Magic The Gathering est un jeu d'une variété et d'une richesse incomparable mais je m'en tiendrais éloigné si tu n'y a pas déjà plongé (sombré ?). À moins d'avoir un cercle de joueurs bien fournis en cartes et qui te les prêtent, le "metagame" peut s'avérer très aliénant. De ce point de vue Dominion reste raisonnable car les cartes sont accessibles et le jeu n'est pas biaisé par la possession des cartes clés, tout en gardant une grande variété.
Sinon les
grands classiques du jeu à l'allemande (Puerto Rico, Agricola) ont été cités. Le petit problème concernant ces jeux est de trouver des partenaires, car l'installation et l'explication des règles peut rebuter au premier abord. C'est dommage. Une autre source est
boardgamegeek.com qui est à
trictrac.net ce que twoplustwo est au CP. Pour information c'est Twilight Struggle qui y culmine en tête du classement des jeux (jamais joué pour ma part).
Dans les
jeux familiaux je trouve que les Aventuriers du rail est assez bien foutu. J'ai la version Europe en plateau et la version US sur l'iPhone. J'y joue avec mes enfants et je ne m'ennuie pas. Il y a pas mal de tension. Le défaut est qu'avec les tickets distribués au hasard en début de partie tout le monde ne part pas à armes égales. Mais enfin par rapport au risk ou au monopoly de mon enfance c'est déjà beaucoup mieux.
Pour les
échecs je vais développer un peu vu que personne n'a répondu pour l'instant, sachant qu'il a sur ce forum des gens fort compétents en la matière (Vieto, Cashane par exemple). Tout dépend de ton niveau et de tes objectifs. Un site que j'aime bien est
chesscafe. Tu pourras notamment consulter les
archives de la rubrique "
novice nook" de Dan Heisman. Bien sûr je ne peux m'empêcher de faire un lien vers
ce site, que j'ai commis il y a quelques années, et qui est un détournement scandaleux de
cet autre site, que je trouve pour ma part trop axé sur les ouvertures. Il existe sans doute des tas de sites et aussi des chaînes sur youtube ou d'autres réseaux sociaux, mais je suis de la vieille école et, ayant encore beaucoup de livres d'échecs que je n'ai jamais pris le temps de travailler sur les mes étagères, je peux surtout te donner quelques pistes bibliographiques.
Le meilleur moyen de progresser jusqu'à un niveau assez avancé est de travailler la
tactique, dans des livres de diagrammes comme
Combinative motifs, ou encore
Les coups de maîtres aux échecs. Le plus important pour ne pas perdre son temps c'est ne pas chercher à apprendre des ouvertures par cœur, car c'est un sujet infini mais qui malgré la séduction qu'il exerce du fait qu'on pense pouvoir l'appliquer rapidement en parties, ne fait pas beaucoup progresser, voire même fait régresser quand l'approche des ouvertures est axée sur la mémorisation de lignes aux dépens des principes généraux.
Il y a beaucoup de livres très intéressants sur la
stratégie en milieu de partie, à commencer par le classique
Mon Sytème de Nimzovitch. Ses idées ont été reprises de façon assez stimulantes par Silman dans
Mûrir son style aux échecs, un livre assez controversé mais qui à mon sens est très bien pour des joueurs moyens. Plus avancé mais tout à fait passionnant sur la stratégie en milieu de jeu est le livre de Watson
Secrets of Modern Chess Stragegy. Pour ma part j'ai fait mon éducation échiquéenne avec la série
La stratégie moderne aux échecs (3 tomes) de Ludek Pachman. Parmi les autres classiques abordables,
La stratégie dans les finales de Cherechevsky. Pour apprendre les
finales élémentaires et te repérer dans les ouvertures, il suffit dans un premier temps de consulter des manuels pour débutants comme le Guide de Fritz Van Seters,
Les echecs.
Tu peux aussi parcourir les fils de discussions de
france-echecs, le "CP des échecs", où en creusant derrière les luttes d'ego tu trouveras des conseils d'experts sur tous les aspects du jeu. Mais bien sûr rien ne vaut l'expérience du jeu, et le mieux pour progresser reste sans doute d'oser pousser la porte d'un club.
Ce message a été modifié par Bascombe : 22 février 2012 - 14:54
Les vieillards aiment à donner de bons préceptes, pour se consoler de n'être plus en état de donner de mauvais exemples.