Depuis le 5 décembre dernier, le Tribunal correctionnel de Paris se penchait sur le premier volet de l'affaire du Cercle Wagram : celui de l'extorsion de fonds en bande organisée et de l'association de malfaiteurs (un second volet relatif au blanchiment d'argent est en cours d'instruction).
Pour rappel, dix personnes liées de près ou de loin au grand banditisme corse étaient accusées de s'être emparées par la force de la gestion du Cercle Wagram (ainsi que de l'Eldo), le 19 janvier dernier. Un putsch passible de peines allant jusqu'à dix ans d'emprisonnement.
Le 20 décembre, le parquet avait requis une peine maximale de sept ans de prison à l'encontre de Jean-Luc Germani, l'instigateur du coup de force. Toujours en fuite, celui-ci est selon Le Figaro également poursuivi pour l'assassinat en 2008 de Jean-Claude Colonna.
Les réquisitions incluaient par ailleurs des peines de six ans de prison à l'encontre de quatre hommes de main (dont deux sont en fuite) et des peines comprises entre 18 mois avec sursis et cinq ans ferme à l'encontre d'employés ou anciens employés s'étant rendus complices des faits incriminés.
Ce matin, le Tribunal correctionnel s'est à peine montré moins sévère que ces réquisitions puisque Jean-Luc Germani a été condamné à une peine de six ans de prison, ses hommes de main à des peines comprises entre trente mois et quatre ans de prison, et enfin ses complices à des peines allant du sursis à trois ans ferme.
Parmi les dix prévenus, seul Frédéric Graziani a finalement bénéficié de la clémence des juges sous la forme d'une décision de relaxe. Employé du Cercle Wagram durant plusieurs mois, celui-ci faisait l'objet d'une attention particulière de la part des médias en raison de sa profession de comédien et de son rôle récurrent dans la série Mafiosa.
































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