Hier, le Sénateur Trucy a organisé son deuxième colloque consacré aux jeux de hasard et d'argent. Le pragmatisme nous rend à l'évidence : le marché est déjà ouvert et l'Etat entend le réguler.
Plusieurs éléments de discorde laissent penser que cette ouverture maîtrisée ne se ferait qu'en 2010 :
(1) Les fédérations sportives, les organisateurs d'épreuves sportives veulent être partie prenante. Ils ne se satisfont pas des recettes de sponsoring et supportent mal d'occuper la place du "parent pauvre" de ce business.
(2) Si les opérateurs affichent leur intention de "contribuer" aux recettes fiscales de l'Etat, ils n'oublient pas leur propre marge et nous alertent contre la tentation d'imposer un niveau de taxes trop élevé. Auquel cas, les joueurs se tourneront vers l'offre de jeu illégale.
Certes la carotte présentée par le Gouvernement - via la voix de Sébastien Proto - est alléchante, mais celui-ci a insisté sur l'entièrement détermination de l'Etat à défendre l'intérêt général lorsqu'il présentera les réelles conditions de l'ouverture : ce fameux cahier des charges qui permettra l'attribution de licences et la publicité.
Au-dela de ces considérations politico-économiques, la situation des casinotiers français s'est fortement dégradée depuis un an, les mesures de contrôle systématique aux entrées et l'application de l'interdiction du tabac dans les casinos génèrent une baisse d'activité de 15 à 25 %, certaines villes vont perdre leur casino. Difficile dans ces conditions d'imaginer nos casinotiers "conquérants" dans un marché mondial, ils ont le poker depuis un an, leurs clients fument en restant chez eux et jouent en ligne sur des sites qui ne payent aucune taxe en France.
Douce France...
EDIT 8/12/08 : le rapport qui résume les débats de la journée
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Les_conditions_d__ouverture_du_march__des_jeux_de_hasard_et_d__argent_en_France.pdf (1,71Mo)
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