On commence doucement
Fin du day 1b, il est temps que commence mon coverage d'investigation de la ville de Berlin, n'est ce pas ?
Après une étude de marché avec Harper en pleine salle de presse des divers strip clubs que pourraient offrir la capitale choucroutienne, on finit par en conclure qu'on réservera cette sortie à un autre soir. Kinshu ne voulant pas se motiver pour aller découvrir les joyeusetés de Berlin Est (the place to be aparremment, "t'es sûr qu'on en revient vivant de là bas ?" dixit Harper), je pars aux nouvelles du reste des Français. Une sortie en boite avec Cuts et Tall se profile, mais après parlementation avec Harper qui est aussi un peu crevé, on fait le pacte de se réserver ce soir pour sortir demain dans un endroit dont je vous réserve la surprise. C'est là que la soirée se termine vous vous dites ? Pas vraiment.
Je me retrouve au final à accompagner kinshu, qui doit rendre sa clé USB à Defunkt dans un random bar australien (un alcoolique se trouve toujours de bonnes excuses). J'avais un peu envie de rentrer, alors je pose une condition :
"Si ils font un cocktail blue lagoon, je reste, sinon j'y vais". Malheureusement, leur carte de cocktails ne faisant pas moins de 12 pages, je me suis vu contraint de rester.
Pour ceux qui nous connaitraient pas ce délicieux cocktail, le (bon) blue lagoon est un mélange de vodka, curaçao, et jus de citron/limonade/sprite au choix. Attention à ne pas voud faire refiler du jus d'ananas ou de pamplemousse à la sauvette.
Petite soirée tranquille au final avec une partie de la team partouche, je suis partiellement éméché après mon premier cocktail, un Bruno Launais très sympa, à qui je serai contraint d'avouer que je l'ai hit and run pour 8€ sur la room partouche il y a quelques temps. Ca va il m'en veut pas, j'avais un peu peur de sa réaction.
Vous remarquerez que Nori garde la poker face en toute circonstance, lunettes noires de rigueur pour pas donner de tell au serveur quand tu commandes ta 12e bière. Et histoire de vous faire baver un peu, je peux vous dire qu'il y a une photo d'Antonia dont je lui ai solennellement promis de ne jamais la publier. Celle là par contre, j'ai rien promis !
Les bières s'enchainent, les cocktails se reremplissent, je commence à avoir la langue bien bleue, et le cerveau bien trouble. Arrive le moment du départ pour la team Partouche avec Bruno, qui se lève et se sert de la fameuse excuse "j'ai que des billets de 500" pour se faire inviter par Eric. C'est alors que je repère un présentoir à allumettes, et l'alcool aidant, intervient un nouveau challenge : repartir avec toutes les allumettes du bar sans se faire choper. J'aurais jamais cru que les poches de mon jean avaient une telle contenance. Au final, pari réussi, je me lance dès demain dans l'import export d'allumettes.
Que serait une soirée de ce genre sans un pochtron de fin de soirée ? Assis au bar depuis environ une heure, ce brave Klaus au regard de truite morte semblait perdu dans ses pensées ("to choucroute, or not to choucroute ?"). On a un moment cru à un reg de la NL600HU qui voulait nous trapper, mais sa sortie titubante en s'écroulant dans les tabourets du bar et s'éclatant la moustache sur un coin de table m'a persuadé du contraire. En vrai gentleman, il ne manquera pas en partant d'attraper un verre d'une boisson inconnue laissée là par un autochtone pour satisfaire son dernier besoin d'alcool. Adieu Klaus.
Le bar ferme, direction le macdo où ma signature sur la note en forme de grosse bite n'aura pas plu à golgoth32 qui m'aboiera dessus en allemand pour que je rectifie le tir.
Et c'est ainsi que s'achève la première soirée Berlinoise, sans porte saucisses dénudées mais quand on est un vrai journaliste d'investigation, il faut aussi savoir grinder les micro limites.
Ce message a été modifié par jaybee : 04 mars 2010 - 16:30