Dimitri

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  1. Salette, t'es vraiment un gros conn**d, j'étais en train de boire un coca zéro quand j'ai lu ton message, j'en ai partout put**n.
  2. La main qui tremble au moment de faire la tof pour être le plus discret possible et faire genre on calcule pas du tout la meuf devant, on a connu ça.
  3. Pas avant deux saisons par contre l'arrivée des Raiders à Vegas. Après la NHL, la NFL, manque plus qu'une équipe NBA et on va devoir rester là-bas onze mois par an.
  4. Non, pas de poker room au Palms.
  5. VGG Ben pour ce début de Vegas et surtout un gros GL pour le Day 2 à venir. Quel plaisir n'empêche de retrouver ce topic presque un an après.
  6. Franchement, je te le déconseille, quand il n'y a pas d'events particuliers, Reno c'est le désert, tant niveau poker que niveau ville. Par contre, pas loin, tu as le Lac Tahoe, déjà l'endroit est sublime et en plus la première semaine de novembre, tu as les WSOP Circuit donc si t'es là-bas à ce moment-là, fonces.
  7. "Oué je vais arrêter le poker toussa toussa parce que voilà quoi ..." Ben voilà quoi : la win du SHR pour 1 million 300. Bonne soirée.
  8. VGG Victor ! Pas de 30% de taxes cette fois-ci, ça fait plaisir. 5 français encore en lice pour le day 5 du WSOP à 251 left (average à 1.3M) : Pierre Merlin (4 ème, 3.4M), Antoine Saout (27 ème, 2.3M), Lorenzo Lavis (39 ème, 2.1M), Gaelle Baumann (60 ème, 1.8M) et Maxime Chillaud (129 ème, 1.1M). D'autres bonnes nouvelles sur le Little One Drop puisque Volatile est tout simplement chipleader à 104 left. Ilan Boujenah est lui aussi bien placé dans ce tournoi avec le cinquième stack.
  9. C'est fait mon bon salette, on a légendé tout ça.
  10. Les photos du trip de novembre : L'entrée de Reno. Le casino de l'Eldorado à Reno. Prison Break. Alcatraz. "Un jour j'irai en prison Inchallah". Le match d'ouverture de la saison NBA 2015/2016 à Oakland. Shaquille O'Neal, un grand fan de mes comptes-rendu. Forrest Gump be like. San Francisco. Les rues ne sont pas tout à fait droites. Charles Barkley qui arrive pour me demander un autographe. Le pont de San Francisco. La salle des Kings de Sacramento. Old School Sacramento. La gare du vieux Sacramento. Le Capitole. WSOP Circuit au Lake Tahoe. Besoin de commenter ? Le Staples Center à Los Angeles. Long Beach. Devant le Staples. En mode Clippers. RIP. Version Lakers. Dowtown Las Vegas. Le Venetian inside. Le Venetian outside. New York New York. A bientôt ma belle.
  11. Je mettrais quelques photos aussi, dès que je retrouve ça.
  12. Bon, histoire que vous ayez un peu de lecture avant la finale de l'Euro, je viens de pondre le CR de mon trip de novembre dernier sur la côte Ouest. Poker, NBA et autres paris sportifs, j'ai passé un mois ou presque à kiffer chaque seconde de mon périple. Reno, San Francisco, Sacramento, Carson, le Lac Tahoe, Los Angeles, Las Vegas, il y en a pour tous les goûts. Attention, c'est long, mais c'est bon. Il est l'heure, fini l'heure de danser, mais attends, pourquoi je chante du Stromae moi ? N'empêche qu'il est l'heure, l'heure de mon sixième voyage aux US, après Vegas deux fois et New York trois fois, je vais de nouveau pouvoir vivre le rêve américain et je dois l'admettre je suis assez excité. Etant au chômage depuis janvier, j'ai décidé de profiter un peu de la vie et de voyager au maximum, durant ce temps, j'ai déjà fais Prague, New-York deux fois, Madrid, Barcelone, Deauville, le centre commercial de Claye Souilly et Fuerteventura. Lors de ce dernier voyage justement, j'ai un peu fais le malin je l'avoue, je suis allé à la plage (c'est ça être malin abruti ?), non mais je peux finir ou pas ? Voilà je préfère. Donc je disais que je suis allé à la plage et comme moi, je suis un peu au dessus des autres, la crème solaire, je ne connais pas. Après quelques jours et un bronzage tellement exceptionnel qu'on me demandait si je vendais du maïs et des cacahuètes, je commence à peler, je le vis assez mal mais je retourne quand même au soleil sous 40 degrés après avoir bien pris soin d'arracher le pelage en bon génie que je suis. Je crame donc avec la peau à vif et je commence à avoir des croutes dignes des plus beaux cratères de l'histoire de la société. Denis Brogniart me l'affirme alors sans équivoque, la sanction est irrévocable : plus de soleil pendant 5 mois. Pas de vacances estivales donc mais l'un des avantages du chômeur, c'est qu'il peut partir en vacances à tout moment et ce moment, ce sera fin octobre, le 21 plus précisément. L'autre avantage du chômeur, c'est qu'il peut souvent surfer sur internet et c'est tout naturellement que je dégote un billet Paris-San Francisco à 368 euros aller-retour, sans forcer. Lorsque je reçois le mail de confirmation, je fais le tour de mon salon environ huit fois avec la musique de la Ligue des Champions dans la tête et j'ai comme l'impression que le voyage est déjà réussi. Deux jours après avoir réservé, je regarde tranquillement le tirage au sort de la Champions League, je vois que le PSG tombe dans le groupe du Real, ayant hâte de voir le match, je regarde le calendrier et comme le bonheur en fait, je connais pas, c'est fort logiquement que le match au Parc aura lieu quand je serais dans l'avion. Voilà, voilà. Bon allez, je vais pas faire la fine bouche quand même, je suis pas vraiment à plaindre, surtout que le grand jour arrive enfin. 7 heures du matin, je me dirige vers l'aéroport Charles de Gaulle où mon pote m'attends déjà, les formalités se passent bien, l'avion est à l'heure direction Londres pour une escale de 3 heures (vous avez quand même pas crû que c'était un vol direct à ce prix là, si ?). Le vol se passe sans encombres et histoire de faire passer le temps, on sort un jeu de cartes pendant l'escale. De mémoire, je gagne sans trop de soucis face à mon pote à tous les jeux auxquels on joue, logique. Il est alors déjà temps de prendre le deuxième vol, direction San Francisco et là bonne surprise, car contrairement à ce que je pensais, nous aurons bien des places assises dans l'avion et ce malgré le prix du billet. Mieux, nous aurons même à manger du pain et du poulet périmé, que demander de plus franchement ? Le vol est un peu long forcément, près de 11 heures pour rejoindre la côte ouest des Etats-Unis, je prends un cachet histoire de pouvoir dormir un peu, je regarde quelques vidéos de poker histoire de me mettre en condition, j'écoute un peu de Jul et de Zaho histoire d'être au max et voilà que nous atterrissons déjà (enfin 11 heures après hein, pas direct comme ça, non mais je préfère prévenir au cas où). San Francisco ma gueule, on y est enfin ! Des textos m'annoncent que je n'ai rien manqué avec le match du PSG (vous avez vu comment le gars a subtilement placé le fait qu'il a des amis alors qu'il aurait juste pu dire qu'il est allé sur L'Equipe.fr, mais non, le gars est différent), on se dirige alors vers la douane, je passe sans problèmes car ils rêveraient que je sois américain mais mon pote n'a pas cette chance et je vais devoir l'attendre près d'une demi-heure le temps qu'il se fasse contrôler puis ouvrir sa valise. Il est alors près de 18 heures, heure locale, lorsque l'on sort de l'aéroport. On prend le BART, l'équivalent du RER local pour se diriger vers le quartier des affaires, c'est en effet là-bas qu'on doit prendre un bus pour nous emmener à Reno, ville qui sera la première étape de notre voyage. Après près de 40 minutes de train, on arrive à destination, il fait déjà nuit lorsque l'on sort dehors, la première impression est loin d'être exceptionnelle, pas mal de clochards dans les rues, très peu de commerces, pas beaucoup de lumières dans les rues, bref, ça fait pas rêver. La fatigue n'aidant pas et ayant nos bagages, on peut pas dire qu'on soit ébahis par ce que l'on voit. On se dirige alors vers la gare de bus histoire de voir si on peut laisser nos affaires mais on se mange un vent assez impressionnant, on va donc devoir galérer. On cherche un truc à manger, je m'imagine déjà déguster un bon Shake Shack, Five Guys ou In and Out des familles mais rien de tout ça à l'horizon. On cherche, on marche un peu dans le vide, c'est un échec cuisant, ne nous mentons pas. On demande alors à un passant, le gars est dans le tur-fu, il prend son téléphone et regarde une appli pour nous donner le fast-food le plus proche. Ce sera un McDonalds messieurs dames, voilà. On mange, ça fait du bien, il est 19 heures et là, un truc assez improbable se passe, le McDo ferme, quand je vous dis que c'est un quartier bizarre, 11 heures - 19 heures, les gars se sont pris pour des ministres alors qu'à la base ils te servent juste des Nuggets. Bref, on décide de retourner à la gare et d'attendre notre bus comme des clochards, il est à 1 heure du mat', je vous dis pas la mission que c'est. La bonne nouvelle, c'est qu'il y a du wifi à la gare mais très rapidement, la fatigue nous rattrape mon pote et moi et on sombre en dormant comme on peut. J'ai rarement vu dans ma vie le temps passer aussi peu rapidement, j'ai l'impression qu'on est déjà la semaine d'après alors qu'il n'est même pas encore minuit. J'ai dû regarder Facebook vingt fois mais ne nous racontons pas d'histoires, il n'y a pas de nouvelles notifications. Le bus arrive enfin, on tombe sur le chauffeur le plus antipathique de tous les temps, le gars nous cassera les couilles pendant tout le trajet à raconter sa vie et à nous dire qu'il faut faire attention en allant aux toilettes, j'ai envie de le buter mais je me dis que si je fais ça, j'arriverais pas à Reno donc je serais pas plus avancé au final. Après 5 longues heures de route, on arrive, je suis KO debout, heureusement notre hôtel est à moins de 10 minutes de marche de la gare. L'hôtel étant aussi un casino, il est de ce fait très grand et je pense que vous aurez compris que nous sommes évidemment arrivés par l'entrée qui est complètement à l'opposé de l'accueil, je suis alors à deux doigts de me couper les veines. La fille à l'accueil me dit que les chambres ne sont disponibles qu'à partir de midi, sauf que j'ai réservé aussi pour la nuit en cours, elle me regarde alors, je la regarde aussi, elle me regarde toujours, je la regarde encore, je pense qu'elle va m'emballer mais en fait elle me donne juste la carte de la chambre, c'est déjà ça. Il est 7 heures du matin, nous sommes partis de Paris depuis 6 jours et demi et nous sommes enfin arrivés à destination, la chambre est plutôt sympa avec deux grands lits doubles, un écran plat, le wifi, des toilettes et une baignoire, à 22 euros la nuit par tête, on allait pas demander grand chose de plus en même temps. Je défais ma valise, on s'allonge un peu mais dans moins de 5 heures, on a notre premier tournoi de poker à jouer donc pas le temps de s'endormir, le jeu n'attends pas. On met la TV et on voit que dans 5 minutes débute le match d'Europa League de Dortmund, on mate ça tranquillement, on discute, on rigole, à la mi-temps, je vais prendre une douche qui me réveille un peu. Mon pote en fait de même car oui, nous sommes des gens propres, puis on décide alors de sortir un peu voir les alentours de l'hôtel. Un p'tit tour dans le casino de l'hôtel, plutôt triste puis dans les rues de Reno, encore plus tristes, elles sont vides, toujours des clochards, peu de commerces, bref, heureusement qu'on va jouer au poker. On fait la carte du casino et on va s'inscrire au tournoi, le gars à l'accueil du poker voit que nous sommes français et j'ai eu l'impression à ce moment là qu'il pensait que j'étais un homme politique tellement j'étais important à ses yeux. A une heure du coup d'envoi du tournoi, on décide de se poser en haut de la salle histoire de guetter le match de Tottenham puis on redescend, it's time to play the game. Première déception, une cinquantaine de joueurs seulement pour ce tournoi à 250 dollars alors que je m'attendais vraiment à plus, deuxième bad beat et non des moindres, il n'y a pas de valeur sur les jetons, ça doit être la première fois de ma vie que je vois un truc pareil, je me plains et je ne suis pas le seul mais on va devoir faire avec, il faudra se rappeler de la couleur des jetons pour connaître les valeurs. 18 000 jetons, rounds de 30 minutes, la structure est sympa, le tournoi démarre, j'observe beaucoup au début, je joue peu de coups et puis au bout d'une demi-heure, j'accélère et gagne tous les coups dans lesquels je rentre, je monte rapidement mon stack à 27 000, je suis à l'aise, mon pote m'annonce qu'il a sauté, moi je reste concentré. La première pause a lieue et au retour de celle-ci, je vais perdre un gros coup face à une jeune femme à qui j'avais pris pas mal de jetons précédemment sur deux bons calls pas forcément évidents. Elle relance en milieu de parole et je la mets à tapis alors que je suis en petite blind, elle paye à la vitesse de la lumière avec les rois, j'ai AK, pas d'as et elle gagne le coup. Rien de dramatique, il me reste des jetons mais c'est pas la meilleure façon de reprendre. Je prends quelques coups mais au bout d'une heure de jeu supplémentaire, je me retrouve short avec seulement dix blinds devant moi. Nous sommes alors encore 25 en lice lorsque je pousse mon tapis avec A9, la petite blind paye avec les dames et pas de miracle, je suis éliminé. Pas plus déçu que ça, je suis content de mon jeu, c'était l'apéritif, on aura le temps de se rattraper. Je cherche mon pote que je ne vois pas. je décide de retourner à l'hôtel mais avec mon sens de l'orientation de première qualité, je réussis à me perdre alors qu'il suffisait d'aller tout droit. J'en profite pour visiter un peu la ville et franchement, on ne peut pas dire que ce soit la plus sexy au monde. Je trouve finalement l'hôtel, il est alors 16 heures 30, mon pote arrive cinq minutes après, on discute du tournoi et il me dit qu'il est déjà inscrit pour celui à 135 dollars qui a lieu à 18 heures. Ni une, ni deux, on sort de la chambre pour que je puisse en faire de même. Le tournoi commence, 45 joueurs au départ avec la même structure que pour celui de midi. Je suis à la table de mon pote, après pas mal de yo-yo en début de tournoi, je prends un gros coup face à lui qui a cru pouvoir me bluffer, ça me met bien et j'ai une bonne image à table. Les niveaux passent, mon pote a été éliminé, on est plus que 20 et il est alors près de 23 heures. Mon pote épuisé est rentré se coucher, moi, je tiens comme je peux. Un gars relance en début de parole, j'ouvre les rois et sur-relance, le gars en grosse blind fais tapis, le mec qui a ouvert fold AJ et je paie, AK en face, on est pas mal, flop brique, brique, brique, turn, merguez, river, as, merci, au revoir. Frustrant forcément car ce coup me faisait passer à deux fois la moyenne alors que les places payées étaient proches mais c'est le jeu. Je rentre en vitesse à la chambre avec une seule hâte : dormir. Demain va être un jour important car a lieu un tournoi à 565 dollars, le plus cher de notre séjour, alors il faudra être prêt. En attendant, je vais faire des sweet dreams. Ah le sommeil, bon Dieu que ça a fait du bien de pouvoir dormir un peu, j'avais vraiment l'impression de ne plus connaître cette sensation depuis bien longtemps. 9 heures du matin, je me réveille et il en est de même pour mon pote, on se motive en vue de notre tournoi du jour, on se prépare tranquillement et on descend prendre un p'tit truc à manger chez l'épicier ouvert 24 heures sur 24 en bas de l'hôtel. La veille, les deux tournois avaient lieu au casino de l'Eldorado, situé à 5 minutes à peine de notre hôtel, cette fois-ci, il va falloir marcher près de 45 minutes pour atteindre notre destination, le casino du Peppermill. On ne peut pas vraiment se perdre puisqu'il suffit d'aller toujours tout droit, on arrive un peu en avance, on visite un peu le casino, bien plus sympa que celui de la veille et on s'inscrit au tournoi. Dans une salle à côté, un lutteur UFC présent pour le tournoi, donne des cours, on va jeter un coup d'oeil, le gars me regarde l'air de dire "vas y viens, on va s'amuser" mais malheureusement j'ai alors subitement très mal au pouce, le cours d'UFC, ce sera donc pour une autre fois. On sort un peu du casino, on se ballade et on va aussi faire un tour au casino d'en face, l'Atlantis, lui aussi plutôt beau gosse, je me laisse tenter par un croissant à la framboise et je repère un Wendy's pour le repas du soir. Tout va bien. Il est alors 11 heures 30 et le tournoi va bientôt démarrer. Ce dernier est organisé par Jason Somerville, un joueur pro américain qui cumule plus de 4 millions de gains en carrière. Plus de 300 joueurs sont attendus pour ce tournoi dont le prix d'entrée est de 565 dollars avec une structure magnifique de 25000 jetons pour des rounds de 45 minutes. Shuffle up and deal, c'est parti pour une longue journée de poker, du moins je l'espère. Je vois déjà que le niveau est bien meilleur que celui de la veille, les gars savent ce qu'ils font mais ça tombe bien, car moi aussi je sais ce que je fais. Je prends rapidement le contrôle de la table et grimpe les jetons, au bout de 3 heures de jeu, j'ai quasiment doublé mon tapis, sans avoir jamais eu ou presque à dévoiler mes cartes. Tout se passe bien pour moi et encore mieux pour mon pote qui a l'air de s'amuser comme jamais à sa table, je discute un peu avec Somerville qui me dit que c'est génial que je vienne de France, qu'il est impressionné par mon niveau d'anglais. Je lui dis que son français est bien meilleur et que je le retrouverais plus tard en table finale, il rigole à en saigner du nez, mon humour a une nouvelle fois fait des ravages. Je reviens ensuite à ma table et là un journaliste de Pokernews vient me poser des questions pour une interview sur leur site, j'explique un peu mon programme durant mon mois de vacances, il a l'air passionné par ce que je dis et je dois avouer que c'est plutôt normal car c'est assez passionnant. Revenons en au jeu car la situation va rapidement se corser pour moi, je perds tout d'abord un gros coup où je fold AK sur un board hauteur roi lorsque le gars, plutôt sérieux depuis le début, fait tapis à la river. Puis un autre coup énorme où je fais couleur max avec AQ de carreau, je sens néanmoins le traquenard et je vais pouvoir économiser des jetons puisque le gars en face avait full. Arrive ensuite un vieux à la table, un gars qui va faire n'importe quoi et qui va rendre fou un peu tout le monde, moi y compris, je me retrouve du coup avec un tapis plutôt faible d'une quinzaine de blinds et je trouve un spot où j'envoie tout avec KQ, manque de peau, un gars paie avec AQ et aucun roi ne viendra m'aider. Je sors, déçu, car j'avais le sentiment qu'il y avait un truc à faire. Je vais voir mon pote pour savoir où il en est et il est toujours aussi énorme, je reste avec lui pour l'encourager, lui donne quelques conseils et alors qu'il est 18 heures, j'apprends que dans une heure démarre un satellite à 85 dollars pour le day 1B de ce même tournoi. Je m'inscris évidemment car l'envie de jouer au poker est trop forte. Mon pote vient me voir et m'annonce la bonne nouvelle, il est qualifié pour le jour 2 qui débute le lendemain à midi, moi je suis alors bien dans mon sat, celui-ci comptera au final une quarantaine de joueurs pour 6 tickets. Il m'encourage, les éliminations se succèdent et on arrive en table finale, j'ai un tapis conséquent, le but est maintenant de ne pas faire de bêtises afin d'aller chercher la qualification. Ce sera finalement chose faite une heure plus tard, je termine avec le deuxième plus gros tapis et c'est donc avec le sourire mais avec un peu de fatigue que je termine cette journée, il est près de 23 heures et le day 1B débute à 8 heures 30 du mat' le lendemain, autant dire que je peux oublier ma grasse matinée. Un tour rapide chez Wendy's, le resto est fermé mais le drive est ouvert, la fille nous dit qu'elle ne peut pas nous servir si on n'a pas de voiture, je lui lâche alors un tel regard qu'elle me demande rapidement si je veux une grande ou une moyenne boisson. Le burger est pas mauvais, les frites sont excellentes, on avale tout ça en vitesse et on prend un taxi pour rentrer, car là, pas question de se manger 45 minutes de marche, ça c'est sûr. Ca parle poker évidemment avec mon pote, on se raconte nos journées, on est contents de nous, mais le plus dur reste encore à faire. Une bonne nuit de sommeil et nous voilà déjà repartis. Et oui, il est à peine 7 heures 45 que nous voilà déjà en route pour mon tournoi, j'arrive un peu en retard et je me retrouve juste à la droite du lutteur UFC croisé la veille, on discute ensemble, il me pose pas mal de questions sur la France, j'en profite surtout pour lui prendre des jetons car il évite les confrontations avec moi, voyant que je suis plutôt sérieux, les rounds sont très rapides puisqu'ils ne durent que 15 minutes, le but est simple, rejoindre mon pote à midi pour le day 2 du tournoi. Je joue donc très prudemment et j'arrive à finir la journée avec un peu plus de 30000 jetons sur les 25000 de base, ce qui n'est pas phénoménal mais on va s'en contenter. On regarde un peu les tapis des autres joueurs, on se concentre et on repart, il ne reste plus que 150 joueurs sur les 315 de base et les éliminations s'enchaînent, malheureusement l'une d'elles concerne mon pote, qui saute sur une confrontation assez inévitable. Il est bien dégouté et part manger un bout, moi je continue mon tournoi et je double mon tapis en faisant un bon call avec une paire de 8 sur un board K-7-5-7-K, le gars en face était en carnaval complet avec Q9 mais il ne savait pas à qui il avait à faire (3615 je me la raconte). Le temps passe, on est plus que 80 et il y aura 36 payés, je joue depuis maintenant près de 7 heures, les blinds augmentent et je décide de faire tapis avec une paire de 9 en milieu de parole, le gars en grosse blind paye avec KQ, je joue donc mon tournoi là dessus et la turn sera une dame qui scellera mon sort. De l'amertume forcément, surtout que j'apprendrais un peu plus tard que ce gars là finira deuxième pour 26000 dollars mais bon, c'est comme ça, on recommencera. On bouge avec mon pote, je me prends deux donuts histoire d'oublier, malheureusement je n'oublierais pas grand chose car c'était le pire truc que j'ai mangé en 27 ans de vie, je recrache même le deuxième donut, c'est dire comment c'était dégueulasse. Je propose à mon pote d'aller à l'Eldorado pour faire le tournoi à 135 dollars de 18 heures, il est chaud bouillant et moi aussi. On s'inscrit et c'est une nouvelle fois une cinquantaine de joueurs qui seront présents pour ce tournoi. Celui-ci se passe très bien pour mon pote et moi, on termine tous les deux dans les 4 derniers et on décide de dealer pour près de 600 dollars chacun, on crache pas dessus. On est donc de bonne humeur et comme c'est samedi soir, on sort un peu, l'ambiance du week-end est bien différente de ce que j'ai pu voir jusque là et c'est vraiment agréable. Y a du monde et vu que c'est la semaine d'Halloween, pas mal de gens sont déguisés, c'est cool à voir. On se prend un p'tit truc à manger mais on est surtout bien fatigués, on rentre alors à l'hôtel pour profiter de notre dernière nuit dans cet hôtel. On se réveille et on prépare nos valises, le lendemain, on doit en effet bouger à San Francisco, notre bus n'est qu'à 6 heures du mat', autrement dit, on a la temps. De toute façon, on a un tournoi à l'Eldorado donc ça tombe bien, je m'éclate une nouvelle fois et je grimpe du jeton comme jamais mais juste avant la table finale, je perds un coup énorme avec AJ face à la grosse blind qui a défendu avec J8 et qui fera deux paires. Bien dégouté, je sors face à ce même mec alors qu'on était en table finale avec A8 face à QJ, il touchera une dame river, quand ça veut pas, ça veut pas. Bref, on passe à la gare pour prendre notre billet de bus pour San Francisco, le gars nous annonce un prix que j'ai bien compris mais que je lui demande quand même de répéter. Il m'annonce sans sourciller : 79 dollars, je suis pas loin de lui cracher à la gueule et je réserve mon billet sur internet devant lui, un billet que je paierais 11 dollars, au calme. Un poker à 30 dollars pour rigoler dans un p'tit casino à côté avec un niveau d'une faiblesse assez incroyable où la plupart des joueurs ne connaissaient pas les règles, on se tape des barres avec mon pote à en pleurer mais on se fait éliminer tous les deux, c'est pas grave car on a eu le droit à un excellent gâteau gratuitement et ça, ça compte. On se ballade un peu et vers 23 heures, on décide de faire un peu de cash-game. On arrive à une table et on se pose l'un à coté de l'autre en mettant 100 dollars chacun. Je me rends compte rapidement que cette table est complétement tarée, les gars relancent à 25 dollars pré-flop, bref c'est du grand n'importe quoi. Je dis rapidement à mon pote que je vais me lever, juste le temps de gagner un coup à 50 dollars histoire de sortir positif et de rembourser mon tournoi gag à 30 dollars et je bouge de la table. Mon pote lui reste et ça se passe très bien pour lui, je lui dis alors que s'il arrive à 365 dollars (le prix de notre prochain tournoi dans quelques jours), il faut qu'il sorte de la table, il me dit ok. 3 heures plus tard, il est à 400 dollars mais décide de rester, je vais me balader un peu en attendant, je mange un bout, je reviens et il a 0 devant lui. Je l'insulte de tous les noms mais bon c'est comme ça, on pourra pas revenir dessus, on est joueurs ou on ne l'est pas et justement en parlant de jeu, je passe devant une roulette et je dis à mon pote qu'on va faire une technique assez simple. On prend le rouge et on met 20 dollars dessus, si ça ne passe pas, on remet le double et ainsi de suite jusqu'à ce que ça passe afin d'être sûr de gagner au moins 20 dollars. 20 dollars, ça passe pas, 40, non plus, 80, toujours pas et là mon pote est tellement énervé qu'il décide d'arrêter, je met alors 160 mais j'avoue que je commence à transpirer, mais cette fois-ci, ce sera rouge messieurs dames, mon pote est au bord de l'évanouissement et moi, je suis bien soulagé. Un tour au black-jack plus tard et voilà que la nuit est déjà passée, on va pouvoir prendre notre bus direction San Francisco. Le trajet se passe tranquillement mais je sens que mon pote n'est pas bien, et pour cause, cette soirée lui a couté cher et il devient déjà juste financièrement parlant, je tente de le rassurer et surtout de lui faire penser à autre chose et visiblement j'aurais dû être psy car il retrouve le sourire et ça fait plaisir. On arrive à Oakland, banlieue de San Francisco, c'est là que sera notre hôtel, les prix sur San Francisco étant totalement exorbitants. 25 minutes de marche plus tard, on arrive, l'hôtel est une très bonne surprise, la chambre est totalement rénovée, c'est vraiment agréable. On se pose 10 minutes et on décide de bouger sans perdre de temps sur San Francisco. On prend le BART et on arrive en moins de 20 minutes au centre-ville. On descend à Civic Center, près du quartier de Tenderloin, en gros pour vous décrire le truc, c'est à peu près ce que vous pouvez trouver de pire dans la ville, c'est assez flippant, clochards sur clochards, drogués sur drogués, poubelles sur poubelles, on est loin de l'image qu'on peut se faire d'une ville comme ça. Perso, je trouve ça plutôt intéressant à voir car c'est aussi ça la réalité de la ville mais j'avoue que l'on ne s'éternise pas trop là-bas. On a surtout faim et on trouve un resto de burgers (pour changer) sympa, que des produits frais, ça fait du bien. On continue ensuite de se balader, les quartiers sont agréables, on prend notamment la fameuse rue du tramway tout en hauteur, on va évidemment visiter le quartier russe, la mère patrie, pour ce qui sera un échec cuisant, ne nous mentons pas. Un détour par China Town, on profite bien de cette journée de détente mais je vous avoue qu'il manque quelque chose, ah oui, je crois que ça s'appelle le poker. Pourtant, à San Francisco, il n'y a pas de casinos et on a prévu de ne pas jouer pendant 3 jours, sauf que c'est mal me connaître puisque j'ai repéré sur Poker Atlas qu'il y avait un club de cartes près de notre hôtel, la nuit est déjà tombée alors ça tombe bien, on va aller y faire un tour. On se balade du coup un peu sur Oakland et j'avoue que c'est plutôt sympa, je m'attendais à bien pire, on arrive au club de cartes quelques minutes plus tard et là encore, c'est très agréable, moi qui m'attendait déjà à me faire planter par une bande de Chicanos. On voit qu'il y a un tournoi à 150 dollars qui va bientôt débuter alors c'est parti. 90 joueurs pour 10 places payées, je suis très à l'aise et je multiplie par cinq mon tapis de base, mon pote est lui éliminé et nous ne sommes plus que 15 lorsque j'envoie mon tapis en grosse blind avec une paire de 6 face à une relance d'un gars qui a AQ et qui paie. Il ne touche pas d'as, ni de dame, mais il y a 4 coeurs sur le board et il a la dame de coeur. O rage, ô désespoir. Tout ça, pour ça, c'est plutôt triste, m'enfin, j'ai passé une bonne soirée alors oublions. On rentre à l'hôtel en étant forcément un peu déçu mais ça passera la prochaine fois, ou pas. On s'endort tranquillement car demain est une grosse journée. On se réveille après avoir bien dormi, j'ai déjà digéré la déception du tournoi de la veille, je suis en forme pour passer une bonne journée car le soir, il y a comme une p'tite surprise qui s'annonce. On bouge de l'hôtel et on passe devant un bagel qui a l'air assez exceptionnel, je me laisse alors tenter par un au nutella et effectivement, c'est un moment plutôt agréable en bouche. On arrive en ville et on se dirige alors vers Alcatraz où notre visite est prévue pour 12 heures 30, on prend le bateau qui nous y amène et on visite cette petite île et sa fameuse prison. On commence par un film retraçant l'histoire de la prison, très intéressant, puis on fait les différentes cellules dont le fameux bloc D où était logé Al Capone, je m'imagine déjà dans une d'elles et je me dis que finalement, j'aurais peut-être dû le buter ce chauffeur de bus. On fait ensuite une exposition où des portraits de prisonniers sont affichés avec les explications du pourquoi du comment de leur incarcération, passionnant. 1 heure 30 plus tard, il est l'heure de rentrer, on reprend le bateau et on se dirige vers Pier 39, sûrement le quartier que j'ai préféré dans la ville, il est situé à une dizaine de minutes seulement et on y trouve des petites rues très agréables avec différents commerces et restos, la balade est vraiment extra. On voit alors qu'à quelques mètres de là est installé le plateau de la chaîne TNT pour le match du soir des Warriors, je croise Shaquille O'Neal et Charles Barkley et j'ai un peu l'impression d'avoir réussi ma vie à ce moment là. On reste un peu là-bas, l'ambiance est top, la température est superbe, bref tout va bien. On voit devant nous un In and Out que je vais tester pour la première fois de ma vie et je dois avouer que c'est l'un des meilleurs burgers que j'ai mangé, les frites sont également très bonnes, je me dis qu'il va forcément se passer un truc dégueulasse pour me gâcher cette journée et on ne va pas se mentir, j'ai le flair puisqu'en sortant du resto, une mouette va me chi** dessus comme jamais, mon pote n'en peut plus de rire et là en me rappelant ce moment, j'ai comme une subite envie d'arrêter d'écrire mais je vais continuer car je suis quelqu'un de sympathique. On va alors prendre un bus pour aller voir le fameux pont de la ville, il est vraiment impressionnant même si la vue de San Francisco n'est pas si exceptionnelle que ça. On retourne ensuite vers le Pier 39, un p'tit coup d'oeil à l'écran géant pour voir que les Cavs sont menés par les Bulls et que mon idole Timofey Mozgov vient de rater un lay-up, c'est malheureux. On se dirige vers le BART pour rejoindre Oakland car tonight, it's time to play basketball. Le premier de mes 4 matchs au programme durant ce séjour a lieu ce soir et on peut le dire, ce n'est pas n'importe lequel puisque les champions, les Warriors, affrontent les Pelicans pour une affiche qui s'annonce bien sympa. On arrive tranquillement, la salle est à 10 minutes à pied de la station du BART, on passe devant le stade des Raiders et voici devant moi, l'Oracle Arena, oui, nous y sommes enfin ! Il y a du monde, beaucoup de monde même, l'ambiance commence à monter. Chaque spectateur reçoit le t-shirt des Warriors champions et la cérémonie de la remise du titre peut alors commencer. Adam Silver est bien présent, un film retraçant la saison de Golden State est diffusé, ce sont dans un premier temps les différents coachs qui sont récompensés, puis arrivent les joueurs qui reçoivent chacun leur bague sous une ovation monstre, ils improvisent une p'tite danse plutôt sympa et l'hymne américain résonne dans la salle. Les joueurs sont présentés, mon pote kiffe même s'il ne connaît pas grand chose au basket, je suis là pour lui expliquer et surtout, il profite de l'ambiance qui est assez incroyable je dois l'admettre. Le match démarre et Curry est sur une autre planète, j'avais eu l'occasion de le voir au Madison Square Garden au mois de février mais là, c'est autre chose, le mec est au dessus et fait absolument ce qu'il veut, en face Davis, lui, est malheureusement hors sujet mais les Pelicans résistent bien néanmoins. A la mi-temps, le score est encore serré mais en deuxième période, les Warriors vont accélérer comme ils savent si bien le faire, ça va à 200 à l'heure, ça rentre de partout, c'est presque insolent, Golden State s'impose finalement sans problème et l'ambiance impressionnante du début de match est logiquement retombée en fin de rencontre. On rentre tranquillement, un quart d'heure d'attente pour le BART et on arrive près de l'hôtel, une dernière balade et au dodo, les souvenirs pleins la tête, on a passé une journée incroyable, on a vraiment de la chance d'être là et on en a conscience, j'ai même pardonné à la mouette, c'est dire. On se réveille le lendemain et on a encore du mal à nous remettre de nos émotions mais pas vraiment le temps de tergiverser car on a bientôt un bus à prendre, direction Sacramento. On rend la chambre et on se dirige vers la gare de bus, un passage par un supermarché bio histoire de se prendre un p'tit déj sain pour une fois et on est prêt à embarquer. Un contrôle des valises plus tard et nous voilà en direction de la capitale de la Californie (et oui, c'est aussi ça l'avantage de mon récit, c'est que vous apprenez des trucs incroyables comme le fait que Sacramento soit la capitale de l'état de Californie), à peine 1 heure 30 plus tard, on est déjà arrivé, on dépose nos valises à la gare et on se dirige tranquillement vers le vieux Sacramento, situé à environ à 25 minutes de là. Il est alors 14 heures lorsque l'on découvre le quartier si atypique du vieux Sacramento, un quartier digne des plus grands westerns, c'est vraiment dépaysant et agréable de se balader dans ces rues, on profite, on est en t-shirts, il fait près de 30 degrés, un passage par le centre commercial situé à côté et on part ensuite voir le Capitole que les amateurs de la série Mentalist connaissent bien. L'endroit est lui aussi très sympa, le bâtiment est entouré d'un petit parc très agréable, on passe vraiment un bon moment. On décide ensuite d'aller voir où se situe l'agence de location de voitures, que l'on doit prendre quelques jours plus tard pour se rendre à Los Angeles. Elle est à environ 30 minutes de marche, rien de bien excitant durant cette balade, de longues avenues et basta. Une fois l'agence trouvée, on décide de retourner au centre en passant par des rues un peu différentes, un peu plus typiques de la ville histoire de voir comment vivent les gens au quotidien. On demande au passage à quelques passants comment aller en transports en commun au stade pour le match des Kings et là, la situation est plutôt gênante puisque pas un seul pèlerin n'est capable de nous répondre. Il est alors près de 17 heures et on commence à avoir faim, avant d'aller manger, on se pose près d'un Starbucks, non pas pour prendre un machhiato caramel mais uniquement pour capter du wifi histoire de savoir par nous-même comment aller au stade. On voit qu'il faut prendre le bus numéro 9 situé à quelques pâtés de maison de là où on se trouve, on est rassuré et on peut donc aller manger notre Subway en paix. Je me laisse tenter par un incroyable poulet teriyaki et le gars qui me sert m'intrigue légèrement, je dis à mon pote que j'ai comme l'impression qu'il vient de Russie, il n'y croit pas trop et je commence à douter moi aussi lorsque je vois son badge où est inscrit "Nick", pas très russe à première vue. Je lui pose quand même la question car je n'aime pas avoir tort et que de toute façon même quand j'ai tort, j'ai raison d'avoir tort. Le gars me dit qu'il est bien russe, je lui demande alors pour son prénom et il me dit que Nick c'est pour Nikita : j'en ai vu des escrocs dans ma vie hein mais des comme ça, rarement. Je suis en tout cas bien content de ne pas m'être trompé et forcément il faut fêter ça, du coup, je commande deux cookies en plus car moi, je suis un fou un peu. On va alors pour prendre le bus mais l'attente est longue, près d'une demi-heure avant qu'il n'arrive enfin, on voit quelques maillots des Kings, pas de doute, on est sur le bon chemin. Le stade est très excentré et on mettra une quarantaine de minutes avant d'arriver. Au passage, on voit qu'il y a un In and out pas très loin du stade, le diner est donc planifié. La Sleep Train Arena est devant nous, je demande à un gars où est ce qu'on doit prendre le bus pour le retour mais il me dit que le service s'arrête à 22 heures, soit 30 minutes avant la fin du match, vous avez dits génies ? La salle n'est pas plus impressionnante que ça vu de l'extérieur mais il y a beaucoup de monde et on sent que les gens sont excités à l'idée de voir leur nouvelle équipe, on aperçoit aussi Bobby Jackson à l'extérieur qui commente pour la chaine locale, bref on est prêt pour la rencontre du soir : Sacramento - Clippers. Comme la veille à Oakland, on reçoit un t-shirt des Kings, pas celui des champions mais celui du 13 ème de la Conférence Ouest, autrement dit : un collector. On nous donne aussi un bracelet qu'il faut allumer. J'essaye, j'essaye encore et encore, c'est que le début d'accord d'accord, (Francis, si tu me lis) mais j'ai l'impression qu'il faut un Bac +12 pour faire fonctionner ce truc, une fille a alors pitié de moi et me montre comment faire, la gêne est palpable. On se pose à nos places, la salle est remplie, l'ambiance est top, l'hymne résonne et au moment où le chanteur monte dans les aigus, les bracelets de chacun des spectateurs s'allument, le rendu est magnifique, mon pote est choqué et j'avoue que moi aussi, ça me fait un p'tit quelque chose. Le match débute et les Clippers prennent le meilleur départ, Griffin est exceptionnel et les Kings ont du mal avec un Cousins qui force beaucoup. Le score grimpe rapidement en faveur des joueurs de LA mais ceux de Sacramento s'accrochent comme ils peuvent et ne sont finalement qu'à 10 points à la mi-temps. Lors de la pause, on a le droit à un concert de Natasha Bedingfield, une sorte de mix entre Ilona Mitrecey et René la Taupe, c'est un désastre sans nom. Le match reprend et les Kings ne se laissent pas faire, le quatrième quart-temps devient même totalement fou avec un run des joueurs de Sacramento qui permet aux Kings de passer devant à moins de 5 minutes de la fin, la salle est en feu, c'est génial à vivre et surtout j'ai mon bracelet qui s'allume donc j'ai l'impression d'être quelqu'un qui pèse et que si les Kings sont revenus, c'est un peu grâce à moi. Malheureusement pour moi et pour le public local, les Kings craquent en faisant des erreurs bêtes et les Clippers, au contraire, assurent pour finalement s'imposer : 111-104. On a kiffé en tout cas et on sort au plus vite car on a faim, direction le In and Out donc, un bon burger plus tard, on cherche un taxi pour retourner à la gare de bus puisque le lendemain, on doit se rendre au Lac Tahoe pour un tournoi de poker. Pas de taxi à l'horizon mais une station essence où la fille à l'accueil en appellera gentiment un pour nous, 20 minutes plus tard, le voici qui arrive pour nous déposer à la gare. Il est un peu plus de minuit, on est morts mais notre bus n'est qu'à 3 heures du mat', on dort donc un peu en l'attendant. Le voici qui débarque et évidemment, ce qui devait arriver, arriva, le chauffeur est le même que lors du premier jour, j'ai alors une larme qui commence à couler sur la joue mais bon, faudra faire avec. La route se passe plutôt bien car j'arrive à dormir et il est un peu plus de 6 heures lorsque nous arrivons à Reno. On prend un bus pour rejoindre l'aéroport où nous attends notre voiture de location. Il ne faut pas tarder car le tournoi commence dans quelques heures à peine. On s'occupe des formalités et on récupère le véhicule, il est alors 7 heures du matin et une longue journée nous attend ... Nous récupérons donc notre voiture à l'aéroport de Reno, en fait, à la base, on avait prévu d'en avoir une pour l'intégralité du voyage, on avait le budget pour, sauf que peu avant de partir, j'apprends qu'aux Etats-Unis, les conducteurs de moins de 25 ans doivent payer une taxe quotidienne de 27 dollars en plus du prix de la location. Après avoir très longuement réfléchi avec mon pote, genre pendant environ 18 secondes, on décide qu'on prendra la voiture qu'au cas par cas durant notre séjour. Mais attends, je comprends pas là, Dimitri, c'est un petit ou quoi ? Il a moins de 25 ans ce tocard ? Non, mais Dimitri il n'a pas le permis et il t'emm**de. Bref, le gars de la location nous place discrètement une petite assurance à 15 dollars et on peut finalement partir, direction le lac Tahoe. 1 heure 30 de route plus tard, on arrive à destination, nous sommes dans les montagnes donc il fait forcément un peu plus frais mais rien de bien méchant, il est alors 8 heures 30 du matin. Le tournoi, un WSOP Circuit, débute à 11 heures mais mon pote fait les comptes et voit que financièrement, il est déjà dans le rouge, il décide donc de tenter de se qualifier pour le tournoi à 365 dollars en jouant le satellite qui débute à 9 heures et qui ne coûte lui que 65. Je trouve que c'est une bonne idée et finalement, je me chauffe à le faire avec lui histoire de ne pas avoir à attendre deux heures tout seul. Le tournoi démarre, nous sommes plus de 60 joueurs, on est bien fatigués après une nuit très courte mais on n'a pas le choix, il faut se concentrer. Mon pote est à ma table et démarre plutôt bien mais je l'élimine après environ une heure de jeu. Il décide de se réinscrire une deuxième fois mais sans plus de succès. Moi, je continue mon petit bonhomme de chemin et je monte du jeton, on apprend que les 7 premiers auront leur ticket pour le tournoi à 365 dollars. J'arrive en table finale, les blinds sont maintenant énormes et chacun peut sauter à tout moment mais j'arrive à bien gérer mon stack et je me qualifie pour le tournoi, le sourire aux lèvres. Mon pote est derrière moi, il est content mais perso, je vis assez mal le fait qu'il ne puisse pas le jouer avec moi, du coup, je décide de lui avancer un peu d'argent histoire qu'il puisse le faire aussi. J'arrive à une table avec un très bon niveau, je ne suis pas super à l'aise, la fatigue n'aide sûrement pas, toujours est-il que mon tapis de 10000 jetons fond comme neige au soleil. J'essaie néanmoins de rester concentré, je me motive et je fais bien puisque je remonte plutôt rapidement. Après une pause où la pizza est offerte (oui j'ai pris plusieurs parts effectivement), le jeu reprend, mon pote est malheureusement éliminé (quoi, vous avez l'impression de lire ça à chaque tournoi c'est ça ?) et moi je monte du jeton. Sur les 145 joueurs, au départ, nous ne sommes désormais plus que 30. La pause diner arrive et un joueur sur deux sera payé, la pression commence à monter. Je me prends un petit gâteau à la cannelle qui passe comme une lettre la poste et il est déjà l'heure de reprendre. Je suis de plus en plus fatigué mais ce n'est pas le moment de lâcher surtout que j'ai un tapis plutôt confortable. Je cherche mon pote du regard mais je ne le vois, il est parti dormir dans la voiture, nous ne sommes plus que 18 et j'avoue que sa présence m'aurait fait du bien car il est toujours bon d'avoir un peu de soutien dans ces moments là. Bref, je reste concentré, j'élimine même le 18 ème joueur et il ne reste plus que 2 places avant l'argent. Je vais alors tenter un bluff absolument dégueulasse où je me fais prendre, il me reste néanmoins du jeton mais je suis en difficulté alors que nous ne sommes désormais plus que 16. La pression est palpable, personne ne veut sauter maintenant, il est plus de 23 heures et je suis au bout du rouleau. 15 minutes plus tard, la délivrance arrive enfin, nous sommes dans l'argent, pour mon premier WSOP Circuit, c'est une vraie satisfaction. Mon pote arrive alors de nulle part et ressemble à un zombie mais je reste toujours dans ma bulle, je veux aller chercher les 12000 dollars promis au vainqueur. Une demi-heure après, alors que nous ne sommes plus que 14, je fais tapis et la grosse blind paye. Je montre les rois et il grimace avec son AK, 70 % de chances de gagner le coup, allez, ça va le faire. Du moins, j'aurais aimé que ça le fasse puisqu'un as plus tard, l'histoire s'achève ici, il est près de minuit, je suis éliminé en étant plus riche de près de 800 dollars mais avec forcément le sentiment du devoir non-accompli. On bouge à l'hôtel et je découvre enfin un peu la ville du Lac Tahoe, j'avoue que je reste un peu bouche bée, les rues sont illuminées, il y a des chalets de part et d'autre, tout est propre, tout est beau, c'est magnifique. Bon, on aura le temps de visiter demain, là, il faut que je dorme car sinon je vais décéder. Le lendemain, on se réveille et on rend la chambre, on prend la voiture pour aller au lac, la vue est tout simplement splendide, le calme est assourdissant, c'est magnifique. On se balade en forêt, on est bien. On va manger un bout et on retourne dans l'après-midi au casino, histoire de jeter un coup d'oeil à la table finale de mon tournoi de la veille. On se promène ensuite encore un peu et vers 17 heures, on se pose à la Sportsbook du casino histoire de mater un peu de NBA. Imaginez, devant vous, 20 écrans géants avec tous les matchs diffusés en simultané, il y en a pour tous les goûts, NBA, NFL, NHL, c'est la folie et je suis comme un enfant. Je place un combiné à 30 dollars avec la victoire des Cavs face au Heat, celle du Jazz à Philadelphie et celle du Thunder à Orlando. On commence à regarder tout ça, l'ambiance est bon enfant, le Jazz s'amuse, les Cavs accélèrent bien mais le Thunder est largué. OKC est mené de 18 points à 10 minutes de la fin et mon pote qui m'a suivi sur le pari est au bout de sa vie. Je reste néanmoins confiant car avec Durant et Westbrook, on sait que ça peut vite tourner et c'est ce qui va arriver avec une des fins de matchs les plus incroyables que j'ai pu voir dans ma vie. Le Thunder est revenu à 3 points et il reste 15 secondes à jouer quand Durant d'un shoot parfait égalise, ballon au Magic, Oladipo d'un step-back incroyable plante un 3 points à 3 secondes du terme, je tombe par terre surtout que OKC n'a plus de temps-mort, Westbrook prend la balle et shoote du milieu de terrain en mode désespoir de la vie et oh my God ! Il l'a mis, il l'a mis le con ! Tie game, hélicoptère avec la bite ! La sportsbook est en feu et mon pote like la page NBA sur Facebook dans la seconde. Le Thunder prend de l'avance lors de l'overtime et ça sent plutôt bon mais c'était sans compter sur ce diable d'Oladipo qui me crucifie au buzzer d'un autre panier à 3 points pour aller chercher une deuxième prolongation. Il veut vraiment pas que je prenne de l'argent celui-là. Au final, un Westbrook stratosphérique fait gagner OKC et mon pari par la même occasion. On récupère notre argent et on bouge en voiture du côté de Carson, une ville entre le lac Tahoe et Reno. On tourne un peu en ville et on s'arrête manger, où ça ? Oui, au In and Out, y a quoi ? Le burger est toujours aussi délicieux et il est plutôt cool de voir toutes les familles déguisées en vue d'Halloween. On prend finalement la route pour Reno où l'on doit rendre la voiture le lendemain matin, on arrive peu après minuit, on découvre même un quartier de la ville qu'on ne connaissait pas et qui est vraiment bon esprit. On décide alors de dormir un peu dans la voiture car demain, on a encore de la route à faire et demain, ce sera la découverte de Los Angeles ... Après une courte nuit passée dans la voiture, on la rend à la location, il est alors un peu plus de 5 heures du matin et on a notre bus en direction de Sacramento dans moins d'une heure. Donc là vous vous demandez pourquoi est-ce qu'on rend une voiture pour aller en chercher une autre dans une ville qui n'a rien avoir et vous avez sans doute raison. Le truc, c'est qu'aux Etats-Unis, lorsque tu prends une voiture dans un état pour la rendre dans un autre, la location te coûte deux à trois fois plus cher, du coup, le lac Tahoe et Reno étant dans le Nevada et Sacramento en Californie, on se dirige vers la ville de DeMarcus Cousins en bonne team crevards que nous sommes. Sauf qu'avant de se diriger vers Sacramento, encore faut-il atteindre la station de bus de Reno qui se trouve à un quart d'heure de l'aéroport. On attend un bus pour nous y amener et comme dirait la regrettée Leslie : "Et j'attends et j'attends, j'attends que l'espoir prenne mon temps, baby, j'attends toujours le bus qui me mènera vers d'autres images", sauf qu'il y a bien un truc qui ne se pointe pas à l'horizon, c'est ce put**n de bus, on commence à se dire qu'on est dans une m**de internationale et on décide en catastrophe de prendre un taxi, sauf qu'il est déjà 5 heures 50 et que ça risque d'être très tendu d'arriver à l'heure. J'attrape le gars du taxi et je lui claque un : "You know Sami Naceri ? Just do the same thing bro" et c'est tout naturellement que 7 minutes plus tard, top chrono, on entre dans notre bus tels des princes et comme si de rien n'était. La route est rapide et on récupère assez facilement notre voiture de location, c'est donc parti pour Los Angeles, il est à ce moment là près de 10 heures du matin. On met de la musique, on discute, on se tape des barres, il fait près de 30 degrés dehors, on découvre les routes californiennes et on est vraiment bien. Les six heures de route passent à une vitesse éclair et nous voici à Hollywood. Un p'tit Tupac histoire d'être définitivement dans l'ambiance, si, si, California Love cousin, tu vois le délire ou pas ? On arrive à notre hôtel, situé à quelques minutes à pied d'Hollywood Boulevard, une fois encore, c'est une excellente surprise, la chambre est spacieuse et confortable, on peut même apercevoir la grande plaque d'Hollywood. Bon, effectivement, il faut se mettre à plat ventre, se courber ensuite à 42 degrés à l'ouest de la racine carrée de Pi puis écarter son bras parallèlement à l'autre pour que la perpendiculaire puisse être dégagée et à ce moment là, on voit le H de la plaque, ce qui en soit, est déjà un gros succès, ne nous mentons pas. Une p'tite douche histoire d'être bien frais et on est dispo pour aller découvrir le Staples Center. On prend le métro qui est situé juste à côté de l'hôtel et on arrive en moins de 30 minutes dans le quartier du stade. Contrairement à Oakland ou Sacramento, celui-ci est situé en pleine ville, dans le quartier du Downtown, ce qui est franchement très agréable. On voit quelques supporters dans les rues mais rien de bien folichon, dehors, tout est grand, beaucoup de buildings, je me croirais presque à New York. On arrive devant le Staples, il est superbe, juste devant, on trouve de nombreuses statues de légendes telles que Magic Johnson, Kareem Abdul-Jabbar, Oscar de la Hoya ou encore Timofey Mozgov, je prends quelques photos et on entre dans la salle. Là, c'est une claque monumentale, c'est une ville le bordel, j'ai jamais vu ça, il y a des restos, des magasins des bars, des McDo, tout est magnifique et franchement, je pensais pas dire ça après avoir fait le Madison Square Garden, mais pour moi, le Staples Center est clairement au dessus. Le match du soir oppose de nouveau les Clippers aux Kings de Sacramento, on se pose à nos places, la salle est immense mais à moitié vide et il y a une ambiance digne d'un match de Pro B, c'est assez gênant. Le match est bien sympa et les Kings résistent bien mieux que lors du game précédent mais comme l'autre fois, ils craquent en fin de rencontre avec notamment une action d'une stupidité sans nom que j'ai vu venir à deux kilomètres. Les Kings font du Hack-a-Jordan et j'explique du coup la règle à mon pote, je lui précise qu'ils n'ont plus le droit de faire ça lorsqu'il reste 2 minutes à jouer et je ne sais pas pourquoi mais à ce moment là, je sens la connerie arriver. Il y égalité et il reste 1 minute 30 à jouer lorsque Darren Collison, cet intellectuel des temps modernes fonce sur Jordan alors qu'il n'a pas le ballon, faute technique et ballon Clippers, les Kings ne marqueront plus, merci, au revoir. On bouge de la salle et c'est le soir d'Halloween, on décide donc de sortir un peu, tout le monde est déguisé et j'ai ma rétine qui se décolle toutes les 25 secondes à force de voir des avions de chasse de toute part, c'est assez indécent. La ville est très agréable et malgré l'heure tardive, il fait toujours bon dehors. On kiffe comme il faut et on se pose pour manger avant de rentrer à l'hôtel. Le lendemain, les States ont changé d'heure donc on a une heure de plus pour profiter, on rend la voiture et on va se balader sur Hollywood Boulevard et son fameux Walk of Fame, on prend un Starbucks histoire de faire les américains puis on décide de bouger du côté de Long Beach histoire de voir un peu la plage. On passe par Compton car je me suis toujours un peu reconnu en Dr Dre (j'ai trois de ses casques, je suis un dingue ou pas ?) et on arrive finalement à la mer. Il n'y pas beaucoup de monde, il faut dire qu'on est dimanche matin, on se promène tranquillement le long de la plage puis dans le quartier voisin qui est plutôt cool. On tombe sur un tournage de films avec un crash de voitures, on regarde ça, amusés. Le réalisateur nous montre que la voiture de police qui est dans l'accident porte le logo de la police de Miami alors qu'on est en plein Los Angeles, une belle escroquerie. On mange un bout et on retourne au centre ville, on tombe alors sur une belle place où se déroule la commémoration de la fête des morts mexicaine. On regarde tout ça puis on se dirige à pied vers le Staples Center. Ce soir, ce sont les Lakers qui sont dans la place et qui accueillent les Mavericks de Dallas. Contrairement à la veille, il y a beaucoup plus de supporters, les Lakers sont clairement l'équipe numéro 1 de la ville, il n'y a aucune doute là-dessus. L'ambiance est elle aussi beaucoup plus chaude que pour le match des Clippers et je suis tout content de voir que Williams, Matthews, Parsons et Pachulia, qui étaient tous absents lors du match précédent, sont cette-fois dans le cinq majeur de Dallas. Je suis ravi aussi de pouvoir enfin voir Kobe que j'avais raté au mois de février à New York lorsque je suis allé voir Knicks - Lakers et où évidemment il s'était blessé deux jours avant, juste pour moi. Sur le parquet, il n'y a pas vraiment de match, les Mavs commencent par un 15-0 et les Lakers ne verront jamais le jour à l'image d'un Kobe, incroyablement maladroit. On sort un peu après la rencontre avant de rentrer car le lendemain, on a encore de la route à faire, direction cette fois-ci Las Vegas. On se réveille et on rend rapidement la chambre pour aller rejoindre la gare de bus, on passe par le quartier des théâtres, le quartier des bijoux et puis à seulement quelques mètres de là et du Staples Center, on tombe sur une sorte de bidonville géant avec des tantes installées de part et d'autre des trottoirs, c'est assez choquant à voir mais c'est aussi ça Los Angeles, ce n'est pas que strass et paillettes. Un peu plus d'une demi-heure après, on arrive à la gare, on enregistre nos bagages et on est désormais prêts à découvrir Gas-Vé bébé. On prend le bus pour environ 5 heures de route et c'est vers 18 heures qu'on débarque sur Vegas, ce qui est génial, c'est évidemment d'arriver dans cette ville de nuit, le Strip est illuminé de toute part, on ne sait pas trop où donner de la tête, le spectacle est juste magnifique et ça me fait vraiment quelque chose de revenir ici plus de 4 ans après ma dernière visite. Mon pote est dans un état second, il n'en croit pas ses yeux mais ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il n'a encore rien vu. Le bus nous dépose dans le downtown de Vegas, un quartier que j'apprécie tout particulièrement. On arrive en plein spectacle des lumières, c'est tout un show projeté au plafond, l'ambiance est extra, la rue est blindée de monde, il y a des concerts un peu partout, des magiciens, des filles en petites tenues, bref, tout ce dont on a besoin pour être bien. Mais bon, y a un truc qu'on a envie de faire depuis quelques jours déjà, et ce truc, c'est de jouer au poker, du coup j'ai repéré un p'tit tournoi à 19 heures au Golden Nugget et on se pose avec mon pote histoire de tâter du jeton. Bon, on ne va pas se raconter d'histoires, ce tournoi est un bide monumental que ce soit pour mon pote ou pour moi, on se fait éliminer en à peine plus d'une heure et ce malgré un niveau de jeu général pourtant très faible. On se balade ensuite rapidement dans le casino et on décide de prendre le bus pour aller à notre hôtel, situé tout près du Strip. L'avenue est blindée et le bus avance à deux à l'heure, on mettra plus d'une heure pour arriver à destination, on en profite pour regarder un peu les casinos les uns après les autres et je raconte quelques anecdotes sur chacun d'eux à mon pote. On débarque finalement à l'hôtel, non sans mal en ce qui me concerne, puisque la roue de ma valise a lâchée (incroyable d'avoir si peu de chance dans la vie quand même), on s'enregistre et on découvre notre chambre, qui, une nouvelle fois, nous conviendra parfaitement pour le prix qu'on a payé. On sort manger un Shake Shack dont je rêvais depuis maintenant près de 15 jours et après avoir tourné un peu dans la ville, on rentre se coucher. Le lendemain matin, on se dirige une nouvelle fois vers le dowtown, il est 11 heures 30 lorsque l'on arrive au casino, prêts pour mater Real - PSG diffusé sur écran géant. Malgré une domination parisienne, c'est une défaite plutôt amère pour le club de la capitale mais pas le temps de s'attrister car évidemment un tournoi de poker nous attend. Cette fois-ci, ça se passe beaucoup mieux que la veille puisque mon pote et moi arrivons dans les cinq derniers du daily du Binions, je décide de proposer un deal et on repart avec près de 300 dollars chacun, ce gain permet à mon pote de respirer un peu et à moi de passer en positif au niveau du poker sur ce voyage. On retourne alors sur le Strip où on va manger un bout, on en profite pour mater la fin de Sacramento - Memphis, match sur lequel j'ai parié dans l'après-midi. J'avais mis les Grizzlies avec au moins 5 points d'écart et malgré un début de match plutôt compliqué, le bet passe sans trop sourciller, ce qui fait toujours plaisir. La belle perf' au poker de l'après-midi a visiblement bien motivé mon pote puisqu'il veut jouer encore, moi un peu moins, mais je suis quelqu'un de faible donc on se pose tous les deux pour un p'tit tournoi nocturne au Monte-Carlo lors duquel j'arrive à me hisser dans les six derniers mais je perds alors un 70-30 des familles et je suis éliminé, sans trop de regrets. On a joué une partie du tournoi à 11 à table, je suis allé voir le floor, il m'a dit que c'était normal, j'ai failli faire un AVC. On rentre à la chambre après s'être encore baladé un peu et on s'endort tranquillement. Le lendemain, rebelote, direction cette fois-ci, l'Aria pour une matinée Ligue des Champions. Les huit matchs sont diffusés sur écran géant, c'est assez phénoménal à voir. Mon pote place un pari sur 4 matchs, ça passe à la dernière minute grâce à un but de l'Olympiakos, il fait le tour du casino en saignant du nez. On se promène ensuite dans la ville, on va au Ceasars Palace, au Venetian, au Bellagio, bref on kiffe bien. On mange un bout puis on se dirige de nouveau vers l'Aria pour mater la NBA, sur laquelle j'ai parié. Plusieurs matchs au programme, les Cavs face aux Knicks notamment puis les Warriors face aux Clippers. Néanmoins, on n'a pas le temps de regarder ce dernier car on a un tournoi juste à côté. C'est la première fois que je joue à l'Aria, une salle que j'avais vraiment envie de faire depuis longtemps, le tournoi est à 125 dollars et on a 10000 jetons devant nous pour des rounds de 30 minutes, c'est clairement l'un des plus beaux tournois quotidiens de la ville, surtout qu'il réuni entre 60 et 150 joueurs tous les jours. Les croupiers sont compétents et le niveau de jeu général est plutôt bon. Malgré un début de tournoi timide, je monte rapidement du jeton, mon pote est évidemment éliminé mais il vient me soutenir quand même. Je jette un coup d'oeil au match des Warriors, c'est le dernier match qui me manque pour faire passer mon ticket du jour, j'ai mis Golden State mais ces cons sont menés de 9 points dans le dernier quart-temps. Sauf qu'une fin de match intense va permettre aux coéquipiers de Curry de s'imposer et par la même occasion de me rapporter de l'argent. On prend. Le tournoi lui continue et vers 2 heures du matin, nous décidons de dealer à 4, je prends environ 700 dollars, ce qui me met vraiment bien pour la suite du voyage car dorénavant, j'ai assez pour tenir jusqu'à la fin du séjour. On va rapidement fêter ma victoire puis on rentre à l'hôtel car la fatigue se fait ressentir. Jeudi matin, on se réveille un peu plus tard mais on doit se dépêcher car on a de nouveau le tournoi de l'Aria à jouer, cette fois-ci à 13 heures. On arrive pile à l'heure et c'est parti pour une nouvelle journée de poker, je vois le mythique Doyle Brunson à côté de moi et c'est fort logiquement que je gagne mon premier coup du tournoi avec 10-2. Bon, c'est l'heure du moment où je vous annonce que mon pote est éliminé, voilà comme ça au moins c'est fait, je sais que vous l'attendiez. Moi, je continue, je suis bien en jetons notamment grâce à gros call avec paire de 5 sur un board avec 4 trèfles. Nous ne sommes alors plus que 18 joueurs et 10 serons payés aujourd'hui. J'ouvre paire de 9 et je fais tapis, payé par mon voisin qui retourne AK, un coup important, qui, soit me fait sortir du tournoi, soit me met très bien en jetons à l'approche de la bulle. Malheureusement, je perds le 50-50 avec un as qui sort sans souffrance. Je suis déçu mais c'est le jeu, mon pote me dit qu'il veut faire le tournoi de 19 heures, perso, je ne me vois pas rejouer tout de suite, étant assez frustré de mon élimination, il s'inscrit donc tout seul. J'en profite pour aller manger et je me pose pour regarder Portland - Memphis, qui est le dernier match de mon ticket du jour et qui me ferait prendre un bon billet si les Grizzlies venaient à s'imposer. Le match est très serré, il y a 60 partout en milieu de troisième quart-temps, je suis confiant mais on ne peut pas vraiment dire que la fin de match se passe comme espéré puisque les Blazers s'imposent de plus de 20 points avec un Lillard assez stratosphérique. Echec. Je vais voir mon pote pour le soutenir et ça se passe bien pour lui puisqu'il arrive en table finale. Malheureusement, il sort le premier sur une horreur, une vraie. Il est assez abattu et je suis triste pour lui car pour faire simple, il est complètement fauché alors qu'il nous reste encore une semaine de vacances. Je vais donc un peu accélérer le compte rendu de la fin du voyage puisque pour ne pas laisser mon pote en galère, je vais lui avancer de l'argent, je vais donc me priver de jouer de nombreux tournois que j'avais planifié mais on aura l'occasion de faire plein de belles choses dans cette fabuleuse ville. On l'aura visité de fond en comble, fait tous les casinos, les restos, les magasins et au final passer une dernière semaine extra. On fêtera notamment mes 28 ans comme il faut, on ira aussi mater la finale du main-event des WSOP en live, un moment génial où McKeehen a pris plus de 7 millions de dollars, quel enc**é. Sur la fin, je ferais quand même deux, trois tournois, histoire de, mais sans succès. Lors du dernier que je dispute, j'apprends ce qui se passe à Paris, moi qui habite à 500 mètres du Bataclan, je peux vous dire que j'en ai eu les larmes aux yeux. Ca gâche forcément un peu la fin du voyage mais c'est la vie, paraît-il. See you next year my love.
  13. 10 left, Guignol toujours en place.