Je ne saurais dire avec certitude si le poker tient plus une place de défouloir que de véritable loisirs ces derniers temps. J'y joue beaucoup, quasiment quotidiennement parfois en pleine forme, parfois fatigué, parfois avec beaucoup d'envie et parfois avec la tête en appui sur la main gauche pendant que la droite clic. La conséquence est assez logique : certains soirs je gagne, d'autres je perds et la bankroll stagne désespérément.
Je me cherche un peu ces derniers temps mais je sens que les progrès sont sensibles. Lorsque je suis en forme c'est value bet fin, fréquence de relance soutenue mais pas trop et gros jeux payés, et les jours de disgrâce c'est bluffs foireux, jeu trop loose et donk call. J'essaye d'être suffisamment lucide pour analyser objectivement à froid mais pendant la session j'ai tendance à tilter même si ça ne se traduit pas par un lançage de souris par la fenêtre mais plus, comme expliqué dans le post précédent par des tilt call et bluff.
Puis en lisant des forums j'ai comme des révélations
. Qu'elles relèvent plus de ma vie personnelle ou du poker, à chaque fois je scotche devant cette affirmation pendant quelques secondes, comprenant que ma vie ne sera plus jamais la même si j'arrive à intégrer ce point, je copie et colle dans un fichier texte et je garde ça au chaud pour le relire plus tard. Concernant le poker, je vais m'imprimer un petit pense-bête et le poser à côté de l'écran. J'avais déjà entendu parler de cette pratique plus ou moins répandue dans le milieu du poker amateur online et je la trouvais un peu exagérée. Finalement, je vais m'y plier car ça me semble EV+.
Je m'explique. Il semble évident pour tous les joueurs gagnants voir même une bonne partie des autres que le poker est un jeu de long terme. Ainsi, dans un monde parfait, si notre cerveau n'était pas formaté pour raisonner en terme de gain et de perte sur du court terme voir du très court terme, nous serions tous d'une sérénité irréprochable quelque soit le résultat de la dernière main que l'on vient de jouer ou de la session de la veille. Là ou le bas blesse, c'est que ce monde parfait n'existe pas et qu'il va falloir forcer notre nature pour raisonner long terme en permanence aux tables. On réalise donc l'évidence, on l'applique aux tables, on gagne puis, emporté par l'euphorie, on finit par l'oublier comme une vulgaire résolution du nouvel an. C'est là qu'intervient le pense-bête : en s'imposant de lire une liste de commandements du poker avant chaque session on arrive à prolonger l'état de grâce
. Si tout se passe comme prévu on devient rapidement millionnaire mais bon je fais aussi maraboutage et retour de l'être aimé si ça vous intéresse
.
Je vous révèle la phrase qui m'a amené à mener cette réflexion : "Cesse de raisonner en terme de session positive ou négative. Ta véritable session a commencé avec la toute première main que tu as joué et s'achèvera le jour ou tu joueras l'ultime main de ta vie". Bien sur, pour la plupart d'entre vous, cela sonnera comme une évidence, mais avec ça à l'esprit au démarrage de chaque session, il est plus facile de se remettre dans le droit chemin et de se rappeler que la seule chose qui compte c'est de bien jouer la main à venir. Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un mental infaillible.
Si j'avais été vigilant plus tôt, le mois de juin ne se serait peut être pas terminé comme il avait commencé, c'est à dire en dent de scie. Je termine négatif d'environ 30$, ce qui n'est pas un drame et qui permet de calmer un peu le rush des trois mois précédent. Le mois de juillet a commencé un peu de la même manière en cash game mais un petit tournoi samedi dernier est venu animé ces premiers jours de l'été.
Ma femme s'absente toute la journée de samedi et je me retrouve seul avec ma fille. On passe une journée sympa tous les deux puis une fois la petite au lit, je m'inscrit au 5,50 de 20h45 sur Unibet. Première remarque le tournoi n'est plus en $ mais en ¤, toutefois cela ne change pas mes plans puisque mon bankroll management me le permet et le prizepool n'en est que plus intéressant. La première heure du tournoi est, comme à son habitude, très animé, entre les all in assez fantaisistes, les sortant qui s'accumulent et les enregistrements tardifs et on arrive à un total de 617 joueurs dont il ne reste déjà plus que la moitié après le break dont moi, avec un tapis de 5000 environ, donc doublé une fois, standard. Au moment ou la seconde heure commence je remarque que les antes ont fait leur apparition
ce qui est plutôt une bonne nouvelle et qu'en conséquence la structure est beaucoup plus lente
2ème bonne nouvelle. Le tournoi suit donc son cours et la structure permet vraiment de belles choses. Je passe d'assez gros bluffs, je relance régulièrement pour maintenir une image intéressante à exploiter mais je remarque que je navigue autour du tapis moyen malgré que je me situe en permanence entre 30 et 50 big blinds. Ce tournoi est vraiment devenu sympa malgré son faible buy in
. Seul défaut, j'ai pas l'habitude et vers 1h du matin la fatigue commence à se faire sentir
.
Je rentre dans les 70 ITM et je finit par être un peu card dead mais je commence à rêver de table finale et de sa première place à plus de 700¤
. Je joue les coups les uns après les autres, ça devient un vrai combat contre mes adversaires mais aussi contre moi-même, il est plus de 2h du mat et il est à peu prêt certain que ma fille ne me fera pas le cadeau de faire la grasse mat. Qu'importe si y'a moyen de toucher cette finale, il faut tout tenter. 40 joueurs. 30 joueurs. Je suis short. 20 joueurs. Le tapis moyen a considérablement baissé, probablement entre 15 et 20 big blinds, j'en ai à peine 10, je suis au high jack et j'ai
. Personne ne rentre dans le coup, allez let's go. Le cut off call, cette fois je ne remporterais pas les blinds, comme lorsque j'ai touché les as 10 minutes avant
. Le bouton envoie tapis
, les blinds se couchent et le cut off call montrant un
mal barré contre le
du bouton. Cette fois c'est la fin de cette aventure. Flop 3 briques... Turn
!!! OMG
Wouhouuuuu ! Ce pot me propulse dans le top 5 en triplant mon tapis ! River
...
Je sors donc 19ème, si proche de la finale et de ses gains appétissants. Grosse frustration mais la déception encaissé je compte bien retenté ma chance de temps en temps.
Ha cette seconde entre la turn et la river m'a semblé interminable. Je vais m'en souvenir un moment. C'était horrible. Vivement la prochaine
.
Je me cherche un peu ces derniers temps mais je sens que les progrès sont sensibles. Lorsque je suis en forme c'est value bet fin, fréquence de relance soutenue mais pas trop et gros jeux payés, et les jours de disgrâce c'est bluffs foireux, jeu trop loose et donk call. J'essaye d'être suffisamment lucide pour analyser objectivement à froid mais pendant la session j'ai tendance à tilter même si ça ne se traduit pas par un lançage de souris par la fenêtre mais plus, comme expliqué dans le post précédent par des tilt call et bluff.
Puis en lisant des forums j'ai comme des révélations
Je m'explique. Il semble évident pour tous les joueurs gagnants voir même une bonne partie des autres que le poker est un jeu de long terme. Ainsi, dans un monde parfait, si notre cerveau n'était pas formaté pour raisonner en terme de gain et de perte sur du court terme voir du très court terme, nous serions tous d'une sérénité irréprochable quelque soit le résultat de la dernière main que l'on vient de jouer ou de la session de la veille. Là ou le bas blesse, c'est que ce monde parfait n'existe pas et qu'il va falloir forcer notre nature pour raisonner long terme en permanence aux tables. On réalise donc l'évidence, on l'applique aux tables, on gagne puis, emporté par l'euphorie, on finit par l'oublier comme une vulgaire résolution du nouvel an. C'est là qu'intervient le pense-bête : en s'imposant de lire une liste de commandements du poker avant chaque session on arrive à prolonger l'état de grâce
Je vous révèle la phrase qui m'a amené à mener cette réflexion : "Cesse de raisonner en terme de session positive ou négative. Ta véritable session a commencé avec la toute première main que tu as joué et s'achèvera le jour ou tu joueras l'ultime main de ta vie". Bien sur, pour la plupart d'entre vous, cela sonnera comme une évidence, mais avec ça à l'esprit au démarrage de chaque session, il est plus facile de se remettre dans le droit chemin et de se rappeler que la seule chose qui compte c'est de bien jouer la main à venir. Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un mental infaillible.
Si j'avais été vigilant plus tôt, le mois de juin ne se serait peut être pas terminé comme il avait commencé, c'est à dire en dent de scie. Je termine négatif d'environ 30$, ce qui n'est pas un drame et qui permet de calmer un peu le rush des trois mois précédent. Le mois de juillet a commencé un peu de la même manière en cash game mais un petit tournoi samedi dernier est venu animé ces premiers jours de l'été.
Ma femme s'absente toute la journée de samedi et je me retrouve seul avec ma fille. On passe une journée sympa tous les deux puis une fois la petite au lit, je m'inscrit au 5,50 de 20h45 sur Unibet. Première remarque le tournoi n'est plus en $ mais en ¤, toutefois cela ne change pas mes plans puisque mon bankroll management me le permet et le prizepool n'en est que plus intéressant. La première heure du tournoi est, comme à son habitude, très animé, entre les all in assez fantaisistes, les sortant qui s'accumulent et les enregistrements tardifs et on arrive à un total de 617 joueurs dont il ne reste déjà plus que la moitié après le break dont moi, avec un tapis de 5000 environ, donc doublé une fois, standard. Au moment ou la seconde heure commence je remarque que les antes ont fait leur apparition
Je rentre dans les 70 ITM et je finit par être un peu card dead mais je commence à rêver de table finale et de sa première place à plus de 700¤
Ha cette seconde entre la turn et la river m'a semblé interminable. Je vais m'en souvenir un moment. C'était horrible. Vivement la prochaine



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