Monsieur 100%
À la fin du jour 4, je retrouve Richard Dutour dans le lounge de sa room. Le manager multitâches d'Everest décompresse un peu et revient avec moi sur son parcours au sein du groupe.
Julien « kinshu » Bochereau : Cela fait un an que tu travailles chez Everest, peux tu nous expliquer ton rôle dans la room ?
Richard « kTaLan » Dutour : J'ai un poste assez étendu au niveau des responsabilités. Je m'occupe des relations publiques sur le marché français, je suis coordinateur événementiel pour tous les événements organisés par Everest Poker comme l'EPEC, les SPT ou encore le 3LÄNDER. Il y a aussi le côté team manager avec toute la team France qui est en train de se dessiner avec notamment Antoine Saout, Fabrice Soulier et les trois « LiveTheDream » qui nous ont rejoints cette année. Je dois les suivre sur tous les events, être là pour toutes les opportunités médias qu'il peut y avoir et pour leur apporter ce petit rôle de soutien et de support médiatique pendant les tournois.
J.B. : C'est un job qui demande beaucoup de temps, tu travailles combien d'heures par jour ?
R.D. : Au delà du travail, cela reste une vraie passion, pratiquée avec une très très bonne ambiance dans l'équipe donc je ne compte pas les heures. Dès qu'il y a quelque chose à faire, j'y vais à fond. Je ne suis pas là à me dire « tiens aujourd'hui, ça fait déjà 14 heures que je suis en train de bosser... ».
J.B. : Contrairement à des boulots plus traditionnels, toi tu vis « Everest » 24 heures sur 24 ?
R.D. : Pour moi l'histoire avec Everest a commencé en tant que joueur. Cela faisait à peine quelques mois que je jouais et j'avais eu la chance de participer à l'un des grands événements qu'ils organisaient (l'EPEC). J'avais eu encore plus de chance en finissant deuxième ce qui m'a permis d'avoir une grosse rentrée d'argent à ce moment là. À partir de là, c'est une histoire qui a évolué à tous les niveaux et aujourd'hui je me retrouve avec toute une équipe à la tête du marché français, qui est le plus important pour nous, surtout en ce moment avec le .FR qui vient d'être lancé.
J.B. : Tu viens de me dire que tu jouais avant de bosser chez Everest. Tu joues toujours un peu ?
R.D. : Déjà, je n'ai plus le droit de jouer sur Everest Poker. Ce nouveau boulot me laisse beaucoup moins de temps pour jouer par rapport à l'époque où j'étais étudiant. Mais bien entendu, je garde quand même à l'esprit ma passion et dès que j'ai un petit moment de libre j'essaye de me faire une petite session. Les gros mtts, je n'ai plus le temps, donc je fais des petits sit'n'gos ou du cash-game.
J.B. : Quel est pour vous le bilan de ces WSOP ?
R.D. : Pour la team France, il y a eu des résultats qui ont été assez bons pour certains, notamment Fabien Perrot qui a fait trois ITM. Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'il y a la team France mais qu'il y a une team internationale « LiveTheDream » dont fait partie des joueurs comme Sigurd Eskeland, qui a shippé notre premier bracelet Everest Poker. On avait déjà failli en avoir un en novembre dernier (ndlr : avec Antoine Saout) donc là c'est vraiment le premier bracelet et on en est très fier.
J.B. : Vous venez de recruter Valentin Messina. Pourquoi ce recrutement a t-il été effectué en plein milieu des WSOP ?
R.D. : Traditionnellement, Everest Poker a toujours eu la volonté de ne sponsoriser que des joueurs issus de la room en organisant tous les ans un casting « LiveTheDream ». L'année dernière, on a pris Antoine Saout qui a fait une super performance, on ne pouvait pas passer à côté. Cette année, on a organisé la deuxième saison de « LiveTheDream » et on a eu la chance d'avoir trois français sur les dix joueurs sponsorisés. Fabrice Soulier, qui est un grand nom du poker français, est ensuite venu s'ajouter à l'équipe. Concernant Valentin Messina, il a été sacré champion de france (ndlr : il a gagné la finale du France Poker Tour 2010). Il a toujours montré une grande fidélité à notre marque, il a toujours été présent sur nos promotions live et online. Avec l'ouverture du marché en France, c'est tout naturellement qu'on a été amené à le recruter. Valentin est un garçon qui joue bien, qui est disponible et qui est pédagogue. Il correspondait pleinement au profil du joueur type Everest.
J.B. : D'ailleurs je crois qu'en marge du main event des WSOP, il est très bien parti dans un tournoi à 1 000$ ?
R.D. : Il a été très déçu de son élimination dans le main event. Il a décidé de participer à un tournoi deepstack à 1 000 $ au Caesar's palace. À la fin du jour 2, ils sont rendus aux blindes 2500/5000 et Valentin possède 1 200 000 donc il est large chipleader du tournoi à 120 joueurs restants. Il y a quand même 140 000 $ à la gagne. Il est super excité et désireux de faire une super performance à Las Vegas.