en français dans le texte)

- Des vendeurs de gadgets, de snacks/boissons et de livres sur les trottoirs, profitant du très grand trafic piétonnier de la place

- Des mendiants, dont certains ont la « tactique » la plus choquante qu’on ait vu en 4 semaines qui consiste à exposer à côté d’une femme un petit bébé (fille) allongé de tout son long complètement nu (endormi, inconscient, drogué, déjà mort, va savoir…) sur le sol pour apitoyer le passant. Ca fout la rage de ne rien pouvoir faire, surtout quand on connaît le système organisé qui « gère » la mendicité dans les villes indiennes, cf. article L’équilibre du monde du 24/02/07 ou un autre très bon livre, Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire)…

- La station de métro centrale où se croisent les 3 lignes de la ville. Le métro, c’est ce qu’on a préféré à Delhi. D’abord, il est très pratique – en tout cas pour les touristes – car il dessert les principaux quartiers « intéressants », et c’est le moyen de transport le plus économique (de 6 à 9 roupies pour les stations du centre selon la distance parcourue). Ca évite de se faire arnaquer par des rickshaws peu scrupuleux (l’un d’entre eux nous demandera 150 roupies pour un trajet de 700 mètres ! résultat, et même si on se trimbale nos gros sacs, on fera le trajet à pied sans même chercher à négocier avec lui ou l’un de ses copains). C’est hyper sécurisé : portique et fouille des sacs systématique à l’entrée et vidéosurveillance. Notre vieux ticket de métro paraît complètement dépassé à côté des « tokens » magnétisés (ndlr pour les parisiens : ça fonctionne comme les pass Navigo) qu’on achète à l’unité ou en formule d’abonnement. En plus de tout cela, ce métro ferait pâlir d’envie n’importe quel parisien : moderne, propre, et surtout climatisé (dans les stations et dans les rames qui sont de vrais frigos) ! Bon après, le « problème » c’est qu’il y a des indiens dedans et qu’aux heures de pointe, il faut jouer des coudes (au sens propre) pour sortir de la rame, en affrontant le flot compact des voyageurs qui se pressent pour entrer (sans attendre que les autres soient descendus, ce qui pourtant libérerait de la place dans le wagon mais la logique indienne ne fonctionne pas comme ça – cf. l’article sur la file d’attente à Agra du 14/08/07…).

- Et enfin : des bureaux avec des femmes qui travaillent dedans ! Un vrai boulot, avec des collègues masculins, des ordinateurs à écran plat et tout, dingue ! Après le Rajasthan où les femmes sont presque exclusivement cantonnées à la maison, aux champs, aux étals des marchés ou aux pénibles travaux de voirie (emplois créés par le gouvernement pour essayer d’assurer à de nombreux laissés-pour-compte un nombre minimum d’heures de travail rémunérées dans l’année), je peux vous dire que ça fait plaisir de voir ça… Aux alentours de Connaught Place, on voit des femmes habillées à l’occidentale (pantalon/jean et chemisier ou t-shirt, parfois assez moulant) et à l’indienne, surtout en salwar kameez (tunique longue+pantalon+foulard, mais plus soignés que ceux qu’on avait vus en province) et peu en sari. Dans le Rajasthan, les proportions devaient être de 80% de saris, 20% de salwar kameez et 0% de vêtements occidentaux pour les filles âgées de plus de 8 ans.
Et pas une seule vache sacrée dans tout ça…

OLD DELHI
À côté de cette parcelle d’Inde moderne, vous avez le quartier à majorité musulmane d’Old Delhi, à 2 stations de métro seulement de l’héritage anglais de Connaught Place. Sitôt sortis du métro, on se rend compte que les Anglais n’ont pas dû poser un seul pied dans le coin pendant toute la durée de la colonisation… Les rues sont étroites et dire qu’elles sont engorgées est encore en dessous de la réalité. La rue est tellement bouchée qu’on va plus vite à pied donc on croise sur les trottoirs un nombre incalculable de livreurs-wallas portant sur leur tête des chargements en tout genre (des piles de « ramettes » de papier kraft de 2x2 mètres, des ballots volumineux de plusieurs kilos, etc). Heureusement, on peut marcher sur le trottoir, sous les arcades qui abritent les échoppes. Mais là aussi c’est du sport : entre les nombreux piétons, les livreurs et le niveau inégal du sol, ça demande une attention de chaque instant, pas question de flâner le nez en l’air (dont le niveau de pollution ferait exploser les instruments de mesure d’Airparif). Tout ça par une température d’environ 38° (qui doit bien dépasser les 40° par endroits vu le nombre de personnes au mètre carré)…

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C’est à Old Delhi aussi que nous verrons nos premières « boucheries » : des étals à l’air libre (poussiéreux et pollué faut-il le rappeler) avec des chèvres en morceaux (une tête par-ci, une patte par-là), des poulets morts ou vivants et des mouches en veux-tu en voilà. Pas de chance, ces étals sont sur le chemin qui nous mène au resto que nous avions repéré sur les conseils du Routard (The Fish Point)… On ne se laisse pas démonter par ces visions peu ragoûtantes ni par l’aspect – au premier abord un peu douteux – de ladite gargote (heureusement la salle du 1er étage nous rassure). Bien nous en a pris car nous y mangeons un excellent poulet frit.

Nous allons ensuite visiter la Jama Masjid (la Grande Mosquée) située juste en face. Nous entrons par une porte latérale et ne payons donc pas les 150 roupies pour l’appareil photo (on n’était même pas au courant, on s’en est rendu compte en sortant par l’entrée principale). La Jama Masjid, comme son nom l’indique, c’est grand. Voilà, rien à dire de plus. On ne retrouve pas dans les mosquées indiennes le faste de leurs homologues « méditerranéennes » (Tunisie, Turquie, etc) ou les prouesses architecturales des monuments moghols (musulmans aussi). Si vous y allez, pas la peine de monter sur le minaret sud, ça sera toujours 50 roupies d’économisées (en effet, le tarif a augmenté car le Routard annonçait 20 roupies seulement). Après avoir gravi les nombreuses marches d’un minuscule escalier en colimaçon complètement dans le noir où on doit se plaquer contre le mur quand on croise quelqu’un, la vue est certes belle. Toutefois, comme on doit garder les yeux baissés vers le sol pour surveiller où on met les pieds sous peine de tomber dans l’escalier ou d’écraser un des 15 indiens qui squattent (certains sont même assis, tranquilles…) sur la plateforme d’1m² (60 cm² si on tient compte du trou de l’escalier), on n’en profite pas du tout. Au passage, des gamins essaieront de vous extorquer quelques roupies pour garder vos chaussures, ne vous laissez pas faire et gardez-les dans le sac ou à la main.

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Conclusion des quelques jours passés à Delhi :

1- C’est une ville oppressante, polluée et bruyante mais c’était une étape intéressante que je ne regrette pas car elle nous a permis de voir un autre visage de l’Inde, différent de ce qu’on a observé au Rajasthan, à Agra ou à Varanasi. Et même si je ne suis pas féministe, une ville comme Delhi rassure un peu quant à l’avenir des femmes en Inde. Il y a encore du boulot mais ça progresse… Manoj, le fils de notre hôtesse à Jodhpur, nous expliquait qu’en Inde du sud la situation était différente et qu’on pouvait déjà voir un certain nombre de femmes dans les banques, les magasins, les stations essence, et même chauffeuses de rickshaws, et que le gouvernement du Rajasthan essayait apparemment d’encourager l’éducation des filles en payant leurs études pour rattraper le retard. Mais les résultats de cette politique ne sont pas encore visibles et tant que les mentalités ne changeront pas, ça ne devrait pas beaucoup bouger…

2- Si votre budget vous le permet, n’hésitez pas à dépenser pour une ou deux nuits quelques roupies de plus pour un bon hôtel de confiance (pour 700 roupies, soit environ 12-13 ¤, on avait une super chambre double dans le quartier central de Pahar Ganj, ce qui permet ensuite de se déplacer à pied et en métro et d’économiser sur les rickshaws-voleurs-wallas exerçant à Delhi). La ville est tellement épuisante que ça fait du bien d’avoir un endroit agréable où se reposer et dormir tranquille la nuit.
 
Katy
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Posté 11 février 2009 - 11:37

Mercredi 22 Août 2007
Varanasi - Day 1



Après nos mésaventures à Delhi, nous prenons un taxi prépayé à l’hôtel (250 roupies alors que l’hôtel des voleurs nous avait annoncé 350…), direction l’aéroport et son terminal des vols domestiques. Nous ne voyons pas le vol que nous sommes censés prendre sur les panneaux à l’extérieur du terminal mais ne paniquons pas et allons nous renseigner à l’intérieur.
Le moins qu’on puisse dire c’est que le gouvernement prend très au sérieux la sécurité dans ses aéroports, à Delhi comme à Varanasi... Mais il ne faut pas oublier qu’on est en Inde donc leur conception des « mesures efficaces de sécurité » est parfois déroutante pour un Européen.
 

Généralités - Le « parcours du combattant » du vol intérieur :

Etape n°1 : on rentre dans l’aéroport (et par la porte qui correspond à votre vol s’il vous plaît) uniquement si on présente une confirmation de réservation pour un vol du jour et son passeport. A l’aller, une fois passé le cerbère de l’entrée, on apprend que notre avion est retardé pour cause de 60ème anniversaire de l’Indépendance deux jours plus tard (on n’a toujours pas compris le lien logique de cause à effet…).

Etape n°2 : premier des nombreux « Security check », qui consiste à faire passer son bagage soute aux rayons X (mais pas son bagage à main) et à récolter un joli autocollant qui atteste que tout est conforme.

Etape n°3 : Après plusieurs heures d’attente, l’enregistrement est enfin annoncé et nous nous rendons au guichet de Spicejet, compagnie low-cost indienne sur laquelle nous voyagerons. On a de la chance et tombons sur une file d’attente à peu près disciplinée où les Indiens qui essaient de se faufiler se font vertement remettre à leur place par leurs compatriotes. Arrivés à proximité du guichet, on voit pour la première fois la liste des objets interdits, parmi lesquels les rouges à lèvres. J’enlève donc mon tube de Labello de mon sac à main pour le glisser dans mon sac de soute. Un cerbère-contrôleur vient me voir pour me dire que je ne dois pas transférer de choses d’un sac dans l’autre après le passage au « Security check » n°1, mais sans vérifier ce que sont les objets en question. J’ai à peine commencé à expliquer qu’ils n’ont qu’à afficher la liste au niveau des rayons X qu’il a déjà tourné les talons… Nous récupérons nos billets et nous mettons dans une autre file d’attente pour le « Security check » n°2, qui concerne les passagers de 3 ou 4 vols et avance donc à une vitesse d’escargot.

Etape n°4 : Le « Security check » n°2 concerne cette fois les bagages à main. Les hommes passent d’un côté et les femmes de l’autre dans une petite cabine isolée par un rideau pour passer au détecteur et pour l’examen des sacs qui, faute de moyens sans doute, ne sont pas passés aux Rayons X mais fouillés à la main.

Etape n°5 : Attente avant l’embarquement (plus ou moins longue selon le temps qu’auront pris les formalités susnommées).

Etape n°6 : Embarquement. On laisse les Indiens se bousculer devant le guichet et on attend sagement notre tour à la fin de la file car, de toutes façons, on a des places réservées comme tout le monde… En chemin pour rejoindre l’avion on passe par un nouveau « Security check » avec re-fouille des sacs (des fois qu’on aurait piqué un pied de chaise ou une canalisation dans les toilettes pour faire une prise d’otage…).

Etape n°7 : Ca y est, on est dans l’avion, c’est parti pour 1h15 de vol ! L’appareil est quasiment neuf et les prestations sont très similaires à nos low-costs européens style Ryanair : peu de place pour les jambes et aucun service gratuit, même les boissons.
 
A noter : après l’entrée de l’aéroport, on ne nous aura plus jamais demandé de présenter notre passeport.
 

Après avoir joué des coudes au milieu des Indiens pour récupérer les bagages sur le tapis et présenté nos tickets à une hôtesse pour qu’elle s’assure que nous n’avons pas pris les sacs de quelqu’un d’autre, nous sortons de l’aéroport de Varanasi. Nous ne nous laissons pas embarquer par un énergumène qui porte une pancarte « Mr. Introlgator – Shiva Guesthouse». Pas la peine de vous dire que ce n’est pas l’hôtel que nous avons choisi (et pour cause, nous n’avons réservé nulle part)… Le petit malin a sans doute été renseigné par un complice de l’agence de taxis de Delhi car son panneau présente la même faute d’orthographe que sur le « voucher » que nous avions.

Nous nous mettons en quête du guichet des taxis prépayés, et là, bienvenue dans les griffes de la « mafia » des taxis-racketteurs locaux ! A l’intérieur de l’aéroport, un premier guichet qui se prétend « officiel » essaie de nous vendre la course à 650 roupies (alors que le Routard indique 350 au maximum). On lui rit au nez et on cherche la guérite de la vraie « Traffic Police » à l’extérieur. Le tarif est affiché clairement : 480 roupies, soit plus du double que ce que nous paierons à Delhi au retour (205 roupies), pour une distance à peu près équivalente entre l’aéroport et le centre ville (20 km). Lorsque nous arrivons au guichet, un Américain est en train de prendre son ticket pour aller jusqu’à Godaulia, le carrefour central où nous nous rendons également. Nous lui proposons de partager son taxi, bientôt rejoints par un Anglais, ravi lui aussi de pouvoir économiser quelques centaines de roupies. L’Américain récupère son « voucher » et nous tournons tous les talons, direction le parking. A peine le temps de se retourner qu’un vieux, affolé par l’idée de vendre 1 taxi au lieu de 3, fonce vers nous pour nous dire qu’il n’est pas possible qu’on partage un taxi. Tous ses copains du guichet lui donnent raison et on se retrouve à « argumenter » avec une dizaine d’Indiens. Toutes les excuses bidon y passent [ndlr : pas de place pour 4 dans ton Ambassador, tu te fous de moi ?] mais, devant notre détermination, et comme on est en Inde et qu’il y a toujours une solution, ils nous disent que « C’est pas possible mais contre un backchich de 50 roupies pour le chauffeur on peut s’arranger (au cas où la police arrête la voiture vous comprenez) ». Ouais, c’est ça, on comprend bien et on verra pour le backchich mais charge les sacs parce que là l’orage va éclater d’une minute à l’autre. A la sortie du parking, ils essaient encore de nous extorquer 25 roupies, soi-disant pour le parking. Là encore, on proteste tous les quatre et on s’en sort sans payer ce supplément. Chouette première impression de Varanasi ! Surtout qu’un gros orage de mousson éclate à ce moment-là et qu’il fait quasiment nuit à 17h30…

L’Anglais décide finalement de se faire déposer à la gare routière et doit « offrir » 60 roupies au chauffeur pour le dérangement (alors que la gare est sur le chemin du centre ville). Cela rend notre ami moustachu tout jovial mais pas moins filou car, profitant de la pluie battante et de l’obscurité, il nous déposera 500 mètres avant notre point d’arrivée prévu.
 
L’averse étant trop violente, nous patientons dans une échoppe avec l’Américain en espérant une accalmie et une petite heure plus tard, la pluie s’étant un peu ralentie, nous prenons congé et montons dans un vélo-rickshaw, direction le « Panday Ghât » et la Om Resthouse, conseillée par Candy. Le pauvre bougre s’échine à faire avancer sa carriole, lestée de nos kilos et de ceux des sacs, dans les rues submergées par 30 cm d’eau qui cachent les nombreux nids-de-poule, certains si profonds qu’on a peur que le rickshaw se renverse. A quelques centaines de mètres de la guesthouse, il est contraint de nous déposer car les ruelles sont trop étroites. On continue donc à pied dans ce dédale, à la lueur de la lampe de poche et guidés par un gamin serviable. Coup de chance à la Om Resthouse, il reste 1 chambre disponible… De toutes façons, on aurait même dormi sur une paillasse dans l’entrée car il était hors de question de ressortir !

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Posté 11 février 2009 - 11:43

Dimanche 26 Août 2007
Varanasi - Day 2 ("No Boat, No Silk")


Après avoir posé nos sacs dans la chambre et enfilé des vêtements secs, nous suivons les conseils d’Om et allons admirer la vue sur le Gange depuis le toit de la guest house, notre premier aperçu du fleuve sacré depuis que nous sommes en Inde… Et là, waou ! L’électricité étant coupée dans toute la ville, on ne peut que deviner les contours du large ruban gris qui serpente, lentement et sans un bruit, parmi les brumes de la nuit. La rive opposée, vierge de toute construction hormis le Ramnagar Palace au loin, se détache sur le ciel de nuages bas qui ne laissent malheureusement pas voir les étoiles. Vision mystique et très impressionnante de « Ganga River »…    

Nous réglons le réveil sur 4h00 le lendemain matin pour pouvoir assister au lever du soleil et aux ablutions sur les ghâts. Après une courte, mais bonne, nuit de sommeil, nous nous dirigeons vers les rives du Gange. Malheureusement, en raison de la mousson, le niveau du fleuve est élevé et les escaliers les plus proches de la guesthouse ont les « pieds » complètement dans l’eau. Si nous voulons rejoindre les ghâts centraux, plus au nord, nous n’avons d’autre choix que de nous aventurer dans les ruelles sombres du Chowk.

Las d’y tourner en rond, nous rejoignons la grande rue principale et nous trouvons confrontés à une longue file d’Indiens habillés entièrement en orange. Nous avions croisés la veille, lors du trajet en taxi, un nombre incalculable de ces « Oranges » marchant le long des routes en processions de 15 à 20 hommes, chantant et se relayant pour porter de grosses tiges de bambous équipées de petits pots en terre et décorées de façon kitschissime (guirlandes de noël oranges, serpents en plastique…). Nous apprendrons plus tard que ce sont des pèlerins, adorateurs de Shiva (d’où la couleur orange et les serpents), qui vont chercher de l’eau du fleuve sacré pour la ramener dans leur village et chercher la « bénédiction » de leur dieu au Temple d’Or (Vishvanath Temple) de Varanasi. Nous sommes en fait arrivés le jour des festivités du « Shiva’s day », qui attire des pèlerins de toute la région. La file des « Oranges » dans la rue principale est compacte et s’étend sur une bande de 2 mètres de large et de plus de 2 km de long. Ils s’encouragent de « Bol Bam ! » (hommage à Shiva) repris en ch½ur. Le quartier est sous haute surveillance policière et l’accès à la ruelle qui mène au temple est strictement contrôlé, un tel rassemblement d’hindous pourrait en effet donner de mauvaises idées aux groupes terroristes musulmans officiant dans le pays [nb : les hindous aussi ont leurs terroristes et nous avons eu quelques exemples de « l’amour » que certains hindous ont pour les musulmans]. C’est en arrivant au niveau de cette ruelle que nous nous rendons compte que la file que nous remontions depuis 10 minutes ne conduit pas du tout vers les ghâts et que nous avons en fait raté la bifurcation vers le Main Ghât, sans doute cachée derrière le rideau orange…. La pluie tombant assez dru depuis le début de notre balade, nous sommes trempés et décidons de rebrousser chemin pour rentrer à la guesthouse terminer notre nuit. De toutes façons, le soleil est resté caché derrière les nuages mais le jour est maintenant bien levé. Tant pis, les ghâts à l’aube ce sera pour demain matin !

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L’après-midi, profitant d’une accalmie mais avec les ponchos en poche au cas où, nous nous lançons dans l’exploration des ghâts et des ruelles vers le sud. Nous découvrons les « spécialités » de chaque ghât en voyant se succéder : les troupeaux de buffles qui se baignent sous l’½il du berger, les chèvres qui escaladent les pentes les plus abruptes, les fils à linge (vides en raison de la pluie), les barques des pêcheurs (« Boat, sir ? » « No. » « Boat, M’dam ? » « No, toujours pas… ». Et cela tous les 2 mètres…) et les excréments sur des ghâts « toilettes publiques ». Le niveau du fleuve nous oblige à de fréquents allers-retours entre le rivage et les ruelles le surplombant, et pas un seul ascenseur ou escalator tout le long du trajet ! Pas mal de sollicitations, ceux qui ne nous proposent pas une balade en bateau (avec eux c’est « Best time for boat ! » quelle que soit l’heure de la journée, c’est pratique) essaient de nous amener dans leur magasin de soie, celle de leur oncle ou de leur cousin, mais nous déclinons poliment leurs offres.

Nous passons devant le Harishchandra, plus ancien ghât de crémation de la ville, qui est équipé d’un incinérateur électrique pour les personnes ne pouvant pas se payer un bûcher. Nous pouvons aussi observer 3 crémations « classiques » qui touchent à leur fin. Nous sommes surpris par la taille des bûchers, que nous imaginions plus grands. Premier contact avec la mort à Varanasi, dans le calme de ce petit ghât, qui dédramatise la situation.

Nous décidons de faire le chemin du retour vers la guesthouse pas le dédale de petites rues du Chowk, qui a su nous séduire (l’absence de rickshaws, de boutiques à touristes et de sollicitations n’y étant sûrement pas étrangère). La pluie ayant repris, nous enfilons nos ignobles ponchos vert bouteille en plastique avec lesquels nous faisons sensation auprès des habitants du quartiers. Ils trouvent ça très drôle (et ils ont raison) et les enfants qui nous croisent ont l’étrange manie d’en effleurer les pans de la main, comme pour dire aux copains « J’ai touché les étrangers. » (ou peut-être « J’ai touché les 2 blancs bizarres avec des capes ridicules. »).
En passant à côté d’un terrain (vague et boueux) de cricket, enclavé entre des temples hindous et une mosquée, de jeunes lycéens nous interpellent et papotent fièrement en anglais pendant quelques minutes.

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Ambiance très sympa dans tout le quartier, nous aurions pu y passer l’après-midi si le temps s’était montré plus clément et si nous n’avions pas prévu de nous rendre sur le Main Ghât pour assister à la cérémonie de la puja au coucher du soleil.

Pour être sûrs d’avoir un bon point de vue, nous prenons place 2 heures à l’avance et observons la vie sur le ghât. Entre deux propositions « Boat, sir ? » à la minute, nous voyons : les croyants faire leurs ablutions, leurs prières et leurs offrandes au fleuve ; les wallas qui leur vendent les « kits » d’offrande ; ceux qui s’occupent du vestiaire pour garder leurs vêtements secs de rechange ; la foule – dont un bon nombre de touristes – prendre position ; certains fidèles massés autour d’un gourou qui leur fait la leçon ; et enfin les prêtres qui mettent en place tout leur matériel (et il y en a !) pour la puja.

Finalement, à 19h, le ghât est plein comme un ½uf, la nuit est tombée et la cérémonie commence. Les prêtres font aligner 5 personnes le long du rivage et les guident tout le long du rituel (offrandes diverses au fleuve, peintures sur le front, encens, bougies représentant le feu, prières…). Ensuite, les prêtres prennent place chacun sur leur estrade, face au Gange, et reproduisent à peu près le même rituel, avec quelques éléments en plus (dont une conque et ce qui nous ressemble, pour nous pauvres mécréants ignorants que nous sommes, à une sorte de balai en poil de chèvre angora). Sans les explications, le sens de tout cela est assez obscur et, après avoir savouré l’ambiance mystique qui règne sur le ghât, nous commençons à trouver le temps long (ça a duré 1 heure au total + nos 2 heures d’attente) et ne sommes plus très réceptifs à la « magie » de la cérémonie, surtout qu’il a recommencé à pleuvoir. Nous attendons quand même la fin puis rentrons à la guesthouse et réglons à nouveau le réveil à 4h du mat’.

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Posté 11 février 2009 - 11:46

Dimanche 26 Août 2007
Varanasi - Day 3 (La pluie, encore et toujours)



Encore raté pour les ablutions matinales sur les ghâts car le réveil n’a pas sonné et nous avons ouvert les yeux en milieu de matinée… La pluie qui tombe toujours atténue nos regrets. Dans l’espoir d’une éclaircie, nous traînons à la guesthouse et déjeunons tranquillement mais le ciel reste bouché. Au contraire de nous, les habitants de Varanasi sont aux anges car ils attendaient la pluie depuis des semaines et beaucoup se rendaient dans les temples pour prier les dieux de laisser venir la mousson.

C’est donc une nouvelle fois équipés de nos ponchos que nous nous décidons à explorer les ghâts et les ruelles du Chowk vers le nord. D’énormes tas de bois (trempés, à se demander comment ça peut brûler) et des nuages de fumée nous signalent que nous approchons du principal ghât de crémation, le Manikarnika. 

Nous croisons dans les ruelles quelques cortèges funéraires suivant en psalmodiant le brancard du mort, porté par des intouchables. Nous trouvons un emplacement surplombant quelques bûchers et restons quelques minutes à observer. Ca fait un peu « incinération à la chaîne ». Quand une crémation est terminée, on amène aussitôt un nouveau corps et on relance le bûcher. Peut-être que la pluie les contraignait aussi à ne pas laisser s’éteindre entièrement le feu… En effet, seuls un ou deux endroits sont couverts d’un toit. Comme sur le Harishchandra ghât, les bûchers sont assez petits. Par contre, ils dégagent une épaisse fumée, rabattue vers nous par le vent, qui pique les yeux et la gorge et rend pénible notre séjour sur la plateforme. De plus, je me sens un peu mal à l’aise dans cette attitude de « voyeuse » et préfère partir. David me suit à contrecoeur, il serait bien resté plus longtemps.

Chaque voyageur a un ressenti particulier face à ces ghâts de crémation… Certains sont fascinés, d’autres détestent et d’autres encore, comme moi, sont gênés mais personne ne reste indifférent. J’appréhendais cette confrontation mais j’ai finalement été surprise par le caractère « naturel », et pas du tout choquant, de cette coutume lorsqu’on y assiste pour de vrai. On remarque l’absence de femmes dans les cortèges et autour des bûchers en raison de leur « émotivité » qui perturberait la cérémonie (dixit un pseudo-guide à un groupe de touristes).

Nos ponchos commençant à prendre sérieusement l’eau après plusieurs heures à marcher sous la pluie, nous retournons à la guesthouse par les ruelles. Celles-ci sont bien différentes de celles que nous avons traversé la veille. Comme elles sont à proximité du Temple d’Or, les magasins de gris-gris, offrandes et bijoux divers – à destination des pèlerins autant que des touristes – envahissent le moindre recoin disponible et la foule est très dense. Y’a pas à dire, on préfère la tranquillité de notre « petit village » de Pandey Ghât !

Katy


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Posté 11 février 2009 - 11:50

Lundi 03 Septembre 2007
VARANASI DAY 4 (15 août) – Vu du Gange (enfin !)



Cette fois, ça y est, on va l’avoir notre lever de soleil ! A 5h précises, nous sommes sur les marches du Pandey Ghât pour négocier une balade en barque d’une heure. Le tarif normal est de 20 à 50 roupies par tête (selon votre capacité à marchander et le débit du fleuve), mais Om nous avait prévenu que, en raison du fort courant dû à la mousson, cela risquait de monter à 100 roupies par personne.

Une fois à l’intérieur de la barque, avec les 2 rameurs-wallas et le barreur, nous prenons la direction du sud, à contre-courant. Et vu les efforts produits par les rameurs, on se rend compte que le fleuve sacré est loin d’être placide et qu’Om ne nous avait pas menti… On plaint de tout c½ur les wallas qui, toujours à 2, sont obligés de traîner à contre-courant des barques de 15 personnes.

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Au bout d’un quart d’heure, nous mettons le cap au nord et les wallas se reposent en laissant filer la barque. En guise de lever de soleil, nous avons encore droit à un ciel bas et des nuages gris (mais pas de pluie, c’est déjà un progrès).  Nous descendons le long des ghâts jusqu’au Manikarnika, qui ne nous semble pas très actif, seuls quelques bûchers sont allumés. Les rameurs reprennent ensuite le travail et remontent le courant jusqu’au Pandey Ghât.

En chemin, nous apercevons la  vie sur les ghâts principaux. Comme c’est un jour férié, il y a beaucoup de monde, notamment des gamins (qui d’habitude se préparent pour l’école à cette heure-ci), et l’atmosphère est joyeuse. La balade en barque donne aussi l’occasion d’admirer quelques beaux bâtiments construits au bord du Gange (en général des demeures de maharajas actuels ou passés) et de constater le degré élevé de décrépitude de toutes les autres façades… En plus, il n’y a même pas de soleil et de ciel bleu pour faire illusion en donnant des couleurs à tout ça.

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Comme aucun restaurant du quartier n’est encore ouvert pour le petit-déjeuner, nous rentrons retrouver notre lit et finir la nuit. L’après-midi, opération « achat de soie » prévue. Nous suivons les conseils du Routard et remontons les ghâts jusqu’au « Mehrotra Silk Factory » (c’est bien fléché dans le dédale des ruelles). Accueil sympathique et prix qui nous semblent honnêtes pour une bonne qualité de tissu. Il faut prévoir du temps car le patron nous déballe tout son stock pour chaque gamme de tissu et chaque produit (sans pour autant nous presser pour acheter, un simple « non » et il remballe et passe à la collection suivante). Nous savons ce que nous voulons et ne nous laissons pas tenter par son argumentaire mais admirons le travail remarquable effectué sur certaines pièces.

Le reste de la journée se passe tranquillement, à flâner encore dans les ruelles. De nombreuses échoppes sont ouvertes car seules celles qui ne profitent pas (ou peu) de la présence des pèlerins ou des touristes marquent le jour férié.

A la tombée de la nuit, la population et les barques sur le Main Ghât sont encore plus nombreuses que lorsque nous avions assisté à la puja. Tout le monde attend avec impatience le feu d’artifice ponctuant la fin de ce jour commémorant le 60ème anniversaire de l’indépendance de l’Inde.


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Posté 11 février 2009 - 11:55

Mercredi 05 Septembre 2007
VARANASI DAY 5 – m**de c'était hier !



Déjà la dernière (demi) journée dans cette fantastique ville qu'est Varanasi...
Si on avait su, on aurait bien échangé quelques étapes Rajasthanes contre une semaine de plus ici. Ces quelques jours passés dans la plus sacrée des villes indiennes auront assurément (et malgré la pluie) été les plus marquants, et l'endroit aura été avec Bundi notre préféré au cours de ces 4 semaines.

Pour la dernière fois nous nous levons tôt afin d'assister des ghâts aux ablutions matinales. Nous passerons la matinée au Ahilyabai Ghât, juste à côté du principal mais moins bondé et sans touristes. Le spectacle offert est fascinant : à tout moment et où que se porte notre regard, des dizaines de scènes de vie différentes se déroulent. Les indiens prient, bien sûr, mais une fois leur puja accomplie ils se livrent à différentes activités : se laver, nettoyer son linge, se faire raser, masser, jouer aux cartes, préparer les chapatis... L'occasion de rattraper notre retard photographique en prenant des dizaines de clichés. 

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C'est à regret que nous quitterons le ghât en fin de matinée. Le temps de finir de remballer nos affaires et de dire au revoir à Om, nous sommes dans le taxi qui nous mène à l'aéroport où notre vol pour Delhi est prévu à 16h20.

Comme dans tous les aéroports indiens, nous ne pouvons pénétrer dans le terminal sans billet. Je présente donc la réservation du vol et nos passeports au flic posté à l'entrée, mais là c'est le drame ! Le moustachu de service : « today august 16 sir, not 15 »... Moi : « ben ouais, tu me prends pour un jambon ou quoi ? Je sais bien qu'on est le 16... Regarde c'est marqué sur mon billet... »

Heu c'est quoi ce délire, pourquoi y'a marqué le 15 sur la réservation ? J'ai réservé pour le 16 !!!
Les billets ne sont pas échangeables, et notre avion pour Paris part de Delhi moins de 36h plus tard...
Nous nous précipitons au comptoir de Spicejet, où l'on nous confirme que nos billets pour la veille ne sont ni échangeables ni remboursables... Mais par chance, il reste de la place sur le vol partant dans moins de deux heures. On doit donc débourser 110 euros pour les deux places, mais c'est un moindre mal par rapport à ce que nous aurait coûté le fait de rater notre vol retour pour Paris. 

Après cette grosse frayeur, nous repassons fièrement devant le cerbère avec nos réservations – à jour cette fois – et recommençons le  « parcours du combattant » des multiples contrôles de sécurité. L’aéroport de Varanasi est nettement plus rudimentaire que celui de Delhi et rappelle un peu celui de Beauvais en France, notamment par l’extrême dépouillement de sa zone d’embarquement (des sièges, des robinets d’eau potable pour les locaux et des toilettes, c’est tout). Comme nous sommes en Inde, les distributeurs automatiques de boissons et en-cas sont remplacés par des wallas qui patrouillent la salle armés de leurs plateaux et thermos (« Chaï ! Chaï ! » [=thé]). Les sandwichs ne nous inspirant pas confiance, nous attendrons Delhi pour manger… 
Arrivée dans la capitale sans soucis, taxi pré-paid officiel à 205 roupies, et retour à Pahar Ganj, au « Cottage Yes Please » où nous aurons le droit pour 700 roupies à ce qui sera sans doute la meilleure chambre proposée au cours du séjour...

Dîner au Metropolis, sur la terrasse cette fois. La cuisine y est toujours aussi bonne, et nous aurons en prime le droit au sketch de la coupure de courant suivie de  la panne de générateur. De la terrasse, une belle vue sur le toit où se trouve le générateur et où s'affaireront durant une bonne vingtaine de minutes deux, puis trois, puis 5 moustachus... L'un d'eux finira par faire repartir la machine, sous les applaudissements nourris de la foule (ou pas, je ne me souviens plus).

Demain, c'est la fin...


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Posté 11 février 2009 - 11:58

Vendredi 07 Septembre 2007
Delhi - Dernier jour



Pour nos dernières heures en Inde, nous nous sommes donnés comme mission de dépenser nos dernières liasses de roupies en faisant du shopping pour rapporter de l’encens, des huiles essentielles et divers souvenirs et cadeaux.

Derniers marchandages, plutôt réussis d’ailleurs (le prix d’une tête de Bouddha en bois passera ainsi de 320 à 150 roupies en moins de 30 secondes) et dernières saveurs de l’Inde… dans un resto chinois… Le « Zen », établissement chic sur Connaught Place fréquenté par la jeunesse aisée de Delhi et les touristes, propose de très bons plats mais avec un assaisonnement « à l’indienne », à savoir que quand le serveur dit « doux », c’est déjà bien épicé pour nous et on est content d’avoir pris un bol de riz vapeur pour faire passer la viande.

L’après-midi est consacré entièrement au shopping, notamment dans les allées du Central Cottage, emporium d’état qui s’étend sur 5 étages et propose de tout (thé, encens, vêtements, tapis, jouets, babioles en tout genre, tableaux…) à des prix fixes pour une qualité assurée. Petit détour aussi par la boutique Tantra pour une razzia sur les t-shirts délirants qui permettront, une fois de retour à Paris, de reconnaître au premier coup d’½il ceux qui ont déjà voyagé en Inde (ce sont ceux qui rient en lisant les messages) et par un bouquiniste pour acheter le dernier tome d’Harry Potter pour occuper les longues heures d’avion.

Nous retrouvons vers 18h00 les bretonnes Rose et Annie – qui prendront le même avion que nous à 1h00 du matin – pour dîner avant de prendre le taxi pour l’aéroport. Echange d’anecdotes et d’impressions, nous avons tous la tête pleine de souvenirs et partageons un sentiment mitigé de déception (déjà fini ?) et d’impatience de retrouver son chez-soi (plus de bestioles partout, de l’eau chaude, un lit moelleux, une nourriture pas forcément plus équilibrée mais à laquelle on est habitués, etc).

Nous arrivons en avance à l’aéroport mais l’enregistrement est déjà ouvert. Nous sommes donc parmi les premiers et, après une escale au duty free pour acheter des cigarettes (16 $ la cartouche…) pour certaines, des KitKat (recette internationale !) pour d’autres, nous prenons rapidement place dans la salle d’embarquement pour plus d’une heure d’attente.

Les annonces sonores étant incompréhensibles, même en anglais, nous surveillons attentivement les écrans mais, à l’heure théorique de l’embarquement, notre vol est toujours noté « en attente ». Inquiets, nous nous décidons quand même d’aller voir à la porte notée sur notre billet… Et là, on se rend compte que tout le monde est déjà monté à bord et que nous aurions pu rater l’avion si nous n’étions pas venu voir ! Le vol est paisible, les hôtesses toujours aussi blondes et l’aéroport d’Helsinki toujours aussi calme… Au passage, nous avons compris la différence entre les KitKat « recette internationale » (identiques à ceux qu’on a en France) et les KitKat « indian style » (plus de biscuit et un chocolat blanchi par les nombreux changements de température qu’il a dû subir entre sa fabrication et son arrivée sur le plateau-repas de Finnair). Same same but different quoi…
 
Samedi 18 août – 15h00, retour à Juvisy-sur-Orge… C’est plus que calme, l’air est pur, la route goudronnée, pas de vaches, personne dans les rues, il fait froid… Qu’est-ce qu’on va s’ennuyer ! Heureusement, il y a le canapé qui nous réconcilie d’un coup avec le confort de nos petites vies (au moins pour le moment)…
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#25 Utilisateur déconnecté touareg  Phase 2 enclenchée.

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Posté 11 février 2009 - 23:53

Bonsoir Introl,

Tout d'abord tu me dois 11$, c'est le prix de mon tournoi qui m'a occupé pendant la lecture de ton récit et que j'ai joué comme une m**de :lol:

Plus sérieusement, merci pour ton récit que j'ai lu d'une seule traite.

Je n'ai pas compris la signification du mot "Geckos" avec qui (ou quoi) vous avez partagés votre chambre?

L'escale dans le village du chauffeur devait être un grand moment, en tout cas la galerie de portraits est phénoménale.

Ta deuxième partie de séjour a quand même l'air d'avoir été humide.( c'est peu de le dire).

Les céremonies dans les ghats ont l'air assez fascinantes.

Merci pour le récit et bon vent pour l'aventure Américaine.
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