"Avant de pouvoir prétendre raser la table, il faut se raser soi-même"
Doyle Burnson, barbier, Texas (NV)
C'est fort de ce conseil de sage que je décide donc d'avancer de quelques jours mon rasage mensuel, armé de ma toute nouvelle arme de guerre nommée Gillette Fusion Turbo Power Mach Douglas... enfin un truc du genre.
Il est 15h30 lorsque je retrouve Lucille, alias SoMuchB, dans un bar de la place Clichy. Le temps d'un café, histoire de mettre notre tactique au point. On a été assez vite, tombant rapidement d'accord sur un plan du genre : "on prend un max".

Nous prenons place côte à côte à la table 2. Pas grand chose à signaler du côté des adversaires, je ne retrouve presque pas d'habitués de cet horaire, à ma grande surprise.
Comme je l'ai déjà expliqué, j'ai malheureusement perdu (on m'a volé ?) mon carnet sur lequel j'ai scrupuleusement noté TOUTES les mains, jouées ou jetées, ainsi que les fluctuations de mon stack. Tout ce qui va suivre ne sera donc qu'extrait de ma mémoire, au prix d'efforts parfois surhumains. La texture des flops et les montants de relances risquent de ne pas être fidèles à 100%, mais le déroulement général des quelques mains dont j'ai réussi à me souvenir est certifié exact.
Je me cave donc à 200, comme à mon habitude, avec l'intention de jouer "sérieux".
L'une de mes premières mains m'opposera à Lucille. En MP, elle relance à 14. Je call avec
. Sur un flop totalement manqué, je me couche suite à sa mise, et elle montre

La suite se révèlera médiocre : card dead, je tente d'entrer dans des pots avec des mains spéculatives, mais ne trouve jamais de flop favorable. Je tombe à 100 et reload pour la première fois d'autant.
J'ouvre
et paye en position une relance de 22. Nous sommes 3 à voir le flop

check / check / je bet 60, relancé à tapis par un joueur. Je paye commited, il montre
, et aucun valet ou trèfle ne vient à mon secours.
Je reload 200.
Je monte doucement aux environs de 240 lorsqu'arrive une main stupéfiante :
En MP, je paye avec
une relance à 14 du joueur UTG, très "funky". Un joueur en LP relance à 41 et tapis, payé par UTG. Je le vois clairement sur "air", et mets le mec à tapis sur AK ou AQ. Je relance donc à tapis pour isoler. Mais UTG insta-call pour 150, ah ben finalement j'ai un peu m**dé dans ma lecture...
Le tableau sera le suivant :

Le mec à tapis avait bien
, quant à l'UTG il révèle fièrement son

Retombé sous les 100, je vais faire un petit tour histoire de me ressaisir un peu. J'ai déjà lâché 500¤ en moins de 4h, il me reste 300 derrière, il va falloir serrer le jeu (et le reste) si je veux pouvoir mener l'expérience à son terme.
Je me rassois et reload 100.
Les heures qui vont suivre seront une âpre lutte pour remonter. Je me maintiens jusqu'au dinner break, au japonais d'à côté, qui nous fera un bien fou à Lucille comme à moi. Nous remontons petit à petit nos déficits, et une paire d'as bien négociée me permettra de revenir à -200 sur les coups de 1h du matin, heure à laquelle nous décidons de changer d'air et d'aller prendre celui de l'ACF...

Quelques petites phrases, glanées au cours de ces premières heures :
- (après une relance PF à 30, sur laquelle bien évidemment tout le monde se couche, le mec retourne
et déclare "J'aime pas être payé avec cette main, parce que je serai payé par AQ ou AK, et si un as sort je l'ai dans le cul" - "Paire d'as c'est pas pareil, je relance pas avec".
- "J'ai tirage quinte fluch backdoor. Rigole pas, des fois ça arrive"
- "C'est pas une guerre, c'est une table et c'est chacun pour soi"
- "Y'a un dieu des fishs"
- "C'est Neptune non ?"
A suivre...
Doyle Burnson, barbier, Texas (NV)
C'est fort de ce conseil de sage que je décide donc d'avancer de quelques jours mon rasage mensuel, armé de ma toute nouvelle arme de guerre nommée Gillette Fusion Turbo Power Mach Douglas... enfin un truc du genre.
Il est 15h30 lorsque je retrouve Lucille, alias SoMuchB, dans un bar de la place Clichy. Le temps d'un café, histoire de mettre notre tactique au point. On a été assez vite, tombant rapidement d'accord sur un plan du genre : "on prend un max".

Nous prenons place côte à côte à la table 2. Pas grand chose à signaler du côté des adversaires, je ne retrouve presque pas d'habitués de cet horaire, à ma grande surprise.
Comme je l'ai déjà expliqué, j'ai malheureusement perdu (on m'a volé ?) mon carnet sur lequel j'ai scrupuleusement noté TOUTES les mains, jouées ou jetées, ainsi que les fluctuations de mon stack. Tout ce qui va suivre ne sera donc qu'extrait de ma mémoire, au prix d'efforts parfois surhumains. La texture des flops et les montants de relances risquent de ne pas être fidèles à 100%, mais le déroulement général des quelques mains dont j'ai réussi à me souvenir est certifié exact.
Je me cave donc à 200, comme à mon habitude, avec l'intention de jouer "sérieux".
L'une de mes premières mains m'opposera à Lucille. En MP, elle relance à 14. Je call avec
La suite se révèlera médiocre : card dead, je tente d'entrer dans des pots avec des mains spéculatives, mais ne trouve jamais de flop favorable. Je tombe à 100 et reload pour la première fois d'autant.
J'ouvre
check / check / je bet 60, relancé à tapis par un joueur. Je paye commited, il montre
Je reload 200.
Je monte doucement aux environs de 240 lorsqu'arrive une main stupéfiante :
En MP, je paye avec
Le tableau sera le suivant :
Le mec à tapis avait bien
Retombé sous les 100, je vais faire un petit tour histoire de me ressaisir un peu. J'ai déjà lâché 500¤ en moins de 4h, il me reste 300 derrière, il va falloir serrer le jeu (et le reste) si je veux pouvoir mener l'expérience à son terme.
Je me rassois et reload 100.
Les heures qui vont suivre seront une âpre lutte pour remonter. Je me maintiens jusqu'au dinner break, au japonais d'à côté, qui nous fera un bien fou à Lucille comme à moi. Nous remontons petit à petit nos déficits, et une paire d'as bien négociée me permettra de revenir à -200 sur les coups de 1h du matin, heure à laquelle nous décidons de changer d'air et d'aller prendre celui de l'ACF...

Quelques petites phrases, glanées au cours de ces premières heures :
- (après une relance PF à 30, sur laquelle bien évidemment tout le monde se couche, le mec retourne
- "J'ai tirage quinte fluch backdoor. Rigole pas, des fois ça arrive"
- "C'est pas une guerre, c'est une table et c'est chacun pour soi"
- "Y'a un dieu des fishs"
- "C'est Neptune non ?"
A suivre...
1 commentaire(s) pour ce billet
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Gloub94
10 octobre 2008 - 00:10
hi hi e petit japonais un régal , ps : sick pour le carnet , cest abusé , j'espere que tu le retrouveras
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1 Commentaires



